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lundi 30 janvier 2012

Découverte de la station de lagunage de Rochefort

Ce site unique en Europe, situé en bordure du fleuve Charente, où terre et eau se confondent, la station de lagunage de Rochefort est un exemple de gestion performante de l'environnement.


D'une superficie de 70 ha, cette station permet de traiter de façon économique et écologique les eaux usées de la ville de Rochefort.
Ce site est également un lieu remarquable pour l'accueil de milliers d'oiseaux aquatiques (canards, échassiers, grèbes, passereaux...) du fait de l'abondance de plancton et de l'aménagement par la LPO de bassins spécifiques sur les bords de Charente.



Pour plus d’information

http://charente-maritime.fr/CG17/jcms/c_6398/station-de-lagunage

dimanche 22 janvier 2012

La LPO a 100 ans


La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) a été créée en 1912 pour mettre un terme au massacre du macareux moine en Bretagne, oiseau marin devenu, depuis, son symbole.
Reconnue d’utilité publique en 1986, elle est aujourd’hui l’une des premières associations de protection de la nature en France.

Présidée par Allain Bougrain-Dubourg, forte de son réseau de 50 000 membres, elle agit au quotidien pour la sauvegarde de la biodiversité, à partir de sa vocation de protection des oiseaux et contribue à une dynamique mondiale à travers le réseau « BirdLife International » (110 pays, plus de 2 millions d’adhérents), dont elle est le représentant officiel en France.

La LPO a trois grandes missions :

  • la protection des espèces
  • la conservation des espaces
  • l’éducation et la sensibilisation

Par ailleurs le réseau des refuges LPO constitue le premier réseau de jardins écologiques de France en faveur de la biodiversité avec plus de 10 000 refuges de particuliers.

Un siècle pour les oiseaux
Rétrospective des 100 ans d'actions de la LPO pour la sauvegarde de la biodiversité

2012 est une année importante pour la Ligue pour la Protection des Oiseaux.
L'association a 100 ans.
Un bel age pour la plus grosse association de défense de l'environnement française.

Allain Bougrain-Dubourg nous présente cet événement :

La LPO prépare ses 100 ans !
Tout au long de l’année 2012, nous célébrerons ainsi un siècle d’actions pour la nature ! Car, la LPO, c’est bien sûr la protection des oiseaux, mais également la préservation de la biodiversité et du vivant qui nous entourent, et dont nous ne saurions nous passer.
Si je devais, à l’occasion de ce centenaire, évoquer nos actions, je les résumerais en trois mots :
consternation, de voir cette nature si souvent agressée et encore trop souvent ignorée ;
détermination, parce que nous avons toujours agi sans jamais baisser les bras ou laisser faire ;
satisfaction, d’avoir collectivement obtenu des résultats significatifs en faveur de la nature.

Mais revenons un siècle en arrière : nous sommes en 1912 et les chemins de fer de l’Ouest organisent de véritables safaris pour abattre les "calculots" (nom donné aux macareux moines) sur l’archipel des Sept-Iles, au large de Perros-Guirec. Pendant de longs week-ends, des milliers de macareux, guillemots et petits pingouins tombent ainsi sous les plombs avant de remplir les poubelles de la ville. En deux ans de carnage, la population de macareux passe ainsi de 20 000 à 2 000 oiseaux !
La mobilisation d’une poignée d’amoureux de la nature aboutit à l’interdiction de ces massacres et à la création de la première réserve ornithologique de France sur l’archipel des Sept-Iles. La gestion de cet espace est alors confiée à la LPO, fondée la même année pour pallier les carences de l’État dans l’application des lois internationales pour la protection des oiseaux.

Aujourd’hui, 100 ans plus tard, riche de nombreux combats et de quelques victoires, riche des femmes et des hommes qui ont forgé l’histoire et l’âme de notre association, la LPO n’en a pas fini. Notre belle centenaire ne s’inscrira pas dans une maison de retraite ! Elle veut montrer, longtemps encore, sa formidable capacité à réunir, agir et construire pour l’avenir de l’oiseau, de la biodiversité, de la nature. Et, par conséquent, de l’homme.

En 2012, force est de constater que le travail est loin d’être terminé. Nous ne devons pas relâcher nos efforts.

Mais vous le savez, ensemble, nous restons aussi déterminés et animés de la même passion que nos aînés qui ont combattu la chasse au calculot. La protection de la biodiversité mérite l’engagement !

