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samedi 21 janvier 2017

CETA Non !

J'arrive 1/2 en retard au rendez-vous parisien cet après midi pour dire non au traité CETA, personne...


vendredi 20 janvier 2017

Respirer tue


La pollution atmosphérique est responsable en France de 48000 morts prématurées par maladies cardiovasculaires, cancer, pneumonies. Ne rien faire ou pas assez est donc un crime.
En ville, le diesel émet des particules fines particulièrement dangereuses. Le carburant diesel est mortel. A Paris il est responsable de 58% des émissions de particules fines PM2,5. Anne Hidalgo n’envisage son interdiction qu’en 2020. Parisiens, tenez bon !
Paris n'est pas seule concernée, nombre d'autres villes sont touchées...

L’écotaxe poids lourds a été abandonnée. Les entreprises récupèrent la TVA sur le gazoil qui fait rouler 95% de leur parc automobile. L’inaction des pouvoirs publics les rend responsables de nombreux décès. Les pastilles colorées que les automobilistes roulant dans Paris doivent maintenant coller sur leur pare-brise changera-t-il suffisamment la donne ? Non.

Quelles mesures contraignantes sont-elles prises envers les entreprises polluantes ? A l’évidence pas assez. Que fait-on pour réduire les transports routiers ? Rien ou si peu.
Politiques, industriels, arrêtez avec votre développement durable qui n’a pour objet que de faire perdurer le système et vos profits. La voiture électrique, ça suffit ! Surtout quand l’électricité est nucléaire et quand le lithium de leurs batteries est exploité au détriment de l’homme et de l’environnement. Nous le savons tous, la voiture non polluante est celle qui n’existe pas. Réduisons donc les déplacements des personnes et des marchandises. L’évidence est qu’il faut entretenir et améliorer les transports en commun. C’est connu depuis des décennies, pourtant leur situation globale se dégrade d’année en année.

Respirer tue, politiques et industriels vous en êtes responsables.

jeudi 12 janvier 2017

Stop CETA le 21 janvier


Le 21 janvier se tient la dernière journée européenne de mobilisation contre le CETA avant son vote au parlement Européen, le 14 ou 15 février prochain. Cette journée d’action sera décentralisée avec des initiatives diverses dans de nombreuses villes de France.

A Paris : Rdv à 14h au 288 boulevard Saint Germain

Ailleurs : voyez ici.

mercredi 11 janvier 2017

Il est temps de renouveler internet

Je vous présente ici une campagne Greenpeace indispensable.

Internet a révolutionné nos vies, mais son coût environnemental élevé, lui, n’a rien de virtuel.

Il faut en effet alimenter les gigantesques centres de données, particulièrement énergivores, qui stockent toutes les données que nous consommons chaque jour (emails, vidéos, photos, etc.). Depuis 2010, Greenpeace pousse les géants du Net à abandonner les énergies polluantes, comme le charbon, et à se tourner vers les énergies renouvelables.


D’énormes quantités d’énergie sont nécessaires pour fabriquer et alimenter nos appareils et faire tourner les centres de données. Selon le rapport Click Clean publié hier par Greenpeace, le secteur informatique représente aujourd’hui environ 7 % de la consommation mondiale d’électricité.

Lisez l'analyse de Greenpeace ici.

L’industrie high-tech est partie pour connaître une forte croissance dans les années à venir. Avec cette croissance, c’est la consommation de données qui explosera ainsi que l'impact du numérique sur l'environnement. Au nom de la nécessaire transition énergétique et de l’urgence climatique, cette industrie doit basculer vers les énergies renouvelables. Un autre internet est possible, loin du gaz et du charbon, à la hauteur des défis environnementaux d’aujourd’hui.

Source : Greenpeace.

lundi 9 janvier 2017

L’Appel d’Edgar Morin


Edgar Morin a lancé cet appel à changer de société lors des dialogues en humanité à l’université d’utopia le 24 septembre 2016.
Je vous invite à en prendre connaissance ici : http://changeonsdevoie.org/

Je l'ai signé car il me parait important de montrer que nous sommes nombreux à vouloir un changement profond de société.

