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mardi 10 août 2010

Le moustique tigre sous surveillance

La dengue et le chikungunya sont de plus en plus présents en France métropolitaine. Selon les chiffres communiqués dans le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), publié ce mardi 27 juillet, 381 cas de dengue ont été signalés en 2009, contre 312 en 2008, alors que 46 cas de chikungunya ont été observés en 2009, contre 40 l'année précédente. Les régions les plus touchées par ces deux virus sont l'Ile-de-France et la Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le moustique tigre (Aedes Albopictus), originaire d'Asie Sud-Est est le vecteur de ces maladies.

Depuis plusieurs années, les services de santé de l'État surveillent la dissémination et la colonisation des moustiques tigres sur le territoire métropolitain. En raison de sa situation géographique comprise entre deux zones déjà sensibles à la colonisation de l'insecte la Catalogne et la Côte d'Azur, la région Languedoc-Roussillon a été inscrite dans une campagne de surveillance expérimentale. Dans ce cadre, treize communes du département du Gard ont été désignées.

Villeneuve lez Avignon a été choisie pour être « site de piégeage » du moustique tigre durant la période estivale 2010. Un matériel bien spécifique a d'ores et déjà été disséminé dans l'environnement : seaux noirs avec des eaux stagnantes, des plaques de polystyrènes et des pastilles d'insecticide. Les gîtes où logent ces diptères se trouvent autant sur le domaine privé que public. Les eaux stagnantes constituent le principal lieu de pontes et de reproduction. Ces pièges disséminés sont cependant fragiles et nécessitent de la précaution et de l'information auprès de tous, pour leur préservation. Les résultats de la campagne de surveillance seront communiques en octobre.

Pour les pouvoirs publics, la lutte contre cette espèce nécessite la mobilisation de l'ensemble de la population avec un message clair : « chez vous, soyez secs avec les moustiques : supprimez les eaux stagnantes ! ».

Pour plus d’information

Consultez la plaquette d'information du Ministère de la Santé :

Mastiquons !


Mastiquer, nous ne pratiquons visiblement pas assez !

Et pourtant, les bienfaits de la mastication sont clairement annoncés par le milieu médical :

  • La mastication peut jouer un rôle dans la prise de poids, car plus l'on mastique, moins on mange vite. Ce qui diminue la quantité de calories car la sensation de satiété arrive au bout de quinze à vingt minutes après l'ingestion d'aliments. Si vous souhaitez perdre du poids ou ne pas en prendre, vous devez donc faire attention à mastiquer lentement. Ainsi, vous mangerez moins en quantité et vous apprécierez davantage les arômes de votre plat !
  • Mastiquer permet de diminuer les problèmes de ballonnement (50% des français y sont sujet).
  • Ne pas assez mastiquer diminue la vascularisation cérébrale, diminuant ainsi la mémorisation.
  • Les dents et la surface osseuse régressent en liaison avec la moindre mastication.

3 règles de bonne pratique

- Privilégiez les aliments crus et solides, les fruits et les légumes. Redonnez de la consistance à votre alimentation.
- Prenez votre temps pour manger. Au moins 20 mn.
- Mangez assis. Manger debout conduit à faire de grosses bouchées et à les avaler telle quelles, provoquant une dilatation de l'estomac.


La solution ?

Pour plus d’information

Et si la mastication était une méthode intelligente et efficace de l'organisme et du cerveau pour manger moins et assimiler mieux ?

Comment le cerveau pourrait-il organiser une bonne digestion, une bonne assimilation, et surtout déclencher le signal de satiété, si nous ne lui laissons pas le temps d'analyser ce qui entre dans notre bouche ? C'est aussi savoir dire assez, avant que l'organisme en ait trop. N'est-ce pas ainsi, du reste, que pourrait être défini le bonheur ?

Cette démarche a des vertus remarquables, notamment dans le cadre d'un régime (en mastiquant bien, on mange moins et surtout, on assimile mieux) mais aussi pour développer une approche qualitative de la vie. Ce n'est pas la quantité qui me rend heureux, mais la démarche qui m'amène à en apprécier la qualité.

Apprécier et savourer ce que nous avons, en commençant par ce qui est dans notre assiette, voilà ce que nous propose l'auteur.

