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jeudi 18 février 2010

La pêche à la sardine interdite en baie de Seine

Le 8 février 2010, un arrêté préfectoral a officiellement interdit la pêche à la sardine dans la baie de Seine, en Normandie, entre Dieppe et Barfleur, suite aux contrôles effectués par les chercheurs de l'Ifremer.

Contrôles qui ont révélé que les sardines de l'Estuaire de la Seine étaient contaminées par une pollution aux PCB.

En octobre 2008 la préfecture de Seine-Maritime avait interdit début octobre la vente et la consommation des poissons pêchés dans la Seine en aval de Vernon, dans l’Eure pour contamination aux PCB : voir mon billet.

Les PCB, ou PolyChloroBiphényles, sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes. Depuis les années 1930, les PCB étaient très utilisés dans l’industrie pour leurs qualités d’isolation électrique, de lubrification et d’ininflammabilité. On les retrouvait notamment comme isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, comme lubrifiants dans les turbines et les pompes ou comme composants d’huiles, de soudures, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants. Ils ont cessé d’être produits dans les années 80 et progressivement été retirés de la vente jusqu’en 1987.

Ces substances sont peu biodégradables et persistantes dans l’environnement. Elles s’accumulent dans les organismes vivants, le long de la chaîne alimentaire.

Aujourd’hui, ce sont les pêcheurs qui subissent les conséquences de cette pollution, avec cette nouvelle interdiction. La pollution aux PCB est devenue un drame récurrent qui touche de plus en plus de professionnels de la pêche et de l’agriculture.

La quantité totale de PCB non détruits est inconnue, mais il en existe des stocks importants et un volume très significatif déjà diffusé dans l'environnement.

S’agissant des effets chroniques (exposition sur le moyen et le long terme), les PCB présentent divers effets néfastes chez l’animal, notamment toxicité pour la reproduction, immunotoxicité et cancérogénicité. Ils ont été classés en tant que substances probablement cancérogènes pour l’homme. Outre ces possibles effets cancérogènes, les effets chroniques des PCB peuvent être des dommages du foie, des effets sur la reproduction et la croissance ; les effets sur les hormones thyroïdiennes et les conséquences possibles sur le développement du cerveau sont l’objet de discussions à l’heure actuelle.

L'association Robin des Bois estime que le gouvernement ne prend pas la mesure du "désastre" entraîné par les pollutions aux PCB :

Le gouvernement ne prend pas la mesure du désastre et distille au compte-gouttes les arrêtés tardifs d'interdiction. Les informations officielles oublient prudemment d'évoquer le bar de la Manche Est qui lui aussi est menacé, de même que les maquereaux. Manque également "l'interdiction de pêcher dans le réseau de canaux du Nord-Pas-de-Calais et sur tout le cours de la Seine de Corbeil-Essonne à l'amont de Paris.

Le WWF appelle à un grand plan de dépollution à l’échelle nationale :

Nous avions affirmé il y a deux ans et demi que la pollution du Rhône aux PCB était une affaire très préoccupante. Les derniers développements ne font qu’aller hélas dans notre sens. Il est urgent d’agir. La pollution aux PCB ne doit pas être une fatalité mais l’occasion de créer de l’innovation et de la recherche pour faire de la France un leader dans le domaine de l’éradication des pollutions industrielles et de la restauration des milieux naturels.

Pour plus d’information

Consultez le dossier PCB de l'association Robin des Bois.
Visitez le site PCB du WWF.

mercredi 17 février 2010

Les JO écolos ?

Après avoir transporté 5000 m3 de neige par 300 camions et 2 hélicoptères, les organisateurs des JO veulent nous faire croire qu'ils organisent des jeux très écolo...

Des jeux qui proposent des toilettes basse consommation utilisant de l’eau de pluie pour tirer la chasse, des toits recouverts d’herbe efficients en énergie, et des poubelles séparées pour les déchets recyclables sont-ils une performance écologique au regard de toute l'énergie et la pollution occasionnés par la mise en place des jeux en ces temps chauds au Canada ?

Les organisateurs affirment que leurs statistiques – et notamment un chiffre qui comprend les émissions de gaz à effet de serre pendant les sept ans de construction qui ont précédé les Jeux- montrent que l’empreinte carbone des Jeux de Vancouver est plus faible que celle des Jeux Olympiques d’Hiver précédents.

La Fondation Suzuki a donné aux Jeux Olympiques de Vancouver une médaille de bronze dans un rapport publié la semaine dernière, se plaignant de la difficulté de déchiffrer le message environnemental et d’un manque de bénéfices sur le long terme en matière de transports.

Un monorail flambant neuf de la compagnie Canada Line transporte les passagers depuis l’Aéroport de Vancouver jusqu’au centre ville en quelques minutes, mais les organisateurs ont choisi de doubler la taille de l’autoroute reliant Vancouver au centre alpin plutôt que d’essayer de construire un train.

« Nous avons étudié très attentivement l’option de la voie ferroviaire » a déclaré Dan Doyle, vice-président en charge de la construction pour le Comité Organisateur des Jeux Olympiques de Vancouver. « C’était trop cher ».

Un autre groupe environnemental a déclaré qu’il restait inquiet à propos de l’impact environnemental des Jeux, et à propos des politiques environnementales menées par plusieurs sponsors et du gouvernement du Canada.

Fabriquées par des artistes canadiens (Corrine Hunt et Omer Arbel), les médailles olympiques sont réalisées à partir de l’or, de argent et du bronze récupérés sur de vieux appareils électroniques fournis par le géant minier Teck Resources Limited.

Mon avis

Un réflexion qui n'est pas inutile, n'en déplaise aux amateurs de grand évènements sportifs, même pour moi qui suis intéressé par le patinage artistique...

mercredi 3 février 2010

Plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes : dèjà contesté

A peine le gouvernement a-t-il présenté les grandes lignes de son plan de lutte contre les algues, déjà il est contesté.

Les 134 millions d'euros qui seraient dépensés par l'Etat serviraient à contribuer au ramassage, au financement du compostage des algues ramassées et au plan de méthanisation, qui devrait permettre de produire de l'énergie et de l'engrais, et "d'accompagner les évolutions nécessaires des pratiques agricoles".

Les agriculteurs seraient invités à modifier leurs pratiques en matière d'engrais, "une mesure essentielle", insiste la secrétariat d'Etat à l'écologie, puisque la quantité "des engrais minéraux azotés achetés par les agriculteurs bretons est égal au volume des excédents d'azote en Bretagne".

Le président de l'association Halte aux marées vertes trouve qu'on ne sent pas de fibre écologique dans ce plan qui est fait pour le milieu agricole et va couter cher. L'association Eau et Rivières, qui a été reçue mardi avec d'autres écologistes par des membres du cabinet de la secrétaire d'Etat à l'écologie, se montre également très sceptique. "On est dans la com. Sur l'axe préventif, pour l'instant c'est la nébuleuse. Il est question de la mise en œuvre de projets territoriaux, de 'renaturalisation' de 20 % des surfaces, de protection des zones humides sur la base du volontariat, mais qu'est ce qu'on fait si ça ne marche pas ?" indique son Secrétaire.

Les élus des communes touchées trouvent que ce qui a été annoncé est vague et attendent les précisions qui doivent être données en fin de semaine.

