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jeudi 2 septembre 2010

Pétrole, catastrophes encore et encore...

Du pétrole repéré près d'une plate-forme en feu dans le golfe du Mexique
Un incendie s'est déclaré, jeudi 2 septembre, sur une plate-forme d'hydrocarbures de la compagnie Mariner Energy dans le golfe du Mexique, rapportent les gardes-côtes américains, qui ont secouru treize personnes sur place, dont une blessée. Contrairement à ce qu'avait indiqué un porte-parole de Mariner Energy, les autorités ont également fait état d'une petite nappe de pétrole d'environ 1,5 kilomètres de long et 3 mètres de large près de la plate-forme.

Source : Le Monde.fr


Un pétrolier s'échoue dans l'Arctique canadien
Un pétrolier transportant quelque 9 millions de litres de diesel s'est échoué dans la voie maritime du passage du Nord-Ouest, dans l'Arctique canadien, annoncent jeudi 2 septembre les gardes-côtes locaux. "Un pétrolier s'est échoué près de Gjoa Haven", dans la province nordique du Nunavut, a indiqué Nelson Kalil, porte-parole des gardes-côtes canadiens, affirmant que pour le moment rien n'indique que le navire fuit.

Source : Le Monde.fr

Mon avis

Vive le pétrole, consommons, consommons... Moi comme les autres !
Réduisons, réduisons...

samedi 21 août 2010

Marée noire du golfe du Mexique : un "nuage" sous-marin toxique

Un long panache aux reflets brunâtre de 35 km de long, 2 km de large et 200 m d'épaisseur, à 900 m sous la surface de l'océan...
Il n'existe pas encore d'images de ce "nuage", mais sa composition est bien connue.
La nappe d'eau souillée par le pétrole du puits contient 50 microgrammes par litre d'hydrocarbures hautement toxiques.
L'existence de cette nappe, étudiée par la Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), a relancé les interrogations sur le devenir des 780 millions de litres de pétrole répandus dans le golfe du Mexique et sur leur impact futur.

Pour plus d’information

Lisez l'article sur lemonde.fr

jeudi 19 août 2010

Pétrole restant dans le golfe du Mexique : la controverse

Comme je vous le rapportais ici, on nous affirmais que environ trois quarts du pétrole brut déversé dans le golfe du Mexique aurait été « éliminé ».
Je vous avais fait part de mes doutes et surtout quant au devenir du pétrole restant présent dans le milieu naturel.

Certains experts viennent de rendre un avis bien différent.
Selon eux, près de 80% du pétrole provenant de la fuite du puits exploité par BP dans le golfe du Mexique serait encore dans l'océan. Ils remettent ainsi fortement en question les évaluations très optimistes du gouvernement américain.

«Nous avons seulement ré-analysé le rapport du gouvernement fédéral (et) calculé la quantité de pétrole pouvant probablement se trouver encore dans l'océan, et c'est comme cela que nous sommes arrivés à 70 à 79%», a expliqué à l'AFP Charles Hopkinson, un des experts ayant produit un nouveau rapport. «Une des principales erreurs est de penser que le pétrole qui s'est dissout dans l'eau a disparu et est de ce fait inoffensif», a prévenu cet océanographe. «Ce pétrole est toujours dans l'océan, sous la surface, et il faudra probablement des années avant qu'il ne se dégrade complètement».

Charles Hopkinson a souligné que contrairement aux hypothèses avancées par le rapport fédéral, la majorité du pétrole qui a fui par 1.500 mètres de fond n'est pas encore remonté à la surface où il s'évaporerait rapidement.

Pour Ed Overton, un océanographe de l'Université de Louisiane (sud) qui a participé au rapport fédéral, «la question cruciale est d'avoir une bonne idée de la quantité de brut qui a déjà fait surface».

Et «c'est sur ce point que la discussion porte surtout et où les experts divergent», a-t-il dit à l'AFP, soulignant qu'à ce stade «franchement nous ne le savons pas et que nous le saurons peut-être jamais».

Pour tenter d'y voir plus clair, Greenpeace mobilise deux de ses trois navires pour faire un état des lieux et dénoncer le danger des forages en eau très profonde.
L’Arctic Sunrise est parti de St. Petersburg en Floride mi-aout pour sillonner l’archipel des Keys et le parc national des îles Dry Tortugas. Il approchera ensuite de la funeste plateforme Deepwater Horizon avant la fin du mois, examinant l’état du plancton, du corail, etc. A titre d’exemple, des chercheurs de l’Université de Nova Southeastern en Floride, de l’Université de Tulane en Louisiane seront à bord pour étudier par exemple les éponges en tant que bio-indicateurs : elles filtrent de grandes quantités d’eau et sont donc très utiles pour constater l’impact toxique du pétrole et des dispersants. Ils étudieront aussi le plancton dans les environs de la plateforme Deepwater Horizon afin d’évaluer les impacts sur les larves de crabe bleu, de thon rouge, de daurade et d’autres espèces. Ils seront rejoints dès le mois de septembre par d’autres équipes de scientifiques.

Parallèlement, l’Esperanza a quitté Londres pour aller dénoncer la dangerosité des projets de forages en eau très profonde. « Les compagnies pétrolières ont une vision de très court terme, cherchant toujours à forer plus loin, plus cher, plus risqué, alors que l’évolution vers les énergies vertes est inévitable », explique Greenpeace.


