centpourcentnaturel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 15 février 2010

LPO : Opération Ortolan

Dans les Landes, Allain BOUGRAIN DUBOURG, président de la LPO, les membres de la LPO Aquitaine et de la SEPANSO Landes ont visité ce dimanche matin 30 août de nombreuses installations illégales de capture de Bruant ortolan, espèce protégée. Ils ont procédé à la libération de plusieurs dizaines d‘oiseaux prisonniers des « matoles » et ont neutralisé plus de 200 pièges.

Il faut savoir que le Bruant ortolan est une espèce nicheuse en déclin dans tous les pays d’Europe (Belgique, Pays-Bas, France, Italie, Allemagne, Autriche…) sauf en Pologne, Bulgarie et pays baltes.

Les prélèvements effectués en France par cages pièges, appelées localement matoles, et pratiqués dans les Landes de la mi-août à fin septembre, sont de 30.000 voire 50.000 oiseaux selon les années, soit l’équivalent des populations nicheuses du Benelux, de l’Allemagne, du Danemark, de la Tchéquie, de l’Autriche et de la Slovaquie réunies, d’où sa protection officielle par arrêté ministériel du 5 mars 1999.

Voilà maintenant 4 ans que la LPO s’investie sur le terrain pour dénoncer la situation de tolérance établie entre l’administration et les braconniers sans résultat concret. Malgré les promesses faites par le Ministère de l’Ecologie pour mettre un terme à cette situation, seuls huit procès verbaux ont été dressés l’année dernière alors que le nombre de braconniers est évalué à plus de 1200. Aujourd’hui, les équipes de la LPO constatent que la situation reste inchangée.

En cette année mondiale pour la biodiversité, la LPO demande que l’Etat assure fermement son rôle de lutte anti braconnage, en espérant que le dossier ortolan ne traînera pas en longueur comme celui des tourterelles du Médoc (l’Etat a fermé les yeux sur ce braconnage pendant plus de 20 ans…).

Pour plus d’information

http://www.lpo.fr

lundi 25 janvier 2010

N'oublions pas d'aider les oiseaux en hiver

La LPO nous rappelle que l'hiver est la saison la plus meurtrière pour les oiseaux qui résistent moins bien au froid en raison du manque de nourriture et de boisson.

En hiver, c’est le manque de nourriture que les oiseaux redoutent, davantage que le froid. Toute la journée, ils partent en quête d’une nourriture qui se raréfie alors que leurs besoins en énergie pour maintenir leur température corporelle constante (cette dernière se situant entre 40-42°C) s'accroissent. Leur quête est freinée par l’apparition de la neige et du verglas, qui masquent les ressources alimentaires, et les jours plus courts, qui laissent moins de temps pour trouver leur ration quotidienne.

Pourtant, pour favoriser la survie des oiseaux de nos jardins, des gestes simples existent. Pour leur permettre de se désaltérer et se baigner (l’entretien du plumage est primordial pour lutter contre le froid), nous vous invitons à leur fournir un abreuvoir, hors d’atteinte des prédateurs. Vous veillerez à renouveler l’eau deux fois par jour et à la maintenir libre de glace en ajoutant simplement et uniquement de l’eau tiède.

Pour les aider à se nourrir, vous pouvez installer des mangeoires dans votre jardin ou sur un appui de votre balcon, hors d’atteinte des chats. Ces distributeurs, qui peuvent être achetés (la LPO propose ces produits sur sa boutique en ligne : http://www.lpo-boutique.com) ou facilement fabriqués doivent être régulièrement nettoyés afin de limiter la propagation des maladies. Ils doivent également maintenir la nourriture à l’abri de l’humidité et des intempéries.

Les oiseaux ont besoin d’aliments riches en hydrates de carbone et en graisse, afin d’élaborer des réserves de lipides indispensables pour résister aux longues et froides nuits d’hiver. Il convient donc de placer la nourriture de préférence le matin de bonne heure et le soir avant qu’ils se rassemblent en dortoir. Cependant, vous ne devez leur donner à manger que pendant la période sensible, à savoir de fin novembre à fin mars, afin que leur comportement naturel soit respecté.

Au menu des mangeoires

Les meilleurs aliments
- Mélange de graines : le mélange optimal étant composé de tournesol noir, cacahuètes non salées et maïs concassé ;
- Pain de graisse végétale simple ;
- Pain de graisse végétale mélangé avec des graines, fruits rouges ou insectes ;
- Graines de tournesol (non grillées et non salées), si possible non striées, les graines noires sont meilleures et plus riche en lipides ;
- Cacahuètes (non grillées et non salées) ;
- Amandes, noix, noisettes et maïs concassés (non grillés et non salés) ;
- Petites graines de millet ou d'avoine ;
- Fruits décomposés (pomme, poire flétrie, raisin).

Les aliments à donner en petites quantités seulement
- Lard, suif, saindoux ;
- Margarine, végétaline ;
- Pâtée pour chat ou chien, excellent substitut aux insectes ou vers;
- Croûtes de fromage (souvent trop salée) ;
- Miettes de pain, biscottes ou gâteaux ;
- Pomme de terre, pâtes ou riz cuits.

Les aliments à ne pas donner
- Biscottes, pain sec, noix de coco desséchée, riz cru et restes de pâtisseries ;
- Le lait qui n’est pas digéré par les oiseaux (seuls les dérivés cuits comme le fromage peuvent l’être) ;
- Les larves de mouches (asticots) qui risquent de perforer leur estomac ;
- Les graines de ricin ou lin qui sont toxiques pour les oiseaux.

Et puisque la nourriture artificielle ne suffit pas, il est important de préserver une végétation indigène, source d’insectes, de fruits et de baies, comme le préconise le programme Refuge LPO.
Si vous souhaitez mener, toute l’année, une action concrète et simple pour aider la nature et les oiseaux.
Si vous voulez participer au quotidien à la protection de la vie sauvage sur votre terrain et favoriser l'environnement en adoptant chez vous des gestes éco citoyens, vous pouvez rejoindre notre réseau de Refuges LPO.
Tout terrain, petit ou grand, parc ou jardin, garrigue ou forêt, en ville ou à la campagne, sur lequel le propriétaire s'investit en faveur de la préservation de la nature, peut recevoir cet agrément de la LPO.
Depuis la création du réseau, plus de 15 000 Refuges ont vu le jour sur plus de 35 000 hectares.

Pour plus d’information

Lisez le dossier de presse « S.O.S. oiseaux en hiver »
Consultez l'espace Refuges LPO.

lundi 4 janvier 2010

Témoignage Erika : « On n'a sauvé que 20 % des oiseaux »

Naufrage de l'Erika, dix ans après. Olivier Dian s'est occupé du centre de transit médicalisé des oiseaux mazoutés des Sables.
La bonne volonté n'a pas compensé le manque d'expérience.


