Airparif a présenté le bilan 2008 de la qualité de l’air en Ile-de-France.

2008 est la première année où aucun épisode de pollution n’a donné lieu à un dépassement des niveaux d’alerte.

Une «performance» qui n’est due qu’à la météo de 2008 et qui n’aura pas duré longtemps, le seuil de dépassement pour les particules ayant été atteint le 1er janvier 2009. Et les niveaux annuels demeurent au-delà des seuils réglementaires pour 4 polluants: le dioxyde d’azote (NO2), les particules fines de 10 micromètres (µm) de diamètre (PM-10), l’ozone (O3) et le benzène. En janvier, une quinzaine de jours ont été particuliers mauvais sur le plan de la pollution aux particules, «avec des niveaux records».

Les valeurs limites pour les PM-10 sont dépassées, malgré les bas niveaux de pollution en 2008. 4 millions de Franciliens étaient potentiellement exposés en 2007, contre 1,3 en 2008. Quant aux PM-2,5, la future norme du Grenelle de l’environnement fixée à 15 microgrammes par mètre cube (µg/m3) est à peu près respectée pour 4 stations de mesure urbaines, mais pas sur le périphérique où elle est deux fois supérieure.

Si les concentrations de monoxyde d’azote (NO) près du trafic ont régulièrement baissé depuis 1994 (-39% entre 1994 et 2008), elles baissent moins vite depuis 2000 et pourraient tendre vers la stagnation. «Le renouvellement du parc automobile a porté ses fruits, mais les progrès s’essoufflent car de plus en plus de véhicules sont équipés de pots catalytiques», analyse le directeur d’Airparif. Il en va de même pour le NO2, dont les concentrations sont stables et demeurent deux fois supérieures à la valeur limite, fixée à 44 µg/m3.

2008 a aussi été une bonne année pour l’ozone, résultat dû au faible ensoleillement. L’objectif de qualité annuel pour la protection de la santé, de 120 µg/m3 en moyenne sur 8 heures, a été dépassé 10 jours. Quant au benzène, l’objectif de qualité français (2 µg/m3) n’a pas été respecté sur 1.000 km d’axes routiers. Mais les émissions restent inférieures à la valeur limite (7 µg/m3).

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Dans Paris à vélo, moins exposé qu'en auto

Les cyclistes sont moins exposés à la pollution de l’air que les automobilistes. Au cours de l’été 2008, Airparif a mesuré l’exposition d’un cycliste à la pollution de l’air en fonction des aménagements urbains, sur 4 types de trajets parisiens: du tout-piste cyclable au tout-aménagements urbains (piste cyclable, couloir de bus, simple marquage au sol et trafic normal).

L’exposition aux concentrations moyennes de NO2 sur une piste cyclable est inférieure de 45% à celle mesurée au sein du trafic. La moyenne des concentrations varie de 65 µg/m3 pour le tout-piste cyclable à 118 µg/m3 pour le tout-aménagements urbains. Elle est 40% inférieure en ce qui concerne les particules.

L’exposition reste en-deçà de celle à laquelle est soumis un automobiliste: en 2007, une étude d’Airparif mettait en évidence l’existence d’un facteur 13 entre le niveau de NO2 dans l’habitacle d’un véhicule à l’entrée d’un tunnel et le maximum avant sa sortie (1). La concentration peut varier entre 161 µg/m3 sur une autoroute urbaine, 248 µg/m3 sur le périphérique, et 694 µg/m3 dans un tunnel.

Source : le journal de l'environnement

Pour plus d’information

Consultez le site de l'association Airparif.

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Qualite_Air1.jpg La qualite de l'air en ile-de-France le 28/02/2009 selon Airparif

Mon avis

Je reste septique sur le fait qu'un cycliste soit moins au contact des polluants qu'un automobiliste dans sa voiture...
A investiguer. Si vous avez des éléments, il serait intéressant de nous en faire profiter en commentaire.