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dimanche 5 octobre 2008

Pétition pour la transparence sur les signes de toxicité des OGM

Le CRIIGEN organise du 29/09 au 21/12/2008 une pétition pour la transparence sur les signes de toxicité des OGM :

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Nous citoyens, demandons à la suite du Grenelle de l'environnement et avec la grande majorité des français et des européens qui s'interroge sur, ou remet en cause, la nécessité des OGM dans les champs et dans les assiettes, de publier les résultats des analyses de sang des animaux qui ont mangé ces OGM pendant le plus long temps possible, et ce pour tous les OGM cultivés ou commercialisés dans l'alimentation des humains ou des animaux en Europe.

Cela devra être également effectif avant la commercialisation des nouveaux OGM. Aujourd'hui, seules les compagnies de biotechnologies réalisent ces tests de toxicité pendant 3 mois seulement, avec des mammifères de laboratoire (surtout le rat servant de modèle pour l'humain), et considèrent les résultats bruts comme confidentiels, ce que nous jugeons totalement anormal alors que le monde entier se questionne sur les effets sur la santé des OGM.

Cette pétition sera remise avant la fin de l'année aux autorités européennes et nationales qui autorisent les OGM.

La pétition papier approche les 10 000 signatures nous dit le CRIIGEN !

Signez en ligne et faites l'information autour de vous !

Pour plus d'informations, consultez le site du CRIIGEN.

jeudi 28 août 2008

Faucheurs d'OGM: Huit mois de prison ferme requis contre José Bové

Huit mois de prison ferme et quatre ans de suppression des droits civiques pour José Bové ont été requis mercredi 27 Aout soir par le procureur lors du procès de douze militants anti-OGM, poursuivis devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour "dégradation d'un bien appartenant à autrui en réunion" pour s'en être pris le 4 novembre 2006 à un stock de 2.300 tonnes de maïs transgénique stocké dans un silo à Lugos (Gironde).

Le procureur a demandé pour les 11 autres faucheurs volontaires entre quatre et six mois de prison avec sursis et mis en avant le "comportement compulsif" résultat d'un "oedipe mal négocié" de José Bové.

A l'encontre de l'agriculteur qui avait tiré en direction des faucheurs, le parquet réclame dix mois de prison avec sursis.
C'était la première fois dans ce genre d'affaire que la victime se situe des deux côtés de la barrière.
Le propriétaire du silo et partie civile était poursuivi pour violence avec arme après avoir tiré un coup de feu lors de l'action et percuté avec son 4x4 trois voitures garées sur le chemin de son exploitation.

Comme c'est désormais l'usage dans ces procès, une soixantaine de personnes présentes sur les lieux au moment des faits mais non retenues par la justice se sont spontanément présentées pour demander à être aussi jugées. La présidente de la cour n'a pas accédé à cette requête d'élargir le champs des responsabilités aux autres personnes présentes.
Les avocats des faucheurs volontaires ont obtenu de plaider jeudi matin. La présidente avait auparavant entendu un à un chacun des 12 prévenus.
"Nous nous battons contre quelques aventuriers décidés à produire du maïs OGM pour le commercialiser en Espagne où les réglementations sont laxistes", a expliqué José Bové. "J'ai déjà été emprisonné quatre mois pour mes actions et je suis prêt à y retourner pour avoir mis du brou de noix dans ce silo afin d'en établir la traçabilité".

Pour les acteurs de la lutte contre les OGM, la journée a été l'occasion de mettre à nouveau en lumière le combat mené le maïs transgénique et notamment le Monsanto 810 dont la culture est désormais interdite, sauf exception. "Au regard de cette décision, nous attendons un acquittement.
"L'Etat doit prendre conscience de la folie dans laquelle nous sommes entraînés", avait déclaré avant l'ouverture des débats l'un des co-accusés.

Du côté de l’exploitant, l'avocat a estimé que "la destruction d'un stock considérable de maïs est un préjudice important" pour son client, qui exploitait 1.700 hectares, dont 200 de maïs transgénique au moment des faits. Le jour des incidents, il a expliqué avoir vu des personnes "déverser des quantités d'eau sur (son) silo". Après avoir tenté en vain d'éteindre la pompe, il a dit avoir pris un fusil de chasse qu'il utilise "pour tuer les ragondins", avant de tirer en l'air. Une version démentie par plusieurs témoins, évoquant un "tir en direction des faucheurs présents en haut du silo".

Source : Nouvelobs.com

Faucheurs

samedi 16 août 2008

Fauchage d'OGM, ca continue !

Une centaine de faucheurs volontaires emmenés par José Bové ont détruit vendredi 15 août dans la Vienne deux parcelles de maïs OGM MON810, dont la culture est interdite en France. Cette opération s'est déroulée sans incident en milieu de journée à proximité de la centrale nucléaire de Civaux, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Poitiers, sous la surveillance d'une dizaine de gendarmes, qui ne sont pas intervenus, se bornant à prendre des photos.

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Arrachage de plants de maïs OGM en 2004

Des cultures "expérimentales"

Les militants anti-OGM ont d'abord fauché un champ de 3 000 m2 dans la commune de Civaux, à proximité immédiate de la centrale, "une des parcelles les plus sécurisées de France", a affirmé José Bové.

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Civaux : sa centrale, ses OGM...

Ils ont ensuite détruit une parcelle de 2 000 m2 dans la commune voisine de Valdivienne. Selon les faucheurs, le maïs détruit était de type MON810, une espèce dont la culture et la commercialisation est officiellement interdite en France depuis février 2008. La préfecture de la Vienne a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait de MON810, mais a souligné que les deux parcelles étaient cultivées "à des fins d'expérimentation sous le contrôle du ministère de l'agriculture", ce qu'autorise le décret du 9 février 2008 interdisant cette variété. L'affaire est entre les mains du parquet de Poitiers, a-t-on ajouté de même source.

Les faucheurs volontaires ont également assumé la responsabilité de la destruction, le 6 août à Valdivienne, de deux parcelles de maïs OGM qui n'avaient jusqu'à présent pas été revendiquées.