Je ne suis pas sensible à la partie humaniste de l'appel (chacun d'entre nous est un petit grain qui fait partie de la grande aventure de l'humanité) mais bon, ce n'est pas le plus important...
Quels seront les effets concrets de cet appel ? Je n'en sait rien. J'ai bien du mal à imaginer que notre société mondialisée sous la coupe de l'oligarchie capitaliste prenne un tel tournant. Allez espérons quand même un peu...

Signer, c'est bien, mettre en pratique un peu, beaucoup, dans son quotidien... c'est mieux !

samedi 7 janvier 2017

Stop aux panneaux publicitaires énergivores


PUBLICITÉS LUMINEUSES : A QUAND LE RETOUR DE LA CHASSE AU GASPIL ?!!!

Avec la vague de froid qui recouvre la France et une bonne partie de l’Europe, la menace de pénurie électrique va immanquablement conduire les responsables politiques à inciter les citoyens à réduire leur consommation énergétique. Légitimes, ces appels au civisme ne peuvent faire oublier le gaspillage énergétique de vastes pans de notre économie.

LA PUB, UNE POLLUTION TROIS EN UN !
La multiplication des dispositifs publicitaires rétro-éclairés, enseignes lumineuses et panneaux vidéos engendrent une pollution visuelle, une pollution mentale et une pollution énergétique !

Chaque panneau est un contre-signal implicite laissant supposer que la sobriété énergétique est une nécessité… pour les autres ! La ministre de l’Écologie doit contraindre le secteur publicitaire à renoncer aux dispositifs publicitaires énergivores. Dans l’attente d’une interdiction totale, la ministre de l’Écologie peut et doit obliger les publicitaires à éteindre les panneaux publicitaires durant les pics de consommation électrique.

SIGNEZ LA PETITION
Chaque panneau lumineux a une consommation électrique équivalente à une famille de 4 personnes, soit près de 4 500 kWh par an. Pire, chaque kilowattheure supplémentaire consommé en période de pic de consommation engendre un rejet de CO2 de plus d’un demi-kilo de dioxyde de carbone, l’équivalent d’une distance de 5 kilomètres effectuée par une petite voiture !

Le système électrique français, reposant tout à la fois sur une part prédominante de nucléaire et sur l’omniprésence du chauffage électrique, a pour effet de solidariser la courbe de température avec celle de la consommation. Or, le nucléaire, en plus d’être dangereux et coûteux, est une technologie lourde et peu flexible. Le nucléaire est inapte à répondre à cette demande électrique de pointe. De fait, chaque hiver, la France est obligée d'importer massivement de l'électricité et de recourir à des centrales alimentées par du charbon ou du fioul dont l’impact climatique est majeur.

Aucun secteur ne peut s’exonérer de sa responsabilité environnementale.

INTERPELLEZ LA MINISTRE DE L'ECOLOGIE
Cette pétition est soutenue par Agir pour l'Environnement et Résistance à l'Agression Publicitaire.

Pour signer : http://stopub.agirpourlenvironnement.org/

dimanche 1 janvier 2017

Bonne année 2017 !

dimanche 25 décembre 2016

Pic de pollution, touche pas à mes avions

On nous a tant rebattu les oreilles avec le Grenelle de l'Environnement.
Des lois ont été ensuite promulguées, dont la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement, dite loi Grenelle II.
Regardons son article 181, que dit-il ?
''Le premier alinéa de l'article L. 223-1 du même code est complété par une phrase ainsi rédigée : « En cas d'épisode de pic de pollution prolongé, le ministre chargé de l'aviation civile prend les mesures nécessaires pour tenir compte de la pollution due aux mouvements d'aéronefs. »''

Mais qu'à donc fait le ministre en question lors des récents pics de pollution ?
A-t-il restreint le transport aérien ?
Non.
Mais peut-être n'est-ce pas de cela qu'il s'agit dans l'article de loi...


