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samedi 14 août 2010

Propagation incontrolée de colza OGM aux Etats Unis

La propagation de colza transgénique hors de zones cultivées est maintenant connue aux États Unis.
Avec deux millions d'hectares de cultures de colza OGM, c'était une évidence que cela allait se produire.
Notez que si le phénomène est signalé pour la première fois aux USA, il a déjà été constaté en France, Grande Bretagne, Australie, Canada.
Les scientifiques ne sont pas surpris.

Une équipe de chercheurs de l'université de l'Arkansas a parcouru 5400 km de routes dans le Dakota, pour collecter les plans de colza qui poussent sauvagement en bordure de route.
Résultat : 86 % des plans ramassés sont porteurs d'au moins un gène le rendant résistant à un herbicide total.

Deux des plans de colza sauvage collectés possédaient même deux gènes de protection contre le glyphosate (constituant du Roundup de Monsanto) et contre le glufosinate (produit par Bayer).
Une telle double résistance n'existe pas de la colza OGM commercialisé !
La nature a ainsi créé un tout nouvel OGM !

Le colza OGM se propage donc en dehors des champs.
Ce qui est préoccupant, c'est qu'il puisse s'hybrider avec des mauvaises herbes qui deviendraient ainsi elles aussi résistantes aux herbicides.
La lutte contre ces mauvaises herbes nécessiterait d'utiliser des cocktails d'herbicides.
Ceux là même qui sont très fortement suspectés de décimer les abeilles...

Source : Le Monde.

Mon avis

Une nouvelle raison de s'opposer à l'utilisation des OGM en plein champ.
Je rappelle que la France semble se diriger vers leur autorisation. Voir mon billet.



vendredi 13 août 2010

Un programme sans précédent pour élucider la surmortalité des abeilles

L'Angleterre et l'Ecosse viennent de lancer un programme d'une envergure sans précédent pour déterminer la ou les causes de la surmortalité des abeilles sauvages et domestiques qui, partout dans le monde menace la biodiversité et la sécurité alimentaire.


Les population d'abeilles déclinent anormalement et de manière dramatique
Une perte de 10 % du cheptel par saison est considérée comme normal chez les abeilles domestiques. Aux Etats-Unis et au Canada, cette proportion atteint en moyenne 30 % et peut être beaucoup plus importante localement. En Europe, le pourcentage de perte varie de 10 % à 30 %.

Au Moyen-Orient, les mortalités représentent environ 20 % du cheptel en Jordanie et au Liban, et vont de 22 % à 80 % selon les régions étudiées en Syrie et en Irak. Des surmortalités se produisent aussi au Japon, en Argentine et au Brésil, mais elles ne sont pas quantifiées.

Rassemblés sous l'intitulé "Initiative pour les insectes pollinisateurs", neuf projets de recherche, qui bénéficieront d'un financement de 12 millions d'euros sur trois ans, tenteront d'apporter des réponses. "L'enjeu est à la fois de protéger la biodiversité - de nombreuses espèces sauvages dépendant de la pollinisation -, et les cultures alimentaires, en particulier les fruits et légumes, explique Andrew Watkinson, directeur du partenariat Living with Environmental Change, qui chapeaute les recherches menées par les gouvernements du Royaume-Uni. On voit déjà les conséquences du manque de pollinisateurs en Angleterre : les producteurs de pommes doivent ainsi importer des abeilles."

Un tiers de l'alimentation mondiale dépend de la pollinisation par les insectes. Le programme a été suscité par les parlementaires britanniques, alertés par des apiculteurs. Il est financé par des fonds publics et le Welcome Trust, une fondation privée.

Le programme d'étude
Pour expliquer cette surmortalité, la communauté scientifique parle aujourd'hui de causes "multifactorielles", et d'interactions possibles entre les divers facteurs : maladies, parasites, exposition aux pesticides, raréfaction de la nourriture des insectes due à l'uniformisation des cultures, appauvrissement génétique des reines... Les programmes lancés en Grande-Bretagne exploreront ces diverses pistes : rôle du parasite Varroa destructor - surnommé le "vampire de l'abeille" - dans la propagation des virus, impact des modifications du paysage et des changements dans l'environnement, fonctionnement des abeilles en ville...

L'un d'eux, dirigé par le neurologue Christopher Connolly, de l'université de Dundee (Ecosse), sera consacré aux incidences des pesticides. "Ils affectent les connexions neuronales des insectes, explique M. Connolly. A haute dose, ils entraînent la mort, mais l'exposition chronique à de faibles doses peut aussi provoquer des changements plus ténus, comme la perte du sens de l'orientation, la diminution de la capacité d'apprendre et de communiquer." Jusqu'à présent, de tels impacts ont été mis en évidence en laboratoire, mais jamais en conditions réelles, en plein champ. L'équipe du professeur Connolly travaillera sur les deux plans.

Elle tentera de mettre en évidence les effets d'un ou de plusieurs pesticides sur l'activité cérébrale des abeilles au niveau cellulaire. "Nous nous focaliserons sur l'impact combiné de plusieurs pesticides, poursuit M. Connolly. Ils peuvent ne pas avoir d'effets isolément, mais être délétères quand ils agissent en synergie." Les pesticides de traitement des cultures, mais aussi ceux qui sont utilisés par les apiculteurs pour éradiquer les parasites dans les ruches, seront testés. L'évolution des capacités d'apprentissage d'abeilles exposées à des produits chimiques sera également évaluée en laboratoire.

Enfin, volet le plus spectaculaire de la recherche, les abeilles de trois ruches en plein champ seront équipées de puce de radio-identification (RFID), qui permettront de suivre la trace de chaque insecte. Il s'agit de résoudre l'une des difficultés majeures dans l'identification des causes de surmortalité : dans de nombreux cas, les abeilles ne meurent pas près de la ruche, mais disparaissent. Les insectes seront également régulièrement pesés, afin de déterminer s'ils ramènent la même quantité de nourriture que dans des ruches témoins. Quelque 16 000 abeilles au total seront équipées de puce RFID.

