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samedi 7 août 2010

Molly, célèbre chouette effraie américaine en vidéo live

Molly est une chouette effraie qui a élu domicile dans un nichoir à San Marcos, ville américaine de Californie située au nord de San Diego.
Elle se situe donc à environ 9000 km de Paris, à vol de chouette...


Le repère "A" indique la ville de San Marcos


Le jardin où se situe le nichoir


Et voici Molly

La famille Royal, propriétaire des lieux, avait installé une caméra dans le nichoir qui resta vide durant deux ans avant que Molly ne s'y installe.

En février dernier, elle pondait 6 œufs.
Une effraie a plusieurs couvées dans l'année. Elle couve actuellement 4 œufs.

Évidemment, Molly n'est pas célibataire, son compagnon a été dénommé McGee par les amateurs d'oiseaux Carlos et Donna Royal.

La famille Royal a mis en place un flux vidéo qui nous permet de voir l'intérieur du nichoir en direct :

Notez le décalage horaire de 9 heures en "retard" sur la France, il faut retrancher 9 h à l'heure française.
Lorsqu'il fait jour là bas la vidéo est en couleurs.
La nuit vous voyez une image en noir et blanc du genre infra-rouge.

Le jardin de la famille Royal en direct :

A tout moment plusieurs centaines d'internautes sont connectés et suivent la vie de l'oiseau.
Un certain succès puisque que la célèbre chouette a déjà été regardée plus de 14 millions de fois sur le site Ustream !
Attention à ne pas devenir accro !
Je trouve qu'il est vraiment passionnant de regarder de temps en temps cet oiseau magnifique se dégourdir régulièrement, puis reprendre place pour couver. Si vous vous connectez le matin, il fait nuit là bas et vous pourrez le surprendre à sortir du nichoir.
C'est si peu fréquent, comment s'alimente-t-il ?
J'attends avec impatience la naissance des oisillons !

Pour plus d’information

Visitez le blog Molly's box

mercredi 4 août 2010

Martinets partis !

Les martinets sont partis !
En Essonne tout du moins, il y a quelques jours déjà...
Les martinets noirs reviennent d’Afrique vers le début du mois de mai et repartent dès la mi-juillet.


Chez nous, en Essonne on n'a vu que très peu d'hirondelles.
Les martinets partis, le ciel est bien vide.

Chaque année, c'est pareil.

Lorsque je me relis sur ce billet d'il y a deux ans, je me rassure un peu, la date de leur départ n'a pas trop changé...
Ne nous y trompons pas, le changement climatique influe nettement sur les oiseaux.

samedi 17 juillet 2010

Non au prosélytisme des chasseurs dans les écoles !

Un communiqué de la LPO

Depuis sa création en 1912, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) lutte contre les excès de la chasse. Elle dénonce aujourd’hui le prosélytisme des chasseurs qui interviennent dans les écoles, depuis la signature le 4 mars 2010, avec les ministères de l’Écologie et de l’Éducation Nationale d’une "Convention de partenariat pour l’éducation au développement durable".

Pour enrayer la baisse de ses effectifs, les chasseurs souhaitent séduire les jeunes. Ils ont ainsi obtenu des mesures pour simplifier leurs démarches administratives et encourager l’essor de la chasse (loi dite Poniatowski du 31 décembre 2008 (1) ), ainsi que la création récente d’une infraction d’obstacle à la chasse (décret du 4/06/10).
Le 4 mars dernier, alors même que débutait l’Année Internationale de la Biodiversité, un intense lobbying auprès des ministères de l’Écologie et de l’Éducation Nationale a abouti à la signature d’une "Convention de partenariat pour l’éducation au développement durable".

La LPO dénonce ce partenariat et s’est associée à l’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) pour porter un cahier de doléances des États généraux pour l’enfance adressé au chef de l’Etat, aux groupes parlementaires et associations d’élus locaux (2).

Pourquoi ?

  • Le partenariat actuel remet en cause le principe même de laïcité à l’école alors que le site du Ministère de l’Éducation rappelle que "l’enseignement public est neutre : la neutralité philosophique et politique s’impose aux enseignants et aux élèves". Les chasseurs introduisent insidieusement en milieu scolaire les "valeurs" négatives de banalisation de l’exécution de l’animal. La chasse n’a donc pas sa place dans une école qui souhaite faire partager à nos enfants les valeurs de respect de la vie, des milieux naturels et de la biodiversité. Par ailleurs, posséder une arme dès 16 ans est une atteinte à l’intégrité de l’enfant pouvant conduire à la violence alors même que cette dernière pose déjà de nombreux problèmes de sécurité en milieu scolaire.
  • Cela fait plusieurs mois maintenant que la LPO reçoit des messages de personnes indignées par ces démarches menées, en milieu scolaire, à l’initiative des fédérations départementales de chasseurs et sociétés de chasse, au nom de la découverte et de la sensibilisation à leurs pratiques. Ces fédérations utilisent, en effet, des slogans mensongers lorsqu’elles affirment, par exemple, que les chasseurs gèrent 40 % des réserves naturelles nationales alors que le vrai chiffre n’est que de 5 sur 163.
  • Depuis sa création, la LPO lutte contre les excès de la chasse. Ces dernières années, elle a notamment dénoncé la chasse à la tourterelle au printemps, le braconnage des ortolans et des pinsons dans les Landes, l’extension des chasses aux lecques dans le sud-est de la France, la chasse illégale des oiseaux d’eau en baie de Seine et en Camargue en été, ou le tir des pigeons ramiers en mars à l’Escrinet... autant de problèmes que les fédérations de chasseurs ne dénoncent pas, se rendant ainsi complices d’une situation inacceptable.

Aujourd’hui, la LPO demande que les inspecteurs de l’Education Nationale donnent des consignes aux directeurs d’établissements afin qu’ils veillent à ce que les messages véhiculés par les chasseurs portent sur l’écologie des espèces gibiers, sans prosélytisme.

Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO

(1) Loi dite Poniatowski du 31 décembre 2008 pour l’amélioration et la simplification du droit de la chasse : coût du permis de chasser réduit de moitié (15 €) pour les jeunes chasseurs, agrément protection de l’environnement accordé aux fédérateurs de chasseurs...
(2) Accessible sur internet (page 91) sur : http://etatsgenereuxpourlenfance.blogspot.com/p/le-cahier-de-doleances.html

Mon avis

Vive la chasse !

dimanche 4 juillet 2010

Conseils face à un oiseau tombé du nid

Il peut arriver malheureusement d'être confronté à un oiseau tombé du nid ou en détresse.
Il n'est pas forcément facile de savoir quoi faire.
Voici donc quelques conseils donnés par la LPO et Ornithomedia.com.

Les conseils de la LPO

Cette année encore, la LPO reçoit de nombreux appels de personnes démunies devant un oisillon tombé au sol.

Voici quelques conseils

Tomber du nid fait partie des aléas de la vie d’oiseau et certains oisillons téméraires de plusieurs espèces (chouettes, grives, merles) quittent leur nid avant de savoir voler, au péril de leur vie. Mais, la plupart du temps, leurs parents ne sont pas loin et attendent que nous nous soyons éloignés pour revenir s’en occuper.

Avant d’agir, il faut donc s’assurer que l’oisillon est réellement en détresse. Dans un premier temps, conservez vos distances avant d’aller vers lui et regardez s’il est seul, blessé ou en danger.

