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jeudi 22 décembre 2011

Pour éviter les pesticides, mangez bio !

En 2010, l'association Générations Futures établissait qu’en 24h, un enfant était susceptible d’être exposé, uniquement par son alimentation, à pas moins de 128 résidus chimiques, la palme ayant été attribuée aux pesticides avec 36 molécules différentes ingérées en une seule journée dont 17 cancérigènes et perturbateurs endocriniens !

L'association vient de rendre public une étude comparative de la teneur en pesticides entre aliments conventionnels et aliments bios.
Les résultats :



Pour plus d’information

Lisez le rapport complet sur cette comparaison: http://www.menustoxiques.fr/pdf/doc_menubio_151211.pdf
Consultez le site Menus toxiques



mardi 20 décembre 2011

Cyber@ction pour l'arrêt de la chasse à la baleine

Je vous l’annonçais il y a deux mois : Le Japon poursuit la chasse à la baleine


Maintenant, le Japon est sommé de rappeler sa flotte baleinière et d'abandonner l'industrie moribonde de la viande de baleine.
C’est ce qu’exige, en tout cas, le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

Le Japon chasse les baleines des mers bordant l'Antarctique sous couvert d'une opération de « chasse scientifique » et ce, malgré le moratoire international sur la chasse à la baleine.

Le 6 décembre dernier, une flotte de baleiniers nippone a pris le large en direction du sanctuaire de l’océan austral afin d’y chasser jusqu’à 935 baleines et 50 rorquals communs, une espèce menacée. Dénonçant cette prétendue « opération de chasse scientifique », le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a exhorté le Japon à rappeler sa flotte en vertu du moratoire international sur la chasse à la baleine. Selon l’ONG, le Japon aurait investi un budget de 27 millions de dollars américains afin de protéger sa flotte au cours de la saison.

Cette odieuse entreprise serait de surcroît financée à hauteur de 21,2 millions d’euros par le fonds national de reconstruction suite au tsunami. Voir ici.

Illustratif de la désapprobation de la communauté internationale face à ces agissements, le gouvernement australien a déjà saisi, par le passé, la Cour internationale de justice pour contrer la chasse à la baleine japonaise.
Sur cet exemple, IFAW appelle dès à présent tous les gouvernements à accroître la pression sur le Japon afin que celui-ci mette un terme à son programme de chasse à la baleine.

Pour agir

La cyber @ction est signable en ligne : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/arret-chasse-baleine-404.html


samedi 17 décembre 2011

Un colloque pro-nucléaire et gaz de schistes !

Le Club Énergie & Développement organise le 17 janvier un colloque consacré au bouquet énergétique.





Les tables rondes sur le nucléaire et les gaz de schiste, comme l'ensemble du colloque, sont clairement orientées pour promouvoir ces énergies risquées, couteuses et non renouvelables.

Concernant les gaz de schiste, notez le sous-titre :
"L'interdiction française, comment en sortir?"
Éloquent, non ?

Le lobby industriel s'organise.
Un colloque réservé aux politiques, industriels, "experts".
Le citoyen n'y sera probablement pas admis.

Notez les partenaires, une belle brochette !



La synthèse des travaux sera réalisée par François-Michel Gonnot, député de l'Oise et Président du Club Énergie et Développement.
Il fut aussi le rapporteur de la mission d'information parlementaire sur les gaz de schiste ayant rendue sa copie en juin dernier.
Quelle indépendance !!

La mobilisation citoyenne et associative ne doit pas baisser, mais au contraire se renforcer.
Il est indispensable qu'une manifestation soit organisée le jour et à côté de ce colloque.

Pour plus d’information et à consulter avec prudence...

http://clubendev.org/Club_EnDev2/

mardi 13 décembre 2011

Semences : la loi sur les certificats d'obtention végétale est publiée

Après avoir été adoptée le 28 novembre par l'Assemblée Nationale, la loi sur les certificats d'obtention végétale a été publiée le 10 décembre au Journal officiel. Cette loi a pour but d'interdire aux agriculteurs de ressemer librement leur propre récolte. Seules pourront être ressemées 21 espèces en échange du paiement d’une « Contribution Volontaire Obligatoire » (CVO) à l’obtenteur qui a sélectionné la variété.
Cette pratique est interdite pour toutes les autres espèces.


Une loi dénoncée par la Confédération paysanne, qui appelle à des actions de désobéissance civile. La Confédération considère que cette loi "remet en cause l'influence de l'industrie semencière qui utilise le patrimoine végétal sans n'avoir rien reversé aux paysans et qui exige aujourd'hui des royalties auprès des agriculteurs qui les utilisent. … Elle en outre à la précarisation de l'activité agricole dans une période de crise et de fragilité économique en sacrifiant les paysans et notamment les éleveurs dont les revenus sont les plus bas, au profit de l'agro-industrie".

