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vendredi 13 janvier 2012

« C’est pas Sorcier » sur la sûreté des centrales nucléaires en France

Le samedi 14 janvier 2012 à 20 h 10 sur France 3 sera diffusé un « C’est pas Sorcier » sur la sûreté des centrales nucléaires en France. L'émission sera rediffusée le dimanche 15 janvier à 10 H 45, toujours sur France 3.

L’équipe de « C’est pas Sorcier » a travaillé principalement avec EDF, l’IRSN et l’ASN, mais l’émission devrait comporter une intervention de la CRIIRAD issue du tournage effectué à Valence le 19 octobre 2011, au cours duquel nous (la CRIIRAD) avons pu évoquer en particulier les points suivants :

1 / L’accident nucléaire grave est bien entendu possible sur une centrale nucléaire en France (divers types d’événements naturels, actes de sabotage, terrorisme, chute d’avion, accidents industriels, etc.. ).

2 / Ni les industriels, ni les autorités, ne sont véritablement préparés à gérer un accident grave, les exercices de crise en font régulièrement la démonstration.

3 / La situation terrible que la CRIIRAD a pu constater lors de sa mission de mai –juin 2011 à Fukushima, au Japon, montre que lors d’un accident nucléaire grave la contamination peut s’étendre sur des centaines de kilomètres. Même dans un pays développé comme le Japon, la population n’a pas été correctement protégée, ni pendant les rejets ni actuellement dans la phase post-accidentelle. Les habitants de la ville de Fukushima par exemple (300 000 personnes habitant à plus de 60 km de la centrale) vivent encore aujourd’hui sur un territoire où le taux de radiation est, en de nombreux secteurs de la ville, 10 à 20 fois supérieur à la normale. Se pose la question de la responsabilité des industriels et des Etats en cas d’accident, de l’insuffisance des dispositifs d’indemnisation des victimes et du caractère dérisoire des montants des assurances contractées par les industriels qui exploitent des réacteurs nucléaires.

Nous ne savons pas ce qui a été conservé au montage.

Plus d’info sur : http://c-est-pas-sorcier.france3.fr/?page=emission&id_article=1853


Réalisatrice : Isabelle HOSTALERY
Journaliste : Jean-Marc SIGOT
Présentateur : Frédéric COURANT

RÉSUMÉ

Depuis l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon en mars 2011, de nombreuses questions se posent sur la sûreté des installations nucléaires. Si un tel accident devait se produire en France, que se passerait-il ? De quels moyens dispose EDF pour faire face à une telle catastrophe ? Comment protéger la population ? Quelles seraient les conséquences à long terme d’un tel accident ?

Pour mener l’enquête, Fred va suivre un exercice de crise à la centrale de Cruas-Meysse en Ardèche.
Jamy quant à lui va s’installer à l’IRSN, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

Comment éviter le pire ?
Dans le scénario de l’accident, des débris végétaux viennent de boucher le système de refroidissement de la centrale. L’arrêt automatique du réacteur a été déclenché. Les équipes de conduite sont à pied d’œuvre pour compenser la perte d’eau. Fred assiste aux premières interventions d’urgence depuis le simulateur de la salle de commande.
Jamy nous rappelle le fonctionnement d’une centrale nucléaire. Il nous explique pourquoi il est important de refroidir le réacteur nucléaire même s’il est à l’arrêt. Une fuite sur le circuit de refroidissement peut entrainer une fusion du cœur et des rejets d’éléments radioactifs dans la nature.
Fred et le directeur de la centrale suivent le déploiement de la force d’action rapide nucléaire. Un nouveau dispositif d’urgence mise en place suite à la catastrophe de Fukushima et censé rétablir l’arrivée d’eau dans la centrale.

Protéger les populations
Fred se rend au poste de commandement opérationnel pour voir comment les pouvoirs publics se préparent à gérer les conséquences de l’accident. Le Sous-préfet expose les mesures prises pour évacuer ou confiner les populations face à un risque imminent de rejets radioactifs dans l’environnement.
Jamy explique quels sont les dangers des éléments radioactifs et à quoi servent les comprimés d’iode stable distribués aux populations vivant à proximité des centrales nucléaires.
Ces mesures sont-elles suffisantes ? Des villes voisines comme Lyon et Montélimar pourraient-elles être touchées ? Fred va consulter un laboratoire indépendant, la CRIIRAD, qui informe les citoyens sur les risques du nucléaire.

Vivre en zone contaminée
Plusieurs mois après une catastrophe nucléaire, comment sont contrôlées les zones contaminées ? Quels sont les risques à long terme pour les populations qui y vivent ? Fred retrouve un expert de l’IRSN pour comprendre quels sont les impacts de la contamination sur l’environnement et l’alimentation.
Jamy explique en fonction de quel critère les autorités délimitent des zones interdites et des zones habitables sous surveillance sur tout un territoire qui restera contaminé pendant des décennies.

Nos centrales sont elles sûres ?
A la suite de l’accident de Fukushima, la sûreté des centrales nucléaires françaises va devoir être renforcée. Le détail de ce programme devrait être présenté début 2012. Nous suivons un inspecteur de l’Autorité de sureté nucléaire pour voir quels sont les nouveaux contrôles demandés à EDF.
Jamy nous donne quelques exemples de centrales françaises qui pourraient être plus particulièrement menacées par une inondation ou un séisme plus importants que prévu.

jeudi 12 janvier 2012

Que faire ? Réponses de Vandana Shiva

Un film tout à fait complémentaire au livre.