Olivier Dian, au premier plan, dans le centre de soins installé dans les locaux de l'ancienne Mapo.
Photo : Archives Ouest-France

Je suis arrivé en Vendée le 20 décembre pour donner un coup de main. J'avais suivi un stage de démazoutage d'oiseaux au centre de l'Île Grande de la LPO (ligue pour la protection des oiseaux). J'ai proposé mes services à la LPO.

La Ville des Sables mettait à disposition les locaux de la Mapo pour y installer un centre de transit. Depuis le naufrage de l'Erika, les oiseaux ramassés sur les plages passaient par le local de l'Adev (association de défense de l'environnement en Vendée) à L'Ile-d'Olonne qui a dû gérer le pic des arrivages. Les oiseaux étaient ensuite aiguillés vers l'école vétérinaire de Nantes ou le centre de soins de La Rochelle. Pour toute la côte vendéenne, il y a eu deux centres de transit médicalisés de mis en place, l'autre étant à Noirmoutier.

On prenait tout

Le centre a ouvert début janvier. Dans la plus totale improvisation. On n'avait pas de matériel. C'était le système D. Heureusement, un vétérinaire sablais, Dirk Verheyen, nous a apporté le nécessaire et a appris les techniques d'injection et de gavage aux bénévoles. Il venait régulièrement, deux à trois fois par semaine. Des gens passaient également nous voir pour nous faire des dons. Au lieu de prendre l'argent, on leur faisait une liste de matériel et de nourriture et on leur demandait d'aller les acheter.

Le centre a fonctionné pendant trois mois pleins, jusqu'à 20 heures par jour avec entre 4 à 6 personnes pour donner les premiers soins aux oiseaux mazoutés. On a traité en majorité des guillemots de Troïl et des fous de Bassan. On a reçu aussi des plongeons, des macreuses, des martins-pêcheurs. En tout, entre 25 et 30 espèces d'oiseaux ont transité par le centre.

Le problème, c'est qu'on manquait d'expérience. Il n'y a pas eu de tri initial. On prenait tout ce qu'on nous amenait des plages, même les oiseaux qui n'avaient aucune chance de survivre. On faisait tout dans l'urgence. Il y avait beaucoup de bonne volonté mais pas assez de savoir-faire. Ainsi, on ne savait pas que le plongeon est cardiaque et qu'il faut éviter de le manipuler. On a mis les oiseaux dans des cartons pour être transportés en camionnette à La Rochelle. À l'arrivée, les trois-quarts étaient morts. Les fous de Bassan, quand ils étaient relâchés, étaient trop faibles pour voler. Or, pour se nourrir, ils doivent voler afin de plonger...

Au bout du compte, l'expérience a été enrichissante mais décevante par le résultat. Il y a eu moins de 20 % d'oiseaux de sauvés en Vendée (1), par manque de moyens et de pratique. Je pense qu'on ne ferait pas mieux aujourd'hui si ça se reproduisait. Rien n'a été fait depuis. On devait créer le diplôme de sauveteur en environnement. Ça a été oublié.

(1) Les deux centres vendéens ont traité 24 805 oiseaux. 20 231 sont morts.



%

Source : http://www.lessablesdolonne.maville.com d'après Ouest-France

Lire aussi

http://www.littoral85.com/1erika_pollutions.htm

Mon avis

Un témoignage poignant.
La bonne volonté et l'argent ne peuvent pas tout faire.
Le remarquable travail permanent des centres de soin et de sauvetage non plus.
S'il était possible de former d'avantage de bénévoles au tri des oiseaux qui offrent les meilleures chances de survie, s'il était possible de provisionner du matériel. S'il était possible de mettre en place une organisation pour dispenser les soins et acheminer les oiseaux. S'il était possible de faire tout cela en préparation d'une prochaine catastrophe dont nous ne sommes malheureusement pas à l'abrit.


dimanche 15 novembre 2009

Les lignes électriques tuent des millions d'oiseaux

Chaque année des millions d'oiseaux meurent, le crâne fracassé contre des lignes aériennes électriques ou foudroyés, mais sous la pression des associations de protection de la faune, les opérateurs du réseau prennent désormais le problème au sérieux.

Parmi les victimes on compte plusieurs espèces de rapaces menacées, aigle de Bonelli, vautour percnoptère, balbuzard pêcheur, cigogne blanche ou noire, gypaète barbu ....


Depuis plusieurs décennies, la LPO lutte pour limiter l’impact des lignes électriques aériennes, cause d’électrocution et de percussion pour de nombreux oiseaux, et en particulier pour les rapaces. Travailler avec EDF et RTE permet d’envisager des actions concrètes à mettre en place pour les protéger de cette menace.

La LPO s’est positionnée en 2001 pour la mise en place d’un réseau d’échanges entre elle, EDF, RTE et FNE. La mise en place du Comité national avifaune (CNA) valide en 2002 cette volonté et une convention-cadre entre EDF, RTE, LPO et FNE, signée en février 2004, définit les orientations de travail suivantes :
- Matérialiser le travail du CNA par un plan d'action pluriannuel.
- Actualiser la cartographie des zones sensibles du point de vue de l’avifaune.
- Actualiser et tenir à jour l'état des lieux des pratiques et équipements disponibles en France et à l’étranger.
- Favoriser les relations de travail au quotidien.

Depuis huit ans, des progrès ont été faits même s'ils sont difficilement quantifiables, reconnaît Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO mais "on reste dans l'urgence".
"Un gypaète barbu foudroyé, ce n'est pas acceptable", s'est-il indigné, faisant allusion à un accident récent survenu dans les Pyrénées concernant ce rapace nécrophage, une espèce rare et particulièrement menacée en France et en Europe.
"Il faut accélérer la démarche", a-t-il lancé, en se réjouissant que "les méchants d'hier puissent devenir les gentils de demain".

Quelles sont les mesures possible ?
Pour le réseau à haute tension, "le risque de collision est le plus fréquent", a souligné le président du directoire de RTE, Dominique Maillard.
Des dispositifs ont été mis en place pour rendre les lignes plus visibles - des balises orange ou blanc en forme de spirales en tire-bouchon ou des silhouettes de rapaces faisant également office d'épouvantail pour d'autres espèces. Des gaines colorées peuvent également être installées.

Mais ce n'est pas infaillible, la nuit, ou par temps de brouillard, les balises sont inefficaces, et les oiseaux finissent pas s'habituer aux silhouettes.
Sur les lignes à basse ou moyenne tension, certains oiseaux de grande envergure peuvent s'électrocuter en touchant simultanément de leurs ailes un conducteur (la ligne) et une masse (le poteau).

Des capuchons isolants peuvent être posés sur les têtes de ligne dans les régions où l'avifaune est la plus riche.

Une solution plus radicale est l'enfouissement des lignes, mais elle serait trop coûteuse pour être étendue à l'ensemble du territoire français.
Le réseau français de basse et moyenne tension s'étend en France sur 1,2 million de kilomètres, dont 400.000 kilomètres en aérien.
Aujourd'hui, ERDF enfouit la quasi totalité des réseaux neufs. Dans certains cas, les lignes existantes peuvent être enterrées, comme en Camargue, en 2007, pour protéger le Flamand rose, ou dans le cirque de Navacelle dans les Pyrénées en 2008, lieu d'habitat de l'aigle royal.