Sommaire :
-Nous ne savons plus savourer
-Mastiquer, qu'est-ce que c'est ? A quoi ça sert ?
-Les bienfaits de la mastication
-La pratique : comment faire pour bien mastiquer ?



Issu de la recherche sur l’évolution, le Régime mastication ne ressemble à rien de ce que vous connaissez. Très facile à suivre, il va révolutionner la manière de se nourrir.

Le Régime mastication est basé sur les découvertes des chercheurs qui étudient la dépense énergétique de la digestion et les signaux de satiété. Il vous guide non seulement vers votre poids de forme, mais rééduque en profondeur votre rapport aux aliments.

http://www.thierrysouccar.com/les_livres/nutrition/le_regime_mastication

samedi 1 mai 2010

Les risques de certains modes de cuisson

Faire frire de la viande sur un feu au gaz serait plus nuisible pour la santé, en particulier pour les cuisiniers professionnels, que la faire frire sur une plaque électrique, selon une étude publiée jeudi dans la revue Occupational and Environmental Medicine.

Les fumées de combustion produites lorsque l’on fait frire des aliments à haute température ont été récemment classées comme «probablement cancérogènes» par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC - IARC), dépendant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Des chercheurs de l’Université des Sciences et Technologies de Trondheim, en Norvège, ont comparé plusieurs façons de faire frire un steak: sur un feu au gaz ou une plaque électrique, avec de la margarine ou de l’huile de soja.

L’expérience a consisté à faire frire 17 pièces de bœuf de 400 grammes chacune, pendant 15 minutes, dans une cuisine équipée d’un extracteur de fumée, dans des conditions similaires à celles d’un restaurant d’Europe occidentale.

Les chercheurs ont mesuré, autour du point de cuisson, les concentrations en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et aldéhydes, des polluants potentiellement cancérogènes, ainsi que les niveaux de particules ultrafines, suspectées de toxicité pour les poumons.

Selon les chercheurs, les plus hauts niveaux de naphtalène, seul HAP détecté, étaient produits lorsque la viande était cuite avec de la margarine sur un feu au gaz. Les niveaux les plus élevés d’aldéhydes étaient retrouvés lors de la cuisson au gaz, quelle que soit la matière grasse utilisée. Enfin le niveau d’émission de particules ultrafines était nettement plus élevé lors de la cuisson au gaz.

Les chercheurs émettent l’hypothèse que la température plus élevée de la flamme à gaz entraînerait davantage de produits de dégradation thermique. Le plus haut niveau de particules ultrafines pourrait aussi être dû à la flamme à gaz, et non pas seulement résulter du procédé de cuisson.

Ils soulignent que les niveaux de polluants retrouvés dans l’étude étaient inférieurs aux seuils professionnels de sécurité, mais recommandent cependant que «l’exposition aux fumées de combustion soit réduite autant que possible».

Source : http://www.liberation.fr/sciences/0101620093-la-fumee-de-votre-steak-est-elle-cancerigene

dimanche 11 avril 2010

Avis de l'Afsset sur les effets sanitaires champs électromagnétiques

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (AFSSET) a rendu public le 6 avril 2010 une mise à jour des connaissances sur les effets sanitaires des champs électromagnétiques d'extrêmes basses fréquences. Ces champs sont typiquement ceux émis par les lignes électriques, ou tout appareil électrique.

Des études scientifiques montrent une association statistique entre l’exposition aux champs électromagnétiques produits par les lignes de très haute tension et des leucémies infantiles. Sur cette base, le centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé en 2002 les champs d’extrêmement basses fréquences cancérogènes possibles pour l’homme (2B). Cependant, aucune étude biologique n’a démontré un mécanisme d’action explicitant la survenue de ces leucémies. Le risque reste pour l’heure débattu (expertise INSERM 2008).

Pour l’Afsset, la priorité va à la résolution de ce paradoxe scientifique. Elle recommande de reprendre ou de poursuivre les études épidémiologiques en s’appuyant sur une description robuste de l’exposition aux champs électromagnétiques d’extrêmement basses fréquences, notamment par le recours aux nouvelles techniques de mesure des expositions individuelles. L’Afsset recommande aussi de renforcer la recherche sur les causes possibles des leucémies infantiles. Au-delà, la recherche d’autres effets potentiels de ces champs doit également être renforcée (hypothèse de l’implication de ces champs dans des pathologies neurodégénératives). Enfin des études devront cibler les travailleurs, exposés à de plus forts niveaux. L’Afsset conseille également d’associer les populations locales aux études de caractérisation de l’exposition, en les impliquant dans la définition des objectifs et en les informant des résultats.

