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vendredi 20 juillet 2012

Trésor rouge


Julien Pfyffer
Editions dialogue
ISBN: 9782918135296

Est-il un poisson plus médiatisé que le thon rouge ? Sans doute pas et nous le devons à de célèbres ONG environnementales telles Greenpeace, WWF ou Sea Seapherd qui tirent depuis plusieurs années le signal d’alarme de la disparition de ce poisson emblématique de l’exploitation humaine des océans. Selon les scientifiques et les associations, le thon rouge serait menacé par l’appétit mondial suscité par la qualité réputée de sa chair, met de prédilection des japonais amateurs de poisson cru.

Mais cette espèce est-elle réellement menacée ?
Julien Pfyffer s’est posé la question face aux avis divergents entre certains scientifiques, ONG, pêcheurs, éleveurs de poissons et autres industriels de la mer. Fondateur de l’agence de presse Océan 71 (la terre est recouverte par 71% de mer) spécialisée dans le monde marin, Julien Pfyffer a conduit son équipe de journalistes et de professionnels de la mer dans une investigation de terrain qui a duré plus d’un an afin de rencontrer tout autour du monde, travailleurs de la mer, scientifiques, gouvernement et organisations internationales, ONG, constituant les acteurs de cette médiatique et complexe affaire aux multiples facettes. Prenant soin de conserver son objectivité, le journaliste nous livre une passionnante enquête qu’il a voulu la plus honnête possible pour nous faire découvrir l’histoire finalement méconnue de ce formidable poisson.

Le livre débute tel un thriller accrocheur relatant l’action mouvementée d’une équipe d’activistes Greenpeace qui tente de libérer les 250 tonnes de thons rouge emprisonnés vivants dans la senne d’un navire de pêche français. L’épisode se situe en juin 2010 au large de l’ile de Malte, il illustre bien le professionnalisme des grandes ONG de protection de l’environnement qui savent habilement manier les média, allant parfois jusqu’à « adapter » la réalité des faits à leur avantage.

Les pêcheurs et industriels du thon rouge se montrent très méfiants vis à vis des journalistes. L’équipe d’Océan 71 a su gagner leur confiance et ont recueilli en direct leurs points de vue et témoignage sur leur difficulté à maintenir une activité de pêche rentable dans le contexte des quotas de plus en plus restrictifs. L’ouvrage rapporte que les pêcheurs considèrent le thon rouge comme très présent et que la pression des ONG est maintenant excessive et inappropriée. Ils reconnaissent que leur action a été salutaire à une période où il régnait un grand désordre dans la pêche aux pratiques parfois illégales et aux prises abusives. L’enquête révèle que certaines de ces pratiques perdurent quelquefois et relève de nombreuses malversations au sein de la profession, registres falsifiés pour minimiser les prises déclarées, sous-estimation de l’emploi du personnel de bord, utilisation probable d’avions de reconnaissance des bancs de poisson, captures réalisées en dehors des périodes autorisées…

L’ouvrage alterne avec aisance entre enquête d’investigation aux informations et témoignages exclusifs, et documentaire sur la vie du thon et l’industrie de sa pèche à sa commercialisation. La plupart des lecteurs en apprendront ainsi beaucoup sur cette espèce médiatisée mais finalement mal connue du public. Nous découvrons comment les bateaux de Pêche au thon, les senneurs, capturent les poissons vivants dans leur immense senne pour les transférer dans des cages qui sont ensuite remorquées à très faible allure jusqu’à une ferme d’engraissement. Le poisson ainsi payé environ 5€ le kilo au pêcheur est a final revendu 22€ après engraissement.

L’espèce est-elle réellement en voie d’extinction ?
Les ONG prétendent que oui, soutenus par certains scientifiques.
Le livre révèle que le registre de l’ICCAT, organisme international, censé répertorier toutes les captures de thon rouge, leurs transferts, leur engraissement, leur abattage, ce registre est en fait constellé de manques. Il en résulte que les scientifiques qui conseillent l’ICCAT travaillent à partir de quantités pêchées sous-estimées. Les quotas de pêche décidés sur la base de cet avis scientifique sont ainsi trop importants pour permettre d’assurer un avenir durable à l’espèce.