Attention, danger !

Mon avis

Les lignes électriques constituent un danger bien plus important que les éoliennes pour lesquelles les associations ont adopté une position favorable. RTE fait la promotion de ses lignes en disant que les naturalistes considèrent qu'elles peuvent constituer des corridors de biodiversité. Et le s'engouffrer dans la perspective de la « trame verte et bleue » qui est très à la mode depuis le Grenelle de l'Environnement.
Je considère personnellement qu'il y a là une imposture. Non, ces alignements de poteaux et des centaines de milliers de kilomètres de câbles ne sont pas favorables au milieu naturel.
Il est bien et nécessaire d'agir pour en réduire les effets négatifs pour la faune, mais de là à en vanter des vertus supposées !

vendredi 30 octobre 2009

Les oiseaux des sept iles

La réserve des sept iles est située au large de Perros-Guirec, en Côtes d'Armor.
Créée en 1912 par la LPO, elle est une des réserves naturelles les plus importantes de France et la colonie d'oiseaux de mer la plus conséquente.

En fait de sept, la réserve est constituée de cinq iles :
- L'Île Bono (21,6 ha)
- L'Île Plate (5 ha)
- L'Île aux Moines (9,4 ha)
- L'Île Malban (1,2 ha)
- L'Île Rouzic (3,3 ha)
- L'Île aux Rats (0,2 ha)
- et de divers îlots et récifs : Les Cerfs , Les Costans,

L'île aux Moines est d'être la seule île de l'archipel à posséder de l'eau douce en permanence. Elle est la seule qui se visite. Elle abrite son phare et son fort.
En 1912, la Société des Chemins de Fer de l'Ouest organise des safaris dont l'objet est de tirer les macareux moines qui colonisent les Sept-Îles. En 2 ans, leur nombre passe ainsi de 20 000 à 2 000 oiseaux.
Une poignée d'amoureux de la nature s'en émeut et obtient que la chasse des oiseaux soit officiellement interdite sur l'archipel.
La première réserve ornithologique privée est créée cette même année sous le nom de Site naturel protégé, qui devient en 1976 Réserve naturelle.
Les protecteurs des oiseaux créèrent ainsi la LPO...

Ces quarante hectares de terre sauvage réunissent 12 des 18 espèces d'oiseaux marins du littoral français.
22000 couples nicheurs offrent un spectacle formidable !



Fou de bassan


Macareu moine (il devint l'emblème de la LPO)


Fulmar boréal


Guillemot, Cormoran, Pingouin torda


La réserve naturelle héberge aussi un groupe d'une vingtaine de phoques gris.

Pour observer tout ce beau monde, une seule solution : le bateau.


La LPO organise des observations en juillet et aout à bord d'une vedette des sept iles


Un voilier traditionnel : "Sant Guirec"


Les vedettes des sept iles

En ce qui nous concerne, début septembre, seule la troisième possibilité était accessible.
Après une longue hésitation, craignant une sortie 'toutou", nous nous sommes lancés afin de ne pas quitter la région sans approcher les oiseaux...


Les sept iles vues depuis le continent. Photo Gilles Héluin


Par temps agité, même en vedette à moteur, ca secoue un peu... Photo Gilles Héluin


En arrivant l'ile au Moine nous protège un peu, le bateau se calme. Photo Gilles Héluin

Nous avons eu la chance de voir les phoques nager !
Pour les photographier, c'est presque aussi difficile que pour Nessy...
Certaines fois, c'est mieux encore, quand il sont sur les rochers, nous n'avons pas eu cette chance.


L'autre côté de l'ile au Moine avec son phare et son fort, la seule où l'on peut débarquer. Photo Gilles Héluin


Accueil par les cormorans. Photo Gilles Héluin


Quelques fous de bassan nous survolent. Photo Gilles Héluin


Photo Gilles Héluin


Photo Gilles Héluin


L'ile Rouzic se profile... Photo Gilles Héluin


Ces points blancs sont visibles depuis le continent, comment penser de loin que ce sont des oiseaux ? Photo Gilles Héluin


Un monde fou (c'est le cas de le dire), incroyable ! .Photo Gilles Héluin


Photo Gilles Héluin


Photo Gilles Héluin


Photo Gilles Héluin


Au revoir... Photo Gilles Héluin

Mon avis

Nous n'avons pas été déçus par l'équipage de la vedette, accueil et commentaire simple et bien posé, commentaires et explications ornithologiques très accessibles et argumentées, on sent que l'équipage aime sa région et ce qu'il fait.
Nous n'avons pas eu l'impression d'être des touristes moyens...
Évidemment c'est peut être différent en pleine saison touristique.
En juillet/août nous aurions choisi une sortie avec la LPO ou le voilier traditionnel.

Pour plus d’information

Station LPO de l'Ile grande :
http://www.lpo.fr/reseau/ile-grande/
http://www.lpo.fr/comm/doc/ddpIlegrandeetStationLPO2005.pdf

jeudi 23 juillet 2009

Flamants en Camargue

Chantal Jouanno assistera ce jeudi 23 juillet, en présence d’Allain Bougrain-Dubourg au baguage des flamants roses de l’étang du Fangassier au cœur de la Camargue.

En 2008, près de 600 poussins de cette espèce ont ainsi pu être bagués afin de suivre leurs déplacements autour de la Méditerranée mais aussi de connaître leur durée de vie, leur fréquence de reproduction et leur site de nidification.

En 2007, plus de 26 300 lectures de bagues avaient été réalisées dans plus de 15 pays. Près de 11 600 oiseaux avaient été réobservés dont 43% bagués en Camargue.

En 2007, aucune naissance de flamant n’avait été observée en Camargue.
L'étang du Fangassier (au cœur des salins) n'avait pas pu être mis en eau à cause du conflit qui avait opposé les Salins du midi aux salariés de l’entreprise.
Confrontés à un plan de réduction d’effectif sévère, les salariés avaient entrepris, en mars, une série d’action et de grève. Du fait des arrêts de travail, la production de sel et le pompage de l’eau associé n’avaient pas eu lieu ce printemps et l’assèchement des salins avait bloqué la reproduction des flamants qui font leur nid sur des buttes dans les marais.
Bilan : les 4000 à 8000 œufs habituels n'ont pas pu éclore en Camargue en cette année 2007.

Depuis, L'étang du Fangassier a été cédé au Conservatoire du Littoral qui en assure maintenant la gestion et les Flamants ont repris leurs habitudes !

Pour plus d’information

Voir le site de la Tour du Valat Visitez le site du parc naturel régional

Quelques photos par la Tour du Valat


Confection des nids artificiels sur l'îlot du Fangassier en Camargue


Crèche sur l'étang du Fangassier en Camargue

dimanche 19 juillet 2009

Plainte pour destruction d'un site de nidification d’outardes canepetières

Plusieurs associations de protection de l'environnement ont porté plainte suite à la destruction d'un site de nidification d’outardes canepetières, oiseaux dont l'espèce est menacée d'extinction.