Dans l’attente, l’Afsset recommande de ne pas installer ou aménager de nouveaux établissements accueillant des enfants (écoles, crèches…) à proximité immédiate des lignes à très haute tension, et de ne pas implanter de nouvelles lignes au-dessus de tels établissements. Par ailleurs, les experts de l’Afsset partagent les conclusions du consensus international (OMS, 2007) qui considère que les preuves scientifiques d’un possible effet sanitaire à long terme sont insuffisantes pour justifier une modification des valeurs limites d’exposition actuelles.

Pour plus d’information

Consultez l'avis complet de l'AFSSET.

Mon avis

Une publication scientifique prudente...

lundi 21 décembre 2009

Spray nomade d'urgence à la propolis

C'est la saison, surtout en ces temps de grippe...
Il y a un an je vous présentais la propolis et l'extrait liquide de Ballot-Flurin : voir ici.

Depuis, j'utilise une forme particulièrement pratique et efficace : le spray nomade d'urgence.
Dès les premiers signes d'agression (gorge, système respiratoire), je prends 1 pulvérisation le matin et une le soir.
C'est très fort, il ne faut pas dépasser les 3 pulvérisations par jour.

Vraiment, pour moi, c'est très efficace. Je vous le conseille en toute indépendance.

Pour plus d’information

Voir les infos sur le site Ballot-Flurin.


Merci aux abeilles.
Protégeons les, n'utilisons aucun pesticide.

jeudi 24 septembre 2009

Interpellation des préfets sur le dispositif de vaccination contre la grippe H1N1 - Elements de suspicion sur la composition et la dangerosité des vaccins

Je vous invite vivement à prendre connaissance de la pétition mise en place par Cyberacteurs pour interpeller les préfets, chargés de la mise en œuvre d'une possible vaccination massive contre la grippe H1N1, et de les mettre face à leurs responsabilités.

Le texte de la pétition comporte notamment des éléments de suspicion sur la composition et la dangerosité des vaccins.
Ces informations sont vraiment alarmantes sans pour autant être surprenantes.

Pour lire la lettre qui été adressée aux préfets et présidents de région, avec ses premiers signataires :
http://www.cyberacteurs.org/petitions/petition.php?id=38

Pour une présentation plus lisible voir le pdf :
http://www.cyberacteurs.org/pdf/prefets_h1n1.pdf

vendredi 7 août 2009

Le radon

Le radon appartient à la famille des gaz rares (hélium, néon, krypton...) et en possède les propriétés chimiques : inodore, incolore, sans saveur, ne réagissant pas chimiquement avec les autres éléments. C'est le seul gaz rare à être naturellement radioactif. Il provient de la chaîne de désintégration de l'uranium 238, naturellement présent dans toute l'écorce terrestre.

Le radon émane du sol et se dilue rapidement dans l'air extérieur. Il va par contre s'accumuler dans tous les espaces qui sont peu ou mal aérés : les cavités naturelles mais aussi les habitations. Cette accumulation représente un risque pour la santé.

Le radon dans les habitations

Le radon s'infiltre dans les habitations par les fissures, les jointures, les canalisations... Il provient principalement du sous-sol (roches, failles, eaux....), mais aussi des matériaux de construction qui contiennent, en plus ou moins grandes quantités, du radium. Lorsque les émanations sont importantes et/ou le renouvellement d'air insuffisant, le radon s'accumule, pouvant atteindre dans certains cas des teneurs très élevées.

Les zones à risque

En France, la cartographie réalisée récemment par l'IRSN* détermine des zones à fort risque d'exposition pour les populations. Ces zones correspondent à un sol contenant des roches riches en uranium (roches magmatiques, en particulier les granites). Les régions les plus fortement touchées sont le Limousin, le Massif Central, la Bretagne et la Corse. Cependant, de nombreuses anomalies ont été relevées en terrain sédimentaire, en dehors de ces zones (cf. Etudes CRIIRAD).


