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vendredi 23 décembre 2011

Pollution marine dans le Morbillan : alerte de niveau 2

Le vendredi 16 décembre, suite à la tempête Joachim , le navire TK BREMEN, cargo de 109 mètre battant pavillon maltais s’est échoué, à 100m en face de la plage de Kerminihy à Erdeven (56).


Photo. Bruno Tandeau de Marsac

Une fuite s'est déclarée sur l'une des soutes de combustible de propulsion occasionnant une pollution sur la côte... à proximité des îles du Morbihan et de la côte sauvage...

Lundi 19 décembre, 2 oiseaux mazoutés ont été récupérés et recueillis par le centre UFCS de l'association Volée de Piafs : un guillemot de Troïl et un grèbe castagneux. Ils sont actuellement en soins.
Depuis dimanche 18 matin, l'équipe du centre de sauvegarde de la LPO Ile Grande, est sollicitée par des promeneurs qui ont découvert des oiseaux mazoutés, sur le nord Finistère et dans les Côtes d'Amor (principalement sur la côte de granit rose).

Une dizaine de guillemots de Troïl et un macareux moine sont actuellement au centre et certains sont déjà dans le bain...au lavage, aux mains des soigneurs.


Guillemots et Macareux. Photo : Gilles Bentz

D'autres oiseaux marins comme des fous de Bassan, pingouins Torda (Charente-Maritime, Gironde...) sont récupérés affaiblis suite à la tempête Joachim et accueillis dans des structures de soins habilités.

Le groupe LPO Morbihan, en accord avec les Gardes du Littoral, demande aux visiteurs qui circulent sur le site de l'échouage du TK Bremen à Erdeven de respecter le milieu dunaire et la flore existante en suivant les chemins balisés à partir des parkings. Ce site, classé "Natura 2000", est le site de reproduction, entres autres, de certains limicoles dont le Gravelot à Collier Interrompu. Il abrite, également, des espèces rares de la flore littorale. En circulant en dehors des chemins balisés, le nombre important de visiteurs, et donc le piètinement important, risque d'agraver la détérioration de ce site magnifique et utile à la faune sauvage déjà bien atteint par l'échouage du TK Bremen sur la plage de Kerminihy. L' interêt pour cet accident de mer ne doit pas provoquer une nouvelle catastrophe écologique.


Pour plus d’information

http://www.lpo.fr/actualit%C3%A9/pollution-dans-le-morbihan
http://www.lpo.fr/actualit%C3%A9/temp%C3%AAte-joachim-des-oiseaux-recueillis-au-centre-lpo-ile-grande

mercredi 24 août 2011

Calendrier Surfrider, les Miss de l'été

Le calendrier 2011 de l'organisation Surfrider Fundation nous sensibilise au problème des marées noire.

Voici les Miss des 3 derniers mois.





Ces sirènes, habillées de pétrole, sont là pour nous rappeler que Surfrider demande la suspension sans délai de toute construction nouvelle de plate-forme pétrolière offshore tant que ne seront pas imposées des normes de sécurité suffisantes.

Surfrider Foundation demande que le principe de « pollueur-payeur » s’impose à ces installations pétrolières et exige un moratoire pour toute nouvelle plate-forme pétrolière en Europe. SF réclame des mesures urgentes comme l’interdiction des rejets de produits chimiques et de déchets par ces plates-formes et l’encadrement de leurs émissions de gaz à effet de serre. Surfrider réclame que les énergies renouvelables soient privilégiées systématiquement par rapport aux énergies fossiles.

Vous pouvez signer la pétition Stop Oil Spill en cliquant ici : www.stopoilspill.surfrider.eu/index.php?id=872&no_cache=1#c3705

Pour voir les Miss des mois précédents

Voir mon billet ici.

Pour plus d’information

Visitez le site de Surfrider Europe

dimanche 17 avril 2011

Le calendrier Surfrider Fundation pour sensibiliser au problème des marées noires...

Une drôle de manière de sensibiliser au problèmes des marées noires, le calendrier 2011 de l'organisation Surfrider Fundation :






Ces sirènes, habillées de pétrole, sont là pour nous rappeler que Surfrider demande la suspension sans délai de toute construction nouvelle de plate-forme pétrolière offshore tant que ne seront pas imposées des normes de sécurité suffisantes.

