centpourcentnaturel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 24 janvier 2012

Nos océans sont en crise. Pétition WWF

En quelques décennies, l'homme a réussi à provoquer de façon dramatique le déclin des ressources marines.
Ainsi, il ne reste aujourd'hui que 10% des stocks de grands poissons par rapport à 1950...

La vie marine diminue à un rythme effréné et les communautés littorales dépendantes des activités de pêche luttent actuellement pour survivre. A grand « coûts » de subventions, l'Europe et les états ont poussé la construction de nouveaux bateaux pour accroître la « production » de poissons et répondre à la demande. Il en résulte une surcapacité de pêche avérée, une surpêche massive et un effondrement des populations de poissons. En effet, 75% d'entre elles sont surexploitées ou en passe de l'être dans les eaux européennes.

Mieux comprendre les problématiques de la pêche

A travers une vidéo intitulée « 2048 : une mer déserte » réalisée par Natacha Bigan, le WWF a souhaité offrir de façon simple et ludique, un exposé de la situation globale de la pêche aujourd'hui : Quels sont les avantages et inconvénients des différentes techniques de pêche ? Qu'appelle-t-on « captures accidentelles ou accessoire » ? Comment la pêche est-elle gérée ? Quelles sont les solutions pour éradiquer le problème de surpêche ?... Autant de questions abordées dans cette animation originale.

Agissez !

Vous souhaitez agir et exprimer votre soutien au WWF au cours de son combat pour évoluer vers une pêche durable ?
Venez signer la pétition « Nos océans sont en crise » !



jeudi 24 novembre 2011

La campagne Greenpeace SOS Océans


Vous le savez sans doute, nos océans sont en train de mourir en silence !
Si rien n’est fait, ils seront vides dans 35 ans !
Inadmissible !

C’est pour ça que les militants de Greenpeace ont embarqué sur l’Arctic Sunrise, direction l’Atlantique Nord. Pour débusquer les chalutiers, les empêcher de commettre leurs crimes et témoigner en direct du scandale de la surpêche.

Greenpeace nous invite à monter à bord pour suivre ses actions en mer, partager avec l’équipage la vie à bord de l’Arctic Sunrise, leur poser des questions qui seront relayées aux activistes et aux experts, les accompagner au quotidien et soutenir leur travail ... En un mot, mener l’enquête avec eux !


L’Arctic Sunrise est un brise-glace : sa coque est arrondie et sans quille, ce qui permet au bateau de sortir de la glace plutôt que d’être écrasé par celle-ci.
Cette forme particulière, qui est un indéniable avantage dans les pôles, rend le bateau particulièrement sensible à la houle lorsqu’il est en haute mer !




Mon avis

Une campagne de première importance pour contribuer à l'arrêt de l'insupportable pillage des mers et océans.
Le site de la campagne est riche et de navigation agréable !

jeudi 20 octobre 2011

Le Japon poursuit la chasse à la baleine

Les Japonais viennent d'annoncer que leur flotte se préparait à partir à l’assaut de la baleine en Antarctique.

Même si la chasse commerciale à la baleine est interdite depuis 1986, le Japon ne se prive pas de sa chasse annuelle, expliquant que celle-ci relève de la « recherche ».

"La pêche à la baleine du Japon est à but scientifique, légale, réalisée dans des eaux internationales en vertu d'une convention internationale", avait rappelé M. Okada, alors ministre japonais des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse à Tokyo en février 2010.

Le Japon pêche donc les cétacés au nom de la "recherche scientifique", une pratique tolérée par la Commission baleinière internationale qui proscrit en revanche, la chasse commerciale. La chair des baleines termine pourtant bien dans les assiettes.

Le Japon dit espérer à terme prouver que les baleines existent en assez grand nombre pour lever l'interdiction de la chasse commerciale.

Pourtant le Japon avait du interrompre sa dernière campagne. Motif officiel: les actions des activistes de Sea Sheperd qui auraient mis en danger des vies humaines. Motif officieux: la pèche avait été loin d’être fructueuse car le nombre de baleines aurait significativement diminué.

L'association Sea Shepherd s’était préparée à la reprise et a mis en place l'opération "Divine Wind", dans les eaux de Nouvelle Zélande à partir du mois de décembre.
Très concrètement, l'association se prépare à 3 mois d’attaques très violentes qu'elle qualifie de "kamikaze" (Divine Wind est la traduction littérale du mot japonais) car le ministère de la pêche envisage d’envoyer des navires d’escorte au côté de sa flotte baleinière.

Le leader de l'association Paul Watson a proclamé que les Japonais devraient tuer les volontaires de cette association pour parvenir à les arrêter.

Source : Aujourd'hui le Japon


Des animaux formidables au bord de l'extinction


Soutenez l’action de Sea Shepherd pour la sauvegarde des baleines partout dans le monde

mercredi 5 octobre 2011

Que voit le Père Fouras depuis sa vigie ?

Le fort Boyard (Charente Maritime) était en travaux en cette fin octobre.


Depuis sa vigie encombrée d'échafaudages, le Père Fouras peut voir la plage de Fouras.