Le Centre ornithologique du Gard (Co Gard), Nature et citoyenneté Crau Camargue (NACICCA), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et Languedoc-Roussillon nature environnement (LRNE) ont porté plainte après l'inauguration d'un lotissement dont la construction a engendré la destruction d'un site de reproduction d’outardes canepetières. Ce chantier avait pourtant été qualifié d'"exemplaire" sur le plan environnemental.

La population d'outardes canepetières a diminué de près de 90 % ces trente dernières années et figure sur l’arrêté national du 9 juillet 1999 relatif aux espèces menacées d’extinction. Il n'y aurait aujourd'hui plus que 2000 oiseaux en France. Depuis les années 90, l'outarde fait l’objet de plans de restauration européens et nationaux.

Le lotissement qui a provoqué la destruction d'un site de nidification se situe à proximité de la Zone de protection spéciale (ZPS) "Costière nîmoise" désignée Natura 2000 et les associations écologistes estiment que cette destruction est le fait d'une négligence et de manquements aux procédures d’évaluation environnementale.

La compensation pourtant obligatoire, notamment par l'acquisition d'un site de remplacement, d'une telle destruction n'a pas été mise en place par les constructeurs et les associations plaignantes espèrent lancer l'alerte afin d'éviter que d'autres projets identiques ne soient à nouveau à l'origine de la destruction de zones protégées.

Source : maxisciences

Fiche d’identité de l'outarde canepetière


Poids : 0,7 à 1 kg
Taille : 40 à 45 cm
Envergure : 1,05 à 1,10 m
Alimentation : végétaux et invertébrés
Habitats : steppes, pâtures, mosaïque de cultures avec milieux herbacés
Reproduction : 2 à 4 oeufs pondus de mi-mai à fin juillet, incubation pendant 21 jours, indépendance des jeunes probablement après la première migration
Statut : Espèce protégée (liste rouge)

Pour plus d’information sur l'outarde

http://www.lpo.fr/dons/outarde2007/index.shtml


Petites outardes

dimanche 14 juin 2009

Le marais Breton vendéen et ses oiseaux

Le Marais breton Vendéen s'étend sur 45.000 ha comprenant un réseau de canaux (étiers), des prairies humides et des polders d'une grande richesse biologique. Il s'étend du nord au sud des communes de Les Moutiers-en-Retz à Saint-Gilles-Croix-de-Vie sur le littoral et de Machecoul à Challans dans les terres, à l'est.


À l'origine, la zone faisait partie d'une ancienne grande baie recouverte par l'océan (la Baie de Bretagne). Des nombreuses îles parsemant cette baie, seule l'île de Noirmoutier est encore entourée par la mer. Bouin, Beauvoir-sur-Mer, Sallertaine sont d'anciennes îles aujourd’hui rattachées au continent.

Une semaine dans la région nous a permis de découvrir un site naturel magnifique où se côtoient des marais à vocation agricole, ostréicole et salicole

Cliquez sur les photos pour les agrandir...



Si vous aimez les traditions, je vous encourage à visiter l’écomusée du Daviaud, qui vous présente la vie des habitants du pays dans des bâtiments traditionnels

La côte, au nord de Bouin vous offre un très beau point de vue sur des pêcheries



Bien sûr, pas question de venir en un tel endroit sans ses jumelles afin de voir de plus près les habitants ailés du coin


Aigrette garzette


Avocettes


Héron cendré


Echasse blanche


Courlis cendré



Un spectacle magnifique, en ce moi de mai, période de reproduction pour les mouettes et les sternes


Mouettes mélanocéphales


Sternes caugek


Sternes caugek


Sternes caugek



Les oiseaux nicheurs offrent vraiment un spectacle fabuleux !

Mouettes rieuses à Bouin

Sternes au polder de Sébastopol – Noirmoutier


Pour plus d’information sur l’observation des oiseaux dans le marais breton

Consultez le site local de la LPO: http://vendee.lpo.fr/sites/maraisbreton.htm

Pour identifier es oiseaux des marais, la LPO a édité deux planches très utiles :


Les oiseaux du marais au printemps


Les oiseaux du marais en automne/hiver


Ecoutez l'ambiance de l'ancien temps du marais breton




Mon avis

Si vous aimez le calme, la nature et les oiseaux marins, cette région est idéale hors saison.
L’écomusée du Daviaud est vraiment à voir avec son site naturel, sa saline en exploitation, ses films courts et instructifs, ses expositions très bien faites et animées.
Les marais et les marais salants du continent et de l'ile de Noirmoutier sont des écosystèmes remarquables et très agréables pour la petite randonnée.
Au niveau ornithologie, même si les espèces sont plus nombreuses en automne, il y a fort à voir et la période de reproduction des mouettes et des sternes en mai donne l'occasion d'une très beau et animé spectacle.

Photos et vidéos © Gilles Héluin

mardi 2 juin 2009

L’accenteur mouchet

On le confond facilement avec un moineau vu son plumage et sa taille. Discret, furtif, il se déplace beaucoup au sol. Il visite rarement la mangeoire, préférant se délecter des graines que les autres oiseaux font tomber. Il reste peu de temps dans le périmètre de vision, pour l’admirer il faut être là au bon moment.

accenteur.mouchet.as.1.jpg

L'accenteur mouchet raffole des broussailles, des haies, des boqueteaux, des sous-bois denses, les boisements de résineux dans certaines régions. Il vit en plaine et en montagne, jusqu'à 2000 mètres d'altitude. On le rencontre dans les jardins, petits ou grands, mais ses habitudes discrètes rendent cependant sa détection parfois difficile.

L'accenteur mouchet se nourrit principalement de petits insectes (coléoptères, mouches, chenilles ou encore araignées) et en hiver il mange presque uniquement des baies et des graines. Il apprécie aussi les vers.

Cet oiseau possède la taille d'un rouge-gorge, mais il a un bec plus fin et une silhouette plus élancée. Il rappelle également le moineau domestique par son dessus brun rayé. il est d'ailleurs souvent confondu avec ce dernier en raison de sa coloration et de sa familiarité.

Son nid est placé à moins d'1,5 m du sol dans un buisson ou un arbuste, (souvent un petit conifère). Il se compose de mousse et d'herbes sèches, avec un soubassement de quelques brindilles. L'intérieur est garni de crin, de sporanges, de mousses, d'herbes fines et rarement de plumes. La femelle couve 3 à 6 œufs turquoise vif pendant 13 à 14 jours.

accenteur.mouchet.jpg

L'accenteur mouchet n'est pas querelleur et accepte le voisinage de ses semblables même sur un espace restreint, particulièrement en hiver. A cette saison, il arrive que les mouchets s'appellent et se répondent pour garder le contact tout en s'évitant puisqu'ils sont individualistes. Ils semblent avoir adopté un principe, tout aussi valable pour les humains, à savoir que pour vivre durablement en paix avec les autres, il faut savoir garder un peu de distances !