C'est toujours pareil, comme pour les accords Climat dont, eux aussi, on nous rebat les mêmes oreilles, fatiguées à la fin...% Touche pas à mes avions ! Voila leur slogan.
Et tant pis pour le vivant.

samedi 24 décembre 2016

Quel pain voulons-nous ?


Auteur : Marie Astier
Editeur : Seuil/Reporterre
EAN 9782021331127

Journaliste dans l’équipe de l’excellent quotidien en ligne « Reporterre », Marie Astier nous entraine dans le monde du pain. A journaliste engagée, livre engagé. « Quel pain voulons-nous ? » présente une enquête approfondie de la filière, des semences au produit fini, en passant par les agriculteurs, les meuniers et, bien sûr, par les boulangers.

De sa plume alerte et vivante, Marie nous fait découvrir comment le pain, aliment de base que l’on pourrait croire simple et naturel, est de plus en plus fabriqué de manière industrielle et contient bien souvent des additifs et enzymes dont les impacts sur notre santé ne sont pas forcément bien connus.
A l’origine de sa démarche, une question rarement posée à notre boulanger : d’où vient la farine ?
Je me rappelle, amusé, la question que je posais quelques 20 ans en arrière dans la boulangerie d’une petite ville du Loiret cherchant du pain bio : « avec quoi votre pain est-il fait ? ». La réponse de la boulangère nous surprit : « avec de la farine ! ». A cette époque pourtant, la filière pain n’était pas autant industrialisée…
Devant la réponse embarrassée qu’elle a obtenu, Marie a voulu en savoir plus et a commencé à « tirer le fil ».

Pour faire le tour de la question, la journaliste a visité les fournils, de la chaine aux plus de 300 boutiques jusqu’à l’artisan passionné qui vit à peine de sa production. Cachés derrière l’artisan, les meuniers. Peu nombreux, leurs catalogues se ressemblent. De plus en plus la filière farine se resserre et les meuniers deviennent des industriels. Heureusement ce n’est pas le cas de tous et certains visent la qualité. Marie n’a pas rencontré les plus gros, et pour cause, ils n’ont pas répondu à ses invitations d’interview. Comme quoi les vampires de la farine, eux aussi, n’aiment pas que la lumière soit faite sur leurs activités…
Quant aux boulangers, nombreux ceux qui ne peuvent se passer d’une farine « améliorée » dont les additifs accélèrent le travail et facilitent la constance d’une production de (piètre) qualité. Résultat, dans le pain aussi, la diversité se réduit et la banalisation progresse.

Au fil des pages, Marie nous fait partager ses rencontres avec des passionnés, des résistants encore peu nombreux à promouvoir et à proposer des produits de qualité réellement artisanaux. Parmi eux, mon fils Rémi sensibilise et alerte les boulangers depuis plusieurs années avec son blog « painrisien.com ».
La conclusion de l’ouvrage nous interroge : quel pain voulons-nous ? Marie Astier l’affirme, la boulangerie, comme l’agriculture, s’industrialise et est à la croisée des chemins. Le pain symbolise un choix de société. Le fournil est, lui aussi un creuset d’inégalités sociales. Certains font le pain des riches, d’autres celui des pauvres. Voulons-nous un monde dirigé par quelques grands industriels ? Un monde uniformisé sans diversité ? Des produits de piètre qualité ?

Saurons-nous entendre ces lanceurs d’alerte que sont Marie, Rémi, l’équipe de Reporterre et bien d’autres ? Les boulangers choisirons-t-ils de bons meuniers où cèderont-ils à la facilité des « améliorants » ? Nous, consommateurs, saurons-nous, pourrons-nous choisir un bon pain, naturel, fait par de vrais artisans ?
Marie, pas plus que quiconque ne sait répondre. Son excellent livre nous apporte les éléments clé pour comprendre et réfléchir au pain d’aujourd’hui et à celui que nous voudrions demain.
Il n’est pas sorti du four juste hier. Paru il y a quelques mois, il se conserve bien et je n’en ai fait qu’une bouchée. Quel délice !