Carte IRSN

Les risques pour la santé

L'inhalation du radon et surtout de ses descendants radioactifs provoque des lésions au niveau des cellules pulmonaires, ce qui augmente le risque de développer un cancer du poumon. Le risque augmente avec la concentration et la durée d'exposition.
Le radon serait la deuxième cause de mort par cancer du poumon (après le tabac). Il y aurait, en France, entre 3000 et 5 000 victimes du radon par an.
Une recommandation européenne de 1990 limite la concentration de radon dans l'air intérieur à 200 Bq/m3 (Becquerels par mètre cube, unité de mesure de radioactivité) pour les bâtiments neufs et à 400 Bq/m3 pour les bâtiments existants. En France, un décret de 2002 oblige les propriétaires de lieux recevant du public, dans les départements considérés comme à risque, à effectuer des mesures de radon ; si la concentration en radon dépasse 400 Bq/m3, il y a obligation d'effectuer des travaux. Pour les maisons individuelles, l'OMS a défini un niveau de référence de 200 Bq/m3 au-delà duquel il est recommandé d'agir. Cependant, il n'y a pas encore d'obligation pour les particuliers, bien que l'intégration de la mesure du radon dans le dossier sanitaire de l'habitat - exigé lors des transactions immobilières - soit actuellement à l'étude dans le cadre du Plan national Santé Environnement.

Le radon est imprévisible: chaque habitation peut révéler une surprise, bonne ou mauvaise, quelle que soit la région : n’hésitez pas à contrôler vous-même votre taux de radon, avec des petits appareils (KODALPHA à la CRIIRAD, E-PERM à l’ACRO), mais si possible pas en plein été. Ces laboratoires indépendants donnent des conseils pour réduire le taux de radon chez vous.

Selon les résultats des analyses, plusieurs solutions vous seront proposées.
- La première consiste à assurer une bonne étanchéité à l'air entre le bâtiment et son sous-sol, en obturant les fissures des dalles, des joints entre murs et sols, des passages de canalisations...
- La seconde consiste à diluer le radon en augmentant le renouvellement d'air, par une meilleure gestion de l'aération naturelle. En cas de fortes concen¬¬trations, on installera une ventilation mécanique contrôlée par insufflation, capable de mettre vos pièces en légère surpression, évitant ainsi l'entrée du radon. Enfin, il peut être plus efficace de prévoir une aération naturelle ou mécanique du sous-sol ou du vide sanitaire, mesures simples à la portée d'un bricoleur.
- S'il n'y a pas de sous-sol, on peut aussi faire réaliser un drainage sous dalle, chantier plus complexe, pour extraire le radon.

Pour plus d’information

Laboratoire de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) – Le Cîme – 471, avenue Victor Hugo 26000 Valence. Tél.04.75.41.82.50. Mail : contact@criirad.com Test sur deux mois, conforme à la norme AFNOR NF M60-766. Bilan général d’une habitation (3 analyses): 84 euros TTC (dépistage simple: 39 euros). www.criirad.org

Laboratoire de l’ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest) 138, rue de l’Eglise 14200 Hérouville Saint-Clair - Tél. 02.31.94.35.34 Mail: acro-laboratoire@wanadoo.fr – Prix d’une mesure sur 15 jours minimum: 20 euros HT + frais de poste (2,21 euros par mesure). On préconise plusieurs mesures. Test conforme à la norme AFNOR NF M60-766.

Document IRSN
http://www.irsn.org/document/site_1/fckfiles/File/librairie/livrets_thematiques/livret_le_radon.pdf

Et les liens donnés en commentaire par Georges-André Roserens
http://www.ch-radon.ch
http://www.WorldRadonSolutions.info

vendredi 31 juillet 2009

Cancer des glandes salivaires en Israël, le portable mis en cause

La très forte augmentation du nombre de cancers des glandes salivaires en Israël constatée ces dernières années pourrait être liée à l'utilisation de téléphones portables, selon une étude réalisée par des chercheurs israéliens.

Cette étude, réalisée entre 1970 et 2006 par l'Association dentaire israélienne et citée jeudi par le quotidien Haaretz, fait apparaître une hausse très importante de tumeurs malignes affectant les glandes parotides situées sous l'oreille, près de l'endroit utilisé pour téléphoner. "Entre 1980 et 2002, le nombre de cancers de la parotide est resté stables à 25 par an, alors que ce chiffre est passé à 75 durant les cinq années suivantes", a indiqué Avi Zini, de l'école dentaire Hadassah. En revanche, les cancers des glandes situées dans la bouche inférieure sont restés stables.

