Prix du pétrole et relance du nucléaire. Aux vieux maux les vielles recettes...
Par Gilles Héluin le samedi 14 juin 2008, 07:10 - Nucléaire - Lien permanent
L’époque est au pétrole cher.
En s’intéressant quelque peu au sujet, on n’est pas surpris. Le pic pétrolier, aussi nommé pic de Hubert serait passé depuis quelques temps, nous serions aussi dans la période de décroissance de la production alors même que la demande en énergie augmente. Et ce n’est pas l’évolution des pays émergeant qui va ralentir cette évolution…
Je sais, le sujet est controversé ! Comme beaucoup de choses touchant à l’écologie, l’environnement… Mais delà à croire en l’énergie fossile non épuisable, la possibilité d’une croissance continue et sans fin…
Donc, la période est au pétrole cher. Et certains spécialistes pensent que
cela va durer.
On se sent moins seul…
On pouvait s’y attendre…
Qu’a-t-on fait ?
Et que va-t-on faire ?
La réponse pointe, en France comme en Italie, pour ne prendre que ces deux exemples qui nous touchent de près : ces deux gouvernements veulent relancer le nucléaire.
En France
Le 27 mai, Nicolas Sarkozy sur RTL et François Fillon à l'Assemblée nationale,
ont insisté sur le nucléaire comme solution pour faire face à la hausse du prix
du pétrole.
Voir l'article des Echos.
En Italie
Silvio Berlusconi, le ministre a pris l'engagement "de poser la première pierre
pour la construction d'un groupe de centrales de nouvelle génération" avant la
fin de la législature, soit 2013.
Voir l'article du
Monde.
L’Europe accompagne le mouvement
José Manuel Barroso s'est longtemps déclaré "agnostique" en matière d'énergie
nucléaire. Le président de la Commission européenne semble désormais prêcher la
cause de l'atome avec la foi des nouveaux convertis. "L'énergie nucléaire peut
bien sûr apporter une contribution majeure dans la bataille contre le
changement climatique", a-t-il déclaré lors du Forum européen de l'énergie
nucléaire, organisé à Prague jeudi 22 et vendredi 23 mai. Pour M. Barroso, le
nucléaire est devenu "l'une des sources d'énergie les moins chères", et peut
donc "protéger l'économie européenne de la volatilité des prix" du pétrole.
Voir l'article du
Monde.
Face à cela, Greenpeace considère que tous les chemins mènent à l'efficacité, pas au nucléaire !
Personnellement je me bornerai ici à constater le peu de créativité de nos gouvernants.
Aux vieux maux les vielles recettes. Bravo, il fallait y penser !
Et aux vielles recettes, les vieux problèmes : accidents, déchets, pollutions radioactives…



