Manifestation algues vertes à Hillion (Bretagne) le 27 septembre
Par Gilles Héluin le lundi 14 septembre 2009, 08:11 - Pollution - Lien permanent
Plusieurs associations appellent à une manifestation citoyenne "Pour sortir de la pollution en Bretagne", plage de Grandville à Hillion (22) le dimanche 27 septembre 2009 à 15h00.

Si vous ne pouvez pas vous y rendre, il est aussi possible de signer en
ligne le Manifeste pour sortir de la pollution en Bretagne. Pour signer,
c'est
ici.
Manifeste pour sortir de la pollution en Bretagne
La reconquête de la qualité de l’eau se fera d’abord par la reconquête de
l’état de droit.
La pollution a non seulement mis à mal la qualité de l’eau de nos rivières
et de nos nappes phréatiques, elle a aussi réduit l’autorité de l’état - à de
nombreuses reprises les tribunaux ont sanctionné l’état dans sa carence à
appliquer la loi, comme l’ont été dernièrement les préfets du 22 et 29 à la
requête d’associations - et bafoué l’un des plus anciens principes du droit,
donc de la vie en société, qui veut que celui qui est à l’origine d’un dommage
doit réparation.
Les programmes initiés par l’état et auxquels ont participé l’ensemble des
collectivités (agence de bassin, région, départements, syndicats d’eau), ont
dès l’abord, voulu renier ce principe fondateur, octroyant des centaines
millions d’euros à ceux qui sont à l’origine de la pollution. La politique
agricole commune a encore accentué cette anomalie, arrosant des subventions les
plus importantes les cultures les plus assoiffées d’engrais chimiques, de
pesticides et d’eau. Les algues vertes pourrissant sur nos plages, la fermeture
des captages d’eau, les pesticides dans nos assiettes témoignent de cette
défaite, autant physique que morale. Ce refus du droit et cette politique
dévoient administrations et élus depuis 30 ans, prolongeant artificiellement
les jours d’un modèle qui seul ne se tient plus debout.
Nous sifflons par ce manifeste la disqualification de la politique de
« gestion de la pollution ».
Nous attendons alors de l’État un effort de redressement : qu’il cesse
d’être opaque et accepte de mettre en œuvre la loi (article 1321-2 du code de
la santé publique) . Il a toujours voulu minimiser le rôle de la règle alors
qu’elle aurait permis la protection efficace de l’eau. Son application ne coûte
pas un centime.
Rappelons pour mémoire à tous ceux qui se sont fait commerce et rente du
contraire : il n’est pas nécessaire de polluer pour produire et vivre de
l’agriculture.
Prétendre que l’on peut adapter le productivisme et l’élevage hors-sol est
une duperie sans précédent car demeure, quoique l’on fasse, une contradiction
irréductible entre ce modèle d’une part, la qualité des produits agricoles,
l’environnement de l’autre, finalement entre l’économie et le
productivisme.
Nous ne sortirons pas de la pollution sans ressourcer l’agriculture à notre
culture et aux grands équilibres agronomiques de la ferme : sol, plantes,
animaux. Malgré le handicap de 40 ans de fuite en avant, tout est là pour que
nous réussissions la renaissance des activités liées à l’agriculture. Elles
sont et resteront prédominantes dans notre économie régionale, aussi est-il une
urgence : celle de « créer une tradition de qualité » dans des
filières de territoires, car seuls les produits de grands intérêts gustatifs et
nutritionnels sont capables de générer une forte valeur ajoutée. C’est sur ce
chantier novateur que nous appelons toutes les intelligences et toutes les
forces d’initiatives.
Pour plus d’information sur la manifestation
http://www.ae2d.infini.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=632&Itemid=1



Commentaires
Il faut d'abord se poser la question pourquoi on a laisser faire et pourquoi la situation ne va pas évoluer, parce que l'élevage intensif est la clef de voute de tout l'agro-industrie.
Que frait'on des millions de tonnes de tourteaux se soja, d'agrumes, biocarburants,d'huile de palm, résidus en tous genres sans leur valorisation dans l'aliment de bétail.
La charge de leur élimination serait insoutenable.
Et cerise sur le gâteau dans un deuxième temps ces déchets sont recyclés par la consommation de ces produits par les populations pauvres.
Comment briser ce cycle infernal ?
BOYCOTER les viandes issues des élevages industriels c'est tout un programme politique.
Lutte contre les famines en favorisant les culture vivrières, lutte contre la déforestation, luttes contre les pollutions, gazs à effets de serre.
Plus de marché pour les OGM, et peut être le plus urgent
diminuer les risques sanitaires.
Résistances aux antibiotiques, virus émergents, recombinaison des virus.