Pour plus d’information

Lire le texte de la loi : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024940172

lundi 12 décembre 2011

Sommet de Durban, la COP17 succombe dans l'apartheid climatique

Communiqué de la coalition CLIMATE JUSTICE NOW (www.climate-justice-now.org/fr/) dans laquelle sont engagés Attac France, l'Aitec, les Amis de la Terre, la Via Campesina, etc../.

L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba

Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l'humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d'apartheid climatique.

« Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. « Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise par ce plan, est une condamnation à mort pour l'Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes vulnérables de l'ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l'apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu'il était acceptable d'en sacrifier les 99 % ».

Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l'Etat plurinational de Bolivie, « il est faux d'affirmer qu'une deuxième période d'engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d'émissions de la part des pays riches. Cela signifie que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible ».

Les pollueurs de la planète ont bloqué toute réelle action et ont une fois de plus choisi de renflouer les banques et les investisseurs en décidant d'étendre les marchés du carbone pourtant en train de s'effondrer, ce qui comme toutes les activités des marchés financiers de nos jours permettent surtout d'enrichir quelques privilégiés.

« Ce que certains considèrent comme de l'inaction est en fait une démonstration de l'échec, palpable, de notre système économique actuel pour répondre aux crises économiques, sociales et environnementales » selon Janet Redman, de l'Institute for Policy Studies, basé à Washington. « Les banques qui ont provoqué la crise financière sont en train de faire d'importants profits en spéculant sur le futur de notre planète. Le secteur financier, acculé, cherche un moyen de s'en sortir à nouveau en développant de nouveaux produits pour soutenir un système défaillant ».

Bien que l'on parle d'une « feuille de route » proposée par l'Union Européenne, l'échec de Durban montre que c'est un cul-de-sac, une route pour nulle part. Les porte-paroles de Climate Justice Now ! appellent la communauté internationale à se rappeler qu'un véritable plan pour le climat, basé sur les besoins planétaires identifiés par les scientifiques et issu du mandat de mouvements populaires, a vu le jour lors du Sommet des Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en Bolivie en 2010. L'accord des peuples de Cochabamba, porté devant les Nations-Unies, a été supprimé des textes de négociations, alors qu'il proposait un moyen juste et efficace pour avancer, ce qui est terriblement nécessaire.

Mon avis

Le résultat bde la conférence de Durban semble extrêmement loin de ce que nous disent les média...

dimanche 11 décembre 2011

10 bonnes raisons de ne pas se rendre dans un delphinarium


Action pour les dauphins nous sensibilise sur les delphinariums qui constituent à mon sens un véritable esclavage animalier.

Les delphinariums renvoient l’image d’un dauphin joueur, docile et prompt à nous divertir. Mais derrière cette façade se cache une réalité plus triste : celle d’animaux intelligents asservis par la nourriture et souffrant de la captivité.

Les delphinariums vendent du rêve... On pourrait même dire qu'ils pratiquent une forme d'illusionnisme particulièrement efficace !

Mais les delphinariums mentent. Ils vous mentent lorsqu'ils vous disent que "les dauphins sont heureux d'être là". Ou lorsqu'ils vous expliquent que "les dauphins sont content de faire des tours" et qu'ils les effectuent "pour le plaisir".

La face cachée des delphinariums est bien plus amère... Voici 10 bonnes raisons d'éviter ces endroits :

1. Les dauphins captifs sont contrôlés par la nourriture.

2. Un dauphin captif vit beaucoup moins longtemps qu’un dauphin libre.

3. Les dauphins des parcs aquatiques doivent, bien souvent, être capturés en milieu sauvage.

4. Les dauphins enfermés dans les parcs aquatiques, en l’occurrence s’ils ont été capturé en pleine mer, se retrouvent éloignés de tous ceux avec qui ils vivaient.

5. La demande entretenue par les delphinariums mène entre autres aux massacres qui se déroulent au Japon.

6. Les parcs aquatiques participent d’une forme de mauvaise éducation.

7. Aller voir les dauphins captifs, c’est conforter l’idée qu’il existe une forte demande pour ce genre de spectacles.

8. Être enfermé, c’est ne plus pouvoir vivre une vie décente.

9. Acheter des places pour un spectacle de cétacés dans un parc aquatique, c’est peut-être contribuer à la rétention d’informations sur les réelles capacités des dauphins.

10. La meilleure raison pour ne pas se rendre dans un delphinarium c’est que si l’on aime les dauphins, on ne peut pas accepter de les voir souffrir ainsi.

Pour conclure
“Se rendre comme maître et possesseur de la nature” disait Descartes… L’humanité se comporte comme tel, aussi bien vis-à-vis du patrimoine écologique mondial que des dauphins. Mais ce droit devrait engager une responsabilité et des devoirs. Pour cette raison, prendre le parti de respecter les dauphins comme des êtres intelligents, sensibles, sociaux et complexes est le seul choix éthique. Participer à une exploitation immorale, ce n’est pas agir de la bonne manière pour les dauphins. Il y d’autres façon de découvrir les dauphins que les delphinariums. Et il existe beaucoup d’autres métiers que dresseur pour vivre sa passion et témoigner de son amour des dauphins.