Clair, net, excellent !

mardi 10 janvier 2012

NON à une démoustication des espaces naturels en Camargue

L'association Nacicca milite contre la démoustication des espaces naturels camarguais et s'adresse aux élus locaux.


La Camargue est la dernière véritable portion sauvage de côte méditerranéenne française. Elle concentre une biodiversité exceptionnelle reconnue internationalement. Ce patrimoine naturel extraordinaire est aujourd’hui très sérieusement menacé par une campagne de démoustication « de confort » par épandage d’un agent biocide (le Bti, Bacillus thuringiensis israelensis) sur des espaces naturels du conservatoire du littoral dédiés à la protection de la biodiversité : They de Roustan, Domaine de la Palissade et de la Bélugue.

L’impact négatif de cette démoustication sur la biodiversité (libellules, araignées, hirondelles, passereaux des roselières) est scientifiquement démontré. En détruisant un maillon de base de la chaîne alimentaire, c’est tout l’écosystème qui est bouleversé. De plus, les interventions répétées de l’EID provoquent un dérangement incompatible avec la reproduction des oiseaux d’eau.

Alors qu’une majorité des camarguais interrogés se dit défavorable à la démoustication sur les espaces naturels, il est à craindre que cette mesure de confort transforme radicalement l’identité même de ce territoire qui a jusqu’alors su concilier de façon exemplaire activités humaines et respect de la nature.

Au vu des résultats scientifiques et de l’engagement de la France à enrayer l’érosion de la biodiversité, nous, signataires de cette pétition, demandons au maire d’Arles, président du Parc Naturel Régional de Camargue, au président du conseil général des Bouches du Rhône et au président du conseil régional de Provence Alpes Côte d’Azur :

1) de renoncer à la démoustication des espaces naturels de Camargue (They de Roustan, Domaine de la Palissade, Domaine de la Bélugue),

2) d’expérimenter des alternatives à l’épandage de Bti, en concentrant l’action préventive sur les zones urbaines (élimination des gîtes domestiques pouvant favoriser la ponte, pièges à carbone, à propane ou à néon, appui à l’installation de moustiquaires individuelles).

Pour agir et signer la pétition

http://www.nacicca.org/spip.php?article11

Pour plus d’information

Consultez le site de l'association Nacicca


Démoustication par avion...

Pas d'usine Michelin dans la forêt des « Intouchables » en Inde !


L'organisation "Sauvons la forêt" nous informe

En Inde, dans l'état de Tamil Nadu, un dur conflit oppose un village d’Intouchables – les personnes les plus méprisées de ce pays de castes – et Michelin, la grande transnationale du pneu française. Celle-ci, pour construire une usine ultramoderne et délocalisée de pneus, est en train de s'accaparer une surface de 456 hectares de pâturages et de forêts dont dépendent directement pour leur subsistance les habitants de Thervoy et de 13 autres villages de la région alentour.


Les villageois sont déterminés à protéger leurs terres
et moyens de subsistance (Photo: Prof. A. Marx)

Les opposants à ce projet se font sévèrement réprimer : 8 sont emprisonnés, 61 sont en attente de jugement.
L'appel à l’aide internationale des villageois, à majorité dalit (mot signifiant « opprimé »), a provoqué une initiative de Madhumita Dutta, de l'organisation indienne The Other Media, et Annie Thébaud-Mony, présidente de l’association Henri Pézerat de rédiger et diffuser une pétition adressée à la direction de Michelin.

À: Direction de la firme Michelin Michel Rollier et Jean-Dominique Senard, co-gérants associés commandités & Pat Cox, Benoît Potier, François Grappotte, Laurence Parisot, Pierre Michelin, Éric Bourdais de Charbonnière, Barbara Dalibard et Louis gallois, Membres du conseil de surveillance de la Compagnie générale des établissements Michelin.

Objet: pas d'usine Michelin dans la forêt des « Intouchables » !

Madame, Monsieur,

Par la présente lettre je soutiens les initiatives citoyennes indiennes qui s'opposent à la construction d'une usine de Michelin en Inde.

Le mouvement social ne peut plus se contenter de dénoncer abstraitement la délocalisation de l’économie. Non seulement cette dernière ruine l’emploi en France, mais elle détruit souvent à la racine les conditions de vie des plus pauvres au Sud. En Inde, un conflit terrible oppose un village d’Intouchables – les plus méprisés de ce pays de castes – et Michelin, la grande transnationale du pneu.

Thervoy Kandigai est un bourg du Tamil Nadu, État du sud de l’Inde. Il compte environ 1500 familles, qui vivent depuis toujours des pâturages et forêts proches de Thervoy. Tel est leur territoire, que Michelin s’apprête à détruire irrémédiablement avec cette usine. Non seulement la forêt, espace indispensable à la survie de cette population sans terre, est confisquée mais elle a déjà commencé à être détruite, risquant par la même de tarir les lacs approvisionnant les villages locaux en eau.

La transnationale Michelin a en effet réussi à convaincre les autorités fédérales, et entend bâtir une usine ultramoderne de pneus en lieu et place de la forêt des Intouchables. L'espace est déjà clôturé, des bâtiments déjà en construction, le centre de formation déjà ouvert.

