Fin juin 2008 le gouvernement français rendra public son « plan particules » issu du « Grenelle de l’environnement » et qui pourrait être mis en vigueur en 2009.

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Les particules contenues dans l’air sont classées en 3 catégories :

- les grosses particules, de diamètre supérieur à 10 micromètres (1 micromètre = 0, 000 001 mètre)
- les particules grossières de diamètre compris entre 10 et 2,5 micromètres (PM 2,5-10)
- les particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètre (PM2,5)

Une étude vient d’être publiée par l’Institut de Veille Sanitaire, elle montre que la pollution par les particules dans l’air ambiant augmente le risque de mortalité en France. Sur l’ensemble des neuf villes françaises étudiées, le nombre journalier de décès est significativement associé aux niveaux de polluants gazeux ou particulaires le jour et la veille. L’excès de risque de décès est de 2,2% pour une augmentation de 10µg/m3 des niveaux de PM 2,5 et de PM 2,5-10, ainsi que de 0,9% pour l’ozone. Il est plus marqué chez les personnes de plus de 65 ans et pour la mortalité cardiovasculaire et cardiaque.

Ces résultats sont cohérents avec ceux obtenus dans les études internationales. Il s’agit des premiers résultats français qui quantifient le lien entre la pollution par les particules fines et grossières, et le risque de mortalité. Cette étude confirme donc que pour les niveaux de pollution atmosphérique couramment rencontrés en milieu urbain, la qualité de l’air présente une menace pour la santé des populations.

La dangerosité des particules fines

Les particules fines sont particulièrement dangereuses pour la santé car elles pénètrent dans l’appareil respiratoire plus profondément que les particules plus larges. Les PM2,5 ont surtout pour origine des réactions chimiques dans l’atmosphère et la combustion de carburant (gaz d’échappement des véhicules, production énergétique, installations industrielles, foyers domestiques, brûlage agricole).

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Quels objectifs viser ?

Le groupe « Grenelle santé et environnement » a demandé que soit fixé pour les particules fines, un objectif à terme de 10 microgrammes/m3, avec comme première étape, dont la date est à fixer, 15 microgrammes/m3. D’après l’AFP, des actions seront menées sur les chauffages domestiques, les industries, les transports et l'agriculture. Alors qu’une nouvelle directive européenne sur l’air impose aux Etats membres une valeur cible de 25 µg/m3 pour les PM 2,5 à atteindre d’ici 2010, la France s’est fixé une valeur cible de 15 µg/m3 pour 2010, qui sera obligatoire en 2015, «avec l'idée à terme de se conformer aux 10 µg/m3 préconisés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)», a précisé Nathalie Kosciusko-Morizet.

Les prochains règlements et lois nous garantiront-ils un air sain ?