Pour plus d’information

Consultez l'argumentaire détaillé de chacune de ces 10 raisons, sur le site d'Action pour les dauphins.


samedi 10 décembre 2011

STOP à l'extraction des sables bitumineux!!


L’AFP nous prévient que Total a réussi à obtenir un contrat juteux au Canada.
Un article du journal le Monde le retranscrit à cette adresse : http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/08/sables-bitumineux-feu-vert-du-canada-a-un-projet-mene-par-total_1615879_3244.html !!!

Un contrat juteux pour qui ?
Un ministre canadien qui affirme que ce projet est une très bonne nouvelle pour son pays car il va être source d’emplois et de croissance !!
De qui se moque t-on ??
En l’état actuel de nos connaissances, cela est une aberration et il nous faut arrêter tous ces projets sur les sables bitumineux !!!
Il faut arrêter d’extraire jusqu’à la dernière once de carburant encore disponible !
Extraction chère et peu rentable, extraction polluant notre environnement et détruisant la nature, extraction libérant toujours plus de CO2 !!!

Arrêtons de nous voiler la face : puiser jusqu’à nos dernières ressources est inutile et nous fait perdre un temps précieux pour s’orienter vers des solutions d’avenir comme les énergies renouvelables !!

Je dis NON, à toutes ces aberrations !! Il est temps qu’on refuse de consommer tous combustibles provenant de sables bitumineux !!

Procédure de sécurité EDF en cas d'intrusion

Intrusion de Greenpeace à Nogent-sur-Seine. EDF a respecté la procédure à la lettre et n'a rien à se reprocher comme le confirme ce document


Excellent, cela fait très vrai, non ?

vendredi 9 décembre 2011

Petit bréviaire écolo


Édition Les petits matins
Isbn 978-2-915879-98-8
60 p., 6 euros

L'écolo de service peut rarement passer une soirée tranquille. Dès qu'il est repéré, une série de commentaires plus ou moins acerbes surgissent.
Le grand classique : "l'écologie, ça ne devrait pas être de la politique." Et difficile d'échapper à "l'écologie luxe de riches" ou aux procès en "utopisme".

Les auteurs, Wilfrid Séjeau, libraire et conseiller général écologiste de Bourgogne, et Erwan Lecoeur, sociologue et consultant, ont listé ces objections et y répondent avec humour, pertinence et conviction.

On s'y croirait !
Wilfrid Séjeau raconte une soirée qui aurait pu être agréable, invité chez des amis. Mais voilà, bien vite reconnu pour son engagement écologiste, le voici soumis tout au long de la soirée à une série de remarques et attaques auxquelles il doit bien répondre pour se justifier et éduquer...

Voici les 10 questions répertoriés et traitées par les auteurs.
1 L'écologie, ça ne devrait pas être de la politique.
2 L'écologie, ça ne devrait être ni de droite ni de gauche.
3 Vous n'êtes pas crédibles pour exercer le pouvoir.
4 Ça ne sert à rien de voter pour vous, vous ne serez jamais au pouvoir.
5 Vous voulez tout interdire. Vous êtes contre la science et pour le retour à la bougie.
6 Votre programme est impossible, vous êtes des utopistes.
7 L'écologie, c'est un truc pour les riches.
8 Vous devriez ne parler que d'écologie, pas des homos, des drogues ou des sans papiers.
9 Les Verts, combien de divisions ?
10 De toutes façons, tout ça c'est de la connerie !

Évidemment, les auteurs ont réalisé ici une compilation, le "top-ten" des questions bateau et tentent d'y répondre.
La soirée relatée par le livre est "chargée" pour cet écolo de service qui doit être bien solide pour s'en sortir sans trop de bobo...

Écrit très simplement avec les mots de tous les jours, ce petit livre présente de manière réaliste et très vivante des propos auxquelles sont souvent confrontés les écologistes politique, et pour certaines remarques, les militants associatifs.

Sous une forme amusante, les auteurs expliquent sans faux semblant l'écologie politique, exposent les convictions et les motivations qui poussent les écologistes à faire de la politique.

J'ai passé un agréable moment à lire cet ouvrage, moi qui ai depuis longtemps préféré et pratiqué l'action associative aux activités politiques.

Une lecture instructive de nature à faire remonter l'écologie politique dans notre estime. Les auteurs en sont bien évidemment de fervents partisans, mais ils ont su éviter le piège d'en dresser un tableau trop idyllique.

Pour lire un extrait

http://www.lespetitsmatins.fr/upload/extrait_72.pdf

jeudi 8 décembre 2011

Des lampes radioactives

L'association Robin des Bois alerte sur la composition de certaines lampes à basse consommation qui contiennent des gaz radioactifs et sont illégales.


Elles contiennent du krypton 85, gaz radioactif d'une demi-vie de 10 ans et du thorium 232 d'une demi-vie de 14 milliards d'années. Le premier est un sous-produit de la fission nucléaire. Il est commercialisé en France par Areva.