Source : Le Monde.

Mon avis

Une excellent initiative qui, espérons, devrait donner les éléments pour des décisions radicales en faveur de la protection des abeilles.
Je pense en particulier à l'usage des pesticides qui est très fortement suspecté de contribuer de manière importante.

Pour plus d’information

Voir le programme français : L'abeille, sentinelle de l'environnement en cliquant sur l'image ci-dessous.

Consultez le site : http://www.abeillesentinelle.net/


jeudi 12 août 2010

Marée noire BP : où est passé le pétrole ?

Au moment où BP semble sur le point de colmater définitivement le puits responsable de la pire marée noire qu'ont connu les États Unis, la question se pose du devenir de l'énorme quantité de pétrole déversée dans l'environnement.

Selon les estimations, entre 4 et 5 millions de barils -soit environ 780 millions de litres- se sont échappés du puits. Seulement 800 000 barils (127 millions de litres) de ce brut auraient été récupérés par BP grâce aux incendies contrôlés et à l'aide de bateaux écumeurs.


Photo : Greenpeace.

La quantité de pétrole déversée est seize fois plus importante que la marée noire de 1989, provoquée par le naufrage du pétrolier Exxon Valdez en Alaska. C'est la deuxième marée noire de l'histoire du pétrole, la plus importante ayant eu lieu en 1991, lors de la guerre du Golfe, lorsque l'armée irakienne avait ouvert les vannes de plusieurs pipelines.

Par l'effet des fortes températures qui sévissent dans le golfe du Mexique, environ 30% du pétrole s'est évaporé selon l'expert pétrolier Jean-François Giannesi.

Environ trois quarts du brut déversé serait « éliminé » : évaporé donc, récupéré pour environ 16%, ou dégradé par les micro-organismes et les 7 millions de litres de dispersant déversés dans l'océan.

Au passage, quel est vraiment l'impact de ses dispersants sur l'environnement ?
Les associations ont dénoncé ce procédé, à l'instar de Greenpeace qui soupçonne ces produits d'être toxiques. Après avoir réalisé des tests, l'Agence américaine de protection de l'environnement a nuancé ces craintes, assurant que le mélange ne l'était «pas plus (…) que le pétrole lui-même».v

Quid du quart du pétrole restant ? Certains experts pensent qu'il aurait coulé et stagnerait dans les profondeurs océaniques, ce qui aurait des conséquences désastreuses sur les écosystèmes marins.
On ne peut pour l'instant en avoir une idée précise, mais pour certains le pire est à venir. Impossible non plus d'évaluer pour le moment quelle quantité de pétrole restera sous la surface de la mer. Selon James Cowan, océanographe, il reste des boulettes de goudron "de la taille d'un grain de sable". Mais, explique-t-il dans Libération, ces dernières peuvent "ressurgir des dizaines d'années plus tard".
De même la présence d'hydrocarbures dans l'eau aurait un impact à long terme sur l'écosystème : mortalité anormalement élevée, malformations. "Après l'accident de l'Exxon Valdez, en 1989 sur les côtes de l'Alaska, explique-t-il, on n'avait pas vu non plus beaucoup de poissons morts sur le coup, mais, vingt ans plus tard, les harengs ne se reproduisent toujours pas normalement."

Mon avis

Un cas où il ne faut pas croire ce que l'on voit.
Le mal n'est pas forcément visible et il perdurera très longtemps.

mercredi 11 août 2010

Russie : les incendies ont touché 4.000 hectares de zones irradiées

On le redoutait et l'on apprend aujourd’hui que 4.000 hectares de terres radioactives ont d’ores et déjà été brûlées en Russie.

Le service fédéral de défense des forêts a fait le décompte : des incendies de forêt ont été enregistrés depuis juillet "sur 3.900 hectares" de terres "polluées par des éléments radioactifs". Et ce principalement dans la région de Briansk, au sud-ouest de Moscou, et à la frontière du Bélarus et de l’Ukraine, qui avait été polluée par les retombées de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en 1986.

Quelles sont les conséquences d’une telle nouvelle ? "Un incendie peut remettre en suspension dans l’air les particules radioactives contenues dans la terre et les arbres" explique Roland Desbordes, président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité). "Cependant, les niveaux de concentration en particules de césium sont tellement bas qu’ils ne peuvent absolument pas engendrer une inquiétude sanitaire" estime de son côté l’IRSN.

Source : France info.

Voir aussi

L'avis de l'Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sur le niveau de risque pour la France.

Agriculture biologique : exploitations en augmentation

Fin 2008, 13 298 exploitations agricoles étaient engagées dans la production biologique avec 583 799 ha, soit 2,12% de la surface agricole utilisée nationale.

En 2009 la progression a été bonne avec 3769 nouvelles exploitations et une hausse des surfaces en conversion de 86%.

2010 voit le même succès se confirmer.

L’engagement du Grenelle de tripler les surfaces en bio d’ici 2012 pourrait ainsi être atteint mais France Nature Environnement (FNE) craint que le budget de l'état ne soit pas à la hauteur pour faire face à la demande.

L’Etat a en effet prévu d’aider ces conversions, mais malgré les nombreuses alertes de France Nature Environnement, les budgets sont insuffisants pour faire face à la demande.

FNE, précise : « D’après nos informations, selon les régions, 15 à 25% des demandes de conversions risqueraient de ne pas être honorées, faute de budget disponible. »

Pour Jean-Claude Bévillard, responsable des questions agricoles à FNE : « Il serait totalement inacceptable que les conversions soient freinées par un manque de crédits. La France s’est engagée à tripler ses surfaces en bio, elle doit maintenant trouver les moyens nécessaires pour mettre en œuvre cet engagement. »

FNE demande instamment au Ministre de l’agriculture de trouver une solution pour répondre à l’ensemble des demandes de conversions à l’agriculture biologique.