Le point de vue de Gaël Giraud, Chef économiste de l'AFD

Je ne suis pas fan du cursus de Gaël Giraud, pas fan de l'afd...

Reste que le contenu de cette vidéo me parait très sensé.

Pensons y : "si nous ne faisaons rien..."
Hé bien c'est très claie, NOUS NE FAISONS RIEN.
Ou si peu que c'est pareil, alors à quand l'effondrement, 2020 (c'est demain !) ? 2050 ?

Sur Denis Meadows et son livre, lisez mon billet ici.


mercredi 21 décembre 2016

Le projet de Center Parcs à Roybon est illégal

La cour d'appel administrative de Lyon a confirmé ce 16 décembre l'illégalité du projet de Center Parcs à Roybon dans l'Isère.
Le jugement en annulation que le tribunal administratif de Grenoble avait rendu en juillet 2015 est donc confirmé.

Ce GPII est donc par deux fois jugé illlégal.
La cour d'appel l'estime contradictoire aux dispositions du SDAGE qui ont pour objectif d’assurer la préservation des zones humides.
Elle annule aussi l’arrêté préfectoral délivrant un récépissé de déclaration en application de la loi sur l’eau au titre de travaux de réalisation d’une canalisation d’eaux usées.

Regrètons cependant le refus d'annulation de l’arrêté préfectoral autorisant par dérogation à enlever ou détruire des spécimens d’espèces protégées et à détruire ou altérer leurs habitats.
Les juges ont considéré en que les espèces concernées sont pour la plupart relativement communes et non menacées d’extinction. Ils ont notamment avancé l’argument des « six cents emplois pérennes » et des nombreux autres générés par le chantier. malheureusement ici encore L'emploi justife la destruction de la nature.

Le groupe Pierre & Vacances a déjà exprimé sa volonté d’aller en cassation.
Les associations, quant à elles, ont affirmé que s’il le faut, ils s’adresseraient à la Cour de justice européenne.

Il semble donc que le coup d'arret définitif à ce projet scandaleux ne soit pas encore porté...


vendredi 9 décembre 2016

Trashed, la terre n'est pas une poubelle


Vu de l’espace, tout à l’air beau sur notre planète. Il faut se rapprocher pour se rndre compte de la réalité. Des monceaux de déchets en un tas gigantesque de plusieurs dizaines de mètres de haut ont remplacé les baigneurs sur la plage.
Les premières images du film « Trashed » présentent les déchets Libyens qui se déversent dans la mer. Une séquence choc qui me rappelle quasiment les mêmes dans un documentaires datant lui aussi d’il y a quelques années, tourné sur les côtes espagnoles.

« Trashed » nous montre la situation catastrophique et les dangers que les déchets de notre civilisation consumériste fait peser sur notre santé et plus largement celle du monde vivant. Déplaçant sa caméra un peu partout de par le monde, Candida Brady nous montre des images terribles de pays où il n’existe aucune gestion publique des ordures, où en certains endroits les habitants vivent sur leurs déchets, se lavent et boivent une eau qu’ils ont eux-mêmes polluée.
Le documentaire aborde uniquement la question des déchets ménagers, ceux que nous produisons au quotidien, peut être pour mieux nous sensibiliser. Nos pays occidentaux figurent en bonne place dans le film qui traite longuement des incinérateurs et des nombreux toxiques qu’ils relâchent, avec en particulier les bien connues dioxines. Dioxines qui, comme d’autres produits chimiques (dont certains furent volontairement répandus, comme l’agent orange…), sont responsables de malformations dont soufrent de nombreux enfants. Les images en sont difficilement supportables.