Toutes les équipes de salariés et de bénévoles de la LPO, accompagnées de nos partenaires et de tous ceux qui souhaitent oeuvrer pour la protection de la biodiversité, se mobilisent pour que nous puissions vivre, ensemble, de grands moments d’anniversaire partout en France afin de célébrer ce centenaire. Qu’ils en soient sincèrement remerciés.

Allain BOUGRAIN DUBOURG
Président de la LPO

Pour plus d’information

Visitez le site du centenaire LPO : http://centenaire.lpo.fr/
Prenez connaissance du programme de centenaire.
Consultez le site de l'association : http://www.lpo.fr/



samedi 14 janvier 2012

Les Fou de Bassan de l'ile Rouzic

Les Sept Iles, en Bretagne au large de Perros-Guirec, forment un lieu magique pour les amateurs d'oiseaux.
Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, ici et ici.

C'est la plus ancienne réserve naturelle en France. Elle recèle plus de 23 000 couples d'oiseaux marins. Douze espèces nichent dans l'archipel.

L'Île Rouzic est le seul point de nidification en France pour les Fou de Bassan comme pour les macareux moines.

Aujourd'hui j'ai envie de vous montrer deux vidéos sur les Fou de Bassan.

Le Fou de Bassan a une envergure de prés de 2 mètres, il plonge en en piqué de 30 mètres de hauteur.
Les Ffous reviennent chaque hiver à la mi-janvier sur le même nid que l’année précédente. Ils y restent jusqu’à la fin du mois de septembre. Ils vivent donc pendant huit mois sur la colonie de la réserve naturelle.

Vraiment si vous avez l'occasion de séjourner dans cette région de Bretagne. Ne manquez pas ce spectacle !

mercredi 19 octobre 2011

Quel est cet oiseau ? La réponse.

La question posée était : quel est cet oiseau ?




Les réponses reçues :


Nessy : grand gravelot


Marie : huitrier des rivages
Marie veut sans doute parler de l'huitrier pie...


Elido : sternes

Bravo Nessy !

vendredi 7 octobre 2011

Quel est cet oiseau ?

Allez, je remets cela.
Rien à gagner que le plaisir (peut être) de participer, et peut être de trouver...
Postez votre réponse en commentaire.



Indice : je les ai photographiés sur l'Ile d'Oléron, près du phare de Chassiron fin septembre.


Photos © Gilles Héluin

mercredi 28 septembre 2011

Le merle


Le merle, encrier et porte plumes à la fois.

Sylvain Tesson
Aphorismes dans les herbes et autres propos de la nuit

mardi 6 septembre 2011

La régulation des populations de pigeons par pigeonnier contraceptif

La prolifération de pigeons en ville pose souvent problème.

Plusieurs solutions existent pour gérer cette population, l’effarouchement et la capture sont les méthodes les plus souvent utilisées. Certaines méthodes sont carrément barbares, comme par exemple celle qui a été utilisée (je ne sais pas si c'est encore le cas) pour la ville de Bruxelles (voir mon article ici). D'autres entrainent la mort des oiseaux euthanasiés par caisson à gaz C02.

L'implantation de pigeonniers contraceptifs est une méthode acceptable par les défenseurs de l'environnement
Il s’agit d’abris sécurisés, installés en hauteur et contenant des réservoirs à graines.
Au niveau du fonctionnement, la première couvée de chaque couple est toujours préservée. « Il est important de laisser des oisillons naître pour que les pigeons se sentent bien dans le lieu choisi » explique Rémi Chambon, gérant de la filiale AVIPUR Midi. « Pour les pontes suivantes, les techniciens procèdent à une stérilisation manuelle des œufs, sans produits chimiques.
On utilise des flashs d’appareils photos ; on les secoue un à un pour stopper le développement des petits ».

Selon AVIPUR, un pigeonnier contraceptif permet de réduire les pontes de 50% dès la première année, pour entraîner une décroissance progressive de la population ». Le retour d’efficacité maximale se mesure sur le long terme : chaque équipement demande une gestion et un entretien mensuel pour maintenir le lieu viable.


