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Le titre de ce livre de Patrick Artus et Marie-Paule Virard est très explicite.
La globalisation, la mondialisation vont montrer des effets de plus en pus importants et négatifs.

Pour cadrer le sujet par rapport au centre d’intérêt de notre blog, la question peut se poser en ces termes : en quoi la globalisation pèse sur l’environnement et quelles peuvent être les voies pour en limiter les impacts ?

Je vais donc vous résumer ici les différentes parties de l’ouvrage et en particulier celles qui concernent l’environnement.
Tout d’abord, les auteurs considèrent que nous somme actuellement dans la phase de « fin de la mondialisation heureuse ».

La fin de la mondialisation heureuse
Entre la crise des « subprimes » et les délocalisations, cet ouvrage veut lancer un cri d’alarme pour affirmer que la mondialisation entre dans un nouvel âge, livrée à elle-même.

Des forces centrifuges incontrôlées
La globalisation marque la fin du monopole que l’occident détient depuis le XVII siècle sur l’histoire du monde.

Une machine inégalitaire qui mine le tissu social et attise les tensions protectionnistes
Jusqu’en 2006, les impacts de la mondialisation sur les destructions d’emploi, la perte des parts de marché sont passé inaperçus jusqu’à ce que les déficits publics ne puissent plus masquer les effets de la globalisation.

La crise des subprimes
Cette crise américaine des crédits immobiliers aux ménages modestes a allumé la mèche de la fragilité économique mondiale. Toutes les économies ont été fragilisées par la crise immobilière. L’énorme hausse de travail a entrainé une baisse des salaires. Malgré tout, la révolution technologique va se poursuivre, alimentant ainsi le cycle vicieux.

Un cycle vicieux qui brule les ressources rares et accélère le réchauffement de la planète
Alors que le baril de pétrole a très largement dépassé en 2008 le prix de 100 dollars, toutes les matières premières ou presque sont touchées, marquant ainsi clairement le coût de la rareté des matières premières.

A court terme la hausse du prix du pétrole aura un faible impact, mais à long terme, la rareté qui s’annonce aura un impact sur la croissance. La Chine, qui a décroché le titre peu enviable de premier émetteur mondial de CO2 va continuer à accroitre sa consommation et ses pollutions.

Les biens publics mondiaux et les défis du réchauffement climatique
Nous visons la fin d’une époque. Une période où les ressources étaient abondantes, faciles d’accès et bon marché, surtout pour les pays les plus riches. Nous allons assister à une bataille à venir pour les ressources les plus rares (énergie, matières premières, alimentation). Les tendances mondiales de la consommation de matières premières et des émissions mondiales de gaz à effet de serre ne sont pas tenables.

L’impossible développement durable ?
Faisons un rêve : il faudrait qu’émerge un consensus mondial pour réduire les nuisances environnementales associées à la croissance et partager aussi équitablement que possible, à commencer par les ressources énergétiques.

Une machine à inonder le monde de liquidités
Franchement, à cette étape du livre, nous entrons dans un sujet qui, pour moi est complexe et vraiment difficile à appréhender. Cette partie très économique de l’ouvrage a été très, très difficile pour moi. Je vous en fais ici l’impasse. Si vous êtes férus en économie, lancez-vous dans la lecture du livre. Moi j’ai jeté l’éponge et sauté de nombreuses pages…

Une centrifugeuse qui peut faire exploser l’Europe
En juillet 2008, à la veille de la présidence française de l’union européenne, l’Europe était en toute petite forme. Faute de fédéralisme fiscal et social, l’Europe est mal armée face à la globalisation, avec des politiques nationales de plus en plus divergentes avec des asymétries franco-allemandes de plus en plus importantes et favorables à l’Allemagne. Hors Allemagne, on peut craindre une désindustrialisation de l’ Europe. L’observation froide de la situation de l’union européenne en 2008 amène ainsi au constat qu’elle n’est pas du tout en train de progresser… mais plutôt entrain de régresser vers un agglomérat de régions sans solidarité, où les riches ne veulent plus payer pour les pauvres.

En conclusion, cet ouvrage veut montrer que l’économie mondiale vit dans les années 2000 sous a pression de plusieurs tendances insoutenables dans un horizon plus ou moins rapproché. Ce mouvement de fond correspond à un nouvel âge de la globalisation amorcé au tournant du siècle, qui apparait moins flatteur, moins heureux dans tous les sens du terme, que les espoirs placés en lui par certains.

L’impératif d’une nouvelle coopération internationale
L’ouvrage envisage de futurs désordres environnementaux et économiques qui feraient peu de gagnants et, ferait en revanche de nombreux perdants à moins que riches et moins riches, qu’émergent et émergés, ne puissent trouver ensemble les moyens de donner un nouveau cours à notre « vivre ensemble ».

Le monde sera-t-il capable d’une telle entente ?
On peut en douter au vu des échecs répétés des négociations de l’OMC avec leur tout dernier épisode le 29 juillet à Genève qui a abouti à une impasse entre les Etats-Unis, la Chine et l’Inde, au sujet des importations agricoles.

Pour plus d’information, surtout si ses nombreux aspects économiques ne vous rebutent pas, lisez « Globalisation le pire est à venir »

Mon avis global

De nombreux aspects intéressants du point de vue environnemental mais trop de longueur et trop technique sur le plan économique.