La terrible et généralisée pollution des océans pas nos plastiques est abordée en détail. J’y suis particulièrement sensible et les images m’en sont familières comme celles du ramassage-nettoyage des plages, activité incontournable de nos balades familiales sur le sable de notre littoral atlantique. Là bas, les plages regorgent d’un plastique qui échappe à l’attention de la grande majorité des occupants, enduits de crème solaire, allongés sur leur serviette… Oiseaux et animaux marins en pâtissent directement par ingestion ou étouffement mais aussi, de manière plus insidieuse, à cause des polluants chimiques relâchés et, pire encore, par ceux qui sont attirés par l’énorme quantité de plastique contenue dans l’eau. Certaines parties de l’océan, là où les courants sont circulaires, voient se créer un 8ème continent de plastique. Ces eaux contiennent davantage de plastique que de plancton. L’océan se meurt. Nous en sommes responsables.

D’une approche classique pour ce genre de documentaire qui se veut sensibiliser, aux images choc succèdent d’autres qui se veulent porteuses d’espoir. Elles nous montrent des solutions mises en place localement, comme cette boutique qui vend des produits en vrac ou à faible emballage et qui ne produit qu’un petit sac de déchets non recyclables chaque année.
Il est clair que des solutions existent pour réduire notre production de déchets de manière plus ou moins importante et pour développer le recyclage.
Candida Brady occulte malheureusement la voie qui devrait être privilégiée, celle de la nécessaire décroissance de la production matérielle et donc de la consommation. Mieux consommer est nécessaire, moins consommer est indispensable. Ce n’est sans doute pas l’idée avec laquelle le spectateur sort de la salle de projection. Je ne doute cependant pas des qualités éducatives de ce film britannique, nécessaire et fort bien fait, aux images choc et à la musique composée par Vangélis. Il aura quand même fallu attendre 4 ans pour le voir diffusé dans nos salles françaises.

Pour plus d’information

http://www.trashedfilm.com/

mardi 6 décembre 2016

L'EPR (Noël) est une ordure !






Vous aussi demander d'arretrer les frais !

http://sortirdunucleaire.org/Nucleaire-arretons-les-frais

lundi 5 décembre 2016

Respiration alternée

Ayant dû prendre la voiture samedi dernier pour aller en province, j'ai pu constater que la plupart des automobilistes franciliens n'ont que faire de la limitation d evitesse réduite en cas de pic de pollution.

Les consciences ont bien du chemin à faire (à pieds) pour davantage respecter la vie !

Agir pour l'environnement nous indique la marche à suivre pour préserver notre santé :

jeudi 1 décembre 2016

Se libérer du superflu (vers une économie de post-croissance)


Auteur : Niko Paech
Editeur : Rue de l’échiquier
Collection : Initial(es) DD
ISBN : 978-2-37425-057-1

Quatre ans après sa parution en Allemagne, Rue de l’échiquier nous propose la traduction française de l’ouvrage de Nico Paech, sous le titre « Se libérer du superflu (vers une économie de post-croissance) ».
Paech, économiste enseignant le développement durable à Berlin, y analyse la société occidentale consumériste et en démontre le caractère insoutenable.
L’intention est posée dès la première page : faciliter la rupture avec un modèle de développement mondialisé qui dépend de la croissance économique, où la consommation et la mobilité pillent les ressources naturelles de notre planète dont l’écosphère est à bout.
Alors que l’effondrement guette la population mondiale toujours insatisfaite de sa vaine quête du bonheur par la possession matérielle, Paech esquisse les contours d’une société post-croissance.

L’Europe et la croissance
Par un constat sans appel, l’économiste explique que la politique européenne pousse à un mode de vie sans frontières, à la mobilité des personnes et des biens et à la suppression de toutes les barrières institutionnelles et géographiques. La consommation accrue de bien matériels entraine l’endettement individuel comme celui des nations, créant un cercle vicieux où la croissance appelle elle-même à la croissance. La machine infernale de la croissance matérielle nous alimente en objets et en mobilité dans une société d’abondance basée sur le pillage des ressources.