L’Esperanza a quitté Londres pour aller dénoncer la dangerosité de certains projets de forages en eau très profonde ©Greenpeace

Sources :
Libération
Greenpeace

jeudi 12 août 2010

Marée noire BP : où est passé le pétrole ?

Au moment où BP semble sur le point de colmater définitivement le puits responsable de la pire marée noire qu'ont connu les États Unis, la question se pose du devenir de l'énorme quantité de pétrole déversée dans l'environnement.

Selon les estimations, entre 4 et 5 millions de barils -soit environ 780 millions de litres- se sont échappés du puits. Seulement 800 000 barils (127 millions de litres) de ce brut auraient été récupérés par BP grâce aux incendies contrôlés et à l'aide de bateaux écumeurs.


Photo : Greenpeace.

La quantité de pétrole déversée est seize fois plus importante que la marée noire de 1989, provoquée par le naufrage du pétrolier Exxon Valdez en Alaska. C'est la deuxième marée noire de l'histoire du pétrole, la plus importante ayant eu lieu en 1991, lors de la guerre du Golfe, lorsque l'armée irakienne avait ouvert les vannes de plusieurs pipelines.

Par l'effet des fortes températures qui sévissent dans le golfe du Mexique, environ 30% du pétrole s'est évaporé selon l'expert pétrolier Jean-François Giannesi.

Environ trois quarts du brut déversé serait « éliminé » : évaporé donc, récupéré pour environ 16%, ou dégradé par les micro-organismes et les 7 millions de litres de dispersant déversés dans l'océan.

Au passage, quel est vraiment l'impact de ses dispersants sur l'environnement ?
Les associations ont dénoncé ce procédé, à l'instar de Greenpeace qui soupçonne ces produits d'être toxiques. Après avoir réalisé des tests, l'Agence américaine de protection de l'environnement a nuancé ces craintes, assurant que le mélange ne l'était «pas plus (…) que le pétrole lui-même».v

Quid du quart du pétrole restant ? Certains experts pensent qu'il aurait coulé et stagnerait dans les profondeurs océaniques, ce qui aurait des conséquences désastreuses sur les écosystèmes marins.
On ne peut pour l'instant en avoir une idée précise, mais pour certains le pire est à venir. Impossible non plus d'évaluer pour le moment quelle quantité de pétrole restera sous la surface de la mer. Selon James Cowan, océanographe, il reste des boulettes de goudron "de la taille d'un grain de sable". Mais, explique-t-il dans Libération, ces dernières peuvent "ressurgir des dizaines d'années plus tard".
De même la présence d'hydrocarbures dans l'eau aurait un impact à long terme sur l'écosystème : mortalité anormalement élevée, malformations. "Après l'accident de l'Exxon Valdez, en 1989 sur les côtes de l'Alaska, explique-t-il, on n'avait pas vu non plus beaucoup de poissons morts sur le coup, mais, vingt ans plus tard, les harengs ne se reproduisent toujours pas normalement."

Mon avis

Un cas où il ne faut pas croire ce que l'on voit.
Le mal n'est pas forcément visible et il perdurera très longtemps.

lundi 9 août 2010

Les transports routiers polluent toujours plus

Le bilan de la qualité de l'air 2009 publié le 28 juillet constate l’augmentation de polluants provenant du secteur des transports.


Selon le rapport gouvernemental « Les tendances globales des concentrations de NO2 (dioxyde d'azote) montrent une légère augmentation entre 2008 et 2009 que nous n’avions pas connue depuis 2005, et qui se manifeste notamment sur les sites en proximité de trafic automobile.

On constate par ailleurs, une augmentation des concentrations de PM10, particules fines de diamètre inférieur à 10 micromètres.

Les dépassements de particules seraient, selon des travaux de l'OMS, la cause de
400 000 morts prématurées par an en Europe, dont environ 42 000 en France soit 5% des décès chaque année en France.

Notons cependant que d'autres polluants réglementés marquent une stagnation, voire une légère augmentation des concentrations enregistrées.

"Malgré l'ensemble des moyens et actions mis en œuvre en matière de lutte contre la pollution atmosphérique, l'année 2009 confirme l'état de dépassement des normes de qualité de l'air. La France fait actuellement l'objet, dans le cadre de la réglementation communautaire en matière d'air ambiant, de deux procédures d'infraction lancées par la Commission européenne", indique le rapport Bilan de la qualité de l'air 2009 du Ministère de l'Ecologie.

Pour plus d’information

Lisez le dossier de presse ministériel : Bilan de la qualité de l’air 2009.

vendredi 30 juillet 2010

A Fos-sur-Mer, pourquoi meurt-on d'un cancer ?

Le site Rue 89 a publié un article "choc" ou plusieurs médecins des Bouches-du-Rhône dénoncent l'« omerta » sur la santé des habitants de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône.


La région comprend pas moins de 62 sites industriels et 12 sites Seveso (sites industriels aux risques d'accidents majeurs).

Sur place, certains, peu nombreux, se battent pour avoir des données sur la mortalité par cancer à l'échelle des communes. Difficile selon Rue 89 de les obtenir, étant interdits d'utilisation faute d'accord de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil), car le territoire est trop réduit.

Le collectif Citoyen santé environnement de Port-Saint-Louis-du-Rhône et a réussi à se procurer des chiffres. En comparant ces chiffres à la moyenne départementale, il trouve une surmortalité de 11,4% des décès par tumeur, à Port-Saint-Louis-du-Rhône par rapport aux Bouches-du-Rhône, sur les années 2000-2002 et de 59,7% sur la période 2003-2005.

