centpourcentnaturel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 24 février 2011

Tolérance zéro sur les OGM : un zéro à géométrie variable

Les 8 et 9 février 2011, les représentants des États membres, réunis au sein du Comité Permanent de la Chaine Alimentaire, ont discuté d'une proposition de règlement visant à tolérer jusqu'à 0,1% la présence de Plantes Génétiquement Modifiées (PGM) dans les lots d'importation à destination de l'alimentation animale.

Selon les informations de l'organisation inf'OGM, certains ont demandé à ce que cette discussion soit prolongée et que le vote initialement prévu au cours de cette séance soit repoussé.
A ce qu'en dit la Commission : ce n'est « en aucun cas une proposition de lever la politique de tolérance zéro mais une proposition d'officialiser que la politique de tolérance zéro repose sur des analyses dont le 0 technique est défini à 0,1% »
Certains États membres s'y sont déclarés favorables, demandant même son élargissement aux lots destinés à l'alimentation humaine.

Les États membres, réunis au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire (CPCHA), ont finalement adopté à la majorité qualifiée la proposition de règlement de la Commission européenne, établissant une tolérance jusqu'à 0,1% de présence de plantes génétiquement modifiées (PGM) dans les lots d'importation à destination de l'alimentation animale.

S'agissant d'une proposition de règlement, donc d'un texte législatif, la proposition doit maintenant être présentée au Parlement européen et au Conseil européen qui auront trois mois pour objecter ou proposer des modifications.

inf'OGM considère que ceci est risqué car, "une fois le règlement adopté, il ne resterait qu’à modifier le pourcentage indiqué comme seuil pour mettre en place une tolérance à 0,3 – 0,5% ou 0,9% de ces PGM non autorisées. Puis pourquoi pas une internationalisation des autorisations de PGM."

Source : inf'OGM.


Mon avis

Une manœuvre de la Commission à contrer impérativement !

samedi 29 janvier 2011

Lâcher de moustiques transgéniques en Malaisie

Inf'OGM nous informe d'un évènement édifiant !

Les associations de Consommateurs de Penang et Sahabat Alam Malaysia viennent tout juste de l'apprendre : 6000 moustiques transgéniques du genre Aedes pour lutter contre la dengue ont été lâchés dans l'environnement le 21 décembre 2010, à Bentong, dans l'Etat de Pahang en Malaisie.

La modification génétique dont ils sont porteurs conduit à une espérance de vie très brève pour leur progéniture. On espère ainsi réduire la population de ces insectes et ontrer une avancée rapide de la dengue..

Inf'OGM rappelle que des lâchers ont déjà eu lieu dans les îles Caïmans 6 et que, là aussi, l'information n'a filtré qu'après le lâcher de plusieurs millions de moustiques mâles stériles. Différence notoire : la Malaisie est un pays connecté au continent asiatique, alors que les îles Caïmans, de par leur éloignement, pouvaient faire figure de « milieux isolés », pour ne pas dire « confinés ».

Enfin, Inf'OGM a aussi appris que le Mali s'apprête à mettre en place des essais de la même nature...

Pour plus d’information

Lisez l'article d'Inf'OGM.


Mon avis

L'homme joue les apprentis sorciers !
Danger !


Le moustique OGM est-il aussi piteux ?

jeudi 20 janvier 2011

Gilles-Eric Séralini remporte son procès en diffamation

Le mardi 18 janvier, le tribunal de Paris a rendu son délibéré dans le procès qui opposait Gilles-Eric Séralini, chercheur en biologie moléculaire à l’Université de Caen et Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN, et l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV), présidée par Marc Fellous.

Le tribunal a condamné l’AFBV à 1000 euros d’amende avec sursis, un euro de dommages et intérêts (ce qui avait été demandé) et 4000 euros de frais de justice.


Corinne Lepage, présidente du CRIIGEN, contactée au téléphone par Inf’OGM, s’est tout d’abord réjouie de cette victoire, d’autant qu’elle reconnaît qu’elle n’était pas optimiste en sortant de l’audience qui s’était tenue le 23 novembre 2011. « On ne peut plus dire n’importe quoi sur les lanceurs d’alerte », commente-t-elle. Et elle ajoute : « C’est la première fois qu’un lanceur d’alerte n’est pas sur la défensive mais en offensive ».

G.-E. Séralini avait attaqué l’association et son président en justice, considérant qu’ils avaient diffamé ses travaux de recherche qui remettaient en cause l’innocuité de plusieurs maïs transgéniques de Monsanto. En effet, à plusieurs reprises l’AFBV avait cherché à jeter le discrédit sur les travaux de G.E. Séralini.

Pour plus d’information

Voir l'appel à mobilisation Inf’OGM
Lire le communiqué du CRIIGEN
Regarder le Reportage de Terre.tv sur l'affaire et les lanceurs d'alerte

dimanche 12 décembre 2010

1 million de signatures contre les OGM : Barroso n'en veut pas !

Aavaz et Greenpeace ont présenté le 9 décembre à la Commission Européenne une pétition signée par un million de citoyens européens, qui réclament un durcissement de la législation sur les OGM.

La pétition a été lancée en mars pour dénoncer, au plus fort de la polémique sur les OGM après l'autorisation de culture donnée à l'Amflora, une pomme de terre génétiquement modifiée développée par le groupe allemand BASF.

Les signataires appellent José Manuel Barroso a "décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et déterminer leur régulation".


José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a refusé de la recevoir en main propre, expliquant que cette procédure n’était pas encore en vigueur.

Greenpeace comptait sur une nouvelle disposition prévue par le traité de Lisbonne : le "droit d’initiative" permet en effet à un million d’Européens ou plus de réclamer un changement de la politique communautaire. Un droit d’initiative qui n’avait jamais encore été saisi.