Un pigeonnier contraceptif AVIPUR

Encouragée par l'expérience positive du pigeonnier pilote du boulevard Brune dans le 14ème arrondissement, la ville de Paris installe progressivement, dans les arrondissements de la capitale des pigeonniers. Dans le square de la gare de Charonne dans le 20e, c’est le 7ème installé dans Paris. Le prochain sera installé dans le 13ème arrondissement et un autre dans le 19ème. Ces dispositifs favorisent une meilleure intégration des populations de pigeons en ville et une cohabitation harmonieuse avec les citadins.


lundi 29 août 2011

Piafs en boite

En juillet dans le village de Saint Paul sur Ubaye dans les Alpes de Haute Provence au pied du col de Vars.


©LEFEBVRE Christian.

Sympa non ?
Bravo à ce bureau de poste pour l'attention portée à nos amis ailés !

Saint Paul sur Ubaye, un paysage attirant...


mardi 26 juillet 2011

Secourir la faune en détresse

"Secourir la faune en détresse", un film pour découvrir la vie quotidienne des Centres de sauvegarde LPO

Pour venir en aide aux oiseaux en détresse, la LPO a crée son premier Centre de sauvegarde à l'Ile-Grande (Côtesd'Armor), il y a 30 ans, pour répondre aux échouages de pétroliers en Bretagne. Depuis, l'association a mis en place six autres centres, une vingtaine de réseaux de collecte et de transport, deux Unités Mobiles de Soins (véritables "Samu" des oiseaux). L'objectif est de récupérer, transférer, soigner et, si possible, relâcher les oiseaux en détresse.

Ce film de 40 minutes, réalisé par la LPO, présente chaque étape de la chaîne de soins d'un animal sauvage en détresse (de l'accueil au relâché en milieu naturel) et les actions quotidiennes de conservation et de sensibilisation menées par les équipes des Centres de sauvegarde en France.

L'engagement des bénévoles de ces centres est formidable.
Le jeune qui nourrit ses petits pensionnaires est génial, une belle mentalité !
Quant aux soignants, je suis admiratif devant ce qu'ils réalisent, le bandage d'une aile est tout un art...
Quant à la pratique de l'anesthésie, c'est remarquable.
Beaucoup de travail, de temps pour réussir à sauver 35% des oiseaux recueillis, c'est ce que nous disait le responsable du centre Chevêche 77 qui est venu présenter son activité aux bénévoles LPO Ile de France.

vendredi 15 juillet 2011

Goélan argenté aux sept iles

Le goélan argenté est un oiseau très commun en bord de mer.
Si on le rencontre presque partout sur nos côtes, il est bien plus rare de le voir avec sa progéniture.



Pour plus d’information sur le goélan argenté

Lisez la fiche du Parc de la mer d'Iroise.

vendredi 10 juin 2011

Situation très préoccupante pour les oiseaux de France métropolitaine

Dans le cadre de la Liste rouge nationale des espèces menacées, le risque de disparition des 568 espèces d'oiseaux recensées en métropole a été évalué sur la base des données de suivis et enquêtes ornithologiques.

26% des espèces d'oiseaux nicheurs sont menacées, ainsi que plusieurs espèces migratrices pour lesquelles la France a une responsabilité particulière. Cet état des lieux inédit a été établi par le Comité français de l'UICN et le Muséum national d'Histoire naturelle, en partenariat avec la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), la SEOF (Société d'études ornithologiques de France) et l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage).

Un oiseau nicheur sur quatre est menacé

L'évaluation des 277 espèces d'oiseaux nicheurs en métropole révèle que 73 d'entre elles sont actuellement menacées, soit plus d'une espèce sur quatre (26%). Cette proportion est beaucoup plus élevée qu'au niveau mondial, où BirdLife International (1) évalue à 12% les espèces d'oiseaux menacées d'extinction.

Les principales pressions responsables de leur déclin sont l'intensification des pratiques agricoles, l'urbanisation et le drainage des zones humides, entraînant notamment la régression des bocages et des prairies naturelles. Ainsi, le Râle des genêts, dont la LPO est engagée dans la préservation de l'habitat, souffre de la disparition des prairies alluviales. Classé "En danger", il a subi une diminution de 50 % de ses effectifs en 10 ans. La Pie-grièche à poitrine rose est un autre exemple d'espèce extrêmement rare qui risque de disparaître de France. Classée "En danger critique", elle ne compte plus aujourd'hui que 30 à 40 couples sur notre territoire.