Pour l'instant, impossible d'établir officiellement un lien entre la pollution et les cancers, et si un jour c'était le cas, qui paiera ?

Pourtant, le docteur Vincent Besin, arrivé à Port-Saint-Louis avec son épouse, généraliste elle aussi, il y a huit ans, en provenance de Grenoble, constate que les gens sont « malades de la pollution ». Simple praticien sans engagement militant, il décrit ce qu'il a vu :

« La différence d'état sanitaire nous a sauté aux yeux. Ici, les patients ne connaissent que rarement la “paix naso-pharyngée” : on crache, on tousse, on se mouche toute l'année. Nous avons aussi été frappés par le nombre de maladies auto-immunes, et des tableaux cliniques jamais clairs. Et puis le nombre de pathologies concentrées sur un seul individu. »

Pour plus d’information

Lisez l'article complet sur Rue 89.

lundi 26 juillet 2010

Publicité sur roues

La publicité est une des plaies de notre société.
Sur papier dans nos boites à lettres, dans nos magazines.
A la radio, la télévision.
Dans nos citées, sur le bord des routes de campagne où elles vivent en groupe aux entrées de ville.

Et aussi montées sur roues où en plus des nombreux inconvénients des formes de pub précitées, elles aggravent la pollution, les encombrements de circulation, la consommation d'une ressource énergétique en voie de raréfaction.

Soit, cette forme de publicité fut plus en vogue dans le passé mais elle existe encore. C'est toujours cela de trop !

Je verrai d'un très bon œil une ou plusieurs associations lancer une campagne contre cette forme particulière de publicité. Un groupe local des Amis de la Terre l'avait fait il y a plusieurs années, avec l'opération
"Camions pub : mettons-leur des bâtons dans les roues !"

Une action que pourrait engager l'association R.A.P, non ?

mercredi 14 juillet 2010

Golfe du Mexique : ca fuit toujours !

BP, qui a installé un nouveau dôme de 73 tonnes, effectue des tests pour estimer si le puits résistera à la pression créée par l'obturation complète de la fuite.

Mais la seule manière d'en finir définitivement avec la marée noire qui pollue les eaux du golfe du Mexique depuis trois mois passe par le creusement en cours de puits de secours qui récupéreront le pétrole du gisement Macondo. Deux puits sont en chantier depuis le mois de mai. Le premier devrait être opérationnel à la mi-août. Le puits accidenté sera alors définitivement clos par injections de boues et de ciment.

En attendant, ca fuit toujours et les États-Unis vivent la plus grave marée noire de leur histoire !

jeudi 8 juillet 2010

Les émissions mondiales de CO2 ont stagné en 2009

Pour la première fois depuis 18 ans, les émissions anthropiques de CO2 n’ont pas progressé en 2009. En cause : la crise et les pays émergents.

L’année passée, les émissions de gaz carbonique anthropiques ont stagné. En 2009, ces rejets « humains » ont atteint 31,1 milliards de tonnes de CO2 : un tout petit peu moins (- 300 millions de tonnes équivalent CO2) que l’année précédente. Au regard des tonnages en jeu, cela peut paraître insignifiant, mais c’est une première depuis 1992 ! Ces 6 dernières années, les rejets carbonés mondiaux affichaient plutôt une croissance moyenne de 3,5 % l’an. Ce n’est plus le cas.

D’après une étude mise en ligne, mercredi 1er juillet, par l’agence néerlandaise d’évaluation de l’environnement (PBL, selon l’acronyme néerlandais), les rejets des pays de l’OCDE ont chuté, l’an passé, de 7 %. Ce qui représente une économie d’émission de 800 Mtéq.CO2 par rapport à 2008 : l’équivalent de 18 mois de rejets français. En Europe et aux Etats-Unis, les rejets industriels ont dégringolé de 11 %. Au Japon et en Russie, ce sont les émissions nationales (industries, transports et habitat) qui ont reculé de 11 %.

Largement imputable à la récession économique (les grosses industries émettrices, comme le ciment, la sidérurgie, la chimie, le raffinage ou l’électricité ; ont tourné au ralenti), cette bonne performance climatique a malheureusement été « compensée » par la croissance des émissions des pays émergents. La crise a, en effet, principalement affecté les pays les plus industrialisés. Les anciens pays en développement ont à peine vu ralentir leur croissance économique et les rejets carbonés qui vont avec.

En 2009, la Chine a conforté sa place de premier émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES) avec 8,1 milliards Mtéq.CO2 rejetées, en progression de 9 % (+ 600 Mtéq.CO2) en un an. Avec 1,7 milliard Mtéq.CO2, l’Inde voit son empreinte carbone s’alourdir de 6 % (+ 100 Mtéq.CO2). Ce qui a pour conséquence immédiate de rétrograder la Russie à la 6e place mondiale des plus gros émetteurs.