S’il s’agit d’un oisillon en duvet ou peu emplumé, replacez-le dans son nid si ce dernier est intact et sinon, essayez d’en fabriquer un sommaire au même endroit. Si l’oisillon est bien emplumé (presque volant), qu’il sautille au sol et ne vole pas encore, il peut avoir quitté son nid trop tôt ou être à quelques jours de son envol. Laissez faire ses parents. Si vous l’avez déjà recueilli, remettez le vite où vous l’avez trouvé. S’il se trouve en un lieu particulièrement exposé (chats, routes…), essayez de le mettre en sûreté sur une branche, un muret, dans une haie ou un buisson et à proximité du lieu où vous l’avez recueilli. Les oiseaux, contrairement aux mammifères ont un odorat très peu développé. Le fait de les toucher n’entraînera donc aucun rejet par les parents.

Si, toutefois, l’oiseau vous paraît trop jeune ou faible, et dans l’éventualité où des dangers naturels (piscine, route..) ou des prédateurs domestiques (chat, chien) le menacent, vous pouvez tenter un sauvetage, d’autant plus que certains appartiennent à des espèces menacées qu’il faut impérativement sauvegarder. Cependant, après l’avoir recueilli, vous devrez l’acheminer vers un centre habilité. En effet, la plupart de ces oisillons sauvages sont intégralement protégés par la loi et leur détention est rigoureusement interdite. Dans le doute et afin d’éviter tout geste irréparable, contactez le Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage le plus proche. Il vous donnera des conseils pour le sauvetage de votre oiseau.

En découvrant un oisillon en détresse, vous êtes le premier acteur à pouvoir l’aider et faire en sorte qu’il retourne au plus vite à la vie sauvage. La LPO, au travers notamment de ses centres de sauvegarde, vous accompagne dans cette démarche car il est de notre devoir à tous de venir en aide à la faune sauvage.

Les conseils de Ornithomedia.com

Un oisillon tombé du nid, que faire ?

La situation est différente selon la catégorie d'oisillon :
- Ceux qui sont nus, sans plumes, les yeux fermés et dépendants de leurs parents : ils doivent être nourris toutes les 15-20 minutes, du lever au coucher du soleil. Mais d''une façon générale, tout oiseau sans plumes doit faire l'objet d'un appel à un centre de sauvegarde le plus rapidement possible surtout si il est rose.
- Ceux dits précoces : ils sont couverts de duvet et peuvent suivre leurs parents. Ils n'ont pas besoin d'être nourris par ces derniers. Ils ont besoin d'aide s'ils sont séparés de leurs parents et il est nécessaire d'appeler un centre de sauvegarde.

Comment les remettre dans leur nid ?
Des oisillons nus aux yeux fermés tombent parfois de leur nid. Ils peuvent être ramassés et tenus dans la paume de la main pour les maintenir au chaud. Une fois réchauffés, vous pouvez les remettre dans leur nid si celui-ci semble en bon état, avec d'autres oisillons (ils se tiennent chaud ensemble) : un oiseau sans plumes seul ne va pas pouvoir réguler sa température et mourra d'hypothermie. Contactez un centre de sauvegarde.
Une remarque importante : Il n'est pas vrai que les parents vont abandonner leurs petits s'ils sentent une odeur humaine.

Les nids détruits
Parfois les nids sont détruits (par des prédateurs ou le vent). Parfois il n'est pas possible de replacer le nid à son emplacement car celui peut être placé trop haut. On peut alors fabriquer un nid avec une barquette de fruits ou une coupole en plastique. Si vous pouvez récupérer le nid originel, placez-le dans un contenant plastique. Pour garnir le nid, n'utilisez pas d'herbe car elle contient des moisissures qui peuvent contaminer les petits.
Replacez le nid aussi près que possible de l'emplacement originel. Assurez-vous qu'il n'est pas exposé en plein soleil ou sous la pluie. Réchauffez les petits avec votre main et placez-les dans votre "faux nid". Quittez la zone et observez à distance. Les parents reviendront sûrement quand ils entendront les cris de leurs oisillons.

Sauvez des oisillons
Si vous êtes sûrs que les parents sont partis, ou qu'il n'y a aucun moyen de les replacer dans leur nid, alors il faut les secourir. Retirez les petits du nid, mettez-les dans une petite boîte sombre avec des trous sur le couvercle. Vous pouvez placer un chauffage réglé à un niveau BAS sous le nid, non posé directement sur celui-ci. Une autre solution est de mettre un gant à caoutchouc rempli d'eau chaude ou de réchauffer une assiette pendant 25 secondes. On peut aussi conseiller une bouillotte entourée d'une serviette.
Ne jouez avec ni ne manipulez les petits.

Que faire avec des oisillons presque indépendants ?
Il est important de signaler qu'il s'agit d'une situation normale et que les parents continuent à s'occuper des jeunes et les nourrissent.
S'il s'agit de petits emplumés, souvent au sol, et réclamant de la nourriture. Ne les replacez pas dans leur nid. Rapprochez-les de leurs parents ou de l'endroit où vous les avez trouvés. Éloignez ensuite enfants et animaux domestiques. Cela peut prendre 5 à 15 jours avant qu'ils ne puissent voler.

Comment lui donner à manger ?
S'il s'agit d'un oisillon tombé du nid, il ne mangera pas de lui-même. Contactez le centre de sauvegarde le plus proche de chez vous. L'utilisation de seringue ou de pipette par des particuliers est dangereux (problème de noyade).
Si l'oiseau a quitté le nid, il a déjà pris l'habitude d'être nourri par les parents. S'il semble en forme, ne rien faire : il inspecte sûrement les lieux sous la vigilance de ses parents. Il faut dans ce cas, en cas de dangers proches (chats, circulation) remettre l'oisillon en hauteur proche de là où a été trouvé, les parents continueront à la nourrir.
S'il semble très faible, vous pouvez essayer de le nourrir avec des pinces à bouts ronds (pinces à timbres) pour placer la nourriture sèche dans le gosier. Lorsque l'oiseau est rassasié, il cessera d'ouvrir le bec.

Que lui donner à manger ?
La nourriture à lui donner est la pâtée pour insectivores que l'on peut trouver dans les animaleries (plusieurs fois par jour), des vers de farine ou mieux de la pâtée pour chat qui semble plus équilibrée. Une autre excellente nourriture sont les croquettes pour chat, préalablement trempées dans de l'eau tiède pour les ramollir.
Les oiseaux ont besoin de se réhydrater. Donnez-leur quelques gouttes d'eau à l'aide de vos doigts.
N'hésitez pas à vérifier la consistance des fientes. Si elles sont fermes, cela signifie que le régime de votre oiseau est correct. Si elles sont jaunâtres et liquides ou brunes et malodorantes, il faut changer ou varier les aliments.
Attention ! Le pain, le lait, et les œufs brouillés, ne conviennent pas. Ils provoquent des troubles digestifs. Ne donnez pas de vers de terre car ils sont indigestes. Donnez plutôt des vers de farine et des chenilles que vous aurez coupé en petits morceaux.

Premiers soins
Voici quelques conseils vétérinaires de base pour différentes sortes de blessures. Attention, il s'agit de premiers soins à apporter avant d'emmener l'oiseau chez un vétérinaire ou un centre de sauvegarde.
La manipulation d'un oiseau entraîne souvent un stress important, et il vaudra mieux, surtout si l'on manque d'expérience, contacter un centre de sauvegarde.