Dernière précision, l'accenteur n'est pas très fidèle...

Le chant de l'accenteur :

Mon avis

J’aime beaucoup cet oiseau, l’accenteur mouchet. Cette année, nous avons de la chance, deux accenteurs fréquentent notre refuge LPO...

samedi 25 avril 2009

Les cigognes plus nombreuses en Charente qu’en Alsace

Les ornithologues de Charente maritime se réjouissent : leur département compte davantage de cigognes que le Bas Rhin en Alsace.

Il y a trente ans, les cigognes ne faisaient que survoler le département.

Le groupe Ornithologique d'Aunis et de Saintonge, installa les premières plates-formes artificielles dès 1978 et depuis, les oiseaux se sont installés.

A l’heure actuelle il y a plus de couples nicheurs sur des perchoirs naturels qu'artificiels. Au dernier recensement mi avril, le département comptait 245 couples.

Sur les 232 installés en 2008, 180 ont réussi à mener jusqu'à l'envol 514 jeunes. Ils ou elles - les petits - resteront trois ans sur leur site d'hivernation (l’Afrique) pour acquérir leur maturité sexuelle, avant de revenir former un couple et une famille dans leur région de naissance. La cigogne rejoint toujours le même nid.

Source : Sud Ouest.com

Voir aussi : le court reportage sur LCI en 2006. A l’époque la Charente était en seconde position après l’Alsace.

jeudi 16 avril 2009

Born to travel : la campagne pour les oiseaux migrateurs



Plus de 40% des oiseaux migrateurs qui transitent par l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe, ont vu leurs effectifs diminuer dans les 30 dernières années.
Sur ces 40%, 10% sont classés par BirdLife International dans la liste rouge de l’UICN comme étant "menacés d’extinction" ou "quasi-menacés".

Pour répondre à ce déclin inquiétant, BirdLife International lance une grande campagne que relaie la LPO, son représentant officiel en France, pour protéger les oiseaux migrateurs tout au long de leurs routes migratoires depuis l’Afrique jusqu’à l’Europe.

A l’image de la LPO et de son réseau d’associations locales en France, BirdLife International rassemble plus d’une centaine d’associations dans le monde, à raison d’un unique représentant par pays. Tous ensembles, ils forment une autorité décisionnelle sur les problématiques de protection des oiseaux, de sauvegarde de leurs habitats et sur leurs statuts d’espèces menacées. C’est ainsi BirdLife qui fournit à l’UICN le statut de conservation des oiseaux, en partie grâce aux données transmises par ses membres.

La campagne "Born To Travel" regroupe plus de 70 pays situés tout au long des routes migratoires depuis l’Afrique jusqu’en Eurasie. Elle débute le 21 mars et s’étend jusqu’à la fin de l’année 2009. Elle a pour but de sensibiliser le public sur les nouvelles difficultés auxquelles sont confrontés les oiseaux migrateurs depuis 30 ans et de l’impliquer dans les projets de conservation mis en place tout au long de la campagne.

Le développement de l’agriculture intensive, la surpêche, la pollution, la chasse illégale, la profusion des lignes hautes tension ou des éoliennes, la contamination des points d’eaux, la désertification, la sécheresse, la déforestation et les changements climatiques sont autant de facteurs qui, de l’Afrique à l’Europe, sont responsables de la diminution des effectifs de 40% des espèces migratrices.

Stopper le déclin des espèces d’oiseaux migrateurs et protéger leur incroyable destinée depuis l’Europe jusqu’en Afrique devient donc urgent. BirdLife International, au travers de cette campagne "Born To Travel", mettra en place des projets et des activités que la LPO relaiera tout au long de l’année 2009.

Le travail de chacun, tout au long des routes de migrations, donne l’espoir de voir planer encore longtemps le peuple migrateur au dessus de nos têtes.

Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO

Pour plus d’information

http://www.borntotravelcampaign.com/
http://www.lpo.fr/

Mon avis

Sans doute ma passion et ma tendresse particulière pour les oiseaux me rendent particulièrement sensible et réceptif à cette campagne.
Si vous n’êtes pas venu ici par hasard, regardez la vidéo en début de ce billet…
Comment ne pas avoir le cœur serré à l’idée que nous détruisons un peu plus chaque jour tout cela que la nature a si magnifiquement façonné…
Alors n’hésitons pas si nous pouvons contribuer, agir pour préserver les oiseaux, les migrateurs, la biodiversité !


samedi 31 janvier 2009

La tempête Klaus a aussi affecté les oiseaux !

Depuis plusieurs jours, sur toute la façade Atlantique et même loin à l’intérieur des terres, de nombreux ornithologues signalent des oiseaux de haute mer morts ou épuisés. Des dizaines d’oiseaux affaiblis et dénutris, particulièrement éprouvés par la tempête Klaus qui a touché violemment le Sud-Ouet de la France samedi dernier, sont accueillis dans les centres de soins

Sans vouloir atténuer les dommages causés par cette catastrophe naturelle au point de vue humain et économique, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) a dressé un bilan des conséquences de la violente tempête qui s'est violemment manifestée sur le Sud-Ouet de la France samedi dernier, at qui a été surnommée Klaus par les météorologues sur les populations d'oiseaux.

logo-lpo70.gif

Comme en décembre 1999, avec l’ouragan Lothar, les fortes rafales de vent de la tempête Klaus ont poussé un nombre important d’oiseaux marins, vivant d’habitude en haute mer à cette saison, vers les côtes et jusqu’à l’intérieur des terres.

D'après le réseau d'observateurs de la LPO, les principales espèces touchées sont l'océanite tempête (petit oiseau marin, à peine plus gros qu'une hirondelle de fenêtre), le phalarope à bec large (petit échassier peu commun), la mouette pygmée et, surtout, la mouette tridactyle.

OceaniteTempete.jpg
l'océanite tempête

Phalarope_a_bec_large.jpg
le phalarope à bec large

Mouette_pygmee.jpg
la mouette pygmée

mouette_tridactyle.jpg
la mouette tridactyle

La mouette tridactyle est la plus affectée par la tempête Klaus. Un afflux important a été constaté sur l'ensemble des plages du littoral atlantique et, phénomène beaucoup plus rare uniquement noté lors de fortes tempêtes, des centaines de mouettes ont été poussées à l'intérieur des terres.

Ainsi, cette espèce est présente dans de très nombreuses régions : Poitou-Charentes, Limousin, Auvergne, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Franche-Comté etc. Elle est observée partout y compris jusqu'en Suisse, où une petite centaine de mouettes ont pu être dénombrées.

Espèce encore plus rare, notamment à l'intérieur des terres, l'océanite tempête a été notée en Charente, Cantal, Ardèche, Lozère et Drôme. Pour l’anecdote, un vol de 20 bernaches cravants a également été noté dans l’Aude, tandis que la première mention du fulmar boréal a été faite pour le littoral méditerranéen français, en Camargue.

