Cancer des glandes salivaires en Israël, le portable mis en cause
Par Gilles Héluin le vendredi 31 juillet 2009, 08:34 - Santé - Lien permanent
La très forte augmentation du nombre de cancers des glandes salivaires en
Israël constatée ces dernières années pourrait être liée à l'utilisation de
téléphones portables, selon une étude réalisée par des chercheurs
israéliens.

Cette étude, réalisée entre 1970 et 2006 par l'Association dentaire
israélienne et citée jeudi par le quotidien Haaretz, fait apparaître une hausse
très importante de tumeurs malignes affectant les glandes parotides situées
sous l'oreille, près de l'endroit utilisé pour téléphoner. "Entre 1980 et 2002,
le nombre de cancers de la parotide est resté stables à 25 par an, alors que ce
chiffre est passé à 75 durant les cinq années suivantes", a indiqué Avi Zini,
de l'école dentaire Hadassah. En revanche, les cancers des glandes situées dans
la bouche inférieure sont restés stables.
En outre, le nombre de cancers soupçonnés d'être liés à l'usage du portable
était proportionnellement plus important chez des patients jeunes, qui
utilisent le plus ce genre d'appareil. Une cinquième d'entre eux avait moins de
20 ans. "Nous n'avons pas collecté des données sur l'usage du téléphone
portable de la part de ces patients. Mais l'augmentation des cas peut
parfaitement indiquer qu'une plus forte exposition aux téléphones cellulaires
peut provoquer des dégâts par radiation", a ajouté Avi Zini.
Les chercheurs vont tenter d'établir dans un deuxième temps un lien
statistique entre ces cancers et l'usage de téléphones portables. En 2007, une
autre étude israélienne avait déjà conclu que les irradiations des
radiofréquences micro-ondes émises par les téléphones cellulaires augmentent
nettement les risques de cancer des glandes salivaires. Les risques de
développer une tumeur cancéreuse de ces glandes sont près de 50 % plus élevés
auprès d'utilisateurs fréquents de téléphones cellulaires (22 heures par mois),
avait indiqué cette étude publiée dans American Journal of Epidemiology. Le
risque est encore plus grand si les utilisateurs placent l'appareil sur la même
oreille ou s'ils ne disposent pas d'un écouteur, ou s’ils se trouvent dans des
zones rurales.
Source : LeMonde.fr avec AFP - 16 juillet 2009


