On n’y pense pas forcément en les regardant prendre leur envol coloré, mais les lâchers de ballons polluent les océans et les plages.

Ce n'est pas que l'on mette en danger la sécurité des avions, ni le vol des oies sauvages, mais le ballon, une fois dégonflé est irrésistiblement balloté par les courants d'air, jusqu'à finir dans les océans du monde entier. Là, il joue le rôle d'un leurre avant d'être boulotté par des tortues, des dauphins, des poissons, ..., bref, tout animal marin incapable de distinguer l'objet.


Photo © C. Nithart/Robin des Bois

Cela fait cinq ans que l'association Robin des bois -entre autres- attire l'attention sur le lâcher de ballons polluant le ciel, les océans et les forêts. En 2004, elle a même organisé une «explosition» de photos de fragments récupérés lors des journées de ramassage des plages de la Manche. On en trouve tant et partout que le ballon de fête est devenu un indicateur mondial pour les macro-déchets.
Dans son rapport sur les déchets marins, le Programme des Nations-Unies pour l'environnement (Pnue) dénombre, page 195, plus de 896000 fragments de ballons recensés sur une période de vingt années de ramassage des plages (plus que les briquets, (850000), mais moins que les mégots de cigarette (27 millions) et les sacs plastique (9 millions).


Photo © C. Nithart/Robin des Bois

"Cela a l'air peu, mais ce n'est que la face émergée de l'iceberg", prévient Charlotte Nihart, chargée de campagnes chez Robin des bois. "Un ballon explose en plusieurs fragments, on ne retrouve souvent que l'embout avec le bolduc, mais il y en a probablement des millions."

Source :
http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/07/les-ballons-qui-polluent-de-l%C3%A0haut.html

Pour plus d’information

Voir les photos de l'exposition Robin des Bois et son communiqué de presse : Explosition de ballons en Manche Nord