L’épilogue de l’ouvrage date de mars 2011.
2 évènements mondiaux étaient alors analysés par l’auteur comme étant de nature à influencer fortement l’avenir du thon rouge.
En premier lieu la chute de Kadhafi. En effet des bateaux s’étaient « lybanisés » depuis 2005 afin de pouvoir pêcher dans les eaux libyennes parmi les plus riches de méditerranée en thon rouge. Les propriétaires officiels des bateaux, en fait financés par des français, étant des membres du clan Kadhafi, les navires furent bloqués. Qu’en est-il advenu depuis ? Mais l’évènement le plus impactant fut sans conteste la catastrophe qui survint au Japon le 11 mars 2011. L’industrie du thon rouge ne serait plus rien sans les clients japonais. Quelle aura été la conséquence du désastre sur l’industrie du thon ? Le pays ayant en réserve près de 25000 tonnes de thon rouge hypercongelé, les habitants du pays dévasté y auront-il accès ? C’est le vœu que forme Julien Pfyffer dans ces dernières phrases.

Un livre fort instructif dont le style dynamique accroche le lecteur. Un documentaire qui se lit presque comme un roman, qui nous permet de nous faire une idée plus juste de la situation de ce poisson emblématique de la lutte écologiste. L’impartialité de l’auteur nous laisse libre de nous forger notre avis. Il me conforte dans mon sentiment que la pression humaine reste trop importante pour compter voir la vie perdurer dans nos océans.

mardi 10 juillet 2012

La Corée du Sud veut rejoindre le club des chasseurs de baleines

La Norvège, l’Islande, l’Alaska, la Russie et bien sûr le Japon chassent la baleine pour diverses raisons. malgré le moratoire international imposé depuis 1986.

C'est maintenant autour de la Corée du Sud de demander la mise en place d'une chasse soit disant à fin scientifique. La justification donnée à la Commission baleinière Internationale qui s'est terminée la semaine dernière est "de surveiller l’impact des baleines sur son industrie de la pêche".

Alors que ces cétacés sont menacés d'extinction pour nombre d'espèces, nous assistons ici encore à une manœuvre honteuse. Alors que l'homme pille les océans de manière effrénée, ce seraient les baleines qui porteraient atteinte à l'industrie de la pêche !

Il est bien connu que ces chasses "scientifiques" dissimulent bien mal et encore, seulement à ceux qui le veulent bien, la triste réalité de chasses commerciales.

Je soumet donc l'idée d'une chasse aux pêcheurs industriels, chasse à fin scientifique bien sûr, visant à savoir si ils portent atteinte aux populations animales des océans et en particulier à celles des baleines.


Simplement pour leur droit le plus absolu d'exister

dimanche 8 juillet 2012

Les mesurettes de la commission baleinière internationale


Le 6 juillet s'achevait la 64ème commission baleinière internationale.

La commission a rejeté la demande du Danemark d'augmenter ses quotas de chasse à la baleine pour les peuples indigènes du Groenland, dont 10 baleines à bosse par an, de plus, la chasse sera interdite fin 2012.

Cette mesurette s'avère bien piètre à côté du refus de créer un sanctuaire dans l'Atlantique sud pour protéger les baleines.

Que penser de la décision prise de créer un groupe de travail sur la pollution sonore en mer et l’impact des explorations sismiques pétrolières et gazières off shore sur les cétacés ?
La France y participera-t-elle alors que les explorations sismiques pétrolières de Shell démarrent au large de la Guyane, en pleine saison migratoire des cétacés et tortues marines ?

De telles mesurettes sont d'une gravissime petitesse. La communauté internationale continue encore et encore à sacrifier le vivant aux intérêts financiers, politiques et industriels.

vendredi 29 juin 2012

Save The Arctic








Pour agir

Signez la pétition lancée par Greenpeace

samedi 19 mai 2012

Les algues vertes sont-elles gentilles à Oléron ?

Il y a quelques jours je constatais une quantité importantes d'algues vertes sur une plage de la côte ouest de l'ile d'Oléron.



Un panneau d'information à proximité indique que l'échouage d'algues est un phénomène naturel, normal et utile.
Quand même, un amoncellement d'environ 30 cm de hauteur dégageant une odeur forte et incommodante ne me parait vraiment pas normal.
Lors de telles rencontres mieux vaut presser le pas et ne pas flâner en humant l’air marin...
C'est d'ailleurs ce que recommande l'association IODDE qui se montre pourtant plutôt rassurante sur le phénomène. Voir "Des algues sur Oléron ? Explications"
L'article de l'association explique que les algues d'Oléron sont sous surveillance.
J'ai des craintes sur ce qui sera observé lorsque les températures seront plus élevées...

Alors, phénomène naturel "normal ?
L'utilisation abusive des engrais par l'agriculture est-elle en cause ?
Le réchauffement climatique intervient-il ?

dimanche 6 mai 2012

A Fall From Freedom


L’équipe de La Dolphin Connection est heureuse de vous annoncer que la version sous-titrée en français du film documentaire A Fall From Freedom est disponible ! Ce film au message important méritait d’être accessible à tous ceux qui ne parlent ni ne comprennent la langue de Shakespeare.

