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lundi 13 février 2012

30% de constructibilité en plus : Vrais problèmes et fausses solutions

Le Président de la République a promis un relèvement de 30% des droits à construire sur les terrains et habitations, afin de répondre à un besoin croissant de logements.

Les associations de défense de l’environnement représentées par leur fédération France Nature Environnement dénoncent cette mesure qui, selon eux, ne répond pas aux besoins des citoyens, favorise l'artificialisation des territoires et la spéculation immobilière.

Ce projet sera examiné en Commission à l’Assemblée Nationale le 15 février. France Nature Environnement, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la Ligue ROC dénoncent une mesure incapable de répondre correctement aux objectifs de création de logements et de densification. Elle est largement inapplicable et les spéculateurs immobiliers en seront les principaux bénéficiaires.

Une mesure qui ne répondra pas aux besoins des citoyens
La loi existante permet déjà d’augmenter le droit à construire sous condition de réalisation de logements locatifs sociaux (avec un dépassement possible du COS1 de 50%) ou de logements à haute performance énergétique et environnementale (avec un dépassement possible du COS de 30%). La mesure annoncée par le Président de la République risque de concurrencer ces dispositifs essentiels, qui permettent un meilleur accès au logement pour les personnes en ayant le plus besoin. De plus, ces dispositifs favorisent une construction plus intelligente, réduisant les charges de chauffage sans entraîner la moindre spéculation foncière.

Une mesure favorisant l’artificialisation des territoires
Selon le ministère en charge de l’écologie, les 30% contribueraient à la politique de préservation des terres agricoles et naturelles grâce à la densification qu’ils produiraient. Pour nos associations, la mesure risque bien au contraire d’accélérer l’étalement urbain. En augmentant le droit à construire, et par là le prix du foncier constructible, on aggraverait la spéculation sur les espaces naturels, agricoles et forestiers. La mesure étant censée ne s’appliquer que dans certains types d’espaces, non soumis à une réglementation particulière, sera donc inapplicable sur la majorité du territoire. Elle ne produirait d’effet qu’à la marge dans du tissu pavillonnaire, souvent à forte précarité énergétique, et pour des résidences secondaires.

« Cette mesure ignore des centaines d’études, de milliers d’heures de travail et de concertation, et l’arbitrage des élus dans des milliers de communes. »

Les associations de protection de la nature et de l'environnement demandent l’application de la loi

Derrière l’illusion d’une liberté accordée aux propriétaires, la mesure risque de favoriser un retour à un urbanisme de promoteurs qui a produit quantité de catastrophes architecturales et sociales, et donné lieu à quelques scandales financiers.

« La spéculation immobilière ne doit plus être la seule à générer les formes urbaines. »

Nos associations partagent la préoccupation du Gouvernement et des élus de pouvoir offrir davantage de logements là où le besoin s’en fait réellement sentir. Mais cela ne peut se faire que sur la base d’une bonne concertation publique. La meilleure manière de répondre à la demande de logements nous semble être de commencer par faire respecter la loi de Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU) qui impose aux communes de disposer d’au moins 20 % de logements sociaux.

Par ailleurs, les Associations de Protection de la Nature et de l’Environnement demandent au gouvernement de respecter ses engagements de lutte contre l’artificialisation des sols, en privilégiant un vrai renouvellement urbain, avec un plan sérieux de reconquête des centres villes en déclin et la réhabilitation des logements vacants (plus de 2 millions selon l’INSEE), de densification des premières couronnes et de reconversion des friches. Elles souhaitent également que le gouvernement se lance dans une véritable réflexion permettant d’atteindre l’objectif de zéro artificialisation nette du territoire2 français à l’horizon 2025.

(1) Coefficient d’Occupation des Sols
(2) Pour un hectare de terrain artificialisé, un hectare de terrain renaturalisé (friches industrielles, friches commerciales, friches militaires, zones SEVESO…)

Source : communiqué FNE

Mon avis

J'adhère à la position de FNE sauf en ce qui concerne la demande d'un plan de densification des premières couronnes.
Je considère que certaines villes et agglomération sont déjà trop densifiées au détriment de la qualité de la vie et de l'environnement.
Il est donc indispensable que les associations ajoutent des conditions drastiques à une telle proposition de densification.

vendredi 10 février 2012

Aqueduc de la Dhuis, les associations font monter la pression

Nous étions 800 personnes samedi 19 novembre à Villevaudé en Seine et Marne, à protester contre le projet de la mairie de Paris de vendre tout ou partie de l'aqueduc de la Dhuis à la société placoplatre.


Placoplatre détruirait au moins une partie de cet ouvrage pour implanter de nouvelles carrière de gypse en exploitation à ciel ouvert.


Exemple d'une carrière à ciel ouvert

Depuis, le collectif "Sauvons la Dhuis" a demandé à être reçu par le maire de Paris et a demandé officiellement, comme le droit administratif l'y autorise, aux services de la Mairie de Paris, les éléments techniques et autres documents administratifs de ce brûlant dossier.

Au mépris du droit administratif, le Service d'Intervention Foncière de la Mairie de Paris, s'est refusés à transmettre quelques éléments que ce soit du dossier.
A la demande de rendez-vous, le cabinet du Maire de Paris a daigné finalement répondre : 9 semaines plus tard. Et sa réponse a été de s'adresser aux élus en charge de ce dossier.
Il convient de préciser que ni ce dernier ni son entourage n'ont jamais pris le soin de contacter le collectif "Sauvons la Dhuis". Un adjoint au maire de Paris même déclaré dans la presse que « même si la cession est temporairement reportée, afin de mieux l'expliquer, l'exploitation de la carrière de gypse aura lieu de toute façon ».