Les plumes brisées
Si vous remarquez une grande tache de sang sur les côtés de l'oiseau ou sous les ailes, examinez plus attentivement l'oiseau. Si vous notez que le sang provient d'une plume de l'aile, il peut s'agir d'un problème sérieux. Un traumatisme ou une infection peut provoquer des ruptures des conduits sanguins. Et une plume ne cicatrise pas. Il est nécessaire de retirer les plumes concernées, afin de faire cesser l'hémorragie et empêcher une éventuelle infection. Étendez donc l'aile délicatement, saisissez la plume le plus haut possible au dessus de la blessure avec une pince. Comme la plume est attachée à l'os, saisissez fermement l'os de l'aile et extrayez doucement la plume de son follicule. Si une hémorragie apparaît, faîtes pression sur le follicule. Le sang peut être retiré par de l'eau chaude. Placez ensuite l'oiseau dans un endroit sombre et calme.

Les traumatismes
Causés par des chocs ou des attaques d'autres animaux, les traumatismes sont fréquents. La première chose à faire est de mettre l'oiseau au calme. Et n'appliquez les premiers soins qu'une fois l'oiseau déstressé.

Lacérations
Nettoyez la blessure avec une substance désinffectante comme la povidine iodine ou de la chlorhexidine. Évitez des applications de crèmes antibiotiques sans le conseil d'un vétérinaire. En effet, ces crèmes sont souvent huileuses et peuvent poser des problèmes aux plumes.

Saignements
Trouvez tout d'abord la cause des saignements. Retirez la plume si le sang provient de la rupture de certaines d'entre elles (voir début de ce paragraphe). N'utilisez pas de poudres cicatrisantes sur les follicules (= origines) des plumes. Utilisez du coton ou un tissu trempé dans la solution. Appuyez sur la blessure 2 minutes.

Pour plus d’information

Consultez les sites de la LPO et de Ornithomedia.com.

lundi 28 juin 2010

Vidéo chants d'oiseaux

Même pour un ornithologue amateur, reconnaitre les oiseaux par leur chant n'est pas chose aisée.
C'est pourtant souvent la meilleure manière, voire la seule possible pour répertorier les espèces présentes sur un site.
Dans le cadre des sorties d'observation récréatives, c'est une activité ludique et complémentaire à l'observation visuelle de nos amis ailés.

Pour s'entrainer, vous pouvez acheter un disque spécialisé.
Voici deux vidéos qui constituent aussi une bonne manière d'apprendre l'identification des chants.
Si vous voulez apprendre et progresser en ce domaine, je vous conseille de ne pas vous en tenir là car il existe plusieurs variantes de chant et de cris pour une même espèce. Variez les supports d'écoute et surtout allez sur le terrain écouter les vrais oiseaux !

En attendant, voici les vidéos :

Mon avis

Agréables et bien faites, elles permettent déjà de passer un moment agréable à leur vision et leur écoute.
Elles sont un bon complément aux disques que vous pouvez trouver à la boutique LPO par exemple.

mercredi 26 mai 2010

Destruction de nids d'hirondelles et de martinets : la biodiversité en danger

Comme chaque année, de nombreux appels signalent à la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) des destructions illégales de nids d’hirondelles et de martinets.
La protection de ces oiseaux a pourtant été confirmée par un arrêté datant du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Cette mortalité intentionnelle s’ajoute à celle, naturelle et regrettable, que connaissent actuellement les hirondelles, dans de nombreuses régions de France, en raison des chutes de neige.

Des chutes de neige tardives en Auvergne, en Dordogne et dans le Limousin, entraînent actuellement une mortalité exceptionnelle des hirondelles, notamment des adultes en train de couver, qui souffrent du froid et ne trouvent plus d’insectes pour se nourrir, et par voie de conséquence, des premiers jeunes. La LPO et son réseau ont déjà reçu plusieurs dizaines d’appels pour signaler ce type de cas. Ce phénomène est un épisode temporaire et naturel, qui cessera avec la remontée des températures. Il en est bien autrement de la destruction illégale des nids !

En effet, si nous sommes nombreux à guetter le retour de migration des hirondelles et des martinets, pour certains, ces oiseaux constituent une gêne, en raison des salissures que leurs déjections peuvent laisser sur les façades des maisons, des immeubles, dans les dépendances ou les étables où ils viennent nicher. Pour régler le problème, ils détruisent alors leurs nids ! D’autres nids sont réduits à néant au cours de travaux d’entretien d’immeubles ou de réhabilitation de quartiers, réalisés par certaines administrations publiques, qui sont pourtant sensées connaître la loi protégeant ces oiseaux !

En effet, toutes les espèces d’hirondelles, des plus communes au plus rares, sont protégées par la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature, aujourd’hui codifiée par le code de l’environnement et un récent arrêté ministériel datant du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Les martinets sont également protégés par la loi de 1976. Il est donc interdit de porter atteinte aux individus, à leurs nids et à leurs couvées. Dans le cas des hirondelles, par exemple, tout auteur d’une infraction est passible d’une amende de 9 000 euros et d’une peine d’emprisonnement de six mois.

Pourtant, des solutions existent pour faciliter une cohabitation harmonieuse de l’homme avec ces oiseaux. Afin d’éviter les salissures sur les façades, il suffit de placer de petites planchettes en-dessous des nids, ces dernières pouvant également éviter aux jeunes de tomber au cours du nourrissage. Pour la rénovation des bâtiments, il est préférable d’entreprendre les travaux de septembre à mars, en dehors de la saison de nidification qui s’étend d’avril à fin août.

Malgré toutes ces précautions, si vous êtes témoin d’atteintes portées à ces oiseaux, vous pouvez agir directement :

  • Dans un premier temps, vous pouvez intervenir auprès des personnes responsables en tentant de les sensibiliser à la sauvegarde des nids.
  • Si ces personnes ne se montrent pas coopératives ou s’il y a urgence, vous pouvez alerter l’ONCFS (Office nationale de la chasse et de la faune sauvage), la police ou la gendarmerie nationale. Seuls ces organismes assermentés peuvent dresser un procès verbal d’infraction.
  • Vous pouvez également vous adresser à la LPO qui pourra tenter une démarche amiable à vos côtés, et, le cas échéant, se porter partie civile.

La protection de ces fragiles oiseaux migrateurs participe d’une action citoyenne. Il appartient donc à chacun de nous, sur la base d’une démarche simple et concrète, d’être vigilant et de veiller à la sauvegarde de ces ambassadeurs du printemps. Il est également du devoir de l’Etat, en cette année de la biodiversité, de faire appliquer la loi !

Source : communiqué LPO

mardi 18 mai 2010

Conférence Natureparif le 18 mai : Les oiseaux nicheurs de Paris

Le mardi 18 mai, de 18h à 20h
Dans les locaux de Natureparif, au 84 rue de Grenelle – 75007 Paris
Cette conférence sera animée par :

Guilhem LESAFFRE – Président du Centre Ornithologique d’Île-de-France (CORIF)
Frédéric MALHER – Professeur agrégé de sciences naturelles, Vice-Président du CORIF

A l’occasion de la sortie de l’ouvrage « Oiseaux nicheurs de Paris – Un atlas urbain », Natureparif a le plaisir d’inviter le public à la rencontre « Oiseaux nicheurs de Paris et d’Île-de-France »

L’Île-de-France, un désert ornithologique ?
Paris, un havre pour pigeons et moineaux seulement ?
Tout le monde se doute que ces poncifs sont faux, mais que sait-on exactement sur les oiseaux qui nous entourent ?
Il n’est pas aisé de répondre à cette question finalement simple… La méthode la plus appropriée est celle de l’atlas : on divise le territoire à étudier par un quadrillage de taille appropriée et on détermine la liste des espèces présentes dans chaque carré. On obtient donc une carte par espèce et une carte de la richesse du territoire…

A Paris, ce travail a été effectué par 60 bénévoles pendant 4 ans (2005-2008), menant à la parution, fin avril 2010, de l’atlas « Oiseaux nicheurs de Paris - Un atlas urbain » (F. Malher, G. Lesaffre, M. Zucca et J. Coatmeur - CORIF/ Delachaux et Niestlé). 60 espèces ont été trouvées nicheuses sur les 87 km² de Paris intra-muros, soit une variété équivalente à celle d’autres capitales européennes (Londres, Bruxelles). Si certaines découvertes étaient attendues (l’Epervier d’Europe a commencé à nicher dans certains parcs parisiens), d’autres ont été de réelles surprises : le Martin-pêcheur nichant dans un quai de la Seine était totalement inattendu !