Les associations se sont donc rendues à Bruxelles remettre la pétition au président de la Commission Européenne. Mais José Manuel Barroso n’a pas souhaité la recevoir, déléguant son commissaire à la Santé John Dalli. Ce dernier a reçu le million de signatures, tout en affirmant ne pas pouvoir "s’engager sur les suites" qui seront données à la pétition. "L’initiative citoyenne n’est pas encore en vigueur" argumente John Dalli. "Le Parlement européen, la Commission et le Conseil doivent encore se mettre d’accord" sur les procédures pour sa mise en œuvre.

Faux, répond Greenpeace, qui accuse la Commission Européenne de ne pas vouloir se saisir du dossier sensible des OGM. "Un accord a été trouvé lundi entre le Parlement européen, la Commission et le Conseil et le Parlement doit se prononcer la semaine prochaine. Mais ça, Monsieur Dalli l’ignore", ironise Alice Jay, l’une des militantes à l’initiative de la pétition.

La Commission ne veut pas céder. Quinze OGM, pour la plupart des maïs, sont en attente d'une autorisation.
Deux OGM sont actuellement cultivés dans l'UE: le maïs MON810 de l'Américain Monsanto et l'Amflora.

"La question est: qui Barroso va-t-il écouter: un million de citoyens européens ou l'industrie?", a demandé Ricken Patel, directrice d'Avaaz.

Sources :
France info. Le Monde.

Et bien sûr...

dimanche 21 novembre 2010

La Commission Européenne voudrait tolérer l'importation d'OGM non autorisés

La Commission européenne vient de proposer aux États membres d’abandonner la politique de « tolérance zéro » sur les produits à destination de l’alimentation animale en leur soumettant une proposition de règlement. A l’heure actuelle, la « tolérance zéro » européenne signifie que l’Union rejette systématiquement toute importation qui arrive sur son territoire et qui contient des plantes transgéniques non autorisées et non évaluées par l’AESA.
La Commission européenne souhaite donc définir un seuil (0,1%) en dessous duquel les lots importés en Europe contenant des PGM non autorisées pourraient être acceptés.

La proposition concerne uniquement les lots d’importation d’aliments à destination des animaux.
Elle verra par la suite la question de ceux pour l’alimentation humaine.

Pour plus d’information

Prenez connaissance de la proposition de la Commission Européenne (en anglais).
Voir l'article sur Inf'OGM.
Lire le communiqué des Amis de la Terre.

Mon avis

Une politique de plus en plus permissive envers les OGM.
C'est une dérive intolérable !


lundi 15 novembre 2010

APPEL A MOBILISATION Soutenons Gilles-Eric Séralini, un lanceur d’alerte attaqué






Vous aussi signez la pétition de soutien à Gilles-Eric Séralini

http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1801

dimanche 7 novembre 2010

La Commission européenne proposerait d’ouvrir le marché européen à des OGM non-autorisés et non-testés

Un communiqué des Amis de la Terre


Les Amis de la Terre Europe se sont procurés des documents de la Commission européenne dévoilant son intention d’ouvrir les portes de l’Europe à l’importation d’aliments modifiés génétiquement (GM) et non-autorisés pour l’alimentation animale et humaine. Cette proposition de changement de la politique de l’Union européenne répond directement aux pressions des industriels pour affaiblir les règlements sur la sécurité des OGM en Europe.


Les documents révèlent que la Commission a présenté aux États-membres une nouvelle proposition dans le but de changer la législation sur les produits GM destinés à l’alimentation animale et humaine. Cette proposition, qui doit être discutée lors d’une réunion des États-membres le 15 novembre 2010, sape la politique de tolérance zéro (2) puisqu’elle autoriserait la présence de traces de plantes GM non-autorisées dans les importations à destination de l’Europe (avec un seuil de 0,1 %) (3). En acceptant cette proposition, l’Union européenne ouvrirait, dans les faits, ses portes à des plantes GM qui n’ont été ni autorisées ni testées pour leur innocuité dans aucun pays au monde.

« La Commission européenne cède face aux tactiques d'intimidation de l'industrie des biotechnologies et s'apprête à ouvrir le marché européen à des produits GM pour l'alimentation animale, non autorisés », estime Mute Schimpf, de la campagne Alimentation des Amis de la Terre Europe.

Il poursuit : « La Commission européenne cède face aux tactiques d’intimidation de l’industrie des biotechnologies et s’apprête à ouvrir le marché européen à des produits GM pour l’alimentation humaine et animale, non-autorisés. La réglementation européenne sur les aliments GM a pour but de protéger l’environnement ainsi que les citoyens européens. Le droit des citoyens de refuser ces produits GM doit être respecté. Les États-membres devraient rejeter cette proposition de la Commission et maintenir la règle de la tolérance zéro. »

Pour Christian Berdot référent des campagnes OGM et Agrocarburants des Amis de la Terre France : « Au lieu de suivre la proposition de la Commission, les États-membres devraient se poser la question suivante : « Qui sera tenu responsable d’avoir approuvé la présence d’OGM non-autorisés et non testés si des problèmes de contamination se présentent ? ». En voulant faire plaisir aux industriels, la Commission entraîne les États-membres dans une voie juridiquement très risquée. »

Les industriels des biotechnologies prétendent que la règle de la tolérance zéro pourrait entraîner une crise dans le secteur de l’alimentation animale obligeant les agriculteurs à abattre leurs animaux pour ne pas les laisser mourir de faim. Le commerce international serait gravement perturbé lorsque des cargaisons contenant des OGM non autorisés sont refusées. C’est un argument fallacieux : en 2010 aucune cargaison provenant des pays exportateurs (États-Unis, Brésil, Argentine) n’a été refusée dans un port européen.

D’autre part, les Amis de la Terre Europe font campagne pour que l’Union européenne devienne moins dépendante des importations d’aliments pour animaux cultivés hors de l’UE. En effet, la culture du soja pour fournir nos usines d’élevage en Europe est l’une des causes majeures de la déforestation, des conflits sociaux et de l’augmentation de l’agriculture industrielle. De plus, la majorité de ce soja est GM.

Pour plus d’information

Lisez le communiqué des Amis de la Terre.