Une plage par endroits envahie de plastique.



Voici que nous avons recueilli en 2 heures de balade : un plein sac de 20 litres !


La quasi totalité provient des activités de pêche.

Pour plus d’information

Il n'y a pas que l'océan atlantique qui est atteint, voir aussi mon billet sur la Méditerranée

jeudi 15 septembre 2011

36 heures pour stopper la dévastation des océans

Nos océans subissent une destruction systématique, et nous avons 36 heures pour tirer la sonnette d'alarme. L'industrie de la pêche utilise de longues chaînes à lourds maillons métalliques pour traîner de grands filets qui raclent les fonds marins en quête de poissons et emportent tout sur leur passage. Cette technique du "chalutage de fond" revient à saigner à blanc une forêt pour attraper un perroquet, et seul notre cri d'indignation pourra y mettre fin.


Dans deux jours, des décideurs à l'ONU se réunissent pour évaluer l'impact de cette pratique destructrice. Les nations des îles du Pacifique se battent pour sauver les océans et ont demandé aux membres d'Avaaz de les soutenir. Saisissons cette chance de victoire -- si nous sommes suffisamment nombreux à nous exprimer aujourd'hui, cela renforcera leur poids face aux grands pays pêcheurs. Cela encouragera aussi les pays influents comme les États-Unis et l'Australie, qui ont en grande partie interdit le chalutage de fond dans leurs eaux, à demander la protection des hauts-fonds du monde entier.

Lançons un immense appel urgent pour arrêter cette destruction insensée de nos océans -- les délégués présenteront directement nos voix à la réunion de l'ONU.

Signez la pétition AVAAZ

http://www.avaaz.org/fr/stop_ocean_clear_cutting_fr/?cl=1271952781&v=10232

Nous, citoyens du monde entier, vous appelons à appliquer et faire respecter immédiatement vos obligations dans le cadre des résolutions de l'ONU sur la pêche, et à travailler à la mise en place d'une interdiction de la pratique destructrice du chalutage de fond. Nous vous exhortons à ouvrir la voie à une nouvelle ère de responsabilités et d'engagements envers nos océans en danger, en demandant fermement aux autres nations de tenir leurs promesses de protection des océans et d'arrêt de la destruction.

dimanche 21 août 2011

Dolphin Day à Paris le 1er septembre

Le Dolphin Day est la journée d'action internationale lancée par Ric O'Barry pour protester contre les massacres de dauphins au Japon.
Elle se déroulera pacifiquement le 1er septembre face aux ambassades du Japon.

Des actions auront lieu à Bruxelles, Montréal et paris.

Réseau Cétacés organise l'événement sur Paris.
Rendez-vous le 1er septembre à Paris, de 14H00 à 16H00 !
Lieu : Ambassade du Japon à Paris, 7 avenue Hoche - 75008 Paris
Métro Courcelles.

Il s'agit de sensibiliser l'Ambassadeur du Japon à Paris et le public sur le massacre des dauphins au Japon par le biais : - d'affiches et de banderoles - de brochures d'information - d'images diffusées par le biais d'une tablette numérique

Réseau Cétacés insiste particulièrement sur le fait que ce rassemblement sera pacifiste et informatif ; aucun propos raciste ou discriminatoire ne devront être tenus lors de cet événement. Des affiches seront distribuées aux participants ; nous vous encourageons cependant à laisser libre cours à votre esprit créatif pour créer vos propres pancartes, tee-shirts ou idées de mise en scène tant que ceux-ci restent dans l'éthique du déroulement de l'événement.

Si vous avez une idée particulière à soumettre, n'hésitez pas à écrire à sandra@reseaucetaces.org


Chaque année, du 1er septembre au 31 mars, plus de 20 000 dauphins sont capturés au Japon et bon nombre d’entre eux périssent dans d’atroces souffrances !
La finalité de ces captures est la consommation alimentaire et l’approvisionnement des delphinariums !

Consommation alimentaire : la viande de cétacé est appréciée par certains, entre autre au Japon, et se vend très cher. Cependant, cette consommation s’adressant à une clientèle de luxe, sa commercialisation reste très limitée. A ce propos, il est utile de rappeler que les eaux côtières japonaises sont excessivement polluées, par conséquent l’ingestion de la viande de cétacé demeure néfaste pour le consommateur : risque de troubles neurologiques en raison de l’importance de la concentration en mercure et substances cancérigènes dans le foie des cétacés.

L’abattage, pratiqué de manière extrêmement violente, est mené de deux manières :
- En pleine mer : les pêcheurs transpercent la chair des cétacés avec des harpons et les hissent, à l’aide de crochets de bouchers, encore vivants, sur le bateau ;
- Sur le rivage : les pêcheurs contraignent les cétacés à s‘échouer sur la plage (en utilisant, par exemple, des appareils qui émettent un bruit sourd afin que les dauphins paniquent) et les mettent à mort en leur assénant des coups de piques dans le crâne ou en les égorgeant.