Pour retrouver le site du film et soutenir l’équipe, cliquez ici

mercredi 18 avril 2012

Pérou : 3000 dauphins retrouvés morts, l’exploration pétrolière mise en cause

Plus de 3000 cétacés ont été retrouvés morts sur une plage du Pérou. Plusieurs associations environnementales sont persuadées que c'est une technique d'exploration pétrolière sismique qui est à l'origine des décès.


ussi, quand 3000 dauphins ont été retrouvés morts cette année sur les côtes nord du pays, les Péruviens ont été plongé dans la stupeur. Surtout que Carlos Yaipén-Llanos, directeur de l’organisation locale de défense de la vie marine ORCA, indique que ces morts sont provoquées par « une cavité acoustique qui se forme lors de l’utilisation en haute mer d’équipements pour rechercher du pétrole, du gaz et d’autres minerais. »

Pour plus d’information

http://www.terraeco.net/Perou-3000-dauphins-retrouves,43190
Site de l'organisation ORCA

mercredi 4 avril 2012

Bord de mer gluant en Vendée

Fin mars de curieuses petites billes gluantes parsemaient le sable en marée montante à la Faute sur Mer en Vendée.
Leur nombre était impressionnant et il était désagréable de marcher dessus tant elles collaient sous les pieds.
Est-ce que ce serait de toutes jeunes méduses ?
Si vous avez une idée, votre commentaire sera le bienvenu !



vendredi 24 février 2012

Non aux forages d’hydrocarbures en Méditerranée

Non aux forages d’hydrocarbures en Méditerranée
Oui à un moratoire pendant la refonte du Code minier


Les associations et fondations signataires de ce communiqué de presse demandent au gouvernement un moratoire sur les permis de prospection d’hydrocarbures afin d’élaborer un projet d’avenir durable et cohérent pour la Méditerranée notamment.

Elles demandent à l’État de ne pas renouveler le Permis Rhône Maritime et d’effectuer un geste fort en faveur de la cohérence de son action pour la protection de la Méditerranée depuis 50 ans.

La Méditerranée, mer fragile et protégée
La Méditerranée est menacée. Mer fragile, semi-fermée, elle est d’une très grande richesse en termes de biodiversité et abrite un très grand nombre d’espèces endémiques. Ces raisons ont conduit l'État, depuis plus de cinquante ans, à multiplier les zones de protection (Parc national de Port-Cros, Parc national des Calanques, réserve de Scandola en Corse, Parc naturel marin du Golfe du Lion créé en octobre dernier, sanctuaire international Pelagos de protection des cétacés, zones Natura 2000 en mer…). Une Zone de Protection Écologique (ZPE) a même été créée en 2003 pour interdire les dégazages des navires au large de ces zones protégées.

La recherche offshore ultraprofond d’hydrocarbures : le Permis Rhône Maritime
Depuis 2000 un Permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux P569 dit de Rhône Maritime a été accordé sur une zone de plusieurs milliers de km2 à quelques kilomètres seulement au large des côtes provençales, en plein milieu de la ZPE. Après plusieurs changements de titulaires et une campagne sismique menée en 2010 et entachée d’irrégularités le renouvellement de ce permis est actuellement à l'instruction pour sa 3e et dernière période (19/11/2010-19/11/2015) auprès d'Éric Besson ministre de l’Industrie, chargé des Mines.

Des projets de forages à quelques km des côtes, 1000m plus profond que BP dans le golfe du Mexique
Si ce renouvellement est accordé, le nouveau titulaire principal du Permis, Noble Energie France SAS, réalisera une campagne d'acquisition de données sismiques 3D dont les ondes sonores très puissantes sont extrêmement novices pour les cétacés. Mais surtout il entreprendra dès 2013 trois forages tests en offshore ultraprofond (-2600m) du type du tristement célèbre Deepwater Horizon à quelques kilomètres seulement des côtes françaises. Outre Deepwater Horizon (BP) dans le golfe du Mexique, une plateforme de la Shell (gisement Bonga) a causé une marée noire de grande ampleur le 17 décembre dernier dans le golfe de Guinée par - 2500m.

Un sous-sol instable : des tremblements de terre dans la zone du Permis
Ce principe d'industrialisation de la Méditerranée française n’est pas acceptable en raison de l'extrême fragilité de cette mer, de la richesse et de l'endémisme de sa biodiversité. Le report des coordonnées géographiques des épicentres des séismes enregistrés par le Réseau national de surveillance sismique depuis 2004, fait apparaître deux épicentres en plein milieu de la zone du Permis. Un séisme de magnitude 5.2 s’est produit le 7 juillet 2011 dont l’épicentre était à proximité de la zone. Nul ne peut prétendre maîtriser quoi ce soit par de telles profondeurs dans une zone instable.