José Bové a affirmé que les militants anti-OGM étaient "plus que jamais à l'heure de la mobilisation et de la poursuite du combat contre toutes les formes d'OGM et pour le droit des citoyens à la biodiversité".

Le leader altermondialiste a également affirmé que les faucheurs étaient prêts à "assumer leurs actions devant les tribunaux, pas pour être condamnés mais pour être relaxés". En juin, des faucheurs volontaires avaient été relaxés par le tribunal correctionnel de Chartres pour la destruction de maïs OGM, un jugement considéré comme un "tournant" par M. Bové. Le leader altermondialiste et plusieurs dizaines de faucheurs sont en attente d'un autre jugement en septembre, par les tribunaux de Toulouse et Carcassonne, pour la destruction de maïs OGM en Haute-Garonne et dans l'Aude en 2006.

José Bové doit par ailleurs comparaître le 27 août avec 11 autres militants anti-OGM devant le TGI de Bordeaux pour la destruction d'un champ en Gironde.

Source : http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/08/15/nouvelle-operation-de-faucheurs-volontaires-dans-la-vienne_1084318_3244.html

Une preuve, s'il en fallait

que le vote de la loi légalisant la culture et la contamination par les OGM na pas entamé la détermination de ceux qui militent pour une agriculture saine, le droit à la santé, la liberté de produire ses semences sans mainmise du lobby agroalimentaire et des firmes semencières.

OGM jen veux pas

jeudi 26 juin 2008

Loi OGM : la décision du Conseil Constitutionnel et la réaction express du gouvernement

Souvenez-vous. A l’issue du passage en force de la loi OGM (voir mon article), certains groupes et personnes avaient saisi le Conseil Constitutionnel afin qu’il se prononce sur la conformité du projet de loi à la Constitution française.

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Dans sa décision rendue le 19 juin, le Conseil constitutionnel a déclaré inconstitutionnelle la disposition de l'article 11 de la loi sur les OGM renvoyant au pouvoir réglementaire (le gouvernement) le soin de fixer la liste des informations ne pouvant rester confidentielles. Ainsi, la liste des informations sur un produit OGM candidat à autorisation devra être définie dans la loi OGM elle-même.

Cette décision aurait pu avoir un effet positif, imposant ainsi une plus grande transparence aux marchands d'OGM, à la seule condition que la liste d’informations en question soit correctement définie et soit contraignante pour les firmes semencières.

Une nouvelle preuve, s’il en fallait de l’impatience du gouvernement à passer sa loi OGM, le gouvernement a fait voter mercredi 25 juin (soit 6 jours après la décision du Conseil Constitutionnel) par les députés un amendement qui inscrit dans la loi la liste des informations à publier en cas de demande d'autorisation pour l'utilisation d’OGM.

Selon une dépêche Associated Press relayée par le Nouvel Observateur, les informations à publier seront les caractéristiques des OGM, le nom et l'adresse de l'exploitant, le lieu et la classe de l'utilisation, les mesures de confinement, ou encore l'évaluation des effets prévisibles pour la santé et l'environnement.

Ce dernier point de la liste est le plus important. Tout dépendra de ce que cette évaluation contiendra.

Si vous avez vu ou lu «le monde selon Monsanto », si vous avez entendu Christian Vélot (voir ma vidéo), vous savez qu’il est très difficile, pour ne pas dire impossible pour des scientifiques extérieurs aux firmes semencières d’obtenir le détail des études scientifiques effectuées par les firmes elles mêmes sur leurs propres produits. Les scientifiques indépendants comme Christian Vélot disent qu’il n’est pas possible de se faire une idée précise et impartiale du produit et ses impacts possibles sur l’environnement et la santé sur la base de ces études. C’est pourquoi ils demandent les données scientifiques brutes.

Il est vraiment aberrant que les autorisations d’OGM soient délivrées sur la base des études réalisées et publiées par les sociétés concepteurs des produits OGM elles mêmes, au nom du secret industriel !

J’ai bien peur que nous en soyons toujours au même point, que la loi OGM n’apporte pas de meilleure garantie et cela même après la décision du Conseil Constitutionnel.

MaisOGM

lundi 23 juin 2008

Le monde selon Monsanto - Débat avec Marie Monique Robin et Christian Vélot

Le film de Marie Monique Robin était projeté le 21 juin 2008 à Paris dans le cadre du festival mondial de la terre.

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Si vous n'avez pas encore vu ce film ni même lu le livre de Marie Monique Robin, je vous encourage vivement à le faire.

Très bien documentée, Marie Monique Robin nous explique comment Monsanto agit pour faire imposer ses produits : Le Roundup et ses semences OGM avec, en particulier son maïs résistant au Roundup ainsi que son coton BT. Nous apprenons comment les Etats Unis ont poussé les biotechnologies et les OGM sur la base d'un principe controversé : le principe d'équivalence en substance. Nous voyons aussi les conséquences sur les paysans de l'utilisation des OGM, en Inde notamment.

Monsanto n'a pas voulu donner d'interview... La firme a, par contre, écrit à certain de ses clients pour réagir à ce film. Voir la lettre ici.

J'avais déjà vu le film sur Arte mais le revoir sur grand écran était vraiment bien. D'une part pour bien appréhender et mémoriser le contenu très riche du documentaire, d'autre paprt pour la meilleure qualité de l'image et du son.

Ceci dit ma motivation principale était le débat qui suivait la projection, avec la présence de la réalisatrice et de Christian Vélot.

Les conditions d'éclairage de la salle ne me permettent pas de vous proposer l'ensemble du débat, voici deux interventions qui ont bénéficié de conditions favorables...

Tout d'abord : Marie Monique Robin

Ensuite, Christian Vélot



Pour plus d'informations sur le film : http://www.arte.tv/monsanto

Le blog de Marie Monique Robin : http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUser.do?method=getHomePage

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jeudi 19 juin 2008

Millau donne la recette du « fauchage légal » d'OGM

Le maire de Millau a publié un arrêté l'arrêté municipal « portant interdiction de la culture des organismes génétiquement modifiés ».