Les villageois se battent seuls depuis deux ans, multiplient les actions, grèves de la faim. En retour, ils subissent la répression : coups, présence policière, emprisonnement, certains depuis février 2011. Ils viennent d’élire un Panchayat ouvertement opposé à l’installation de Michelin. Et ils appellent à l’aide internationale. La France est en première ligne. En tant que signataire de cette pétition, je demande, comme les habitants de Thervoy Kandigai, l’annulation du projet. Michelin India proclame sur son site internet : « Une des valeurs essentielles de Michelin, c’est le respect des personnes ». Le moment est venu de passer à l'acte. Que ces paroles se traduisent par des faits. Ne touchez pas à la forêt des Intouchables de Thervoy Kandigai !

Je réclame :
* l’annulation de ce projet de construction d'une usine Michelin à Thervoy Kandigai
* la restitution des terres aux villageois
* l'indemnisation des villageois pour les terres détruites
* la libération des 8 emprisonnés, l'amnistie pour les 61 en attente de jugement et l'arrêt de toute violence contre la population !

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes respectueuses salutations.

Pour signer la pétition

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/818?mt=1270

Une cyber@ction a également été créée : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/michelin-ne-pas-construire-cette-usine-inde-410.html

lundi 9 janvier 2012

Cyber@ction sauvons les apiculteurs


Le vendredi 6 janvier, les Faucheurs Volontaires ont participé, au côté des apiculteurs, à l’occupation symbolique d’un site de sélection de semences de maïs appartenant à Monsanto sur la commune de Monbéqui (82), pour dire leur colère et leur inquiétude devant le risque de reprise des culture de maïs génétiquement modifié (Mon 810) à la suite de la suspension du moratoire qui en interdisait la culture. Après le jugement du 6 septembre dernier de la Cour de Justice de l'Union Européenne, les pollens et les miels contenant du pollen de maïs MON 810 sont interdits à la consommation humaine. Si les cultures reprennent, les apiculteurs français n’auront plus le droit de vendre les produits de leurs ruches. C’est déjà le cas pour les miels espagnols, roumains, argentins, chinois, …!

Les promesses d’interdiction du président de la république et des ministres concernés ne sont pas plus de nature à nous rassurer que le rendez-vous obtenu pour le 13 janvier au cours de cette occupation. Au cours des trois RV précédents, les mêmes interlocuteurs semblent redécouvrir la faisabilité de la solution qu’on leur propose : la loi de 2008 garantit « le droit de cultiver avec ou sans OGM », avec respect des productions préexistantes. Le gouvernement peut donc prendre sans délai un arrêté d’interdiction de culture, de cession et de circulation des semences OGM pour respecter le droit des apiculteurs ; arrêté qui peut difficilement être invalidé, contrairement à un éventuel nouveau moratoire.
La délégation (Conf, UNAF, Faucheurs Volontaires) ne sera entendue que si elle peut s’appuyer sur un large mouvement d’opinion à travers l'action ci-dessous, pour laquelle il faudrait un maximum de signatures avant le vendredi 13 janvier à midi. Elle sera ouverte jusqu’à satisfaction de notre revendication.

La Cyber@ction
Monsieur le Président de la République,
Madame la ministre de l’Environnement,
Monsieur le ministre de l’Agriculture,

Après le jugement du 6 septembre dernier de la Cour de Justice de l'Union Européenne, les pollens et les miels contenant du pollen de maïs MON 810 sont interdits à la consommation humaine. A la suite de la suspension du moratoire par le Conseil d’Etat, sa culture n’est plus interdite.
La loi de 2008 garantit « le droit de cultiver avec ou sans OGM », dans le respect des productions préexistantes.
Si les cultures reprennent, les apiculteurs français n’auront plus le droit de vendre les produits de leurs ruches. Leur droit et la loi sont donc bafoués.
Le gouvernement peut donc prendre sans délai un arrêté d’interdiction de culture, de cession et de circulation des semences OGM, seule mesure permettant de respecter le droit des apiculteurs à produire sans OGM et à vendre leurs récoltes sans risque d’invalidation immédiate par le Conseil d’Etat.
Vos promesses publiques d’interdiction doivent enfin être tenues.
La rencontre du 13 janvier entre les apiculteurs et les ministères de l’environnement et de l’agriculture doit être l’occasion d’annoncer cette décision.
Je serais attentif à la décision et à l’application de cette mesure et saurais en tirer les conséquences lors des prochaines échéances électorales.
Veuillez recevoir, madame, messieurs, l’expression de mes salutations

Pour participer à la Cyber@ction

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/droit-cultiver-sans-ogm-409.html


Contre colloque anti gaz et huile de schiste le 17 janvier 2012

Le 17 janvier un grand colloque a Paris réunira Ministres de la république et présidents de HESS Oil, VERMILLON, TOREADOR, TOTAL ils débattront entre autre de l’avenir des hydrocarbures de schistes et “comment sortir de l’interdiction Française”. Ils en rêvent, et ils veulent en faire une réalité.

Contre ce DÉNI DE DÉMOCRATIE manifeste, contre cette opération de lobbying honteuse, les collectifs d’Île de France organisent la contre-offensive et vous invitent à

un « contre-colloque » Le même jour 17 janvier à partir de 16h à l’hôtel de région Ile de France


Une VÉRITABLE réunion d’information sur les enjeux et les dangers de l’exploitation des hydrocarbures de schiste, collaborative et citoyenne, avec la participation de scientifiques, de journalistes, d’élus locaux et de citoyens engagés.

Pour préparer la riposte !
Nous devons nous réveiller !