Les pollutions dues aux hydrocarbures et la réduction des ressources alimentaires liée au changement climatique affectent les oiseaux marins, comme le Pingouin torda et le Macareux moine. Les tirs au fusil et l'empoisonnement par des appâts toxiques menacent les rapaces, pourtant protégés, comme le Milan royal qui fait l'objet d'un plan national d'action coordonné par la LPO (2).

Au moins 15 espèces migratrices en danger ou vulnérable

L'Hexagone accueille également des populations importantes d'oiseaux migrateurs (hivernants ou de passage), parmi lesquelles au moins 15 sont menacées.

Parmi ces espèces, on peut citer le Phragmite aquatique, petit migrateur classé "Vulnérable", victime de la dégradation de la végétation aquatique qui affecte ses haltes migratoires. Le changement climatique entraine également le glissement vers le Nord des aires d'hivernage de certaines espèces, non menacées à l'échelle mondiale, mais qui ne sont désormais plus observées en métropole qu'en très faibles effectifs. C'est le cas de la Macreuse brune et du Cygne de Bewick, tous deux classés "En danger".

Des efforts de conservation encourageants

En dépit de cette situation préoccupante, différents exemples montrent que les efforts de conservation peuvent porter leurs fruits. La protection des rapaces, des hérons et des oiseaux coloniaux a permis des reconquêtes encore inespérées il y a 40 ans. On peut citer le retour des rapaces, des cigognes et de la Spatule blanche à l'actif de la Loi de protection de la nature votée en 1976 et la Directive européenne "oiseaux" de 1979. Les actions de protection des zones humides engagées depuis trois décennies ont contribué à améliorer la situation de certaines espèces d'oiseaux d'eau. La création de réserves naturelles, telles que celles gérées par la LPO, y contribue également (3). Et les plans nationaux d'action, mis en place récemment, devront permettre d'accentuer les efforts déployés pour les espèces les plus menacées.

Toutefois, la réduction des pressions et le renforcement des actions sont essentiels si l'on souhaite éviter de voir disparaître à l'avenir des espèces de notre avifaune, ou que d'autres ne deviennent menacées à leur tour. Cela concerne notamment les espèces dites communes, présentes dans des habitats malmenés, qu'il convient de préserver à grande échelle. 26 espèces nicheuses et 10 espèces hivernantes et de passage ont été identifiées comme "Quasi menacées" sur notre territoire.

1. Cette proportion a été évaluée par BirdLife International qui réalise tous les quatre ans pour l'UICN la liste rouge des oiseaux mondialement menacés d'extinction. BirdLife International est une alliance mondiale qui réunit plus de 110 associations dans le monde (2,3 millions d'adhérents et 8 millions de sympathisants) et agit pour le développement durable, la protection des oiseaux et de la biodiversité. La LPO en est le représentant officiel en France.

2. Le Milan royal : la LPO coordonne un plan national de restauration en faveur de cette espèce, piloté par le Ministère en charge de l'Ecologie. Avec 2 650 couples nicheurs, la France abrite désormais la deuxième population mondiale de milans royaux après l'Allemagne. Notre pays assume donc une lourde responsabilité dans la conservation de ce rapace nécrophage, présent uniquement en Europe

3. Afin de préserver les oiseaux d'eau, la LPO gère des réserves naturelles, principalement situées en zones humides. La LPO gère, sur 15 000 ha, 10 réserves naturelles nationales et 5 réserves naturelles régionales (notamment celle des Sept-Iles dans les Côtes d'Armor et celle de Lilleau des Niges sur l'île de Ré).

Pour plus d’information

Communiqué de presse en PDF

Liste rouge des espèces menacées en France, oiseaux de France métropolitaine


lundi 30 mai 2011

Cigognes sous tension

En Charente-Maritime, depuis 1998 et l'installation d'un premier nid de cigognes blanches sur un pylône de la ligne à haute tension St-Agnant/Marennes, les cas se sont multipliés. 10 ans plus tard, 23 nids sur 18 pylônes étaient observés soit 10 % du total des nids dans le département.


Agrandir le plan

J'y suis passé en ce mois de mai et j'ai pu compter plus de 11 nids de cigognes sont visibles sur les pylônes de cette ligne haute tension longeant la D 733 entre Marennes et Rochefort.
On y voit souvent 2 ou 3 cigogneaux !