Si la Mairie de Paris persiste dans cette attitude, le collectif "Sauvons la Dhuis" fort de ses milliers de sympathisants appellera à une marche sur Paris qui pourrait bien se terminer devant l'hôtel de ville de Paris.
Il appelle à signer sa pétition « SAUVONS LA DHUIS ».

Nous restons mobilisés et vigilants et nous vous tiendrons informés si nous sommes contraints de marcher sur Paris pour fêter pour fêter l'arrivée du Printemps.



Pour plus d’information

http://sauvons.dhuis.fr


vendredi 27 janvier 2012

Exploration pétrolière au large de Marseille

Une société pétrolière britanique, Melrose, a découvert un gisement de pétrole au large de Marseille.
Une plateforme d'exploitation pourrait être installée. Les écologistes et les professionnels du tourisme sont inquiets.
Reportage de Jean-Louis Boudard et de François Escudo.

mardi 10 janvier 2012

Pas d'usine Michelin dans la forêt des « Intouchables » en Inde !


L'organisation "Sauvons la forêt" nous informe

En Inde, dans l'état de Tamil Nadu, un dur conflit oppose un village d’Intouchables – les personnes les plus méprisées de ce pays de castes – et Michelin, la grande transnationale du pneu française. Celle-ci, pour construire une usine ultramoderne et délocalisée de pneus, est en train de s'accaparer une surface de 456 hectares de pâturages et de forêts dont dépendent directement pour leur subsistance les habitants de Thervoy et de 13 autres villages de la région alentour.


Les villageois sont déterminés à protéger leurs terres
et moyens de subsistance (Photo: Prof. A. Marx)

Les opposants à ce projet se font sévèrement réprimer : 8 sont emprisonnés, 61 sont en attente de jugement.
L'appel à l’aide internationale des villageois, à majorité dalit (mot signifiant « opprimé »), a provoqué une initiative de Madhumita Dutta, de l'organisation indienne The Other Media, et Annie Thébaud-Mony, présidente de l’association Henri Pézerat de rédiger et diffuser une pétition adressée à la direction de Michelin.

À: Direction de la firme Michelin Michel Rollier et Jean-Dominique Senard, co-gérants associés commandités & Pat Cox, Benoît Potier, François Grappotte, Laurence Parisot, Pierre Michelin, Éric Bourdais de Charbonnière, Barbara Dalibard et Louis gallois, Membres du conseil de surveillance de la Compagnie générale des établissements Michelin.

Objet: pas d'usine Michelin dans la forêt des « Intouchables » !

Madame, Monsieur,

Par la présente lettre je soutiens les initiatives citoyennes indiennes qui s'opposent à la construction d'une usine de Michelin en Inde.

Le mouvement social ne peut plus se contenter de dénoncer abstraitement la délocalisation de l’économie. Non seulement cette dernière ruine l’emploi en France, mais elle détruit souvent à la racine les conditions de vie des plus pauvres au Sud. En Inde, un conflit terrible oppose un village d’Intouchables – les plus méprisés de ce pays de castes – et Michelin, la grande transnationale du pneu.

Thervoy Kandigai est un bourg du Tamil Nadu, État du sud de l’Inde. Il compte environ 1500 familles, qui vivent depuis toujours des pâturages et forêts proches de Thervoy. Tel est leur territoire, que Michelin s’apprête à détruire irrémédiablement avec cette usine. Non seulement la forêt, espace indispensable à la survie de cette population sans terre, est confisquée mais elle a déjà commencé à être détruite, risquant par la même de tarir les lacs approvisionnant les villages locaux en eau.

La transnationale Michelin a en effet réussi à convaincre les autorités fédérales, et entend bâtir une usine ultramoderne de pneus en lieu et place de la forêt des Intouchables. L'espace est déjà clôturé, des bâtiments déjà en construction, le centre de formation déjà ouvert.

Les villageois se battent seuls depuis deux ans, multiplient les actions, grèves de la faim. En retour, ils subissent la répression : coups, présence policière, emprisonnement, certains depuis février 2011. Ils viennent d’élire un Panchayat ouvertement opposé à l’installation de Michelin. Et ils appellent à l’aide internationale. La France est en première ligne. En tant que signataire de cette pétition, je demande, comme les habitants de Thervoy Kandigai, l’annulation du projet. Michelin India proclame sur son site internet : « Une des valeurs essentielles de Michelin, c’est le respect des personnes ». Le moment est venu de passer à l'acte. Que ces paroles se traduisent par des faits. Ne touchez pas à la forêt des Intouchables de Thervoy Kandigai !

Je réclame :
* l’annulation de ce projet de construction d'une usine Michelin à Thervoy Kandigai
* la restitution des terres aux villageois
* l'indemnisation des villageois pour les terres détruites
* la libération des 8 emprisonnés, l'amnistie pour les 61 en attente de jugement et l'arrêt de toute violence contre la population !

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes respectueuses salutations.

Pour signer la pétition

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/818?mt=1270

Une cyber@ction a également été créée : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/michelin-ne-pas-construire-cette-usine-inde-410.html

dimanche 20 novembre 2011

Manifestation "Sauvons la Dhuis"

Nous étions 800 personnes samedi 19 novembre à Villevaudé en Seine et Marne, à protester contre le projet de la mairie de Paris de vendre tout ou partie de l'aqueduc de la Dhuis à la société placoplatre.
Cette société détruirait au moins une partie de cet ouvrage pour implanter de nouvelles carrière de gypse en exploitation à ciel ouvert.

Pour le moment le projet de vente est gelé dans l'attente de la prise de position du Conseil général 77 vis à vis de cette opération.

Le Collectif "Sauvons la Dhuis" nous a rassemblé pour une "marche pour la vie" afin de faire pression sur les élus, pour qu'ils refusent la vente à placoplatre et que l'aqueduc et son site naturel, corridor écologique soient préservés.

