Le captage du CO2 : une fausse bonne solution
Par Gilles Héluin le vendredi 20 février 2009, 07:09 - Ecologie - Lien permanent
Parmi les pistes pour réduire les émissions de CO2 dont on sait bien maintenant qu’elles participent fortement au phénomène du réchauffement climatique, une des techniques proposées est le captage et la séquestration du carbone (CSC).

Le captage du CO2 qu’est-ce que c’est ?
Le captage du CO2 consiste à éviter le rejet de CO2 dans l'atmosphère en captant ce gaz dès sa source de production et en le stockant dans le sous-sol où il ne pourra plus contribuer au réchauffement climatique planétaire. Cette technologie pourrait être mise en œuvre là où les émissions de CO2 sont concentrées, c'est-à-dire principalement dans les secteurs de la production d'électricité et de la grande industrie comme les cimenteries ou les centres sidérurgiques.

Selon Greenpeace
Piéger le CO2 et le stocker sous la mer ou dans la terre...
L'idée pourrait sembler séduisante, mais le captage et la séquestration du
carbone (CSC) posent de nombreux problèmes listés dans un nouveau rapport
publié par Greenpeace le 5 mai 2008 et intitulé « Faux espoir.
Pourquoi le captage et la séquestration du carbone ne sauveront pas le climat
».
Selon ce rapport, la technologie du captage et de la séquestration du
carbone (CSC) :
- ne sera pas prête à temps pour éviter les pires impacts des
changements climatiques. Cette technologie ne sera pas disponible à grande
échelle avant 2030. Pas question d'attendre jusque-là ! Selon le Giec, les
émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent diminuer à partir de
2015.
- gaspille l'énergie et réduit l'efficacité des
centrales : si on adopte cette technologie, 10 à 30 % de
combustibles fossiles supplémentaires devront être brûlés pour arriver à
produire la même quantité d'énergie. À grande échelle, voilà qui risquerait
d'annuler les gains d'efficacité des cinquante dernières années et augmenter
d'un tiers la consommation des ressources.
- coûte très cher. Il risque de doubler le coût de
fonctionnement d'une centrale et, par conséquent, d'aboutir à une augmentation
du coût de l'électricité de 21 à 91 %. De plus, les sommes consacrées au CSC
réduiront d'autant les investissements pour les solutions durables aux
changements climatiques.
- présente de nombreux risques. Il est impossible de garantir
un stockage sûr et permanent du CO2. Cette technologie constitue une menace
pour la santé, les écosystèmes et le climat. L'importance de ces risques reste
difficile à cerner précisément, mais stocker du carbone sous les mers risque
par exemple d'accélérer l'acidification des océans et de nuire à de nombreux
organismes, voire à des écosystèmes entiers, situés à proximité des zones
d'injection.
Au lieu d'investir de l'argent public dans un « remède » qui
pourrait s'avérer pire que le mal, les décideurs politiques doivent miser sur
les véritables solutions que sont l'efficacité énergétique et les énergies
renouvelables, conclut le rapport de Greenpeace. Les experts du Giec affirment
qu'il faut contenir l'augmentation globale de la température en deçà de 2 °C
d'ici à 2100, si l'on veut éviter des dérèglements climatiques incontrôlables.
Selon Greenpeace, relever ce challenge n'a rien d'impossible. En combinant
mesures d'efficacité énergétique et développement massif des renouvelables, on
pourrait diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici
à 2050 et de répondre à la moitié des besoins énergétiques mondiaux.

Pour France Nature Environnement
La CSC n’est qu’une technologie de pis aller, dont les promoteurs espèrent disposer à court terme, alors qu’on est encore au stade de la recherche et de l’expérimentation. Ce décalage entre l’urgence et le temps nécessaire pour une solution fiable et durable est souligné par le récent rapport « False Hope » de Greenpeace. C’est donc une technologie qui ne doit être utilisée qu’en dernier ressort et qui ne doit pas détourner les efforts pour développer les 3 solutions réellement durables : sobriété et efficacité énergétique, énergies renouvelables.
Pour plus d’information : http://www.greenpeace.org/france/news/captage-et-sequestration-du-ca
La position de France Nature Environnement
http://www.industrie.gouv.fr/energie/prospect/textes/sequestration.htm




Commentaires
Vive le photovoltaïque!
Cette technologie est effectivement un pis-aller et surtout se révèle très coûteuse. Il semble beaucoup plus efficace d'investir dans l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables pour réduire les émissions de CO2. Néanmoins, étant donné le peu de recul face à ces technologies (les premières expériences ont été menées en 1996), je pense qu'il faut tout de même creuser. Face à l'urgence de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, tout est bon à prendre et la capture du CO2 à peut-être sa place dans un bouquet d'actions contre le changement climatique.