Ainsi, il interdit les cultures d'OGM sur le territoire communal pour toute l'année 2008. Sur ce caractère provisoire de l'arrêté, le premier magistrat et juriste précise que le droit exclut en effet « une interdiction générale et absolue puisque le principe est la liberté et que la mesure adoptée en vertu du pouvoir de police constitue l'exception. » En clair, un nouvel arrêté devra être pris pour interdire les cultures d'OGM en 2009 et ainsi de suite.

Pour Guy Durand, le "nouveau" maire de Millau, « il suffit de se doter des moyens juridiques » ad hoc pour interdire les cultures OGM sur une commune. Et de confier communiquer bien volontiers à ceux qui en font ou feront la demande, copie de la délibération et de l'arrêté millavois. Le maire, qui espère que l'exemple fera « tache d'huile » comme le lui laissent à penser les nombreux mails et contacts alors qu'un « réseau des villes propres » est en gestation, insiste cependant sur la nécessité de légaliser l'arrêté en invoquant des « circonstances locales ». Millau met ainsi en avant un classement en zone Natura 2000, la fabrication de fromages AOC, l'appartenance au parc naturel régional des grands causses… Bref, il appartient à chaque commune désireuse de mettre en œuvre un fauchage légal d'adapter l'arrêté au contexte du cru.

mercredi 4 juin 2008

Une commissaire Européenne génétiquement modifiée

L'AFP relate aujourd'hui la prise de position de Mariann Fischer Boel, commissaire européenne à l'Agriculture qui souhaite plus d'OGM pour freiner l'envolée des prix alimentaires.
Elle considère que l'Union européenne devrait approuver plus vite les OGM et se montrer plus souple avec leurs importations pour freiner l'envolée des prix alimentaires, dans un entretien à La Croix à paraître mercredi.

"Il faut (...) étoffer les effectifs de l'Agence européenne de la sécurité alimentaire pour qu'elle accélère son processus d'approbation des OGM (organismes génétiquement modifiés, ndlr), sans bien sûr - et c'est important - remettre en cause la qualité de son travail", estime Mme Fischer Boel.

"Notre trop lente approbation des OGM pèse dans les prix alimentaires", poursuit-elle, alors que s'est ouvert mardi un sommet de la FAO consacré à la crise alimentaire mondiale.

"Nous devons aussi débattre de notre tolérance zéro d'importations d'OGM non approuvés", affirme la commissaire, qui estime qu'avec cette règle, "on est en train de se tirer une balle dans le pied !"

Selon elle, "ce refus conduit aujourd'hui à renvoyer une cargaison complète de soja ou de maïs d'Amérique du Sud pour l'alimentation animale lorsqu'il n'y a qu'une petite trace d'OGM. Du coup nos éleveurs payent plus cher".

"C'est complètement stupide et inacceptable que des prix élevés empêchent notre élevage d'être compétitif. Car, pendant ce temps, on importe de la viande de boeuf brésilien, qui a été nourri par des OGM qui n'ont même pas été approuvés en Europe, ce que les consommateurs ignorent parce que ce n'est pas étiqueté", explique-t-elle.

Une prise de position qui ignore superbement que, bien au contraire, cette technologie OGM appauvrit les cultivateurs, les enfermant dans le cercle infernal des intrants couteux.

Impossible ensuite de produire eux même leurs propres semences : il faut impérativement les acheter chez les semenciers. Pour les OGM résistants aux herbicides (Roundup), acheter l'herbicide en question... Dans l'affaire, ceux qui s'enrichissent sont les firmes semencières. Comment alors dire que les prix des aliment vont baisser grâce aux OGM ? Supercherie ? Manipulation ? Corruption ?

Par contre c'est l'environnement et la santé qui pâtiraient d'une extension des cultures OGM. Pollution accrue des sols, contamination à longue distance des cultures non OGM, effets pressentis (ou selon les sources démontrés) sur la santé.

Pourquoi encore faire l'impasse sur le fait que l'agriculture biologique est une réponse au problème de la faim ? Protectrice des sols, favorisant l'humus, augmentant bien souvent les rendements, elle est l'amie de l'emploi dans les cultures extensives et de notre santé.

vendredi 23 mai 2008

La loi OGM est adoptée

Comme nous le pensions la loi OGM française a été adoptée par le parlement avec le vote du sénat le 22 mai 2008.

Le texte a été approuvé par 183 voix contre 42, le groupe PS s'étant abstenu. Cette abstention pose question ! Je ne m’étendrai pas là-dessus ici…

La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui représentait le gouvernement en l'absence de son ministre de tutelle Jean-Louis Borloo, a invité les sénateurs à adopter le texte pour éviter une condamnation de la France pour non-transposition de la directive européenne sur les OGM. Paris risquait une amende de 38 millions d'euros et une astreinte de 360.000 euros par jour à partir du 5 juin. "Seul ce texte permettra de sortir d'une situation de vide juridique", a-t-elle assuré. "NKM" a précisé que le gouvernement proposerait des modifications de la réglementation européenne lors de la présidence française de l'Union européenne au second semestre.

Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a préféré se réjouir du feu vert obtenu au Parlement, qui met un terme selon lui "à dix années d'esquives et de non-dits" sur la question des OGM. Ce texte "rigoureusement fidèle aux conclusions du Grenelle (...) instaure enfin des règles claires, précises, rigoureuses".

A l'image de la soixantaine de manifestants anti-OGM présents devant le palais du Luxembourg pour ce vote, Greenpeace restera "mobilisée" et espère que des décrets d'applications "les plus précautionneux possibles" soient adoptés afin de "limiter les dégâts". La Confédération paysanne, deuxième syndicat agricole, a également dénoncé l'adoption de la loi, estimant qu'elle était "non conforme aux engagements du Grenelle" défendu par le gouvernement.

France Nature Environnement, la LPO et la Fondation Nicolas Hulot pensent que l’Europe offre encore une porte de sortie (voir leur communiqué) :

« L’adoption de cette loi ne marque pas la fin du débat sur les OGM, qui doit se poursuivre au niveau européen cette fois. Par ailleurs, le débat parlementaire qui vient de s’achever démontre l’urgence d’un traitement non pas strictement national mais européen de cette question ».