Approvisionnement des delphinariums : certains dauphins capturés lors de ces chasses sont également vendus aux delphinariums… En effet, les delphinariums subventionnent largement ces battues afin de récupérer des spécimens vivants pour approvisionner leurs bassins. La chair d’un seul dauphin peut rapporter jusqu’à 500 dollars tandis qu’un spécimen vivant se vend jusqu’à 150 000 dollars !!! Sans les subventions et commandes des delphinariums, la chasse à des fins purement alimentaires ne serait pas rentable et les tueries cesseraient.

vendredi 5 août 2011

La méditerrannée plastifiée

Si vous avez regardé Envoyé Spécial hier, sans doute aurez-vous, comme moi, été catastrophé par le reportage sur le plastique en mer méditerranée.

La situation y est plus dramatique que dans d'autres mer ou océans, du fait que c'est une mer fermée.

Une mer où les végétaux et animaux meurent du plastique. Du plastique visible, bouteilles, sacs, entre autres, qu'ils ingèrent, et plus inquiétant encore, du plastique presque invisible résultant de la fragmentation des objets en cette matière infernale qui devient mortelle !


Une véritable mer de déchets et je n'exagère pas ainsi que le montrent les images du reportage.

Des bénévoles nettoient, des pêcheurs qui récupèrent des dizaines de kilos de plastique chaque jour dans leurs filets et qui, en France sont rémunérés par l'État pour cela. Comme quoi les pouvoirs publics savent aussi aller dans le bon sens !


Reste, comme le disait un pêcheur, que c'est comme nettoyer la mer avec une petite cuillère !
Une cuillère bien petite en effet, face aux laxisme criminel de certains pays de cette mer qui meure sous nos yeux.

Au Liban par exemple où l'on nous a montré la gigantesque décharge à ciel ouvert dont les monceaux de déchets tombent en mer au gré des intempéries. Le plastique s'y retrouve, non seulement en suspension, mais pire encore il recouvre les fonds marins en couche épaisse, inextricable et ininterrompue sur des espaces qui ne cessent de s'agrandir. Tant et si bien que les pêcheurs locaux, ne pouvant plus se servir de leurs filets qui se brisaient tant ils se chargeaient de plastique, les ont abandonnés et se sont reconvertis en plongeurs avec un matériel de fortune, et pèchent au péril de leur vie. Une vie de misère qui peut s'interrompre par un accident de plongée.
Entre les pêcheurs infirmes et ceux qui en sont morts, le plastique ne tue pas que les végétaux et animaux marins.


La décharge de Saida au Liban.

Une situation horrifiante qui est comme tant d'autre issue d'un problème d'argent.
En effet, à quelques centaines de mètres de cette immondice se trouve une déchèterie flambant neuve qui n'a jamais fonctionné et qui attend depuis des années que la mairie et son propriétaire se mettent d'accord sur le prix de la tonne de déchets traités !
Affligeant !

Un reportage qui se termine sur l'inquiétude de ce scientifique face à la fragmentation du plastique qui donne des morceaux de quelques millimètres, que les animaux ne peuvent distinguer de leur nourriture lorsque celle-ci est de taille similaire.
La fragmentation va évidemment se poursuivre, donnant des particules invisibles de taille allant jusqu'au microscopique. Quels en seront les effets sur les organismes vivants, jusqu'à l'homme qui se trouve au sommet de la chaine alimentaire ?



Pour plus d’information

Voir le site de l'émission Envoyé Spécial.

mardi 22 mars 2011

Les Initiatives Océanes, une mobilisation citoyenne

Événement emblématique de Surfrider Foundation Europe, les Initiatives Océanes sont des opérations de sensibilisation à la problématique des déchets aquatiques couplées à une opération de nettoyage (plages/berges/fonds marins).
Elles sont organisées chaque année depuis 16 ans à travers le monde : en 2010, 40 000 participants se sont réunis sur plus de 950 opérations.


Un objectif : combattre les déchets aquatiques
L'océan est un indicateur très clair de l'impact de nos modes de vie sur l'environnement : chaque seconde, 206 kilos de déchets sont déversés dans nos océans. Une majorité de ces déchets ne se dégraderont jamais entièrement et seulement une petite partie d’entre eux pourront être retirés du milieu.

Pour combattre les déchets aquatiques, il faut diminuer nos productions de déchets et empêcher que ces derniers finissent leurs vies dans nos océans.
Les Initiatives Océanes poursuivent cet objectif, en sensibilisant individuellement et collectivement sur la nécessité et les moyens de lutter contre cette pollution.

Les Initiatives Océanes sont traditionnellement organisées le premier week-end de printemps. Durant 4 jours, du jeudi 24 au dimanche 27 mars 2011, des centaines d'Initiatives Océanes seront réalisées en simultanée avec la participation de clubs sportifs, de scolaires, du grand public,... Dans le but de bénéficier d'un fort relai médiatique,nous demandons aux organisateurs de respecter ces dates. Il est toutefois possible d’organiser les Initiatives Océanes tout au long de l'année.

Comment organiser un nettoyage de plage ?

Pour participer à une opération déjà existante
Consultez la liste de tous les nettoyages existants


Pour plus d’information

Consultez le site Initiatives Océanes.