Surfrider Foundation demande que le principe de « pollueur-payeur » s’impose à ces installations pétrolières et exige un moratoire pour toute nouvelle plate-forme pétrolière en Europe. SF réclame des mesures urgentes comme l’interdiction des rejets de produits chimiques et de déchets par ces plates-formes et l’encadrement de leurs émissions de gaz à effet de serre. Surfrider réclame que les énergies renouvelables soient privilégiées systématiquement par rapport aux énergies fossiles.

Vous pouvez signer la pétition Stop Oil Spill en cliquant ici : www.stopoilspill.surfrider.eu/index.php?id=872&no_cache=1#c3705

Pour plus d’information

Visitez le site de Surfrider Europe

dimanche 13 mars 2011

Eclairage public à Brunoy (91), un exemple à ne pas suivre

Brunoy, commune de l'Essonne nous montre un exemple à ne pas suivre en matière d'éclairage public.
Voici ce qui vient d'être installé dans le quartier Nord de la ville (Hautes Mardelles) :


Il est pourtant bien connu que ce type de matériel est mauvais car non directif.


Inutile d'espérer faire évoluer la mentalité des services techniques et des élus et ce n'est pas faute d'avoir essayé avec la gestion des arbres, pour leur élagage excessif par exemple.
Rien à faire, ils sont indécrottables !

jeudi 3 février 2011

Le nouvel an chinois est il nocif pour l'environnement ?

A l'occasion du nouvel an, de très nombreux chinois tirent feux d'artifices et pétards, lesquels ne sont pas neutres au point de vue environnemental.


En effet, les produits pyrotechniques contiennent principalement du souffre, baryum, magnésium , chlore et sulfure qui sont lâchés dans l'air lors de l'explosion. Des millions de particules de poussières sont émises et ne partie de l'ensemble des produits retombe sur les sols ou dans l'eau.

Bien sûr l'impact environnemental des feux d'artifices est probablement moindre que nombre d'autres activités humaines comme les transports, agricultures et autres. Reste qu'à grande échelle chinoise, l'impact de la fête ne sera pas négligeable et nombre de personnes pourraient en souffrir d'asthme et allergies...

Quelques chiffres publiés par Consoglobe en 2009 :

  • Le prix estimé de chaque bombe : 380 à 2200 € en moyenne. Le scénario varie selon la taille de la ville. Ainsi, Paris utilise 3 tonnes de bombes, pour le 14 juillet.
  • En Allemagne, les 10 000 tonnes utilisées ont dégagé quelques 2 300 tonnes de CO2.
  • Le 1er janvier est le jour de l’année qui concentre le plus grand nombre de particules toxiques, jusqu’à 4 000 microgrammes par mètre cube.

Mon avis

Un feu d'artifices c'est beau !
C'est beau mais polluant.
Certains artificiers ont-ils un savoir faire permettant de réduire les pollutions ?


dimanche 26 décembre 2010

Autisme et pollution automobile

« Environmental Health Perspectives » a publié une étude qui fourni des données sur l'autisme et la proximité d'une autoroute.

563 enfants âgés de 2 à 5 ans, dont 304 autistes, vivant dans des communautés autour de Los Angeles, San Francisco et Sacramento ont été examinés par les chercheurs. Ceux-ci ont découvert que les enfants qui vivaient à moins de 300 mètres d'une autoroute à leur naissance (10 % d’entre eux) présentaient un risque d’autisme deux fois plus élevé que les autres.

« Cela ne veut pas dire que la pollution de l’air ou les embouteillages favorisent l’autisme », précise Heather Volk, chercheure au Saban Institute of Children’s Hospital de Los Angeles et principale auteure de l’étude. Mais « il pourrait néanmoins s’agir de facteurs qui contribueraient à son développement », précise-t-elle.

Les chercheurs ont par ailleurs contrôlé les autres facteurs qui auraient pu influencer le développement de l’enfant durant la grossesse, comme par exemple l’âge de la mère ou l’exposition au tabac. Mais le constat reste le même : la proximité d’une autoroute reste le lien principal avec l’autisme.

La proximité d'une route principale ne montre pas le même résultat. « C’est sans doute dû au type et à la quantité de produits chimiques dispersés sur les autoroutes comparées aux routes principales. A Los Angeles, certaines autoroutes ont un trafic de 300.000 véhicules par jour », rappelle Heather Volk.

Source : Le journal de l'environnement.