Le deuxième est extrait des terres rares par Rhodia dans le site saturé de déchets radioactifs de La Rochelle. Ces radionucléides sont aussi utilisés dans les phares de voiture, les projecteurs de scène et terrain de sport, les espaces commerciaux.

Les lampes à basse consommation vendues au public contiennent aussi des terres rares radioactives luminescentes. L’éco-organisme de récupération des lampes usagées souhaiterait à terme pouvoir les récupérer pour les revendre à Rhodia.

En vertu des articles L133.1, R1333.2 et R1333.3 du Code de la Santé Publique, l'addition de radionucléides aux biens de consommation est interdite. Cette réglementation date de 2007 alors que les lampes visées par ce communiqué étaient déjà commercialisées.

Des demandes de dérogation doivent être présentées auprès du Ministère de l'Ecologie, de l'Autorité de Sûreté Nucléaire. Il est aussi prévu qu'elles soient examinées par le Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sécurité Nucléaire.

C'est seulement en 2009 que l'Autorité de Sûreté Nucléaire s'est saisie du dossier et a informé les fabricants de l'urgence à régulariser cette situation de non conformité.

Il n'est pas sûr que cette dérogation au terme d'une longue instruction sera acceptée.

C'est pourquoi Robin des Bois demande aux usagers de s'informer sur les lieux de vente de la composition exacte des ampoules à basse consommation, de privilégier les modèles sans additifs radioactifs, en particulier sans krypton 85 ou autre gaz radioactif comme le prométhéum 147.

L'innocuité de ces lampes en cas d'expositions multiples, rapprochées, répétées et de longue durée n'est pas prouvée. Des situations accidentelles comme les bris, les incendies de domiciles privés, de super ou hypermarchés ou magasins de bricolage détenant des stocks importants de lampes radioactives neuves ou à recycler peuvent exposer les sauveteurs. les riverains et l'environnement à des risques méconnus. Le recyclage massif des lampes radioactives rendues au stade de déchets peut exposer les ouvriers des sites de regroupement, de traitement, de stockage ou d'incinération et les riverains à des doses supérieures aux normes recommandées. La même vigilance s'impose sur les sites de production et autour.

Pour mémoire, ce type de lampes contient aussi du mercure. Mercure + krypton 85 + thorium 232, les marchands de lumière artificielle sont très loin de l'éco-conception. Ils prétendent participer ainsi à la réduction des émissions globales de CO2. Ceci ne les autorise pas à mettre en danger l'environnement et la santé des ouvriers et du public par l'utilisation de toxiques chimiques et radioactifs.

(1) Philips, GE Lighting France, Osram, USHIO et Sylvania

Source : Robin des Bois

Chat live Areva : Fukushima remet-t-il en question l’utilisation de l’énergie nucléaire ?

Areva organise des Chats en direct sur son site Internet.


L'entreprise le présente ainsi :

AREVA a conçu son chat live comme un outil d'échange, d'information et de partage de connaissances. Très simple d'utilisation, il vous permet de poser vos questions à un expert de l'énergie et d'obtenir sa réponse en direct et en vidéo. Découvrez-en le mode d'emploi.
Le chat live, pour parler d’énergie et s’informer sur AREVA
L’énergie concerne chacun de nous et soulève de nombreuses interrogations. AREVA est résolument engagé dans une politique d’ouverture et de transparence de l’information. C’est pourquoi le groupe souhaite faciliter le dialogue avec les experts, être à l’écoute des interrogations de ses publics et apporter des réponses. Tout en exploitant les possibilités offertes par Internet. Pour cela, le groupe met à votre disposition une interface de conversation vidéo en direct, plus connue sous le nom de chat live. Son objectif : permettre un échange plus direct, plus spontané et plus transparent entre les internautes et les acteurs de l’énergie.

Le 6 décembre, le thème du Chat live était : Fukushima remet-t-il en question l’utilisation de l’énergie nucléaire ?
Bertrand Barré, conseiller technique était sensé répondre aux questions des internautes.
Vous pouvez accéder à l'archive du Chat ici : http://www.areva.com/ajaxpub/dialog/ArchiveChat.aspx?id=42

Évidemment des modérateurs filtrent les questions. Il va sans dire que les points dérangeants sont traités comme il se doit...

Certains anti-nucléaires ont de l'humour et aiment donner un peu de fil à retordre aux lobby.

Un militant actif et engagé excelle dans le domaine, il m'a autorisé à publié sa participation au Chat du 6 décembre :

J'ai posé pleins de questions mais curieusement aucune n'est passée.

