Les oies sont interdites de baignade à Cergy.

Un arrêté préfectoral du Val-d’Oise en date du 7 août 2008 donne l’autorisation quant à la destruction de 150 des 200 oies Bernache installées sur le plan d’eau de la base de loisirs de Cergy-Pontoise.

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« Ces oies souillent par leurs déjections les abords de la plage, mais aussi les eaux de baignade du centre balnéaire, explique Nicolas Cook, directeur de la base de loisirs. A l’origine, elles n’étaient que deux, mais on en compte presque deux cents aujourd’hui ! »

Les oiseaux devaient d’abord être déplacés, mais étant donné qu’ils sont capables de retrouver leur endroit d’origine, il a été décidé de les abattre à hauteur de cent cinquante bêtes au maximum. « Cette décision ne nous enthousiasme pas, confie Nicolas Cook.
Mais il y a un enjeu sanitaire et si nous devions fermer la baignade, les gens se baigneraient n’importe où et sans surveillance. » Les prélèvements effectués par la DDASS ne faisaient pourtant pas état d’un risque sanitaire important , avec une qualité de l’eau jugée « moyenne ».

Mi-aout, six chasseurs, armés de fusils munis de silencieux, ont déjà abattu vingt-sept oies, du côté de l’aire de baignade, encadrés par des agents de police et des gendarmes. Ces séances de tirs devaient se poursuivre toute une semaine, entre 6 heures et 9 heures pour éviter l’affluence. Si l’objectif de cent cinquante oies n’est pas atteint, la base de loisirs est autorisée à tirer les volatiles jusqu’au mois d’octobre.

Les corps des animaux abattus sont ensuite confiés à l’équarrissage pour être éliminés. Interrogée, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) n’apparaît pas choquée par cette décision. « Cette espèce est plutôt abondante, remarque Olivier Paikine, chargé d’études pour la LPO. Même si on encourage plutôt à les effrayer pour les faire fuir, on n’est pas opposés à cette destruction car on comprend que c’est dérangeant pour une base de loisirs. »

Les tirs ont été suspendus après les réactions vives et nombreuses reçues par des associations, partis politiques (voir la lettre des verts de Cergy à Dominique GILLOT) et personnalité comme Brigitte BARDOT. Suspendus seulement, pour combien de temps...

Mon avis

Dans un milieu artificiel et géré comme une base de loisir il est normal que des actions soient menées pur garantir une qualité de l'eau satisfaisante. Seulement il faut savoir anticiper pour ne pas arriver à de telles extrémités.
N'était-il pas possible de gérer la population d'oies alors qu'elle a évolué à partir d'un simple couple ?
Pour moi oui, c'est ce qu'il aurait fallu faire.
En tant que bénévole LPO je suis choqué par ce que je lis dans le Parisien et que j'ai reproduit ici.
J'ai lu aussi que le déplacement des oiseaux n'est pas une solution car ils reviendraient sur leur site d'origine...
En tout cas l'abattage me semble bien la solution de facilité qui montre une piètre gestion de la base de Cergy à ce niveau des oiseaux.

Sources :
http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/150-oies-a-abattre-pour-proteger-les-baigneurs-12-08-2008-138707.php

http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=4986