Mon avis

Un projet extrêmement dangereux à combattre avec la plus complète détermination.

samedi 30 octobre 2010

Logo "sans OGM" Carrefour

Carrefour a lancé mardi 26 octobre un étiquetage "nourri sans OGM" sur plus de 300 références alimentaires de produits d'animaux.
Ce sont les articles à marque propre qui sont concernés pour le moment.

Depuis mardi 26 janvier, 300 références alimentaires de produits d'animaux, marqués "Engagement Qualité Carrefour" ou Carrefour, sont étiquetés "nourris sans OGM".
Elles concernent le porc, le veau, la volaille, le poisson, les œufs et les poissons d'élevage. Une vaste campagne d'information est initiée à l'encontre des consommateurs, dans la presse écrite, sur le Web et en magasin.

Selon une étude IFOP réalisée mi-octobre, 63% des Français arrêteraient de consommer des produits s'ils savaient qu'ils sont issus d'animaux nourris avec des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Pour 96% des répondants, il est nécessaire d'indiquer sur l'emballage la présence ou l'absence d'OGM dans l'alimentation animale.

A l'annonce de Carrefour, Greenpeace France a fait part lundi de sa satisfaction. "Dans la logique des "guides des produits avec ou sans OGM", nous sommes en contact régulier avec Carrefour" avance Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM pour l'organisation. "Aujourd'hui, concrètement, pour être certains de consommer des produits issus d'animaux nourris sans OGM, les consommateurs n'ont d'autre choix que les produits bio. Pour le reste, c'est l'inconnu".

Pour Greenpeace :

Aujourd’hui, concrètement, pour être certains de consommer des produits issus d’animaux nourris sans OGM, les consommateurs n’ont d’autre choix que les produits bio. Pour le reste, c’est l’inconnu. Les français sont très largement opposés aux OGM, à leur présence dans les champs et dans leur assiette, directement ou indirectement. Cette initiative est donc intéressante et on peut espérer qu’elle en entraînera d’autres dans la grande distribution et l’industrie agroalimentaire.

De même, si ces 300 références « nourris sans OGM » représentent un pas important, Carrefour doit aller beaucoup plus loin et garantir l’absence d’OGM pour tous ses produits à marque distributeur et dans tous les pays où le géant de la distribution possède des magasins.

Dans l’attente du décret du gouvernement sur la définition et l’étiquetage des produits animaux « sans OGM », des marques connues comme « les poulets de Loué » ou les beurres d’Echiré avaient déjà courageusement étiqueté leurs produits en les garantissant « sans OGM ». La décision de Carrefour devrait permettre d’augmenter considérablement la visibilité de l’offre de produits « sans OGM » et de pérenniser les approvisionnements en soja non OGM.

Aujourd’hui, via les importations massives notamment du continent américain, les filières animales françaises sont très fortement contaminées par la présence d’OGM sans que le grand public ne le sache.
Les filières « sans OGM » sont celles qui subissent le surcoût lié à la ségrégation des filières et doivent donc tenter de valoriser ces efforts. On peut espérer que l’initiative de Carrefour aide suffisamment pour préserver et amplifier le poids des filières « sans OGM » en France.


Pour plus d’information

Lisez le communiqué de Greenpeace.
Consultez le site Carrefour.



Mon avis


jeudi 14 octobre 2010

Procès des faucheurs OGM à Marmande : des peines requises assez légères

Les 11 et 12 octobre s'est tenu à Marmande le procès de 86 faucheurs d'OGM qui avaient « neutralisé » un champ de maïs OGM MON810 à Grézet-Cavagnan (Lot-et-Garonne), le 2 septembre 2006. Je vous en parlais ici.

Selon inf'OGM :
La Procureur de la République a proposé la requalification du procès, ce que les Faucheurs ont accepté. Ils ne sont donc plus jugés pour « destruction de bien d’autrui en réunion », mais pour « délit de fauchage », délit mis en place avec la loi française sur les OGM (art. 7). Cette requalification fait tomber la récidive légale pour quatre des prévenus, dont José Bové, Dominique Plancke et Jean-Baptiste Libouban. Ils échappent ainsi à la prison ferme.

Au niveau du réquisitoire, la Procureur a demandé des peines que les Faucheurs qualifient de « légères », même s’ils demandaient la relaxe, considérant qu’ils avaient agi au nom de l’intérêt commun. José Bové a précisé à Inf’OGM : « Avec ce fauchage, on a bloqué la contamination. Tout le monde sait qu’il y a des risques. Le combat des faucheurs, c’est la défense de l’intérêt général contre un intérêt privé ». Et d’ajouter : « »ce n’est pas parce qu’on est dans un propriété privée qu’on peut faire n’importe quoi, qu’on peut polluer l’environnement". Cependant, pour la Procureur, les Faucheurs et leurs témoins n’ont pas réussi à démontrer l’état de nécessité. Pour elle, il n’y avait pas de danger imminent et l’action entreprise n’était pas proportionnelle à la gravité de la menace. Ainsi, pour quatre prévenus réitérants, elle a demandé 120 jours - amende à 50 euros, soit 6000 euros. Pour les autres Faucheurs, elle a demandé deux mois de prison avec sursis.

L’avocate de la partie civile a demandé que les Faucheurs versent 1000 euros par personne au titre des dommages et intérêts pour Claude Ménara, le propriétaire du champ, (soit 86 000 euros), ainsi que 5000 euros au titre des frais de justice. Et pour l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM), qui s’était portée partie civile, elle n’a demandé qu’un euro symbolique. La Procureur ne s’est pas prononcée sur le sujet.

Le jugement a été mis en délibéré au 16 novembre.

87 Faucheurs avaient été mis en examen... et seuls 86 seront jugés. Hélène Gassie, membre des Amis de la Terre, nous a quitté au printemps 2010. Les Faucheurs ont obtenu de la Cour qu’une place soit laissée vide, en son hommage. Comme l’affirmait alors un des prévenus, « Hélène était ainsi avec nous ».