1) Quand vous allez aux toilettes est-ce que votre caca est fluo ?
2) Avez-vous trouvé des tâches de sperme dans l’ancien bureau de Dominique Strauss Khan ?
3) AREVA à 4 otages au Niger et 60 millions d’otages en France, confirmez-vous ses chiffres ?
4) Vous partez sur une ile déserte, vous prenez du plutonium ou de l’uranium ?
5) Anne Lauvergeon a-t-elle eu un vrai pot de départ ?
6) Votre siège social est rue Lafayette, avez-vous des réductions aux Galeries Lafayette ?
7) Allez-vous sortir pour noël un EPR avec des guirlandes qui fout les boules ?
8) Est-ce que Luc Oursel c’est son vrai nom, ou simplement un nom pour déconner, comme ça ?
9) Est-ce que vous pensez que les employés d’AREVA ont battu leur record de vitesse en s’enfuyant de la centrale de Fukushima ?
10) Qu’est ce qui vous attire chez les mutants ?
11) Iriez vous passer vos vacances à Tchernobyl ?
12) Vous êtes plutôt Strontium ou Plutonium ?
13) Avez-vous honte de travailler chez AREVA et qu’avez-vous dit à votre femme ? 14) AREVA sponsorise des athlètes, avez-vous pensé à sponsoriser des enterrements, le logo AREVA sur un cercueil ça serait classe ?
15) Mis à part le noir, quel est votre couleur préférée ?
16) Mis à part le zéro, quel est votre chiffre préféré ?
17) le cours de l’action AREVA s’effondre de jours en jours, pensez vous qu’on puisse avoir une cotation négative ?

En fait, je pense que je me suis fait repérer avec mon pseudo Adolf ITER

Mon avis

J'ai beaucoup ri à la lecture de ces questions !
Mille mercis à l'auteur de cette perle !
Excellent !

mercredi 7 décembre 2011

Duc prépare le poulet bio industriel

La dégradation de la règlementation sur l'agriculture biologique introduite en 2009 avec le nouveau règlement européen permet à la marque Duc, d'élever des poulets de manière industrielle.

Deux bâtiments sont maintenant opérationnels dans l'Yonne et accueillent chacun 4800 poulets qui disposent de 20 000 m2 de parcours extérieur..
Les céréales bio, base de l'alimentation, ne sont pas cultivées sur place et les animaux seront abattus à 71 jours au lieu du minimum de 81 jours par le jeu d'une dérogation prévue au règlement européen, à condition que l'espèce soit dite "à croissance lente". Comme le règlement européen ne contient aucune contrainte sur ces fameuses souches "à croissance lente", ce sont aux états membre d'en faire leur propre définition..
En France, celle-ci ne doit pas prendre plus de 35 g par jour, mais doit être issue d’une «souche parentale femelle»..

Du bio au rabais que Duc souhaite développer. En effet, l'entreprise envisage de construire 45 autres bâtiments d’ici à 2015 et produirait 15000 poulets "bio" par semaine..

Ayant bien analysé la dégradation de la règlementation bio apportée par l'Europe qui a supplanté les règlementations nationales, de nouveaux labels privés ont bu le jour..
En France, la FNAB et ses partenaires ont créé le label Bio Cohérence, délivré sous des contraintes plus sévères que celles du règlement européen..
Nous allons ainsi vers un bio à deux vitesses : les produits au labels européen, de moindre qualité et les produits aux labels privés..

Mauvais temps sur l'Europe du bio.


Le futur poulet Duc ( en 2012) sera âgé de seulement 71 jours.


Alors que le poulet bio classique a 81 jours


Et certains même 91 jours !

Source : Bio Consom'acteurs

Pour plus d’information

Consulter le site de l'Agence Bio sur la règlementation bio européene : http://www.agencebio.org/pageEdito.asp?IDPAGE=33.

Lire les dispositions françaises complémentaires au règlement européen pour l'élevage : http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/ccf__janvier_2010-homologue.pdf.

Visitez le site Bio Cohérence : http://www.biocoherence.fr/.

mardi 6 décembre 2011

Nucléaire français, quand la sécurité laisse à désirer...

Des parlementaires se sont invités par surprise dans deux centrales nucléaires françaises, pour tester la sécurité des installations.
Le résultat fait plutôt peur...

Le député UMP Claude Birraux, président de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), s’est ainsi rendu dans la nuit de mercredi à jeudi dans la centrale de Paluel, en Seine-Maritime, accompagné d’un responsable de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ensemble, ils ont simulé "une perte totale des alimentations électriques" et du diesel de secours du réacteur numéro 1 qui nécessitait son branchement sur la tranche numéro 2 pour rétablir l'alimentation en énergie.

Résultat : il a fallu plusieurs heures aux agents d'astreinte pour réaliser la procédure. Les déconvenues se sont enchaînées, commençant par le manque d’une clef nécessaire pour ouvrir un panneau d'alimentation électrique, actuellement "en commande" et donc pas disponible sur le site. C’est ensuite un problème d’"indications du document de procédure" qui ont ralenti leur action.
Il a ensuite fallu "plusieurs allers et retours" entre la tranche 1 et la tranche 2 pour que les agents de la centrale découvrent qu'une partie des instructions qu'ils ont entre les mains sont "inexactes". Le jugement de l’ASN est, lui, sans appel : le guide technique d'EDF pour cette procédure, daté de décembre 2008, comporte de "nombreuses erreurs" et "lacunes", et il n'était "à l'évidence pas opérationnel".