Risques environnementaux et économiques majeurs
Les risques de dommages irréversibles à l’environnement sont fondés dès lors qu’il s’agit d’hydrocarbures et quelle que soit leur nature liquide ou gazeuse. Un accident dans cette zone constituerait une catastrophe majeure pour l’économie touristique des trois régions méditerranéennes françaises.

Les associations et fondations signataires restent vigilantes et se réservent le droit d’engager tout moyen juridique pour obtenir l’annulation du renouvellement du Permis Rhône Maritime en se fondant notamment sur les irrégularités qui entachent ce dossier.

WWF France
Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme
Surfrider Foundation

mardi 24 janvier 2012

Nos océans sont en crise. Pétition WWF

En quelques décennies, l'homme a réussi à provoquer de façon dramatique le déclin des ressources marines.
Ainsi, il ne reste aujourd'hui que 10% des stocks de grands poissons par rapport à 1950...

La vie marine diminue à un rythme effréné et les communautés littorales dépendantes des activités de pêche luttent actuellement pour survivre. A grand « coûts » de subventions, l'Europe et les états ont poussé la construction de nouveaux bateaux pour accroître la « production » de poissons et répondre à la demande. Il en résulte une surcapacité de pêche avérée, une surpêche massive et un effondrement des populations de poissons. En effet, 75% d'entre elles sont surexploitées ou en passe de l'être dans les eaux européennes.

Mieux comprendre les problématiques de la pêche

A travers une vidéo intitulée « 2048 : une mer déserte » réalisée par Natacha Bigan, le WWF a souhaité offrir de façon simple et ludique, un exposé de la situation globale de la pêche aujourd'hui : Quels sont les avantages et inconvénients des différentes techniques de pêche ? Qu'appelle-t-on « captures accidentelles ou accessoire » ? Comment la pêche est-elle gérée ? Quelles sont les solutions pour éradiquer le problème de surpêche ?... Autant de questions abordées dans cette animation originale.

Agissez !

Vous souhaitez agir et exprimer votre soutien au WWF au cours de son combat pour évoluer vers une pêche durable ?
Venez signer la pétition « Nos océans sont en crise » !



jeudi 24 novembre 2011

La campagne Greenpeace SOS Océans


Vous le savez sans doute, nos océans sont en train de mourir en silence !
Si rien n’est fait, ils seront vides dans 35 ans !
Inadmissible !

C’est pour ça que les militants de Greenpeace ont embarqué sur l’Arctic Sunrise, direction l’Atlantique Nord. Pour débusquer les chalutiers, les empêcher de commettre leurs crimes et témoigner en direct du scandale de la surpêche.

Greenpeace nous invite à monter à bord pour suivre ses actions en mer, partager avec l’équipage la vie à bord de l’Arctic Sunrise, leur poser des questions qui seront relayées aux activistes et aux experts, les accompagner au quotidien et soutenir leur travail ... En un mot, mener l’enquête avec eux !


L’Arctic Sunrise est un brise-glace : sa coque est arrondie et sans quille, ce qui permet au bateau de sortir de la glace plutôt que d’être écrasé par celle-ci.
Cette forme particulière, qui est un indéniable avantage dans les pôles, rend le bateau particulièrement sensible à la houle lorsqu’il est en haute mer !




Mon avis

Une campagne de première importance pour contribuer à l'arrêt de l'insupportable pillage des mers et océans.
Le site de la campagne est riche et de navigation agréable !

jeudi 20 octobre 2011

Le Japon poursuit la chasse à la baleine

Les Japonais viennent d'annoncer que leur flotte se préparait à partir à l’assaut de la baleine en Antarctique.

Même si la chasse commerciale à la baleine est interdite depuis 1986, le Japon ne se prive pas de sa chasse annuelle, expliquant que celle-ci relève de la « recherche ».

"La pêche à la baleine du Japon est à but scientifique, légale, réalisée dans des eaux internationales en vertu d'une convention internationale", avait rappelé M. Okada, alors ministre japonais des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse à Tokyo en février 2010.

Le Japon pêche donc les cétacés au nom de la "recherche scientifique", une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale qui proscrit en revanche, la chasse commerciale. La chair des baleines termine pourtant bien dans les assiettes.

Le Japon dit espérer à terme prouver que les baleines existent en assez grand nombre pour lever l'interdiction de la chasse commerciale.