Source : inf'OGM.

Mon avis

La place vide obtenue est symbolique et vraiment émouvante.
Elle démontre aussi la considération accordée à l'action et aux acteurs jugés.
J'espère un délibéré reconnaissant l'intérêt général de l'action...

mardi 12 octobre 2010

Pétition pour un moratoire Européen sur les OGM : le million est dépassé !

Après environ 7 mois d'existence, le 28 Septembre: la pétition Aavaz et de Greenpeace a atteint l'objectif d'un million de signatures !

Cette pétition demande à la Commission européenne de suspendre toute nouvelle autorisation d’OGM en Europe tant que les procédures d’évaluation de ces OGM n’auront pas été revues.

C'est la première fois qu'une telle pétition rencontre un si grand succès, preuve, s'il en fallait, de la forte opposition européenne aux OGM. Le million de signature étant atteinte, cette pétition devrait pouvoir bénéficier d'une disposition du traité de Lisbonne, "l'initiative citoyenne", qui prévoit qu'au moins un million d'Européens, "résidant dans un nombre significatif d'Etats membres, peut, par voie de pétition, inviter la Commission à faire une proposition législative dans un de ses domaines de compétence".

Greenpeace et Avaaz indiquent remettre en mains propres cette pétition dans les semaines qui viennent, au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.


Si ne n'est pas déjà fait, vous aussi signez la pétition

Au Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso :
Nous vous appelons à décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et de déterminer leur régulation.

Pour signer :
https://secure.avaaz.org/fr/eu_gmo/98.php?CLICK_TF_TRACK


En tiendra-t-il compte ?

lundi 11 octobre 2010

OGM : 87 faucheurs en procès à Marmande

Ces 11 et 12 octobre se tient le procès de 87 faucheurs d'OGM ayant saccagé un champ de maïs OGM MON810 à Grézet-Cavagnan (Lot-et-Garonne), le 2 septembre 2006.

Entre temps, le moratoire français sur le maïs MON810 est intervenu en 2008.
Les pro-OGM veulent mettre ce procès à profit et veulent en faire un exemple pour faire pression sur le gouvernement pour que la France ne proroge pas le moratoire au-delà de 2010. Ils espèrent pouvoir de nouveau cultiver du maïs OGM dès 2012.

Du côté des opposants, on compte par exemple le Conseil Général du Gers qui a menacé fin septembre de porter plainte contre la commission européenne qui a autorisé l'importation en Europe de 5 nouvelles semences OGM.
De son côté, le Conseil des ministres de l'Agriculture des états membres de l'Union européenne qui a repoussé la proposition de la Commission de laisser le libre choix à chaque pays d'autoriser ou non la culture d'OGM sur son sol.

José Bové, qui fait partie des prévenus au procès de Marmande, a dénoncé au parlement européen le fait que la présidente de l'organisme chargé de formuler des avis scientifiques auprès de la Commission européenne en vue d'autoriser les semences OGM, est également membre du comité directeur d'un lobby financé par les semenciers, dont Monsanto bien sûr…



lundi 20 septembre 2010

Pétition Avaaz : OGM: établissons d'abord les faits

Les associations de défense des consommateurs, de l'environnement, de la santé publique et les syndicats paysans se mobilisent depuis longtemps contre l'emprise exercée par les multinationales productrices d'OGM sur l'agriculture européenne. Les préoccupations liées à la culture de plantes génétiquement modifiées incluent: la contamination des cultures biologiques et du reste de l'environnement; l'impact sur le climat en raison d'un besoin excessif en pesticides; la destruction de la biodiversité et de l'agriculture locale; et enfin les effets des plantes OGM sur la santé.

Certains Etats membres de l'Union ont fait part de leur vive opposition à la décision prise il y a quelques jours et qui autorise la culture de la pomme de terre produite par BASF et de variétés de maïs Monsanto. L'Italie et l'Autriche s'y opposent et la France a demandé la poursuite de la recherche scientifique.

Il n'y a toujours pas de consensus quant aux effets des OGM sur le long terme. Et c'est l'industrie des OGM, faisant passer le profit avant la santé publique, qui finance la recherche scientifique et influence le cadre réglementaire. C'est pour cela que les citoyens européens réclament l'indépendance de la recherche et davantage de tests et de précautions avant que ces plantes ne soient dispersées dans la nature.

Aujourd'hui, "l'Initiative Citoyenne Européenne" donne à 1 million de citoyens européens la possibilité de soumettre à la Commission Européenne des propositions de loi et nous offre une chance unique de contrer l'influence des lobbyistes.

Nous pouvons maintenant atteindre 1 million de voix pour obtenir un moratoire sur l'introduction de plantes génétiquement modifiées en Europe et mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche et la régulation des OGM.

Signez la pétition maintenant et diffusez largement l'appel :

https://secure.avaaz.org/fr/eu_gmo/98.php?CLICK_TF_TRACK

vendredi 10 septembre 2010

Des OGM adaptés au changement climatique ?

Une nouvelle publication de l'association Inf'OGM

Des OGM adaptés au changement climatique ?
Promesses, réalités et propagande
par Christophe Noisette, Eric MEUNIER, septembre 2010

La crise climatique alimente quotidiennement les journaux et l’agriculture est régulièrement montrée du doigt comme une importante source d’émission de gaz à effet de serre. Tout le monde propose sa solution, et les entreprises de biotechnologies ne sont pas les dernières à vanter les mérites de leurs innovations brevetées pour sortir de cette crise qui menace à plus ou moins court terme les équilibres naturels et sociaux.

Après la faim dans le monde, Inf’OGM se penche sur une nouvelle promesse des promoteurs des OGM et démontre, point par point, l’incapacité structurelle des OGM à apporter des solutions durables. Au contraire, cette technologie s’inscrit dans une continuité philosophique avec la révolution industrielle du XIXe siècle qui, poussée à l’extrême, est responsable de la crise climatique. L’agriculture transgénique reste une agriculture dépendante de la pétro-chimie, basée sur la monoculture et des échanges de matières agricoles à travers la planète.