Pour plus d’information

collectif-citoyen-idf-non-aux-gpds@liste.riseup.net.
Coordination du « contre-colloque » : Philippe Le Corneur, phlc.gpds@laposte.net
Organisation d’hébergements solidaires pour ceux qui viennent de loin : micheline42@gmail.com

dimanche 8 janvier 2012

Les rois de l'uranium par la Parisienne Libérée

LES ROIS DE L'URANIUM
Paroles et musique : la parisienne libérée

samedi 7 janvier 2012

Nucléaire : Stop au massacre !

Je ne suis pas très fan de la musique de ce clip... mais bon, la mobilisation reste indispensable en 2012.
Si vous n'en êtes pas convaincus, je vous invite à regarder quelques images de la zone d'exclusion autour de Fukushima Daiichi :
http://www.boston.com/bigpicture/2011/12/japans_nuclear_exclusion_zone.html

vendredi 6 janvier 2012

À l'industrie de l’huile de palme: les orangs-outans ne sont pas de la vermine !

Un communiqué de l'organisation Sauvons la forêt


Des employés ont trouvé un orang-outan dans la plantation », déclare un de leurs collègues dans l'interview accordée à la BBC.
« L'entreprise les a payé cent dollars pour capturer le primate. Je ne sais pas exactement ce qu'ils ont fait de lui, mais l'entreprise veut se débarrasser des orangs-outans, qu'elle considère comme des animaux nuisibles. »

Bien que les anthropoïdes soient strictement protégés par la loi indonésienne, ils sont malgré tout chassés sans pitié.
Leur milieu de vie est fortement menacé par l'expansion démesurée des plantations de palmiers à huile : en déboisant la forêt pluviale, l'industrie de l'huile de palme anéantit leurs moyens de subsistance.
Poussés par la faim, les orangs-outans errent dans les plantations à la recherche de nourriture, et n'ont d'autre choix que de manger les plants de palmiers.
En réponse, les multinationales de l'huile de palme ont décidé de les chasser de leurs plantations. Par tous les moyens.


La mère de ce jeune orang-outan a été tuée
dans les plantations de palmiers à huile

Les orangs-outans vivent exclusivement sur les îles de Sumatra et de Bornéo. L'Indonésie abrite 90% de leur population globale, le reste se trouvant en territoire malaisien. Les orangs-outans sont considérés comme des animaux menacés d'extinction, ce qui leur vaut de figurer parmi les espèces internationalement protégées. L'Indonésie elle-même a mis en place un statut légal de protection très strict pour ces animaux. Selon le plan établi par le gouvernement indonésien, la population d'orangs-outans doit être stabilisée d'ici 2017.

Pourtant, la réalité est tout autre. A cause de la demande fortement croissante en huile de palme, la menace planant sur les orangs-outans s'est considérablement alourdie. L'Indonésie et la Malaisie sont en effet les plus gros producteurs mondiaux d'huile de palme, et ont jusqu'à présent détruit neuf millions d'hectares de forêt tropicale pour l'expansion de leurs plantations. Chaque jour, d'immenses surfaces viennent accroitre ce chiffre alarmant. Comme les orangs-outans vivent principalement dans les arbres, la déforestation pour les plantations a un impact direct sur leur habitat naturel. Lors de la conférence de Bali en 2007, il a déjà été constaté que 3000 orangs-outans mourraient chaque année à cause de la déforestation. Le président d'Indonésie avait très justement déclaré pendant la conférence: « Si nous voulons protéger les orangs-outans, nous devons protéger les forêts. »

Lorsque la forêt est rasée, les primates n’ont comme alternative à leur nourriture habituelle que les plants de palmiers à huile. C’est pour cela que les multinationales de l’huile de palme offrent des récompenses pour chaque animal abattu. La plupart des cas récents ont eu lieu dans les plantations de palmiers en Kalimantan central et oriental (la partie indonésienne de Bornéo). Là-bas, l’industrie de l’huile de palme paye des chasseurs de primates afin de « réguler les parasites ». Trois personnes comparaissent actuellement en justice car ils auraient massacré des dizaines d’orangs-outans à la demande de leur employeur, une multinationale de l’huile de palme. Les vrais coupables, les puissantes entreprises qui ont commandité ces tueries, ne sont pourtant pas inculpés.

Même les territoires protégés ne garantissent pas une protection suffisante pour les grands singes. Les multinationales étendent arbitrairement leurs plantations et abattent les arbres dans les zones protégées où vivent les orangs-outans. L’organisation environnementale indonésienne Greenomics a montré dans une étude que le géant de l’huile de palme Wilmar possède des concessions dans des territoires protégés et représente ainsi une menace directe pour les primates. Wilmar possède ses propres raffineries en Europe, et fournit entre autre le groupe Unilever, qui possède les marques de margarine Fruit d’Or et Planta Fin.

Pour agir

Soutenez l'appel de Sean Whyte, célèbre défenseur des orangs-outans, qui se bat en coopération avec Sauvons la Forêt pour protéger ces primates rares et menacés.
Merci de signer la lettre de protestation adressée à l'industrie de l'huile de palme et exigez des mesures juridiques pour une protection efficace des grands singes. Les orangs-outans ne sont pas de la vermine !

La lettre peut être signée en ligne ici.

jeudi 5 janvier 2012

Le nucléaire français n'est pas sûr

L'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) a donc rendu son rapport sur les évaluations complémentaires de sûreté (ECS, les stress tests) des 59 réacteurs nucléaires français en service ou en construction et 20 autres installations nucléaires jugées prioritaires.


Pas de surprise, les installations sont d'une sureté passable.
Passable car l'ASN ne demande aucune fermeture de centrale, pas même Fesseneim, mais liste quand même une série impressionnante de prescriptions représentent «un investissement de dizaines de milliards d’euros», de l’aveu du président de l’ASN.