Ces évolutions auront des conséquences et pas seulement environnementales. Politiques, tout d’abord. Si l’on s’en tient aux seules émissions nationales (sans prendre en compte, donc, les émissions imputables aux productions exportées), 53 % des rejets mondiaux de dioxyde de carbone sont le fait de l’activité des pays émergents, contre 44 % pour les pays les plus riches et 3 % pour l’aviation civile. Cette évolution met un peu à mal l’argumentaire préféré des diplomates des pays en développement dans les négociations climatiques, à savoir le changement climatique est le fait des émissions des pays les plus industrialisés. Historiquement, c’est incontestable ! Mais cela ne le sera plus très longtemps. D’autant que les émissions per capita tendent, elles aussi, à converger. Depuis 1990, les rejets de CO2 de chaque Chinois sont passés de 2,2 tonnes par an (t/an) à 6,1 t/an. L’an passé, un Européen a émis en moyenne 7,9 t/an, contre 9,1 t/an, 20 ans plus tôt.

Économiquement, le dévissage carbonique des pays riches n’est pas forcément une bonne nouvelle. Du moins dans l’économie carbone. En effet, en incluant les 6 GES régulés par le protocole de Kyoto, les pays de l’annexe 1 (ceux qui doivent maîtriser leurs émissions d’ici 2012) ont vu leurs émissions diminuer d’environ 10 % entre 1990 et 2009. Les besoins en crédits carbone internationaux (Urce) ou en quotas européens devraient donc diminuer. Ce manque d’appétence devrait faire baisser les prix du carbone, réduisant d’autant la rentabilité des projets mis en place dans le cadre du mécanisme de développement propre (MDP) ou de la mise en œuvre conjointe (MOC).

A moins, bien sûr, que la reprise économique ne soit aussi au rendez-vous pour les pays du Nord. Auquel cas, leurs émissions repartiront à la hausse. Cela ne fait pas l’ombre d’un doute.

Source : Journal de l'Environnement

dimanche 20 juin 2010

Marée noire dans le Golfe du Mexique : l'horreur en images

Deux mois après l'explosion de la plate-forme pétrolière BP Deepwater Horizon, nous assistons à la la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis.
La quantité de pétrole qui se déverse chaque jour dans les eaux du golfe n'est toujours pas précisément connue. Selon Thad Allen, le chiffre "le plus probable" s'élève à 35.000 barils par jour (bpj) mais il pourrait atteindre 60.000 bpj, selon les dernières estimations des autorités américaines.

C'est une véritable horreur.
On entend souvent parler des sommes payées par BP pour le nettoyage ou pour les populations.
Mais les dommages causés à la faune et à la flore seront terribles, voire irrémédiables.

Quelques images pour ne jamais oublier.


Un œil sur la fuite en direct : la webcam BP

Les équipes de Greenpeace se sont rendues dans le Golfe, accompagnées de Rick Steiner, biologiste qui a étudié la catastrophe de l’Exxo Valdez en Alaska.
L’expert analyse, dans la vidéo, l’ampleur de la catastrophe DeepWater Horizon pour la faune et la flore et lance un cri d’alarme.

Les ravages liés au pétrole ne proviennent pas seulement des plate-formes en mer.
L'exploitation des sables bitumeux est aussi un grave problème.


Connaissez-vous la campagne menée par Greenpeace en Royaume-Uni sur BP et les sables bitumineux : les internautes sont invités à détourner le logo de la firme multinationale. Ce concours a rencontré un grand succès et se poursuit : participez et informez-vous sur le site.

La campagne contre les sables bitumineux se développe en France, avec, cette fois, Total comme cible. Pour en savoir plus, consultez la page du site Greenpeace dédiée aux sables bitumineux.

Relever le défi climatique, en sortant du pétrole, du charbon et du nucléaire, c’est possible.

Lisez la synthèse de Greenpeace.


samedi 5 juin 2010

2750 sites pollués en Arctique

En analysant les informations disponibles et en correspondant avec les services spécialisés aux Etats-Unis, au Canada, au Groenland, en Norvège, en Suède et en Finlande, L'association Robin des Bois a achevé après un an de recherche un inventaire des sites pollués en Arctique.

Longtemps, il a été soutenu par les pays riverains de l’Arctique que le permafrost et le froid étaient un mode et un lieu éternel de gestion et de confinement des déchets. Mais depuis 30 ans, il est constaté que des rivières, des lacs et des eaux souterraines sont contaminés par la migration de polluants issus des décharges et d’autres sites pollués. La mobilisation des polluants provient des variations de températures et des niveaux des eaux, de la fonte des neiges, de la pluie et des inondations. Le gel n’a pas rempli son rôle de cocon pour polluants. Dans la perspective du réchauffement climatique, la rupture progressive de la chaîne du froid serait une catastrophe écologique et accélérerait la libération de tous les déchets.

Les cartes réalisées dans le cadre de l’inventaire des sites pollués en Arctique de Robin des Bois synthétisent les informations fournies par les pays dont une partie du territoire est situé dans le cercle polaire arctique, c'est-à-dire au delà de 66 degrés 33 minutes de latitude nord. Un site pollué est repéré par un point rouge. Dans les cas où la collectivité comporte plusieurs sites pollués sur son emprise, ils ont été représentés par des points de tailles différentes et croissantes : 2 à 10, plus de 10, plus de 50 sites pollués.

Chaque pays étudié – Canada, Etats-Unis (Alaska), Finlande, Groenland, Norvège, Suède – fait l’objet d’une carte des sites pollués inventoriés par ses services administratifs et d’un récapitulatif des principaux polluants connus. La carte générale regroupe l’ensemble des sites pollués à l’intérieur du cercle polaire arctique et le nombre de sites connus par pays. Pour la Russie, faute d’inventaire précis, le territoire russe à l’intérieur du cercle polaire arctique est parsemé de points d’interrogation. Un inventaire consacré à l’arctique russe sera publié ultérieurement.