De façon plus factuelle, les OGM servent principalement à nourrir le bétail. Mais l’augmentation de la consommation de viande, consommation considérée comme un symbole de l’amélioration du confort individuel, par une population elle-même en croissance, n’est pas sans poser de question... Ne pourra-t-on pas envisager une relocalisation de l’agriculture et une modification des régimes alimentaires délibérément trop carnés ?

SOMMAIRE

Agriculture, OGM et gaz à effet de serre : quels sont les liens ?
L’agriculture participe à la production de gaz à effet de serre
La taxe carbone mise en place avec le Protocole de Kyoto favorise les OGM
Qu’est-ce qu’une technologie propre ?

Les OGM peuvent-ils atténuer le changement climatique ?
Des OGM pour diminuer les gaz à effet de serre dans l’atmosphère ?
Capter le CO2 déjà présent dans l’atmosphère
Le bilan de l’agriculture intensive

Des OGM adaptés au changement climatique ?
Agrocarburants à base de PGM : une solution d’avenir pour le climat ?

Sortons de la logique de l’agriculture intensive et de la brevetabilité

éd. Inf’OGM, septembre 2010, 36 p., 5 euros

Pour commander le document

Commander la brochure en ligne sur la boutique Inf'OGM

mardi 17 août 2010

Attention, OGM "cachés" !

Les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dont on parle habituellement sont ceux obtenus par transgenèse, autrement dit par l'introduction de gène(s) étranger(s) dans un organisme.

Derrière ces OGMs désormais bien connus, il existe aussi d'autres types de manipulations génétiques, notamment la mutagenèse et la fusion cellulaire.

Quoi qu’il en soit, il s’agit bien d’organismes génétiquement modifiés, décrits comme tels par l’Union européenne.

Les organismes issus de ces techniques, déjà commercialisés pour certains, ne sont soumis à aucun contrôle avant leur mise sur le marché. L'Union Européenne dans sa directive 2001/18 tout en reconnaissant que ces types d'organisme sont bien des OGM, les exclut du champ d'application de la directive.

Il pousse déjà dans nos champs un tournesol obtenu par mutagenèse chimique (exposition à une substance chimique), commercialisé par la firme Pioneer (filiale de Dupont Nemours), qui résiste à un pesticide commercialisé par... Pioneer.

Il existe aussi une mutagénèse physique obtenue par irradiation et qui donne les OGMI. C'est une irradiation par des rayons gamma qui apportent beaucoup d’énergie et perturbent la stabilité des gènes et les font muter. L’objectif dans les OGMI est d’obtenir une énorme quantité de mutants pour les analyser. Le tri se fait alors de façon phénotypique, c’est-à-dire en fonction de la différence telle qu’elle apparaît, à la différence de la génotypie (différence des gènes). Lorsqu’on expose des semences à l’irradiation, elles reçoivent 10 kilogray, ce qui représente un taux de 10 millions supérieur aux taux d’irradiation naturels constatés !

Les OGM cachés présentent les mêmes dangers que les transgéniques. Au delà des risques bien réels pour la santé et pour l'environnement, ces différentes techniques permettent d'aller toujours plus loin dans la privatisation du vivant et rendent les agriculteurs qui les utilisent prisonniers des semenciers.

C'est pour alerter et protester contre la diffusion silencieuse de ces techniques que les Faucheurs Volontaires ont coupé, le samedi 24 juillet, deux champs de tournesols mutés en Indre et Loire.


Les faucheurs en Indre et Loire


La confédération paysanne déclare :

L'impact sur la santé et l'environnement de ces OGM et l'impact des modifications génétiques non intentionnelles n'a jamais été évalué. L'impact de l'arrosage du tournesol par l'herbicide sur la santé des personnes et des animaux d'élevage qui le consomment, sur les insectes pollinisateurs qui le butinent, les oiseaux qui mangent ces insectes... n'a jamais été évalué. Le risque de prolifération de plantes résistantes aux herbicides, aggravé par l'utilisation sur le tournesol du même herbicide déjà trop employé sur d'autres cultures comme le blé, n'a jamais été évalué. Aucune précaution n'est prise contre les risques de contamination au champ des cultures conventionnelles ou biologiques et de l'ensemble de la chaîne alimentaire par ces gènes manipulés. Les paysans et les consommateurs ne disposent d'aucune information sur ces risques ni sur le caractère OGM des plantes qu'ils cultivent ou qu'ils consomment. Les paysans ne sont pas informés des brevets et des Certificats d'Obtention Végétale qui protègent ces plantes et les exposent à voir le fruit de leur travail saisi s'ils tentent de ressemer une partie de leur récolte sans verser de lourdes royalties aux firmes semencières.

Nous ne laisserons pas les paysans, les consommateurs et l'environnement devenir les cobayes d'expérimentations à grande échelle des laboratoires de génie génétique. Nous ne laisserons pas une poignée de firmes multinationales s'emparer de l'ensemble des semences et de l'alimentation !

La Confédération Paysanne exige que les variétés obtenues par mutagénèse soit appréhendées comme des OGM. La Confédération Paysanne s'oppose à la nouvelle prolifération clandestine de ces OGM cachés dans nos champs et nos assiettes et à la confiscation de la souveraineté alimentaire des peuples par les brevets et les Certificats d'Obtention Végétales sur les plantes.

Sources :
Médiapart
Combat Monsanto
Confédération Paysanne

Pour plus d’information

Lisez l'article sur le site Combat Monsanto



Mon avis

Encore et toujours :

samedi 14 août 2010

Propagation incontrolée de colza OGM aux Etats Unis

La propagation de colza transgénique hors de zones cultivées est maintenant connue aux États Unis.
Avec deux millions d'hectares de cultures de colza OGM, c'était une évidence que cela allait se produire.
Notez que si le phénomène est signalé pour la première fois aux USA, il a déjà été constaté en France, Grande Bretagne, Australie, Canada.
Les scientifiques ne sont pas surpris.