Pourtant le Japon avait du interrompre sa dernière campagne. Motif officiel: les actions des activistes de Sea Sheperd qui auraient mis en danger des vies humaines. Motif officieux: la pèche avait été loin d’être fructueuse car le nombre de baleines aurait significativement diminué.

L'association Sea Shepherd s’était préparée à la reprise et a mis en place l'opération "Divine Wind", dans les eaux de Nouvelle Zélande à partir du mois de décembre.
Très concrètement, l'association se prépare à 3 mois d’attaques très violentes qu'elle qualifie de "kamikaze" (Divine Wind est la traduction littérale du mot japonais) car le ministère de la pêche envisage d’envoyer des navires d’escorte au côté de sa flotte baleinière.

Le leader de l'association Paul Watson a proclamé que les Japonais devraient tuer les volontaires de cette association pour parvenir à les arrêter.

Source : Aujourd'hui le Japon


Des animaux formidables au bord de l'extinction


Soutenez l’action de Sea Shepherd pour la sauvegarde des baleines partout dans le monde

mercredi 5 octobre 2011

Que voit le Père Fouras depuis sa vigie ?

Le fort Boyard (Charente Maritime) était en travaux en cette fin octobre.


Depuis sa vigie encombrée d'échafaudages, le Père Fouras peut voir la plage de Fouras.

Une plage par endroits envahie de plastique.



Voici que nous avons recueilli en 2 heures de balade : un plein sac de 20 litres !


La quasi totalité provient des activités de pêche.

Pour plus d’information

Il n'y a pas que l'océan atlantique qui est atteint, voir aussi mon billet sur la Méditerranée

jeudi 15 septembre 2011

36 heures pour stopper la dévastation des océans

Nos océans subissent une destruction systématique, et nous avons 36 heures pour tirer la sonnette d'alarme. L'industrie de la pêche utilise de longues chaînes à lourds maillons métalliques pour traîner de grands filets qui raclent les fonds marins en quête de poissons et emportent tout sur leur passage. Cette technique du "chalutage de fond" revient à saigner à blanc une forêt pour attraper un perroquet, et seul notre cri d'indignation pourra y mettre fin.


Dans deux jours, des décideurs à l'ONU se réunissent pour évaluer l'impact de cette pratique destructrice. Les nations des îles du Pacifique se battent pour sauver les océans et ont demandé aux membres d'Avaaz de les soutenir. Saisissons cette chance de victoire -- si nous sommes suffisamment nombreux à nous exprimer aujourd'hui, cela renforcera leur poids face aux grands pays pêcheurs. Cela encouragera aussi les pays influents comme les États-Unis et l'Australie, qui ont en grande partie interdit le chalutage de fond dans leurs eaux, à demander la protection des hauts-fonds du monde entier.

Lançons un immense appel urgent pour arrêter cette destruction insensée de nos océans -- les délégués présenteront directement nos voix à la réunion de l'ONU.

Signez la pétition AVAAZ

http://www.avaaz.org/fr/stop_ocean_clear_cutting_fr/?cl=1271952781&v=10232

Nous, citoyens du monde entier, vous appelons à appliquer et faire respecter immédiatement vos obligations dans le cadre des résolutions de l'ONU sur la pêche, et à travailler à la mise en place d'une interdiction de la pratique destructrice du chalutage de fond. Nous vous exhortons à ouvrir la voie à une nouvelle ère de responsabilités et d'engagements envers nos océans en danger, en demandant fermement aux autres nations de tenir leurs promesses de protection des océans et d'arrêt de la destruction.

dimanche 21 août 2011

Dolphin Day à Paris le 1er septembre

Le Dolphin Day est la journée d'action internationale lancée par Ric O'Barry pour protester contre les massacres de dauphins au Japon.
Elle se déroulera pacifiquement le 1er septembre face aux ambassades du Japon.

Des actions auront lieu à Bruxelles, Montréal et paris.

Réseau Cétacés organise l'événement sur Paris.
Rendez-vous le 1er septembre à Paris, de 14H00 à 16H00 !
Lieu : Ambassade du Japon à Paris, 7 avenue Hoche - 75008 Paris
Métro Courcelles.

Il s'agit de sensibiliser l'Ambassadeur du Japon à Paris et le public sur le massacre des dauphins au Japon par le biais : - d'affiches et de banderoles - de brochures d'information - d'images diffusées par le biais d'une tablette numérique

Réseau Cétacés insiste particulièrement sur le fait que ce rassemblement sera pacifiste et informatif ; aucun propos raciste ou discriminatoire ne devront être tenus lors de cet événement. Des affiches seront distribuées aux participants ; nous vous encourageons cependant à laisser libre cours à votre esprit créatif pour créer vos propres pancartes, tee-shirts ou idées de mise en scène tant que ceux-ci restent dans l'éthique du déroulement de l'événement.