Les agriculteurs estiment quant à eux qu'ils auront beaucoup à perdre si ce plan est mis en œuvre et parlent la fin de l'agriculture familiale si les contraintes agricoles n'étaient pas limitées aux deux baies de Saint-Brieuc et de Lannion, les plus touchées par les marées vertes, mais généralisées à six autres baies en Bretagne.

Mon avis

Il est indispensable de mettre en œuvre un plan efficace pour traiter le problème à la source, réduire de manière drastique l'usage des engrais en agriculture mais aussi les élevages intensifs et l'épandage des lisiers.

Pour plus d’information

Regardez le reportage de Benjamin Lucas.

lundi 18 janvier 2010

Une association lutte contre la pollution du périphérique à Paris

Le blog des habitants de Paris et de sa couronne qui respirent le périph' s'est créé :
- parce que le périphérique est une source importante de polluants atmosphériques néfastes à notre santé
- parce que nous sommes nombreux à vivre et à grandir près du périph : pas moins de 20 crèches, 10 écoles maternelles, 22 écoles élémentaires, 11 collèges, 13 lycées, 2 hopitaux, 27 stades et de nombreux logements, notamment HLM, sont situés entre les boulevards des maréchaux et le périph'
- parce que rien n'est définitif et que les choses peuvent changer si nous nous mobilisons !

C'est pourquoi nous vous proposons de signer la pétition "Respire le périph' " en cliquant ici

Pour plus d’information

http://respireleperiph.over-blog.com/

mardi 6 octobre 2009

Procès de l’ERIKA en appel

Hier a débuté le procès de l'Erika en appel à Paris.

Souvenez-vous, en décembre 1999, le pétrolier maltais Erika, chargé de 31 000 tonnes de fuel sombrait en effet au large des côtes françaises.
Le point de départ d’une pollution catastrophique qui souillera les côtes françaises sur 400 km, du Finistère à la Charente-Maritime, et tuera entre 150 000 et 300 000 oiseaux.

Janvier 2008 : Total, comme les autres prévenus (armateur, gestionnaire, société de classification), est condamné par le tribunal de grande instance de Paris. La société pétrolière est condamnée à 375 000 euros d'amende, sanction maximale pour "pollution maritime". Le tribunal ordonne également le paiement de 192 millions d'euros de réparations. L'État s'octroie 153 millions d'euros.

La société pétrolière a fait appel.
65 des 114 parties civiles font de même : ce sont des collectivités locales, des associations, des organismes professionnels. Les autres acceptent la transaction proposée par Total qui avait proposé de verser immédiatement les 192 millions d'euros d'indemnités pour une centaine de parties civiles – régions, départements, communes, Etat français, associations – à condition qu'elles renoncent à leur présence en appel.

Le procès va durent un mois et demi mais le délibéré n'est pas attendu avant mars 2010.

L 'enjeu est double pour les parties civiles : obtenir des indemnisations majorées par rapport à la première instance et surtout faire reconnaître de manière définitive la notion de préjudice écologique. Le principe de ce préjudice avait certes été retenu, pour la première fois, par le tribunal correctionnel en 2008. Mais au profit des départements seulement. Pas pour les communes ni pour les régions. C'est une extension à toutes les parties civiles que visent aujourd'hui les plaignants.

Total, de son côté, soutient que l'Erika avait un "vice caché" et dit avoir été trompé sur l'état de navire lors de son examen par ses services, que la société a présenté comme plus rigoureux que les normes internationales. La société rejette la responsabilité de la catastrophe sur l'organisme de contrôle maritime italien Rina, condamné en première instance à 175 000 euros d'amende pour avoir donné son certificat de navigabilité à l'Erika.

France Nature Environnement déclare :

Face à l’attitude de la société TOTAL, FNE sera présente devant la Cour d’appel de Paris. Ce procès doit être l’occasion de faire payer les vrais responsables : le contribuable-pollué ne doit pas continuer à payer pour une bonne part à la place des pollueurs !

Ce procès est l’occasion, pour lui, de combler les lacunes législatives en ce domaine, conformément aux engagements du Grenelle de la mer, pris à l’initiative de France Nature Environnement et de ses associations membres Surfrider Foundation et la LPO. Ces engagements réclament en effet une évolution du droit national et international en faveur de « la juste réparation des dommages causés à l’environnement marin » pour «tendre vers la disparition ou la réduction drastique de la pollution liée aux activités maritimes».

Mon avis

Espérons une issue favorable pour les parties civiles et surtout une confirmation définitive la notion de préjudice écologique.

lundi 14 septembre 2009

Manifestation algues vertes à Hillion (Bretagne) le 27 septembre

Plusieurs associations appellent à une manifestation citoyenne "Pour sortir de la pollution en Bretagne", plage de Grandville à Hillion (22) le dimanche 27 septembre 2009 à 15h00.

Si vous ne pouvez pas vous y rendre, il est aussi possible de signer en ligne le Manifeste pour sortir de la pollution en Bretagne. Pour signer, c'est ici.

Manifeste pour sortir de la pollution en Bretagne

La reconquête de la qualité de l’eau se fera d’abord par la reconquête de l’état de droit.

La pollution a non seulement mis à mal la qualité de l’eau de nos rivières et de nos nappes phréatiques, elle a aussi réduit l’autorité de l’état - à de nombreuses reprises les tribunaux ont sanctionné l’état dans sa carence à appliquer la loi, comme l’ont été dernièrement les préfets du 22 et 29 à la requête d’associations - et bafoué l’un des plus anciens principes du droit, donc de la vie en société, qui veut que celui qui est à l’origine d’un dommage doit réparation.

Les programmes initiés par l’état et auxquels ont participé l’ensemble des collectivités (agence de bassin, région, départements, syndicats d’eau), ont dès l’abord, voulu renier ce principe fondateur, octroyant des centaines millions d’euros à ceux qui sont à l’origine de la pollution. La politique agricole commune a encore accentué cette anomalie, arrosant des subventions les plus importantes les cultures les plus assoiffées d’engrais chimiques, de pesticides et d’eau. Les algues vertes pourrissant sur nos plages, la fermeture des captages d’eau, les pesticides dans nos assiettes témoignent de cette défaite, autant physique que morale. Ce refus du droit et cette politique dévoient administrations et élus depuis 30 ans, prolongeant artificiellement les jours d’un modèle qui seul ne se tient plus debout.

Nous sifflons par ce manifeste la disqualification de la politique de « gestion de la pollution ».
Nous attendons alors de l’État un effort de redressement : qu’il cesse d’être opaque et accepte de mettre en œuvre la loi (article 1321-2 du code de la santé publique) . Il a toujours voulu minimiser le rôle de la règle alors qu’elle aurait permis la protection efficace de l’eau. Son application ne coûte pas un centime.

Rappelons pour mémoire à tous ceux qui se sont fait commerce et rente du contraire : il n’est pas nécessaire de polluer pour produire et vivre de l’agriculture.

Prétendre que l’on peut adapter le productivisme et l’élevage hors-sol est une duperie sans précédent car demeure, quoique l’on fasse, une contradiction irréductible entre ce modèle d’une part, la qualité des produits agricoles, l’environnement de l’autre, finalement entre l’économie et le productivisme.