Sources :
France Nature Environnement
Agence bio

mardi 10 août 2010

Incendies de forêts en Russie : très faible risque de contamination pour la France selon l'IRSN

Selon l'Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), les incendies de forêts en Russie n'induisent qu'un très faible risque de contamination pour la France. Voici l'analyse de la situation selon cet organisme public français, en date du 6 Aout.


Carte de situation © Google Earth

Si les incendies de forêts actuellement en cours en Russie touchaient des zones contaminées par les retombées radioactives de l’accident de Tchernobyl survenu en 1986, le risque serait une contamination de l’air par la remise en suspension de particules radioactives (notamment de césium 137) lors de la combustion du bois.

En tout état de cause, les quantités de Césium (et à moindre degré de Strontium 90) qui pourraient être remises en suspension par des feux de forêt seraient sans commune mesure avec celles rejetées par le réacteur de Tchernobyl accidenté en 1986 (1).
Les traces de radioactivité qui pourraient alors être mesurées en France seraient trop faibles pour représenter un risque pour la santé et l'environnement, comme l’a déjà montré un épisode précédent de feux de forêts en Russie, Biélorussie et Ukraine en septembre 2002.


Figure : Évolution de l’activité moyenne du césium 137 de l’air en France de mai à octobre 2002 et moyenne annuelle

Toutefois, il faut souligner que ces niveaux de radioactivité du césium 137 mesurées en France lors des épisodes d’incendie dans les pays de l’Est, ont été dix à cent millions de fois plus faibles que le niveau de radioactivité naturelle dû à la présence permanente de radon dans l’air (2).

Néanmoins, il convient de remarquer qu’en raison de leur très faible niveau de concentration, ces particules radioactives nécessitent pour être détectées des stations de prélèvement d’aérosols à grand débit (stations du réseau OPERA-Air).

Les filtres recueillant les particules doivent alors faire l’objet de traitement au sein de laboratoires de haute performance, et être analysés pendant plusieurs semaines. Il ne s’agit donc pas d’une mesure de radioactivité en temps réel, comme celle réalisée par le réseau d’alerte TELERAY destiné à détecter des niveaux de radioactivité beaucoup plus élevés.

L’ensemble des résultats de mesures seront disponibles via le Portail IRSN de surveillance de la radioactivité dans l'environnement (http://environnement.irsn.fr).

Notes :
(1)- Consulter les dossiers sur l’accident de Tchernobyl.
(2)- Pour plus d’information, lire notre fiche d’information « Incendies de forêts dans les pays de l’Est : mesures de la contamination de l’air par l’IRSN » (document pdf).

Mon avis

Peut-on avoir pleinement confiance dans cet établissement public qu'est l'IRSN ? Je m'interroge...
Quoi qu'il en soit, il me paraissait intéressant de vous communiquer cet avis.
Nous suivrons bien sûr l'évolution de la situation en souhaitant que le moins de radioactivité possible ne soit diffusée dans l'atmosphère.

Le moustique tigre sous surveillance

La dengue et le chikungunya sont de plus en plus présents en France métropolitaine. Selon les chiffres communiqués dans le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), publié ce mardi 27 juillet, 381 cas de dengue ont été signalés en 2009, contre 312 en 2008, alors que 46 cas de chikungunya ont été observés en 2009, contre 40 l'année précédente. Les régions les plus touchées par ces deux virus sont l'Ile-de-France et la Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le moustique tigre (Aedes Albopictus), originaire d'Asie Sud-Est est le vecteur de ces maladies.

Depuis plusieurs années, les services de santé de l'État surveillent la dissémination et la colonisation des moustiques tigres sur le territoire métropolitain. En raison de sa situation géographique comprise entre deux zones déjà sensibles à la colonisation de l'insecte la Catalogne et la Côte d'Azur, la région Languedoc-Roussillon a été inscrite dans une campagne de surveillance expérimentale. Dans ce cadre, treize communes du département du Gard ont été désignées.

Villeneuve lez Avignon a été choisie pour être « site de piégeage » du moustique tigre durant la période estivale 2010. Un matériel bien spécifique a d'ores et déjà été disséminé dans l'environnement : seaux noirs avec des eaux stagnantes, des plaques de polystyrènes et des pastilles d'insecticide. Les gîtes où logent ces diptères se trouvent autant sur le domaine privé que public. Les eaux stagnantes constituent le principal lieu de pontes et de reproduction. Ces pièges disséminés sont cependant fragiles et nécessitent de la précaution et de l'information auprès de tous, pour leur préservation. Les résultats de la campagne de surveillance seront communiques en octobre.

Pour les pouvoirs publics, la lutte contre cette espèce nécessite la mobilisation de l'ensemble de la population avec un message clair : « chez vous, soyez secs avec les moustiques : supprimez les eaux stagnantes ! ».

Pour plus d’information

Consultez la plaquette d'information du Ministère de la Santé :

Mastiquons !


Mastiquer, nous ne pratiquons visiblement pas assez !

Et pourtant, les bienfaits de la mastication sont clairement annoncés par le milieu médical :

  • La mastication peut jouer un rôle dans la prise de poids, car plus l'on mastique, moins on mange vite. Ce qui diminue la quantité de calories car la sensation de satiété arrive au bout de quinze à vingt minutes après l'ingestion d'aliments. Si vous souhaitez perdre du poids ou ne pas en prendre, vous devez donc faire attention à mastiquer lentement. Ainsi, vous mangerez moins en quantité et vous apprécierez davantage les arômes de votre plat !
  • Mastiquer permet de diminuer les problèmes de ballonnement (50% des français y sont sujet).
  • Ne pas assez mastiquer diminue la vascularisation cérébrale, diminuant ainsi la mémorisation.
  • Les dents et la surface osseuse régressent en liaison avec la moindre mastication.