En outre, le nombre de cancers soupçonnés d'être liés à l'usage du portable était proportionnellement plus important chez des patients jeunes, qui utilisent le plus ce genre d'appareil. Une cinquième d'entre eux avait moins de 20 ans. "Nous n'avons pas collecté des données sur l'usage du téléphone portable de la part de ces patients. Mais l'augmentation des cas peut parfaitement indiquer qu'une plus forte exposition aux téléphones cellulaires peut provoquer des dégâts par radiation", a ajouté Avi Zini.

Les chercheurs vont tenter d'établir dans un deuxième temps un lien statistique entre ces cancers et l'usage de téléphones portables. En 2007, une autre étude israélienne avait déjà conclu que les irradiations des radiofréquences micro-ondes émises par les téléphones cellulaires augmentent nettement les risques de cancer des glandes salivaires. Les risques de développer une tumeur cancéreuse de ces glandes sont près de 50 % plus élevés auprès d'utilisateurs fréquents de téléphones cellulaires (22 heures par mois), avait indiqué cette étude publiée dans American Journal of Epidemiology. Le risque est encore plus grand si les utilisateurs placent l'appareil sur la même oreille ou s'ils ne disposent pas d'un écouteur, ou s’ils se trouvent dans des zones rurales.

Source : LeMonde.fr avec AFP - 16 juillet 2009

mercredi 24 juin 2009

L'eau potable et le cancer

Le WWF et un comité scientifique de 19 spécialistes de renom lancent une campagne se sensibilisation sur les risques liés à la consommation de l’eau du robinet pour les personnes de santé fragile, en particulier souffrant ou ayant souffert de cancer.

Leur communiqué

L’eau du robinet est en général de bonne qualité en France si l’on prend comme critères d’évaluation les normes réglementaires. Cependant, les personnes malades du cancer ou qui sont passées par la maladie doivent bénéficier d’une eau potable de qualité irréprochable au nom du principe de précaution. De nombreuses études établissent des liens entre cancer et polluants de l’eau.

En France, la qualité de l’eau varie selon les régions et selon les périodes de l’année, en raison de l’activité agricole. De fait, des personnes fragilisées peuvent être exposées sans le savoir à des taux de nitrates et de pesticides supérieurs aux normes.

De plus, les normes de qualité n’ont pas évolué malgré les nouvelles connaissances sur des polluants à effet hormonal (certains pesticides, certaines hormones, le bisphénol A...) ou sur la présence de dérivés médicamenteux.

Il convient donc de prendre des précautions. Nous conseillons aux personnes malades du cancer ou qui sont passées par la maladie de ne boire quotidiennement de l’eau du robinet que si elles sont sûres de sa qualité, et sinon de s’équiper d’un filtre de qualité ou de boire de l’eau en bouteille. Ce sont des solutions de court terme qui demandent à être appliquées de façon précise : il faut respecter le mode d’emploi pour les filtres et recycler les bouteilles.

Par ailleurs, il est important que chacun agisse, à son niveau, pour améliorer la qualité des eaux des rivières et de nappes phréatiques de notre pays afin que l’eau du robinet soit un jour de très bonne qualité de façon constante et partout en France.

Les impacts des eaux polluées sur la santé

Ils sont liés à la présence de pesticides, de nitrates, de substances médicamenteuses, de chlore, de et de plomb. Il existe aussi un risque microbiologique.

Les actions possibles

Lorsque l’eau du robinet qui vous est délivrée n’est pas de qualité satisfaisante, on nous conseille l’usage de filtres (carafes, filtre sur le robinet, osmose inverse) ou de consommer de l’eau en bouteille.

Les filtres n’éliminent pas tout et il convient surtout d’en respecter les conseils d’utilisation.
Les systèmes à osmose inverse sont les plus chers, mais à ce que l’on nous dit, sont les plus efficaces aussi.

Des bouteilles plastiques, le PET (code 1 dans un triangle sur le fond de la bouteille) semble le mieux mais peut cependant libérer certains résidus perturbateurs endocriniens.