Si le sujet vous intéresse: http://ddbloc.blogspot.com/2009/03/...
bonjour, déjà l'etat souhaite faire des frais ecolos il disent on a pas d'argent pourquoi ne pas faire le geste de la planete GRATUIT il s'agit de tout le monde est a cause de l'argent l'humain cours a sa pire catastrophe naturel , si la planete se rechauffe c'est des millions de mort a cause d'une industrie qui rejette du co2 innutilment des gros idiot qui font bruler des feuille d'arbre le week end des debardage de foret .
apres il y'a des energie renouvelables : solaire nucleaires le vent faut l'adopter car sa c'est l'avenir
Merci a tous pour avoir lu mon commentaire aurevoir !
ENERGIE
Le nouveau Lobby “technologique” du captage et du stockage du CO2 Par: Y.Mérabet
Au fait, le captage et le stockage du CO2 désignent une succession de procédés technologiques consistant à capter le dioxyde de carbone (CO2) présent dans les gaz rejetés par l'industrie, à le transporter et à l'injecter dans des formations géologiques. Les méthodes de séquestration sont loin d’avoir fait leur preuve sur le long terme et ce n’est qu’un prétexte pour la naissance de nouveau lobby “technologiques”, après le lobby pétrolier qui contrôle toutes les nos réserves pétrolières, ce véritable coupable de la libération massive du CO2 dans l’atmosphère.
La mission principale du captage et stockage du CO2 (CSC) est la réduction des émissions de CO2 dues à la combustion de l’énergie fossile à des fins industrielles en premier lieu le charbon et le pétrole et les gaz conventionnels et non conventionnels. Selon le degré de respect de la règlementation de la lutte contre le réchauffement climatique par les Etats, il pourrait être dans les autres secteurs de l’industrie, qui émettent beaucoup de CO2 comme la cimenterie, le raffinage, la sidérurgie, la pétrochimie, la transformation du pétrole et du gaz, etc. Une fois capté, le CO2 est transporté vers une formation géologique adaptée, dans laquelle il sera injecté afin de l'isoler à court terme de l'atmosphère. Les conséquences des modifications de la biomasse sont actuellement imprévisibles, car les processus bio-réactionnels ont étés peu étudiés dans les conditions correspondant à celle d’un stockage de gaz acides. Cette capture et ce stockage du CO2 à la manière ‘hypocrite’ dans un réservoir naturel, ne se passera pas sans conséquences graves dans le moyen et long terme, car cette pratique est une source de fort déséquilibre thermodynamique (du coté mécanique), mais aussi peut perturber le fonctionnement biologique dans le réservoir. Du coté écologie et lutte contre le réchauffement climatique, il est certain que cette ‘technologie laboratoire’ et loin de servir cette lutte, bien au contraire dans le long terme il faudrait s’attendre à des transformations imprévisibles dangereuses de l’écorce terrestre. La consommation de l’énergie fossile nécessaire au maintient du niveau de développement des pays fortement industrialisés et à l’accroissement du niveau de vie celui des pays émergeants, s’accompagnera par des émissions croissantes de rejets du CO2 dans l’atmosphère, qu’il faudrait le ‘cacher’ sous terre, au même titre que les déchets nucléaires. Cette pratique insolente pour le mépris de notre terre, nous rappelle celle ‘d’un homme malade qui cache ses crachats sous son lit’. A cet effet, nous exprimons nos craintes sur l’invocation de la possibilité de séquestration qui pourrait conduire certains Etats à ne pas s’adopter à ce nouveau comportement mondial de réduction du niveau de la consommation ou à ne pas soutenir des politiques énergiques en la matière, ainsi que le reste des résolutions sur la question du réchauffement climatique. Il y a également accord sur le fait que la séquestration, certes ‘ incontournable’ pour les pilleurs de la planète, sera chère et posera des problèmes d’environnement, elle restera qu’un moyen. « curatif » contre les émissions et une façon de tromper les écologistes. D’autres moyens que la nature a développés pour absorber le surplus du CO2 de l’atmosphère sont plus humaines et justes, comme la reforestation par exemple. Cela semble beaucoup moins absurde de planter des arbres que d’aller enterrer du CO2 sous terre comme si la croute terrestre n’appartient plus à la terre! Quand on sait le coût d’une (1) tonne de CO2 dégagé dans l’atmosphère fait des dégâts évalués à plus de 2000 $ et que des milliers, sinon des millions d’Ha de nos forêts ont été détruites ou brulés, sachant qu’une superficie de 300 Km2 peut absorber 1 000 000 de tonnes de C02 en plus de ses innombrables effets bénéfiques pour l’homme et la nature. Il serait quand même utile de replanter des arbres partout et là ou on le peut. La forêt reste le seul moyen pour absorber définitivement les rejets délibérés du C02 que l’homme méchant fait jaillir de la terre. Certes le combat contre le réchauffement climatique est du long terme, que les pauvres doivent mener contre les riches, car ils ont besoin de vivre, mais viendra le jour ou nos enfants verront les effets, ils nous salueront d’avoir redonné vie à leur planète et oublieront notre malédiction. Les méthodes de séquestration sont loin d’avoir fait leur preuve sur le long terme et on n’y voit qu’un prétexte pour la naissance de nouveaux lobbies “technologiques” et des Etats corrompus : après le règne du lobby pétrolier sur la planète, voilà les véritables coupables de la libération massive du CO2 dans l’atmosphère depuis le siècle dernier.