Au total l’association a dénombré quelques 2750 spots de pollution, en compilant les données fournies par six des pays riverains de l'océan Arctique (la Russie n'a pas transmis ses données). L'Alaska en regroupe 509, tandis que 662 autres ont été recensés au Canada, 468 au Groenland, 418 en Suède, 524 en Norvège et 169 en Finlande.
« C'est un nombre anormalement élevé par rapport à la densité de population sur place, qui est très faible (…) ces 2750 sites constituent de véritables abcès environnementaux et des voies de transfert des polluants vers les eaux douces et marines. Si tous les projets d'activité industrielle en Arctique gèrent les déchets de la même manière que les activités pionnières, on court à la catastrophe », commente Jacky Bonnemains, président de Robin des Bois.

Pour plus d’information

Consultez le site de l'association Robin des Bois.

jeudi 18 février 2010

La pêche à la sardine interdite en baie de Seine

Le 8 février 2010, un arrêté préfectoral a officiellement interdit la pêche à la sardine dans la baie de Seine, en Normandie, entre Dieppe et Barfleur, suite aux contrôles effectués par les chercheurs de l'Ifremer.

Contrôles qui ont révélé que les sardines de l'Estuaire de la Seine étaient contaminées par une pollution aux PCB.

En octobre 2008 la préfecture de Seine-Maritime avait interdit début octobre la vente et la consommation des poissons pêchés dans la Seine en aval de Vernon, dans l’Eure pour contamination aux PCB : voir mon billet.

Les PCB, ou PolyChloroBiphényles, sont des dérivés chimiques chlorés plus connus en France sous le nom de pyralènes. Depuis les années 1930, les PCB étaient très utilisés dans l’industrie pour leurs qualités d’isolation électrique, de lubrification et d’ininflammabilité. On les retrouvait notamment comme isolants dans les transformateurs électriques et les condensateurs, comme lubrifiants dans les turbines et les pompes ou comme composants d’huiles, de soudures, d’adhésifs, de peintures et de papiers autocopiants. Ils ont cessé d’être produits dans les années 80 et progressivement été retirés de la vente jusqu’en 1987.

Ces substances sont peu biodégradables et persistantes dans l’environnement. Elles s’accumulent dans les organismes vivants, le long de la chaîne alimentaire.

Aujourd’hui, ce sont les pêcheurs qui subissent les conséquences de cette pollution, avec cette nouvelle interdiction. La pollution aux PCB est devenue un drame récurrent qui touche de plus en plus de professionnels de la pêche et de l’agriculture.

La quantité totale de PCB non détruits est inconnue, mais il en existe des stocks importants et un volume très significatif déjà diffusé dans l'environnement.

S’agissant des effets chroniques (exposition sur le moyen et le long terme), les PCB présentent divers effets néfastes chez l’animal, notamment toxicité pour la reproduction, immunotoxicité et cancérogénicité. Ils ont été classés en tant que substances probablement cancérogènes pour l’homme. Outre ces possibles effets cancérogènes, les effets chroniques des PCB peuvent être des dommages du foie, des effets sur la reproduction et la croissance ; les effets sur les hormones thyroïdiennes et les conséquences possibles sur le développement du cerveau sont l’objet de discussions à l’heure actuelle.

L'association Robin des Bois estime que le gouvernement ne prend pas la mesure du "désastre" entraîné par les pollutions aux PCB :

Le gouvernement ne prend pas la mesure du désastre et distille au compte-gouttes les arrêtés tardifs d'interdiction. Les informations officielles oublient prudemment d'évoquer le bar de la Manche Est qui lui aussi est menacé, de même que les maquereaux. Manque également "l'interdiction de pêcher dans le réseau de canaux du Nord-Pas-de-Calais et sur tout le cours de la Seine de Corbeil-Essonne à l'amont de Paris.

Le WWF appelle à un grand plan de dépollution à l’échelle nationale :

Nous avions affirmé il y a deux ans et demi que la pollution du Rhône aux PCB était une affaire très préoccupante. Les derniers développements ne font qu’aller hélas dans notre sens. Il est urgent d’agir. La pollution aux PCB ne doit pas être une fatalité mais l’occasion de créer de l’innovation et de la recherche pour faire de la France un leader dans le domaine de l’éradication des pollutions industrielles et de la restauration des milieux naturels.

Pour plus d’information

Consultez le dossier PCB de l'association Robin des Bois.
Visitez le site PCB du WWF.

mercredi 17 février 2010

Les JO écolos ?

Après avoir transporté 5000 m3 de neige par 300 camions et 2 hélicoptères, les organisateurs des JO veulent nous faire croire qu'ils organisent des jeux très écolo...

Des jeux qui proposent des toilettes basse consommation utilisant de l’eau de pluie pour tirer la chasse, des toits recouverts d’herbe efficients en énergie, et des poubelles séparées pour les déchets recyclables sont-ils une performance écologique au regard de toute l'énergie et la pollution occasionnés par la mise en place des jeux en ces temps chauds au Canada ?

Les organisateurs affirment que leurs statistiques – et notamment un chiffre qui comprend les émissions de gaz à effet de serre pendant les sept ans de construction qui ont précédé les Jeux- montrent que l’empreinte carbone des Jeux de Vancouver est plus faible que celle des Jeux Olympiques d’Hiver précédents.