Si vous avez une idée particulière à soumettre, n'hésitez pas à écrire à sandra@reseaucetaces.org


Chaque année, du 1er septembre au 31 mars, plus de 20 000 dauphins sont capturés au Japon et bon nombre d’entre eux périssent dans d’atroces souffrances !
La finalité de ces captures est la consommation alimentaire et l’approvisionnement des delphinariums !

Consommation alimentaire : la viande de cétacé est appréciée par certains, entre autre au Japon, et se vend très cher. Cependant, cette consommation s’adressant à une clientèle de luxe, sa commercialisation reste très limitée. A ce propos, il est utile de rappeler que les eaux côtières japonaises sont excessivement polluées, par conséquent l’ingestion de la viande de cétacé demeure néfaste pour le consommateur : risque de troubles neurologiques en raison de l’importance de la concentration en mercure et substances cancérigènes dans le foie des cétacés.

L’abattage, pratiqué de manière extrêmement violente, est mené de deux manières :
- En pleine mer : les pêcheurs transpercent la chair des cétacés avec des harpons et les hissent, à l’aide de crochets de bouchers, encore vivants, sur le bateau ;
- Sur le rivage : les pêcheurs contraignent les cétacés à s‘échouer sur la plage (en utilisant, par exemple, des appareils qui émettent un bruit sourd afin que les dauphins paniquent) et les mettent à mort en leur assénant des coups de piques dans le crâne ou en les égorgeant.

Approvisionnement des delphinariums : certains dauphins capturés lors de ces chasses sont également vendus aux delphinariums… En effet, les delphinariums subventionnent largement ces battues afin de récupérer des spécimens vivants pour approvisionner leurs bassins. La chair d’un seul dauphin peut rapporter jusqu’à 500 dollars tandis qu’un spécimen vivant se vend jusqu’à 150 000 dollars !!! Sans les subventions et commandes des delphinariums, la chasse à des fins purement alimentaires ne serait pas rentable et les tueries cesseraient.

vendredi 5 août 2011

La méditerrannée plastifiée

Si vous avez regardé Envoyé Spécial hier, sans doute aurez-vous, comme moi, été catastrophé par le reportage sur le plastique en mer méditerranée.

La situation y est plus dramatique que dans d'autres mer ou océans, du fait que c'est une mer fermée.

Une mer où les végétaux et animaux meurent du plastique. Du plastique visible, bouteilles, sacs, entre autres, qu'ils ingèrent, et plus inquiétant encore, du plastique presque invisible résultant de la fragmentation des objets en cette matière infernale qui devient mortelle !


Une véritable mer de déchets et je n'exagère pas ainsi que le montrent les images du reportage.

Des bénévoles nettoient, des pêcheurs qui récupèrent des dizaines de kilos de plastique chaque jour dans leurs filets et qui, en France sont rémunérés par l'État pour cela. Comme quoi les pouvoirs publics savent aussi aller dans le bon sens !


Reste, comme le disait un pêcheur, que c'est comme nettoyer la mer avec une petite cuillère !
Une cuillère bien petite en effet, face aux laxisme criminel de certains pays de cette mer qui meure sous nos yeux.

Au Liban par exemple où l'on nous a montré la gigantesque décharge à ciel ouvert dont les monceaux de déchets tombent en mer au gré des intempéries. Le plastique s'y retrouve, non seulement en suspension, mais pire encore il recouvre les fonds marins en couche épaisse, inextricable et ininterrompue sur des espaces qui ne cessent de s'agrandir. Tant et si bien que les pêcheurs locaux, ne pouvant plus se servir de leurs filets qui se brisaient tant ils se chargeaient de plastique, les ont abandonnés et se sont reconvertis en plongeurs avec un matériel de fortune, et pèchent au péril de leur vie. Une vie de misère qui peut s'interrompre par un accident de plongée.
Entre les pêcheurs infirmes et ceux qui en sont morts, le plastique ne tue pas que les végétaux et animaux marins.


La décharge de Saida au Liban.

Une situation horrifiante qui est comme tant d'autre issue d'un problème d'argent.
En effet, à quelques centaines de mètres de cette immondice se trouve une déchèterie flambant neuve qui n'a jamais fonctionné et qui attend depuis des années que la mairie et son propriétaire se mettent d'accord sur le prix de la tonne de déchets traités !
Affligeant !