Autre inspection par le sénateur UMP Bruno Sido à la centrale du Blayais, en Gironde, a là encore mis en lumière les difficultés des agents à se repérer au milieu des documents d'EDF décrivant les consignes à suivre en cas d'incident. Alors que l’Autorité de sûreté nucléaire leur demandait "quel est le critère conduisant à l'arrêt du pompage d'eau en cas d'inondation ?", les quatre agents en poste n’ont pu y répondre qu’une demi-heure plus tard. La raison ? La réponse était mal rubriquée.

Sources :
Europe 1
Les Echos


Mon avis

J'hésite en grave et burlesque...

lundi 5 décembre 2011

Action Greenpeace à la centrale nucléaire de Nogent sur Seine

Ce matin 5 décembre, à 6h, des militants de Greenpeace se sont introduits dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), située à 95 km au sud-est de Paris pour faire passer le message que le nucléaire sûr n’existe pas.

« Avec cette action non-violente, Greenpeace démontre à quel point les installations nucléaires françaises sont vulnérables, explique Sophia Majnoni d’Intignano, chargée de campagne Nucléaire pour Greenpeace France.
De simples militants, aux intentions pacifistes et disposant de peu de moyens, sont parvenus à atteindre le cœur d’une centrale nucléaire.
C’est la preuve flagrante que les dispositifs de sécurité existants sont tout à fait insuffisants.
Et pourtant, l’audit sur la sécurité des installations nucléaires commandité par le gouvernement suite à la catastrophe de Fukushima ne prend pas en compte le risque d’intrusion humaine. C’est très inquiétant. »

«Cette intrusion n’a eu aucune conséquence sur la sécurité des installations, ni sur la sécurité des personnes présentes sur le site», a assuré EDF. Ces personnes «ont été immédiatement détectées par le dispositif de sécurité et leur cheminement a été suivi en permanence sur le site, sans qu’il soit décidé de faire usage de la force», a expliqué le groupe d’énergie, ajoutant que sept des neuf personnes «ont été appréhendées dans le calme par la gendarmerie».

Les toutes premières images depuis l'intérieur de la centrale de Nogent



Suivez l'action

Sur le site Greenpeace : http://www.greenpeace.org/france/fr/campagnes/nucleaire/Nucleaire--au-coeur-du-reacteur--liveblog/

Convoi de déchets nucléaires : images de la mobilisation en Allemagne

Le 23 novembre , un train de déchets nucléaires allemands extrêmement dangereux, quittait le terminal ferroviaire de Valognes dans la Manche à 14h20 pour rejoindre le centre de stockage temporaire de Gorleben en Allemagne.

En France, des manifestations plus ou moins houleuses ont été organisées au départ et tout au long du trajet du train.

En Allemagne, la mobilisation était très forte !











Plus de photos

http://www.theatlantic.com

dimanche 4 décembre 2011

La carte de France Greenpeace du risque nucléaire : 63 millions de français concernés

Greenpeace rend disponible aux internautes, aux citoyens, une application de visualisation du risque qu’ils encourent en cas d’accident nucléaire.


PPI ? Pour protéger ou pour prétendre ?

Les plans particuliers d’intervention ou PPI sont l’ensemble des “contre mesures” que le préfet doit appliquer en cas d’accident sur un site nucléaire. Aujourd’hui, ces plans sont fondés sur un unique scénario d’accident et ils ne prennent en compte qu’une zone maximum de dix kilomètres.

L’application lancée par Greenpeace propose à l’internaute d’identifier quelle centrale nucléaire est la plus proche de chez lui, de visualiser la zone de PPI prévu par les autorités autour de la centrale, et quelle serait l’étendue de la contamination en cas de catastrophe de type Tchernobyl et Fukushima. Il suffit à l’internaute de se géolocaliser sur la carte, de sélectionner une région.

Les lyonnais pourront constater les quarante kilomètres, à peine, qui les séparent de la centrale du Bugey. Les parisiens, qui vivent à proximité de la centrale de Nogent-sur-Seine (100 km) pourront ainsi réaliser que si une catastrophe de type Tchernobyl se produisait dans cette centrale, 43,5 millions de personnes seraient concernées par la contamination. Alors que le Plan Particulier d’Intervention prévu, et visualisé dans l’application, ne concerne que 15 000 personnes.

Un outil pour savoir, comprendre, apprendre, mais aussi pour se mobiliser !

L’application permet aux citoyens d’interpeller Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, afin que des mesures concrètes d’anticipation pour la protection de la population soient prises : le Gouvernement doit classer l’ensemble de l’Hexagone en zone de PPI afin de protéger au mieux ses concitoyens !

Rendez-vous sur http://www.greenpeace.fr/nucleaire/ppi/



samedi 3 décembre 2011

Chine, la peur au bout des baguettes

C'est ainsi que Courrier international a sous titré le dossier de son n° 1098, "Quand la Chine s'empoisonne" d'où je tire les informations qui suivent.


