Nous resterons sur terre
Par Gilles Héluin le jeudi 23 avril 2009, 06:58 - Films et documentaires - Lien permanent
Il y a quelques jours, avant sa sortie en salle, je vous signalais ce film de Pierre Barougier : Nous resterons sur terre ».

C’est évidemment le genre de film que je ne laisse pas passer sans le
voir.
Comme souvent, dès lors que l’on s’intéresse au sujet d’un documentaire de
« vulgarisation », on n’y apprend pas grand-chose.
Mais l’objectif de sortir un tel film dans le circuit classique n’a pas pour
objectif de prêcher des convaincus.
Je pense que ce documentaire est très bon car il peut toucher, sensibiliser
un public plus large que les seuls « écolos ». Ceci même dans une période
où le message écologiste, du moins sur certains aspects comme le réchauffement
climatique et l’impact des activités humaines est assez largement
diffusé.
Pour rester bref, je dirais que la caractéristique principale qui ressort du
film est sa construction basée sur une alternance entre :
- des images de notre société
- des images sur les milieux naturels
- et de brefs monologues de 4 personnalités : l'environnementaliste James
Lovelock, le philosophe Edgar Morin et les Prix Nobel de la Paix Mikhaïl
Gorbatchev et Wangari Maathai.
Les images de notre société, souvent basées sur un découpage de l’écran en
plusieurs zones ou des approches, des images complémentaires accentuent le
message.
Le rythme souvent accéléré renforce la notion de pression, de masse
humaine.
Pour ma part cela ma souvent donné une impression de malaise. L’effet recherché
a clairement été atteint avec moi…
Les images des milieux naturels ou d’animaux donnent une idée de ce que nous
détruisions, de la perte que nous infligeons à notre environnement, au
patrimoine commun.
Évidemment, le grand contraste entre le calme de la nature et la folie des
activités humaines est saisissant.
Les monologues des quatre personnalités apportent portent sur la mauvaise
direction que prend la société et les conséquences qui en découlent, qui en
découleront.
Pas de complaisance dans le discours. Pas de catastrophisme non plus, ni
d’exagération.
C’était bien sur indispensable pour la crédibilité du message.
A titre personnel, je les ai appréciés dans l’ordre décroissant :
1- Edgar Morin
2- James Lovelock
3- Wangari Maathai
4- Mikhaïl Gorbatchev
Je suis même plutôt réservé au niveau du dernier de ma liste… mais je ne
connais pas tout de lui, loin s’en faut. Peut être est-ce de l’à
priori…
Ma conclusion
Un très bon film qui mérite une large audience pour faire avancer la prise
de conscience. Mais cela sera-t-il ? Nous n’étions que trois dans la
salle… et au moins deux convaincus. Probablement trois…
La construction du film peut dérouter car elle n’est pas didactique,
pédagogique.
On fait un constat choc des conséquences de l’activité humaine et l’on n’a pas
ou peu de voies de solutions qui nous sont fournies.
L‘homme saura-t-il inverser la tendance et se sauver lui-même avec la
planète ? Pas si sûr…