Pour plus d’information

Lisez le dossier de presse complet du WWF

Consultez le site http://www.guerir.fr/

mercredi 26 novembre 2008

Pesticides dans les raisins !

Le MDRF nous alerte : le raisin de table européen contient des pesticides inquiétants !

Raisin.jpg

Enquête sur les raisins de table au sein de l’UE : des ONG détectent des pesticides, parfois interdits, souvent préoccupants et en grand nombre dans des raisins de certains supermarchés !
Une grande enquête a été menée par 5 ONG, dont le MDRGF pour la France, dans 5 pays européens ( Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l’agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d’éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont préoccupants.

Résultats globaux :
- 99,2% des raisins analysés contenaient des résidus de pesticides! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides.
- 0.65mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.
- 20% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides différents.
- 4,8% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu'on ne doit pas dépasser !
- 3 échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production.
- Un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë de l'Organisation mondiale de la santé! Le dépassement de cette dose de référence, même une seule fois, peut endommager la santé humaine, en particulier la santé des enfants.
- Et parmi tous ces pesticides de nombreuses matières actives présentaient des risques potentiels pour la santé. On a trouvé des pesticides neurotoxiques, suspectés d’être cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal.

Et pour la France ?
- 100% des 25 échantillons testés étaient contaminés.
- 0,73mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.
- 44% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides. 51 pesticides différents ont été détectés au total.
- 8,5 pesticides par échantillon en moyenne! Le record pour l’enquête : 16 pesticides dans un échantillon de raisin acheté!
- 16% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu'on ne doit pas dépasser !
- Cerise sur le gâteau, des pesticides interdits d’usage dans toute l’UE ou dans le pays de production ont été retrouvés ! En effet, 2 échantillons de raisins italiens contenaient de l’endosulfan, un pesticide interdit dans toute l'UE. Comme le DDT, l'endosulfan est un polluant organique persistant (POPs) qui provoque des dommages à long terme pour l'environnement. De plus, un autre échantillon de raisin italien contenait l’insecticide bromopropylate qui n’est plus autorisé en Italie depuis fin 2007 !

Sulfatage.jpg

Pour F. Veillerette, Président du MDRGF :

Cette situation est inacceptable. La contamination des raisins par des substances préoccupantes est massive. ». Les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités par rapport aux situations d’illégalité que nous avons mises en lumière. Nous demandons au gouvernement français de soutenir la position de la Commission Environnement du Parlement européen qui appelle à l’exclusion des substances classées CMR ou perturbatrices endocriniennes afin que le consommateur ne les retrouve plus dans ses aliments. Nous appelons également les chaînes de supermarché à tout mettre en œuvre pour baisser les niveaux de résidus de pesticides dans leurs produits en appliquant des standards plus exigeants à leurs fournisseurs que ceux prévus par la loi ».

Pour plus d’information
Consultez le dossier sur le site du MDRGF
Téléchargez l’étude complète et détaillée des ONG
Téléchargez les résultats détaillés pour la France

Raisin1.jpg
Une petite grappe de pesticides ?

Mon avis

Alors que les normes Européennes ont récemment relevé les Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), ce qui n’était pas acceptable (voir mon article), l’étude montre qu’encore 4,8% des échantillons Européens dépassaient les LMR et 16% pour les échantillons français ! Encore une preuve, s’il en fallait, que nous sommes toujours les champions Européens d’utilisation des pesticides ! Pas de quoi être fiers !
Et si vous avez encore un doute sur les conséquences sur la santé de l'absorbtion de pesticides présents dans les aliments, regardez les films "Homo toxicus" et "Mâles en péril".

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lundi 13 octobre 2008

Etude cancers et environnement

En 2005, le nombre de nouveaux cas de cancers en France a été estimé à près de 320 000 pour les deux sexes confondus, 180 000 chez les hommes et 140 000 chez les femmes.
On constate une augmentation de l'incidence des cancers depuis une vingtaine d'années.
Si l'on tient compte des changements démographiques (augmentation et vieillissement de la population française), l'augmentation du taux d'incidence depuis 1980 est estimée a +35 % chez l'homme et +43 % chez la femme.

L’Inserm a mené une étude afin d'établir un bilan des connaissances sur les liens entre l'environnement et neuf cancers.