Sept chinois sur dix se disent préoccupés par la qualité de leurs produits alimentaires.
Il y a de quoi, rien qu'à voir les scandales alimentaires de l'année 2011.
Poivre coloré à la rhodamine B, substance cancérogène et mutagène.
Porc "bodybuildé" au clenbuterol, anabolisant pouvant entrainer à la longue des altérations chromosomiques et des tumeurs malignes.
Poulet aux nitrites ayant entrainé la mort d'un enfants. Plusieurs personnes étant par ailleurs décédées d'une intoxications aux nitrites.
Porc au gout de bœuf donné par un additif entraînant à terme une intoxication chronique, malformations et cancers.
Pastèques explosives par l'emploi d'un accélérateur de croissance combiné à d'autres produits chimiques.
Vinaigre à l'acide acétique glacial (antiseptique) et à l'acide denzoïque (fongicide).
Pains toxiques contenant un arôme interdit ou colorant toxique.
Huile alimentaire frelatée, cancérigène, faite à partir "d'huile de caniveau".

Le trafic d'huile frelatée opère au niveau national, notamment par distillation des restes et des eaux grasses de la restauration.
A la périphérie de Pékin, d'innombrables élevages de porcs sont engraissés avec les eaux grasses que les paysans récupèrent avec de petits calions dans les restaurants de la capitale. Ils font bouillir cette eau trop grasse pour leurs animaux et en retirent une "huile d'eaux grasses" qu'ils revendent à des trafiquants illégaux qui la distillent pour en faire une prétendue huile alimentaire. Cette "huile de caniveau" n'est pas faite uniquement avec de l'huile de friture usagée, mais aussi de " l'huile d'eaux grasses", des morceaux de porc rejets d'abattoir, des graisses de carcasses de poulets et de canards... Un peu n'importe quoi pourvu que l'on puisse en extraire de l'huile et en changer la couleur !
De nombreuses usines clandestines, dont certaines équipées de matériel dernier cri, fabriquent ainsi de l'huile revendue comme huile d'assaisonnement dans le commerce traditionnel. Bénéficiant du soutien de réseaux mafieux, ce réseau de trafiquant n'est guère inquiété par les autorités et prétend dans certains cas disposer de toutes les attestations officielles et même du label Quality Safety.

Un scandale parmi tant d'autres que la presse chinoise est bien seule à dénoncer. Pire, les dirigeants politiques laissent faire les entreprises pour améliorer les chiffres de la croissance et en tirer des bénéfices pour leur propre carrière. Les organismes de contrôle ne sont pas indépendants du pouvoir et ont tendance à disculper les entreprises plutôt qu'à les sanctionner.
L'attrait du profit, la foi en la croissance économique sont les moteurs d'une corruption à grande échelle qui touche les entreprises les administrations jusqu'aux hauts fonctionnaires et les gouvernants.
Un journal dénonce le détournement de fonds publics par des fonctionnaires qui ont créé à leur usage de véritables filières de produits biologiques leur permettant de consommer des produits sains.

Les agissements frauduleux ne sont pas seuls à l'origine des produits alimentaires toxiques.
Un environnement fortement dégradé est aussi en cause.
C'est le cas par exemple pour la contamination des coquillages par des métaux lourds.
Ce problème affecte la totalité des cotes chinoises, il est principalement causé par les rejets clandestins des industries chimiques dans les rivières et les eaux littorales. Plo!b, mercure, cuivre, cadmium s'accumulent dans les sédiments et les coquillages dont les teneurs en métaux lourds dépassent souvent les limites autorisées. En Chine orientale, entre 2005 et 2006, les prélèvement mensuels révélaient que sur quinze variétés de coquillages vendus, deux présentaient des dangers pour la santé, une devaut être consommée avec prudence et quatre seulement pouvaient être mangées quasiment sans problème.
Et les métaux lourds ne sont pas le seul problème qui affecte les coquillages. Marées rouges dues à des micro-algues toxique et pollution organique par des matières bien souvent cancérigènes contaminent les côtes chinoises et leurs coquillages dont la consommation a, par le passé, fait des victimes.

Un dossier qui met cruellement en évidence les conséquences sur l'environnement et la santé humaine du développement économique et industriel chinois, du peux de moral et de la corruption administrative et politique qui l'entourent.

Source : Courrier international n° 1098

vendredi 2 décembre 2011

50 ans d’électricité, 500 000 ans de radioactivité

Réagissant à la catastrophe de Fukushima, le vidéaste américain Brian Rich a récemment réalisé "Dial M for Meltdown" ("Pour la Fusion du cœur, tapez F"), un court-métrage percutant. Mené tambour battant, il dresse un panorama saisissant de l’histoire du nucléaire civil, du premier réacteur américain à la tragédie japonaise en passant par Tchernobyl.