Il est très important de lutter pour préserver l'aqueduc qui est non seulement un lieu de promenade magnifique, mais aussi une continuité biologique vitale dans notre région.










A l'arrivée de la marche : une carrière qui devrait être "remise en état". Un responsable du collectif associatif nous a expliqué qu'en réalité, le trou de 60 à 870 m de profondeur serait comblé par des déchets ultimes.


La carrière... énorme !

Photos et vidéos : Gilles Héluin

Pour plus d’information

Le Collectif "Sauvons la Dhuis" Villevaudé... Demain
Nature Environnement 77
Les Abbesses de Gagny-Chelles
Environnement 93
ADENCA
Les Amis de Carnetin

Pour agir

Signez la pétition : http://www.petitionpublique.fr/?pi=dhuis

lundi 14 novembre 2011

Appel du collectif « Sauvons la Dhuis »,

Aqueduc de la Dhuis : Appel à manifester le Samedi 19 Novembre 2011 à partir de 14h30

A l'appel du collectif « Sauvons la Dhuis », vous êtes invités à une marche pour la sauvegarde de l'aqueduc de la Dhuis.

Cette marche aura lieu Samedi 19 Novembre 2011 à partir de 14h30.
Le lieu du rendez-vous a été fixé sur la commune de Villevaudé (77410) à l'angle de la rue du Lavoir et de la rue Charles de Gaulle.

La « Marche pour la Dhuis », d'une durée de 2 heures, permettra de faire un aller-retour de Villevaudé (77410) à Courtry (77181) sur le tracé de la promenade de la Dhuis et jusqu'aux frontières de la Seine-St-Denis.


Notre aqueduc de la Dhuis

Rappel des faits
Tandis qu'à une centaine de mètres de l'aqueduc de la Dhuis, BP Placo - Placoplâtre (filiale du groupe Saint-Gobain) s'illustre déjà par sa volonté d'exploiter les sols potentiellement radioactifs de l'ancien site du Commissariat à l'Energie Atomique du Fort de Vaujours (Coubron, Vaujours, Courtry), et elle ne tient pas compte des études indépendantes.

Nous avons découvert, il y a peu que cet industriel projette la mise en œuvre d'une carrière à ciel ouvert sur l'aqueduc de la Dhuis .

Cet industriel envisage donc de sectionner cette coulée verte que nous adorons, cette continuité écologique indispensable à la survie des espèces et à l'équilibre des milieux naturels du massif de l'Aulnoye en Seine-St-Denis.

Pour les associations, la coupe est pleine
Du haut de leur logique commerciale, les hauts responsables de cette société désirent mettre à mal la promenade de la Dhuis. Pourtant celle-ci a été aménagée et entretenue avec notre argent, celui des contribuables (6 millions d'€ investis de 2006 à nos jours). Tandis qu'une exploitation souterraine est possible, à l'instar du bois de Bernouille sur Coubron, cet industriel, comme sur le fort de Vaujours, s'obstine à tout vouloir détruire.

Une nouvelle carrière à ciel ouvert signifie la destruction programmée de la butte de l'Aulnay sur les communes de Le Pin, Villevaudé, Claye-Souilly et Annet-sur-Marne.

Une carrière à ciel ouvert, c'est l'anéantissement complet du vivant.

Une carrière à ciel ouvert sur la Dhuis, c'est la destruction d'un élément clef de la trame verte de l'Est Francilien.


Exemple d'une carrière de gypse à ciel ouvert.

Ceci est contraire aux engagements des grenelles de l'environnement.

Vous avez été des milliers à signer spontanément notre pétition pour vous opposer à la destruction de l'aqueduc de la Dhuis.
Vous êtes tous les jours de plus en plus nombreux.

La pétition : http://www.petitionpublique.fr/?pi=dhuis

C'est grâce à votre amour sans faille pour cette coulée verte que nous avons été en mesure d'obtenir le retrait de la délibération de cession de l'aqueduc de la Dhuis du conseil de Paris au profit de la société BP Placo - Placoplâtre (filiale du groupe Saint-Gobain).

Et maintenant ?
La lutte n'est pas terminée et certains voudraient que l'on s'épuise.
Car maintenant la Mairie de Paris demande au Conseil Général de Seine et Marne, à la Région IDF et aux communes concernées de se positionner clairement sur l'avenir de l'aqueduc de la Dhuis.

Après 6 semaines de mobilisation, il y a encore trop de ceux qui soutiennent sans vraiment soutenir, trop de ceux qui disent vouloir sauver la Dhuis sans vraiment agir et nous ne parlons pas de ceux qui se cachent pour ne pas répondre.

Si les associations n'avaient pas découvert le « pot aux roses » le sort de la Dhuis aurait déjà été très vite réglé.

C'est pour cela qu'une nouvelle fois, nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de celles et ceux qui aiment la Dhuis.

Nous avons besoin de vous pour faire comprendre aux « politiques » que l'heure de vérité est venue et qu'il est temps qu'ils fassent ce qui est nécessaire et indispensable pour sauver l'aqueduc de la Dhuis et la butte de l'Aulnay.

Nous comptons donc sur vous pour vous joindre au collectif « Sauvons la Dhuis » en venant Samedi 19 Novembre participer à la « Marche pour la Dhuis », la marche pour la vie.


Touche pas à mon aqueduc

Le Collectif « Sauvons la Dhuis
Villevaudé... Demain
Nature Environnement 77
Les Abbesses de Gagny-Chelles
Environnement 93
ADENCA
Les Amis de Carnetin

dimanche 13 novembre 2011

Arrivée du Tracto-Vélo Notre Dame des Landes le 12 novembre à Paris

Nous étions 3000 à manifester à Paris ce samedi 12 novembre pour exiger l'abandon du projet d'aéroport Notre Dame des Landes à Nantes.
Grand et beau succès pour ce Tracto-Vélo parti de Nantes le 6 novembre !



