Mon avis

Sur le fond c'est une bonne initiative bien sûr. Lyonnaise des Eaux est partenaire de l'initiative... Hum...

vendredi 4 mars 2011

Préservation des océans : première peinture marine neutre commercialisée

Le phénomène naturel de colonisation des coques de bateaux par des organismes marins (bactéries, algues, bernacles, éponges, vers marins, etc.) est appelé le fouling.


Cette colonisation naturelle et progressive des coques de bateaux, installations portuaires ou toutes installations immergées, entraîne plusieurs inconvénients majeurs :

  • 1 à 2 centimètres d'épaisseur de salissures réduisent la vitesse de propulsion d'environ 15 % et augmentent la consommation de carburant de 20 à 30 %.
  • détérioration plus rapide des coques, qu'elles soient en bois, en métal ou en résine.
  • risque de transport de « voyageurs clandestins » d'une mer à l'autre, perturbant la biodiversité locale en introduisant des espèces parfois invasives.

Pour parer ces inconvénients, un entretien annuel ou pluri annuel consistant à caréner la coque sous la ligne de flottaison (grattage, nettoyage et application d'antifouling à base de biocides) était jusqu'ici indispensable pour empêcher la fixation des micro-organismes marins.

Chaque année, plus de 20 000 tonnes d'antifouling sont ainsi appliquées sur les carènes de bateaux. Après l'interdiction des biocides dérivés du plomb, de l'arsenic, du mercure ou de l'étain, les solutions de substitution type biocides cuivreux ou zingués occupent actuellement le marché. Mais leurs conséquences réelles sur la faune et la flore marine préoccupent toujours les autorités. Des oxydes cuivreux sont retrouvés à forte dose à la base de la chaine alimentaire (coquillages et poissons) ou dans les boues des ports et les sels de cuivre contenus dans les antifoulings, nommément répertoriés dans la liste des produits toxiques (poisons mortels pour l'homme autrement appelés vert de gris) sont sujets à interdiction totale partout en Europe dès mai 2014.

La société SEAWAX a mis au point un antifouling innovant, qui au lieu de tuer les organismes marins, utilise le principe d'anti-adhérence rendant impossible l'accrochage stable et durable de micro-organismes. Plus étonnant, cette pellicule s'auto-nettoie lorsque le navire atteint une vitesse de 5 nœuds (environ 9 kms/h). Grâce à cette nouvelle approche, le carénage, habituellement une corvée annuelle pour les propriétaires de bateaux, consiste désormais en un simple essuyage à l'éponge.

La solution SEAWAX ne contient ni biocides, ni silicone, Téflon ou solvant nocif pour l'environnement.

Mon avis

Un produit qui semble tout à fait intéressant pour la protection des coques de bateau et du milieu marin.
Je vous le présente sans l'avoir testé et sans aucun intéret, simplement parce qu'il me semble que les activités humaines ont d'importantes conséquences sur l'environnement marin et qu'il est essentiel de réduire cet impact le plus possible.
Ce qui me gène un peu est l'absence de certification environnementale officielle sur ce produit.

Pour plus d’information

Consultez le site du fabriquant


mercredi 26 janvier 2011

Les bateaux aussi finissent à la casse

Tout à une fin. Les navires aussi.
En 2010, ce sont 952 bateaux qui sont partis à la casse à un age moyen de 31 ans.
Leur nombre augmente puisqu'en 2006, l'Association Robin des Bois en dénombrait 293.


Une tranche du Tricolor à Zeebrugge © Robin des Bois

Leur destination finale se situe de plus en plus dans les pays en développement :
L'Inde reçevait en 2010 44% de navires à demanteler.
La Turquie : 14% La Chine : 13% Le Bangladesh : 11% Le Pakistan 10 % Viennent ensuite les Etats-Unis, le Danemark, la Belgique, le Japon et le Pérou.
La filière européenne de démantèlement est ainsi bien mise à mal par l'Asie.

Plus de 6,4 millions de tonnes de métaux devraient ainsi être recyclés par le démantèlement des navires arrivés en fin de vie en 2010.


Le bateau-phare du Havre. © Robin des Bois

Pour plus d’information

Consultez le dossier de l'Association Robin des Bois : A la Casse.com



Mon avis

La flotte se rajeunit, c'est plutôt positif en ce qui concerne la sécurité maritime.
Peut-on avoir pleine confiance dans les opérations de démantèlement effectuées en Asie ?
Les métaux sont-ils pleinement recyclés ?
Quel est l'impact de ces activités sur l'environnement ?
Surtout, pourquoi ne pas effectuer ce travail localement, là où sont les bateaux ?
Mondialisation tu nous empoisonnes !

mardi 21 décembre 2010

Appel pour une protection effective des baleines

Le 6 janvier 2010, l’Ady Gil, trimaran ultra- rapide de l’organisation de protection de la vie marine Sea Shepherd a été volontairement éperonné par un des navires de la flotte baleinière nippone qui massacre illégalement et en toute impunité depuis plus de 20 ans, des baleines en voie de disparition – en plein sanctuaire baleinier- en violation du moratoire international sur le commerce de viande de baleine et du traité de l’Antarctique.