Nous ne sortirons pas de la pollution sans ressourcer l’agriculture à notre culture et aux grands équilibres agronomiques de la ferme : sol, plantes, animaux. Malgré le handicap de 40 ans de fuite en avant, tout est là pour que nous réussissions la renaissance des activités liées à l’agriculture. Elles sont et resteront prédominantes dans notre économie régionale, aussi est-il une urgence : celle de « créer une tradition de qualité » dans des filières de territoires, car seuls les produits de grands intérêts gustatifs et nutritionnels sont capables de générer une forte valeur ajoutée. C’est sur ce chantier novateur que nous appelons toutes les intelligences et toutes les forces d’initiatives.

Pour plus d’information sur la manifestation

http://www.ae2d.infini.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=632&Itemid=1

vendredi 11 septembre 2009

Des poissons sexuellement perturbés

Le Réveillon est un affluent de l'Yerres d'une longueur de 24 km en Seine et marne et en Essonne.


Confluent du Réveillon et de l'Yerres à Yerres

Une étude récente de l'INERIS (Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques qui, sous la tutelle du ministère de l’Ecologie, a pour mission d’évaluer la présence de substances chimiques, puis leur éventuel risque pour l’homme) indique que les poissons épinoches, que l'on trouve de manière assez importante dans cette rivière, montrent des signes évidents de transformation sexuelle.


L'épinoche

Selon le journal Le Parisien, les chercheurs ont décelé chez les poissons la présence de bisphenol A, d’hormones de synthèse issus de médicaments…
Ils estiment que les transformations biologiques des poissons sont probablement liées à l’exposition à des composés de type HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) ou PCB (polychlorobiphényles).
Des travaux sont en cours pour évaluer l’état des défenses immunitaires chez l’épinoche, de caractériser plus précisément les activités de biotransformation et de statuer sur les perturbations des organes reproducteurs. Les résultats ne sont pas actuellement connus.

Source : http://www.leparisien.fr/brunoy-91800/des-poissons-sexuellement-perturbes-28-05-2009-528393.php

samedi 15 août 2009

Les lâchers de ballons polluent

On n’y pense pas forcément en les regardant prendre leur envol coloré, mais les lâchers de ballons polluent les océans et les plages.

Ce n'est pas que l'on mette en danger la sécurité des avions, ni le vol des oies sauvages, mais le ballon, une fois dégonflé est irrésistiblement balloté par les courants d'air, jusqu'à finir dans les océans du monde entier. Là, il joue le rôle d'un leurre avant d'être boulotté par des tortues, des dauphins, des poissons, ..., bref, tout animal marin incapable de distinguer l'objet.


Photo © C. Nithart/Robin des Bois

Cela fait cinq ans que l'association Robin des bois -entre autres- attire l'attention sur le lâcher de ballons polluant le ciel, les océans et les forêts. En 2004, elle a même organisé une «explosition» de photos de fragments récupérés lors des journées de ramassage des plages de la Manche. On en trouve tant et partout que le ballon de fête est devenu un indicateur mondial pour les macro-déchets.
Dans son rapport sur les déchets marins, le Programme des Nations-Unies pour l'environnement (Pnue) dénombre, page 195, plus de 896000 fragments de ballons recensés sur une période de vingt années de ramassage des plages (plus que les briquets, (850000), mais moins que les mégots de cigarette (27 millions) et les sacs plastique (9 millions).


Photo © C. Nithart/Robin des Bois

"Cela a l'air peu, mais ce n'est que la face émergée de l'iceberg", prévient Charlotte Nihart, chargée de campagnes chez Robin des bois. "Un ballon explose en plusieurs fragments, on ne retrouve souvent que l'embout avec le bolduc, mais il y en a probablement des millions."

Source :
http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/07/les-ballons-qui-polluent-de-l%C3%A0haut.html

Pour plus d’information

Voir les photos de l'exposition Robin des Bois et son communiqué de presse : Explosition de ballons en Manche Nord

vendredi 14 août 2009

Série noire chez Total

Les accidents se succèdent sur les différents sites industriels du groupe Total :

- Le Jeudi 13 Aout : fuite d’ammoniac à l’usine Grande Paroisse de Grandpuits (Seine-et-Marne) --> évacuation de 300 personnes.
- Le 12 août , deux salariés de l'usine pétrochimique Naphtachimie, filiale de Total Petrochimicals France et d’Ineos à Lavera (Bouches-du-Rhône) sont brûlés.
- Le 5 août, usine Total Petrochemicals de Gonfreville-l'Orcher : trois salariés blessés, dont deux gravement.
- Le 27 juillet, nouvelle fuite d’ammoniac à Grandpuits.
- Le 22 juillet, déjà à l’usine GPN Grande Paroisse du groupe Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) pour le même incident qu’hier : fuite d’ammoniac, 350 personnes évacuées, 31 ont reçu des secours, 12 ouvriers hospitalisés.
- Le 16 juillet, fuite de pétrole lourd dans la raffinerie de Gonfreville l’Orcher.
- Le 15 juillet 2009, explosion sur le site de Carling : 2 morts, 6 blessés.


Un climat d’insécurité environnementale
En un mois à peine, c’est le septième accident sur un site Total, le troisième sur le site de Grandpuits en trois semaines. « L’inspection générale » de ses sites promise par le groupe devient une urgence extrême.

France Nature Environnement exige immédiatement :
- un renforcement des inspecteurs des Installations Classées, obtenu au Grenelle mais qui doit être d’effet immédiat.
- une politique complémentaire de surveillance par groupe industriel et non plus seulement site par site.
- que le Ministère saisisse les préfets pour imposer un contrôle détaillé, par un organisme extérieur au groupe, de TOUS les éléments de sécurité, qu’ils soient majeurs ou mineurs, des installations détenues par Total et ses filiales.

Pour plus d’information

Lisez le communiqué de presse de FNE.

jeudi 13 août 2009

Pollution de la réserve naturelle de Coussouls de Crau

La réserve naturelle de Coussouls de Crau (7.400 hectares), à Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône) a fait l'objet d'une pollution importante due à la fuite d'un oléoduc.
Près de 4.000 m3 de pétrole brut s'y sont déversés le vendredi 7 août dans la matinée, sur près de cinq hectares, affirment des associations citoyennes de protection de l'environnement locales.


Cette réserve naturelle nationale, également classée Natura 2000 est ainsi irrémédiablement touchée et il est probable que certaines espèces végétales et animales soient définitivement détruites.

Les réactions des associations et organismes
Cette nouvelle pollution aux hydrocarbures a provoqué la colère de plusieurs associations environnementales, regrettant également un manque de contrôle. Quand un pipeline traverse un milieu si rare et précieux on pourrait s'attendre à ce que des dispositifs d'alarme fonctionnent pour tout incident. D'autant que la Société du Pipeline Sud-Européen transporte de l'ordre de 23 millions de tonnes par an et dispose donc de moyens considérables qui n'auraient pas été gravement amputés par une surveillance adaptée plus sérieuse, a souligné le 10 août la Ligue ROC dans un communiqué. Greenpeace a également dénoncé samedi un laxisme des autorités françaises et rappelé l'urgence et la nécessité de la mise en place de systèmes de sécurité renforcés, notamment sur des zones situées près du littoral.