Né très au nord dans l’Atlantique, la tempête Klaus a également apporté des espèces de goélands originaires de l’arctique américain et groenlandais comme les goélands bourgmestres et à ailes blanches (record absolu en France), mais aussi des goélands de Kumlien (seulement deux mentions française) et même une mouette blanche à Arcachon (première mention française depuis 1985), espèce considérée aujourd’hui comme « en danger d’extinction » par l’UICN.

Plusieurs milliers d’oiseaux ont ainsi été fortement affectés par la tempête Klaus et sont retrouvés morts ou épuisés, l’ensemble du réseau des centres de soins se mobilisent donc pour essayer de leur porter assistance.

Aussi, le centre Hegalaldia (Pyrénées-Atlantiques) a contacté les centres voisins, l'UFCS et la LPO, pour organiser les actions et permettre l’accueil, dans les meilleures conditions possibles, de tous les oiseaux nécessitant des soins.

En conséquence, en cas de découverte d'un oiseau blessé ou affaibli par la tempête Klaus dans le Sud-Ouest de la France, la LPO demande aux personnes concernées de téléphoner au 05 46 82 12 34 ou de contacter l’UFCS (Union Française des Centres de Sauvegarde) au 03 86 97 86 05 qui les redirigeront vers le centre de soins le plus proche.

Source : Actualites news environnement

jeudi 29 janvier 2009

Nourrir les oiseaux

En hiver, les oiseaux consacrent la quasi-totalité de la journée à rechercher de la nourriture, notamment pour résister au froid. Une tâche difficile, freinée par la température elle-même, la raréfaction des insectes et des graines, et l’apparition de la neige et du verglas qui masquent les ressources alimentaires. Les jours étant également plus courts, les oiseaux ont alors moins de temps pour trouver leur ration quotidienne.

En hiver, l’homme peut rendre la vie des oiseaux plus douce en donnant un petit coup de pouce à la nature. Mangeoires et distributeurs d’eau peuvent facilement être installés dans les jardins comme sur les balcons.

Ce billet résume un dossier de la LPO afin de vous donner les éléments d’information principaux sur ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire.

NourrirOiseaux3.jpg

Pourquoi nourrir les oiseaux ?

Tous les oiseaux ne migrent pas, et pour ceux qui restent, l’hiver - avec ou sans vague de froid - est l’époque la plus meurtrière. Pourtant, pendant cette saison, les oiseaux craignent moins le froid que la faim, car ils ont besoin de davantage de nourriture pour affronter de basses températures.

Les oiseaux qui choisissent de passer l’hiver dans nos contrées sont alors confrontés à un cercle vicieux : ils ont besoin de plus de nourriture, mais cette dernière se fait rare non seulement en terme de quantité, mais aussi en terme d’accessibilité. Une situation qui peut dans certains cas conduire la mésange à perdre en une seule nuit jusqu’à 10 % de son poids !

NourrirOiseaux4.jpg

Quelle nourriture utiliser ?

Les restes de cuisine peuvent souvent convenir. Moelle des os, graisse des rôtis, fromages desséchés (éviter les fromages salés), couennes de lard et gâteaux secs peuvent atterrir sur les mangeoires où ils seront fortement appréciés. Mais pour éviter la propagation de maladies, on ne donnera que des os et des morceaux de viande cuits. Les miettes de biscuits et de gâteaux sont très appréciés et également très riches en graisse. Les pommes de terre en robe des champs sont préconisées, notamment parce que leur chair ne peut être emportée que par petits morceaux par l’oiseau et, de ce fait, la réserve dure plus longtemps. Les pâtes et le riz cuits sont appréciés car riches en amidon.

Les graines, les fruits et l’eau Des sachets "tout prêts" sont disponibles dans le commerce, ainsi que des boules de graisses renfermant des graines. On peut préparer soi-même ses mélanges, à base de grains de maïs (huile d’amidon), d’orge (riche en son et vitamines), de blé (vitamines, minéraux, graisses et fibres), flocons d’avoine (protéines et graisses), chanvre, sésame (huile), millet (amidon, minéraux et vitamines), tournesol (très nutritif car riche en huile, protéines et minéraux).

Les oiseaux aiment les noix et les noisettes mais il faut ouvrir les coques pour la plupart d’entre eux. Ces fruits peuvent être incorporés au mélange de graines et de graisses. La cacahuète, particulièrement riche en protéines et en lipides, constitue un mets de choix qu’il faut distribuer non salé et dans un filet à maille. Raisins secs, abricots secs et amandes peuvent également faire partie du garde-manger.

Aménager un abreuvoir est important car l’eau est aussi indispensable aux oiseaux. En hiver, ces derniers ont beaucoup de mal à trouver des points d’eau. L’abreuvoir devra être maintenu libre de glace et les aidera ainsi à réduire leurs dépenses énergétiques durant une période cruciale de gel ou de neige. Par temps froid, les oiseaux se baignent pour maintenir leur plumage en bon état de conserver la chaleur. Sans eau, ils diminuent leurs capacités de vol et les qualités isolantes de leurs plumes.

NourrirOiseaux1.jpg

Les aliments nocifs Il est recommandé de ne pas donner de biscottes, de pain sec, de noix de coco desséchée, de riz cru et de restes de pâtisseries qui peuvent gonfler dans l’estomac, provoquer des troubles digestifs, voire provoquer la mort de l’oiseau.

Pour que l’aide apportée aux oiseaux soit totalement efficace, il faut maintenir les grains à l’abri de l’humidité et empêcher la neige de les recouvrir. Les mangeoires doivent être hors d’atteinte des chats et il est recommandé de les déplacer et de les nettoyer régulièrement pour éviter les amas de fientes et les risques de maladies. Ne jamais donner aux oiseaux de lait, de larves de mouches, de graines de lin ou de ricin qui sont toxiques.

NourrirOiseaux5.jpg

Quand les nourrir ?

Les oiseaux ont besoin de s’alimenter le matin de bonne heure et le soir avant de se rassembler en dortoir. Quelques précautions doivent cependant être prises : - ne pas commencer à donner à manger trop tôt en saison. A l’automne, les oiseaux trouvent suffisamment de nourriture dans la nature. - en hiver, à partir du moment où vous commencez à les nourrir, les oiseaux s’habituent à votre mangeoire.

Néanmoins, si le nourrissage facilite l’existence des oiseaux, ces derniers ne dépendent jamais d’une seule source de nourriture. En période de vague de froid accompagnée de neige ou de givre, le nourrissage artificiel peut devenir primordial car les aliments naturels ne sont plus accessibles.

Le mauvais temps ne dure pourtant jamais longtemps, rendant le nourrissage sur plusieurs mois inutile. Si les mangeoires assurent aux oiseaux un nourrissage élevé, ils pourraient souffrir de pénurie s’ils étaient obligés brutalement de revenir à une alimentation naturelle. Autrement dit, lorsque l’on commence à nourrir les oiseaux en hiver, il est recommandé de le faire raisonnablement, et de s’engager à continuer jusqu’à la fin de la saison.