Sur les trois dernières années, les activistes de Sea Shepherd ont sauvé plus de 1500 baleines au sein du sanctuaire et ont causé plusieurs dizaines de millions d’euros de pertes à l’industrie baleinière. L’Ady Gil devait, du fait de sa vitesse exceptionnelle, encore augmenter l’efficacité des actions anti- chasse. Les braconniers conscients de ce fait, n’ont pas hésité à le percuter de plein fouet alors qu’il était à l’arrêt, le sectionnant en deux et manquant de peu de tuer son équipage. Alors que les activistes de Sea Shepherd tentaient désespérément de se maintenir en équilibre sur ce qu’il restait de leur embarcation, les baleiniers les aspergeait de jets d’eau à haute pression. Au mépris des lois maritimes, ils ont ensuite ignoré leurs appels de détresse et ne leur ont apporté aucune assistance.


L’Ady Gil gît désormais au fond de l’océan et les braconniers se croient plus intouchables que jamais.

Alors que les gouvernements mondiaux affichent une volonté de façade de préserver les baleines et la biodiversité marine en instaurant des lois et que l’opinion publique croit les baleines protégées, les derniers grands cétacés continuent de mourir sous les coups de harpons explosifs.

Pour donner une chance aux baleines d’échapper à des braconniers suréquipés et massivement subventionnés par leur gouvernement, chaque été austral, les activistes de Sea Shepherd risquent leur vie, seuls, en Antarctique, tentant de faire appliquer les lois internationales.

Nous demandons par la présente pétition au gouvernement français – à l’origine de ce sanctuaire baleinier- de fermement condamner cet éperonage volontaire et de plaider en faveur du respect du moratoire international sur le commerce de viande de baleine instauré en 1986.

En signant cet appel pour une protection effective des baleines, vous contribuez à lui donner plus de poids. Merci pour elles.

Lamya Essemlali
Présidente Sea Shepherd France

Pour signer la pétition

http://lapetition.be/en-ligne/petition-6038.html

jeudi 16 décembre 2010

L'UE diminue fortement ses quotas de pêche au cabillaud

Les pays de l'Union européenne se sont mis d'accord sur leurs quotas de pêche pour 2011. Ils prévoient notamment de fortes baisses pour le cabillaud, un poisson qui fait l'objet de captures excessives depuis plusieurs années.

Le compromis a été scellé après plusieurs heures de négociations à Bruxelles entre ministres européens de la pêche. Il prévoit, selon les zones, des baisses de possibilités de pêche allant de – 3 % à – 50 %. Deux zones ont obtenu un maintien inchangé de leur quota de cabillaud et une enregistre une hausse de 25 %, alors que Bruxelles demandait un recul du quota.

Mais globalement les décisions des ministres de la pêche sont assez proches des demandes de la Commission européenne concernant ce poisson, également appelé morue. "La Commission reste très préoccupée par l'état des réserves de cabillaud", a-t-elle souligné.

Autre poisson en mauvais état dans les eaux européennes : le hareng. Les ministres ont décidé des baisses allant selon les zones jusqu'à – 20 %, – 40 % voire – 50 %. Mais quatre zones de pêche ont obtenu une hausse de leurs quotas.

Par ailleurs, les pêcheurs français ont obtenu un maintien inchangé de leur quota de langoustines dans le golfe de Gascogne, alors que Bruxelles avait proposé une baisse de 15 %. L'accord porte sur le mer du Nord et l'Atlantique. D'autres zones de pêche, comme la mer Baltique, ont déjà fait l'objet d'un compromis séparé.

Source : Le Monde.

lundi 8 novembre 2010

La France accusée de fermer les yeux sur "la surpêche" du Thon rouge

Dix pays, dont la France sont mis en cause pour avoir couvert les dépassements des quotas de pêche de thon.
L'International consortium for investigative journalists, un réseau mondial de journalistes, a publié le résultat d'une longue enquête qui décrit l'existence d'un marché noir du thon rouge de l'Atlantique qui a pesé près de 4 milliards de dollars entre 1998 et 2007.


"Nous avons découvert que le système avait échoué sur toute la ligne. Les bateaux pratiquaient la surpêche, et les responsables officiels faisaient mine l'ignorer depuis des années", raconte Kate Willson, une des responsables de l'organisation. Trois ans après les faits, "il n'y a pas moyen de savoir si la situation s'améliore. Nous sommes obligés de leur faire confiance", explique-t-elle, ajoutant que le ministère de l'agriculture français avait refusé de répondre à leurs questions.

Source : Le Monde.

Pour plus d’information

Lisez l'article de l'International consortium for investigative journalists.

Mon avis

Une situation qui bien que déplorable et inadmissible, ne me surprend pas.
L'Europe doit définir une position commune avant la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique, du 17 au 27 novembre à Paris.
Quelle sera cette position alors que les ministres de la pêche des états méditerranéens de l'Union européenne, dont la France, se sont unanimement opposés à la proposition de Bruxelles de réduire de 13 500 tonnes à 6 000 tonnes en 2011 le quota mondial de pêche de thon rouge ?