Photo © Gilles Héluin


Photo © Gilles Héluin


Photo © Gilles Héluin


Des plate-formes sont installées à proximité - Photo Gilles Héluin


Cela fait du monde à nourrir ! - Photo © Gilles Héluin

Le succès de la nidification et de la reproduction sur les pylônes est avéré mais on note des risques d'électrocution pour les jeunes à l'envol.

Dans une autre région, RTE Ouest et la LPO pays de Loire ont établi un partenariat en faveur de la protection des cigognes blanches. Un projet de mise en place de plateformes est mené afin de sécuriser les nids des cigognes installés sur les pylônes électriques. Ces plateformes permettent d’éloigner les nids des isolateurs et des câbles diminuant ainsi le risque d’incidents techniques causés par les branches provenant des nids, et ainsi protéger les cigognes.

Les nichées peuvent comporter jusqu’à 5 cigogneaux. La femelle pond ses œufs à raison d'un œuf tous les deux jours.
Les deux parents se relaient alors pour les couver, durant une période d’une trentaine de jours environ. Une fois nés, les jeunes sont nourris par les parents, qui « régurgitent » la nourriture.
Le premier envol d’une jeune Cigogne aura souvent lieu entre le 55ème et le 60ème jour.

Mon avis

De magnifiques oiseaux et une vision superbe que tous ces nids !
Évidemment on peut voir de nombreux oiseaux en vol dans le secteur. Génial !

dimanche 29 mai 2011

Toujours moins d'hirondelles

En Essonne je vois encore moins de martinets que l'année dernière. Impossible d'en voir plus de 4 dans le ciel en même temps...


Quant aux hirondelles néant cette année encore.

Le phénomène est général en France.

La Ligue pour la protection des oiseaux, en Dordogne indique : « On voit leur nombre diminuer, mais surtout pour l'espèce rustique dont les populations sont en forte baisse. »

Les causes de diminution sont nombreuses. « Les insecticides qui les privent de nourriture, la disparition de mares qui les empêche de trouver de la boue pour faire leurs nids, les granges à poutres métalliques où elles ne peuvent plus nidifier et les destructions de nids de la part des habitants qui ne supportent pas les salissures devant chez eux. » Certaines maisons ont d'ailleurs été équipées de grillage pour empêcher les nids de se construire. Les moineaux sont aussi des prédateurs pour les hirondelles, dont ils envahissent les nids, parfois en délogeant les oisillons.

Source : Sud Ouest

Pour plus d’information

Lire mes précédents billets sur les hirondelles

vendredi 6 mai 2011

Chouettes en vidéo live : le retour

La famille Royal habitant San Marcos, ville américaine de Californie, avait annoncé stopper la diffusion d'images en direct depuis leur nichoir.

Hé bien, ils ont repris, probablement avec le retour au nichoir de la dernière couvée.

Le matin heure française, donc la nuit aux USA, on voit jusqu'à trois animaux à l'entrée du nichoir ou sur les perchoirs.
L'après midi, j'en ai vu deux dans le nichoir...

Notez le décalage horaire de 9 heures en "retard" sur la France, il faut donc retrancher 9 h à l'heure française.

Pour plus d’information

Lisez mon billet sur Molly qui a eu une couvée l'été dernier.

mercredi 13 avril 2011

Les rouges gorges victimes des plates-formes pétrolières offshore

D'après un rapport présenté par les Pays-Bas à la convention OSPAR pour la protection de l'Atlantique du Nord-Est, une seule plate-forme pétrolières offshore pourrait être responsable de la mort par collision de 60.000 oiseaux par an.

Merles, grives musiciennes, grives mauvis, litornes, les alouettes des champs, rouge-gorges et eiders communs figurent parmi les espèces concernées car elles pratiquent la navigation astronomique et sont sévèrement perturbés par les flux de lumière artificielle émis par les plates-formes.
Cette source lumineuse désoriente les oiseaux qui se mettent à tourner pendant plusieurs heures autour de la plate-forme et finissent par mourir d'épuisement.


Une autre source de mortalité est plus communément la collision.

L'influence fatale pour les oiseaux des rayonnements lumineux artificiels est connue depuis 1895 et elle s'est propagée à partir de 1950 avec l'illumination des tours verticales des aéroports et des raffineries de pétrole.
Le problème est bien connu aussi au niveau des phares situés en mer, pour lesquels une solution a été expérimentée avec succès depuis longtemps. Il suffit d'installer des perchoirs sur le phare, à un emplacement judicieusement étudié, à l'abri de la lumière. Les oiseaux peuvent s'y reposer et s'extraire de l'influence lumineuse mortelle lorsqu'ils ont recouvré des forces.