Ce travail a également commencé en 2009 à l’échelle de la région, dans le cadre de l’atlas national piloté par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) et coordonné régionalement par le CORIF. Dans ce cas, il s’agit d’arpenter plus de 120 carrés de 100 km² pour y inventorier les espèces communes et les plus rares, les hirondelles rustiques comme les guêpiers d’Europe, les corbeaux freux comme les oedicnèmes criards. Cela permettra en particulier de faire le point sur l’état de conservation des espèces de milieux agricoles, très touchées ces dernières décennies par l’évolution des modes de culture.

Guilhem LESAFFRE, président du CORIF et auteur de nombreux ouvrages d’ornithologie, et Frédéric MALHER, qui a coordonné le travail de réalisation de l’Atlas de Paris, présenteront, au cours d’un exposé illustré en particulier de nombreuses photos de l’atlas parisien, les méthodes et les principales conclusions de ces 2 exemples de travaux d’évaluation de la Biodiversité aviaire.

Mon avis

Les conférences gratuites de Natureparif sont très intéressantes.
Celle-ci ne devrait pas déroger à la règle...

lundi 10 mai 2010

Le 23 mai, la LPO invite le grand public à compter les oiseaux des jardins

En 2004, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) lançait une enquête de science participative bisannuelle pour les propriétaires de Refuges. Pour la première fois cette année, cette enquête s'adresse au grand public qui est invité, le 23 mai prochain, à compter les oiseaux du jardin pendant une demi-heure le matin. Objectif : évaluer la richesse écologique de nos jardins et effectuer un suivi des populations d'oiseaux communs.

Avec plus de 17 000 créations depuis le début du programme (1912), et 7 500 actifs aujourd'hui, le réseau des Refuges LPO, le premier de « Jardins de nature » en France, représente une formidable opportunité de collecter des données naturalistes sur l'ensemble du territoire national.

C'est pourquoi, la LPO a lancé en 2004 une enquête de science participative bisannuelle intitulée « Enquête patrimoniale des oiseaux communs » à destination des propriétaires de Refuges, chargés de comptabiliser les espèces présentes dans leur refuge.

Depuis, l'opération connait un franc succès avec une participation moyenne de 2 500 personnes par session.

En 2008, l'enquête, réalisée dans plus de 1 800 Refuges, a permis d'observer 65 000 individus et 13 000 couples nicheurs, et d'identifier en tout 171 espèces d'oiseaux (contre 157 en 2006), soit plus de la moitié de celles présentes en France en période de nidification (350).

Pour l'édition 2010, c'est le grand public dans son ensemble qui est invité à observer les oiseaux des jardins, le 23 mai prochain, pendant une demi-heure le matin. La date choisie correspond à la pleine période de nidification pour les oiseaux et l'observation matinale, à leur pic d'activité.

Pour participer, rien de plus simple : il suffira de se connecter sur le site Internet de la LPO (http://enquetes2010.lpo.fr/) pour consulter un mini-guide d'identification permettant de reconnaître les oiseaux les plus communs des jardins (une quarantaine) et de compléter un formulaire de comptage indiquant les effectifs de chaque espèce identifiée.

Ce suivi offrira, année après année, des informations précises sur l'évolution des populations d'oiseaux communs et permettra d'identifier les espèces prioritaires pour lesquelles des mesures de conservation concrètes pourront être mises en place par la LPO. Alors, le 23 mai prochain, participez au comptage des oiseaux des jardins !

Téléchargez dès maintenant, la fiche terrain de comptage et le mini-guide d'identification des oiseaux.

mercredi 14 avril 2010

Hirondelles, le retour…

Tous les ans, heureusement, le même phénomène.
Depuis deux semaines , je lève le nez, comme toujours en marchant, et je peux m’en réjouir, les hirondelles sont de retour.

Je n’en ai vu que deux ou trois à la fois, pas plus.
Ce sont les premières.
Du moins j’espère que les autres suivent et que notre ciel les verra nombreuses.
Un peu plus précoces que l'année dernière, elles sont là.

Le doute… chaque année… Vont-elles revenir ? Ou alors moins nombreuses ?
On sait que les migrateurs font l’objet de difficultés et l’année dernière je n’ai pratiquement pas vu d’hirondelle en Essonne, seulement des martinets.

Au printemps, les hirondelles et les martinets se retrouvent sans nid à leur retour de migration. En cause : la destruction volontaire et illégale de leurs nids pour éviter les salissures sur les façades et permettre l’avancée de travaux sur les bâtiments. Pourtant, ces espèces sont strictement protégées par la loi.

Outre la destruction des nids, une autre menace pèse sur les hirondelles : la raréfaction de sa nourriture unique, les insectes volants, par l'utilisation des pesticides en agriculture, mais aussi la destruction des haies et le drainage des zones humides.

Agir pour la protection des hirondelles : une démarche citoyenne...

Consultez la fiche LPO.

lundi 15 février 2010

LPO : Opération Ortolan

Dans les Landes, Allain BOUGRAIN DUBOURG, président de la LPO, les membres de la LPO Aquitaine et de la SEPANSO Landes ont visité ce dimanche matin 30 août de nombreuses installations illégales de capture de Bruant ortolan, espèce protégée. Ils ont procédé à la libération de plusieurs dizaines d‘oiseaux prisonniers des « matoles » et ont neutralisé plus de 200 pièges.

Il faut savoir que le Bruant ortolan est une espèce nicheuse en déclin dans tous les pays d’Europe (Belgique, Pays-Bas, France, Italie, Allemagne, Autriche…) sauf en Pologne, Bulgarie et pays baltes.

Les prélèvements effectués en France par cages pièges, appelées localement matoles, et pratiqués dans les Landes de la mi-août à fin septembre, sont de 30.000 voire 50.000 oiseaux selon les années, soit l’équivalent des populations nicheuses du Benelux, de l’Allemagne, du Danemark, de la Tchéquie, de l’Autriche et de la Slovaquie réunies, d’où sa protection officielle par arrêté ministériel du 5 mars 1999.

Voilà maintenant 4 ans que la LPO s’investie sur le terrain pour dénoncer la situation de tolérance établie entre l’administration et les braconniers sans résultat concret. Malgré les promesses faites par le Ministère de l’Ecologie pour mettre un terme à cette situation, seuls huit procès verbaux ont été dressés l’année dernière alors que le nombre de braconniers est évalué à plus de 1200. Aujourd’hui, les équipes de la LPO constatent que la situation reste inchangée.

En cette année mondiale pour la biodiversité, la LPO demande que l’Etat assure fermement son rôle de lutte anti braconnage, en espérant que le dossier ortolan ne traînera pas en longueur comme celui des tourterelles du Médoc (l’Etat a fermé les yeux sur ce braconnage pendant plus de 20 ans…).