Un modèle de société destructeur
Ce bien sombre tableau, si pourra paraitre bien connu au militant écologiste, est remarquablement analysé par Niko Paech qui démonte les rouages destructeurs de notre « ère de progrès indéfini » et infini. Marchés financiers, division mondiale du travail (spécialisation des tâches et délocalisation), illimitation physique, innovation et progrès technique, consommation croissante d’énergie sont les moteurs de notre vie occidentale qui se voudrait toujours plus facile et dénuée d’effort physique. Le travail humain s’y trouve de plus en plus virtuel et symbolique. Sa valeur est de plus en plus abstraite. Notre modèle de richesse dévalorise le travail manuel et pille les ressources en tous lieux de la planète dans sa course aux objets et « prestations de haute intensité en savoir » qui ne manqueraient à personnes si elles n’avaient pas été inventées.

Quelles limites acceptables ?
Face à cette situation déplorable, l’auteur pose la question des limites matérielles au sein desquelles un individu peut s’épanouir de manière responsable. Ramenant la problématique au réchauffement climatique qui en résulte, Niko Paech fait sienne la limite de 2,7 tonnes de CO2 par habitant et par an qui devrait, s’il peut encore l’être limiter le réchauffement 2°C. Pour y parvenir, les solutions proposées ont pour but de revenir à une dimension humaine et de ré-encastrer le système économique dans l’écosphère en délaissant les technologies high-tech, en réduisant la mobilité e la dépendance à l’argent en faisant d’avantage les choses par nous même.
Alors qu’un citoyen allemand émet en moyenne 11 tonnes de CO2 par an, on mesure l’ampleur de la tâche à accomplir…

La croissance verte, notre sauveur ?
Détracteur du marketing et de la croissance verte, Paech en démontre les effets rebonds matériels, financier, psychologiques et politiques ; il dénonce avec force d’arguments la duperie que constituent les fausses solutions technologiques que l’industrie nous propos pour faire perdurer son business en le verdissant.

La croissance appelle la croissance
Si, comme moi, vous avez lu (dans la même collection) l’ouvrage de Denis Meadows, « les limites à la croissance dans un monde fini », (lire ici), vous aussi êtes probablement convaincus qu’une croissance perpétuelle est impossible. Le livre de Niko Paech apporte un éclairage théorique intéressant comme dans ce court et chapitre de cinq pages qui expliquent de manière évidente les contraintes structurelles et culturelles de la croissance. Prenant un exemple très simple, Niko Paech nous montre comment la croissance appelle à la croissance dans une société basée sur l’argent, qui, pour perdurer, nécessite un profit en perpétuelle augmentation.

En quête du bonheur
A ce stade du livre, le moins que je puisse dire est que le moral est bas. Il y a de quoi être désemparé face à l’exposé et à l’analyse de notre mode de vie occidental présenté par Paech où bon nombre d’entre nous se retrouveront. Paech ne caricature pas, ou peu : « nous passons notre vie à rechercher des biens, les identifier, les comparer, les vérifier, les acheter, les recevoir et les stocker – sans parfois même avoir l’occasion de les utiliser. » « Nous ne connaissons plus le calme… l’extrême superficialité des activités qui ne rend personne heureux… nous sommes libres… Mais c’est justement cette liberté qui devient facteur de stress - quelle ironie. »
Il cite la question du philosophe Pascal Bruckner : « Comment savoir si l’on est heureux ? Qui fixe la norme ? » Paech ne répond pas mais nous oriente vers la libération du superflu pour nous délester de ce fardeau qui nous vole du temps en nous rapportant si peu. Ainsi nous empruntons une voie plus sûre se jouant du pick-oil et de la crise financière à venir en nous préparons à une économie de post-croissance très largement démondialisée.

Des pistes vers une économie de post-croissance
Le livre poursuit et se termine comme il se doit par une partie bien plus positive et revigorante. Les pistes vers la post-croissance sont esquissées. Elles ne sont pas nouvelles mais bien résumées : il s’agit de désindustrialiser et de développer des pratiques de subsistance. De quoi retrouver le goût des choses simples et le temps de les apprécier avec une qualité de vie accrue.
S’il dresse les contours d’une politique post-croissance, Paech nous enjoint à agir à notre niveau afin de mettre en route le changement social indispensable préalable à tout changement politique. En d’autres mots, n’attendons rien de nos élus tant que nous n’aurons pas nous même changé la société.