Brian Rich a travaillé à partir de nombreuses images d’archives et d’actualité ; il a également collaboré avec les experts indépendants Arnold et Margaret Gundersen du cabinet Fairewinds Associates qui ont régulièrement décrypté la catastrophe et ses conséquences dans les médias américains et sur le web.

Cette version française du film de Brian Rich a été réalisée par deux bénévoles et un salarié du Réseau "Sortir du nucléaire".

jeudi 1 décembre 2011

Briquettes Biofire en coques de noix

Vous souvenez-vous de la sombre affaire du charbon de bois issu de traverses de chemin de fer traitées à la créosote, produit cancérigène ?
Avez-vous envie de cuire des grillades au barbecue avec un tel combustible au printemps prochain ?
Du point de vue environnemental, le charbon de bois provient-il de déchets de bois ou nécessite-il l'abattage spécifique d'arbre pour le fabriquer ? Quel est son impact écologique ?

Si vous avez la chance d'avoir une cheminée dans votre habitation, vous y brulez probablement un bois de chauffage directement issu d'arbres plantés et abattus à cet effet.
Le bois énergie est généralement présenté comme sur solution de chauffage permettant de lutter contre le changement climatique en ce sens que la combustion relâche le CO2 stocké par l'arbre au cours de sa croissance.
Un tel bilan positif est cependant à nuancer au regard d'une étude récente dont je vous ai parlé ici et qui annonce un bilan CO2 négatif.

Mais alors, quel combustible utiliser ?
Une bonne piste est l'utilisation de produits ligneux résidus de l'exploitation forestière ou arboricole.
Mon attention a été attirée sur un produit original, les briquettes Biofire à base de coques de noix.


Ces bûches densifiées sont 100% coques de noix sans aucun additif (pas de liant nécessaire) et leur allume-feu est fait exclusivement de sciure de bois de récupération et d’huile végétale (stéarine).
On n'y trouve aucun produit pétrochimique néfaste à la santé et qui de surcroit donne une mauvaise odeur et un mauvais goût.

Le pouvoir calorifique des coques de noix est supérieur à celui du bois naturel.
Produit de récupération, les coques de noix confèrent un caractère écologique certain aux buches Biofire qui sont issues d'une matière renouvelable, ne nécessitant aucun abattage d'arbre.

Les briquettes Biofire ont passé tous les tests répondant aux critères en vigueur exigés par l’Afnor pour la Norme Française des biocombustibles solides basés par ailleurs sur la norme Européenne.

Je m'interroge cependant sur l'allégation commerciale : "Ecologique : propre et non polluant".
La société Biocom Energy n'a pas pour le moment d'élément justifiant cet argument en particulier au regard des polluants dégagés lors de la combustion du bois : HAP, particules PMx, COV et monoxyde de carbone.
La combustion des buches est-elle exempte de telles émanations ?
Produit ligneux comme le bois, ses inconvénients du point de vue pollution sont peut être identiques.

Pour plus d’information

Sur les produits Biofire : http://www.biocomenergy.com/biofire/
Sur la pollution provoquée par les feux de bois : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/07/29/le-feu-de-bois-un-des-principaux-facteurs-de-pollution_1224006_3244.html#ens_id=1218126

mercredi 30 novembre 2011

L'agriculture mondiale mal en point

L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) alerte une nouvelle fois sur l'impossibilité prévisible de relever le défi alimentaire mondial.

Dans un rapport publié le 28 novembre, la FAO pointe le mauvais état de l'agriculture.


Les sols et plus largement, les écosystèmes, sont mis à mal à cause principalement des pratiques agricoles intensives, de la perte de la biodiversité et des zones humides. La plus grande menace porte sur la dégradation des sols, suivie de la perte de biodiversité et de l'appauvrissement des ressources en eau.

Le rapport met en garde : «Vu la dépendance de nombreux systèmes essentiels de production vivrière vis-à-vis des eaux souterraines, la baisse des niveaux des aquifères et les prélèvements continus d'eaux souterraines non renouvelables présentent un risque croissant pour la production vivrière locale et mondiale», Les pénuries d'eau augmentent, ainsi que la salinisation et la pollution des eaux souterraines, et la dégradation des écosystèmes aquatiques.

Selon la FAO, 25% des terres de la planète sont dans un état de dégradation extrême. 8% sont modérément dégradées, 36% sont stables ou légèrement dégradées et 10% sont «en cours de bonification». Ces problèmes environnementaux sont d'autant plus gaves que la FAO estime que du fait de l'augmentation de la population et des revenus, la demande mondiale de produits alimentaires devrait croître de 70% entre 2009 et 2050, un chiffre qui pourrait même atteindre les 100% dans certains pays en développement.

Pour plus d’information

Lire le rapport de la FAO «L'Etat des ressources mondiales en terres et en eau pour l'alimentation et l'agriculture»

Mon avis

Les alarmes s'accumulent et la situation mondiale ne cesse de se dégrader.
Les priorités sont pourtant claires : favoriser les pratiques agricole écologiques, protéger les sols et les ressources en eau, réduire la consommation d'eau et celle de viande.

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