Pour plus d’information

http://www.lpo.fr

lundi 25 janvier 2010

N'oublions pas d'aider les oiseaux en hiver

La LPO nous rappelle que l'hiver est la saison la plus meurtrière pour les oiseaux qui résistent moins bien au froid en raison du manque de nourriture et de boisson.

En hiver, c’est le manque de nourriture que les oiseaux redoutent, davantage que le froid. Toute la journée, ils partent en quête d’une nourriture qui se raréfie alors que leurs besoins en énergie pour maintenir leur température corporelle constante (cette dernière se situant entre 40-42°C) s'accroissent. Leur quête est freinée par l’apparition de la neige et du verglas, qui masquent les ressources alimentaires, et les jours plus courts, qui laissent moins de temps pour trouver leur ration quotidienne.

Pourtant, pour favoriser la survie des oiseaux de nos jardins, des gestes simples existent. Pour leur permettre de se désaltérer et se baigner (l’entretien du plumage est primordial pour lutter contre le froid), nous vous invitons à leur fournir un abreuvoir, hors d’atteinte des prédateurs. Vous veillerez à renouveler l’eau deux fois par jour et à la maintenir libre de glace en ajoutant simplement et uniquement de l’eau tiède.

Pour les aider à se nourrir, vous pouvez installer des mangeoires dans votre jardin ou sur un appui de votre balcon, hors d’atteinte des chats. Ces distributeurs, qui peuvent être achetés (la LPO propose ces produits sur sa boutique en ligne : http://www.lpo-boutique.com) ou facilement fabriqués doivent être régulièrement nettoyés afin de limiter la propagation des maladies. Ils doivent également maintenir la nourriture à l’abri de l’humidité et des intempéries.

Les oiseaux ont besoin d’aliments riches en hydrates de carbone et en graisse, afin d’élaborer des réserves de lipides indispensables pour résister aux longues et froides nuits d’hiver. Il convient donc de placer la nourriture de préférence le matin de bonne heure et le soir avant qu’ils se rassemblent en dortoir. Cependant, vous ne devez leur donner à manger que pendant la période sensible, à savoir de fin novembre à fin mars, afin que leur comportement naturel soit respecté.

Au menu des mangeoires

Les meilleurs aliments
- Mélange de graines : le mélange optimal étant composé de tournesol noir, cacahuètes non salées et maïs concassé ;
- Pain de graisse végétale simple ;
- Pain de graisse végétale mélangé avec des graines, fruits rouges ou insectes ;
- Graines de tournesol (non grillées et non salées), si possible non striées, les graines noires sont meilleures et plus riche en lipides ;
- Cacahuètes (non grillées et non salées) ;
- Amandes, noix, noisettes et maïs concassés (non grillés et non salés) ;
- Petites graines de millet ou d'avoine ;
- Fruits décomposés (pomme, poire flétrie, raisin).

Les aliments à donner en petites quantités seulement
- Lard, suif, saindoux ;
- Margarine, végétaline ;
- Pâtée pour chat ou chien, excellent substitut aux insectes ou vers;
- Croûtes de fromage (souvent trop salée) ;
- Miettes de pain, biscottes ou gâteaux ;
- Pomme de terre, pâtes ou riz cuits.

Les aliments à ne pas donner
- Biscottes, pain sec, noix de coco desséchée, riz cru et restes de pâtisseries ;
- Le lait qui n’est pas digéré par les oiseaux (seuls les dérivés cuits comme le fromage peuvent l’être) ;
- Les larves de mouches (asticots) qui risquent de perforer leur estomac ;
- Les graines de ricin ou lin qui sont toxiques pour les oiseaux.

Et puisque la nourriture artificielle ne suffit pas, il est important de préserver une végétation indigène, source d’insectes, de fruits et de baies, comme le préconise le programme Refuge LPO.
Si vous souhaitez mener, toute l’année, une action concrète et simple pour aider la nature et les oiseaux.
Si vous voulez participer au quotidien à la protection de la vie sauvage sur votre terrain et favoriser l'environnement en adoptant chez vous des gestes éco citoyens, vous pouvez rejoindre notre réseau de Refuges LPO.
Tout terrain, petit ou grand, parc ou jardin, garrigue ou forêt, en ville ou à la campagne, sur lequel le propriétaire s'investit en faveur de la préservation de la nature, peut recevoir cet agrément de la LPO.
Depuis la création du réseau, plus de 15 000 Refuges ont vu le jour sur plus de 35 000 hectares.

Pour plus d’information

Lisez le dossier de presse « S.O.S. oiseaux en hiver »
Consultez l'espace Refuges LPO.

lundi 4 janvier 2010

Témoignage Erika : « On n'a sauvé que 20 % des oiseaux »

Naufrage de l'Erika, dix ans après. Olivier Dian s'est occupé du centre de transit médicalisé des oiseaux mazoutés des Sables.
La bonne volonté n'a pas compensé le manque d'expérience.


Olivier Dian, au premier plan, dans le centre de soins installé dans les locaux de l'ancienne Mapo.
Photo : Archives Ouest-France

Je suis arrivé en Vendée le 20 décembre pour donner un coup de main. J'avais suivi un stage de démazoutage d'oiseaux au centre de l'Île Grande de la LPO (ligue pour la protection des oiseaux). J'ai proposé mes services à la LPO.

La Ville des Sables mettait à disposition les locaux de la Mapo pour y installer un centre de transit. Depuis le naufrage de l'Erika, les oiseaux ramassés sur les plages passaient par le local de l'Adev (association de défense de l'environnement en Vendée) à L'Ile-d'Olonne qui a dû gérer le pic des arrivages. Les oiseaux étaient ensuite aiguillés vers l'école vétérinaire de Nantes ou le centre de soins de La Rochelle. Pour toute la côte vendéenne, il y a eu deux centres de transit médicalisés de mis en place, l'autre étant à Noirmoutier.

On prenait tout

Le centre a ouvert début janvier. Dans la plus totale improvisation. On n'avait pas de matériel. C'était le système D. Heureusement, un vétérinaire sablais, Dirk Verheyen, nous a apporté le nécessaire et a appris les techniques d'injection et de gavage aux bénévoles. Il venait régulièrement, deux à trois fois par semaine. Des gens passaient également nous voir pour nous faire des dons. Au lieu de prendre l'argent, on leur faisait une liste de matériel et de nourriture et on leur demandait d'aller les acheter.

Le centre a fonctionné pendant trois mois pleins, jusqu'à 20 heures par jour avec entre 4 à 6 personnes pour donner les premiers soins aux oiseaux mazoutés. On a traité en majorité des guillemots de Troïl et des fous de Bassan. On a reçu aussi des plongeons, des macreuses, des martins-pêcheurs. En tout, entre 25 et 30 espèces d'oiseaux ont transité par le centre.

Le problème, c'est qu'on manquait d'expérience. Il n'y a pas eu de tri initial. On prenait tout ce qu'on nous amenait des plages, même les oiseaux qui n'avaient aucune chance de survivre. On faisait tout dans l'urgence. Il y avait beaucoup de bonne volonté mais pas assez de savoir-faire. Ainsi, on ne savait pas que le plongeon est cardiaque et qu'il faut éviter de le manipuler. On a mis les oiseaux dans des cartons pour être transportés en camionnette à La Rochelle. À l'arrivée, les trois-quarts étaient morts. Les fous de Bassan, quand ils étaient relâchés, étaient trop faibles pour voler. Or, pour se nourrir, ils doivent voler afin de plonger...

Au bout du compte, l'expérience a été enrichissante mais décevante par le résultat. Il y a eu moins de 20 % d'oiseaux de sauvés en Vendée (1), par manque de moyens et de pratique. Je pense qu'on ne ferait pas mieux aujourd'hui si ça se reproduisait. Rien n'a été fait depuis. On devait créer le diplôme de sauveteur en environnement. Ça a été oublié.