La Fondation Suzuki a donné aux Jeux Olympiques de Vancouver une médaille de bronze dans un rapport publié la semaine dernière, se plaignant de la difficulté de déchiffrer le message environnemental et d’un manque de bénéfices sur le long terme en matière de transports.

Un monorail flambant neuf de la compagnie Canada Line transporte les passagers depuis l’Aéroport de Vancouver jusqu’au centre ville en quelques minutes, mais les organisateurs ont choisi de doubler la taille de l’autoroute reliant Vancouver au centre alpin plutôt que d’essayer de construire un train.

« Nous avons étudié très attentivement l’option de la voie ferroviaire » a déclaré Dan Doyle, vice-président en charge de la construction pour le Comité Organisateur des Jeux Olympiques de Vancouver. « C’était trop cher ».

Un autre groupe environnemental a déclaré qu’il restait inquiet à propos de l’impact environnemental des Jeux, et à propos des politiques environnementales menées par plusieurs sponsors et du gouvernement du Canada.

Fabriquées par des artistes canadiens (Corrine Hunt et Omer Arbel), les médailles olympiques sont réalisées à partir de l’or, de argent et du bronze récupérés sur de vieux appareils électroniques fournis par le géant minier Teck Resources Limited.

Mon avis

Un réflexion qui n'est pas inutile, n'en déplaise aux amateurs de grand évènements sportifs, même pour moi qui suis intéressé par le patinage artistique...

mercredi 3 février 2010

Plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes : dèjà contesté

A peine le gouvernement a-t-il présenté les grandes lignes de son plan de lutte contre les algues, déjà il est contesté.

Les 134 millions d'euros qui seraient dépensés par l'Etat serviraient à contribuer au ramassage, au financement du compostage des algues ramassées et au plan de méthanisation, qui devrait permettre de produire de l'énergie et de l'engrais, et "d'accompagner les évolutions nécessaires des pratiques agricoles".

Les agriculteurs seraient invités à modifier leurs pratiques en matière d'engrais, "une mesure essentielle", insiste la secrétariat d'Etat à l'écologie, puisque la quantité "des engrais minéraux azotés achetés par les agriculteurs bretons est égal au volume des excédents d'azote en Bretagne".

Le président de l'association Halte aux marées vertes trouve qu'on ne sent pas de fibre écologique dans ce plan qui est fait pour le milieu agricole et va couter cher. L'association Eau et Rivières, qui a été reçue mardi avec d'autres écologistes par des membres du cabinet de la secrétaire d'Etat à l'écologie, se montre également très sceptique. "On est dans la com. Sur l'axe préventif, pour l'instant c'est la nébuleuse. Il est question de la mise en œuvre de projets territoriaux, de 'renaturalisation' de 20 % des surfaces, de protection des zones humides sur la base du volontariat, mais qu'est ce qu'on fait si ça ne marche pas ?" indique son Secrétaire.

Les élus des communes touchées trouvent que ce qui a été annoncé est vague et attendent les précisions qui doivent être données en fin de semaine.

Les agriculteurs estiment quant à eux qu'ils auront beaucoup à perdre si ce plan est mis en œuvre et parlent la fin de l'agriculture familiale si les contraintes agricoles n'étaient pas limitées aux deux baies de Saint-Brieuc et de Lannion, les plus touchées par les marées vertes, mais généralisées à six autres baies en Bretagne.

Mon avis

Il est indispensable de mettre en œuvre un plan efficace pour traiter le problème à la source, réduire de manière drastique l'usage des engrais en agriculture mais aussi les élevages intensifs et l'épandage des lisiers.

Pour plus d’information

Regardez le reportage de Benjamin Lucas.

lundi 18 janvier 2010

Une association lutte contre la pollution du périphérique à Paris

Le blog des habitants de Paris et de sa couronne qui respirent le périph' s'est créé :
- parce que le périphérique est une source importante de polluants atmosphériques néfastes à notre santé
- parce que nous sommes nombreux à vivre et à grandir près du périph : pas moins de 20 crèches, 10 écoles maternelles, 22 écoles élémentaires, 11 collèges, 13 lycées, 2 hopitaux, 27 stades et de nombreux logements, notamment HLM, sont situés entre les boulevards des maréchaux et le périph'
- parce que rien n'est définitif et que les choses peuvent changer si nous nous mobilisons !

C'est pourquoi nous vous proposons de signer la pétition "Respire le périph' " en cliquant ici

Pour plus d’information

http://respireleperiph.over-blog.com/

mardi 6 octobre 2009

Procès de l’ERIKA en appel

Hier a débuté le procès de l'Erika en appel à Paris.

Souvenez-vous, en décembre 1999, le pétrolier maltais Erika, chargé de 31 000 tonnes de fuel sombrait en effet au large des côtes françaises.
Le point de départ d’une pollution catastrophique qui souillera les côtes françaises sur 400 km, du Finistère à la Charente-Maritime, et tuera entre 150 000 et 300 000 oiseaux.

Janvier 2008 : Total, comme les autres prévenus (armateur, gestionnaire, société de classification), est condamné par le tribunal de grande instance de Paris. La société pétrolière est condamnée à 375 000 euros d'amende, sanction maximale pour "pollution maritime". Le tribunal ordonne également le paiement de 192 millions d'euros de réparations. L'État s'octroie 153 millions d'euros.