Autoroute à Charenton (94), un exemple parmi tant d'autres...

mardi 7 décembre 2010

Téléthon, lachers de ballons, pollution

Cette année encore, allant à l'encontre des préconisations des l'Association Française contre les Myopathies (AFM) qui préconisait dès 2007 des animations sans lâchers de ballons, nombre de villes ont procédé à de tels lâchers dans le cadre du téléthon 2010 (Geispolsheim, Saint-Pol, Chanteloup, Terrasson, etc...).



Les lâchers de ballons qui sont des symboles de mort pour les animaux sauvages et de destruction de notre environnement. « Les ballons dits biodégradables nous donnent bonne conscience, mais mettent jusqu'à cinq ans à se dégrader naturellement, explique l'Association Robin des Bois. En attendant, ils causeront la mort d'oiseaux, de tortues marines, viendront joncher les bords des routes et des rivières, s'accrocher aux branches d'arbres, traîner dans les caniveaux… Quel beau spectacle ! »

Pour plus d’information

Consultez la page du site de l'association Robin des bois consacrée aux lâchers de ballons


Photo © C. Nithart/Robin des Bois

Mon avis

Déjà que je ne suis pas partisan du Téléthon, bien au contraire, alors là je suis carrément outré que de telles animations perdurent.

lundi 22 novembre 2010

Stop Oil Spill : Signez la pétition Surfrider contre les plates-formes pétrolières


Depuis l'accident de la plate-forme Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique, Surfrider Foundation Europe redoute qu’un accident similaire ne survienne en Europe.

Tant que des normes de sécurité suffisantes et que le principe de pollueur-payeur ne s'imposeront pas aux installations offshore, Surfrider exigera l'adoption d’un moratoire sur toute nouvelle exploitation de plate-forme pétrolière en Europe.

De nombreuses mesures sont à prendre d’urgence sur les installations existantes, notamment l'interdiction totale des rejets de déchets et de produits chimiques par les plates-formes offshore, l'adoption de mesures de sécurité renforcée capables de prévenir les risques d'accidents et l’encadrement des émissions de gaz à effet de serre par ces installations.

C'est pourquoi Surfrider réitère sa demande pour que désormais les énergies renouvelables soient systématiquement privilégiées aux énergies fossiles.

Stop Oil Spill !

samedi 23 octobre 2010

Exposition aux polluants atmosphériques dans les transports franciliens

Issue du programme Primequal, une étude vient d'établir les niveaux d’exposition aux polluants atmosphériques auxquels sont soumis les Franciliens au cours de leurs trajets quotidiens entre leur domicile et leur lieu de travail.

20 trajets ont été choisis parmi les principaux modes de locomotion, aux heures de pointes, en 2008.

Véhicule particulier
C'est en voiture que nous sommes les plus exposés à la pollution.
Le boulevard périphérique est particulièrement touché.
Le niveau de dioxyde d’azote (NO2) présent dans l’habitacle d’une voiture roulant sur le périphérique atteint 218 microgramme par mètre cube.
La valeur préconisée par l'OMS (200 µg/m3) est ici dépassée.
En centre ville, la valeur médiane est de 130 µg/m3 de NO2.

Dans le RER et le métro
Les niveaux des polluants gazeux sont globalement plus faibles dans le RER et le métro parisien.
La présence de particules est la plus élevée dans les parties souterraines.
Par exemple, a été relevé jusqu’à 311 µg/m3 en PM2,5 (particules à diamètre inférieur à 2,5 microns) sur le RER A.
D'après le laboratoire central de la préfecture de police de Paris, cette pollution résulte pour une large part d’émissions internes qui proviennent du système de freinage des matériels roulants.

A pieds ou en tramway
C'est ainsi que nous sommes les moins exposés, tous polluants confondus.

D'une manière générale
Les niveaux atteints en monoxyde de carbone, quel que soit le trajet, sont inférieurs à la valeur de l’OMS et de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) qui est de 30 mg/m3 sur une heure.

Une nette amélioration sur deux polluants
Deux polluants ont très nettement diminué par rapport à la précédente étude Primequal menée de 1996 à 1998.
Il s'agit du monoxyde de carbone (CO) qui a diminué de 75%, et du benzène qui a chuté de 90%.

Source : Journal de l'environnement.

Mon avis

Les constructeurs travaillent à réduire les émissions en oxydes d’azote des véhicules.
Reste que le meilleur moyen de réduire la pollution et la consommation de pétrole est de réduire l'utilisation de la voiture !
Marchons. En plus c'est là que nous sommes les moins exposés à la pollution !

lundi 27 septembre 2010

Algues vertes : les agriculteurs à la ramasse !