Alors qu’attendons-nous ?
Dans sa conclusion résolument optimiste, Paech nous promet un « bonheur éclairé au bout du chemin de la post-croissance et termine sur ces trois mots « Alors qu’attendons-nous ? » Mon sentiment personnel n’est pas de toute gaité, suscité par l’équipe Meadows dont les travaux, dans leur dernière actualisation, annoncent de gros chocs dans l’effondrement à venir. Paech et Meadows partagent le point de vue qu’il n’est pas trop tard, nous avons (encore) le choix pour en limiter la rudesse. Nul doute que de bifurquer vers la post croissance constitue la bonne voie. Puisse l’excellent ouvrage de Niko Paech éveiller suffisamment de consciences et nous amener à changer nos comportements.

Avec ce livre, Rue de l’échiquier renforce sa prestigieuse collection « Initial(es) DD » qui me procure titre après titre, de beaux moments de lecture.

Pour aller plus loin

Lire le quatrième de couverture
Acheter le livre chez l'éditeur
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lundi 28 novembre 2016

Communiqué du Père Noël


Le Père Noël a écrit à PRIARTEM et nous demande de relayer ce message de la plus haute importance…

Chers enfants, (Chers parents),

Comme chaque année, je m'affaire à préparer les cadeaux que je viendrai déposer dans vos petits souliers le soir de Noël. Les lettres que j'ai reçues me demandent très souvent des appareils électroniques fonctionnant sans fil.

Depuis longtemps, j'entends dire que cela pourrait être dangereux pour la santé.
Alors, je me suis renseigné et j'ai compris que ces alertes sont justifiées. J'ai appris que de plus en plus de scientifiques considèrent que ces objets peuvent provoquer de graves problèmes de santé.(1)
Si, pour les adultes, il y a un risque, alors, a fortiori, pour les enfants, la vigilance doit être renforcée. D’ailleurs, l’Agence sanitaire française (l'ANSES) dit qu'il faut dissuader les enfants de moins de 14 ans d'utiliser ce type d'appareils. L’Académie américaine de pédiatrie vient de lancer un appel qui va dans le même sens. Avant elles, c’était le comité russe de radioprotection qui avait déconseillé l’usage du portable par les enfants.(2)

Alors, comme je ne peux pas me permettre de modifier la liste que vous m'avez envoyée (j'ai ma déontologie!), j’encourage vos parents à réfléchir avec vous à des idées de cadeaux (le choix ne manque pas !) plus respectueux de votre santé et à renvoyer très très vite vos nouveaux souhaits !

Avec tous mes voeux de bonheur et de bonne santé pour 2017.

Le Père Noël

(1) CIRC, BioInitiatives, Europaem,
(2) Rapport Enfants de l’ANSES 2016

Source : http://www.priartem.fr/



mardi 15 novembre 2016

NDDL, après le jugement, les opposants appellent à la résistance !

Hier soir, une AG s'est tenur à la Vache Rit: AG spéciale pour défendre la ZAD.
Les opposants ont clairement réaffirmé leur détermination à se battre contre l'aéroport.
« On se battra jusqu'au bout. »

Mon avis

Il n'y aura pas d'aéroport à Notre Dame des Landes !

lundi 14 novembre 2016

Communiqué commun du mouvement anti-aéroport de NDDL après la décision de la cour administrative d’appel de Nantes

Une décision qui n’entame en rien la légitimité de notre combat

Fait très exceptionnel, la cour d'appel a choisi d'aller à l'encontre de l'avis, développé le 7 novembre devant la juridiction administrative de Nantes, de Madame le rapporteur public. Pour la première fois devant un tribunal, dans son réquisitoire, celle-ci avait démontré le caractère destructeur du projet, mis en avant à partir de textes officiels de la DGAC l'existence de l'actuel aéroport de Nantes Atlantique comme alternative crédible et validé bon nombre des arguments des opposants en s'appuyant sur le droit européen et français (éviter, réduire, compenser... les dégâts environnementaux). Elle a demandé l'annulation des arrêtés préfectoraux autorisant les travaux d'aménagement de l'aéroport et ne l'a pas obtenue. Les requérants examinent dès demain la poursuite des recours.