De son côté, la fédération d'associations environnementales France Nature Environnement (FNE) qui parle d'agression écologique, a souligné le 10 août dans un communiqué la disparition d'espèces, destruction et dégradation de Coussouls en tant que milieu et paysage, et des perturbations de l'ensemble en l'état inconnues. FNE a appelé à une remise à niveau de la sécurisation des oléoducs vieillissants. Il est urgent que les pipelines qui passent sur des territoires remarquables et protégés comme les réserves naturelles soient systématiquement déplacés et empruntent des axes linéaires banalisés pour éviter des pollutions en milieu naturel, a pour sa part indiqué Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

Christian Schwoehrer, président de Réserves naturelles de France, s'est également dit inquiet de l'impact de cette pollution sur la nappe phréatique, proche de la surface en Crau. La réserve naturelle nationale de Crau est le seul exemple de steppe en France et même en Europe de l'ouest (plus de 5.800 ha sur les 7.400 de la réserve) et figure parmi les sites européens à préserver en priorité, a-t-il souligné. Plusieurs espèces protégées ont déjà été touchées par l'incident, notamment le ganga cata (oiseau), le lézard ocellé, le criquet de Crau et le lichen crustacé, a affirmé samedi la préfecture des Bouches-du-Rhône, selon qui une évaluation précise des incidences environnementales de cette rupture de canalisation devra être réalisée.

Les travaux en cours posent questions
Les responsables de la réserve naturelle ont exprimé leur inquiétude après la décision de retirer la couche supérieure de la surface polluée suite à une fuite dans un oléoduc, craignant les nuisances liées à l'évacuation des déchets.
"La circulation dans la réserve se fait uniquement par les pistes, et normalement sur ces pistes, ce n'est pas des centaines de camions qui circulent", a déclaré Laurent Tatin, un responsable de la réserve de 7.400 hectares créée en 2001.

"Si on commence à dégrader l'habitat, vieux de 6.000 ans, parce qu'on roul e dessus avec des camions, des voitures et des pelleteuses, il sera dégradé pour toujours", a-t-il estimé.

Les juristes s'interrogent
Ce dossier est le premier à devoir être analysé au regard de la loi sur la responsabilité environnementale.
Sur le papier, tout semble simple : la loi a été votée le 1 août 2008, l'accident a eu lieu après, et la zone concernée est une réserve naturelle. Transposition d'une directive européenne datant de 2004, la loi vise à protéger les atteintes aux espaces protégés, à l'eau et aux sols. Les décrets d'application ont même été promulgués le 23 avril dernier ! En cas de dommage grave à l'environnement, ils permettent en théorie d'éviter d'avoir à démontrer que l'exploitant a commis une faute et d'appliquer immédiatement le principe pollueur-payeur en obligeant l'exploitant à réparer.
Selon Arnaud Gossement cette loi ne va changer que peu de choses. Pour les associations, elle ne donne aucun nouveau droit réel. Pour l'Etat et les collectivités locales : peut être si l'on considère le préjudice environnemental. Toutefois, le décret d'application de cette loi est une telle usine à gaz que démontrer l'existence d'un tel préjudice va s'avérer particulièrement difficile...

Une autre question de droit est celle relative à la détermination des responsables. Certes, l'exploitant de l'oléoduc le sera sans doute mais qu'en est il de l'Etat ? Rappelons que cet oléoduc avait été contrôlé pour la dernière fois il y a ....neuf ans.

Mon avis

Une catastrophe, encore une.
Selon les juristes, elle pourrait bien faire progresser le droit de l'environnement. Mais à quel prix ?

Pour plus d’information

Voir le billet d'Arnaud Gossement

mercredi 5 août 2009

Le nouvel Atlas Robin des Bois des sites pollués au PCB

L’association Robin des Bois vient de publier la mise à jour de son Atlas des sites pollués au PCB.

((http://img66.imageshack.us/img66/2720/atlaspcbrobindesbois.jpg))

Les PCB, qu’est-ce que c’est ?

Le PCB est une molécule chimique appelée Pyralène, longtemps utilisé comme lubrifiant dans les transformateurs et les condensateurs électriques. Fabriqué par la firme américaine Monsanto, le PCB a été interdit en 1987 en France. Très résistant dans le temps, il se retrouve dans les rivières, les sols, les sédiments, l'air et se fixe dans les chairs des poissons.

Les PCB sont des perturbateurs endocriniens, particulièrement dangereux pour les enfants et les femmes enceintes, pouvant provoquer des troubles neurologiques, des atteintes du système immunitaire chez le nourrisson et favoriseraient le développement de cancers.

La pollution au PCB est très présente en France : l'Atlas des sites pollués au PCB, construit sur 4 bases de données officielles, le confirme. 388 sites en France sont pollués et les interdictions de pêche concernent une trentaine de départements.

L’Atlas classifie les sites pollués en 4 catégories

La liste noire concerne deux sites producteurs de pyralène et de PCB à Pont-de-Claix (38) et Jarrie (38) au bord de la Romanche et du Drac et 20 fabricants de transformateurs et condensateurs électriques. Il ne sera contesté par personne que pendant les décennies « pyralène » de ces établissements (certains sont encore en activité) ont eu lieu des déversements, épandages, égouttages pour ne pas dire enfouissements à l’image du site de la Savoisienne d’Aix-les-Bains au bord du Lac du Bourget (Cf. bulletin PCB n° 2 du 11 décembre 2007).

La liste rouge concerne 39 sites de stockage, de récupération, de maintenance, de vidange ou de retraitement de transformateurs et d’autres équipements électriques ou huiles contaminés aux PCB. 11 de ces sites ne sont pas pris en compte par l’administration mais les agissements des exploitants tels qu’ils sont rapportés par la presse, comme le déversement de 15 fûts dans un étang de pêche à Fontenay-sur-Loing (45) incitent à encourager des investigations approfondies sur les sites principaux de ces exploitants douteux et autour.

La liste orange concerne le bâti, les sols, sous-sols, et éventuellement les eaux souterraines et superficielles contaminés par les PCB après des accidents de transport ou dans des installations fixes, des fuites, des incendies, des inondations, la foudre ou d’autres causes inconnues. La plupart de ces sites sont des fonderies, des récupérateurs de ferrailles, des usines de traitement de métaux ou d’activités diverses aujourd’hui éteintes, des décharges ou des remblais comme à Maissemy où ont été amenées des terres polluées de la liste rouge (i.e. Spelidec, Saint-Quentin-02).

La liste jaune concerne les sites pollués par des ouvertures ou des manutentions sauvages de transformateurs en vue d’en extraire le cuivre. A chaque intervention, plusieurs dizaines ou centaines de litres peuvent être répandus dans les sols ou les milieux naturels. Les « récupérateurs non déclarés » de cuivre sont bien informés. Ils opèrent parfois quelques jours avant le retrait programmé du ou des transformateurs d’une usine désaffectée. Les pouvoirs publics commencent à raccourcir les délais d’enlèvement des transformateurs mais les mandataires liquidateurs sont encore loin de tous considérer comme une priorité l’identification et l’élimination des transformateurs aux PCB. Le vandalisme peut frapper n’importe quand et n’importe où. La cartographie montre que le Nord est le plus touché. Le Ministère wallon de l’Environnement remarque que de plus en plus d’épaves de transformateurs sont découvertes sur son territoire ; s’agit-il d’un trafic transfrontalier ? En l’absence d’une véritable police et d’une traçabilité des transformateurs, la délinquance métallique est une source de pollution intarissable. Comme le cours du cuivre, elle est en hausse.