Personnellement, au vu de la directive Européenne vis à vis de laquelle la loi OGM française a été élaborée, je ne crois pas à la possibilité que l’Europe soit le vecteur d’une interdiction des cultures d’OGM en plein champ, seule mesure acceptable face aux risques induits par les OGM.

Les associations affichent aussi un espoir d’avancée par le fait que la France prendra prochainement la présidence de l’union européenne. Comment y croire vu la volonté d’imposer la loi, maintenant adoptée, qui autorise les cultures en plein champs sans offrir de protection et de possibilité efficace à ceux qui n’en veulent pas sur leur territoire ?

Dans le meilleur des cas et là encore je n’y crois pas, la définition du « sans OGM » devrait être le seuil de détection, soit 0,1% et non pas 0,9%.

mercredi 21 mai 2008

L’Assemblée Nationale a voté la loi OGM

Ce n’est pas une surprise pour moi, je vous le disais mardi matin.

Cela n’évite pas la colère de monter : les députés ont voté ce mardi 20 mai au soir la loi OGM à 289 voix contre 221 !

Ce fut pour le moins houleux avec des mots d’oiseaux qui ont fusé !

Révoltés par ces propos, les députés de gauche se sont levés pour huer l’orateur NC, l’empêchant de poursuivre son intervention. Le PS Philippe Martin s’est précipité en direction de son collègue Vigier pour «s’expliquer» avec lui. Il a été retenu par d’autres députés. Devant la tournure des événements, Les huissiers ont dû s'interposer pour protéger un député néo-centriste et le président UMP de l’Assemblée Bernard Accoyer a suspendu la séance pour un quart d’heure et demandé aux députés d’évacuer l’hémicycle. «Salopard!», «Voyou», lançaient les députés de gauche en direction de M. Vigier tandis qu’à droite, on scandait «liberté d’expression».

Voir l'article complet sur Libération.

On en sourirait si l’enjeu n’était aussi énorme. C'est affligeant.

La mobilisation à droite a en tout cas porté ses fruits sur les divers scrutins. Sur 524 votants (contre moins de 300 la semaine dernière), la droite a pu refaire parler sa nette majorité d’élus: la première motion de procédure a été rejetée par 315 voix contre 208, provoquant les hourras sur les bancs de la droite.

Ecoutez, je vais vous dire, j’écris ce billet en regardant Théma sur Arte ce mardi 20 mai soir : Changements climatiques : une menace pour la paix

Pas de quoi, vraiment, passer une bonne soirée !

Lorsque l’on ajoute l’inaction des politiques (sur ce qu'il faudrait entreprendre d’urgence pour limiter le réchauffement climatique, et là ce n’est qu’un exemple…) aux actions qu’ils mettent en œuvre (comme pour la loi OGM) il y a vraiment de quoi se révolter !

Si vous n’êtes pas convaincus, et que vous n’avez pas regardé le reportage sur Arte, allez y gratuitement en VOD pendant une semaine.
Vraiment, je ne vois pas comment vous ne seriez pas comme moi, consternés.

Je reviens à la loi OGM, nous noterons les noms des politiques qui votent la loi (273 députés UMP ont voté pour, 11 contre et 19 se sont abstenus alors qu'à gauche tous les députés présents ont voté contre. Si 16 députés NC ont voté pour, quatre se sont abstenus. Trois non-inscrits, tous divers droite, ont voté contre) et à l’avenir, dans de nombreuses années nous leurs demanderons des comptes lorsque les conséquences de leur lamentable décision seront visibles.

En attendant cette issue qui est certaine si la loi passe, il reste une très-très-très faible chance de refus jeudi prochain au sénat. Ensuite seules les actions en justice (Conseil Constitutionnel) des socialistes, verts, de Corinne Lepage, voire d’autres, pourront encore nous éviter ne manger des OGM à vie…

Que ces tristes considérations ne nous empêchent pas de lutter, manifester, pétitionner !

mardi 20 mai 2008

OGM : appel à la conscience des parlementaires

Aujourd'hui la loi OGM passera une fois encore à l'Assemblée Nationale.
La dernière fois sans doute.
Je suis convaincu que les députés UMP auront bien été briefés par leur parti pour aboutir à l'adoption de la loi par l'Assemblée.
Ceux qui en leur fort intérieur sont contre la permission donnée à la culture des OGM en plein champs ne doivent pas être à l'aise !

Et ce sera au tour des sénateur jeudi prochain...

Plus de 40 000 personnes ont déjà signé la pétition de la revue L'Ecologiste et de l'association OGM dangers pour demander l'interdiction des OGM, contribuant ainsi au rejet du projet de loi sur les OGM en seconde lecture à l'Assemblée nationale le 13 mai.

Rappelons que ce projet de loi autorise les plantes et les animaux transgéniques, contrairement à ce que souhaitent l'immense majorité des Français selon les sondages unanimes depuis dix ans.

La revue L'Ecologiste et l'association OGM dangers font donc appel à la conscience de tous les parlementaires afin qu'ils confirment le rejet de ce projet de loi.

Ils demandent au secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian de voter à l'Assemblée nationale l'interdiction des OGM dans les champs, en cohérence avec l'interdiction des OGM dans les assiettes des cantines qu'il vient de faire adopter en tant que président du Conseil général des Hauts de Seine.

Vous pouvez signer la pétition en ligne www.ogm-jedisnon.org et écrire et faire écrire aux parlementaires très simplement depuis ce site. C'est urgent et c'est efficace !

Pour les autres actions, voir notre billet de dimanche dernier.

L'association OGM dangers : www.ogmdangers.org
La revue L'Ecologiste : www.ecologiste.org
La pétition : www.ogm-jedisnon.org

dimanche 18 mai 2008

Passage en force de la loi OGM : les associations s'adressent au Président et continuent la lutte

Les association de défense de l'environnement demandent audience au Président de la République devant le passage en force de la loi OGM.
Voir ici la lettre qu'elle lui ,ont adressée.