3 règles de bonne pratique

- Privilégiez les aliments crus et solides, les fruits et les légumes. Redonnez de la consistance à votre alimentation.
- Prenez votre temps pour manger. Au moins 20 mn.
- Mangez assis. Manger debout conduit à faire de grosses bouchées et à les avaler telle quelles, provoquant une dilatation de l'estomac.


La solution ?

Pour plus d’information

Et si la mastication était une méthode intelligente et efficace de l'organisme et du cerveau pour manger moins et assimiler mieux ?

Comment le cerveau pourrait-il organiser une bonne digestion, une bonne assimilation, et surtout déclencher le signal de satiété, si nous ne lui laissons pas le temps d'analyser ce qui entre dans notre bouche ? C'est aussi savoir dire assez, avant que l'organisme en ait trop. N'est-ce pas ainsi, du reste, que pourrait être défini le bonheur ?

Cette démarche a des vertus remarquables, notamment dans le cadre d'un régime (en mastiquant bien, on mange moins et surtout, on assimile mieux) mais aussi pour développer une approche qualitative de la vie. Ce n'est pas la quantité qui me rend heureux, mais la démarche qui m'amène à en apprécier la qualité.

Apprécier et savourer ce que nous avons, en commençant par ce qui est dans notre assiette, voilà ce que nous propose l'auteur.

Sommaire :
-Nous ne savons plus savourer
-Mastiquer, qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert ?
-Les bienfaits de la mastication
-La pratique : comment faire pour bien mastiquer ?



Issu de la recherche sur l’évolution, le Régime mastication ne ressemble à rien de ce que vous connaissez. Très facile à suivre, il va révolutionner la manière de se nourrir.

Le Régime mastication est basé sur les découvertes des chercheurs qui étudient la dépense énergétique de la digestion et les signaux de satiété. Il vous guide non seulement vers votre poids de forme, mais rééduque en profondeur votre rapport aux aliments.

http://www.thierrysouccar.com/les_livres/nutrition/le_regime_mastication

lundi 9 août 2010

Etat d'urgence autour d'un centre de retraitement nucléaire russe

Un centre de retraitement de déchets nucléaires menacé
Les autorités russes font savoir que l'état d'urgence a été décrété il y a trois jours déjà autour du centre de retraitement et de stockage de déchets nucléaires de Maïak en raison de la propagation des incendies dans cette zone.

Le chef de l'administration, Viktor Trofimtchouk, «présidera le 10 août une réunion d'urgence pour coordonner les efforts des services concernés», selon ce communiqué. Le centre de retraitement se trouve dans la région de Tcheliabinsk, dans l'Oural, à 2000 km à l'est de Moscou.

Ce gigantesque complexe, lieu d'une catastrophe nucléaire en 1957, qui est capable de retraiter 400 tonnes de combustible nucléaire usagé par an, est aussi le lieu de stockage de très grandes quantités de déchets nucléaires.

Risque sur les zones contaminées par l'accident de Tchernobyl
Un risque écologique si le feu s'approche de Tchernobyl. Les incendies pourraient provoquer de gros risques écologiques dont des retombées radioactives en Europe. L'association écologique Robin des Bois a tiré la sonnette d'alarme. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a, lui, déjà annoncé qu'il allait mesurer de près les particules qui pourraient atteindre la France et analyser «leurs éventuelles retombées au sol».

Le ministre des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou, craint que les incendies ne se propagent à une région dont le sol et les végétaux avaient été irradiés lors de l'explosion de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl, où a eu lieu en 1986 la plus grande catastrophe nucléaire civile de tous les temps. «Nous surveillons attentivement la situation dans la région (russe, ndlr) de Briansk», à la frontière avec l'Ukraine et le Bélarus, car «si un incendie s'y déclarait, des substances radioactives pourraient s'envoler avec la fumée et une nouvelle zone polluée apparaîtrait», a-t-il expliqué.

Un autre centre nucléaire en danger
Des arbres abattus autour du centre nucléaire de Sarov. Près de 500 militaires abattaient vendredi la forêt autour du centre nucléaire militaire Arzamas 16, près de Sarov, pour écarter définitivement le risque de propagation du feu qui s'était stabilisé hier, a indiqué un porte-parole du ministère. Les autorités, après avoir déclaré plusieurs fois qu'il n'y avait aucun risque, ont réaffirmé que tous les matériaux radioactifs avaient été évacués du site au début de la semaine. L'association écologiste Robin des Bois a exprimé des inquiétudes concernant Arzamas 16, déjà en fonction du vivant de Staline. Elle craint notamment que des déchets dangereux y soient encore stockés.


Sources :
Libération.
Le Parisien.

Mon avis

Les autorités Russes sont toujours aussi peu transparentes et même cachent la vérité, tant sur la mortalité liée aux conséquences des incendies, que sur les risques qui pèsent ou atteignent les installation militaires et nucléaires.

Les transports routiers polluent toujours plus

Le bilan de la qualité de l'air 2009 publié le 28 juillet constate l’augmentation de polluants provenant du secteur des transports.


Selon le rapport gouvernemental « Les tendances globales des concentrations de NO2 (dioxyde d'azote) montrent une légère augmentation entre 2008 et 2009 que nous n’avions pas connue depuis 2005, et qui se manifeste notamment sur les sites en proximité de trafic automobile.

On constate par ailleurs, une augmentation des concentrations de PM10, particules fines de diamètre inférieur à 10 micromètres.

Les dépassements de particules seraient, selon des travaux de l'OMS, la cause de
400 000 morts prématurées par an en Europe, dont environ 42 000 en France soit 5% des décès chaque année en France.

Notons cependant que d'autres polluants réglementés marquent une stagnation, voire une légère augmentation des concentrations enregistrées.