La seule voie possible pour empêcher la disparition de l'espèce est la diminution drastique et le respect des quotas, voire l'interdiction complète de la pêche au thon rouge.

samedi 25 septembre 2010

Oceana demande la tolérance zéro envers l’utilisation des filets maillants dérivants en méditérranée en 2011

Suite à une campagne intensive d’Oceana, la Turquie rejoint le Maroc en annonçant que sa flotte n’utilisera plus cet engin de pêche destructeur à partir de l’année prochaine.

Oceana évalue le nombre d’embarcations qui auraient opéré illégalement en Méditerranée à plus de 500, certaines avec des filets pouvant atteindre 20 kilomètres de long.

Oceana souhaite pour 2011 une mer Méditerranée sans filets maillants dérivants (FMD) et demande à tous les États d’adopter la tolérance zéro pour ce type d’engin de pêche destructif. L’organisation internationale de conservation marine a rassemblé des informations et a dénoncé de nombreuses embarcations pendant plusieurs années. La Turquie a montré sa volonté d’avancer sur ce sujet en s’engageant à interdire définitivement l’année prochaine les filets dérivants, tout comme le Maroc. Oceana qualifie ces progrès comme étant très positifs tout en restant sceptique dans la mesure où les lois interdisant l’utilisation de cet engin sont ignorées depuis presque deux décennies.

Suite au moratoire approuvé par l’ONU en 1992, les filets dérivants ont été interdits par l’Union européenne, la commission internationale pour la conservation du thonidés de l’Atlantique (CICAA-ICCAT) et la commission générale des pêches pour la Méditerranée (GFCM). Aujourd’hui, ces filets ne sont plus utilisés au sein de l'Union européenne, seule l’Italie continue de les employer malgré l’impact sérieux sur les populations d’espèces menacées.

On estime à plus de 10 000 cétacés, 100 000 requins en danger et à des milliers de tortues le nombre d’espèces attrapées chaque année dans les filets maillants dérivants. Oceana évalue le nombre d’embarcations qui auraient opéré illégalement en Méditerranée à plus de 500, avec des filets pouvant atteindre 20 kilomètres de long.v

D’après Xavier Pastor, directeur exécutif d’Oceana en Europe : « Après avoir retardé pendant des années l’application des lois, l’introduction intentionnelle de lacunes légales et l’absence de contrôle, 2011 doit être l’année de la disparition définitive sans ambigüités de ces filets illégaux afin de pouvoir entreprendre la gestion halieutique en Méditerranée ».

La Turquie
La Turquie a annoncé récemment son intention d’interdire les filets maillants dérivants sans exceptions à partir du 1er juillet 20111. Cette décision a été accueillie favorablement par Oceana qui, en 2009, avait identifié et dénoncé environ 30 embarcations turques pêchant l’espadon et de le germon avec ce type de filet en mer Égée et en mer Méditerranée. Le nombre de bateaux qui opèrent avec cet engin de pêche en Turquie pourrait être compris entre 70 et 150.

Cependant, l’organisation de conservation marine s’est dirigée vers l'administration turque afin de partager sa préoccupation concernant l’éventuelle lacune légale qui autoriserait la pêche au germon et à l'espadon avec cet engin de pêche.

Le Maroc
Le Royaume du Maroc a interdit l’utilisation des filets maillants dérivants en août dernier2, mesure qui entrera en vigueur en 2011. La flotte marocaine qui utilisait ces filets avait également été dénoncée par Oceana. Les espèces menacées en mer d’Alboran et dans le détroit de Gibraltar ont fortement souffert de cette pratique. De plus, cette zone de pêche étant partagée avec la flotte espagnole de palangre, une concurrence déloyale se jouait envers celle-ci.

L’organisation de conservation marine rappelle que l’application de la législation internationale au Maroc a plusieurs fois été reportée et que plusieurs millions d'euros ont été distribués par l'Union européenne et par l'administration des États Unis pour éliminer cet engin de pêche illégal. Par conséquent, Oceana demande une surveillance stricte de la reconversion de la flotte marocaine et l’interdiction de la vente de ces filets à des pays tiers tel que l’Algérie, afin d’éviter leur réapparition en mer Méditerranée.

L’Union européenne
Les filets maillants dérivants sont interdits en Europe depuis janvier 2002. Malgré cela, certains pays comme la France et l’Italie ont continué de les employer et l’Italie est maintenant le dernier réfractaire, utilisant ces engins parfois camouflés sous le nom légal de « ferrettara ». En 2010, des observateurs d'Oceana ont confirmé la présence de ces filets dans le port de Bagnara Calabra malgré la livraison de 250 km de filets illégaux en juin et la conversion de plusieurs unités en palangres.

Les filets maillants dérivants sont un type d’engin de pêche utilisé pour capturer différentes espèces pélagiques. Dans les années 80 et au début des années 90, l’utilisation de ce type de filet était très recherchée pour son efficacité et sa simplicité d‘utilisation, s'agissant d'un engin de pêche passif. Cependant, les filets maillants dérivants entraînent la capture accidentelle de milliers de cétacés et d’autres espèces en danger de disparition.

