Il y a quelques jours, avant sa sortie en salle, je vous signalais ce film de Pierre Barougier : Nous resterons sur terre ».

C’est évidemment le genre de film que je ne laisse pas passer sans le voir.

Comme souvent, dès lors que l’on s’intéresse au sujet d’un documentaire de « vulgarisation », on n’y apprend pas grand-chose.
Mais l’objectif de sortir un tel film dans le circuit classique n’a pas pour objectif de prêcher des convaincus.

Je pense que ce documentaire est très bon car il peut toucher, sensibiliser un public plus large que les seuls « écolos ». Ceci même dans une période où le message écologiste, du moins sur certains aspects comme le réchauffement climatique et l’impact des activités humaines est assez largement diffusé.

Pour rester bref, je dirais que la caractéristique principale qui ressort du film est sa construction basée sur une alternance entre :
- des images de notre société
- des images sur les milieux naturels
- et de brefs monologues de 4 personnalités : l'environnementaliste James Lovelock, le philosophe Edgar Morin et les Prix Nobel de la Paix Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathai.

Les images de notre société, souvent basées sur un découpage de l’écran en plusieurs zones ou des approches, des images complémentaires accentuent le message.
Le rythme souvent accéléré renforce la notion de pression, de masse humaine.
Pour ma part cela ma souvent donné une impression de malaise. L’effet recherché a clairement été atteint avec moi…

Les images des milieux naturels ou d’animaux donnent une idée de ce que nous détruisions, de la perte que nous infligeons à notre environnement, au patrimoine commun.
Évidemment, le grand contraste entre le calme de la nature et la folie des activités humaines est saisissant.

Les monologues des quatre personnalités apportent portent sur la mauvaise direction que prend la société et les conséquences qui en découlent, qui en découleront.
Pas de complaisance dans le discours. Pas de catastrophisme non plus, ni d’exagération.
C’était bien sur indispensable pour la crédibilité du message.
A titre personnel, je les ai appréciés dans l’ordre décroissant :
1- Edgar Morin
2- James Lovelock
3- Wangari Maathai
4- Mikhaïl Gorbatchev
Je suis même plutôt réservé au niveau du dernier de ma liste… mais je ne connais pas tout de lui, loin s’en faut. Peut être est-ce de l’à priori…

Ma conclusion

Un très bon film qui mérite une large audience pour faire avancer la prise de conscience. Mais cela sera-t-il ? Nous n’étions que trois dans la salle… et au moins deux convaincus. Probablement trois…
La construction du film peut dérouter car elle n’est pas didactique, pédagogique.
On fait un constat choc des conséquences de l’activité humaine et l’on n’a pas ou peu de voies de solutions qui nous sont fournies.
L‘homme saura-t-il inverser la tendance et se sauver lui-même avec la planète ? Pas si sûr…