Une équipe de chercheurs de l'université de l'Arkansas a parcouru 5400 km de routes dans le Dakota, pour collecter les plans de colza qui poussent sauvagement en bordure de route.
Résultat : 86 % des plans ramassés sont porteurs d'au moins un gène le rendant résistant à un herbicide total.

Deux des plans de colza sauvage collectés possédaient même deux gènes de protection contre le glyphosate (constituant du Roundup de Monsanto) et contre le glufosinate (produit par Bayer).
Une telle double résistance n'existe pas de la colza OGM commercialisé !
La nature a ainsi créé un tout nouvel OGM !

Le colza OGM se propage donc en dehors des champs.
Ce qui est préoccupant, c'est qu'il puisse s'hybrider avec des mauvaises herbes qui deviendraient ainsi elles aussi résistantes aux herbicides.
La lutte contre ces mauvaises herbes nécessiterait d'utiliser des cocktails d'herbicides.
Ceux là même qui sont très fortement suspectés de décimer les abeilles...

Source : Le Monde.

Mon avis

Une nouvelle raison de s'opposer à l'utilisation des OGM en plein champ.
Je rappelle que la France semble se diriger vers leur autorisation. Voir mon billet.



jeudi 5 août 2010

OGM en France, une manœuvre très suspecte, la fin du moratoire français sur la culture des OGM ?

A la demande de plusieurs entreprises semencières, le ministre de l’Agriculture, Bruno Lemaire, a inscrit, le 20 juillet dernier, au catalogue français des semences 36 variétés de maïs génétiquement modifié Mon810 et deux variétés de maïs GM T25.

Cette inscription au catalogue français des semences a de quoi étonner. En fait, cette inscription fait automatiquement accéder ces semences OGM au catalogue européen. Les entreprises françaises peuvent ainsi en commercialiser les semences dans les pays où le Mon810 n’est pas interdit.

Alors que la France a provisoirement interdit la culture du maïs Mon810 sur son territoire en activant la désormais bien connue clause de sauvegarde, ce n'est pas le cas pour le maïs GM T25 (contrairement à l’Autriche).

Le GM T25 de Bayer n’est pas cultivé sur le territoire européen. La Commission européenne indiquait à l'association inf'OGM qu’aucune variété de maïs T25 n’a été inscrite au catalogue européen. Or, pour être mise sur le marché européen, et donc être cultivée, une semence doit être inscrite au catalogue. Ceci est chose faite par l'action de la France.
Donc,ce maïs pourrait ainsi être cultivé partout en Europe et aussi en France.
Est-ce la volonté du gouvernement ?

La question mérite d'être posée sur cette affaire qui ressemble fort à une manœuvre !

Inf’OGM demande que toute la transparence soit faite sur cette affaire.

France Nature Environnement (FNE) déclare:

FNE constate l’incohérence du gouvernement en matière de politique agricole vis-à-vis des OGM, pour servir les intérêts des firmes semencières plutôt que l’intérêt général. La fédération demande instamment le retrait de ces nouvelles inscriptions au catalogue de semences transgéniques ainsi qu’une action renforcée au niveau européen pour qu’enfin l’évaluation des OGM soit transparente et indépendante grâce à des contre expertises pluridisciplinaires, ce qui serait le minimum. FNE affirme que tous les avis favorables rendus jusque là en faveur des OGM par la CE devraient être invalidés, à la fois pour des raisons scientifiques et politiques : on ne se donne pas les moyens de certifier l’absence de toxicité des produits et l’on ne respecte pas l’expression démocratique au sein même des instances européennes. Ce serait un comble que la France avalise ces pratiques et désavoue ses prises de positions en faveur du Bien commun !



Pour plus d’information

Lisez le communiqué d'Inf'OGM.
Lisez le communiqué de FNE.

%%

Mon avis

C'est une affaire très sérieuse, qui pourrait marquer une volonté gouvernementale de mettre fin au moratoire sur la culture des OGM.
Si c'était le cas, nous aurions là besoin d'une mobilisation de masse des acteurs de la protection environnementale !
Même si ce n'était pas le cas, l'action gouvernementale fait courir des risques inacceptables pour la santé humaine et l'environnement.


lundi 2 août 2010

Pomme de terre OGM Amflora : la controverse

La Commission européenne (CE) a autorisé le 2 mars 2010 une pomme de terre OGM, l’Amflora, enrichie en amylopectine, pour l’industrie du papier et l’alimentation animale, mais aussi avec une tolérance pour l’alimentation humaine en cas de contamination.

Cette autorisation fut donnée sur la base d'une évaluation faite par l’Agence européenne de sécurité sanitaire (AESA).


Le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) français, composé de son Comité scientifique (CS) et de son Comité économique, éthique et social (CEES), vient de rendre un avis le 28 juillet 2010 sur cette pomme de terre OGM.

"Les études de toxicologie entreprises n'ont pas identifié de risque majeur lié à la consommation de ce végétal", indique le conseil scientifique du HCB.
D'autre part, "la culture de cette pomme de terre ne constituerait pas de risque particulier pour l'environnement".

Le CEES, de son côté, "diverge sur le sort à réserver, dans la décision politique, au gène marqueur de résistance aux antibiotiques" présent dans cet OGM.

Certains, note le comité, "estiment que, du fait du manque de manque de connaissances sur la microbiologie du sol, une précaution maximale devrait être adoptée sous forme d'interdiction d'Amflora". En effet, "l'autorisation de cette pomme de terre véhiculerait pour eux un message négatif au regard des efforts de prévention des résistances aux antibiotiques".

D'autres "invitent à prendre acte de l'absence de risque à laquelle concluent les scientifiques et observent que le principe de précaution n'implique en rien de parvenir à un hypothétique risque zéro".