Pour plus d’information

http://eu.oceana.org

mardi 21 septembre 2010

Pêche durable : le label MSC controversé


Selon ses promoteurs :

Le label Le MSC a pour objectif de promouvoir les pratiques de pêche durables à travers le monde. Le logo bleu du MSC permet aux consommateurs d'identifier les produits issus d'une pêche durable et bien gérée. Le MSC a travaillé en collaboration avec des experts scientifiques du monde entier pour développer les référentiels et méthodologies qui constituent les fondations de son programme de certification. En matière de certification des pêcheries, le MSC est le seul écolabel en accord avec les directives pour l’étiquetage écologique de la FAO, l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Ce label serait donc apte à nous aider de manière sûre à choisir des poissons issue d'une pêche respectueuse des écosystèmes.

Mais voilà que des avis discordants mettent le doute...

Le scientifique Daniel Pauly, directeur du Fisheries Centre de l'université de Colombie-Britannique (Canada), internationalement reconnu comme l'un des plus grands spécialistes des ressources marines, accompagné de cinq collègues parmi lesquels des membres de la prestigieuse Scripps Institution of Oceanography, a publié dans la revue Nature du 2 septembre un article polémique qui remet sévèrement en cause le fonctionnement du Marine Stewardship Council (MSC).

Selon les auteurs, l'écolabel "ne tient pas sa promesse", en apportant sa caution à des pêcheries industrielles destructrices de l'environnement, et devrait être "radicalement réformé". L'article est publié dans la rubrique "Opinion" de la revue et reflète donc uniquement une prise de position personnelle des auteurs. Leur renommée donne toutefois un écho certain à leurs affirmations. Ils citent le cas du colin d'Alaska, la plus grande pêcherie certifiée MSC au monde, dont le stock en mer de Béring a diminué de 64 % entre 2004 et 2009. Le stock de merlu du Pacifique, également certifié, a décru de 89 % depuis la fin des années 1980. Enfin ils estiment que "les incitations du marché ont détourné le MSC de ses buts originels, en encourageant la certification d'entreprises toujours plus grandes et intensives en capitaux".

Le MSC voit dans ces critiques "beaucoup d'idéologie". "Aucun stock surexploité n'est labellisé", affirme son directeur général, Rupert Howes. L'organisation ne conteste pas les faits avancés, mais les relativise. Selon elle, les fluctuations de population doivent, par exemple, être interprétées avec prudence. "Elles ne dépendent pas seulement de la pêche, mais de nombreux autres facteurs, en particulier climatiques, explique Nicolas Guichoux, directeur Europe du label. Ce qui compte, c'est d'adapter l'effort de pêche. Les entreprises labellisées ont l'obligation de suivre les préconisations des scientifiques."

Pour plus d’information

Lisez les articles parus dans Le Monde, Enviro2b, Zegreenweb.

Consultez le site du MSC.

dimanche 29 août 2010

Campagne Sea Shepherd : halte à la surpêche

Les océans se dépeuplent petit à petit. A cause de la sur pêche, des population de poissons se retrouvent réduites à une infime proportion de ce qu'elles représentaient il y a encore 20 ans. Des chaluts raclent le fond des mers, ne laissant aucune vie en réchapper. Des bateaux usines gigantesques écument les océans et transforment des millions de tonnes de poissons en nourriture chaque année.

Au rythme où sont allées les choses depuis quelques temps, on estime que si aujourd'hui la pêche s'arrêtait complètement, les stocks de cabillaud et de flétan ne seraient même pas reconstitués d'ici 2015 dans le Nord-Est de l'Océan Atlantique. Une situation largement préoccupante, qui se répète un peu partout dans le monde pour d'autres espèces.

Pour mobiliser sur ce problème capital, l'organisation Sea Shepherd a lancé une campagne au Brésil et martèle : "le plus grand prédateur des océans ne vit pas dans l'océan".
Les images publiées par Sea Shepherd sont assez rudes vis à vis des pêcheurs...





Pour plus d’information

Lire le point de vue de Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd, sur le pillage des océans.

vendredi 20 août 2010

Le phytoplanton océanique diminue

Nature a publié une étude qui indique que sous l’effet de l’augmentation de la température des océans, les concentrations de micro algues dans l’eau ont fortement diminué.
Ceci pourrait avoir de lourdes conséquences sur la faune marine et sur le climat.


Phytoplanton

Le phytoplancton, se sont de minuscules algues jouent un rôle essentiel dans la vie terrestre.
Présentes dans les couches superficielles de l’océan, elles sont à la base de la chaîne trophique.
Sans elles, pas de poissons, ni de mammifères marins.
Grâce à la photosynthèse, elles absorbent aussi une centaine de millions de tonnes de CO2 par jour et relâchent près de la moitié de l’oxygène composant l’atmosphère.