Si le titre de mon article vous laisse penser que les agriculteurs veulent enfin agir contre les algues vertes en les ramassant, hé bien non !

Il n'est pas question non plus qu'ils envisagent de vraies mesures pour lutter plutôt contre la cause de ce phénomène : l'utilisation d'engrais.

Bien au contraire, les agriculteurs ont montré (du moins certains d'entre eux) une nouvelle fois le 19 septembre, qu'ils perdurent dans leur attitude passéiste et aveugle.

En effet, ce jour là, un millier d'agriculteurs manifestaient sur la plage de Sainte-Anne-la-Palud, sur la commune de Plonévez-Porzay (Finistère).

Leur présence était destinée à contrer celle d'environ 2000 écologistes rassemblés par un collectif de plus de 80 associations bretonnes afin de dénoncer le problème des algues vertes. «"Enliser" dans les algues vertes» ou «Productivisme = engrais + pesticide: la mort est dans le pré», pouvait-on lire sur les banderoles des manifestants, regroupés dans le calme à proximité de la plage, un site régulièrement envahi par les algues vertes.

"On veut nous faire apparaître comme des extrémistes qui sabotent l'image de marque de la Bretagne. Nous refusons ces accusations", a clamé le président de l'association pour l'environnement et le développement durable (AE2D) Roger Abiven. "Nous présenter comme les fossoyeurs du tourisme et de l'économie est malhonnête", a-t-il poursuivi.

Le syndicat agricole FDSEA, organisateur de la contre-manifestation a créé pour l'occasion ce qu'il décrit dans son communiqué comme : «un collectif regroupant des commerçants, des artisans, des agriculteurs qui habitent cette région». «Ce collectif craint que l’action menée par les écologistes vienne perturber l’économie locale pour plusieurs années (le tourisme, les petits commerces, les exploitations agricoles).»

"On a jamais été aussi clean. Il faut voir tous les efforts que nous avons faits depuis des années et qui ne sont pas reconnus", lance Julien, un éleveur laitier de 25 ans. "On est là pour défendre notre casse-croûte, déjà que les prix ne sont pas au rendez-vous, on a vraiment pas besoin de cette stigmatisation-là", poursuit-il.

Chaque année, 70 000 tonnes d'algues sont ramassées en Bretagne. 83 sites littoraux où se déposent les algues vertes ont été identifiés par l'Ifremer entre Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et la Loire-Atlantique, dont 37 dans le Finistère. Dans ce département, la baie de Concarneau est une des plus touchées, avec celle de Douarnenez où 2 462 m3 d'algues vertes avaient déjà été ramassées au 31 août.

Sources :
Leparisien.fr avec AFP
Le Télégramme

jeudi 2 septembre 2010

Pétrole, catastrophes encore et encore...

Du pétrole repéré près d'une plate-forme en feu dans le golfe du Mexique
Un incendie s'est déclaré, jeudi 2 septembre, sur une plate-forme d'hydrocarbures de la compagnie Mariner Energy dans le golfe du Mexique, rapportent les gardes-côtes américains, qui ont secouru treize personnes sur place, dont une blessée. Contrairement à ce qu'avait indiqué un porte-parole de Mariner Energy, les autorités ont également fait état d'une petite nappe de pétrole d'environ 1,5 kilomètres de long et 3 mètres de large près de la plate-forme.

Source : Le Monde.fr


Un pétrolier s'échoue dans l'Arctique canadien
Un pétrolier transportant quelque 9 millions de litres de diesel s'est échoué dans la voie maritime du passage du Nord-Ouest, dans l'Arctique canadien, annoncent jeudi 2 septembre les gardes-côtes locaux. "Un pétrolier s'est échoué près de Gjoa Haven", dans la province nordique du Nunavut, a indiqué Nelson Kalil, porte-parole des gardes-côtes canadiens, affirmant que pour le moment rien n'indique que le navire fuit.

Source : Le Monde.fr

Mon avis

Vive le pétrole, consommons, consommons... Moi comme les autres !
Réduisons, réduisons...

samedi 21 août 2010

Marée noire du golfe du Mexique : un "nuage" sous-marin toxique

Un long panache aux reflets brunâtre de 35 km de long, 2 km de large et 200 m d'épaisseur, à 900 m sous la surface de l'océan...
Il n'existe pas encore d'images de ce "nuage", mais sa composition est bien connue.
La nappe d'eau souillée par le pétrole du puits contient 50 microgrammes par litre d'hydrocarbures hautement toxiques.
L'existence de cette nappe, étudiée par la Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), a relancé les interrogations sur le devenir des 780 millions de litres de pétrole répandus dans le golfe du Mexique et sur leur impact futur.