"Malgré l'ensemble des moyens et actions mis en œuvre en matière de lutte contre la pollution atmosphérique, l'année 2009 confirme l'état de dépassement des normes de qualité de l'air. La France fait actuellement l'objet, dans le cadre de la réglementation communautaire en matière d'air ambiant, de deux procédures d'infraction lancées par la Commission européenne", indique le rapport Bilan de la qualité de l'air 2009 du Ministère de l'Ecologie.

Pour plus d’information

Lisez le dossier de presse ministériel : Bilan de la qualité de l’air 2009.

dimanche 8 août 2010

Dates de chasse : trop c'est trop !

Le conseil d'Etat vient de donner satisfaction aux associations LPO, FNE et la Ligue ROC en annulant deux arrêtés du 1er janvier 2009 relatifs à la fermeture des dates de chasse pour l'année 2008-2009 et a demandé au ministère de revoir sa copie pour faire en sorte que les prochaines fermetures de chasse en 2011 intègrent cette nouvelle jurisprudence.

Les arrêtés annulés avaient repoussé les dates de fermeture de chasse :
- la fermeture de la chasse aux canards et aux rallidés, qui depuis quelques années était fixée au 31 janvier, était, pour l'année 2008-2009, repoussée au 10 février sauf pour le colvert et le chipeau ;
- les limicoles, sauf le vanneau huppé, fermaient le 8 février 2009 au lieu du 31 janvier ;

Les associations n'avaient eu d'autre recours que de contester devant le Conseil d'Etat ces arrêtés néfastes sur le plan biologique ; en effet l'échelonnement des fermetures suivant quatre dates entraînait un important dérangement pour toutes les espèces dans la période prénuptiale où elles sont fragiles.

le Conseil d'Etat a jugé que ces dates de fermetures de la chasse n'étaient pas conformes à la loi française et à la directive européenne « Oiseaux » qui interdit notamment la chasse pendant les périodes de migration prénuptiale, et que, pour des raisons de dérangement et de confusion entre espèces, l'échelonnement des dates pour les canards n'était pas possible car il ne garantit pas la protection des espèces pour lesquelles la fermeture intervient plus tôt.

La LPO, la Ligue ROC et FNE se félicitent donc de cette décision qui rappelle que les dates de chasse doivent être adaptées au rythme biologique des oiseaux. Elles souhaitent que ce jugement mette un terme à un contentieux vieux de plus de vingt ans, en conduisant à l'adoption durable d'une date de fermeture unique, et qu'il permette enfin l'apaisement du conflit sur les dates de chasse.

Source : LPO



Mon avis

samedi 7 août 2010

Molly, célèbre chouette effraie américaine en vidéo live

Molly est une chouette effraie qui a élu domicile dans un nichoir à San Marcos, ville américaine de Californie située au nord de San Diego.
Elle se situe donc à environ 9000 km de Paris, à vol de chouette...


Le repère "A" indique la ville de San Marcos


Le jardin où se situe le nichoir


Et voici Molly

La famille Royal, propriétaire des lieux, avait installé une caméra dans le nichoir qui resta vide durant deux ans avant que Molly ne s'y installe.

En février dernier, elle pondait 6 œufs.
Une effraie a plusieurs couvées dans l'année. Elle couve actuellement 4 œufs.

Évidemment, Molly n'est pas célibataire, son compagnon a été dénommé McGee par les amateurs d'oiseaux Carlos et Donna Royal.

La famille Royal a mis en place un flux vidéo qui nous permet de voir l'intérieur du nichoir en direct :

Notez le décalage horaire de 9 heures en "retard" sur la France, il faut retrancher 9 h à l'heure française.
Lorsqu'il fait jour là bas la vidéo est en couleurs.
La nuit vous voyez une image en noir et blanc du genre infra-rouge.

Le jardin de la famille Royal en direct :

A tout moment plusieurs centaines d'internautes sont connectés et suivent la vie de l'oiseau.
Un certain succès puisque que la célèbre chouette a déjà été regardée plus de 14 millions de fois sur le site Ustream !
Attention à ne pas devenir accro !
Je trouve qu'il est vraiment passionnant de regarder de temps en temps cet oiseau magnifique se dégourdir régulièrement, puis reprendre place pour couver. Si vous vous connectez le matin, il fait nuit là bas et vous pourrez le surprendre à sortir du nichoir.
C'est si peu fréquent, comment s'alimente-t-il ?
J'attends avec impatience la naissance des oisillons !

Pour plus d’information

Visitez le blog Molly's box

vendredi 6 août 2010

Sale temps pour la planète - Madagascar, l'envers du décors

Cette série documentaire étudie les conséquences des changements climatiques à travers la planète, notamment celles des réfugiés.

Connue pour ses îles et ses plages paradisiaques, Madagascar attire, chaque année, 300 000 touristes en moyenne. Des voyageurs qui ne fréquentent que les hauts lieux du tourisme local, Sainte Marie à l'est et Nosi Bé, à l'ouest. Ce film entraîne le téléspectateur dans l'enfer du décor, très loin des clichés de la grande île...

Chemins de traverse, notamment dans le sud du pays où des millions de Malgaches sont oubliés des autorités et des hommes. Cette population vit avec moins de 2 dollars par jour.

Une survie au quotidien et les prévisions des experts du GIEC ne risquent pas de les rassurer : les sécheresses vont se multiplier, les sols vont s'appauvrir, l'eau va se faire de plus en plus rare, les ressources halieutiques s'épuisent d'ores et déjà.

Mais difficile d'anticiper ou d'organiser la moindre stratégie à Madagascar... La faute à cette instabilité politique qui perdure et qui mène ce pays de 20 millions d'habitants dans l'impasse.