(1) Les deux centres vendéens ont traité 24 805 oiseaux. 20 231 sont morts.



%

Source : http://www.lessablesdolonne.maville.com d'après Ouest-France

Lire aussi

http://www.littoral85.com/1erika_pollutions.htm

Mon avis

Un témoignage poignant.
La bonne volonté et l'argent ne peuvent pas tout faire.
Le remarquable travail permanent des centres de soin et de sauvetage non plus.
S'il était possible de former d'avantage de bénévoles au tri des oiseaux qui offrent les meilleures chances de survie, s'il était possible de provisionner du matériel. S'il était possible de mettre en place une organisation pour dispenser les soins et acheminer les oiseaux. S'il était possible de faire tout cela en préparation d'une prochaine catastrophe dont nous ne sommes malheureusement pas à l'abrit.


dimanche 15 novembre 2009

Les lignes électriques tuent des millions d'oiseaux

Chaque année des millions d'oiseaux meurent, le crâne fracassé contre des lignes aériennes électriques ou foudroyés, mais sous la pression des associations de protection de la faune, les opérateurs du réseau prennent désormais le problème au sérieux.

Parmi les victimes on compte plusieurs espèces de rapaces menacées, aigle de Bonelli, vautour percnoptère, balbuzard pêcheur, cigogne blanche ou noire, gypaète barbu ....


Depuis plusieurs décennies, la LPO lutte pour limiter l’impact des lignes électriques aériennes, cause d’électrocution et de percussion pour de nombreux oiseaux, et en particulier pour les rapaces. Travailler avec EDF et RTE permet d’envisager des actions concrètes à mettre en place pour les protéger de cette menace.

La LPO s’est positionnée en 2001 pour la mise en place d’un réseau d’échanges entre elle, EDF, RTE et FNE. La mise en place du Comité national avifaune (CNA) valide en 2002 cette volonté et une convention-cadre entre EDF, RTE, LPO et FNE, signée en février 2004, définit les orientations de travail suivantes :
- Matérialiser le travail du CNA par un plan d'action pluriannuel.
- Actualiser la cartographie des zones sensibles du point de vue de l’avifaune.
- Actualiser et tenir à jour l'état des lieux des pratiques et équipements disponibles en France et à l’étranger.
- Favoriser les relations de travail au quotidien.

Depuis huit ans, des progrès ont été faits même s'ils sont difficilement quantifiables, reconnaît Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO mais "on reste dans l'urgence".
"Un gypaète barbu foudroyé, ce n'est pas acceptable", s'est-il indigné, faisant allusion à un accident récent survenu dans les Pyrénées concernant ce rapace nécrophage, une espèce rare et particulièrement menacée en France et en Europe.
"Il faut accélérer la démarche", a-t-il lancé, en se réjouissant que "les méchants d'hier puissent devenir les gentils de demain".

Quelles sont les mesures possible ?
Pour le réseau à haute tension, "le risque de collision est le plus fréquent", a souligné le président du directoire de RTE, Dominique Maillard.
Des dispositifs ont été mis en place pour rendre les lignes plus visibles - des balises orange ou blanc en forme de spirales en tire-bouchon ou des silhouettes de rapaces faisant également office d'épouvantail pour d'autres espèces. Des gaines colorées peuvent également être installées.

Mais ce n'est pas infaillible, la nuit, ou par temps de brouillard, les balises sont inefficaces, et les oiseaux finissent pas s'habituer aux silhouettes.
Sur les lignes à basse ou moyenne tension, certains oiseaux de grande envergure peuvent s'électrocuter en touchant simultanément de leurs ailes un conducteur (la ligne) et une masse (le poteau).

Des capuchons isolants peuvent être posés sur les têtes de ligne dans les régions où l'avifaune est la plus riche.

Une solution plus radicale est l'enfouissement des lignes, mais elle serait trop coûteuse pour être étendue à l'ensemble du territoire français.
Le réseau français de basse et moyenne tension s'étend en France sur 1,2 million de kilomètres, dont 400.000 kilomètres en aérien.
Aujourd'hui, ERDF enfouit la quasi totalité des réseaux neufs. Dans certains cas, les lignes existantes peuvent être enterrées, comme en Camargue, en 2007, pour protéger le Flamand rose, ou dans le cirque de Navacelle dans les Pyrénées en 2008, lieu d'habitat de l'aigle royal.


Attention, danger !

Mon avis

Les lignes électriques constituent un danger bien plus important que les éoliennes pour lesquelles les associations ont adopté une position favorable. RTE fait la promotion de ses lignes en disant que les naturalistes considèrent qu'elles peuvent constituer des corridors de biodiversité. Et le s'engouffrer dans la perspective de la « trame verte et bleue » qui est très à la mode depuis le Grenelle de l'Environnement.
Je considère personnellement qu'il y a là une imposture. Non, ces alignements de poteaux et des centaines de milliers de kilomètres de câbles ne sont pas favorables au milieu naturel.
Il est bien et nécessaire d'agir pour en réduire les effets négatifs pour la faune, mais de là à en vanter des vertus supposées !

vendredi 30 octobre 2009

Les oiseaux des sept iles

La réserve des sept iles est située au large de Perros-Guirec, en Côtes d'Armor.
Créée en 1912 par la LPO, elle est une des réserves naturelles les plus importantes de France et la colonie d'oiseaux de mer la plus conséquente.

En fait de sept, la réserve est constituée de cinq iles :
- L'Île Bono (21,6 ha)
- L'Île Plate (5 ha)
- L'Île aux Moines (9,4 ha)
- L'Île Malban (1,2 ha)
- L'Île Rouzic (3,3 ha)
- L'Île aux Rats (0,2 ha)
- et de divers îlots et récifs : Les Cerfs , Les Costans,

L'île aux Moines est d'être la seule île de l'archipel à posséder de l'eau douce en permanence. Elle est la seule qui se visite. Elle abrite son phare et son fort.
En 1912, la Société des Chemins de Fer de l'Ouest organise des safaris dont l'objet est de tirer les macareux moines qui colonisent les Sept-Îles. En 2 ans, leur nombre passe ainsi de 20 000 à 2 000 oiseaux.
Une poignée d'amoureux de la nature s'en émeut et obtient que la chasse des oiseaux soit officiellement interdite sur l'archipel.
La première réserve ornithologique privée est créée cette même année sous le nom de Site naturel protégé, qui devient en 1976 Réserve naturelle.
Les protecteurs des oiseaux créèrent ainsi la LPO...

Ces quarante hectares de terre sauvage réunissent 12 des 18 espèces d'oiseaux marins du littoral français.
22000 couples nicheurs offrent un spectacle formidable !



Fou de bassan


Macareu moine (il devint l'emblème de la LPO)


Fulmar boréal


Guillemot, Cormoran, Pingouin torda


La réserve naturelle héberge aussi un groupe d'une vingtaine de phoques gris.

Pour observer tout ce beau monde, une seule solution : le bateau.


La LPO organise des observations en juillet et aout à bord d'une vedette des sept iles


Un voilier traditionnel : "Sant Guirec"


Les vedettes des sept iles

En ce qui nous concerne, début septembre, seule la troisième possibilité était accessible.
Après une longue hésitation, craignant une sortie 'toutou", nous nous sommes lancés afin de ne pas quitter la région sans approcher les oiseaux...


