Le tribunal de Coutances (Manche) a ordonné le 20 Aout, au préfet de diligenter l'étude épidémiologique réclamée depuis 2006 par les anti-THT.

Depuis 2006, les anti-THT demandent qu’une étude d’impact, sur la santé, d’une ligne à très haute tension, soit menée. Sans résultat... jusqu’à aujourd’hui.

Le juge des référés de Coutances a débouté, jeudi, des opposants au projet de ligne à très haute tension (THT) lié au réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche). Ils avaient assigné le préfet de la Manche à ce sujet, pour « voie de fait » (c'est-à-dire une illégalité de l’administration, portant atteinte à une liberté fondamentale ou à un droit de propriété).

« En fait, le tribunal ne nous donne ni raison ni tort, estime Jean-Claude Bossard, le maire du Chefresne. Il considère qu’il n’y a pas de voie de fait puisqu'il n’y a pas de délai imposé pour diligenter une étude épidémiologique. Mais il ne nous donne pas tort non plus, car il demande au préfet de la Manche d’en faire faire une. »

C’est ce que les anti-THT réclament depuis 2006. Et la raison pour laquelle six communes et deux associations ont attaqué, en juin, le préfet auprès du juge des référés du tribunal de Coutances.

Si le préfet ne lance pas l'étude « dans les mois à venir, nous pourrons saisir à nouveau le juge », a précisé l'avocat des plaignants, Me Gervais Marie-Doutressoulle. Le début des travaux de cette ligne de 160 km était prévu pour 2011, selon le préfet.

Principe de précaution

François Dufour, militant de la confédération paysanne, et deuxième tête de liste Europe Ecologie Nord-Ouest aux européennes, considère que « la décision du tribunal est une décision sage. Elle prouve que nous avions raison de ne pas nous laisser faire. Le tribunal rappelle que l’étude de la prise en compte des risques de cette ligne THT est fondamentale et aurait dû avoir lieu beaucoup plus tôt. »

Selon les associations, la THT, la ligne à très haute tension, ne respecte pas la charte sur l’environnement de 2004. Cette charte établit la liberté de vivre dans un environnement sain et définit le principe de précaution.

« Il est plus que probable que nous allons mettre en demeure le préfet d’appliquer la décision du tribunal », précise Jean-Claude Bossard. Avant d’ajouter que le projet de la THT dans la Manche risque de prendre du retard, « car une étude épidémiologique dure trois ou quatre ans ».

Source : Ouest France

Mon avis

Une relative bonne nouvelle.
Reste à ce que la demande du tribunal soie traduite dans les faits et que cette étude soit réalisée...

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