En bref, et je vous engage à consulter les détails par le lien figurant en bas de ce billet, les principaux facteurs environnementaux mis en évidence dans l’étude sont les suivants :
- Facteurs de risque professionnels (amiante, certains métaux, hydrocarbures polycycliques aromatiques, benzène, radiations ionisantes dont le radon…).
- Facteurs présents dans l’environnement général qui ont également fait la preuve de leur cancérogénicité comme le tabagisme passif, l’arsenic ou le radon.
- Expositions aux particules fines et ultrafines (particules émises par les moteurs diesel notamment).
- Expositions aux rayonnements X et gamma.
- Expositions aux pesticides (d’après Jacqueline Clavel, chercheure en épidémiologie environnementale des cancers à l’Inserm, «un fort soupçon existe sur le rôle cancérogène des pesticides»).

Parmi les recommandations figurant au rapport, bien sûr figure la réduction de l’exposition aux facteurs cités ci-dessus :
- Veiller à renforcer les mesures de suivi des expositions à l’amiante.
- Réduire les expositions au radon domestique et en milieu professionnel.
- Réduire les expositions aux particules fines et ultrafines.
- Réduire les concentrations ambiantes et donc les émissions sur les sites industriels et sur des stations de proximité relative au trafic routier où les valeurs limites en moyenne annuelle et journalière sont dépassées.
- Surveiller les expositions aux rayonnements X et gamma.
- Réduire les expositions aux pesticides.

Pour plus d’information Le dossier de presse de l’Inserm :
http://www.inserm.fr/fr/presse/communiques/att00008157/ec_cancers_environnement_der.pdf

vendredi 10 octobre 2008

Cancers de l'enfant et environnement

Une information transmise par le MDRGF:

Une étude scientifique publiée dans le journal 'Environmental Health' s'est intéressée à la distribution des différents cancers de l'enfant dans les différents comtés de l'état du Texas, Etats Unis. Les scientifiques ont étudié les enfants nés de 1990 à 2002, ils ont répertoriés le nombre de cas des différents cancers dont certains d'entre eux ont été victimes et ont cherché à voir si le lieu de naissance des enfants pouvait induire un risque plus élevé ou non de développer telle ou telle forme de cancer.

Résultats : les chercheurs ont trouvé plus de gliomes dans les zones d'agriculture intensive, plus de cancers hépathiques près des usines émettant des polluants de l'air dangereux et plus de lymphomes hodgkiniens et de tumeurs malignes des os dans les zones de croissance rapide de population.

Remarque de la rédaction du MDRGF : une telle étude souligne l'importance de l'existence de registre des cancers et autres pathologies et de registres des émissions polluantes très détaillés...à ce jour la France ne possède malheureusement pas ces registres de manière systématique.

Voir l'étude complète en anglais sur le site du journal 'Environmental Health' : http://www.ehjournal.net/content/pdf/1476-069X-7-45.pdf

NosEnfantsNousAccuseront.jpg

Pour plus d'infos, voir le site du MDRGF.

mercredi 17 septembre 2008

Silence, on vaccine

Le magazine « les 4 saisons du jardin bio » dans son numéro 171 de Juillet/Aout 2008 nous indique que, malgré la controverse scientifique toujours présente sur les risques du vaccin contre l’hépatite B, il vient d’être associé à d’autres vaccins (DTCopPolio + Haémophilus) pour être administré à tous les enfants avant l’âge de 2 ans, sans que la plupart de leurs parents ne le sachent.

Vaccin.jpg

Selon le magazine, l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a pourtant recensé de très nombreux effets indésirables de la campagne de vaccination des adultes contre l’hépatite B entre 1994 et 1998 : plus de 1700 effets indésirables graves dont plus 1000 scléroses en plaques (3000 selon les associations de malades).

La revue « Alternative santé » a une position très tranchés sur les vaccins :

Tout vaccin comporte des risques et des contre- indications ; cependant, les médecins les administrent de routine et par habitude, sans avertir les parents des dangers possibles et sans rechercher si tel vaccin serait contre-indiqué pour votre enfant. Aucun enfant ne devrait être vacciné sans qu'on réfléchisse à cela, et pourtant des queues d'enfants sont alignées chaque jour dans les cliniques pour recevoir un vaccin, sans qu'aucune question ne puisse être posée par leurs parents.