Les sept iles vues depuis le continent. Photo Gilles Héluin


Par temps agité, même en vedette à moteur, ca secoue un peu... Photo Gilles Héluin


En arrivant l'ile au Moine nous protège un peu, le bateau se calme. Photo Gilles Héluin

Nous avons eu la chance de voir les phoques nager !
Pour les photographier, c'est presque aussi difficile que pour Nessy...
Certaines fois, c'est mieux encore, quand il sont sur les rochers, nous n'avons pas eu cette chance.


L'autre côté de l'ile au Moine avec son phare et son fort, la seule où l'on peut débarquer. Photo Gilles Héluin


Accueil par les cormorans. Photo Gilles Héluin


Quelques fous de bassan nous survolent. Photo Gilles Héluin


Photo Gilles Héluin


Photo Gilles Héluin


L'ile Rouzic se profile... Photo Gilles Héluin


Ces points blancs sont visibles depuis le continent, comment penser de loin que ce sont des oiseaux ? Photo Gilles Héluin


Un monde fou (c'est le cas de le dire), incroyable ! .Photo Gilles Héluin


Photo Gilles Héluin


Photo Gilles Héluin


Photo Gilles Héluin


Au revoir... Photo Gilles Héluin

Mon avis

Nous n'avons pas été déçus par l'équipage de la vedette, accueil et commentaire simple et bien posé, commentaires et explications ornithologiques très accessibles et argumentées, on sent que l'équipage aime sa région et ce qu'il fait.
Nous n'avons pas eu l'impression d'être des touristes moyens...
Évidemment c'est peut être différent en pleine saison touristique.
En juillet/août nous aurions choisi une sortie avec la LPO ou le voilier traditionnel.

Pour plus d’information

Station LPO de l'Ile grande :
http://www.lpo.fr/reseau/ile-grande/
http://www.lpo.fr/comm/doc/ddpIlegrandeetStationLPO2005.pdf

jeudi 23 juillet 2009

Flamants en Camargue

Chantal Jouanno assistera ce jeudi 23 juillet, en présence d’Allain Bougrain-Dubourg au baguage des flamants roses de l’étang du Fangassier au cœur de la Camargue.

En 2008, près de 600 poussins de cette espèce ont ainsi pu être bagués afin de suivre leurs déplacements autour de la Méditerranée mais aussi de connaître leur durée de vie, leur fréquence de reproduction et leur site de nidification.

En 2007, plus de 26 300 lectures de bagues avaient été réalisées dans plus de 15 pays. Près de 11 600 oiseaux avaient été réobservés dont 43% bagués en Camargue.

En 2007, aucune naissance de flamant n’avait été observée en Camargue.
L'étang du Fangassier (au cœur des salins) n'avait pas pu être mis en eau à cause du conflit qui avait opposé les Salins du midi aux salariés de l’entreprise.
Confrontés à un plan de réduction d’effectif sévère, les salariés avaient entrepris, en mars, une série d’action et de grève. Du fait des arrêts de travail, la production de sel et le pompage de l’eau associé n’avaient pas eu lieu ce printemps et l’assèchement des salins avait bloqué la reproduction des flamants qui font leur nid sur des buttes dans les marais.
Bilan : les 4000 à 8000 œufs habituels n'ont pas pu éclore en Camargue en cette année 2007.

Depuis, L'étang du Fangassier a été cédé au Conservatoire du Littoral qui en assure maintenant la gestion et les Flamants ont repris leurs habitudes !

Pour plus d’information

Voir le site de la Tour du Valat Visitez le site du parc naturel régional

Quelques photos par la Tour du Valat


Confection des nids artificiels sur l'îlot du Fangassier en Camargue


Crèche sur l'étang du Fangassier en Camargue

dimanche 19 juillet 2009

Plainte pour destruction d'un site de nidification d’outardes canepetières

Plusieurs associations de protection de l'environnement ont porté plainte suite à la destruction d'un site de nidification d’outardes canepetières, oiseaux dont l'espèce est menacée d'extinction.

Le Centre ornithologique du Gard (Co Gard), Nature et citoyenneté Crau Camargue (NACICCA), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) et Languedoc-Roussillon nature environnement (LRNE) ont porté plainte après l'inauguration d'un lotissement dont la construction a engendré la destruction d'un site de reproduction d’outardes canepetières. Ce chantier avait pourtant été qualifié d'"exemplaire" sur le plan environnemental.

La population d'outardes canepetières a diminué de près de 90 % ces trente dernières années et figure sur l’arrêté national du 9 juillet 1999 relatif aux espèces menacées d’extinction. Il n'y aurait aujourd'hui plus que 2000 oiseaux en France. Depuis les années 90, l'outarde fait l’objet de plans de restauration européens et nationaux.

Le lotissement qui a provoqué la destruction d'un site de nidification se situe à proximité de la Zone de protection spéciale (ZPS) "Costière nîmoise" désignée Natura 2000 et les associations écologistes estiment que cette destruction est le fait d'une négligence et de manquements aux procédures d’évaluation environnementale.

La compensation pourtant obligatoire, notamment par l'acquisition d'un site de remplacement, d'une telle destruction n'a pas été mise en place par les constructeurs et les associations plaignantes espèrent lancer l'alerte afin d'éviter que d'autres projets identiques ne soient à nouveau à l'origine de la destruction de zones protégées.

Source : maxisciences

Fiche d’identité de l'outarde canepetière


Poids : 0,7 à 1 kg
Taille : 40 à 45 cm
Envergure : 1,05 à 1,10 m
Alimentation : végétaux et invertébrés
Habitats : steppes, pâtures, mosaïque de cultures avec milieux herbacés
Reproduction : 2 à 4 oeufs pondus de mi-mai à fin juillet, incubation pendant 21 jours, indépendance des jeunes probablement après la première migration
Statut : Espèce protégée (liste rouge)

Pour plus d’information sur l'outarde

http://www.lpo.fr/dons/outarde2007/index.shtml


Petites outardes

dimanche 14 juin 2009

Le marais Breton vendéen et ses oiseaux

Le Marais breton Vendéen s'étend sur 45.000 ha comprenant un réseau de canaux (étiers), des prairies humides et des polders d'une grande richesse biologique. Il s'étend du nord au sud des communes de Les Moutiers-en-Retz à Saint-Gilles-Croix-de-Vie sur le littoral et de Machecoul à Challans dans les terres, à l'est.


À l'origine, la zone faisait partie d'une ancienne grande baie recouverte par l'océan (la Baie de Bretagne). Des nombreuses îles parsemant cette baie, seule l'île de Noirmoutier est encore entourée par la mer. Bouin, Beauvoir-sur-Mer, Sallertaine sont d'anciennes îles aujourd’hui rattachées au continent.

Une semaine dans la région nous a permis de découvrir un site naturel magnifique où se côtoient des marais à vocation agricole, ostréicole et salicole

Cliquez sur les photos pour les agrandir...



Si vous aimez les traditions, je vous encourage à visiter l’écomusée du Daviaud, qui vous présente la vie des habitants du pays dans des bâtiments traditionnels

La côte, au nord de Bouin vous offre un très beau point de vue sur des pêcheries



Bien sûr, pas question de venir en un tel endroit sans ses jumelles afin de voir de plus près les habitants ailés du coin


Aigrette garzette


Avocettes


Héron cendré


Echasse blanche


Courlis cendré



Un spectacle magnifique, en ce moi de mai, période de reproduction pour les mouettes et les sternes


Mouettes mélanocéphales


Sternes caugek


Sternes caugek


Sternes caugek



Les oiseaux nicheurs offrent vraiment un spectacle fabuleux !