Pour plus d’information

Consultez l'Atlas des sites pollués au PCB sur le site de l'association Robin des Bois.

lundi 6 avril 2009

Selon l’AFFSET, la pollution atmosphérique et les particules fines tuent


Pollution de l’air et particules fines, un facteur aggravant de mortalité selon l’Afsset.
Pour l’agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (AFSSET), les particules fines seraient un facteur aggravant de mortalité, de l’ordre de 30 000 personnes par an en France.
Un rapport rendu en mars 2009.

L’avis conclut qu’on ne peut trouver de seuil de pollution au-dessous duquel il n’y aurait pas d’impact sanitaire. De plus les expositions fréquentes à des niveaux modérés de pollution ont plus d’impact sanitaire que les pics, en France. L’agence recommande donc de donner la priorité à la réduction des pollutions à la source (combustion du bois, du charbon et du fioul, industries, transports, agriculture…).


La mise en œuvre de seuils d’information et d’alerte relatifs aux particules ne présente globalement pas de bénéfice sanitaire substantiel. Elle permet toutefois d’informer les populations sensibles (femmes enceintes, enfants, personnes âgées, personnes souffrant de pathologies cardiovasculaires ou respiratoires) et de les inviter à adapter leurs comportements lors de pics.


Pour plus d’information

Lire l’avis de l’AFFSET.

vendredi 20 mars 2009

Mortalité et pollution atmosphérique

Après les épisodes de pollution de l’air qu’a connus la France, une étude de l’InVS rappelle les risques sur la santé liés à une hausse des concentrations de polluants dans l’air. Et la nécessité de la mise en œuvre du plan Particules.

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Pollution aux particules en Ile-de-France, Alsace, Lorraine, Normandie, Haute-Savoie, dans le Rhône et l’Isère… A la mi-janvier, les niveaux de pollution aux particules ont atteint des sommets en France. L’événement ne s’était pas produit depuis 2007, puisque 2008 a bénéficié de conditions météorologiques moins propices à ce genre de pollution.

Une étude publiée mardi 3 février 20089 dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut national de veille sanitaire (InVS) souligne à nouveau l’existence d’un lien «significatif» entre le nombre de décès et l’exposition à 3 polluants de l’air: dioxyde d’azote (NO2), ozone (O3) et PM-10 (particules de diamètre inférieur à 10 microns).

L’étude, synthèse de deux rapports publiés en 2006 et 2008, a été réalisée à partir des données épidémiologiques, entre 2000 et 2004, issues de 9 villes françaises représentant une population de 11 millions d’habitants, «reflet de la diversité climatique et des sources de pollution», selon son auteur principal, Laurence Pascal, médecin épidémiologiste à l’InVS.

Ainsi, «les excès de risque relatif associés à une augmentation de 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) des polluants PM-10, NO2 et O3 sont respectivement de 1,4%, 1,3% et 0,9%» pour la mortalité toutes causes, indique l’étude. Le risque de mortalité cardiovasculaire et cardiaque associé à une augmentation des PM-10 et du NO2 est jusqu’à deux fois plus élevé que le risque de mortalité toutes causes, notamment pour les 65 ans et plus. «Les hospitalisations pour causes cardiovasculaires sont aussi (…) associées aux niveaux de NO2 et de PM-10, mais pas à l’ozone», selon l’étude.

«La pollution d’origine automobile prédomine, sauf à Rouen et au Havre, où l’on peut avoir des panaches de sources industrielles», indique Laurence Pascal. Des résultats qui rappellent la nécessité de la mise en œuvre d’un plan Particules, dont les grandes lignes ont été dévoilées l’été dernier : il aurait dû être soumis à consultation publique en automne, mais a été inclus dans le deuxième Plan national santé environnement (PNSE 2). Celui-ci devrait être présenté au printemps.

Pour plus d’information

Lire le rapport complet de l’Institut de Veille Sanitaire

lundi 9 mars 2009

Résidus de médicaments dans l’eau : un risque encore mal connu

En septembre 2008, l’académie de pharmacie rendait public le rapport « Médicaments et Environnement ».

En octobre, le ministère chargé de la santé organisait un colloque sur le sujet.

Les informations qui suivent sont issues de ses deux sources.
Je vous laisse le soin de les prendre en tant que telles avec les éventuelles réserves de mise quant aux affirmations d’absence d’effets etc…

La présence de plus en plus importante de résidus de médicaments dans l’eau est l’objet de préoccupations elles aussi en augmentation depuis la mise au jour des premiers résidus de médicaments dans les effluents de stations d’épuration dans les années 70

Les faits sont de nature à inquiéter: des traces de médicaments ou de leurs dérivés ont été mesurées dans tous les milieux et sur tous les continents. Leur présence est avérée dans les eaux de surface, les eaux souterraines et résiduaires, les boues des stations d’épuration -utilisées en épandage agricole- et même dans l’eau potable. Les concentrations sont faibles, cependant: de quelques nanogrammes par litre (ng/l) à quelques centaines de microgrammes par litre (µg/l).

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Les substances indésirables
Aspirine, paracétamol, anti-épileptique, substances perturbatrices du système endocrinien -incluant les contraceptifs oraux- des antibiotiques, des psychotropes (anxiolytiques, antidépresseurs …), des médicaments du système cardiovasculaire mais aussi anti-cancéreux et produits radioactifs.

Un cocktail est inquiétant, non ?

D’où viennent ces produits que l’on retrouve dans l’eau ?
Principalement des rejets naturels (excréments et urines) humains et animaux suite à la consommation de médicaments, ou de ceux non utilisés et non recyclés, qui se retrouvent dans les effluents des stations d’épuration. En effet ces stations n’ont pas été conçues pour traiter les médicaments et les éliminent à des taux variant entre 30 et plus de 90% selon les substances. Or, la consommation de médicaments n’a cessé de croître depuis plusieurs décennies dans les pays industrialisés. En France, 4e consommateur mondial, 3.300 molécules sont commercialisées.

Les rejets par les établissements de soin sont particulièrement préoccupants car ils contiennent des anti-cancéreux et des produits radioactifs, des molécules toxiques, peu dégradées et persistantes dans l’environnement. Avec le développement des soins de chimiothérapie à domicile, l’enjeu des anti-cancéreux est énorme.

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Notre eau potable contaminée
Une étude conduite dans le cadre du plan national Santé-environnement (PNSE I) a démontré la présence d’une vingtaine de substances médicamenteuses dans les eaux potables sur 141 sites en France, confirmant les résultats d’études internationales.

Il parait selon le colloque qu’en ce qui concerne les eaux destinées à la consommation humaine, les filières de potabilisation "multibarrière" (succession de traitements comprenant notamment du charbon actif) éliminent la plupart de ces molécules.