L'association Robin des Bois a alerté sur ce problème des plate-formes à l'occasion de la Convention OSPAR à Barcelone qui s'est tenu du 7 au 11 mars. L'association considère que la protection de la biodiversité aviaire n'était pas à cette occasion une priorité pour le gouvernement français. Considérant les projets de Total et d'autres compagnies en Arctique et les projets d'éoliennes offshore sur la façade atlantique, Robin des Bois estime au contraire que cet enjeu est prioritaire et qu'une recommandation OSPAR en faveur de la réduction de l'intensité lumineuse des plates-formes offshore doit être adoptée sans tarder. La France recommande seulement de poursuivre les études, oubliant l'immortel poème de Jacques Prévert "Le Gardien du phare aime trop les oiseaux"

Des oiseaux par milliers volent vers les feux Par milliers ils tombent par milliers ils se cognent Par milliers aveuglés par milliers assommés Par milliers ils meurent

Le gardien ne peut supporter des choses pareilles Les oiseaux il les aime trop Alors il dit Tant pis je m'en fous !

Et il éteint tout ...

Pour plus d’information

Voyez le communiqué de Robin des Bois
Lisez le très intéressant article sur les phases en 1912 publié par la LPO dans l'Oiseau Magasine n°101

lundi 31 janvier 2011

Stérilisation des pigeons pour la Ville de Bruxelles : l'horreur !

Les pigeons bruxellois sont capturés et transportés en région Parisienne pour être opérés puis réexpédiés.
L'association Gaïa a diffusé des images que, franchement, je n'ai pas pu regarder jusqu'au bout.

Alignés à la chaîne, les oiseaux sont maintenus par des élastiques avant que l'on ouvre leur flanc au scalpel. Puis des engins plongent dans les entrailles pour tenter d'en extraire les organes génitaux. Il faut évidemment multiplier les tentatives avant d'en finir avec la sexualité.... Le tout sans anesthésie !

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), par la voie de son Président, Allain Bougrain Duboug, s'indigne :

Comment peut-on accepter de tels procédés ? Les pigeons seraient-ils insensibles à la souffrance ? Cette indifférence conduit à la culpabilité des élus qui en acceptent le protocole comme des techniciens qui le mettent en œuvre. Les milliers d'euros investis dans ces opérations barbares et inacceptables trouveraient mieux leur place dans la création de "pigeonniers contraceptifs". Ces derniers offrent une méthode douce et efficace par l'élimination des oeufs pondus au nid. Il est des moments où, même si le cœur ne nous en dit pas, le devoir s'impose d'ouvrir les yeux.

Voici les images, mais je déconseille aux personnes sensibles de les regarder...

Source : LPO

Mon avis

Inadmissible !

jeudi 27 janvier 2011

Mon refuge LPO sous la neige

Avec la neige de ces dernières semaines, les oiseaux qui fréquentent mon refuge LPO étaient contents d'y trouver de quoi affronter cette période difficile pour eux.





Pour vous informer sur les refuges LPO

http://www.lpo.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=381&Itemid=181
http://champagne-ardenne.lpo.fr/protection/refuge_lpo.htm



lundi 17 janvier 2011

Les sports d'hiver menacent les oiseaux de montagne

Dans les mois d'hiver les chaînes de montagnes d'Europe centrale attirent des milliers de touristes pour le ski, le snowboard et autres sports de plein air, mais les écologistes craignent cette invasion annuelle susceptibles de menacer les espèces d'oiseaux indigènes, y compris le grand tétras.

Une étude publiée dans la revue IBIS révèle à quel point la croissance de loisirs de l'homme peut être un facteur clé dans la population en déclin rapide de ces oiseaux alpins emblématiques.

Le grand tétras est réputé pour sa parade nuptiale. Il est le plus souvent dans les régions alpines de l'Allemagne et la Suisse où sa population a subi un déclin important.


Grand tétras par Richard Bartz.


Mâle en parade (Allemagne)

L'équipe du Dr Thiel a surveillé les populations de grand tétras alpine en Allemagne et en Suisse près de sites de loisirs au cours de deux saisons d'hiver. Après avoir analysé des échantillons d'excréments de 1130 grands tétras, l'équipe a constaté une augmentation marquée des niveaux d'hormone de stress près des lieux ayant une activité de loisirs d'hiver.

