Le gouvernement prévoirait de taxer la tonne de CO2 à 15 euros alors que la commission Rocard conseillait d'en fixer le montant à 32 euros.

Pour France Nature Environnement
« Une taxe carbone à 15 euros mais sans redistribution de son produit pèsera bien plus sur le pouvoir d’achat qu’une taxe à 32 euros mais avec redistribution. N’enterrons pas la Contribution climat énergie au profit d’une taxe carbone avec un simple vernis vert ». De plus ce taux de 32 euros correspond au taux d’une taxe carbone qui ne porterait pas sur l’électricité, ce qui est également une erreur. Il faut donc un taux qui garantisse le signal prix pour le consommateur, une assiette qui garantisse la baisse de la consommation d’énergie et un mécanisme de redistribution socialement incontestable. Il faut également que le Gouvernement précise sa position sur l’augmentation progressive dans le temps du taux de la taxe. C’est sur ces sujets que nous attendons le Gouvernement. »

FNE s’oppose à la création d’une taxe carbone qui ne serait pas, à la fois, un facteur de progrès et social et environnemental.

Le Gouvernement ne parle plus que de taux, et à peine de redistribution. C’est pourtant là un point central si on veut une CCE qui soit socialement équitable et n’accable pas les plus défavorisés.

Plutôt que de tenter de faire passer la pilule en baissant le taux d’imposition, ce qui aura comme effet principal de diminuer l’efficacité environnementale de la CCE, le gouvernement ferait mieux de se concentrer sur la mise au point d’un mode de redistribution qui permette le soutien aux plus faibles et l’aide à la transition vers une économie sobre en carbone ! C’est comme cela qu’on fera de la CCE un facteur de progrès social, pas en la vidant de sa substance.

Pour plus d’information

Voir le communiqué de presse de FNE.
Relire mon billet : http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2009/07/08/La-taxe-carbone-sera-t-elle-compensee

Mon avis

L'objectif du gouvernement est certainement de limiter l'impact financier de cette taxe carbone sur les particuliers.
Cela laisse présager, comme je le crains, une compensation faible ou inexistante pour les ménages.
Quant aux entreprises, la fin de la taxe professionnelle pourrait être une réelle compensation, au détriment des collectivités locales.