Un reportage qui se termine sur l'inquiétude de ce scientifique face à la fragmentation du plastique qui donne des morceaux de quelques millimètres, que les animaux ne peuvent distinguer de leur nourriture lorsque celle-ci est de taille similaire.
La fragmentation va évidemment se poursuivre, donnant des particules invisibles de taille allant jusqu'au microscopique. Quels en seront les effets sur les organismes vivants, jusqu'à l'homme qui se trouve au sommet de la chaine alimentaire ?



Pour plus d’information

Voir le site de l'émission Envoyé Spécial.

mardi 22 mars 2011

Les Initiatives Océanes, une mobilisation citoyenne

Événement emblématique de Surfrider Foundation Europe, les Initiatives Océanes sont des opérations de sensibilisation à la problématique des déchets aquatiques couplées à une opération de nettoyage (plages/berges/fonds marins).
Elles sont organisées chaque année depuis 16 ans à travers le monde : en 2010, 40 000 participants se sont réunis sur plus de 950 opérations.


Un objectif : combattre les déchets aquatiques
L'océan est un indicateur très clair de l'impact de nos modes de vie sur l'environnement : chaque seconde, 206 kilos de déchets sont déversés dans nos océans. Une majorité de ces déchets ne se dégraderont jamais entièrement et seulement une petite partie d’entre eux pourront être retirés du milieu.

Pour combattre les déchets aquatiques, il faut diminuer nos productions de déchets et empêcher que ces derniers finissent leurs vies dans nos océans.
Les Initiatives Océanes poursuivent cet objectif, en sensibilisant individuellement et collectivement sur la nécessité et les moyens de lutter contre cette pollution.

Les Initiatives Océanes sont traditionnellement organisées le premier week-end de printemps. Durant 4 jours, du jeudi 24 au dimanche 27 mars 2011, des centaines d'Initiatives Océanes seront réalisées en simultanée avec la participation de clubs sportifs, de scolaires, du grand public,... Dans le but de bénéficier d'un fort relai médiatique,nous demandons aux organisateurs de respecter ces dates. Il est toutefois possible d’organiser les Initiatives Océanes tout au long de l'année.

Comment organiser un nettoyage de plage ?

Pour participer à une opération déjà existante
Consultez la liste de tous les nettoyages existants


Pour plus d’information

Consultez le site Initiatives Océanes.



Mon avis

Sur le fond c'est une bonne initiative bien sûr. Lyonnaise des Eaux est partenaire de l'initiative... Hum...

vendredi 4 mars 2011

Préservation des océans : première peinture marine neutre commercialisée

Le phénomène naturel de colonisation des coques de bateaux par des organismes marins (bactéries, algues, bernacles, éponges, vers marins, etc.) est appelé le fouling.


Cette colonisation naturelle et progressive des coques de bateaux, installations portuaires ou toutes installations immergées, entraîne plusieurs inconvénients majeurs :

  • 1 à 2 centimètres d'épaisseur de salissures réduisent la vitesse de propulsion d'environ 15 % et augmentent la consommation de carburant de 20 à 30 %.
  • détérioration plus rapide des coques, qu'elles soient en bois, en métal ou en résine.
  • risque de transport de « voyageurs clandestins » d'une mer à l'autre, perturbant la biodiversité locale en introduisant des espèces parfois invasives.

Pour parer ces inconvénients, un entretien annuel ou pluri annuel consistant à caréner la coque sous la ligne de flottaison (grattage, nettoyage et application d'antifouling à base de biocides) était jusqu'ici indispensable pour empêcher la fixation des micro-organismes marins.

Chaque année, plus de 20 000 tonnes d'antifouling sont ainsi appliquées sur les carènes de bateaux. Après l'interdiction des biocides dérivés du plomb, de l'arsenic, du mercure ou de l'étain, les solutions de substitution type biocides cuivreux ou zingués occupent actuellement le marché. Mais leurs conséquences réelles sur la faune et la flore marine préoccupent toujours les autorités. Des oxydes cuivreux sont retrouvés à forte dose à la base de la chaine alimentaire (coquillages et poissons) ou dans les boues des ports et les sels de cuivre contenus dans les antifoulings, nommément répertoriés dans la liste des produits toxiques (poisons mortels pour l'homme autrement appelés vert de gris) sont sujets à interdiction totale partout en Europe dès mai 2014.

La société SEAWAX a mis au point un antifouling innovant, qui au lieu de tuer les organismes marins, utilise le principe d'anti-adhérence rendant impossible l'accrochage stable et durable de micro-organismes. Plus étonnant, cette pellicule s'auto-nettoie lorsque le navire atteint une vitesse de 5 nœuds (environ 9 kms/h). Grâce à cette nouvelle approche, le carénage, habituellement une corvée annuelle pour les propriétaires de bateaux, consiste désormais en un simple essuyage à l'éponge.