Vidéo et photos ci-dessus par Gilles Héluin

Vidéo AFP

lundi 7 novembre 2011

Notre-Dame des Landes : Rassemblement à Paris le 12 novembre

La coordination des opposants au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (NDL), près de Nantes (44) organise du dimanche 6 au samedi 12 novembre 2011 un déplacement en tracteurs et vélos jusqu’à Paris. L'objectif est d'interpeller nos décideurs nationaux, peser sur les négociations entre partis qui ne manqueront pas d’avoir lieu pour les Présidentielles 2012 et dénoncer encore une fois l’aberration de ce projet dans les conjonctures financière, économique, sociale et environnementale actuelles.

Les participants partiront de Notre-Dame-des-Landes le dimanche 6 novembre vers 9H. Ils passeront par Candé, Sablé, Le Mans, Nogent le Rotrou, Chartres puis après Saclay et Arcueil. L'arrivée à Paris se fera le samedi 12 novembre vers midi après avoir parcouru environ 400 km.






Pour plus d’information

Voir mes précédents billets sur le projet d'aéroport à Notre Dame des Landes.

Si vous venez, retrouvez-moi parmi des militants de Sortir du nucléaire Paris !

jeudi 20 octobre 2011

A831, les préconisations de la LPO seront-elles suivies ?

Je vous ai déjà par deux fois parlé de ce projet d'autoroute A831:
http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2010/01/21/Pilotis-dans-les-marais
http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2010/06/22/L-autoroute-A-381-va-se-faire...


64 kilomètres d'autoroute prévus entre Rochefort et Fontenay-le-Comte

Alors qu'il était ministre de l'environnement, Jean-Louis Borloo avait confié à la LPO le soin de réaliser une étude de préservation de la biodiversité pour cet autoroute en partie située dans une zone de marais.
L'association n'avait pas voulu se soustraire à cette demande qui n'entrait dans aucune procédure légale obligatoire.
Amélie Boué, Chef de projet et rédactrice du rapport prend soin de préciser qu'il s'agissait d'une « mission atypique confiée à la LPO » puisque celle-ci avait pris position « contre le projet autoroutier » lors de l'enquête d'utilité publique en tant qu'opérateur Natura 2 000 du site du marais de Rochefort.

Une étude environnementale a ainsi été remise par la LPO au ministère en septembre 2010.
Bien qu'il soit difficile d'être juge et partie, la LPO estime s'être acquittée de sa mission avec le maximum de sérieux et d'impartialité. On lui a demandé une expertise environnementale, elle a livré une expertise environnementale complète, argumentée sur le plan scientifique à partir d'un diagnostic des biotopes traversés, des espèces animales et végétales qui pourraient être dérangées ou menacées par le tracé autoroutier.

Le journal Sud Ouest indique : la LPO a toujours respecté son engagement de confidentialité vis-à-vis de l'État mais nous avons pu néanmoins nous procurer ce fameux document d'une centaine de pages et baptisé « Prise en compte de la biodiversité dans les projets d'infrastructures linéaires de transport. Mission de recherche appliquée. Rapport A 831 ».
Le journal a ainsi publié quelques éléments du contenu de l'étude LPO qui préconiserait six viaducs sur un total de 5 180 mètres de linéaire en aérien au lieu de 1080 mètres suggérés par l'État. L'association a aussi proposé des mesures compensatoires en vue de reconquérir des zones humides sacrifiées par l'emprise agricole.

Le ministère de l'Écologie avait informé que conclusions du rapport entraînaient un surcoût de 130 millions d'euros pour le projet autoroutier et que l'État ne mettrait pas un centime de plus dans l'affaire. Aux collectivités territoriales de s'organiser si elles veulent vraiment ce bandeau autoroutier.

Aux dires du journal Sud Ouest, le ministère a fait des contre-propositions plus modestes que celles de la LPO aux franchissements par passage aérien : 3 300 mètres de linéaire au lieu des 5 180 de la LPO et des 1 080 prévus dans le projet initial.
L'État pourrait donc prendre une position intermédiaire pour dire qu'il a tenu compte de l'étude environnementale et a souhaité l'adapter aux impératifs économiques.

Reste que les fonds ne sont pas au rendez-vous. Sud Ouest informe par ailleurs que le Conseil général de Charente Maritime connait des difficultés avec les banques qui ne veulent pas lui attribuer la totalité des prêts qu'il souhaite souscrire.

Pour plus d’information

Lisez les articles de Sud Ouest, sur le rapport de la LPO et sur les difficultés financières du Conseil général.

Mon avis

Tant que l'argent fait défaut, les zones humides sont tranquilles !
Que cela dure le plus longtemps possible, jusqu'à l'abandon d'un projet qui n'a plus sa place dans le contexte de crise financière et environnementale et de perte dramatique de biodiversité.
Si jamais ce projet se réalise, les préconisations de la LPO seront-elles suivies ?
Rien n'est moins sur au regard de la contre proposition du ministère déjà prête !
Enfin, au moins l'association n'aura-t-elle pas perdu son âme sur ce (sale) coup là...

mercredi 15 juin 2011

Une mine d'uranium menace un site classé au patrimoine mondial

En Tanzanie, la réserve de gibier de Selous est menacée par une mine d'uranium.
En raison de sa biodiversité et de son biotope unique, le plus grand parc naturel d'Afrique est inscrit à la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Participez à la pétition contre le projet de mine d'uranium.
http://www.sauvonslaforet.org


La réserve de gibier de Selous

Pour plus d’information

Consultez le site de l'UNESCO : http://whc.unesco.org/fr/list/199/

lundi 13 juin 2011

3 jours de résistance à Notre-Dame-des-Landes 8,9 et 10 juillet 2011

Près de Nantes, à Notre Dame des Landes, un projet d'aéroport gigantesque menace 2000 ha de terres agricoles bocagères d'une biodiversité exceptionnelle.

