Etude cancers et environnement
Par Gilles Héluin le lundi 13 octobre 2008, 07:11 - Santé - Lien permanent
En 2005, le nombre de nouveaux cas de cancers en France a été estimé à près
de 320 000 pour les deux sexes confondus, 180 000 chez les hommes et 140 000
chez les femmes.
On constate une augmentation de l'incidence des cancers depuis une vingtaine
d'années.
Si l'on tient compte des changements démographiques (augmentation et
vieillissement de la population française), l'augmentation du taux d'incidence
depuis 1980 est estimée a +35 % chez l'homme et +43 % chez la femme.
L’Inserm a mené une étude afin d'établir un bilan des connaissances sur les
liens entre l'environnement et neuf cancers.
En bref, et je vous engage à consulter les détails par le lien figurant en
bas de ce billet, les principaux facteurs environnementaux mis en évidence dans
l’étude sont les suivants :
- Facteurs de risque professionnels (amiante, certains métaux, hydrocarbures
polycycliques aromatiques, benzène, radiations ionisantes dont le
radon…).
- Facteurs présents dans l’environnement général qui ont également fait la
preuve de leur cancérogénicité comme le tabagisme passif, l’arsenic ou le
radon.
- Expositions aux particules fines et ultrafines (particules émises par les
moteurs diesel notamment).
- Expositions aux rayonnements X et gamma.
- Expositions aux pesticides (d’après Jacqueline Clavel, chercheure en
épidémiologie environnementale des cancers à l’Inserm, «un fort soupçon existe
sur le rôle cancérogène des pesticides»).
Parmi les recommandations figurant au rapport, bien sûr figure la réduction
de l’exposition aux facteurs cités ci-dessus :
- Veiller à renforcer les mesures de suivi des expositions à l’amiante.
- Réduire les expositions au radon domestique et en milieu professionnel.
- Réduire les expositions aux particules fines et ultrafines.
- Réduire les concentrations ambiantes et donc les émissions sur les sites
industriels et sur des stations de proximité relative au trafic routier où les
valeurs limites en moyenne annuelle et journalière sont dépassées.
- Surveiller les expositions aux rayonnements X et gamma.
- Réduire les expositions aux pesticides.
Pour plus d’information Le dossier de presse de l’Inserm
:
http://www.inserm.fr/fr/presse/communiques/att00008157/ec_cancers_environnement_der.pdf



Commentaires
Bastia (Haute Corse) : le collectif pour la dépollution du site de Teghime écrit aux ministres compétents
Voici la lettre envoyée à Michèle Alliot- Marie, Ministre de l’intérieur, Jean-Louis Borloo, Ministre de l’environnement, et à Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat à l’écologie, par le collectif pour la dépollution du site de Teghime à Bastia (Haute Corse)
Depuis plusieurs années, un collectif s’est engagé dans une action pour obtenir la dépollution du site de Teghime à Bastia (Haute Corse). Cette décharge, installée en toute illégalité depuis un demi-siècle a accumulé des déchets d’une extrême toxicité.
Cette situation est connue de tous et jusqu’à ce jour rien n’avait été entrepris.
Aujourd’hui, un projet de réhabilitation se met en place mais celui-ci ne règle en rien les problèmes fondamentaux de la dépollution.
Nous avons interpellé, dans ce sens, Monsieur le Préfet de Haute Corse le 22 août et le .20 octobre 2008. Nous n’avons, depuis, obtenu aucune réponse en dépit de nombreuses sollicitations.
Le silence du représentant du gouvernement nous conduit à nous adresser directement à vous afin de savoir ce que votre ministère compte mettre en oeuvre pour que cette réhabilitation ne fasse pas l’impasse sur ce préalable que constitue la dépollution, seule solution d’avenir pour le site et ses salariés exposés ainsi que pour la population riveraine.
Ainsi, nous souhaiterions que le Grenelle de l’environnement et la question du développement durable, si souvent évoqués, puissent se concrétiser par des actes concrets et ne demeurent pas qu’un vain slogan.