Rediffusions

Sur France 5, dimanche 8 Août 2010 à 15:43
Vidéo intégrale disponible jusqu’au mardi 10 août 2010 à 20:37

Mon avis

J'ai vu ce documentaire sur France 5 lors de sa première diffusion.
Le réchauffement climatique, ce n'est pas juste une occupation pour blogueur, une lubie d'écologiste...
Dans nos régions, la sécheresse augmente d'année en année, l'état des rivières, les restrictions d'eau qui nous sont imposées en sont les témoins.
Cela n'empêche guère nos concitoyens de laver leur voiture, de remplir leur piscine.
Nos agriculteurs pompent l'eau de plus en plus profond.
Nous nous voilons la face sans trop penser à demain. Demain qui sera pire.

A Madagascar, le pire c'est maintenant.
Depuis 50 ans les habitants voient leurs conditions de vie changer. Se dégrader.
Partant de la pauvreté, 14 millions de personnes sont dans une extrême pauvreté.
La mortalité infantile est terrible.
Progression des dunes dans les régions côtières, inondations, cyclones, déforestation pour subsister etc...
La liste des fléaux conséquences du réchauffement climatique est longue.

Crise politique, crise humaine et sociale, la situation est d'une grande urgence.
L'aide internationale est négligeable face au constat d'une situation terriblement dramatique.

Le réchauffement climatique, l'homme est responsable.
Mais que faut-il faire, voir, quelles catastrophes faudra-t-il encore attendre pour qu'enfin les changements de fond soient engagés ?
Ces changements se produiront-ils un jour ? Avant qu'il ne soit trop tard ?

jeudi 5 août 2010

OGM en France, une manœuvre très suspecte, la fin du moratoire français sur la culture des OGM ?

A la demande de plusieurs entreprises semencières, le ministre de l’Agriculture, Bruno Lemaire, a inscrit, le 20 juillet dernier, au catalogue français des semences 36 variétés de maïs génétiquement modifié Mon810 et deux variétés de maïs GM T25.

Cette inscription au catalogue français des semences a de quoi étonner. En fait, cette inscription fait automatiquement accéder ces semences OGM au catalogue européen. Les entreprises françaises peuvent ainsi en commercialiser les semences dans les pays où le Mon810 n’est pas interdit.

Alors que la France a provisoirement interdit la culture du maïs Mon810 sur son territoire en activant la désormais bien connue clause de sauvegarde, ce n'est pas le cas pour le maïs GM T25 (contrairement à l’Autriche).

Le GM T25 de Bayer n’est pas cultivé sur le territoire européen. La Commission européenne indiquait à l'association inf'OGM qu’aucune variété de maïs T25 n’a été inscrite au catalogue européen. Or, pour être mise sur le marché européen, et donc être cultivée, une semence doit être inscrite au catalogue. Ceci est chose faite par l'action de la France.
Donc,ce maïs pourrait ainsi être cultivé partout en Europe et aussi en France.
Est-ce la volonté du gouvernement ?

La question mérite d'être posée sur cette affaire qui ressemble fort à une manœuvre !

Inf’OGM demande que toute la transparence soit faite sur cette affaire.

France Nature Environnement (FNE) déclare:

FNE constate l’incohérence du gouvernement en matière de politique agricole vis-à-vis des OGM, pour servir les intérêts des firmes semencières plutôt que l’intérêt général. La fédération demande instamment le retrait de ces nouvelles inscriptions au catalogue de semences transgéniques ainsi qu’une action renforcée au niveau européen pour qu’enfin l’évaluation des OGM soit transparente et indépendante grâce à des contre expertises pluridisciplinaires, ce qui serait le minimum. FNE affirme que tous les avis favorables rendus jusque là en faveur des OGM par la CE devraient être invalidés, à la fois pour des raisons scientifiques et politiques : on ne se donne pas les moyens de certifier l’absence de toxicité des produits et l’on ne respecte pas l’expression démocratique au sein même des instances européennes. Ce serait un comble que la France avalise ces pratiques et désavoue ses prises de positions en faveur du Bien commun !



Pour plus d’information

Lisez le communiqué d'Inf'OGM.
Lisez le communiqué de FNE.

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Mon avis

C'est une affaire très sérieuse, qui pourrait marquer une volonté gouvernementale de mettre fin au moratoire sur la culture des OGM.
Si c'était le cas, nous aurions là besoin d'une mobilisation de masse des acteurs de la protection environnementale !
Même si ce n'était pas le cas, l'action gouvernementale fait courir des risques inacceptables pour la santé humaine et l'environnement.


mercredi 4 août 2010

Canicule en Russie, inondations au Pakistan, énormes crues en Chine... conséquences du dérèglement climatique ?

L'actualité est, pourrait-on dire sans vouloir faire de jeu de mots, brulante.


Photos d'archives

La Russie subit une canicule et une sécheresse historiques.
Les incendies y sont liés mais ce ne sont bien sûr pas les seules responsables. Cette semaine a vu la plus forte température enregistrée depuis le début des observations de la météo, il y a cent soixante ans.

Au Pakistan, la mousson particulièrement intense provoque les inondations les plus meurtrières connues de mémoire d’homme, les pires depuis quatre-vingts ans.

La Chine, elle connait les pires inondations de ces dix dernières années.
Le controversé barrage des Trois-Gorges, longtemps vanté par les autorités comme un équipement indispensable dans la lutte contre les inondations, peine à assumer la crue du fleuve Yangzi Jiang. Le niveau maximal de remplissage du barrage conseillé lors de la mousson, a été dépassé à deux reprises déjà.

Certains voient à tout cela des conséquences du dérèglement climatique mondial.
Selon Greenpeace Russie et WWF, le faible taux de précipitations qu'a connu la Russie en 2009, prélude à la sécheresse de cet été, confirme les prédictions d'experts entrevoyant, avec le réchauffement de la planète, une augmentation des périodes sèches dans les régions continentales comme celles du centre de la Russie (1).