Les associations signataires
Attac – Amis de la Terre – Agir pour l’Environnement – Amis de la Confédération paysanne - Bio Consom'acteurs - Confédération Paysanne – Collectif des Faucheurs volontaires - Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique – Greenpeace – MDRGF Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures – Nature et Progrès –Réseau Semences Paysannes – UNAF Union Nationale des Apiculteurs de France

La loi repassera devant l'Assemblée Nationale le 20 mai à 16h puis le 22 mai devant le Sénat.

Selon les associations, les mobilisations de ces derniers mois et celle du 13 mai ont porté leurs fruits avec le rejet en seconde lecture de la loi OGM, mais tout reste encore à faire:

1. Lundi 19 mai une mobilisation devant les préfectures de région est prévue pour transmettre la lettre ci-contre à N. Sarkozy ainsi qu' Paris où une délégation demandera à être reçue par le Président à 18 h

2. MOBILISATION GENERALE
- Mardi 20 autorisation de rassemblement Place Ed. Herriot près de l’Assemblée avec invitation presse et délégation en tribune.
- Jeudi 22 au Sénat sans doute même dispositif que mardi 20 avec mobilisations en région.

Pour plus de précisions sur ces manifestations, allez sur le site Stop OGM.

Quelques images de la manifestation de Paris le 13 mai 2008 devant l'Assemblée Nationale :

ManifOHM13mai2008_1.jpg
photo Stop OGM

Les manifestants prévoyaient de faire une chaine humaine pour symboliquement protéger l'Assemblée Nationale de la contamination OGM.
Ceci n'a pas été possible du fait d'une autre chaine humaine :

ManifOHM13mai2008_2.jpg
photo Stop OGM

samedi 17 mai 2008

Loi OGM : toute l'histoire et les prochains épisodes d'un passage à marche forcée au mépris de l'avis des français

Nous approchons de l'épilogue, aussi il ne me semble pas inutile de rappeler brièvement les épisodes précédents de la tribulation de notre prochaine loi française sur les OGM. Rassurez vous je ne vais pas vous noyer sous les détails et en particulier l'aspect politique du sujet. Pour moi cet aspect est affligeant et un récent débat ("la séance continue" le mercredi 14 mai vers 21h) sur la chaine parlementaire LCP le montrait clairement : le "jeu" politique d'opposition droite/gauche est sur ce sujet aussi très marqué alors que l'enjeu est notre santé, la biodiversité et l'avenir de l'agriculture de qualité.

Voici donc en synthèse les étapes précédentes de l'élaboration de la loi OGM ainsi que les tous prochains épisodes.

Nous venons d'apprendre que la loi sera adoptée les 20 et 22 mai prochains !

Lire la suite...

mercredi 14 mai 2008

Rejet de la loi OGM par l’Assemblée Nationale : l'affaire n'est pas gagnée...

Le projet de loi OGM a été rejeté le 13 mai par l’assemblée Nationale.
C’est une bonne nouvelle que je n’espérais pas.
Mais attention, l’affaire n’est pas gagnée, loin de là.

Que s’est-il passé ?

Le député communiste André Chassaigne avait déposé une «question préalable» aussi nommée «motion de procédure» qui a été votée par 136 voix contre 135. La loi a ainsi été rejetée sans discussion alors que seul son premier article devait être débattu.

Ceci a été possible par l’absence de nombreux députés (seuls 130 députés étaient présents sur 316), par l’abstention de deux députés UMP et le vote pour la motion des 136 députés socialistes, communistes et verts présents.

Il s’agit donc d’une victoire sur la forme.
Sur le fond (l’opposition aux OGM) le point positif est le fort absentéisme qui peut signifier une volonté de nombreux députés de la majorité de ne pas vouloir s’exprimer sur le projet de loi alors même que l’opinion française est, d’après les sondages, largement opposée aux OGM.

Quelle peut être la suite ?

Le premier ministre, François Fillon, a très vite annoncé la convocation de la Commission mixte paritaire pour soumettre à nouveau le texte "au vote du Sénat et de l’Assemblée Nationale.

La CMP est une structure paritaire (7 députés et 7 sénateurs, selon le poids des différents groupes politiques, donc majoritairement de droite) qui se réunit à la demande du gouvernement pour trouver un accord sur la rédaction d'un texte, quand les deux chambres l'ont adopté dans des termes différents.

Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, a précisé de son côté que le gouvernement demanderait à la CMP, qui devrait se réunir "dans les plus brefs délais", peut-être dès la semaine prochaine, de "revenir au texte en deuxième lecture par le Sénat", qui "aurait logiquement dû être le texte" adopté ce mardi soir par l'Assemblée.

Le vote des conclusions de cette CMP dans chacune des deux assemblées, synonyme d'adoption définitive du texte, devrait intervenir "dans les semaines à venir", "bien avant fin juin, si possible même avant la fin du mois de mai", a estimé Roger Karoutchi.

De son côté, le président du groupe UMP, Jean-François Copé, a regretté "cet incident de procédure" qui a conduit à "interrompre la discussion du texte à l'Assemblée" du fait de "cette manœuvre de l'opposition, même si j'ai bien compris qu'elle était de bonne guerre".

Le gouvernement a donc pour intention de continuer rapidement sur sa lancée et de forcer la main à l’opinion publique ainsi qu’aux parlementaires qui, rappelons le, n’avaient adopté le texte qu’à une faible majorité en première lecture.

La lutte doit donc continuer sans faiblir pour tenter de faire entendre l’opinion majoritairement opposée aux OGM. Nos élus ont le devoir de suivre cette opinion mais sauront-ils le faire contre la pression du lobby des semenciers ?

Champs de colza débordant sur la route en Bretagne, submergeant un panneau stop - Overflowing rape field in Brittany, immersing a stop sign

lundi 12 mai 2008

Demain 13 mai : manifestations partout en France empêcher la contamination OGM de l'Assemblée Nationale

Les 13 et 14 mai, la loi OGM passera en seconde lecture à l'Assemblée Nationale.