Le projet date des années 60, pour le Concorde, et les raisons affichées pour sa construction ont beaucoup changé au fil des années et des contre-arguments des opposants.

Aujourd'hui, alors qu'il n'y a aucun problème de saturation ni de sécurité à l'aéroport actuel de Nantes-Atlantique et que le contexte ne favorise pas la croissance du secteur aérien, l'Etat (UMP) et les collectivités territoriales (PS) ont désigné ensemble le géant du BTP Vinci pour construire une plateforme aéroportuaire soit disant HQE sur ce site.

Paradoxalement, le besoin de cette nouvelle construction n'est en rien avéré et aucune optimisation de la plateforme existante n'a été étudiée...

De plus en plus de voix s'élèvent contre ce scandale écologique et économique.

Plus de cent personnalités, une coordination forte de plus de 40 associations, collectifs et mouvements politiques, représentant plusieurs dizaines de milliers de personnes, appellent à 3 jours de rassemblement sur le site menacé, les 8, 9 et 10 juillet 2011, autour des thèmes Climat/Energies, Terres agricoles/Souveraineté alimentaire et Justice sociale.


Pour plus d’information

http://ete-2011-resistance-ndl.blogspot.com/


mercredi 8 juin 2011

Gendarmes et manifestants anti-aéroport s’affrontent à Notre-Dame-des-Landes

Les militants anti-aéroport, déterminés à ne pas laisser passer les foreuses sur le site dédié à la tour de contrôle du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, se mesurent aux forces de l’ordre, depuis 7 h 30, ce lundi 6 juin.


La centaine d’opposants, qui a passé la nuit sur place dans ce qu’ils nomment leur « camp de la résistance », a même coupé quelques arbres pour couper la route de Vigneux-de-Bretagne à Notre-Dame-des-Landes, au lieu-dit la Rolandière. Objectif, bien sûr, empêcher les forages pour rendre impossible l’étape déterminante, et symbolique, du grand chantier en cours.

Les gendarmes mobiles se confrontent aux militants, cachés dans des buissons ou perchés sur des promontoires improvisés. À grand renfort de gaz lacrymogène, ils espèrent pouvoir ainsi les repousser, pour permettre le passage des machines.

Source : Ouest France

Pour plus d’information

http://acipa.free.fr/

http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2010/02/10/Nouvel-aeroport-A-Nantes-Il-est-temps-d-atterrir

http://acipa.free.fr/Plus/Actualites/TractoVelo/2010_01_11_Regionale_Tract_Invitation_a_participer.pdf


samedi 23 avril 2011

Débat public sur l'interconnexion sud des LGV en Ile-de-France

J'ai assisté à la réunion du débat publique qui s'est tenue le 21 avril à Yerres (91) sur le projet d'interconnexion sud des LGV en Ile-de-France.

Ce projet est peu connu, quelques mots de présentation s'imposent.


L'essentiel des Lignes à Grande Vitesse (LGV) sont radiales, c'est à dire relient Paris à la province.
Il existe peu de liaisons transversales.
Sur le secteur sud de Paris, quelques TGV dits "intersecteurs" passent de la LGV atlantique à la LGV sud-est en empruntant une ligne traditionnelle qu'il partagent avec le RER C.

Le projet d'interconnexion consiste à créer une ligne dédiée aux TGV en remplacement de ce tronçon partagé.
S'y ajoute la création d'une gare TGV à Orly, et en option une autre à Villeneuve-Saint-Georges où à Lieusaint.

Les intérêts annoncés par Réseau Ferré de France (RFF) sont :
- 12 trains supplémentaires intersecteurs par jour.
- L'intermodalité train-avion Orly.
- Une meilleure déserte TGV du sud de l'Ile-de-France.

Des travaux préparatoires au projet sont ressorties trois grands scénarios :
A- Tunnel direct entre les deux lignes radiales.
B- Jumelage avec la ligne existante.
C- Tunnel direct vers Sénart.


Le calendrier prévisionnel envisage une mise en service à l'horizon 2020-2025.

Un débat public est en cours et se terminera en mai. La réunion de jeudi en faisait partie.
C'était la première fois que je participais à une réunion d'un débat public. L'organisation fait impression tant elle mobilise de personnes.

Ce fut une alternance de présentations du principe du débat, du projet par RFF, de questions-réponses avec la salle et de prises de position des élus locaux.

Je ne ferai pas un compte rendu détaillé. Si vous êtes intéressés, la vidéo devrait être mise en ligne sur le site du débat public.

Le point majeur issu tant des habitants que des élus locaux est que pour eux (et moi) l'amélioration du fonctionnement de la ligne RER D doit passer en priorité sur ce projet.

L'aspect environnemental et du cadre de vie fut aussi longuement abordé, en particulier l'impact des tunnels et notamment de celui du scénario C, qui passerait sous la foret de Sénart.
Plusieurs interventions d'élus et habitants ont mis le projet sous condition de ses possibles atteintes environnementales.

Un "expert" nous a fait un exposé affligeant par son manque de préparation, la pauvreté de son contenu et surtout par la minimisation manifeste des effets sur les terrains, la foret , les nappes phréatiques, les vibrations. Plusieurs intervenants de la salle ont indiqué qu'ils n'étaient pas convaincus.

A noter, à ce qui nous a été dit, que ce serait la première réunion où la nécessité de l'aménagement proposé aurait été mise en cause.
Plusieurs motivations ont été exprimées par la salle :
- Le besoin de crédits pour remettre la ligne D en état.
- Le coût du projet (environ 3 milliards d'euros), énorme pour gagner 1 train par heure par rapport à la situation actuelle.
- Le pic pétrolier et la raréfaction du pétrole qui affectera (entre autres) le transport aérien lorsque le projet sera réalisé.