Quelques exemples de prescriptions :

  • la protection physique des réacteur (digues, murs, portes étanches) contre les inondations de plusieurs centrales nucléaires «doit être améliorée», ainsi que la gestion des «moyens mobiles de pompage».
  • dans les centrales du Bugey, de Fessenheim et de Gravelines (la plus grande de France), des travaux devront être réalisés pour améliorer la résistance aux tremblements de terre de certains bâtiments.
  • EDF a été pris en défaut dans «la rigueur d’exploitation et la maintenance» des circuits de refroidissement des réacteurs de Cruas et de Fessenheim, l’un des éléments-clés de la sûreté.
  • en cas de fortes crues, l’usine Melox (où est fabriqué le combustible Mox) serait difficilement accessible par… bateau. Ce qui rend problématique une éventuelle reprise en main.
  • au Tricastin, nombre de bâtiments ne sont pas dimensionnés pour résister à un séisme majeur, pas plus que les installations électriques de secours ou les locaux de repli en cas de crise.
  • les exploitants de La Hague n’ont pas étudié le comportement de leur dispositif anti-inondation (par la pluie) en cas d’épisode pluvieux particulièrement important ou de tornade. Par ailleurs, la sécurité de l’approvisionnement électrique et du refroidissement des piscines de stockage des combustibles n’est pas assurée, en cas de pépin.
  • les piscines d’entreposage des combustibles feront l’objet d’un traitement particulier. Que ce soit dans les centrales nucléaires ou dans les usines de traitement des combustibles usés, elles devront désormais être équipées de systèmes «renforcés» pour éviter tout risque de dénoyage des barres de combustible.
  • EDF et Areva devront aussi étudier comment améliorer la protection de leurs ouvrages contre des crues exceptionnelles ou de fortes montées des nappes phréatiques.
  • Il manque un générateur diesel auprès de chaque réacteur des centrales nucléaires françaises! Et il en coûtera quelque 2 milliards d’euros à EDF pour les installer !

Tout cela va donc coûter plusieurs dizaines de milliards d'euros et alors qu’il a fallu une décennie pour tirer toutes les conclusions de Three Mile Island et de Tchernobyl, combien de temps sera nécessaire pour que ces prescriptions soient mises en œuvre ?
Le risque d'accident grave perdurera donc pendant des années et les sommes englouties le seront au détriment des consommateurs et de l'investissement dans les énergies renouvelables.
Le pris de l'électricité augmentera quoi qu'il arrive.
Si l'EPR se poursuit, le prix de son électricité sera bien plus élevé que le prix actuel.
La gestion des déchets coutera de plus en plus cher.
Et le démantèlement des installation, qui finira bien par être nécessaire, sera lui aussi un gouffre financier.

Notons que l’association Global Chance estime qu’une sortie totale du nucléaire coûterait 60 milliards d’euros de moins qu’une poursuite du programme nucléaire français.
La sortie du nucléaire créerait au passage d’ici 2020 plus de 600 000 emplois qualifiés non délocalisables.

Le plus grave est que tout porte à croire que la France va persister dans la voie du nucléaire et continuer à nous faire courir le risque d'un accident majeur aux terribles conséquences.

Pour plus d’information

Voir le rapport de l’ASN
Lire le dossier d’actualité par Sortir du Nucléaire
Consulter l'étude Global Chance


mercredi 4 janvier 2012

Vandana Shiva - Victoires d'une Indienne contre le pillage de la biodiversité


Auteur : Lionel Astruc
Editeur : Terre Vivante
Collection : Tous pour la planète
ISBN : 978-2-36098-043-7
Prix : 18€

Vandana Shiva est une militante écologiste extraordinaire.
Qui la rencontre s'en rend vite compte.
J'ai eu la chance de la voir lors d'un rassemblement en soutien aux faucheurs d'OGM à Orléans.
Invitée par José Bové, elle fit une remarquable intervention.

Le formidable parcours et l'action de Vandana Shiva valent bien de lui consacrer un livre tout entier.
C'est ce qu'à fait Lionel Astruc qui nous livre une biographie qui se lit comme un roman.
Terre Vivante l'a publié.

Le livre dresse un très beau portrait de cette femme unique à l'étonnante capacité de mêler science et spiritualité, à participer à un sommet international comme à un rassemblement de femmes décider à préserver coûte que coûte une forêt vitale pour leur subsistance. Une femme aux multiples facettes : philosophe, écrivain, scientifique…

L'auteur nous raconte l'enfance de Vandana Shiva dont le grand père mourut à la suite d'une grève de la faim destinée à obtenir un soutien financier et politique de l'école pour filles qu'il avait créée; une des premières en Inde. Son père était garde forestier. Avec lui elle arpentait l’Himalaya.
Quant à sa mère, elle était très impliquée dans la vie locale et reçu nombre de personnalités au domicile familial.

Alors qu'elle était promise à une belle carrière scientifique en physique nucléaire, cette brillante docteure décida brusquement de mettre ses impressionnantes capacités au service d'un engagement militant. Ce spectaculaire changement de cap fut le fruit d'un déclic provoqué en 1987 par la prise de conscience de Vandana que les industriels de la biotechnologie allaient imposer une emprise et une dictature inadmissible par les OGM et les brevets sur le vivant.
Dès lors, elle consacra sa vie à la lutte contre l'agriculture intensive, les OGM, le brevetage du vivant, la biopiraterie et à la promotion de l'agriculture biologique.