Pour plus d’information

Lisez l'article sur lemonde.fr

jeudi 19 août 2010

Pétrole restant dans le golfe du Mexique : la controverse

Comme je vous le rapportais ici, on nous affirmais que environ trois quarts du pétrole brut déversé dans le golfe du Mexique aurait été « éliminé ».
Je vous avais fait part de mes doutes et surtout quant au devenir du pétrole restant présent dans le milieu naturel.

Certains experts viennent de rendre un avis bien différent.
Selon eux, près de 80% du pétrole provenant de la fuite du puits exploité par BP dans le golfe du Mexique serait encore dans l'océan. Ils remettent ainsi fortement en question les évaluations très optimistes du gouvernement américain.

«Nous avons seulement ré-analysé le rapport du gouvernement fédéral (et) calculé la quantité de pétrole pouvant probablement se trouver encore dans l'océan, et c'est comme cela que nous sommes arrivés à 70 à 79%», a expliqué à l'AFP Charles Hopkinson, un des experts ayant produit un nouveau rapport. «Une des principales erreurs est de penser que le pétrole qui s'est dissout dans l'eau a disparu et est de ce fait inoffensif», a prévenu cet océanographe. «Ce pétrole est toujours dans l'océan, sous la surface, et il faudra probablement des années avant qu'il ne se dégrade complètement».

Charles Hopkinson a souligné que contrairement aux hypothèses avancées par le rapport fédéral, la majorité du pétrole qui a fui par 1.500 mètres de fond n'est pas encore remonté à la surface où il s'évaporerait rapidement.

Pour Ed Overton, un océanographe de l'Université de Louisiane (sud) qui a participé au rapport fédéral, «la question cruciale est d'avoir une bonne idée de la quantité de brut qui a déjà fait surface».

Et «c'est sur ce point que la discussion porte surtout et où les experts divergent», a-t-il dit à l'AFP, soulignant qu'à ce stade «franchement nous ne le savons pas et que nous le saurons peut-être jamais».

Pour tenter d'y voir plus clair, Greenpeace mobilise deux de ses trois navires pour faire un état des lieux et dénoncer le danger des forages en eau très profonde.
L’Arctic Sunrise est parti de St. Petersburg en Floride mi-aout pour sillonner l’archipel des Keys et le parc national des îles Dry Tortugas. Il approchera ensuite de la funeste plateforme Deepwater Horizon avant la fin du mois, examinant l’état du plancton, du corail, etc. A titre d’exemple, des chercheurs de l’Université de Nova Southeastern en Floride, de l’Université de Tulane en Louisiane seront à bord pour étudier par exemple les éponges en tant que bio-indicateurs : elles filtrent de grandes quantités d’eau et sont donc très utiles pour constater l’impact toxique du pétrole et des dispersants. Ils étudieront aussi le plancton dans les environs de la plateforme Deepwater Horizon afin d’évaluer les impacts sur les larves de crabe bleu, de thon rouge, de daurade et d’autres espèces. Ils seront rejoints dès le mois de septembre par d’autres équipes de scientifiques.

Parallèlement, l’Esperanza a quitté Londres pour aller dénoncer la dangerosité des projets de forages en eau très profonde. « Les compagnies pétrolières ont une vision de très court terme, cherchant toujours à forer plus loin, plus cher, plus risqué, alors que l’évolution vers les énergies vertes est inévitable », explique Greenpeace.


L’Esperanza a quitté Londres pour aller dénoncer la dangerosité de certains projets de forages en eau très profonde ©Greenpeace

Sources :
Libération
Greenpeace

jeudi 12 août 2010

Marée noire BP : où est passé le pétrole ?

Au moment où BP semble sur le point de colmater définitivement le puits responsable de la pire marée noire qu'ont connu les États Unis, la question se pose du devenir de l'énorme quantité de pétrole déversée dans l'environnement.

Selon les estimations, entre 4 et 5 millions de barils -soit environ 780 millions de litres- se sont échappés du puits. Seulement 800 000 barils (127 millions de litres) de ce brut auraient été récupérés par BP grâce aux incendies contrôlés et à l'aide de bateaux écumeurs.


Photo : Greenpeace.