La positions des élus locaux qui se sont exprimés ou faits représenter sont diverses, évidemment en fonction de leur secteur d'appartenances, géographique en particulier, politiques peut être...

Mon avis

De telles réunions ne sont pas un instrument de démocratie. Tout au mieux peut-on y glaner des informations. Comme elles se trouvent sur Internet, il n'y a pas grand intérêt de ce côté là.

Concernant la possibilité de poser des questions, vu la piètre qualité des réponses apportées, je n'y voit que peu d'intérêt.

Je suis très réservé sur le fait que les opinions émises, les marques d'opposition exprimées soient vraiment pris en compte à l'issue du débat.
Le promoteur du projet, ici RFF, n'est pas obligé de tenir compte des avis.
Bien évidemment il publiera des documents montrant la prise en compte de certains avis, mais lesquels, quel sort sera réservé aux points vraiment gênants ?

Bon, quand même je dois admettre deux intérêts que j'ai trouvé à cette réunion :
- Je sais maintenant ce que c'est, j'imagine la somme que cela peut coûter et cela m'énerve !
- Je suis persuadé au vu des échanges que c'est le scénario C qui sera retenu. Il implique un tunnel sous la forêt de Sénart. En l'état de ce qui nous a été dit, les conséquence environnementales sont minimisées, voire niées.
Si cela se fait, la forêt subirait encore une atteinte insupportable. Déjà qu'elle est mise à mal avec l'échangeur de la croix de Villeroy !

Dans le contexte actuel de crise sociale où nombre de personnes , par exemple, ne font pas certains soins faute d'argent, à l'heure où les services publics de santé comme les hôpitaux se voient continuellement vidées de leur budget, personnels, où la régression du service offert est permanente, alors que la circulation des TGV est actuellement effective et où le projet n'apporterait que des améliorations de "confort", investir dans un tel projet me parait tout simplement une honte.

Dans le contexte actuel des transports en Ile-de-France, en particulier celui du RER D qui est inacceptable (retards et annulations de train en nombre inouï), la priorité doit être à l'amélioration du RER qui est emprunté par un nombre de personnes bien plus considérable que ne le seraient les bénéficiaires de la nouvelle interconnexion LGV.

Dans un contexte de crise écologique qui risque fort de s'aggraver d'ici 2025, date où la nouvelle interconnexion serait disponible, le budget affecté à ce projet serait probablement mieux investit dans les secteurs d'économie d'énergie, dans le bâtiment ancien par exemple, ou dans les énergies renouvelables.
Nos technocrates restent dans le système du toujours plus d'infrastructures, alors qu'il faudrait réduire notre train (c'est le cas de le dire) de vie, être plus économes en énergie, en fonctionnalités. C'est ce qu'il nous serinent avec le développement durable. Il faut un développement soutenable !

Pour plus d’information

Allez sur le site du débat public

mardi 15 février 2011

Les serres d'Auteuil ont elles perdu face à Rolland-Garros ?

Les concessions de Delanoë à la FFT ont eu pour effet de décider que le tournoi de Rolaland-Garros reste à la porte d'Auteuil.


Delanoë a donc bradé les intérêts parisiens en acceptant une durée de concession de 99 ans et en accordant une subvention de 20 millions d'euros à la FFT.


Mon avis

Résistons !!

Pour agir

Signons la pétition.

mercredi 2 février 2011

Gaz-huile de Schiste, l'Ile de France en ligne de mire

La préfecture de Seine et marne a donné acte à une opération de forage de prospection de produits pétroliers. Le lieu se situe le long de la départementale 204, entre le hameau du Petit Saussoy et le site des silos Soufflet. L'entreprise chargée de la prospection compte commencer les travaux de forage en février 2011.

Luttons, car l'exploitation des gaz et huiles de Schiste est très néfaste pour l'environnement !

L'avis de Michèle Rivasi

CLIP ALERTE groupe citoyens lotois gaz de schiste

Pour plus d’information

Consultez le site Doue.fr
Lisez mes précédents articles : ici et .
Visitez le site De l'eau dans le gaz.
Lisez le dossier rédigé par Eric Delhaye, Président délégué de Cap 21en date du 6 décembre 2010

Pour agir

Signez les pétitions :
Pour un moratoire sur l'extraction de gaz de schiste
Gaz de schiste : non merci


samedi 15 janvier 2011

Plantes médicinales et produits à base de plantes en danger

L'Union Européenne a voté en 2004 une directive sur les médicaments traditionnels à base de plantes (THMPD) stipulant que toutes les plantes médicinales sur le marché européen doivent être inscrites et qu'elles ne peuvent être vendues sans autorisation.


Selon les règles de la THMPD, les plantes médicinales traditionnelles doivent pouvoir prouver une utilisation médicinale efficace d'au moins 30 ans, dont 15 ans à l'intérieur de l'UE.

Cette directive a aussi fixé une période de transition de sept ans autorisant la vente de produits à base de plantes médicinales comme « aliments » jusqu'au 31 mars 2011.

Certaines sources indiquent que le prix d'enregistrement extrêmement élevé mettra hors course un grand nombre de sociétés. Selon les rapports, une société doit débourser au moins 60 000 euros pour un enregistrement conforme à la THMPD. Elle doit aussi être authentifiée par les Bonnes pratiques de fabrications européennes (GMP). Un investissement matériel se chiffrant en centaines de millions d'euros est également nécessaire pour les installations de production, auquel s'ajoute un investissement immatériel similaire, notamment pour la formation et les avis d'experts.

Ces règles vont donc impacter de nombreux produits traditionnels chinois à base de plantes.

