Océans – L’administration Bush menace les baleines franches
Par Gilles Héluin le vendredi 29 août 2008, 06:48 - Protection animale - Lien permanent
L'administration Bush souhaite réduire la zone de protection des
baleines franches dans l'Atlantique, cédant apparemment aux pressions des
compagnies maritimes.
Les associations de défense de l'environnement préparent la
contre-attaque, pour assurer la survie de cette espèce dont il ne reste que 300
specimens.
Une initiative de l'administration Bush pourrait s'avérer dangereuse pour les baleines franches, espèce en sérieux danger d'extinction, au large des côtes de l'Atlantique nord. Selon l'administration des océans et de l'atmosphère (National Oceanic and Atmospheric Administration / NOAA), l'administration Bush a proposé lundi de réduire les zones de protection des baleines franches au large des côtes de l'Atlantique nord.
Depuis plus d'un an, les scientifiques de la NOAA et la Maison Blanche
s'affrontent sur la question de la protection de la baleine franche. Selon les
estimations fédérales, il n'en resterait que 300 environ et selon les
scientifiques, leur population a été réduite par des collisions avec de gros
navires.
Depuis 2006, les gros navires doivent limiter leur vitesse pour éviter de
percuter les cétacés.
Pressions des compagnies maritimes
Cédant apparemment aux pressions des compagnies de transport maritime, l'administration propose désormais d'imposer une limite de vitesse de 10 noeuds (18,5 km/heure) dans une zone de 20 milles (37 km) marins seulement au large de plusieurs ports américains de l'Atlantique au lieu des 30 milles (55,6 km) proposées dix-huit mois avant. De plus, cette limitation de vitesse ne s'appliquerait qu'à certaines périodes de l'année.
La NOAA s'est déclarée mécontente de ces nouvelles dispositions, dont
l'impact pourrait s'avérer catastrophique.
Mais les défenseurs de l'environnement ne sont pas décidés à baisser les
bras.
"NOAA se prépare à mettre en oeuvre des mesures significatives dans le cadre de
ses efforts pour protéger les baleines franches", a tonné Conrad Lautenbacher,
administrateur de la NOAA.
Nos analyses scientifiques montrent qu'une limite de vitesse de dix
noeuds dans les zones sensibles diminuera nettement le risque pour ces
mammifères marins en danger d'extinction.
Amy Knowlton, scientifique du New England Aquarium de Boston (Massachussets,
nord-est) résume le choix devant lequel se trouve l'administration Bush :
Aider la population des baleines franches à croître ou la laisser
s'acheminer vers l'extinction.