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Quelles conséquences ?
«Les doses retrouvées (de l’ordre du ng/l) étant largement inférieures à celles utilisées dans le cadre thérapeutique (de l’ordre du mg/l), le risque de toxicité aiguë s’avère nul.
En revanche, des incertitudes demeurent quant à l’impact à long terme d’une exposition chronique à de faibles doses»
De fait, à faibles doses, des substances perturbatrices du système endocrinien -incluant les contraceptifs oraux- peuvent altérer la reproduction et le développement de certains poissons et invertébrés, mais n’auraient pas d’impact direct chez l’homme. «Cependant, un effet significatif dû à l’exposition combinée avec d’autres perturbateurs endocriniens (bisphénol A, phtalates, PCB, pesticides) agissant en synergie, n’est pas à exclure», souligne Eric Vindignan, directeur du Cemagref de Montpellier et ancien responsable du programme national Pnetox . «Il ne faut pas isoler la problématique des médicaments de celle des autres polluants», renchérit Hélène Fenet du CNRS de Montpellier. L’impact des antibiotiques sur la prolifération de bactéries résistantes est également suspecté.

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Pour plus d’information

Lire le rapport de l’Académie de pharmacie
Voir le résumé du colloque « Les résidus de médicaments dans l’eau ».
Et aussi le communiqué du ministère de la santé.

Lire L’or bleu, l’eau le grand enjeu du XXIème siècle de Maude Barlow et Tony Clarke
Edition Hachette Pluriel Référence, juin 2007 (je ne l’ai pas lu…)

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Mon avis

L’impact à long terme des faibles doses n’est probablement pas anodin.
Un jour peut être découvrira-t-on qu’il est même élevé.
On connait de bien tristes affaires de ce genre…

Lorsque l’on intègre ce problème en plus des questions liées au transport, à l’impact des plastiques sur l’environnement, il devient très difficile de choisir une solution pour la consommation d’eau alimentaire.
L’eau du robinet : contient des substances chimiques (pesticides, métaux lourds…) et médicamenteuses.
L’eau en bouteille pose le problème environnemental du plastique et aussi des substances que ce dernier libère dans l’eau (phtalates).
Elle revient cher.
Les cartouches filtrantes (Brita etc…) n’éliminent pas tout et en tout cas pas les médicaments.

Alors, on élimine quand les problèmes à leur source (c’est le cas de le dire) ?

samedi 7 mars 2009

La pollution contribue à la fonte des glaciers

Le réchauffement climatique n’est pas le seul responsable de la fonte des glaciers.

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Si celui ci influe, il n’est pas le seul responsable et la pollution atmosphérique venue d’Asie a un rôle important. Une équipe de scientifiques implantée dans l’Himalaya vient d’en apporter la certitude.

Des scientifiques ont mis en évidence le rôle des particules dans la disparition des glaciers.

Selon eux, le vent transporte des nanoparticules issues des grandes agglomérations Indiennes, du Pakistan et de l’Afghanistan.

Au contact de la masse d’aire froid du Tibet, les poussières sont dispersées sur les neiges et les glaces.

Au sol leur couleur noire capte les rayons du soleil et accélère le réchauffement des glaciers et leur fonte. L’eau qui alimente les populations situées en aval pourrait ainsi être contaminée par les résidus.

Si une interaction des pollutions planétaires n’est pas nouvelle, on en trouve trace dans les communications depuis 2007, la contribution des particules apparait maintenant de manière clairement et publiquement exprimée.

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Mon avis

Un sujet très intéressant et important. Si les particules émises par les activités humaines accélèrent la fonte des glaces, il faut absolument en tenir compte et agir…
Est-ce possible…
Pas sûr…

dimanche 1 mars 2009

La qualité de l’air toujours mauvaise en Ile-de-France

Airparif a présenté le bilan 2008 de la qualité de l’air en Ile-de-France.

2008 est la première année où aucun épisode de pollution n’a donné lieu à un dépassement des niveaux d’alerte.

Une «performance» qui n’est due qu’à la météo de 2008 et qui n’aura pas duré longtemps, le seuil de dépassement pour les particules ayant été atteint le 1er janvier 2009. Et les niveaux annuels demeurent au-delà des seuils réglementaires pour 4 polluants: le dioxyde d’azote (NO2), les particules fines de 10 micromètres (µm) de diamètre (PM-10), l’ozone (O3) et le benzène. En janvier, une quinzaine de jours ont été particuliers mauvais sur le plan de la pollution aux particules, «avec des niveaux records».

Les valeurs limites pour les PM-10 sont dépassées, malgré les bas niveaux de pollution en 2008. 4 millions de Franciliens étaient potentiellement exposés en 2007, contre 1,3 en 2008. Quant aux PM-2,5, la future norme du Grenelle de l’environnement fixée à 15 microgrammes par mètre cube (µg/m3) est à peu près respectée pour 4 stations de mesure urbaines, mais pas sur le périphérique où elle est deux fois supérieure.

Si les concentrations de monoxyde d’azote (NO) près du trafic ont régulièrement baissé depuis 1994 (-39% entre 1994 et 2008), elles baissent moins vite depuis 2000 et pourraient tendre vers la stagnation. «Le renouvellement du parc automobile a porté ses fruits, mais les progrès s’essoufflent car de plus en plus de véhicules sont équipés de pots catalytiques», analyse le directeur d’Airparif. Il en va de même pour le NO2, dont les concentrations sont stables et demeurent deux fois supérieures à la valeur limite, fixée à 44 µg/m3.

2008 a aussi été une bonne année pour l’ozone, résultat dû au faible ensoleillement. L’objectif de qualité annuel pour la protection de la santé, de 120 µg/m3 en moyenne sur 8 heures, a été dépassé 10 jours. Quant au benzène, l’objectif de qualité français (2 µg/m3) n’a pas été respecté sur 1.000 km d’axes routiers. Mais les émissions restent inférieures à la valeur limite (7 µg/m3).

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Dans Paris à vélo, moins exposé qu'en auto

Les cyclistes sont moins exposés à la pollution de l’air que les automobilistes. Au cours de l’été 2008, Airparif a mesuré l’exposition d’un cycliste à la pollution de l’air en fonction des aménagements urbains, sur 4 types de trajets parisiens: du tout-piste cyclable au tout-aménagements urbains (piste cyclable, couloir de bus, simple marquage au sol et trafic normal).

L’exposition aux concentrations moyennes de NO2 sur une piste cyclable est inférieure de 45% à celle mesurée au sein du trafic. La moyenne des concentrations varie de 65 µg/m3 pour le tout-piste cyclable à 118 µg/m3 pour le tout-aménagements urbains. Elle est 40% inférieure en ce qui concerne les particules.

L’exposition reste en-deçà de celle à laquelle est soumis un automobiliste: en 2007, une étude d’Airparif mettait en évidence l’existence d’un facteur 13 entre le niveau de NO2 dans l’habitacle d’un véhicule à l’entrée d’un tunnel et le maximum avant sa sortie (1). La concentration peut varier entre 161 µg/m3 sur une autoroute urbaine, 248 µg/m3 sur le périphérique, et 694 µg/m3 dans un tunnel.

Source : le journal de l'environnement

Pour plus d’information

Consultez le site de l'association Airparif.