Nous arrivons donc très prochainement au terme de cette période transitoire.
Que va-t-il se passer ensuite ?
La vente de plantes et de produits médicinaux à base de plantes vont-ils être interdits ?
Les produits de la médecine traditionnelle chinoise ou indienne (ayurvéda) et les petites entreprises du bio vont être touchés.

Pour plus d’information

http://www.mediapart.fr/node/96229
Michèle Rivasi : Europe : mon plaidoyer pour les plantes médicinales

Pour agir

Signez la pétition : http://www.gopetition.com/petition/39757/sign.html

Nous demandons à la Commission européenne de suspendre le traditionnel à base de plantes médicinales directive (THMPD), la directive 2004/24/CE, qui va à supprimer l'accès à la grande majorité des plantes médicinales à partir du 30 avril 2011. THMPD abroge les droits de chaque citoyen européen à l'autodétermination dans la gestion de la santé. Il va bien au-delà des contrôles raisonnables sur les produits dangereux, et entre dans le domaine de la contrainte en limitant les options pour le traitement des problèmes de santé. L’accès du public aux produits à base de plantes qui ont toujours été disponibles gratuitement doit se poursuivre sans interruption.


vendredi 7 janvier 2011

Nouvel aéroport de Nantes : l'état persiste et avance

Vous avez probablement ce triste projet en mémoire...

Les régions Pays de la Loire et Bretagne, les départements de Loire-Atlantique et d’Ille-et-Vilaine et les villes de Nantes et Rennes ont obtenu qu’un projet d’aéroport international imaginé dans les années 1960 (!) soit reconnu, en 2008, d’utilité publique.

A quelques encâblures de Nantes, le futur aéroport dit de Notre-Dame-des-Landes remplacerait l’actuel aéroport jugé trop petit pour accueillir les millions de passagers supplémentaires prévus dans des scénarios totalement surdimensionnés.

Je vous en avais parlé ici et .

Selon le ministère de l’écologie, la construction du nouvel aéroport Notre-Dame-des-Landes répond à la saturation physique à terme de la plate-forme de Nantes Atlantique et aux enjeux de sécurité et de préservation des populations (nuisances acoustiques, survol de l’agglomération nantaise). Argument fallacieux pour Stéphen Kerckhove (Agir pour l'environnement), qui rappelle que le nombre de mouvements (atterrissages et décollages) est rigoureusement le même qu'en l'an 2000.
« Le projet s’insère également au mieux dans le bocage environnant en limitant au maximum les surfaces artificialisées », précise le communiqué du 31 décembre. Le cahier des charges est, quant à lui, « particulièrement exigeant en termes d’insertion environnementale, de limitation des nuisances et de performances énergétiques ».

Le projet est vivement critiqué par certaines associations, qui ont notamment demandé au Conseil d’Etat en 2009 d’annuler l’enquête publique (mais leur demande a été rejetée). Pour l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Acipa), le projet va à l’encontre des recommandations européennes de 2003 qui préconisent d’optimiser l’existant en matière de transports. « Alors qu’en 2007, le Grenelle de l’environnement prévoyait de ne pas augmenter les capacités aéroportuaires en France, nos décideurs locaux ont joué sur le mot ’transfert’ et le projet a été estampillé ’Haute qualité environnementale’ pour qu’il continue d’exister », critique l’association…


Un mémoire a été déposé en avril 2010 par Bretagne vivante, la Ligue de protection des oiseaux et SOS Loire vivante à la Commission européenne. « Ce mémoire, qui décrit les impacts du projet, a été déclaré recevable par la Commission », explique l’Acipa. Si l’Etat français ne respecte pas les directives européennes environnementales lors de la réalisation du projet et ne propose pas suffisamment de compensations environnementales, la Commission pourra déposer un recours auprès de la Cour de justice européenne.


Malgré cette opposition, l'état avance...
Le ministère en charge de l’écologie a signé le 30 décembre 2010 le contrat de concession du nouvel aéroport de Nantes avec la société concessionnaire « Aéroports du Grand Ouest ».

La société concessionnaire (qui associe Vinci Concessions, la CCI de Nantes et la société Entreprises de travaux publics de l’Ouest) gère depuis le 1er janvier 2011 l’exploitation des aéroports de Nantes-Atlantique et Saint-Nazaire-Montoir, note le ministère dans son communiqué du 31 décembre. Elle a également pour mission de construire ce nouvel aéroport du Grand-Ouest Notre-Dame-des-Landes, qui doit ouvrir à l’automne 2017 et remplacer l’aéroport de Nantes Atlantique.

Pour la réalisation des nouvelles infrastructures, une subvention de 131 millions d’euros est apportée par l’Etat et les collectivités locales partenaires(1) du projet. 315 M€ sont investis par le concessionnaire sous forme de fonds propres et d’emprunts. « En période de pénuries budgétaires, n'y avait-il pas d'autres priorités que d'investir autant d'argent dans un projet inutile ? », conclut Stéphen Kerckhove.

(1) Nantes Métropole, le département de la Loire Atlantique, les régions Pays de la Loire et Bretagne, la Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire (Carene) et la Communauté d'agglomération de Cap atlantique.

Source : Journal de l'environnement


mercredi 5 janvier 2011

Abandon du projet de terminal méthanier à Antifer

Je vous avais parlé du projet de terminal méthanier à Antifer (près du Havre) qui devait être suspendu ici.

Gaz de Normandie, la filiale de Poweo qui portait le projet de construction d'un terminal méthanier à Antifer, n'a pas renouvelé la réservation du terrain qui arrivait à expiration en ce début d'année. Ceci signifie donc la fin du projet.

Pour les opposants au projet, c'est la fin de quatre ans de combat.

Une très bonne nouvelle en ce début d'année !
Mais attention, le Grand Port Maritime du Havre, qui est propriétaire du terrain, rêve toujours de transformer Antifer en site industriel.