La séquestration du C02, une bombe à retardement
Quand au stockage du CO2, les plantes font cela très bien depuis des millions d’années (c’est grâce à cela entre autre que le pétrole est apparu sur terre puisqu’il est issu par la transformation des plantes sous l’effet de la pression et de la température dans l’écorce terrestre, lors des mouvements tectoniques des plaques; ça prend quelques millions d’année, c’est bien pour cela qu’on ne parle pas de renouvelable, du moins à l’échelle humaine…). Des exemples naturels laissent penser que la séquestration longue durée est possible, mais non sans risques : certains gisements de gaz naturel contiennent une proportion importante de CO2, conservé sous pression depuis des millions d'années. Néanmoins, des fuites naturelles existent, parfois mortellement brutales comme dans le lac Monoun (1984) ou dans le Lac Nyos où l'émission soudaine d'une énorme "bulle" de CO2 a en 1986 tué 1700 personnes et des milliers d'animaux. Dans le cadre du Protocole de Kyōto, les entreprises séquestrant le carbone éviteraient des taxes et pourraient vendre leurs droits d'émission, tout en pouvant bénéficier de subventions et programmes de recherches, une règlement ne concernant plus les pays pauvres et en tète l’Algérie a industrie obsolète. D’une manière ou d’une autre, personne n'est capable d'affirmer que le carbone aujourd'hui présent sous forme de charbon dans le sous-sol ne se retrouvera pas demain dans l'atmosphère sous forme de CO2, participant ainsi à l'effet de serre. Le stockage géologique du CO2 est la seule façon de s'assurer, sans hypothèse hasardeuse sur l'action de l'homme dans des siècles, que ce carbone ne participera pas au réchauffement climatique. En 2006, le géologue américain Youcef Kharaka lança le message suivant à propos du stockage géologique du CO2 : quand on injecte du CO2 dans un aquifère profond, il déclenche une cascade de réactions chimiques qui pourraient mettre en cause l'étanchéité du stockage. Une alerte reprise par plusieurs articles de presse et sur le Net.
A l'origine de l'annonce de Youssef Kharaka, une expérience d'injection de CO2 dans le sous-sol. Menée sur le site de Frio, dans le golfe du Texas, elle s'est déroulée en octobre 2004. Les scientifiques ont injecté 1 600 tonnes de gaz carbonique dans un puits creusé à 1 500 mètres de profondeur. Là, se trouve une couche de grès, perméable, poreuse, chargée en saumure. Puis ils ont mesuré, grâce à un puits d'observation distant de 30 mètres et par des prélèvements d'échantillons, les conséquences géochimiques de l'opération. En injectant ainsi du gaz carbonique, la saumure a baissé son pH drastiquement de plus de 6 aux environs de 3. Cette acidification brutale contribue à une dissolution rapide de minéraux carbonatés et au largage d'ions métalliques ainsi que de molécules organiques. Kharaka se posa la question : est ce que ces transformations géochimiques vont-elles se traduire par la «formation de chemins vers la surface», permettant ainsi le retour du CO2 à l'atmosphère ? Les métaux et composants organiques toxiques mobilisés peuvent-ils se retrouver ailleurs, dans des nappes d'eau utilisées ? Au final, faut-il abandonner l'idée du stockage géologique? La séquestration du CO2 intéresse un grand nombre de chercheurs et de décideurs, ainsi que le public, mais ne semble pas être une solution disponible à court terme ni opérationnelle à grande échelle à moyen terme. Des expérimentations sont en cours et une dizaine de projets d’envergure industrielle pourraient être opérationnels en 2010, mais ils resteront insignifiants par rapport aux émissions mondiales d'environ 25 milliards de tonnes/an de CO2. Pour séquestrer rien que 10% de ces émissions, il faudrait environ un millier projets de grande envergure, et plusieurs centaines de sites sécurisés, ainsi que des milliers de kilomètres de pipe-line pour enfin de ne rien faire avec ce CO2.
Conclusion L’existence de conflits d'intérêts entre deux agences de l'ONU, l’Agence Internationale pour l'Énergie Atomique, dont l'objectif principal est la promotion des centrales nucléaires dans le monde. L'Agence Internationale de l’Energie désinforme la réalité et communique des chiffres gonflés sur les réserves pétrolières et gazières pour rabaisser les prix du baril au profit de l’approvisionnement des superpuissances grandes dévoreuses d’énergie Des voix s'élèvent au sein des ONG des commissions, contre les lobbies mais cela ne suffit pas encore à les faire trembler.
Les scientifiques qui osent, preuves à l'appui, se positionner contre les thèses officielles sont méprisés et décrédibilisés, ceux qui persistent voient leur carrière brisée, s'ils ne terminent pas en prison.
Expert en énergie (Algérian Society For International Relations)