Si vous avez loupé les épisodes précédents, je vous invite à lire notre article : http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2008/04/29/Loi-OGM-la-derniere-chance

En résumé : Après le vote par le Sénat,le 16 avril dernier, des articles 2 à 15 de la loi dans les mêmes termes que l'Assemblée Nationale, il ne reste à discuter que l'article 1 de la loi avec l'amendement 252 (Chassaigne) et le sous-amendement Bizet qui n’apporte rien de concret.

De nombreuses associations sont mobilisées et demandent à ce que le débat porte sur une définition claire du "sans OGM", définition essentielle à l‘appui de l’amendement Chassaigne. Ce choix doit rester politique et non renvoyé à des instances techniques nationales ou communautaires tel que c'est le cas dans la proposition de loi actuelle pour la définition de l'absence d'OGM.

Le 13 mai, en l’absence délibérée d’amendements de la majorité UMP, seuls seront discutés ceux de l’opposition et peut être de certains députés dissidents de la majorité. Cependant, la loi restant inacceptable sur des points importants comme les seuils et la responsabilité, légalisant les contaminations et interdisant de produire sans OGM , le vote final de la loi pourrait encore basculer vers le non à l'impossible coexistence.

C'est pourquoi une mobilisation importante est nécessaire.

Elle est soutenue par :
WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Agrisud, MDRGF, la Fondation Nicolas Hulot, LPO, la CGT, l'UICN, Fac Verte, Objectif BIO, FNAB, La Ligue de l'enseignement, Green Cross, la Confédération Paysanne, Ecoforum, Collect-if, le CNIID, Good Planet, Agir Pour l'Environnement, Le Festival du Vent, l'Alliance pour la Planète, Nature et Progrès ...

Un pique nique sans OGM est organisé devant chaque préfecture de France.
Vous trouverez les détails pour chaque département sur http://www.stopauxogm.fr/

A Paris :
Pique-nique à l’esplanade des Invalides à partir de 13 heures qui rassemblera toutes et tous citoyens et citoyennes, élus, personnalités. Rassemblement à partir de 15h Place Edouard Herriot (Assemblée Nationale côté Bd St Germain) Chaîne humaine prévue vers 15 heures en tenue blanche de décontamination pour empêcher la contamination OGM de l'Assemblée Nationale.

Refusons la contamination des OGM dans les champs et dans les assiettes !

jeudi 8 mai 2008

OGM : la commission Européenne reporte sa décision

Hier, le 7 mai, la commission européenne devait se prononcer sur l'autorisation de cultiver en Europe trois plantes OGM.

Ces demandes de mise en culture visaient deux maïs génétiquement modifiés pour produire leur propre insecticide, ainsi qu'une pomme de terre, l'Amflora, mise au point par BASF et modifiée afin de doper sa production d'amidon à des fins industrielles.

Il s'agissait des premières demandes de ce genre depuis la levée du moratoire européen sur le OGM, en mai 2004.

La commission n'a rien décidé et à demandé à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) de réexaminer ses avis, toujours positifs jusqu'ici.
L'agence n'a en effet jamais donné d'avis négatif lorsqu'elle a été consultée à 16 reprises sur des OGM depuis 2005. Les mouvements écologistes reprochent à l'EFSA d'être influencée par les études menées par les industriels. Par exemple, pour la pomme de terre Amflora, BASF a mené une campagne de lobbying à la mesure des enjeux économiques. Les gains pour le groupe sont en effet estimés à 100 millions d'euros par an si l'Amflora est autorisée.

La commission européenne est manifestement tiraillée sur la question des OGM.
D'un côté il y a la pression des industriels et celle des Etats Unis qui pourrait bien saisir à nouveau l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) contre l'Europe. De l'autre côté, l'opinion publique est, comme le confirment les sondages, majoritairement opposée aux OGM. Plus purement politique, on peut se demander si ce report de décision n'a pas pour objectif de calmer l'opinion qui aurait peu, en cas d'avis favorable aux OGM, s'insurger et mettre en péril le processus de ratification du Traité de Lisbonne qui est en cours...

Quelle sera le futur avis de l'EFSA ?
L'agence redorera t-elle son blason en tenant compte des études indépendantes qui ont sérieusement mis en doute l'innocuité des maïs, ainsi que des inquiétudes de l'Organisation mondiale de la Santé qui s'est inquiétée de la présence dans la pomme de terre Amflora de gènes résistants à certains antibiotiques ?
Selon ses opposants, cela risque d'aggraver les problèmes grandissants de résistance aux antibiotiques constatés un peu partout dans le monde.

La réponse pourrait être donnée dans deux mois mais certaines sources parlent d'un délai de deux ans !
En attendant, une seule variété d'OGM, la maïs MON810, est autorisée à la culture sur le Vieux continent, essentiellement en Espagne.

Quel a été le votre de Jacques Barrot auprès de qui nous avons agit en lui demandant un votre négatif ?

Quelle sera la position de la France alors qu'elle prendra la présidence de l'Europe ?

La réaction des écologistes
Greenpeace se réjouit qu'aucun OGM n'ait été autorisé, mais est déçue que les Commissaires ne soient pas allés jusqu'au bout en les interdisant définitivement, compte tenu des risques mis en évidence par de nombreuses études scientifiques.

« La décision de la Commission est un vrai revers pour l'industrie biotechnologique, déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. La pomme de terre OGM qui devait être autorisée à cette réunion ne l'a pas été ! C'est aussi un vrai revers pour l'AESA, agence dont le travail est à juste titre de plus en plus décrié. Il faut maintenant engager une vraie réforme de l'AESA et de l'ensemble du processus d'évaluation. La France a l'occasion de le faire en inscrivant cette réforme à l'ordre du jour du conseil des Ministres du 5 juin. »

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Rappel :

OGM Non

samedi 3 mai 2008

Nous mangeons des OGM sans le savoir

De plus en plus, nous sommes confrontés aux aliments contenant des OGM.

TomateOGMBB.jpg

Il existe deux types de produits : ceux dont l’étiquette indique la présence d’OGM et les autres qui n’en disent rien.