Le CEES observe par ailleurs que "dans le contexte économique actuel, la pomme de terre Amflora ne présente qu'une utilité limitée pour les acteurs des filières féculière et papetière françaises".

Sur le plan scientifique, le CS souligne que le gène de référence de la variété transgénique présente des réactions croisées avec d’autres séquences de solanacées* et que « le système de référence proposé par le pétitionnaire n’est pas fiable ».


Pour Nature Environnement (FNE), « il ressort de cet avis des arguments scientifiques et juridiques qui font apparaître Amflora comme inutile, n’ayant pas fait la preuve de son innocuité et illégale » ; et de préciser que « au-delà de ce dossier, c’est bel et bien la non crédibilité des instances européennes en matière d’évaluation des OGM que FNE dénonce une nouvelle fois pour exiger, au minimum, une refonte des procédures d’évaluation des OGM ».

FNE affirme que tous les avis favorables rendus jusque là en faveur des OGM par la CE devraient être invalidés, à la fois pour des raisons scientifiques et politiques. On ne se donne pas les moyens de certifier l’absence de toxicité des produits et l’on ne respecte pas l’expression démocratique.

Les clauses de sauvegarde nécessaires pour se protéger des autorisations laxistes accordées par la CE ne doivent pas faire l’objet d’un marché de dupes, marché qui consisterait à accorder aux Etats membres la possibilité d’interdire sur leurs territoires, les cultures d’OGM à condition de faciliter les autorisations de mise en culture au niveau communautaire !

FNE estime que ce serait un comble alors qu’il est urgent de réformer cette procédure d’évaluation devant intégrer, outre les risques toxicologiques, leurs impacts socio-économiques, avec des moyens techniques et budgétaires pour mener des contre-expertises pluridisciplinaires, transparentes et indépendantes.


L'association Inf'OGM estime que :

L’avis du HCB met en avant des problèmes scientifiques et juridiques que nous allons analyser en détail. Certains d’entre eux n’ont pas été repris dans le communiqué de presse du HCB, comme l’impossibilité de mettre en place une traçabilité sérieuse et l’illégalité de l’autorisation pour l’alimentation humaine de cette pomme de terre GM.


Mon avis

Une actualité OGM riche en cet été 2010.
Entre les 6 variétés de maïs OGM que la Commission Européenne (CE) a autorité à la commercialisation, entre la pomme de terre Amflora qui avait été autorisée par la même CE, il ressort clairement que les avis scientifiques sur lesquels ces autorisations s'appuient ne sont pas carrés et font l'objet de controverse. Le bricolage que propose la CE qui laisserait la possibilité d’interdire sur leurs territoires, les cultures d’OGM à condition de faciliter les autorisations de mise en culture au niveau communautaire, ce bricolage doit être combattu.

jeudi 29 juillet 2010

La commission Européenne autorise 6 maïs OGM !

Faute de majorité au sein des Etats membres, la Commission européenne a autorisé, mercredi 28 juillet, l'importation au sein de l'Union de cinq nouvelles variétés de maïs OGM, essentiellement destinées à l'alimentation animale et a reconduit l’autorisation du maïs BT 11.

Les OGM nouvellement autorisés sont :

  • Bt11xGA21 de Syngenta,
  • 1507x59122 de Dow agroscience/Pioneer,
  • 59122x1507xNK603 de Monsanto ,
  • Mon88017xMon810 de Monsanto,
  • Mon89034xNk603 de Monsanto


Ces autorisations (d'une validité de 10 ans) permettent l'entrée sur le territoire européen de ces organismes génétiquement modifiés (OGM) ainsi que leur transformation à des fins alimentaires pour l'homme ou les animaux, mais pas leur mise en culture.

Ces nouvelles autorisations portent à 37 au total le nombre d'OGM homologués au sein de l'Union européenne, la toute grande majorité pour l'importation et la transformation seulement.

En attendant que les Etats membres, le Parlement européen et la Commission se mettent d'accord, d'autres OGM sont en cours d'autorisation et notamment pour une mise en culture : renouvellement de l'autorisation du maïs MON 810 de Monsanto, le maïs BT 1507 de Pionneer, le maïs Bt 11 de Syngenta et le maïs NH 603 de Monsanto. À l'heure actuelle seule le MON 810 et la pomme de terre Amflora sont autorisés à la culture en Europe.

Attac France considère que cette décision devrait entraîner une circulation encore bien plus importante des produits transgéniques au sein de l’Union européenne et déclare :

ATTAC s’oppose pour de multiples raisons à la diffusion en agriculture des produits transgéniques : évaluation totalement insuffisante des risques sanitaires et environnementaux, main-mise renforcée sur le marché des semences, qui menace directement l’autonomie des paysans et la biodiversité cultivée… La décision de la Commission européenne se heurte à l’opinion des citoyens européens, qui refusent en grande majorité les OGM et réclament une agriculture paysanne de qualité. ATTAC continuera de se battre, avec la Coordination européenne Via Campesina, avec le mouvement des faucheurs volontaires et l’ensemble du mouvement alteramondialiste, pour bloquer la diffusion des OGM et inscrire cette mobilisation dans le débat sur la PAC 2013, pour une agriculture européenne durable qui garantisse un revenu équitable à tous les agriculteurs et qui respecte la souveraineté alimentaire."


La Confédération Paysanne

déplore la décision de la Commission Européenne d'autoriser 6 maïs OGM, et tient à souligner que cette autorisation révèle un mécanisme bien huilé permettant à l'industrie de dicter la politique européenne : Les Etats membres n'arrivant pas à prendre une position commune à la majorité qualifiée, c'est la Commission qui prend une décision à leur place au lieu d'attendre qu'ils se mettent d'accord. La Commission ne peut alors qu'appliquer l'avis des experts de l'AESA, issus de l'industrie, qu'elle a elle-même nommés.
En effet, en matière d'évaluation d'OGM, il n'y a pas de budget public suffisant permettant à des scientifiques de mener des travaux conséquents sans être financés de l'industrie. C'est pourquoi la majorité des scientifiques "compétents" sur les OGM - parmi lesquels sont recrutés les experts - sont directement dépendants de l'industrie, pour pouvoir se former et travailler : la boucle est ainsi bouclée.
Une fois de plus la quantité d'OGM importés augmentera et la tromperie des consommateurs s'accentuera, puisque ces OGM servent avant tout à nourrir les élevages européens dont les produits sont mis sur le marché et dans la chaîne alimentaire sans aucun étiquetage spécifique.