Avec la création de l'association Navdanya, Vandana Shiva offre à l'Inde une belle organisation au service de ces paysans.
L'association collecte, conserve et distribue des semences paysannes. Celles-ci sont le fruit du travail de longue haleine des paysans qui ont su obtenir des variétés adaptées au sol (salé, inondé,…), au changement climatique. La formation à l'agriculture biologique est aussi une activité de base de l'association qui avec l'université créée par Vandana a ainsi formé 500 000 fermiers !
Des fermiers qui ont bien besoin d'aide. En 13 ans, 200 000 suicides d'agriculteurs indiens sont le résultat de la politique et de la propagande en faveur de l'agriculture intensive et des OGM. Ne se sortant plus de l'endettement nécessaire à l'achat des graines et des produits chimiques, les fermiers indiens se donnent la mort en absorbant des pesticides…

Tout au long de l'ouvrage, des pages roses nous relatent la triste affaire de l'usine Coca Cola à Plachimada qui pollua l'eau et priva les habitants de cette indispensable source de vie. Vandana Shiva eut un rôle déterminant dans la victoire qui conduisit à la fermeture de l'usine, en apportant ses capacités et ses connaissances scientifiques et en portant la mobilisation et la médiatisation au niveau international.

Un ouvrage revigorant pour les militants souvent usés par leur lutte, tant la personnalité de cette femme est remarquable et son action monumentale.
Avec son style simple et vivant, l'auteur se base sur les moments passés avec Vandana Shiva et son entourage pour nous offrir le roman de la vie de cette féministe et écologiste hors pair que je vous souhaite de pouvoir croiser vous aussi au détour d'une conférence ou d'une manifestation.

Pour plus d’information sur l'ouvrage

Visitez le site de l'éditeur Terre Vivante
Consultez le sommaire du livre
Lisez quelques pages


Vandana Shiva à Orléans en juillet 2006 - Photo Gilles Héluin


Vandana Shiva à Orléans en juillet 2006 - Photo Gilles Héluin

mardi 3 janvier 2012

URGENT ! Arrêtez la propagation/combustion des décombres radioactifs de Fukushima Daiichi. Nous DEVONS protéger les enfants et les générations futures du monde entier !

Ne sachant que faire des terres et des boues contaminées extraites des lieux d'habitation le gouvernement japonais cherche des zones d'entreposage sur tout le territoire.
Le comble est que le volume de ces déchets est réduit par incinération.
Heureusement beaucoup de préfectures refusent cette solution, car il parait plus logique qu'ils soient stockés dans la zone interdite des 20 km autour de la centrale en décrépitude.

Une pétition internationale a été lancée, en voici le texte.


À la personne concernée

Nous vous écrivons cette lettre à l'appui d'un réseau de milliers de mères à travers le Japon qui craignent la dévastation résultant des tsunamis du 11 Mars 2011 et depuis sa survenance de négligence grave des politiques du gouvernement .
Nous croyons que la négligence du gouvernement aura des conséquences plus néfastes que l'impact déjà catastrophique du tsunami et de l'exposition aux radiations résultant.
Une hausse presque certaine dans les taux de cancer pour des millions de personnes est le meilleur scénario de la fuite continue des réacteurs n ° Fukushima Daiichi 1, 2, 3 et 4. Il est de notre intention de limiter l'exposition des êtres humains à ce risque autant qu'il sera possible.

Déclaration d'intention.
C'est la conviction du soussigné que les décombres radioactifs dangereux dans des centrales de Fukushima et les autres zones autour doivent être laissés sur le site de la catastrophe.
Les efforts doivent être concentrés pour mettre un terme incendies à la centrale nucléaire, et les gens devraient être évacués de la zone immédiate conformément aux niveaux de radiations qui étaient bien définis avant le 11 Mars.
Tous les changements de politique japonaise récente du gouvernement d'augmenter les niveaux de radiation admissible doivent être annulés pour revenir aux niveaux admissibles définis d'avant la catastrophe.

Aujourd'hui le gouvernement japonais systématiquement propage les matières radioactives, encourage publiquement l'organisation d'événements où manger des aliments provenant de Fukushima est montré en exemple d'acte patriotique, élève les normes de radiation pour les aliments comme pour les gravats.
Par exemple au Japon aujourd'hui de la nourriture ayant 499 Bq / kg peut être légalement distribuée sur le marché sans aucune étiquette pour les consommateurs.
De même le gouvernement japonais a augmenté par deux fois les niveaux admissibles de radiation pour les gravats qu'ils livrent maintenant à travers tout le pays pour être brûlés et jetés dans l'océan à différents endroits, y compris la baie de Tokyo.
Ce comportement négligent doit être stoppé ou un événement déjà dévastateur va se transformer en une catastrophe environnementale historique avec une portée internationale. Le ministère japonais de l'environnement estime à 23.820.000 tonnes de gravats résultant de la catastrophe de Mars dans les régions côtières d'Iwate, Miyagi et Fukushima préfectures.
Ces décombres sontl'un des nombreux obstacles auxquels les Japonais sont confrontés, car ils doivent retirer les gravats afin de pouvoir reconstruire leurs vies. Comme si le fait de ces gravats n'étaient déjà pas un problème assez grand pour le gouvernement, il y a en plus le fait que beaucoup de ces décombres contiennent des matières radioactives provenant de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Le gouvernement local de Tokyo a officiellement accepté 1.000 tonnes de gravats en provenance d' Iwate, ils devront acheminer jusqu'à Tokyo ces débris sur des trains, les brûler afin d'utiliser leurs cendres comme matière de remplissage dans la baie de Tokyo à partir de la fin de Octobre, 201.
Les estimations du gouvernement préfectoral d'Iwate indiquent que les décombres contiennent 133 Bq / kg de matière radioactive. Cela aurait été illégal avant Mars, mais le gouvernement japonais a changé le niveau de sécurité pour les gravats de 100 Bq / kg à 8000 Bq / kg en Juillet 2011, puis de nouveau à 10 000 Bq / kg en Octobre.
Les représentants du gouvernement local de Tokyo ont annoncé qu'ils acceptent 500.000 tonnes de gravats au total.