La décision de la Cour d'appel n'entame en rien la légitimité de notre combat face à la destruction du vivant et à la marchandisation du monde. L'ensemble du mouvement anti-aéroport réaffirme qu'il ne laissera place à aucun début de travaux ni d'expulsion sur la zad de Notre-Dame-des-Landes.v

Nos appels à soutien et réactions immédiates et massives, au niveau local, régional et au-delà, restent inchangés en cas de démarrage de chantiers ou de tentative d'expulsion. Nous les mettrons en œuvre avec toute la détermination nécessaire.

Il n'y aura pas d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. La zad fleurira !

L'ensemble du mouvement anti-aéroport: l’ensemble des organisations de la Coordination des opposants au projet d'aéroport – Copain 44 – Naturalistes en lutte – des occupant.e.s de la zad


vendredi 11 novembre 2016

L'extraction de sable est suspendue en baie de Lannion !

Les arguments ds opposants à l'extraction des sables coquilliers en baie de Lannion semblent enfin avoir été entendus.

En effet lors de la 3ème reunion de la commission de suivi, le 9 novembre, les Préfets du Finistère et des Côtes d’Armor ont estimé que le climat n’était pas propice à une reprise des extractions.

L’Etat a donc décidé d’attendre la fin des recours en justice.

Les opposants, associations, usagers, élus et une grande partie de la population, sont plutôt rassurés pour le court et moyen terme. Mais tant que l’extraction ne sera pas définitivement annulée, ils resteront vigilants.

La LPO quant à elle s’oppose depuis l’enquête d’utilité publique en 2010 à cette extraction qui menace les équilibres naturels de l’environnement marin et de la réserve naturelle des Sept-Iles.
Le conseil scientifique de la réserve a produit une analyse des risques potentiels et enjeux à l’attention de cette commission de suivi.

En attendant


Source :
https://www.lpo.fr/actualites/baie-de-lannion-l-extraction-de-sable-est-suspendue

lundi 31 octobre 2016

Festival de Ménigoute, un beau cru 2016

Venir au festival ornithologique de Ménigoute, c'est bien sûr pour voir des films consacrés aux oiseaux, mais pas seulement.
Les passionnés de films naturalistes auront pu voir 40 films durant cette 32ème édition. De quoi assouvir les afficionados !
La palmarès sera connu ce lundi soir.

Pour moi, Ménigoute n'est pas s'enfermer dans une salle obscure pendant une semaine.
Le festival organise des sorties ornitho, des conférences, des expositions, des ateliers...
Aujourd'hui nous avons eu le bonheur de visiter le site archéologique de Sanxay avec un archéologue du site et un animateur de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO Vienne).
Les deux professionnels passionnés, chacun dans leur domaine respectif, se sont merveilleusement bin complétés pour nous faire découvrir les vestiges gallo-romains sous les angles historiques et naturalistes.
Quel plaisir de passer près de trois heures en leur compagnie !

La région mérite vraiment une visite de plusieurs jours. Evidemment le festival est une période privilégiée, d'autant plus cette année qui nous a offert un grand beau temps.
Le festival est une belle occasion de rencontrer des passionnés et des militants venant de toutes régions.
Les organisateurs et les nombreux bénévoles sont engagés dans cette aventure, pour certains depuis des années. Leur motivation et leur engagement est exemplaire. Ils font un superbe travail.

Quelques images...


Hôtel à hirondelles au forum du festival


La salle de projection, bien remplie...


Coucher de soleil sur la Vonne


Site gallo romain de Sanxay - le théatre


La Vonne traverse le site gallo romain


Les animateurs de la sortie


Site gallo romain de Sanxay - Les thermes

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