Que ce soit sur les plages de l’Île d'Oléron ou du sud Vendée, il y a fort à faire pour atteindre le zéro déchet.
C'est même actuellement impossible tant l'océan recèle de plastique !
Je site ces endroits car je les connais. Je sais bien que c'est partout pareil.
Jamais mon épouse et moi ne nous baladons sur une plage sans nous pencher encore et encore pour ramasser petits ou gros morceaux de plastique.
La plus grande partie de ces déchets, ici, provient des activités de pêche et d'élevage des moules et des huîtres.

Que l'on ne s'y trompe pas, notre motivation principale n'est pas en faveur des humains mais des oiseaux et des animaux marins.

Les oiseaux ingèrent le plastique en grande quantité. Ils en meurent.



Ou bien ils se prennent dans les filets de pêche !


C'est sans fin, que l'on ait un sac petit ou grand, il sera rempli.

Une fois le plein réalisé, le sac et le cœur lourds, il nous tarde de déposer l'immonde chargement dans une poubelle.
Mais là c'est une autre histoire. A Oléron, sur la plage de Grandvillage, seule l'entrée principale est équipée de grands bacs. Pas un seul sac poubelle sur toute la longueur de cette longue plage.
Il nous faut donc revenir à la case départ pour nous libérer de l'immonde récolte.

En sud Vendée, la ville de la Faute sur mer, elle, a installé des bacs spécialisés pour recevoir les déchets de la plage. On en trouve à chaque accès. Bravo !


Ces collecteurs de déchets, outre qu'ils nous permettent de nous décharger de ce lourd fardeau, au propre (pardon, au sale !) comme au figuré, nous rassurent aussi un peu en constatant que d'autres que nous aussi ramassent les déchets venant de l'océan. J'insiste, c'est une activité sans fin. Si nous revenons le lendemain nous en retrouvons.Nous faisons donc notre part de colibri. Mais comme nous aimerions nous sentir moins seuls...