Le grand tétras est particulièrement sensible au tourisme d'hiver, car durant les mois d'hiver il est limité, pour s'alimenter d'aiguilles de conifères qui ont une faible teneur en éléments nutritifs et sont difficiles à digérer. Cela nécessite un temps de digestion assez long et se traduit par un faible apport énergétique. Par conséquent, toute dépense d'énergie soudaine, telles que la détection de l'homme qui sera perçue en tant que prédateur, est coûteux.

«Nous croyons que les grand tétras sont particulièrement sensibles aux sports d'hiver, et le risque d'effets négatifs est élevé», a conclu le Dr Thiel. L'accès des personnes aux habitats d'hiver du grand tétras devrait donc être évité. Les activités de loisirs doivent être tenus éloignés des zones d'hivernage de base, surtout pendant les jours d'hiver les plus physiologiquement exigeants.

Cette étude est publiée par la revue IBIS, journal international de la science aviaire et est publié au nom de l'Union de la British Ornithologists. Ibis publie des articles originaux, des revues et des communications à courte reflétant l'avant-garde des activités de recherche en science ornithologique, mais avec un accent particulier sur la conservation, l'écologie, l'éthologie et la systématique des oiseaux.



Lire l'article complet en anglais

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1474-919X.2010.01083.x/abstract
Ou par une traduction automatique en français.

samedi 25 décembre 2010

Oiseaux, canards, un véritable massacre sans précédent est en cours dans le nord de la France !

Depuis la fin du mois de novembre 2010, le continent européen, et notre pays en particulier, subissent les assauts d’un hiver précoce et particulièrement rigoureux. Depuis plus d’un mois, températures négatives et chutes de neige se combinent pour créer des conditions atmosphériques particulièrement rudes, dignes des hivers les plus froids du XXème siècle. Des dizaines de milliers d’oies, de canards et de limicoles qui hivernent habituellement aux Pays-Bas et en Belgique ont été forcés de reprendre leur migration et de s’aventurer en France.


Oies rieuses

Les oiseaux, déjà affaiblis par la difficulté à trouver les ressources alimentaires, sont chassés et dérangés nuit et jour. Près de 5 000 oies rieuses, 5 000 bernaches nonnettes, des dizaines de milliers de canards siffleurs et quelques bernaches à cou roux, espèce menacée à l’échelle mondiale, ont été observés sur le littoral de la Manche.


Canard siffleur

Malheureusement les chasseurs sont à l’affût et les observations sur le terrain montrent qu’un véritable carnage est en cours. La présence de près de 5 000 Canards siffleurs condamnés à rester posés en mer face à Sangatte, car empêchés par les chasseurs de s’alimenter dans les polders en témoigne.

Dans le même temps les fédérations de chasse des départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme et de la Seine-Maritime demandent la fermeture de la chasse aux alouettes, aux merles et grives et aux petits échassiers en oubliant… les oies et les canards, au motif que les oiseaux qui arrivent chez nous sont en bonnes conditions physiques !

Alors que l’on attend des températures glaciales pour dimanche et que les prévisions météorologiques annoncent la poursuite des conditions hivernales, la LPO demande la fermeture immédiate et totale de la chasse pour toute la durée de cet épisode météorologique sévère.

Lors d’une rencontre avec Nathalie Kosciusko-Morizet hier matin Allain Bougrain Dubourg président de la Ligue pour la protection des oiseaux a souligné cette nécessité, mais cette disposition n’a visiblement pas été prise.

Interrogé par l'AFP, le ministère a répondu qu'il avait "rappelé aux préfets les règles en matière de chasse en cas de grand froid". "Les préfets ont toute liberté d'interdire la chasse de telle ou telle espèce si besoin est", a-t-il dit.

Source : LPO.

Mon avis

Honte aux chasseurs, honte à nos élus et aux préfets qui laissent faire !


Chasseurs, restez au chaud !


Quand les chasseurs se disent protecteurs de l'environnement.

mercredi 1 décembre 2010

Nourrir les oiseaux en période froide

Les températures baissent et les oiseaux ont besoin d’un apport quotidien en nourriture. Voici quelques conseils pour vous qui avez envie de nourrir les oiseaux dans votre jardin, ou sur votre balcon.