NourrirOiseaux2.jpg

Quels types de mangeoires ?

Quelques règles doivent être respectées pour s'assurer que les oiseaux fréquenteront les mangeoires. Ces dernières doivent être disposées en un lieu ombragé, de préférence à proximité des perchoirs. Elles ne doivent pas être placées près des buissons où les chats se mettent à l'affût. Pour protéger les aliments de la pluie, un petit toit peut être disposé. Cependant, il n'est pas nécessaire d'avoir un jardin pour attirer les oiseaux et des mangeoires de fenêtres peuvent très bien faire l'affaire. Cette dernière se pose alors sur un appui. Mieux vaut vérifier qu'aucun arrêté municipal n'interdise le nourrissage des oiseaux.




Vous pouvez fabriquer vos mangeoires vous-même ou bien les acheter à la boutique LPO, chez Nature et Découvertes

Pour plus d’information

Consultez le dossier LPO et la fiche refuges LPO sur les mangeoires

mercredi 17 décembre 2008

De l’eau pour les oiseaux

Les animaux en général souffrent de la sécheresse.
Le plus souvent, l’eau contenue dans leur nourriture leur suffit mais en cas de chaleur, comme même l’hiver, l’eau vient à manquer.

Vous pouvez les aider et pour les oiseaux en particulier, en leur offrant des abreuvoirs peu profonds dans lesquels vous changerez l’eau chaque jour pour éviter le développement d’algues et de bactéries. Placez une brindille qui, même si la profondeur est faible (ce qui est nécessaire), permettra aux insectes qui y tomberaient d’en ressortir.

Des solutions simples à faire soi même

Une assiette creuse ou une soucoupe conviennent parfaitement pour proposer de l'eau aux oiseaux. Les récipients doivent être peu profonds (3 à 4 cm). Evitez que le rebord des récipients soit lisse pour faciliter l'accès aux oiseaux.

tournesoleau.jpg
Photo www.mangeoires-oiseaux.com

4SaisonsAbreuvoirOiseau.jpg
Les 4 saisons du jardin bio Juillet/Aout 2008

Des solutions clé en mains plus décoratives

Il existe nombre de modèles en vente, par exemple :

abreuvoir-oiseaux0_M_11-03-08.gif
Modèle www.sylviefontaine.com à 22 €

F80871J.JPG
Modèle www.willemsefrance.fr à 13 €

Pour plus informations :
Consultez la fiche des refuges LPO.

bain.gif

samedi 18 octobre 2008

Conférence moineaux à Paris

Il y a quelques mois je vous donnais une synthèse de l’étude sur la population de moineaux réalisée sur Paris entre 2003 et 2007 par la LPO et le CORIF, voir mon billet ici.

moineau1.jpg moineau2.jpg

Natureparif (agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile de France) vous invite à une conférence publique :

« Moineau Domestique à Paris »
Le mercredi 22 octobre, de 14h00 à 17h00
Dans les locaux de Natureparif, au 84 rue de Grenelle – 75007 Paris

Cette conférence sera animée par :
Frédéric Malher - CORIF
Sandrine Mor – LPO Ile-de-France
Romain Julliard – Muséum National d’Histoire Naturelle

Ces spécialistes reviendront également sur les conseils et bonnes pratiques que les aménageurs ou les simples citoyens peuvent mettre en oeuvre afin de favoriser les conditions de vie du moineau dans notre capitale et sa banlieue.

Pour plus d’information :
Consultez l’ Invitation_Moineau_Domestique
et rendez vous sur le site de :
LogoNatureparif.jpg

vendredi 26 septembre 2008

A qui est ce nid ?

Vraiment dur cette fois je pense, allez on essaie : à qui est ce nid ?

En pleines bignones, pas farouche, cet oiseau car à proximité immédiate de ma terrasse ce printemps dernier :

Une fois encore, laissez votre réponse en commentaire, je vous répondrai par mail et donnerai la solution sur le blog dans quelques temps…

dimanche 7 septembre 2008

Abattage d'oies à Cergy

Les oies sont interdites de baignade à Cergy.

Un arrêté préfectoral du Val-d’Oise en date du 7 août 2008 donne l’autorisation quant à la destruction de 150 des 200 oies Bernache installées sur le plan d’eau de la base de loisirs de Cergy-Pontoise.

OieBernache.jpg

« Ces oies souillent par leurs déjections les abords de la plage, mais aussi les eaux de baignade du centre balnéaire, explique Nicolas Cook, directeur de la base de loisirs. A l’origine, elles n’étaient que deux, mais on en compte presque deux cents aujourd’hui ! »

Les oiseaux devaient d’abord être déplacés, mais étant donné qu’ils sont capables de retrouver leur endroit d’origine, il a été décidé de les abattre à hauteur de cent cinquante bêtes au maximum. « Cette décision ne nous enthousiasme pas, confie Nicolas Cook.
Mais il y a un enjeu sanitaire et si nous devions fermer la baignade, les gens se baigneraient n’importe où et sans surveillance. » Les prélèvements effectués par la DDASS ne faisaient pourtant pas état d’un risque sanitaire important , avec une qualité de l’eau jugée « moyenne ».

Mi-aout, six chasseurs, armés de fusils munis de silencieux, ont déjà abattu vingt-sept oies, du côté de l’aire de baignade, encadrés par des agents de police et des gendarmes. Ces séances de tirs devaient se poursuivre toute une semaine, entre 6 heures et 9 heures pour éviter l’affluence. Si l’objectif de cent cinquante oies n’est pas atteint, la base de loisirs est autorisée à tirer les volatiles jusqu’au mois d’octobre.

Les corps des animaux abattus sont ensuite confiés à l’équarrissage pour être éliminés. Interrogée, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) n’apparaît pas choquée par cette décision. « Cette espèce est plutôt abondante, remarque Olivier Paikine, chargé d’études pour la LPO. Même si on encourage plutôt à les effrayer pour les faire fuir, on n’est pas opposés à cette destruction car on comprend que c’est dérangeant pour une base de loisirs. »

Les tirs ont été suspendus après les réactions vives et nombreuses reçues par des associations, partis politiques (voir la lettre des verts de Cergy à Dominique GILLOT) et personnalité comme Brigitte BARDOT. Suspendus seulement, pour combien de temps...

Mon avis

Dans un milieu artificiel et géré comme une base de loisir il est normal que des actions soient menées pur garantir une qualité de l'eau satisfaisante. Seulement il faut savoir anticiper pour ne pas arriver à de telles extrémités.
N'était-il pas possible de gérer la population d'oies alors qu'elle a évolué à partir d'un simple couple ?
Pour moi oui, c'est ce qu'il aurait fallu faire.
En tant que bénévole LPO je suis choqué par ce que je lis dans le Parisien et que j'ai reproduit ici.
J'ai lu aussi que le déplacement des oiseaux n'est pas une solution car ils reviendraient sur leur site d'origine...
En tout cas l'abattage me semble bien la solution de facilité qui montre une piètre gestion de la base de Cergy à ce niveau des oiseaux.