On pense de plus en plus que ces vaccins contre les maladies d'enfance relativement bénignes peuvent être responsables de l'augmentation intense des maladies auto-immunes dans notre population. Ce sont des maladies graves comme le cancer, la leucémie, les rhumatismes, la sclérose en plaques, le lupus érythémateux disséminé et le syndrome de Guillain-Barré. Dans les maladies auto- immunes, les mécanismes de défense de l'organisme ne savent plus faire la distinction entre les protéines étrangères et les tissus du corps lui- même, en conséquence l'organisme commence à se détruire lui-même.

Pour les parents qui sont sensibilisés à la question, c’est toujours un sujet difficile…
Que faut-il penser des risques liés aux vaccins ?
On a le choix pour tous les vaccins non obligatoires, mais que faire pour les autres ?
Quel risque prend-on de ne pas faire vacciner son enfant…

A part vous inciter à la plus grande prudence, je vous dois vous laisser seul face à ce dilemme…

Pour plus d’informations :
Un article très documenté sur le site Agoravox
Les principaux documents disponibles sur le site de l’Afssaps (mise à jour 2005)
Les vaccins une bombe de l'ère médicale par Alternative santé
Les 4 saisons du jardin bio et son numéro 171 (article très court)

vendredi 29 février 2008

Téléphonie mobile : 12 bons réflexes de la CRIIREM pour limiter son exposition

Pas de téléphone mobile pour les moins de 15 ans.
La croissance de leurorganisme en développement les rend particulièrement vulnérables à tous les rayonnements électromagnétiques, ceux des mobiles inclus. Et plus l'exposition est précoce, plus les doses de rayonnement accumulées sont importantes.
L'accès à un téléphone mobile doit être exceptionnel, en cas d'urgence par exemple.

Il est officiellement recommandé de ne jamais approcher un téléphone mobile en fonctionnement du ventre d’une femme enceinte.
L’eau du placenta et lescellules de l'embryon sont très sensibles à l'énergie dégagée par le portable) ou à moins de 20 cm de tout implant métallique, cardiaque ou autre, afin de limiter le risque d’interférence électromagnétique.

Choisir et utiliser un téléphone mobile dont la valeur de DAS est la plus basse possible, de préférence toujours inférieure à 0,7 W/kg (cf. Top Das).

Ne pas porter son téléphone à hauteur ou contre son coeur, l'aisselle ou la hanche, près des parties génitales. Tenir l'antenne du téléphone le plus éloigné possible de soi. Même lors de l'envoi d'un SMS.

Toujours utiliser le kit piéton livré avec votre téléphone afin d’éloigner l'appareil de votre oreille (et de votre cerveau) le temps de la conversation. Préférer toujours l'oreillette « filaire » à tout autre gadget sans fil.

Limiter le nombre et la durée de vos appels. Pas plus de 5 ou 6 appels par jour par exemple, ni plus de 2 ou 3 minutes pour chacun. Respecter un temps moyen de 1h30 entre chaque appel.

Ne téléphoner que dans des conditions de réception maximum Dès que votre écran affiche les "4 barrettes" de réseau, pas moins. Pour chaque barre manquante, le rayonnement émis par le portable pour se connecter est multiplié par 2.

Ne pas téléphoner en vous déplaçant, ni en train, ni en voiture, ni en bus, ni à pied, ni à cheval, ni en vélo, ni en bateau, ni en patinette, ni en roller, etc.

Ne pas téléphoner en voiture, même à l'arrêt, ou dans tout autre infrastructure métallique. Un effet dit de "cage de Faraday" emprisonne et répercute les ondes émises par le portable, le rayonnement subi est alors maximum au centre de la "cage". Dans une voiture, cela se situe à la hauteur de votre tête.

Eloigner le mobile de vous et le maintenir à la verticale le temps de joindre votre correspondant et tant que la première sonnerie n'a pas retenti. Souvent un bip ou un signal visuel vous indique que vous êtes en connexion avec le numéro appelé.

Ne pas oublier : en public, vos voisins subissent le rayonnement émis par votre téléphone. S'éloigner permet d’éviter leur exposition passive.

La nuit, ne jamais conserver un téléphone mobile allumé ou en recharge à moins de 50 cm de votre tête. Toujours l'éteindre pour limiter son rayonnement et celui de l'antenne relais avec laquelle il communique (riverains exposés 24h/24).

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