Mouettes rieuses à Bouin

Sternes au polder de Sébastopol – Noirmoutier


Pour plus d’information sur l’observation des oiseaux dans le marais breton

Consultez le site local de la LPO: http://vendee.lpo.fr/sites/maraisbreton.htm

Pour identifier es oiseaux des marais, la LPO a édité deux planches très utiles :


Les oiseaux du marais au printemps


Les oiseaux du marais en automne/hiver


Ecoutez l'ambiance de l'ancien temps du marais breton




Mon avis

Si vous aimez le calme, la nature et les oiseaux marins, cette région est idéale hors saison.
L’écomusée du Daviaud est vraiment à voir avec son site naturel, sa saline en exploitation, ses films courts et instructifs, ses expositions très bien faites et animées.
Les marais et les marais salants du continent et de l'ile de Noirmoutier sont des écosystèmes remarquables et très agréables pour la petite randonnée.
Au niveau ornithologie, même si les espèces sont plus nombreuses en automne, il y a fort à voir et la période de reproduction des mouettes et des sternes en mai donne l'occasion d'une très beau et animé spectacle.

Photos et vidéos © Gilles Héluin

mardi 2 juin 2009

L’accenteur mouchet

On le confond facilement avec un moineau vu son plumage et sa taille. Discret, furtif, il se déplace beaucoup au sol. Il visite rarement la mangeoire, préférant se délecter des graines que les autres oiseaux font tomber. Il reste peu de temps dans le périmètre de vision, pour l’admirer il faut être là au bon moment.

accenteur.mouchet.as.1.jpg

L'accenteur mouchet raffole des broussailles, des haies, des boqueteaux, des sous-bois denses, les boisements de résineux dans certaines régions. Il vit en plaine et en montagne, jusqu'à 2000 mètres d'altitude. On le rencontre dans les jardins, petits ou grands, mais ses habitudes discrètes rendent cependant sa détection parfois difficile.

L'accenteur mouchet se nourrit principalement de petits insectes (coléoptères, mouches, chenilles ou encore araignées) et en hiver il mange presque uniquement des baies et des graines. Il apprécie aussi les vers.

Cet oiseau possède la taille d'un rouge-gorge, mais il a un bec plus fin et une silhouette plus élancée. Il rappelle également le moineau domestique par son dessus brun rayé. il est d'ailleurs souvent confondu avec ce dernier en raison de sa coloration et de sa familiarité.

Son nid est placé à moins d'1,5 m du sol dans un buisson ou un arbuste, (souvent un petit conifère). Il se compose de mousse et d'herbes sèches, avec un soubassement de quelques brindilles. L'intérieur est garni de crin, de sporanges, de mousses, d'herbes fines et rarement de plumes. La femelle couve 3 à 6 œufs turquoise vif pendant 13 à 14 jours.

accenteur.mouchet.jpg

L'accenteur mouchet n'est pas querelleur et accepte le voisinage de ses semblables même sur un espace restreint, particulièrement en hiver. A cette saison, il arrive que les mouchets s'appellent et se répondent pour garder le contact tout en s'évitant puisqu'ils sont individualistes. Ils semblent avoir adopté un principe, tout aussi valable pour les humains, à savoir que pour vivre durablement en paix avec les autres, il faut savoir garder un peu de distances !

Dernière précision, l'accenteur n'est pas très fidèle...

Le chant de l'accenteur :

Mon avis

J’aime beaucoup cet oiseau, l’accenteur mouchet. Cette année, nous avons de la chance, deux accenteurs fréquentent notre refuge LPO...

samedi 25 avril 2009

Les cigognes plus nombreuses en Charente qu’en Alsace

Les ornithologues de Charente maritime se réjouissent : leur département compte davantage de cigognes que le Bas Rhin en Alsace.

Il y a trente ans, les cigognes ne faisaient que survoler le département.

Le groupe Ornithologique d'Aunis et de Saintonge, installa les premières plates-formes artificielles dès 1978 et depuis, les oiseaux se sont installés.

A l’heure actuelle il y a plus de couples nicheurs sur des perchoirs naturels qu'artificiels. Au dernier recensement mi avril, le département comptait 245 couples.

Sur les 232 installés en 2008, 180 ont réussi à mener jusqu'à l'envol 514 jeunes. Ils ou elles - les petits - resteront trois ans sur leur site d'hivernation (l’Afrique) pour acquérir leur maturité sexuelle, avant de revenir former un couple et une famille dans leur région de naissance. La cigogne rejoint toujours le même nid.

Source : Sud Ouest.com

Voir aussi : le court reportage sur LCI en 2006. A l’époque la Charente était en seconde position après l’Alsace.

jeudi 16 avril 2009

Born to travel : la campagne pour les oiseaux migrateurs



Plus de 40% des oiseaux migrateurs qui transitent par l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe, ont vu leurs effectifs diminuer dans les 30 dernières années.
Sur ces 40%, 10% sont classés par BirdLife International dans la liste rouge de l’UICN comme étant "menacés d’extinction" ou "quasi-menacés".

Pour répondre à ce déclin inquiétant, BirdLife International lance une grande campagne que relaie la LPO, son représentant officiel en France, pour protéger les oiseaux migrateurs tout au long de leurs routes migratoires depuis l’Afrique jusqu’à l’Europe.

A l’image de la LPO et de son réseau d’associations locales en France, BirdLife International rassemble plus d’une centaine d’associations dans le monde, à raison d’un unique représentant par pays. Tous ensembles, ils forment une autorité décisionnelle sur les problématiques de protection des oiseaux, de sauvegarde de leurs habitats et sur leurs statuts d’espèces menacées. C’est ainsi BirdLife qui fournit à l’UICN le statut de conservation des oiseaux, en partie grâce aux données transmises par ses membres.

La campagne "Born To Travel" regroupe plus de 70 pays situés tout au long des routes migratoires depuis l’Afrique jusqu’en Eurasie. Elle débute le 21 mars et s’étend jusqu’à la fin de l’année 2009. Elle a pour but de sensibiliser le public sur les nouvelles difficultés auxquelles sont confrontés les oiseaux migrateurs depuis 30 ans et de l’impliquer dans les projets de conservation mis en place tout au long de la campagne.

Le développement de l’agriculture intensive, la surpêche, la pollution, la chasse illégale, la profusion des lignes hautes tension ou des éoliennes, la contamination des points d’eaux, la désertification, la sécheresse, la déforestation et les changements climatiques sont autant de facteurs qui, de l’Afrique à l’Europe, sont responsables de la diminution des effectifs de 40% des espèces migratrices.

Stopper le déclin des espèces d’oiseaux migrateurs et protéger leur incroyable destinée depuis l’Europe jusqu’en Afrique devient donc urgent. BirdLife International, au travers de cette campagne "Born To Travel", mettra en place des projets et des activités que la LPO relaiera tout au long de l’année 2009.

Le travail de chacun, tout au long des routes de migrations, donne l’espoir de voir planer encore longtemps le peuple migrateur au dessus de nos têtes.

Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO

Pour plus d’information

http://www.borntotravelcampaign.com/
http://www.lpo.fr/

Mon avis

Sans doute ma passion et ma tendresse particulière pour les oiseaux me rendent particulièrement sensible et réceptif à cette campagne.
Si vous n’êtes pas venu ici par hasard, regardez la vidéo en début de ce billet…
Comment ne pas avoir le cœur serré à l’idée que nous détruisons un peu plus chaque jour tout cela que la nature a si magnifiquement façonné…
Alors n’hésitons pas si nous pouvons contribuer, agir pour préserver les oiseaux, les migrateurs, la biodiversité !


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