La solution SEAWAX ne contient ni biocides, ni silicone, Téflon ou solvant nocif pour l'environnement.

Mon avis

Un produit qui semble tout à fait intéressant pour la protection des coques de bateau et du milieu marin.
Je vous le présente sans l'avoir testé et sans aucun intéret, simplement parce qu'il me semble que les activités humaines ont d'importantes conséquences sur l'environnement marin et qu'il est essentiel de réduire cet impact le plus possible.
Ce qui me gène un peu est l'absence de certification environnementale officielle sur ce produit.

Pour plus d’information

Consultez le site du fabriquant


mercredi 26 janvier 2011

Les bateaux aussi finissent à la casse

Tout à une fin. Les navires aussi.
En 2010, ce sont 952 bateaux qui sont partis à la casse à un age moyen de 31 ans.
Leur nombre augmente puisqu'en 2006, l'Association Robin des Bois en dénombrait 293.


Une tranche du Tricolor à Zeebrugge © Robin des Bois

Leur destination finale se situe de plus en plus dans les pays en développement :
L'Inde reçevait en 2010 44% de navires à demanteler.
La Turquie : 14% La Chine : 13% Le Bangladesh : 11% Le Pakistan 10 % Viennent ensuite les Etats-Unis, le Danemark, la Belgique, le Japon et le Pérou.
La filière européenne de démantèlement est ainsi bien mise à mal par l'Asie.

Plus de 6,4 millions de tonnes de métaux devraient ainsi être recyclés par le démantèlement des navires arrivés en fin de vie en 2010.


Le bateau-phare du Havre. © Robin des Bois

Pour plus d’information

Consultez le dossier de l'Association Robin des Bois : A la Casse.com



Mon avis

La flotte se rajeunit, c'est plutôt positif en ce qui concerne la sécurité maritime.
Peut-on avoir pleine confiance dans les opérations de démantèlement effectuées en Asie ?
Les métaux sont-ils pleinement recyclés ?
Quel est l'impact de ces activités sur l'environnement ?
Surtout, pourquoi ne pas effectuer ce travail localement, là où sont les bateaux ?
Mondialisation tu nous empoisonnes !

mardi 21 décembre 2010

Appel pour une protection effective des baleines

Le 6 janvier 2010, l’Ady Gil, trimaran ultra- rapide de l’organisation de protection de la vie marine Sea Shepherd a été volontairement éperonné par un des navires de la flotte baleinière nippone qui massacre illégalement et en toute impunité depuis plus de 20 ans, des baleines en voie de disparition – en plein sanctuaire baleinier- en violation du moratoire international sur le commerce de viande de baleine et du traité de l’Antarctique.

Sur les trois dernières années, les activistes de Sea Shepherd ont sauvé plus de 1500 baleines au sein du sanctuaire et ont causé plusieurs dizaines de millions d’euros de pertes à l’industrie baleinière. L’Ady Gil devait, du fait de sa vitesse exceptionnelle, encore augmenter l’efficacité des actions anti- chasse. Les braconniers conscients de ce fait, n’ont pas hésité à le percuter de plein fouet alors qu’il était à l’arrêt, le sectionnant en deux et manquant de peu de tuer son équipage. Alors que les activistes de Sea Shepherd tentaient désespérément de se maintenir en équilibre sur ce qu’il restait de leur embarcation, les baleiniers les aspergeait de jets d’eau à haute pression. Au mépris des lois maritimes, ils ont ensuite ignoré leurs appels de détresse et ne leur ont apporté aucune assistance.


L’Ady Gil gît désormais au fond de l’océan et les braconniers se croient plus intouchables que jamais.

Alors que les gouvernements mondiaux affichent une volonté de façade de préserver les baleines et la biodiversité marine en instaurant des lois et que l’opinion publique croit les baleines protégées, les derniers grands cétacés continuent de mourir sous les coups de harpons explosifs.

Pour donner une chance aux baleines d’échapper à des braconniers suréquipés et massivement subventionnés par leur gouvernement, chaque été austral, les activistes de Sea Shepherd risquent leur vie, seuls, en Antarctique, tentant de faire appliquer les lois internationales.

Nous demandons par la présente pétition au gouvernement français – à l’origine de ce sanctuaire baleinier- de fermement condamner cet éperonage volontaire et de plaider en faveur du respect du moratoire international sur le commerce de viande de baleine instauré en 1986.

En signant cet appel pour une protection effective des baleines, vous contribuez à lui donner plus de poids. Merci pour elles.

Lamya Essemlali
Présidente Sea Shepherd France

Pour signer la pétition

http://lapetition.be/en-ligne/petition-6038.html

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