Globalement, les scientifiques refusent de trier une telle conclusion sur de si brefs phénomènes.
C'est par exemple la position de Hervé le Treut qui est l'un des climatologues français les plus en vue et est expert au Giec ( Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). (2)

(1) Le Monde

(2) http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/08/03/canicule-russe-le-spectre-du-rechauffement.html

Mon avis

Il ne serait pas bien venu ni utile de noircir le tableau et d'imputer d'une manière directe et définitive ces phénomènes au changement climatique mondial.
Je reste cependant persuadé que nous constatons depuis de nombreuses années une dégradation progressive de l'environnement, une augmentation des températures moyennes et des sécheresses qui entrent dans le cadre des changements climatiques globaux.
Même si l'on doit douter, vérifier et étudier encore les phénomènes constatés, la présomption est forte, lourde.
Reste que la très grande majorité des scientifiques sont convaincus que la responsabilité est engagée.
La nécessité d'un plan d'action mondial, politique, ne fait pour moi aucun doute.
Le seul qui subsiste, et il est fort celui là aussi, est relatif à notre capacité à vraiment résoudre l'un des plus grands problèmes auquel l'humanité est confrontée.

Martinets partis !

Les martinets sont partis !
En Essonne tout du moins, il y a quelques jours déjà...
Les martinets noirs reviennent d’Afrique vers le début du mois de mai et repartent dès la mi-juillet.


Chez nous, en Essonne on n'a vu que très peu d'hirondelles.
Les martinets partis, le ciel est bien vide.

Chaque année, c'est pareil.

Lorsque je me relis sur ce billet d'il y a deux ans, je me rassure un peu, la date de leur départ n'a pas trop changé...
Ne nous y trompons pas, le changement climatique influe nettement sur les oiseaux.

mardi 3 août 2010

Le prochain film de Jean-Paul Jaud : Severn, la voix de nos enfants

Le nouveau long-métrage documentaire de Jean-Paul Jaud, Severn, la voix de nos enfants, second volet de Nos enfants nous accuseront, est programmé pour la 17ème édition du Festival du Film de Lama en Haute-Corse.
Le film sera projeté en avant-première en plein air le 3 août 2010 à 21h30.

« C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’une enfant s’adresse aux responsables de la planète. J’ai reçu en plein cœur le cri d’alarme de Severn. »
Jean-Paul Jaud

En 1992, au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, Severn Suzuki, âgée de 12 ans interpelle les dirigeants du monde entier sur la situation humanitaire et écologique de la planète.
La voix de cette enfant empreinte de sincérité et de bon sens, portée par des mots simples et directs bouleverse son auditoire de l'époque. Al Gore lui aurait même confié ce jour-là « qu'elle avait livré le meilleur discours qu'il ait entendu à Rio ».

Il y a deux ans, au moment où il s'apprêtait à se lancer dans la réalisation du second volet de Nos enfants nous accuseront, Jean-Paul Jaud découvre par hasard le discours de Severn. Il est saisi par son charisme et par la puissance de son témoignage et sa triste résonance avec l'actualité.

Il se lance à sa recherche et la retrouve alors qu'elle attend son premier enfant. Il décide d'en faire le personnage central de son film en lui redonnant la parole : que s'est-il passé depuis 18 ans ? Quels sont les engagements qui ont été tenus ?
À quels nouveaux défis et à quelles urgences le monde doit-il faire face ?

Jean-Paul Jaud met en regard le discours de Severn de 1992 avec la vision qu'elle porte aujourd'hui sur le monde, à ce moment si particulier où elle s'apprête à donner la vie. Et même si rien n’a changé, Severn est persuadée qu'il est encore possible de changer les choses.

Alors comme un écho aux interpellations de Severn et pour répondre de manière résolument optimiste aux désillusions qu'elle pointe, le film prend le parti de mettre en lumière des initiatives positives, menées aux quatre coins de la planète par des personnes remarquables.

Il nous confronte à une question universelle et essentielle : quel monde laisserons-nous aux générations futures ?

Le film sortira en France en salle le 10 novembre 2010.

Pour plus d’information

Visitez le site du film : http://www.severn-lefilm.com/severn-film-bande-annonce.html

Regardez sa toute première présentation :

lundi 2 août 2010

Essais nucléaires : quelles vérités ?


Lundi 02 Aout à 20h35


De 1960 à 1996, quelque 150 000 appelés et militaires de carrière ont participé aux plus de 200 essais nucléaires français effectués dans le désert algérien ou en Polynésie. Près d'un demi-siècle plus tard, ils sont des centaines à souffrir de séquelles psychologiques ou physiques.

Depuis plusieurs années, ces vétérans se battent pour obtenir la création d'un fonds d'indemnisation et un suivi sanitaire.
Une loi allant en ce sens a finalement été votée à l'automne 2009.
Ces victimes ont-elles été entendues pour autant ?
Le doute est permis à la lumière des témoignages des hommes et des femmes présentés dans ce documentaire.

Thierry Derouet et Nathalie Barbe reviennent sur cette période occultée de l’histoire, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, en donnant la parole à ceux qui n’avaient pas été écoutés 40 ans durant.

Rediffusions sur LCP :
Mercredi 04 août 09h35
Samedi 07 août 19h35
Mardi 10 août 2010 15h00
Vendredi 13 août 2010 00h00

Mon avis

Un sujet d'actualité alors qu'il y a quelques semaines,le 11 juin, un décret publiait les conditions d'application de la loi du 5 janvier sur l'indemnisation des irradiés des essais nucléaires français.

Pomme de terre OGM Amflora : la controverse

La Commission européenne (CE) a autorisé le 2 mars 2010 une pomme de terre OGM, l’Amflora, enrichie en amylopectine, pour l’industrie du papier et l’alimentation animale, mais aussi avec une tolérance pour l’alimentation humaine en cas de contamination.