Les produits étiquetés OGM
La loi européenne impose d’informer le consommateur dès lors qu’un ingrédient du produit contient plus de 0,9% d’OGM.

Les produits non étiquetés OGM
Mais voilà, la loi n’impose aucun étiquetage des produits issus d’animaux d’élevage (laitages, charcuterie, plats cuisinés, etc...). Or plus de 80% des OGM servent à nourrir ces animaux.

C’est pourquoi Greenpeace a mis en place un réseau d’enquêteurs dont le rôle est de débusquer les produits contenant des OGM.

Un guide des produits avec et sans OGM est édité depuis 1998.
Greenpeace envoie un questionnaire aux industriels de l’agroalimentaire afin de savoir s’ils utilisent des produits élaborés à partir d’animaux nourris aux OGM. Selon leurs déclarations, ces produits sont classés dans l’une de ces trois catégories :
Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits issus d’animaux nourris aux OGM.
Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM mais ne peut pas encore garantir qu’il n’en utilise plus du tout.
Rouge : le fabricant ne garantit pas que la fabrication de ses produits se fait hors de la filière OGM ou bien n’a pas répondu au questionnaire.

Vous pouvez accéder au dernier guide mis à jour le 22 février 2008 ici :

télécharger le guide


Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Il ne risquait rien. Ce n’est pas forcément notre cas en mangeant des OGM sans le savoir.

En tout cas la moindre des choses, je pense, est d’avoir l’information nécessaire à agir et manger en connaissance de cause.

N’oubliez pas : le pouvoir est dans le caddie ! En privilégiant les produits naturels et sans OGM, vous protégez votre santé, bien sûr, mais surtout vous agissez concrètement pour barrer la route aux OGM et ainsi préserver l’environnement !

OGM_small.jpg

Pour plus d’informations : http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2008/03/05/Les-OGM-%3A-un-progres-ou-un-danger
http://www.greenpeace.org/france/detectivesOGM/
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65172

jeudi 1 mai 2008

Loi OGM, la dernière chance

La loi OGM arrive en fin de parcours en passant en seconde lecture à l’Assemblée Nationale.

Pour les épisodes précédents, je vous invite à vous reporter à nos précédents articles :
La loi OGM votée par le Sénat le 16 avril enterre l’agriculture de qualité
La loi OGM après son premier passage à l’Assemblée Nationale
Loi OGM : l'avis des associations environnementales
PROJET DE LOI OGM
Les OGM : un progrès ou un danger ?

Les députés vont donc être amenés à voter la loi pour la dernière fois entre le 14 et le 15 mai 2008.

Suite au dernier passage au Sénat, seul le premier article de la loi va être discuté.

L’amendement « 252 » à l’article 1 de la loi, passé par l’Assemblée en première lecture à l’initiative du député PC A.Chassaigne aurait permi de limiter les OGM afin de protéger l’agriculture de qualité, par exemple en AOC et autres labels. Certains espaces, comme les parcs naturels auraient pu ainsi être préservés.

Les Sénateurs ont décidé de compléter l’article ainsi : «La définition du "sans OGM" se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire.»

Comme cette définition n’existe pas, c’est le gouvernement, sur avis du Haut conseil, qui sera chargé de le faire en attendant. Car aujourd’hui, la notion de sans OGM n’a pas de base légale : la seule règle qui existe concerne l’étiquetage et définit surtout le «avec OGM», à partir de 0,9 %.

L’enjeu du dernier passage à l’Assemblée Nationale porte ainsi sur la possibilité de préserver certaines zones de toute contamination OGM et surtout de définir ce qu’est l’absence d’OGM. Pour la meilleure garantie, l’absence d’OGM devrait être définie au seuil de détection, soit 0,1%. Les épisodes précédents semblent pousser vers la définition du sans OGM à 0,9%.

Mais que vont dire les députés ?

Pour tenter d’influer sur leur décision, des actions sont organisées.

Un collectif d'organisations initié par le WWF et soutenu par le MDRGF, Greenpeace, les amis de la Terre et bien d'autres lance un appel de mobilisation pour faire entendre nos voix aux députés.

Un peu partout en France des pique niques sont organisés devant les préfectures de régions le 13 mai à 13h.

La liste se trouve sur le site http://www.stopauxogm.fr/

Une précision : je déplore la première partie de leur slogan : OUI au grenelle, NON aux OGM. Il n'y a vraiment pas de quoi se glorifier d'avoir participé au Grenelle, j'y reviendrai sans doute dans un autre article. Mais bon...

A Paris, après le pique nique aux Invalides à 13h, une chaîne humaine sera organisée autour de l’Assemblée Nationale afin de « protéger les députés de la contamination génétique » et leur demander de voter une loi qui affirme que sans OGM veut dire sans OGM.

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mercredi 30 avril 2008

OGM : La Commission Européenne pourrait autoriser 3 nouvelles variétés

OGM encore !

La France prépare sa loi OGM.

Pendant ce temps le lobby de l’industrie agro-chimique sollicite la Commission Européenne pour autoriser deux nouvelles variétés de maïs pesticide et une pomme de terre résistante aux antibiotiques.

Ceci sera débattu au parlement Européen qui votera le 7 mai 2008.

Greenpeace international vous propose d’envoyer un email à Jacques Barrot, Commissaire français : cab-archive-barrot@ec.europa.eu , gmovote.int@greenpeace.org

Demandez à Monsieur Barrot de voter CONTRE cette demande d’autorisation.

Voici les arguments qui peuvent être repris dans votre message :

- Les deux variétés de maïs débattues le 7 Mai produisent leur propre pesticide. Ces variétés, conformément aux pratiques actuelles n’ont été testées que sur 90 jours alors que les effets des pesticides sur la santé sont testés sur deux ans.

- Les pommes de terre génétiquement modifiées contiennent un gène les rendant résistantes aux antibiotiques. En les diffusant dans l’environnement nous pourrions avoir de sérieux problèmes dans futur pour le traitement de maladies telles que la tuberculose.

- Récemment, 37 scientifiques ont envoyé une lettre à la Commission Européenne mettant en avant un point de vue scientifique sur les lacunes et incertitudes relatives aux OGM.