La société pétrolière a fait appel.
65 des 114 parties civiles font de même : ce sont des collectivités locales, des associations, des organismes professionnels. Les autres acceptent la transaction proposée par Total qui avait proposé de verser immédiatement les 192 millions d'euros d'indemnités pour une centaine de parties civiles – régions, départements, communes, Etat français, associations – à condition qu'elles renoncent à leur présence en appel.

Le procès va durent un mois et demi mais le délibéré n'est pas attendu avant mars 2010.

L 'enjeu est double pour les parties civiles : obtenir des indemnisations majorées par rapport à la première instance et surtout faire reconnaître de manière définitive la notion de préjudice écologique. Le principe de ce préjudice avait certes été retenu, pour la première fois, par le tribunal correctionnel en 2008. Mais au profit des départements seulement. Pas pour les communes ni pour les régions. C'est une extension à toutes les parties civiles que visent aujourd'hui les plaignants.

Total, de son côté, soutient que l'Erika avait un "vice caché" et dit avoir été trompé sur l'état de navire lors de son examen par ses services, que la société a présenté comme plus rigoureux que les normes internationales. La société rejette la responsabilité de la catastrophe sur l'organisme de contrôle maritime italien Rina, condamné en première instance à 175 000 euros d'amende pour avoir donné son certificat de navigabilité à l'Erika.

France Nature Environnement déclare :

Face à l’attitude de la société TOTAL, FNE sera présente devant la Cour d’appel de Paris. Ce procès doit être l’occasion de faire payer les vrais responsables : le contribuable-pollué ne doit pas continuer à payer pour une bonne part à la place des pollueurs !

Ce procès est l’occasion, pour lui, de combler les lacunes législatives en ce domaine, conformément aux engagements du Grenelle de la mer, pris à l’initiative de France Nature Environnement et de ses associations membres Surfrider Foundation et la LPO. Ces engagements réclament en effet une évolution du droit national et international en faveur de « la juste réparation des dommages causés à l’environnement marin » pour «tendre vers la disparition ou la réduction drastique de la pollution liée aux activités maritimes».

Mon avis

Espérons une issue favorable pour les parties civiles et surtout une confirmation définitive la notion de préjudice écologique.

lundi 14 septembre 2009

Manifestation algues vertes à Hillion (Bretagne) le 27 septembre

Plusieurs associations appellent à une manifestation citoyenne "Pour sortir de la pollution en Bretagne", plage de Grandville à Hillion (22) le dimanche 27 septembre 2009 à 15h00.

Si vous ne pouvez pas vous y rendre, il est aussi possible de signer en ligne le Manifeste pour sortir de la pollution en Bretagne. Pour signer, c'est ici.

Manifeste pour sortir de la pollution en Bretagne

La reconquête de la qualité de l’eau se fera d’abord par la reconquête de l’état de droit.

La pollution a non seulement mis à mal la qualité de l’eau de nos rivières et de nos nappes phréatiques, elle a aussi réduit l’autorité de l’état - à de nombreuses reprises les tribunaux ont sanctionné l’état dans sa carence à appliquer la loi, comme l’ont été dernièrement les préfets du 22 et 29 à la requête d’associations - et bafoué l’un des plus anciens principes du droit, donc de la vie en société, qui veut que celui qui est à l’origine d’un dommage doit réparation.

Les programmes initiés par l’état et auxquels ont participé l’ensemble des collectivités (agence de bassin, région, départements, syndicats d’eau), ont dès l’abord, voulu renier ce principe fondateur, octroyant des centaines millions d’euros à ceux qui sont à l’origine de la pollution. La politique agricole commune a encore accentué cette anomalie, arrosant des subventions les plus importantes les cultures les plus assoiffées d’engrais chimiques, de pesticides et d’eau. Les algues vertes pourrissant sur nos plages, la fermeture des captages d’eau, les pesticides dans nos assiettes témoignent de cette défaite, autant physique que morale. Ce refus du droit et cette politique dévoient administrations et élus depuis 30 ans, prolongeant artificiellement les jours d’un modèle qui seul ne se tient plus debout.

Nous sifflons par ce manifeste la disqualification de la politique de « gestion de la pollution ».
Nous attendons alors de l’État un effort de redressement : qu’il cesse d’être opaque et accepte de mettre en œuvre la loi (article 1321-2 du code de la santé publique) . Il a toujours voulu minimiser le rôle de la règle alors qu’elle aurait permis la protection efficace de l’eau. Son application ne coûte pas un centime.

Rappelons pour mémoire à tous ceux qui se sont fait commerce et rente du contraire : il n’est pas nécessaire de polluer pour produire et vivre de l’agriculture.

Prétendre que l’on peut adapter le productivisme et l’élevage hors-sol est une duperie sans précédent car demeure, quoique l’on fasse, une contradiction irréductible entre ce modèle d’une part, la qualité des produits agricoles, l’environnement de l’autre, finalement entre l’économie et le productivisme.

Nous ne sortirons pas de la pollution sans ressourcer l’agriculture à notre culture et aux grands équilibres agronomiques de la ferme : sol, plantes, animaux. Malgré le handicap de 40 ans de fuite en avant, tout est là pour que nous réussissions la renaissance des activités liées à l’agriculture. Elles sont et resteront prédominantes dans notre économie régionale, aussi est-il une urgence : celle de « créer une tradition de qualité » dans des filières de territoires, car seuls les produits de grands intérêts gustatifs et nutritionnels sont capables de générer une forte valeur ajoutée. C’est sur ce chantier novateur que nous appelons toutes les intelligences et toutes les forces d’initiatives.

