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dimanche 17 janvier 2010

Téléphonie mobile : Des expositions élevées beaucoup trop nombreuses !

Pour la seconde fois, conformément à ce à quoi elles se sont engagées, les associations Priartem et Agir pour l’environnement ont analysé les dernières mesures mises en ligne sur le site Cartoradio.fr.

Depuis la précédente analyse, 226 mesures ont été publiées. Les résultats sont, hélas, identiques à ceux qui ressortaient de la précédente analyse : 10% des mesures les plus élevées se situent bien au-dessus de 2 V/m. Pire, l’une des mesures dépasse le seuil de 10 V/m et cinq autres se situent à plus de 6 V /m.

Comme le dernier recensement qu’ont effectué les associations, il apparaît que les dépassements se situent essentiellement dans les zones urbaines, voire fortement urbanisées.

Ces résultats montrent qu’il est urgent que des mesures de réduction des expositions soient prises conformément à l’avis remis le 15 octobre 2009 par l’AFSSET (Agence Française de sécurité sanitaire de l’environnement et de la santé au travail).

Lieu - niveau de champ en v/m
1 Aix en Provence - 11,49
2 Paris 13ème - 8,4
3 Lyon 4ème - 7,21
4 Paris 12ème 6,53
5 Suresnes - 6,5
6 Antibes - 5,82
7 Limoges - 5,53
8 Montpellier - 4,53
9 Rennes - 4,3
10 Toulon - 4,11 11 Paris 20ème - 3,87
12 Talence - 3,49
13 Ecully - 3,37
14 Tarbes - 3,36
15 Fréjus - 3,31
16 Paris 4ème - 3,11
17 Bourges - 3,01
18 Briscous - 2,97 19 Sotteville les Rouen - 2,75
20 Limoges - 2,54
21 Ecully - 2,48
22 Grasse - 2,37
23 Floirac - 2,3

Pour plus d’information

Consultez les relevés effectués près de chez vous : http://www.cartoradio.fr/

vendredi 4 décembre 2009

Carte des fortes expositions aux ondes de la téléphonie mobile

Les associations Agir pour l’Environnement et Priartem viennent de mettre en ligne une carte répertoriant les points chauds électromagnétiques en France. Les données constituant cette première cartographie sont issues du site de l’Agence nationale des fréquences.

Agir pour l’environnement et Priartem ont analysé les 500 dernières mesures réalisées en septembre et octobre 2009 et publiées sur le site de l’ANFr. Elles ont découvert des résultats tout à fait préoccupants.

Sur ces 500 mesures, 59 sites font apparaître des niveaux de champs électromagnétiques forts, voire très forts, soit 11,8% des mesures effectuées. Sur ces 59 sites, une vingtaine dépasse les 5 V/m dont 6 sites dépassent les 10 V/m (Corbeil-Essonnes, Paris 6è, Aigues Mortes, Courbevoie, Troyes, Montpellier). Il s’agit, dans tous les cas de zones urbaines, la plupart du temps fortement urbanisées.

A la lecture des données disponibles sur le site de l'ANFr, il est à noter que la téléphonie mobile est le contributeur principal dans plus de 95% des cas mesurés. La télévision, la radio et les autres sources (pompiers, gendarmerie, armée...) ne représentant qu'une part infime du champ global.

Ces résultats montrent l’urgence de prises de mesure de réduction des expositions recommandées au gouvernement par son agence d’expertise, l’Afsset. L’Afsset vient, dans un récent avis de préconiser une réduction des valeurs d’exposition du public, prônant l’application à la téléphonie mobile du principe ALARA. La proposition de l’Afsset vise à repérer les points dits « chauds » ou « atypiques », définis par l’Agence comme ceux qui dépassent la valeur moyenne d’exposition. Celle-ci, selon les récentes données de l’ANFr se situerait aux environs de 1 ou 1,5 V/m.

Les situations d’exposition que révèlent les associations dans cette première carte des points chauds, sont totalement inacceptables. Toute inaction de la part tant des pouvoirs publics que des opérateurs serait non seulement irresponsable mais totalement condamnable.

Les associations insistent, par ailleurs, sur la nécessité de la plus grande transparence sur la réalité des expositions que subissent les populations riveraines des stations de base. La profusion des informations nuisant souvent à leur lisibilité, les associations Agir pour l’Environnement et Priartem ont décidé de mettre désormais à jour chaque mois une cartographie des points chauds électromagnétiques afin que le droit et l’accès à une information validée ne soit plus un vain mot et afin que personne ne puisse plus dire « on ne savait pas ».

Pour plus d’information

Consultez la carte : http://www.agirpourlenvironnement.org/presse/29tchermobile45.htm

Visitez le site d'Agir pour l'Environnement
Et celui de Priartem

samedi 7 novembre 2009

Radiofréquences: un rapport parlementaire minimise les risques

Le rapport de l’Opecst (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) sur la téléphonie mobile, rendu public le 4 novembre, met l’accent sur l’absence de risque sanitaire avéré.
Une position en reculpar rapport à celle prise par l’Afsset mi-octobre qui prônait pour la première fois la réduction de l’exposition aux radiofréquences, face aux incertitudes scientifiques.

Le rapport parlementaire souhaite réaffirmer la distinction entre les effets des téléphones mobiles, pour lesquels il persiste «un doute relatif», et ceux des antennes-relais (et des technologies sans fil) dont l’innocuité fait «quasi-consensus» parmi les scientifiques.
En conséquence, il recommande l’application du principe de précaution aux seuls mobiles et un simple «principe d’attention» pour les riverains d’antennes.
A l’inverse, l’Afsset, tout en reconnaissant l’absence de risque sanitaire avéré, prônait une réduction des expositions aux radiofréquences des antennes par l’application du principe Alara («As low as reasonably achievable»: aussi bas qu'il est raisonnablement réalisable).

Dans un communiqué, les associations Agir pour l’environnement et Priartém s’interrogent sur «la contradiction évidente existant entre l’avis de l’Afsset qui préconise de réduire toutes les expositions au nom du principe de précaution, et ce rapport politique qui préconise un statu quo inacceptable en matière de seuils d’exposition». Pour Janine Le Calvez, présidente de Priartém, «avec le rapport de l’Afsset, on avait fait un pas en avant, là c’est un pas en arrière: le débat sur l’existence d’éventuels effets sur la santé est complètement nié».

Mon avis

Une fois encore les politiques cèdent-ils devant la pression des industriels et des considérations économiques ?