Les oiseaux mangent tous les jours pour subvenir à leurs besoins énergétiques. Il est reconnu aujourd’hui qu’un apport de nourriture hivernal au jardin aide certaines espèces, lorsqu’il fait très froid.

Les oiseaux se nourrissent davantage tôt le matin et le soir, mais lors des grands froids, la recherche de nourriture s’effectue en continu toute la journée.

Lorsque l’hiver est froid, les mangeoires se vident très rapidement. Il faudra alors les remplir deux fois par jour.

La Ligue pour la Protection des Oiseaux conseille de réduire la période de nourrissage de fin novembre à fin mars.

Quelle nourriture utiliser ?

  • Les incontournables : les aliments riches en lipides et donc en énergie seront très appréciés par de nombreux oiseaux

o la graisse végétale, seule ou en mélange avec des graines
o les graines de tournesol
o les cacahuètes : non salées et non grillées, décortiquées ou en coques
o les fruits secs: noisettes, noix, amandes décortiquées voire concassées
o les petites graines, indispensables aux passereaux à bec fin (rougegorge, accenteur mouchet...) : millet, avoine, chènevis (chanvre), alpiste, navette, pavot... ou les flocons d'avoine
o le maïs concassé, le blé, l'orge
o les fruits : pommes, poires, pour les merles et grives ; noix de coco fraîche pour les mésanges ; raisins secs
o les vers de farine : pour les insectivores (rougegorge, accenteur mouchet, troglodyte, roitelets...). Leur élevage se pratique dans un petit terrarium contenant du son humidifié
o l'eau

  • Les gourmandises à ne donner qu'en petites quantités

o les pommes de terre cuites : appréciées des merles et grives, geais...
o les fromages secs : croûtes, dés, fromage râpé
o le riz ou les pâtes cuits : pour les tourterelles, les moineaux
o les miettes de pain ou de gâteau

  • Les aliments dangereux pour les oiseaux

o les aliments salés
o le pain sec ou les biscottes, les déchets de pâtisserie, de noix de coco desséchée, qui gonflent et provoquent des troubles digestifs
o le lait
o les larves de mouches (asticots), très résistantes et pouvant perforer l'estomac des oiseaux
o les graines de lin ou de ricin qui sont toxiques

En règle générale, les oiseaux à « gros bec » mangent des graines plus grosses que les espèces à « bec fin ». C’est pourquoi, il est préférable de proposer des mélanges et petites et de grosses graines ainsi que d’autres formes de nourriture (comme les pains de graisse) afin de répondre aux exigences alimentaires de chaque espèce.
Il n’est pas conseillé de donner des graisses animales. Il est préférable de donner aux oiseaux des graisses d’origines végétales, non allégées et surtout non salées.

Dans un jardin, la seule nourriture artificielle disposée (graines, pains de graisse) ne suffit pas. Il est important de préserver une végétation indigène, source essentielle d’insectes (en effet, les oiseaux insectivores comme les roitelets, les troglodytes ou les grimpereaux, sont absents des mangeoires ou très exceptionnels), fruits et baies. Il est fortement conseillé de planter des arbres et arbustes autochtones à baies, des arbres fruitiers, des plantes à graines. De même, il est conseiller de conserver les arbres morts et les branches creuse, pour les insectes.

N’oubliez pas de leur disposer un point d’eau à proximité afin qu’ils puissent boire.

Concernant l’hygiène des oiseaux, les mangeoires tables ou plateaux sont plus exposées aux risques d’infection que les distributeurs automatiques. Évitez de répandre la nourriture directement sur le sol et veillez à ce qu’aucune nourriture non consommée ne s’accumule.

Si votre mangeoire est très fréquentée, l’idéal est de la nettoyer tous les 8 à 10 jours. Pour cela, utiliser de l’eau savonneuse ou un peu de liquide vaisselle, que vous rincerez abondamment à l’eau claire.
Quant à votre propre hygiène, évitez de les nettoyer à l’intérieur de la maison, utilisez des outils de récurage spécifiques et portez des gants. Lavez-vous les mains avec du savon.

Pour plus d’information

Consultez L’OISEAU magazine n°97 (revue de la LPO) « Le nourrissage des oiseaux des jardins »
Lisez l'article sur le site LPO.
Voyez aussi mon billet ici.

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