La quantité de pétrole déversée est seize fois plus importante que la marée noire de 1989, provoquée par le naufrage du pétrolier Exxon Valdez en Alaska. C'est la deuxième marée noire de l'histoire du pétrole, la plus importante ayant eu lieu en 1991, lors de la guerre du Golfe, lorsque l'armée irakienne avait ouvert les vannes de plusieurs pipelines.

Par l'effet des fortes températures qui sévissent dans le golfe du Mexique, environ 30% du pétrole s'est évaporé selon l'expert pétrolier Jean-François Giannesi.

Environ trois quarts du brut déversé serait « éliminé » : évaporé donc, récupéré pour environ 16%, ou dégradé par les micro-organismes et les 7 millions de litres de dispersant déversés dans l'océan.

Au passage, quel est vraiment l'impact de ses dispersants sur l'environnement ?
Les associations ont dénoncé ce procédé, à l'instar de Greenpeace qui soupçonne ces produits d'être toxiques. Après avoir réalisé des tests, l'Agence américaine de protection de l'environnement a nuancé ces craintes, assurant que le mélange ne l'était «pas plus (…) que le pétrole lui-même».v

Quid du quart du pétrole restant ? Certains experts pensent qu'il aurait coulé et stagnerait dans les profondeurs océaniques, ce qui aurait des conséquences désastreuses sur les écosystèmes marins.
On ne peut pour l'instant en avoir une idée précise, mais pour certains le pire est à venir. Impossible non plus d'évaluer pour le moment quelle quantité de pétrole restera sous la surface de la mer. Selon James Cowan, océanographe, il reste des boulettes de goudron "de la taille d'un grain de sable". Mais, explique-t-il dans Libération, ces dernières peuvent "ressurgir des dizaines d'années plus tard".
De même la présence d'hydrocarbures dans l'eau aurait un impact à long terme sur l'écosystème : mortalité anormalement élevée, malformations. "Après l'accident de l'Exxon Valdez, en 1989 sur les côtes de l'Alaska, explique-t-il, on n'avait pas vu non plus beaucoup de poissons morts sur le coup, mais, vingt ans plus tard, les harengs ne se reproduisent toujours pas normalement."

Mon avis

Un cas où il ne faut pas croire ce que l'on voit.
Le mal n'est pas forcément visible et il perdurera très longtemps.

lundi 9 août 2010

Les transports routiers polluent toujours plus

Le bilan de la qualité de l'air 2009 publié le 28 juillet constate l’augmentation de polluants provenant du secteur des transports.


Selon le rapport gouvernemental « Les tendances globales des concentrations de NO2 (dioxyde d'azote) montrent une légère augmentation entre 2008 et 2009 que nous n’avions pas connue depuis 2005, et qui se manifeste notamment sur les sites en proximité de trafic automobile.

On constate par ailleurs, une augmentation des concentrations de PM10, particules fines de diamètre inférieur à 10 micromètres.

Les dépassements de particules seraient, selon des travaux de l'OMS, la cause de
400 000 morts prématurées par an en Europe, dont environ 42 000 en France soit 5% des décès chaque année en France.

Notons cependant que d'autres polluants réglementés marquent une stagnation, voire une légère augmentation des concentrations enregistrées.

"Malgré l'ensemble des moyens et actions mis en œuvre en matière de lutte contre la pollution atmosphérique, l'année 2009 confirme l'état de dépassement des normes de qualité de l'air. La France fait actuellement l'objet, dans le cadre de la réglementation communautaire en matière d'air ambiant, de deux procédures d'infraction lancées par la Commission européenne", indique le rapport Bilan de la qualité de l'air 2009 du Ministère de l'Ecologie.

Pour plus d’information

Lisez le dossier de presse ministériel : Bilan de la qualité de l’air 2009.

vendredi 30 juillet 2010

A Fos-sur-Mer, pourquoi meurt-on d'un cancer ?

Le site Rue 89 a publié un article "choc" ou plusieurs médecins des Bouches-du-Rhône dénoncent l'« omerta » sur la santé des habitants de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône.


La région comprend pas moins de 62 sites industriels et 12 sites Seveso (sites industriels aux risques d'accidents majeurs).

Sur place, certains, peu nombreux, se battent pour avoir des données sur la mortalité par cancer à l'échelle des communes. Difficile selon Rue 89 de les obtenir, étant interdits d'utilisation faute d'accord de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil), car le territoire est trop réduit.