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Qualite_Air1.jpg La qualite de l'air en ile-de-France le 28/02/2009 selon Airparif

Mon avis

Je reste septique sur le fait qu'un cycliste soit moins au contact des polluants qu'un automobiliste dans sa voiture...
A investiguer. Si vous avez des éléments, il serait intéressant de nous en faire profiter en commentaire.

mercredi 21 janvier 2009

Une étude européenne met en évidence l’impact des poids lourds

Un communiqué de France Nature Environnement

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Les poids lourds causent beaucoup plus de dommages à l’environnement et sont plus générateurs de congestion routière que ce qui est couramment admis et ils sont à l’origine de deux fois plus de décès que les voitures : voici les principaux enseignements d’un rapport publié aujourd’hui(1). Les émissions de gaz carbonique (CO2) générées par le fret routier européen devraient augmenter de 54% à l’horizon 2030 selon l’étude publiée par Transports et Environnement (T&E).

Le rapport, établi par le consultant hollandais CE DELFT, démontre aussi que les poids lourds sont responsables de 20% de la congestion routière alors qu’ils ne représentent que 3% des véhicules routiers en Europe (2).

Des données surprenantes sur la sécurité des poids lourds sont aussi révélées. Pour chaque kilomètre parcouru en Europe, il est démontré que les poids lourds sont à l’origine de 2 fois plus de décès que les voitures (3). L’étude démolit aussi les affirmations des professionnels du transport routier qui estiment qu’ils paient l’ensemble de leurs coûts par les taxes et les impôts existants.

Une mise à jour de la législation sur la taxation des poids lourds est actuellement en cours dans le processus législatif européen (5), avec un vote du Comité Transport du Parlement Européen prévu le 21 janvier. Mais, de façon incompréhensible, la taxation des émissions de CO2 et des accidents routiers a été exclue de la proposition législative par la Commission Européenne. T&E en appelle aux états membres et au Parlement Européen pour revoir cette position et pour autoriser les états membres à inclure la totalité des coûts externes dans la taxation des poids lourds selon la situation.

J. Dings, Directeur de T&E, précise : « les poids lourds ont le champ libre alors qu’ils provoquent des dégâts par millions : la congestion, le bruit et la pollution affectent la vie de tous les Européens. Les gouvernements se doivent de garder toutes les options disponibles lorsqu’ils doivent résoudre des problèmes aussi énormes que la congestion routière et l’UE doit inverser son refus absurde d’inclure ces coûts dans la taxation des poids lourds ».

La prise en compte de la congestion pour les poids lourds a été l’objet de polémiques parmi les députés européens du Comité Transports parce que ceci n’est perçu que comme une faible partie de l’ensemble des véhicules en circulation (environ 3%). Mais comme le rapport met en évidence que les poids lourds génèrent 20% de la congestion, le traitement de ce faible nombre de véhicules serait un moyen très efficace de traiter ce problème de congestion.

(1) Le rapport "Are trucks taking their toll?" (les poids lourds payent-ils leurs « coûts/péages »?) établi par les consultants CE Delft pour T&E est téléchargeable sur le site de T&E : www.transportenvironment.org/publications

(2) Les poids lourds de plus de 3.5 tonnes représentent 3% des véhicules routiers selon TREMOVE, le modèle européen d’évaluation de la politique des transports (www.tremove.org)

(3) 6500 décès par accident ont été causés par des poids lourds dans l’Union Européenne en 2006.

(4) les coûts d’infrastructures ont été calculés à 51 milliard d’Euros, les taxes et impôts représentent 54 milliards d’Euros.

(5) http://ec.europa.eu/transport/road/road_charging/tolls_user_charges_vehicles__en.htm

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Mon avis

Il y a beaucoup à faire du côté des transports de marchandise par la route sur l’ensemble des arguments exposés par cette étude :
- impact sur l’environnement et la santé
- impact sur le trafic routier
- impact financier sur les contribuables

samedi 17 janvier 2009

Encore une péripétie pour le Clémenceau

Le démantèlement du porte avion "Le Clémenceau" n’est pas pour tout de suite…

Peut être vous souvenez-vous qu’après sa dernière opération en 1997, le porte avion français devait être démantelé en Espagne, qu’il avait été acheminé illégalement vers la Turquie et, du coup récupéré par la France.

Son départ vers l’Inde avait ensuite été bloqué près de trois ans par une action juridique de 4 associations dont Greenpeace qui jugeaient dangereux l’acheminement de ce navire contenant 1000 tonnes d’amiante.

Fin 2005, le voyage vers l’inde débutait pour finalement tourner court face au refus Indien de recevoir le navire. Retour à Brest en mai 2006.

Au total un périple de 18000 km !

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La coque de l’ex Clémenceau en 1994.

Nous apprenions en 2008 le projet de traiter le navire en Grande Bretagne. En fin d’année, les autorités britaniques demandaient que soit entrepris un nettoyage de la coque du bateau car "une algue asiatique, la laminaria japonica, et un mollusque originaire d'Amérique du nord, la crépidule, ont été découverts sur le fond de la coque »

Conséquence: la Marine a dû envoyer des plongeurs sous la coque pour la débarrasser de ses impuretés. Mais en "grattant" ainsi les vieilles peintures sur plus de 250 mètres, les plongeurs ont également envoyé au fond de l'eau déchets en tous genres et résidus polluants. Interrogé sur les raisons pour lesquelles le bateau n'avait pas été mis sur cale pour cette opération, le ministère répond qu'"il n'existe pas à Brest de cale permettant de recevoir le Clemenceau".

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Le grattage de la coque de l’ex Clémenceau

Selon AE2D (Agir pour l'environnement et le développement durable): « Ce grattage est inacceptable. Ce sont plusieurs kilos ou dizaines de kilos de peinture au tributyl étain (TBT) qui vont venir se déposer sur le fond ».

Pour l’association Robin des Bois, pourtant grand supporter du dossier porté par la Marine, il faut comparer la qualité de l’eau et des boues de la zone d’amarrage du bateau, avant et après cette opération de nettoyage. La Marine est connue pour avoir utilisé par le passé des peintures antifouling aussi radicales que polluantes. « Il faut vérifier l’impact de cette opération de dernière minute. Si les analyses ne sont pas satisfaisantes, il faut espérer que la Marine se donne les moyens de draguer la zone polluée ».

Nous apprenions le 12 janvier que l'association AE2D entend déposer plainte pour pollution de la rade.

Le transfert, par remorquage, du navire vers l'Angleterre devrait donc intervenir, au plus tôt, vers le 25 janvier.

Mon avis

Une affligeante succession de bricolages…

samedi 3 janvier 2009

Les voitures propres, ca existe ?

Les ventes des véhicules les plus propres ont en effet déjà progressé de près de 50% sous l’effet du bonus écologique. Pour renforcer l’efficacité du dispositif, « un malus complémentaire annuel et au montant limité sera appliqué à compter du 1er janvier 2009. »

Le système de « bonus malus » écologique mis en place en France depuis décembre 2007 prime les véhicules neufs bas CO2 inférieurs à 131 g et pénalise ceux supérieurs à 160 g.
Il s’agit, après 7 mois de mise en oeuvre, selon le ministère, d’un « vif succès : les ventes des véhicules les plus propres ont déjà progressé de près de 50%. »

Le bonus-malus écologique à l’achat sur les voitures en vigueur depuis début 2008, issu des décisions du Grenelle Environnement prises en octobre 2007, a pour vocation d’orienter les consommateurs vers l’achat des voitures les plus sobres en carbone et d’inciter les constructeurs à proposer des véhicules moins consommateurs de carburant.

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Mais la voiture propre, qu’est ce que c’est ?