L'étude réalisée par le biologiste Daniel Boyce, de l’université Dalhousie de Halifax (Canada), publiée cette semaine dans Nature, est très inquiétante.
En analysant 450.000 comptes-rendus de prélèvements de planctons effectués depuis 1899 et de plus récentes photos satellite, le biologiste canadien et son équipe ont établi que la concentration de phytoplancton dans l’eau de mer diminue, en moyenne, de 1% par an depuis un siècle.
Ces 60 dernières années, la teneur en micro algues a globalement chuté de 40%.


Concentration moyenne en phytoplancton dans l'océan (croissante du violet au vert)

Parmi les hypothèses émises par les scientifiques canadiens, l’une emporte tous les suffrages : les conséquences du changement climatique.
En 2006, une étude, coordonnée par Michael J. Behrenfeld (université de l’Oregon), avait déjà établi une relation entre la hausse de la température de l’eau et la baisse de l’activité biologique marine, mais seulement pour les années 1997 à 2006. Les travaux de Daniel Boyce montrent que, depuis plus d’un siècle, l’élévation du mercure n’est pas supportée pas nos petites algues.

Si le phénomène se poursuit à mesure qu’augmente la température de l’eau de mer, deux conséquences sont imaginables : la perturbation de la chaîne trophique et la modification de la composition de l’atmosphère. Cette dernière ne fait pas l’unanimité chez les scientifiques.
Le phytoplancton joue cependant un rôle essentiel dans le stockage du carbone dans l’océan.
Sa diminution pourrait contribuer à accélérer l’accroissement de la teneur de CO2 dans l’atmosphère, contribuant ainsi au réchauffement climatique !
Gare à l'emballement !

Le 5 septembre 2009 le bateau Tara a quitté Lorient, son port de rattachement, pour une expédition de 3 ans. Baptisée Tara Oceans, elle a pour objectif d’explorer les océans afin d’étudier le plancton, de comprendre son impact sur le climat de la planète et de dresser un panorama exhaustif des écosystèmes marins.
La Thalassa, Espace découverte de l’océanologie de Lorient, propose aux visiteurs de découvrir cette expédition au travers d’une exposition déclinée de celle proposée actuellement à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.

Informations pratiques
La Thalassa – Boulevard Adolphe Pierre à Lorient
Exposition en accès libre et gratuit – Ouverture de 10h à 19h tous les jours cet été
www.lathalassa.fr

lundi 24 mai 2010

Marée noire en Lousiane : la production énergétique mondiale à la croisée des chemins

Deux semaines après la catastrophe en Louisiane, Greenpeace nous annonçait un sombre avenir pour la biodiversité :

Les premières galettes de pétrole ont atteint les côtes de Port Eads, à l’extrême pointe sud de la Louisiane. Des fragments d’hydrocarbure ont notamment été repérés à l’intérieur des marécages, près de l’embouchure du Mississipi, ce qui est de très mauvais augure pour les espèces animales et végétales vivant dans le delta.

Chaque jour, 800 000 litres de brut s’échappent de la plate-forme pétrolière de British Petroleum (BP), qui a explosé le 22 avril dernier dans le Golfe du Mexique. Jusqu’ici, toutes les tentatives mises en place par BP pour maîtriser la catastrophe ont échoué. Brûler la nappe ajoute une pollution atmosphérique à la contamination maritime. Les dispersants, en plus de ne faire que diluer l’hydrocarbure sans le faire disparaître, provoque une pollution chimique. Les barrages flottants installés sont inefficaces : à certains endroits, les vagues ont projeté le pétrole par-dessus les bouées. Le « couvercle » placé sur le puits pour juguler la fuite a dû être retiré aussitôt après avoir été installé.

« Le mal est fait, et la compagnie pétrolière peut communiquer autant qu’elle veut, nous ne pourrons pas réparer cette catastrophe, déclare Anne Valette, chargée de campagne Climat. En revanche, nous pouvons prendre définitivement acte des dangers liés à l’extraction du pétrole off-shore. Ces marées noires sont la conséquence de notre dépendance aux fossiles. »

Le XXIe siècle ne peut et ne doit pas être celui du pétrole. En plus d’être synonyme de pollutions colossales, le pétrole est une énergie fortement émettrice de CO2. Or afin d’éviter les pires conséquences du dérèglement climatique, nous devons inverser la courbe des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015. En un seul jour, les rayons du soleil qui frappent la Terre génèrent assez d’énergie pour satisfaire le niveau actuel de la demande mondiale pendant huit ans…

« Les gouvernements du monde entier sont aujourd’hui à la croisée des chemins : ils doivent choisir entre la recherche de pétrole à tout prix – off-shore en Louisiane, sables bitumineux en Alberta, forage en Arctique – et le développement massif des économies d’énergie et des filières renouvelables, permettant un avenir sûr aux générations futures », conclut Anne Valette.

Greenpeace demande un moratoire sur l’extraction pétrolière off-shore, et plus largement l’abandon du recours aux énergies fossiles.

Source : Greenpeace le 11 mai 2010

Mon avis

Une catastrophe écologique qui, le temps passant sans voir la fuite colmatée un mois après l'explosion de la plateforme Deep Water Horizon, risque de s'avérer une des pires jamais connues par le milieu marin.