Le collectif Citoyen santé environnement de Port-Saint-Louis-du-Rhône et a réussi à se procurer des chiffres. En comparant ces chiffres à la moyenne départementale, il trouve une surmortalité de 11,4% des décès par tumeur, à Port-Saint-Louis-du-Rhône par rapport aux Bouches-du-Rhône, sur les années 2000-2002 et de 59,7% sur la période 2003-2005.

Pour l'instant, impossible d'établir officiellement un lien entre la pollution et les cancers, et si un jour c'était le cas, qui paiera ?

Pourtant, le docteur Vincent Besin, arrivé à Port-Saint-Louis avec son épouse, généraliste elle aussi, il y a huit ans, en provenance de Grenoble, constate que les gens sont « malades de la pollution ». Simple praticien sans engagement militant, il décrit ce qu'il a vu :

« La différence d'état sanitaire nous a sauté aux yeux. Ici, les patients ne connaissent que rarement la “paix naso-pharyngée” : on crache, on tousse, on se mouche toute l'année. Nous avons aussi été frappés par le nombre de maladies auto-immunes, et des tableaux cliniques jamais clairs. Et puis le nombre de pathologies concentrées sur un seul individu. »

Pour plus d’information

Lisez l'article complet sur Rue 89.

lundi 26 juillet 2010

Publicité sur roues

La publicité est une des plaies de notre société.
Sur papier dans nos boites à lettres, dans nos magazines.
A la radio, la télévision.
Dans nos citées, sur le bord des routes de campagne où elles vivent en groupe aux entrées de ville.

Et aussi montées sur roues où en plus des nombreux inconvénients des formes de pub précitées, elles aggravent la pollution, les encombrements de circulation, la consommation d'une ressource énergétique en voie de raréfaction.

Soit, cette forme de publicité fut plus en vogue dans le passé mais elle existe encore. C'est toujours cela de trop !

Je verrai d'un très bon œil une ou plusieurs associations lancer une campagne contre cette forme particulière de publicité. Un groupe local des Amis de la Terre l'avait fait il y a plusieurs années, avec l'opération
"Camions pub : mettons-leur des bâtons dans les roues !"

Une action que pourrait engager l'association R.A.P, non ?

mercredi 14 juillet 2010

Golfe du Mexique : ca fuit toujours !

BP, qui a installé un nouveau dôme de 73 tonnes, effectue des tests pour estimer si le puits résistera à la pression créée par l'obturation complète de la fuite.

Mais la seule manière d'en finir définitivement avec la marée noire qui pollue les eaux du golfe du Mexique depuis trois mois passe par le creusement en cours de puits de secours qui récupéreront le pétrole du gisement Macondo. Deux puits sont en chantier depuis le mois de mai. Le premier devrait être opérationnel à la mi-août. Le puits accidenté sera alors définitivement clos par injections de boues et de ciment.

En attendant, ca fuit toujours et les États-Unis vivent la plus grave marée noire de leur histoire !

jeudi 8 juillet 2010

Les émissions mondiales de CO2 ont stagné en 2009

Pour la première fois depuis 18 ans, les émissions anthropiques de CO2 n’ont pas progressé en 2009. En cause : la crise et les pays émergents.

L’année passée, les émissions de gaz carbonique anthropiques ont stagné. En 2009, ces rejets « humains » ont atteint 31,1 milliards de tonnes de CO2 : un tout petit peu moins (- 300 millions de tonnes équivalent CO2) que l’année précédente. Au regard des tonnages en jeu, cela peut paraître insignifiant, mais c’est une première depuis 1992 ! Ces 6 dernières années, les rejets carbonés mondiaux affichaient plutôt une croissance moyenne de 3,5 % l’an. Ce n’est plus le cas.

D’après une étude mise en ligne, mercredi 1er juillet, par l’agence néerlandaise d’évaluation de l’environnement (PBL, selon l’acronyme néerlandais), les rejets des pays de l’OCDE ont chuté, l’an passé, de 7 %. Ce qui représente une économie d’émission de 800 Mtéq.CO2 par rapport à 2008 : l’équivalent de 18 mois de rejets français. En Europe et aux Etats-Unis, les rejets industriels ont dégringolé de 11 %. Au Japon et en Russie, ce sont les émissions nationales (industries, transports et habitat) qui ont reculé de 11 %.

Largement imputable à la récession économique (les grosses industries émettrices, comme le ciment, la sidérurgie, la chimie, le raffinage ou l’électricité ; ont tourné au ralenti), cette bonne performance climatique a malheureusement été « compensée » par la croissance des émissions des pays émergents. La crise a, en effet, principalement affecté les pays les plus industrialisés. Les anciens pays en développement ont à peine vu ralentir leur croissance économique et les rejets carbonés qui vont avec.