Selon le Comité des Constructeurs Français d'Automobile, une voiture propre s’évalue essentiellement sur 2 critères :
1. ses émissions de polluants qui nuisent à la qualité de l’air et présentent un risque pour la santé. Ce sont réglementairement le CO, les NOx, les COV, les particules (et le bruit). On parle généralement de "pollution locale".
2. son émission de CO2, principal gaz à effet de serre. On parle alors de "pollution globale". Il est fondamental de caractériser la voiture propre par des performances environnementales et non pas par des technologies.

Pour les constructeurs

Un véhicule Renault eco² satisfait simultanément trois critères : ses émissions de CO2 sont inférieures à 140g/km, ou il roule aux biocarburants, sa fabrication s’effectue dans un site industriel certifié ISO 14001, il est valorisable à 95% en fin de vie et comprend au moins 5% de plastique recyclé.

Le groupe PSA Peugeot Citroën précise être le leader en France et en Europe en émissions de CO2. En 2007, le groupe a ainsi vendu 1 million de voitures émettant moins de 140g de CO2/km.

Les marques, à travers leur signature environnementale, Blue Lion chez Peugeot et AirDream chez Citroën, proposent aux consommateurs des véhicules plus vertueux pour l’environnement en fonction de trois critères : les émissions de CO2, la production industrielle et la recyclabilité. Ainsi, 40% des ventes de Peugeot et de Citroën sont éligibles au bonus écologique mis en place par le Grenelle de l’Environnement.

Autre constructeur, Toyota qui annonçait il y a quelques semaines avoir dépassé le seuil du million de véhicules hybrides vendus dans le monde, soit 1.047.000 unités au 31 mai 2007, des véhicules éligibles au bonus écologique.

De son côté, la Commission européenne prépare une réglementation qui vise à stimuler le marché des véhicules bas CO2 basé sur un objectif de valeur moyenne de 120 g de CO2/km par marque avec l’attribution de 10 g supplémentaires accordés à des technologies performantes tels que les biocarburants, les pneumatiques basse consommation, ...

Plusieurs pays européens ont ou vont instaurer des réglementations nationales sans attendre les décisions communautaires, parmi lesquelles l’Espagne, le Royaume-Uni, la France, avec son bonus malus écologique.

Pour certains, la voiture propre n’existe pas

Je vous invite à lire l’article http://ecolo.asso.fr/textes/20001219voiturepropre.htm dont je vous recommande la lecture et dont sont extraites les lignes suivantes : __Il n'existe pas plus de « voiture propre » que de « guerre propre ».-- --Du pillage des ressources naturelles à la production de milliards de tonnes de déchets, des millions de morts à l'édification d'un univers déshumanisé, le terme « voiture propre » est un non-sens.__ Avant même d'avoir fait son premier kilomètre, une automobile aura produit une part importante de sa pollution.
Chaque nouvelle voiture demande pour sa construction 300 000 litres d'eau.
L'édification d'un véhicule, « propre » ou non, exige 20 fois plus de matières premières que son seul poids, soit 30 tonnes pour produire une voiture de 1,5 tonne. A l'autre bout de la chaîne, ce sont deux millions de véhicules particuliers légers qui sont jetés annuellement en France, soit, notamment, 280 000 tonnes de vieux pneus, 30 000 tonnes de résidus de batteries et 400 000 tonnes de déchets industriels spéciaux.
Même si une partie de plus en plus large de ces déchets sont recyclés, leur transformation entraîne à son tour de nouvelles pollutions.

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Greenpeace sensibilise aux nécessaires contraintes à mettre en place pour limiter les émissions de CO2 et réduire la consommation des voitures

À l’automne 2008, le Parlement et le Conseil des ministres européens devraient légiférer pour améliorer l’efficacité énergétique des automobiles. Si la Commission européenne ne parvient pas à améliorer les normes en matière d’économies de carburant et de rejet de dioxyde de carbone (CO2), elle risque de ne pas être capable d’atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre qu’elle s’est assignés pour 2020.

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Non, la voiture propre, ce n’est pas cela non plus !

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Ne croyez-vous pas que la meilleure voiture propre est la voiture qui ne roule pas, qui n’existe pas ?

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Voir aussi :

Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques :
Rapport sur « Définition et implications du concept de voiture propre»

Rapport Greenpeace qui dénonce le lobbying de l’industrie automobile européenne contre la future réglementation sur l’efficacité des voitures :
Rapport simplifié
Rapport complet

mardi 26 août 2008

Le danger des incinérateurs est confirmé !

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En 2006, l’institut de veille sanitaire ( InVS ) rendait public les résultat préliminaires de l'étude sur l'incidence des cancers à proximité des usines d'incinération d'ordures ménagères.
Près d'un an et demi après, les résultats définitifs sont enfin disponibles ... et plus alarmants encore !

Dans l’étude InVs seuls les cancers ont été étudiés. Restent les anomalies de la fertilité et les malformations congénitales qui ont déjà fait l’objet d’autres études qui ont souligné les risques.

Le tableau ci-dessous montre que, pour tous les types de cancers alors étudiés, les risques relatifs avaient été sous-estimés en 2006. En effet les risques de cancers, pour tous les types, apparus entre 1990 et 1999, sont revus à la hausse.
Les résultats cette étude apparaissent encore sous-estimer les risques, compte tenu des courtes périodes de latence choisies, entre exposition et apparition d'un cancer ( 5 ans pour le leucémies et 10 ans pour les autres cancers).
Cette précision soulignée par l'InVS dans son rapport laisse craindre que le pic d'apparition de cancers ne soit certainement pas encore atteint.

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L’InVS précise évidemment que les résultats de cette étude, portant sur une situation passée (incidence de cancers entre 1990 et 1999 ), ne peuvent être transposés à une situation actuelle.

Les médecins affirment que c’est la combustion qui fait que l’incinération est plus à risque que toutes les autres méthodes d’élimination des déchets. Une tonne de molécules composant les déchets incinérés se transforment en 300 kilos de cendres et 700 kilos de fumées composées d’un cocktail de nouvelles molécules toxiques cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques. L’InVS ajoute que l'indicateur d'exposition ne permet pas d'incriminer un polluant particulier.

Alors que les solutions alternatives existent, ces nouveaux résultats, passés inaperçus, viennent confirmer une fois de plus les risques liés à l'incinération et le peu de cas fait au principe de précaution.

Dans sa plaquette, l’InVS offre une conclusion plutôt rassurante :

Cette étude, en montrant un impact des rejets atmosphériques des incinérateurs d’ordures ménagères sur le risque de certains cancers entre 1990 et 1999, confirme l’utilité des mesures de réduction des émissions de polluants qui ont été imposées à ces installations industrielles depuis la fin des années 90. On peut dès lors s’attendre à une diminution du risque de cancer chez les populations exposées aux niveaux actuels d’émission. Toutefois, en regard de l’incertitude sur les temps de latence d’apparition des cancers, on ne peut exclure que les expositions passées depuis les années 70 puissent encore aujourd’hui favoriser la survenue de cancers.

Sur ce sujet qui n’est pas sans rappeler certains autres (amiante, sang contaminé…) faut-il avoir confiance dans les politiques mises en œuvre ?

Pour plus d’informations, voir :
Le site de l’InVS.
Le site Greenpeace sur l’incinération.
Le site de la CNIID

Et aussi :

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