- La majorité des citoyens Européens montrent une opposition constante aux OGM depuis 10ans.

- L’industrie avance que les OGM nourriront le monde. Cette voie n’est pas écologique et n’est pas démontrée comme ayant un réel potentiel. Les Nations Unies admirent que les plantes transgéniques ne sont pas une solution à la pauvreté, la famine ou les changements climatiques.

- L’agence de sécurité alimentaire Européenne (EFSA) ne fait pas correctement son travail. Elle a reconnu le manque de méthodologie dans l’évaluation sur le long terme des impacts des OGM sur la santé et l’environnement. Elle se base sur des données incomplètes fournie par l’industrie agro-chimique et elle les contrôle à peine.

Cette information a été diffusée par Greenpeace international.

Vous pouvez aussi envoyer un message à Jacques Barrot par l’intermédiaire du site de Greenpeace France.

vendredi 18 avril 2008

La loi OGM votée par le Sénat le 16 avril enterre l’agriculture de qualité

Après avoir été quelque peu améliorée par l’Assemblée Nationale (voir notre article), la loi OGM a subi une régression qui a quasiment réduit à néant les efforts des Députés.

L’amendement « 252 » à l’article 1 de la loi, passé par l’Assemblée à l’initiative du député PC A.Chassaigne aurait permis de limiter les OGM afin de protéger l’agriculture de qualité, par exemple en AOC et autres labels. Certains espaces, comme les parcs naturels auraient pu ainsi être préservés.

Poussé par le gouvernement, le Sénat a amendé l’amendement 252 en prévoyant que le seuil correspondant au « sans OGM » sera fixé espèce par espèce par le gouvernement sur avis du Haut conseil des biotechnologies, créé par la nouvelle loi. Et cela, dans l'attente d'une définition du sans OGM au niveau européen. Autant dire que les protecteurs de l’environnement qui demandaient que ce seuil soit celui de la limite de détection (0,1%) en sont pour leurs frais.

N’ayant eu cure de l’excellente lettre que de nombreuses personnalités leur a adressé ainsi qu’au premier ministre, les sénateurs ont adopté le texte à 185 voix contre 120 et 19 abstentions.

Pour couronner le tout, la dernière formalité pour entériner le texte, le second passage à l’Assemblée Nationale en mai, ne pourra traiter que le premier article de la loi, les autres ayant été définitivement adoptés par le Sénat. La loi devrait être définitivement adoptée avant l’été.

Je vous ferais grâce des déclarations des uns et des autres, les uns, vous imaginerez lesquels, prétendant que la loi respecte l’esprit du « Grenelle de l’environnement », les autres dénonçant un « débat fantoche », une « absence de démocratie », la « dévitalisation » de la loi.

Les associations de défense de l’environnement sont pour le moins inquiètes. Greenpeace estime jeudi qu'en l'état, le texte "ne garantit (...) pas l'avenir des filières sans OGM et ne protégera pas l'agriculture française de la contamination généralisée". "Cette loi est mauvaise. Pas de définition du sans OGM, pas de protection pour les victimes de contamination. Il s'agit d'un chèque en blanc fait à Monsanto", dénonce Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Voir l’avis complet de Greenpeace ici.

Et une loi pro-OGM, une !
Elle signe la fin de l’agriculture de qualité, labellisée, biologique sans OGM.

mardi 15 avril 2008

La loi OGM après son premier passage à l’Assemblée Nationale

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Votée à l’Assemblée Nationale le 9 Avril, qu’en est-il de la mouture actuelle de la loi OGM ?

Le débat a fait un remarquable remous par la polémique autour de lintervention de Nathalie Kosciusko-Morizet, le vote négatif de plusieurs députés de la majorité pour finalement adopter le texte en première lecture par 249 voix pour et 228 contre.

L’Assemblée Nationale a un peu amélioré de texte issu du Sénat, principalement sur les points suivants :

  • Deux amendements (dont l’amendement 252) ont étés adoptés à l’article 1. En résumé, ils permettraient de limiter les OGM afin de protéger l’agriculture de qualité, par exemple en AOC et autres labels. Certains espaces, comme les parcs naturels pourraient ainsi être préservés. Cependant l’ensemble du texte de loi manque de cohérence et d’autres articles sont quelque peu contradictoires avec ces amendements.
  • Les citoyens seraient associés aux consultations relatives aux OGM. Ils pourraient aussi saisir le haut conseil chargé de l’expertise des variétés OGM par l’intermédiaire de leur député ou sénateur.

Mais des points importants restent fortement négatifs :

  • Le principe de la coexistence entre cultures OGM et non OGM reste consacré alors que les travaux du Grenelle de l’environnement ont démontré que la coexistence entre cultures OGM et non OGM est impossible.
  • Les dispositions sur la responsabilité en cas de contamination restent très insuffisantes.
  • Le seuil d’étiquetage de 0,9 % devient la référence en matière de contamination alors qu’il ne repose sur aucune base scientifique. Pour les défenseurs de l’environnement, c’est le seuil de détection, qui correspond aujourd’hui à moins de 0,1%, qui devrait être pris comme référence.

L’avis des associations au 9 avril :

Greenpeace : Loi OGM : l’intérêt général nié
Greenpeace déplore l’adoption cet après-midi du projet de loi sur les OGM lors d’un scrutin solennel à l’Assemblée nationale. Le texte condamne à terme l’ensemble de la production agricole française à la contamination et définit un régime de responsabilité complètement défaillant. En votant une loi génétiquement modifiée au profit d’une poignée d’industriels, la majorité UMP est manifestement passée à côté de l’histoire et de la volonté des Français.

France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et la LPO espèrent que le vote en 2ème lecture au Sénat ne sera pas l’occasion de revenir sur les améliorations apportées au texte par les députés, mais bien au contraire d’améliorer encore la protection de l’environnement et de l’agriculture de qualité et de renforcer le régime de responsabilité.

La loi passera en seconde lecture au Sénat cette semaine et l’on peut craindre un risque de retour en arrière sur les quelques avancées obtenues à l’Assemblée.

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