Dans la même préfecture d'Iwate, Le 12 août 2011, des mesures de 1 130 Bq / kg ont été détectées sur le bois de chauffage (sur écorce de surface), et les autorités locales de Kyoto qui allait le brûler pour un événement religieux populaire ont décidé de ne pas faire en raison de la contamination.

Il est difficile de spéculer sur la précision des conséquences de ces actions du gouvernement, mais personne ne peut contester qu'un énorme pari sur l'environnement est en train d'être joué.

Le problème n'est pas limité à la région de Tokyo, qui est géographiquement à proximité des zones touchées.
Le gouverneur de Tokyo, a déclaré qu'il espérait que cela encouragerait d'autres autorités locales à accepter les décombres elles aussi. Le ministre de l'Environnement, M. Hosono, a déclaré le 4 Septembre 2011 lors d'une conférence de presse que "c'est la considération du gouvernement national (ou le Japon comme la nation) pour partager la douleur de Fukushima avec tout le monde (ou partout) dans Japon ", réitérant son intention de créer une usine de transformation finale en dehors de la préfecture de Fukushima où les débris et les ordures divers à proximité de l'accident nucléaire seront brûlés.
Si de nombreuses autres collectivités locales au Japon décident de suivre l'exemple de Tokyo il en résultera la contamination totale des terres et de l'eau des zones pas encore directement atteinte par les émissions radioactives.

Nous vous demandons s'il vous plaît de dissuader le gouvernement japonais de propager, de bruler et de déverser les gravats provenant des zones contaminées.
Ces gravats devraient être laissés sur place et les gens eux devraient être évacués de ces zones selon les normes en place avant le 11 Mars.

C'est l'opinion du soussigné qui, s'il leur est permis de continuer, nous assisterons à une erreur historique menée par le gouvernement japonais qui aura un impact négatif sur des vies humaines pendant des centaines d'années à venir.
L'alternative est que nous agissions immédiatement pour empêcher de telles conséquences, et l'histoire se souviendra que Fukushima Daiichi région a été rendue inhabitable plutôt que d'une pire alternative.

Humblement Signé,


Pour signer et faire circuler

La pétition en ligne est accessible ici :
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?hl=en_US&formkey=dFV1NWEwOVd5STNMb2ZNVzlYTWxuR0E6MQ&theme=0AX42CRMsmRFbUy1lZDQ5MzdmZC03OTA5LTQyNTEtOTAyNS1lYjJiMThlYmVlZjM&ifq

Pour voir la carte des préfectures et villes acceptant les déchets radioactifs au Japon

Cliquez sur l'image :


lundi 2 janvier 2012

L'écolière de Fukushima

Une chanson magnifique sur un sujet dramatique.
A l'écoute, le cœur se serre...
Images bien choisies.

Plus d’information sur poupa V

http://www.myspace.com/poupav

dimanche 1 janvier 2012

Bonne Année 2012 !


mercredi 28 décembre 2011

Une famille sauve une baleine

L'histoire se passe sur la mer de Cortez, près du Mexique.


Michel, sa famille et quelques amis se trouvaient sur un petit bateau le jour de la saint Valentin 2011.
Il voulaient observer les baleines lorsqu'ils en ont vu une qui semblait morte.
L'entendant respirer, ils ont constaté qu'elle était prise au piège de filets de pêcheurs.
Bien naturellement ils ont voulu l'aider et l'on libérée après une heure de travail difficile.
Elle leur a offert un superbe spectacle, une magnifique récompense !

Une aventure riche en émotions ! Magnifique !

mardi 27 décembre 2011

Un siècle pour les oiseaux

Nous sommes en 1912. Alors que la compagnie des chemins de fer de l’ouest de la France organise des safaris Paris/Perros-Guirec pour chasser les macareux moine, une poignée d’ornithologues s’insurge contre ce massacre. Ils viennent de fonder la Ligue Pour la Protection des Oiseaux… et obtiendront gain de cause. Cette victoire s’accompagnera de la création de la première Réserve Naturelle de France, celles des 7 Iles.

Un siècle plus tard, l’association est devenue la 1ère organisation française consacrée à l’oiseau, bien sûr, mais plus largement à la biodiversité.

Avec plus de 46,000 membres, 45 délégations ou représentations locales et 300 salariés, la LPO intervient dans de nombreux dossiers. Elle combat les abus de la chasse, gère des espaces protégés, agit lors des marées noires, anime un réseau de Centres de soins, sauvegarde de nombreuses espèces menacées, participe à la réforme de la PAC, s’investit dans l’éducation à l’environnement… C’est cette histoire que se propose de raconter :

« Un siècle pour les oiseaux »

lundi 26 décembre 2011

Guide de survie à un diner avec des pro-nucléaires

On apprenait mardi dans un article publié par Mediapart qu’EDF demande à ses cadres de présenter, avant le 31 décembre, à tous les agents, pendant une heure, une note sous la forme d’un PowerPoint sur “quel débat sur le nucléaire après Fukushima?”.
Mediapart raconte : un représentant de la direction et une personne du service de communication viennent devant chaque équipe “pour expliquer ce que nous devons dire à l’extérieur et dans nos familles“, raconte un agent, selon qui “on sert d’ambassadeurs du nucléaire. Ils attendent qu’on en fasse l’apologie“.