En 2009, la Chine a conforté sa place de premier émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES) avec 8,1 milliards Mtéq.CO2 rejetées, en progression de 9 % (+ 600 Mtéq.CO2) en un an. Avec 1,7 milliard Mtéq.CO2, l’Inde voit son empreinte carbone s’alourdir de 6 % (+ 100 Mtéq.CO2). Ce qui a pour conséquence immédiate de rétrograder la Russie à la 6e place mondiale des plus gros émetteurs.

Ces évolutions auront des conséquences et pas seulement environnementales. Politiques, tout d’abord. Si l’on s’en tient aux seules émissions nationales (sans prendre en compte, donc, les émissions imputables aux productions exportées), 53 % des rejets mondiaux de dioxyde de carbone sont le fait de l’activité des pays émergents, contre 44 % pour les pays les plus riches et 3 % pour l’aviation civile. Cette évolution met un peu à mal l’argumentaire préféré des diplomates des pays en développement dans les négociations climatiques, à savoir le changement climatique est le fait des émissions des pays les plus industrialisés. Historiquement, c’est incontestable ! Mais cela ne le sera plus très longtemps. D’autant que les émissions per capita tendent, elles aussi, à converger. Depuis 1990, les rejets de CO2 de chaque Chinois sont passés de 2,2 tonnes par an (t/an) à 6,1 t/an. L’an passé, un Européen a émis en moyenne 7,9 t/an, contre 9,1 t/an, 20 ans plus tôt.

Économiquement, le dévissage carbonique des pays riches n’est pas forcément une bonne nouvelle. Du moins dans l’économie carbone. En effet, en incluant les 6 GES régulés par le protocole de Kyoto, les pays de l’annexe 1 (ceux qui doivent maîtriser leurs émissions d’ici 2012) ont vu leurs émissions diminuer d’environ 10 % entre 1990 et 2009. Les besoins en crédits carbone internationaux (Urce) ou en quotas européens devraient donc diminuer. Ce manque d’appétence devrait faire baisser les prix du carbone, réduisant d’autant la rentabilité des projets mis en place dans le cadre du mécanisme de développement propre (MDP) ou de la mise en œuvre conjointe (MOC).

A moins, bien sûr, que la reprise économique ne soit aussi au rendez-vous pour les pays du Nord. Auquel cas, leurs émissions repartiront à la hausse. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute.

Source : Journal de l'Environnement

dimanche 20 juin 2010

Marée noire dans le Golfe du Mexique : l'horreur en images

Deux mois après l'explosion de la plate-forme pétrolière BP Deepwater Horizon, nous assistons à la la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.
La quantité de pétrole qui se déverse chaque jour dans les eaux du golfe n'est toujours pas précisément connue. Selon Thad Allen, le chiffre "le plus probable" s'élève à 35.000 barils par jour (bpj) mais il pourrait atteindre 60.000 bpj, selon les dernières estimations des autorités américaines.

C'est une véritable horreur.
On entend souvent parler des sommes payées par BP pour le nettoyage ou pour les populations.
Mais les dommages causés à la faune et à la flore seront terribles, voire irrémédiables.

Quelques images pour ne jamais oublier.


Un œil sur la fuite en direct : la webcam BP

Les équipes de Greenpeace se sont rendues dans le Golfe, accompagnées de Rick Steiner, biologiste qui a étudié la catastrophe de l’Exxo Valdez en Alaska.
L’expert analyse, dans la vidéo, l’ampleur de la catastrophe DeepWater Horizon pour la faune et la flore et lance un cri d’alarme.

Les ravages liés au pétrole ne proviennent pas seulement des plate-formes en mer.
L'exploitation des sables bitumeux est aussi un grave problème.


Connaissez-vous la campagne menée par Greenpeace en Royaume-Uni sur BP et les sables bitumineux : les internautes sont invités à détourner le logo de la firme multinationale. Ce concours a rencontré un grand succès et se poursuit : participez et informez-vous sur le site.

La campagne contre les sables bitumineux se développe en France, avec, cette fois, Total comme cible. Pour en savoir plus, consultez la page du site Greenpeace dédiée aux sables bitumineux.

Relever le défi climatique, en sortant du pétrole, du charbon et du nucléaire, c’est possible.

Lisez la synthèse de Greenpeace.


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