Sources :
http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/150-oies-a-abattre-pour-proteger-les-baigneurs-12-08-2008-138707.php

http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=4986

vendredi 15 août 2008

Oiseaux disparus

Une lectrice du blog nous indique ne plus avoir aucun oiseau dans son jardin en Loire Atlantique depuis plusieurs jours. Pinsons, rouge-gorge, merles, moineaux domestiques, hirondelles et même les pies ne sont plus là...

LoireAtlantique.jpg

N'ayant jamais constaté ce phénomène, elle nous demande si nous saurions l'expliquer.

Étant donné que les espèces concernées sont très disparates et que même des sédentaires ont déserté le jardin, une hypothèse pourrait être que ce soit lié au mauvais temps et en particulier aux perturbations et au vent que nous avons eu ces derniers jours.

Rouge_gorge.jpg

Si vous avez d'autres idées, n'hésitez pas à nous faire vos commentaires !

dimanche 3 août 2008

Le ciel bientôt triste

Notre ciel, animé en période estivale par les hirondelles et les martinets devient triste lors de leur départ.

Ça y est, c’est fait, les martinets sont partis. En Essonne nous avons eu très peu d’hirondelles cette année. Depuis peu, cela a débuté mi-juillet, les martinets noirs, après être venus d’Afrique vers le début du mois de mai, sont repartis un peu après la mi-juillet. Résultat : un ciel bien vide et silencieux…

Dans l’Eure, nous avions les martinets et aussi les hirondelles. Les hirondelles, elles, migreront vers l’Afrique plus tard que les martinets. Elles devraient rester jusqu’à fin septembre pour les hirondelles rustiques (aussi appelées « de cheminée »), un peu moins longtemps pour les hirondelles de fenêtre.

Donc, selon les régions, le ciel est vide depuis le départ des martinets, dans d’autres, les hirondelles continuent de virevolter.

Dans tous les cas, les cris de martinets nous manquent. Je ne sais pas si vous êtes comme moi… le départ de ces migrateurs est une tristesse… Si c’est le cas, je vous propose de vous remonter le moral en écoutant le cri des martinets et avec les photos de toutes ces espèces dont nous aurions bien du mal à nous passer…

Le martinet noir

Le cri des martinets



martinet_en_vol.jpg
Les martinets noirs en vol

martinet_noir.jpg
Un martinet noir

L’hirondelle rustique aussi appelée hirondelle de cheminée

Hirundo_rustica01.jpg
Une image bien connue : les hirondelles sur les fils téléphoniques

Hirundo_rustica.jpg
L’hirondelle rustique et ses petits

L’hirondelle de fenêtre

hirondelle_fenetre.jpg
L’hirondelle de fenêtre en vol

Nid_hirondelle_fenetre.jpg
Son nid bien connu

hirondelle_fenetre_sur_son_nid.jpg
Avec son habitante

mardi 1 juillet 2008

Liste rouge 2008 des oiseaux menacés

L’Union Mondiale pour la Nature (UICN) publie régulièrement une liste rouge des oiseaux mondialement menacés d’extinction. La liste 2008 est parue le 19 mai dernier. Elle montre que la situation des oiseaux dans le monde continue à se dégrader, surtout en France.

SoleilOiseaux.jpg

Une espèce sur huit est menacée de disparition, soit 1 226 espèces contre 1 186 il y quatre ans. 24 d’entre elles ont rejoint un niveau supérieur de menace, dont 8 supplémentaires considérés comme « en danger critique d’extinction ». Elles risquent donc de s’éteindre dans les années à venir !

Les causes de disparition des oiseaux sont connues : dégradation des habitas, concurrence avec des espèces exotiques auxquelles s’ajoutent maintenant le changement climatique ainsi que la déforestation provoquée par le développement des agrocarburants.

En 2008, la France métropolitaine et d’outre-mer ne compte pas moins de 75 espèces menacées d’extinction alors qu’elle en dénombrait 71 en 2004. Parmi ces 75 espèces, seules 5 sont observées en métropole (faucon crécerellette, vautour percnoptère, puffin des Baléares, phragmite aquatique, aigle criard), les 70 autres se situant en outre-mer : Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Réunion, Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF).

A l'échelle mondiale, selon l'UICN, la planète aurait perdu 153 espèces d'oiseaux depuis 1500. L'homme n'est pas nécessairement responsable de toutes ces disparitions mais on doit remarquer que 18 ont eu lieu dans le dernier quart du vingtième siècle et 3, sous réserve de vérifications, se seraient produites depuis 2000. Tous les pays du monde sont concernés par ces disparitions d'oiseaux mais plus particulièrement les régions tropicales.

Les oiseaux sont d’excellents indicateurs de l’état de santé de la biodiversité, en raison de leur large distribution dans des habitats variés et de leur sensibilité aux modifications environnementales. On ne peut donc rester insensible face à la dégradation de cette richesse biologique qui s’accélère en dépit de l’engagement pris par les pays européens pour enrayer la perte de biodiversité avant 2010. Si la Commission Européenne et la France ne prennent pas de solides mesures de conservation à travers une vraie intégration de l’environnement dans les politiques de développement, nous perdrons de façon irrémédiable les espèces les plus fragiles.

TasdOiseaux.jpg

Les différentes catégories de menace de la Liste rouge de l’UICN

Une espèce d’oiseau sur huit est classée dans une des quatre catégories suivantes définies pour évaluer le risque de disparition des espèces :

CR : Critique, en danger critique d’extinction : « Un taxon est dit gravement menacé d’extinction lorsqu’il est confronté à un risque d’extinction à l’état sauvage extrêmement élevé et à court terme ». En France (métropole et outre-mer), 12 espèces sont dans ce cas. 190 le sont au niveau mondial. Elles pourraient disparaître dans 10 ans.

EN, En danger, « Un taxon » est dit «Menacé d’extinction» lorsque, sans être «Gravement menacé d’extinction», il est néanmoins confronté à un risque d’extinction à l’état sauvage très élevé et à court terme ». En France, 28 espèces sont dans ce cas et 363 le sont dans le monde. Elles risquent de disparaître dans les décennies à venir.

VU, Vulnérable, « Un taxon est dit «Vulnérable» lorsque, sans être «Gravement menacé d’extinction» ni «Menacé d’extinction», il est néanmoins confronté à un risque d’extinction à l’état sauvage élevé et à moyen terme ». En France, 35 espèces sont dans ce cas. Elles sont 669 dans le monde. Elles risquent de disparaître dans le siècle à venir.

EW, « Extinct in the Wild », éteinte dans la nature, regroupe quatre espèces qui survivent toujours, mais ne vivent plus à l’état sauvage.

Au total, 1226 espèces sont menacées dans le monde en 2008.

Vous trouverez la liste des changements pour cette année (en anglais) sur le site Birdlife.

Et pour finir, voici un tableau montrant l'évolution durant ces 8 dernières années :

Liste_rouge_oiseaux_2008.jpg

Sources : LPO, Birdlife International et UICN

- page 1 de 2