Les opposants ont enlevé la pancarte anti-terminal de la façade de la mairie de Saint-Jouin Bruneval.

mercredi 29 décembre 2010

Gaz de schiste, des forages en vue en France ?

Le MEEDDM (ministère de l’Ecologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer) a délivré au printemps dernier des permis de prospection pour du gaz de shiste, sous le plateau du Larzac, dans l'Aveyron, et dans plusieurs autres départements du sud de la France.


Plateforme de forage horizontal de Chief Oil & Gas dans les Appalaches (USA)

Cette exploitation inquiète les écologistes qui évoquent les dangers de contamination des nappes phréatiques par les produits chimiques qui sont ajoutés à l'eau sous pression.
Ils dénoncent également l'importante consommation d'eau nécessaire à ce type d'exploitation.
La pollution atmosphérique est considérable du fait du torchage qui génère non seulement du CO2 (d'où la question de la réalité de l'impact dur la réduction des gaz à effet de serre), mais aussi des émissions toxiques dans l'atmosphère (NOx, particules fines, etc.).


Lundi 20 décembre, trois cents personnes, dont José Bové, se sont réunis à Saint-Jean-de-Bruel, à l'initiative de l'association les Amis de la Terre. Ce village est situé aux confins de l'Aveyron, du Gard et de la Lozère, les principaux départements dans lesquels ont été délivrés des permis de prospection. Un "comité de vigilance" a alors été crée, et comme l'a expliqué à l'AFP José Bové, les opposants à l'exploitation du gaz de schiste entendent réclamer un gel des forages, en demandant aux communes concernées d'adopter des arrêtés municipaux pour les interdire. "On verrait si les préfets attaquent ces arrêtés", a déclaré le député européen écologiste.

Sources :
Le blog de José Bové
Maxisciences.
Article de Corinne Lepage sur Rue 89.
Communiqué des Amis de la Terre|http://www.amisdelaterre.org/Les-Amis-de-la-Terre-lancent-l.html].

Pour plus d’information

http://www.deleaudanslegaz.com/

Pour agir

Participez à la Cyber@ction.


Opposition au Québec



jeudi 21 octobre 2010

Quinze associations créent le Réseau « Stop-Autoroutes »

A l'occasion d'une conférence de presse à Paris, le 07 octobre 2010, les représentants de quinze associations locales et nationales* ont décidé de structurer le Réseau « Stop-Autoroutes ». Face à l'adoption programmée d'un Schéma National des Infrastructures de Transport (SNIT) qui fait la part belle à une relance massive du programme autoroutier hexagonal, le Réseau « Stop-Autoroutes » a vocation à s'opposer aux multiples projets routiers et autoroutiers actuellement décidés en catimini par Jean-Louis Borloo.

Bien loin de l'emphase ayant conduit le ministre de l'Ecologie à déclamer, durant le Grenelle de l'environnement, « un changement de paradigme » en matière d'infrastructures de transport, l'Etat français s'apprête à valider un projet de SNIT dans lequel sont inscrits 879 kms de nouvelles voies autoroutières, soit une augmentation d’environ 10% du réseau autoroutier français auxquels il faut ajouter les routes et autoroutes décidées depuis les tables rondes du Grenelle tenues en octobre 2007.

L'impact des nouvelles voies rapides et autoroutières en matière de consommation d'espace et d'énergie, de rejets de CO2 et métaux lourds, le tout en engendrant nuisances sonores, fragmentation des milieux et déménagement du territoire n'est plus à démontrer. En projetant d'étendre la pieuvre autoroutière de plus de 10%, le Réseau « Stop-Autoroutes » constate avec amertume la césure existant entre les « engagements » du Grenelle et la réalité que les associations locales vivent jour après jour sur le terrain.

Dans les semaines qui viennent, les associations membres du Réseau « Stop-Autoroutes » s'opposeront avec pugnacité aux inaugurations de nouvelles autoroutes prévues et participeront avec ténacité aux débats publics locaux.

Les projets contestés par le Réseau « Stop-Autoroutes » sont les suivants : RN154 (Nonancourt-Allaines), RN126 (Castres-Toulouse), RN7 (Roanne-Nord de Moulins), Route Centre Europe Atlantique (Mâcon-Moulins), doublement de l’A9 (Montpellier), contournement Sud-Est de Lille, contournement Est de Rouen, A31 bis (Toul-Dieulouard), contournement Est de Tours, contournement d’Arles, A56 (Fos-Salon), A16 (L’Isle Adam-Francilienne), A104 (Méry sur Oise-Orgeval), contournement Est de Lyon, Liaison Troyes-Auxerres, RN19 (Langres-Vesoul), A719 (Gannat-Vichy), antenne sud de l’A51 (Gap), desserte du Chablais ainsi que l’A831 (Rochefort), l’A45 (Lyon-Saint-Eitenne), l’A65 et l’A406 (Mâcon), liaison routière Pau-Oloron (anciennement A650).

Le Réseau « Stop-Autoroutes » demande à être reçu au plus vite par le ministre de l'Ecologie et interpelle vivement les élus locaux qui continuent à réclamer du béton et du goudron.

  • Les associations fondatrices du Réseau « Stop-Autoroutes » sont : Agir pour l'Environnement, le Réseau Action Climat France, Greenpeace, la Fédération Nationales des Associations d'Usagers des Transports, les Amis de la Terre ainsi que la Capen71 (RCEA), le Copra184, Vivre en Trièves (Sud Isère) le collectif « Non à l’A10bis » (Tours), l’ARLP (A65), l’association « Non à la deuxième autoroute » (Lozère), Code Béarn, l’ATPCV (A31bis), l’Avern (RN154), le collectif RN126 (Castres-Toulouse), l’Acen (Arles).



Pour plus d’information

http://www.stop-autoroutes.fr

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