Pour plus d’information sur la manifestation

http://www.ae2d.infini.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=632&Itemid=1

vendredi 11 septembre 2009

Des poissons sexuellement perturbés

Le Réveillon est un affluent de l'Yerres d'une longueur de 24 km en Seine et marne et en Essonne.


Confluent du Réveillon et de l'Yerres à Yerres

Une étude récente de l'INERIS (Institut National de l'Environnement Industriel et des Risques qui, sous la tutelle du ministère de l’Ecologie, a pour mission d’évaluer la présence de substances chimiques, puis leur éventuel risque pour l’homme) indique que les poissons épinoches, que l'on trouve de manière assez importante dans cette rivière, montrent des signes évidents de transformation sexuelle.


L'épinoche

Selon le journal Le Parisien, les chercheurs ont décelé chez les poissons la présence de bisphenol A, d’hormones de synthèse issus de médicaments…
Ils estiment que les transformations biologiques des poissons sont probablement liées à l’exposition à des composés de type HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) ou PCB (polychlorobiphényles).
Des travaux sont en cours pour évaluer l’état des défenses immunitaires chez l’épinoche, de caractériser plus précisément les activités de biotransformation et de statuer sur les perturbations des organes reproducteurs. Les résultats ne sont pas actuellement connus.

Source : http://www.leparisien.fr/brunoy-91800/des-poissons-sexuellement-perturbes-28-05-2009-528393.php

samedi 15 août 2009

Les lâchers de ballons polluent

On n’y pense pas forcément en les regardant prendre leur envol coloré, mais les lâchers de ballons polluent les océans et les plages.

Ce n'est pas que l'on mette en danger la sécurité des avions, ni le vol des oies sauvages, mais le ballon, une fois dégonflé est irrésistiblement balloté par les courants d'air, jusqu'à finir dans les océans du monde entier. Là, il joue le rôle d'un leurre avant d'être boulotté par des tortues, des dauphins, des poissons, ..., bref, tout animal marin incapable de distinguer l'objet.


Photo © C. Nithart/Robin des Bois

Cela fait cinq ans que l'association Robin des bois -entre autres- attire l'attention sur le lâcher de ballons polluant le ciel, les océans et les forêts. En 2004, elle a même organisé une «explosition» de photos de fragments récupérés lors des journées de ramassage des plages de la Manche. On en trouve tant et partout que le ballon de fête est devenu un indicateur mondial pour les macro-déchets.
Dans son rapport sur les déchets marins, le Programme des Nations-Unies pour l'environnement (Pnue) dénombre, page 195, plus de 896000 fragments de ballons recensés sur une période de vingt années de ramassage des plages (plus que les briquets, (850000), mais moins que les mégots de cigarette (27 millions) et les sacs plastique (9 millions).


Photo © C. Nithart/Robin des Bois

"Cela a l'air peu, mais ce n'est que la face émergée de l'iceberg", prévient Charlotte Nihart, chargée de campagnes chez Robin des bois. "Un ballon explose en plusieurs fragments, on ne retrouve souvent que l'embout avec le bolduc, mais il y en a probablement des millions."

Source :
http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/07/les-ballons-qui-polluent-de-l%C3%A0haut.html

Pour plus d’information

Voir les photos de l'exposition Robin des Bois et son communiqué de presse : Explosition de ballons en Manche Nord

vendredi 14 août 2009

Série noire chez Total

Les accidents se succèdent sur les différents sites industriels du groupe Total :

- Le Jeudi 13 Aout : fuite d’ammoniac à l’usine Grande Paroisse de Grandpuits (Seine-et-Marne) --> évacuation de 300 personnes.
- Le 12 août , deux salariés de l'usine pétrochimique Naphtachimie, filiale de Total Petrochimicals France et d’Ineos à Lavera (Bouches-du-Rhône) sont brûlés.
- Le 5 août, usine Total Petrochemicals de Gonfreville-l'Orcher : trois salariés blessés, dont deux gravement.
- Le 27 juillet, nouvelle fuite d’ammoniac à Grandpuits.
- Le 22 juillet, déjà à l’usine GPN Grande Paroisse du groupe Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) pour le même incident qu’hier : fuite d’ammoniac, 350 personnes évacuées, 31 ont reçu des secours, 12 ouvriers hospitalisés.
- Le 16 juillet, fuite de pétrole lourd dans la raffinerie de Gonfreville l’Orcher.
- Le 15 juillet 2009, explosion sur le site de Carling : 2 morts, 6 blessés.


Un climat d’insécurité environnementale
En un mois à peine, c’est le septième accident sur un site Total, le troisième sur le site de Grandpuits en trois semaines. « L’inspection générale » de ses sites promise par le groupe devient une urgence extrême.

France Nature Environnement exige immédiatement :
- un renforcement des inspecteurs des Installations Classées, obtenu au Grenelle mais qui doit être d’effet immédiat.
- une politique complémentaire de surveillance par groupe industriel et non plus seulement site par site.
- que le Ministère saisisse les préfets pour imposer un contrôle détaillé, par un organisme extérieur au groupe, de TOUS les éléments de sécurité, qu’ils soient majeurs ou mineurs, des installations détenues par Total et ses filiales.

Pour plus d’information

Lisez le communiqué de presse de FNE.

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