Cette autorisation fut donnée sur la base d'une évaluation faite par l’Agence européenne de sécurité sanitaire (AESA).


Le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) français, composé de son Comité scientifique (CS) et de son Comité économique, éthique et social (CEES), vient de rendre un avis le 28 juillet 2010 sur cette pomme de terre OGM.

"Les études de toxicologie entreprises n'ont pas identifié de risque majeur lié à la consommation de ce végétal", indique le conseil scientifique du HCB.
D'autre part, "la culture de cette pomme de terre ne constituerait pas de risque particulier pour l'environnement".

Le CEES, de son côté, "diverge sur le sort à réserver, dans la décision politique, au gène marqueur de résistance aux antibiotiques" présent dans cet OGM.

Certains, note le comité, "estiment que, du fait du manque de manque de connaissances sur la microbiologie du sol, une précaution maximale devrait être adoptée sous forme d'interdiction d'Amflora". En effet, "l'autorisation de cette pomme de terre véhiculerait pour eux un message négatif au regard des efforts de prévention des résistances aux antibiotiques".

D'autres "invitent à prendre acte de l'absence de risque à laquelle concluent les scientifiques et observent que le principe de précaution n'implique en rien de parvenir à un hypothétique risque zéro".

Le CEES observe par ailleurs que "dans le contexte économique actuel, la pomme de terre Amflora ne présente qu'une utilité limitée pour les acteurs des filières féculière et papetière françaises".

Sur le plan scientifique, le CS souligne que le gène de référence de la variété transgénique présente des réactions croisées avec d’autres séquences de solanacées* et que « le système de référence proposé par le pétitionnaire n’est pas fiable ».


Pour Nature Environnement (FNE), « il ressort de cet avis des arguments scientifiques et juridiques qui font apparaître Amflora comme inutile, n’ayant pas fait la preuve de son innocuité et illégale » ; et de préciser que « au-delà de ce dossier, c’est bel et bien la non crédibilité des instances européennes en matière d’évaluation des OGM que FNE dénonce une nouvelle fois pour exiger, au minimum, une refonte des procédures d’évaluation des OGM ».

FNE affirme que tous les avis favorables rendus jusque là en faveur des OGM par la CE devraient être invalidés, à la fois pour des raisons scientifiques et politiques. On ne se donne pas les moyens de certifier l’absence de toxicité des produits et l’on ne respecte pas l’expression démocratique.

Les clauses de sauvegarde nécessaires pour se protéger des autorisations laxistes accordées par la CE ne doivent pas faire l’objet d’un marché de dupes, marché qui consisterait à accorder aux Etats membres la possibilité d’interdire sur leurs territoires, les cultures d’OGM à condition de faciliter les autorisations de mise en culture au niveau communautaire !

FNE estime que ce serait un comble alors qu’il est urgent de réformer cette procédure d’évaluation devant intégrer, outre les risques toxicologiques, leurs impacts socio-économiques, avec des moyens techniques et budgétaires pour mener des contre-expertises pluridisciplinaires, transparentes et indépendantes.


L'association Inf'OGM estime que :

L’avis du HCB met en avant des problèmes scientifiques et juridiques que nous allons analyser en détail. Certains d’entre eux n’ont pas été repris dans le communiqué de presse du HCB, comme l’impossibilité de mettre en place une traçabilité sérieuse et l’illégalité de l’autorisation pour l’alimentation humaine de cette pomme de terre GM.


Mon avis

Une actualité OGM riche en cet été 2010.
Entre les 6 variétés de maïs OGM que la Commission Européenne (CE) a autorité à la commercialisation, entre la pomme de terre Amflora qui avait été autorisée par la même CE, il ressort clairement que les avis scientifiques sur lesquels ces autorisations s'appuient ne sont pas carrés et font l'objet de controverse. Le bricolage que propose la CE qui laisserait la possibilité d’interdire sur leurs territoires, les cultures d’OGM à condition de faciliter les autorisations de mise en culture au niveau communautaire, ce bricolage doit être combattu.

dimanche 1 août 2010

Farines animales : le retour ?

Les farines animales ont été interdites en 1990 au nom du principe de précaution, à l'époque du choc provoqué par la maladie de la vache folle. Alors que la maladie est en train de disparaître en Europe, la Commission européenne propose d'abandonner certaines mesures prises à l'époque, notamment lever l'interdiction du recours à certaines farines animales pour l'alimentation des non-ruminants (porcs, volailles, poissons).


En France, le ministère de l'Agriculture annonce faire évaluer les dangers éventuels et déclare au Parisien que « s'il y a des incertitudes, on ne prendra aucun risque ».

José Bové, comme d'autres experts de l'agriculture, s'inquiète de la traçabilité de la filière et pense que « le risque ne vaut pas le coup » parce que les garanties manquent : «Si la Commission européenne autori... on risque de les retrouver chez nous, même si on ne les autorise pas nous-mêmes.
On a déjà vu les gros fabricants britanniques de farines animales utiliser des filières pour passer par la Belgique, la Hollande, l'Espagne… »

Surtout José Bové juge qu'« il n'est pas nécessaire de réintroduire les farines animales ».
Avec une meilleure utilisation du colza et une reconversion de seulement 7% des surfaces en céréales, on pourrait réduire nos importations de protéines animales de 41%, c'est le ministère de l'Environnement français qui le dit. Sauf que quand j'ai interpellé Barroso sur ce sujet, il s'est mis en colère et m'a dit qu'il ne remettrait jamais en cause ces accords. »

Mon avis

Une affaire grave. A suivre en faisant tout ce qui est en notre possible pour que cette pratique, contre nature et uniquement dictée par des considération économiques de rendement, soient proscrites.
Le boycott des produits carnés sera notre arme ultime !

«On ne prendra aucun risque ». Ben voyons, on y croit !

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