Alors si, pendant les fètes, vous êtes assis à côté de l’un de ces ambassadeurs, pas de panique. Greenpeace vous propose un guide de survie à un dîner avec des pro-nucléaires :


Cliquez sur l'image pour ouvrir le guide

dimanche 25 décembre 2011

Les irrigants veulent développer le stockage

Face au changement climatique, plutôt que de remettre en cause le modèle agricole dominant et ses méthodes désastreuses pour l'environnement, le lobby de l’irrigation préconise le stockage de l'eau.
Tel sera le thème du prochain salon de l'irrigation début 2012 dans la Vienne:


L'orientation préférable était au contraire la réduction des besoins par l'emploi de variétés peu gourmandes en eau, les techniques agricoles économes en eau, l’enrichissement des sols en humus...
En plus de vendre des tuyaux et des pompes, les irrigants vont mobiliser les engins de travaux public...


samedi 24 décembre 2011

Semences en danger : émission Zoom écologie

Zoom écologie est une émission de radio diffusée en direct tous les jeudis, de 20h30 à 21h30, et rediffusée le vendredi de 11h à 12h sur Fréquence Paris Plurielle 106.3 FM.

Coup sur coup, deux décisions nous obligent à réagir, et a mettre l’accent, pour une fois, sur les problèmes plus que sur les solutions.

En premier lieu, le vote à l’Assemblée nationale de la « proposition de loi relative aux certificats d’obtention végétale ».
Une loi qui menace l’avenir économique des agriculteurs français et la biodiversité, en laissant aux seuls grands semenciers des droits d’auteurs sur le vivant.
Ensuite, la décision du Conseil d’Etat, qui annule le moratoire sur le maïs OGM de Monsanto.

Au programme de l'émission :

  • Qui a tué les semences de ferme ? L’histoire malheureusement vraie d’une atteinte à la biodiversité.
  • La résistance paysanne s’organise pour contrer l’appropriation du vivant par une poignée de grandes entreprises. Michel Metz, administrateur du Réseau Semences Paysannes, nous explique les enjeux de la mobilisation.
  • Jean-Marie Sirvins, vice-président de l’Union nationale de l’apiculture française, nous expose l’impossible coexistence des OGM et de l’apiculture.

Pour télécharger l'émission

http://zoom-ecologie.net/IMG/mp3/Zoom_ecologie_8-12-11_Semences.mp3

Pour plus d’information

http://zoom-ecologie.net/spip.php?article61

vendredi 23 décembre 2011

Pollution marine dans le Morbillan : alerte de niveau 2

Le vendredi 16 décembre, suite à la tempête Joachim , le navire TK BREMEN, cargo de 109 mètre battant pavillon maltais s’est échoué, à 100m en face de la plage de Kerminihy à Erdeven (56).


Photo. Bruno Tandeau de Marsac

Une fuite s'est déclarée sur l'une des soutes de combustible de propulsion occasionnant une pollution sur la côte... à proximité des îles du Morbihan et de la côte sauvage...

Lundi 19 décembre, 2 oiseaux mazoutés ont été récupérés et recueillis par le centre UFCS de l'association Volée de Piafs : un guillemot de Troïl et un grèbe castagneux. Ils sont actuellement en soins.
Depuis dimanche 18 matin, l'équipe du centre de sauvegarde de la LPO Ile Grande, est sollicitée par des promeneurs qui ont découvert des oiseaux mazoutés, sur le nord Finistère et dans les Côtes d'Amor (principalement sur la côte de granit rose).

Une dizaine de guillemots de Troïl et un macareux moine sont actuellement au centre et certains sont déjà dans le bain...au lavage, aux mains des soigneurs.


Guillemots et Macareux. Photo : Gilles Bentz

D'autres oiseaux marins comme des fous de Bassan, pingouins Torda (Charente-Maritime, Gironde...) sont récupérés affaiblis suite à la tempête Joachim et accueillis dans des structures de soins habilités.

Le groupe LPO Morbihan, en accord avec les Gardes du Littoral, demande aux visiteurs qui circulent sur le site de l'échouage du TK Bremen à Erdeven de respecter le milieu dunaire et la flore existante en suivant les chemins balisés à partir des parkings. Ce site, classé "Natura 2000", est le site de reproduction, entres autres, de certains limicoles dont le Gravelot à Collier Interrompu. Il abrite, également, des espèces rares de la flore littorale. En circulant en dehors des chemins balisés, le nombre important de visiteurs, et donc le piètinement important, risque d'agraver la détérioration de ce site magnifique et utile à la faune sauvage déjà bien atteint par l'échouage du TK Bremen sur la plage de Kerminihy. L' interêt pour cet accident de mer ne doit pas provoquer une nouvelle catastrophe écologique.


Pour plus d’information

http://www.lpo.fr/actualit%C3%A9/pollution-dans-le-morbihan
http://www.lpo.fr/actualit%C3%A9/temp%C3%AAte-joachim-des-oiseaux-recueillis-au-centre-lpo-ile-grande

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