Ces 2 et 3 juillet, un panel d'économistes, d'industriels, de syndicalistes et de représentants d'ONG, doivent émettre des recommandations dans le cadre de la Conférence des experts sur la CCE (Contribution climat-énergie) qui se tient à Paris.

Si l’on en croit certains sondages, les français sont favorables à une taxe carbone.
C’est le cas aussi de certaines associations comme la Fondation Nicolas-Hulot, France Nature Environnement.

Mais qu'est-ce qu'une taxe carbone?
C'est une taxe qui cible les combustibles fossiles selon leur niveau respectif d'émissions de GES. Par le relèvement du prix des combustibles, on cherche à imiter en la devançant la hausse du prix du pétrole, qui deviendra un jour inévitable en raison de sa rareté. Par ce devancement, on veut forcer les entreprises et les consommateurs à opter prématurément pour des moyens de production, des biens et services moins exigeants en carbone. Mais les prix doivent faire mal jusqu'à un certain point pour induire des changements de comportement et doivent être assez élevés pour obtenir non pas un effet marginal, mais un effet substantiel sur les émissions globales.

La Fondation Nicolas-Hulot attend un effet positif combiné sur les consommateurs et indirectement sur l'Etat, par le biais des entreprises. "La taxe carbone va produire de la croissance, car il y aura redistribution aux ménages, via le 'chèque vert', et aux entreprises, sous forme d'allègements de charges.

FNE rappelle également que la CCE ne peut avoir pour vocation d’assurer un revenu régulier pour l’Etat, du fait de son objet même puisque son assiette sera amenée à diminuer. Pour Sébastien Genest, président de FNE : « La question de la redistribution est un problème essentiel qu’il faut prendre en compte dans l’objectif d’un développement véritablement soutenable. FNE sera particulièrement attentive à la prise en compte des éventuelles conséquences socio-économiques. La protection de l’environnement ne s’oppose pas à la protection sociale En changeant nos habitudes, la Contribution Climat Energie est une formidable incitation au progrès social ».

Les associations de consommateur sont cependant septiques sur l'efficacité à long terme de la taxe carbone. "Nous sommes d'accord avec son principe, c'est-à-dire la nécessité de consommer moins d'énergies fossiles. Mais nous avons des doutes sur son efficacité, car le fait de dire : 'on augmente le prix, donc la consommation baisse' n'est pas démontré. Ce lien n'est pas automatique", indique Que Choisir.

Pour plus d’information

Consultez la contribution de FNE à la Contribution Climat – Energie
Lisez cet article sur Le Monde.
Voir aussi un article sur Notre planete info.

Mon avis

Si le principe d’incitations fiscales permettant d’orienter les habitudes pour diminuer les impacts environnementaux de nos activités n’est pas à condamner par principe, je reste méfiant, voire plus.
Dans un monde où les producteurs d’énergie font des bénéfices pharamineux et cela d’autant plus que l’énergie est chère, ce sont encore les consommateurs que l’on taxerait.
Et vous, vous y croyez à la compensation via un « chèque vert » ?
Moi je doute…