Mon avis

Cette situation où une autorisation par la Commission Européenne par défaut de consensus des Etats Membres est d'autant plus insupportable que les avis scientifiques sur lesquels la Commission fonde ses décisions sont des plus contestés !

mardi 6 juillet 2010

Pétitions contre les OGM

La pression pour le développement de la culture des OGM en plein champs est de plus en plus forte.
Au niveau européen en particulier.

Je vous rappelle que deux pétitions sont ouvertes pour tenter de contrer cela.

Tout d'abord ma préférée car claire, nette et sans bavure : demande d'interdiction pure et simple de la culture en plein champ.
Elle est soutenue par la revue l'Ecologiste et l'association OGM dangers et compte à ce jour plus de 103000 signatures.




La seconde, initiée par l'association inf'OGM (soutenu par France Nature Environnement et le CLCV) demande au gouvernement :
- d’interpeller la Commission européenne afin qu’elle réponde clairement à la question que vous lui avez posée quant à la toxicité du maïs Mon810 en juin 2009, question restée sans réponse satisfaisante à ce jour ;
- d’interpeller les Etats membres de l’Union européenne afin qu’ils relayent conjointement avec le gouvernement français lors d’un prochain Conseil d’experts et d’un prochain Conseil des ministres européens, la demande de reconsidérer les autorisations précédemment données et celles en cours ;
- d’afficher clairement et sans délai votre refus sur la demande de renouvellement d’autorisation du maïs Mon810, conformément à vos prises de position antérieures.

Pour agir, vous aussi, signez

Pétition OGM je dis non
Pétition inf'OGM

Pour plus d’information

Lisez le communiqué d'inf'OGM, FNE, CLCV.

lundi 21 juin 2010

260 000 eucalyptus transgéniques seront prochainement cultivés aux Etats Unis

Le 12 mai 2010, le ministère de l’Agriculture des Etats-Unis (USDA) a autorisé l’entreprise ArborGen à cultiver 260 000 eucalyptus transgéniques, sur le territoire national (Texas, Louisiane, Mississipi, Floride, Géorgie, et Caroline du Sud) pour une période de trois ans. L’essai sera donc mené sur environ 300 hectares, repartis sur 28 sites, chaque site ne pouvant dépasser dix hectares (1). ArborGen avait déjà reçu plusieurs autorisations pour de tels essais. Mais c’est la première fois que l’entreprise est autorisée à laisser fleurir les arbres sur la quasi totalité des parcelles d’essai.

Ces eucalyptus – hybrides entre Eucalyptus grandis et Eucalyptus urophylla - ont été génétiquement modifiés avec trois objectifs : supporter des températures plus froides (les eucalyptus « conventionnels » ne peuvent pas être cultivés au nord de la Floride en raison des périodes de gel occasionnel), avoir moins de lignine (2) et être plus fertiles. Ils sont destinés à l’industrie du papier et à la production d’agrocarburants. La construction génétique inclut aussi un gène marqueur de résistance à un antibiotique, la kanamycine (nptII) (3).

ArborGen, propriété de trois grands groupes (International Paper, MeadWestvaco aux États-Unis et Rubicon en Nouvelle-Zélande) a d’ores et déjà déposé une demande d’autorisation commerciale pour ces eucalyptus transgéniques auprès du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis qui n’a pas encore donné sa réponse. Cependant, l’autorisation de ces essais en champ à grande échelle est un signal positif donné par le gouvernement à ArborGen. Deux arbres fruitiers génétiquement modifiés – la papaye et le prunier – ont déjà été autorisés pour la mise en culture commerciale aux Etats-Unis.

Pour Simone Lovera, directrice de la Global Forest Coalition, cette décision n’est pas seulement mauvaise pour les Etats-Unis. Elle « ouvre la porte au niveau mondial à ces eucalyptus tolérants au froid et à d’autres arbres transgéniques qui auront de graves répercussions sur les peuples indigènes et les peuples habitant la forêt à travers le monde, et conduira à une perte plus grande de biodiversité ».

La coordinatrice de la Campagne « Arrêtons les arbres génétiquement modifiés », Anne Petermann, précise, dans un communiqué de presse du 13 mai 2010 (4) : « Nous sommes très déçus mais pas surpris par la décision de l’USDA qui aura probablement des impacts environnementaux et sociaux sévères ». Cette décision n’est pas soutenue par l’opinion publique, largement défavorable à cette mise en culture, comme en témoignent les milliers de commentaires défavorables envoyés au ministère dans le cadre de la « procédure de consultation ». L’USDA indique avoir reçu 12 462 avis négatifs (contre seulement 45 favorables). Il indique ne pas en avoir tenu compte car ces commentaires étant pour une très grande majorité identiques, ils s’apparentaient à une pétition.

Si le maïs transgénique est controversé, les arbres transgéniques le sont plus encore du fait de leur durée de vie plus longue, et parce que leur pollen se propage sur des distances beaucoup plus grandes (5). Pour les opposants à l’essai, l’eucalyptus, même dans sa version conventionnelle, est une espèce invasive, extrêmement gourmande en eau, et facteur potentiel d’incendie important dans des régions déjà fragiles. Le ministère répond à la première critique que « les espèces d’eucalyptus autorisées ont des difficultés à pousser sans intervention humaine, même dans des climats chauds ». D’autre part, pour le ministère, le fait que les essais soient de 10 hectares maximum et séparés les uns des autres doit en limiter les impacts négatifs. A noter que le ministère de l’Agriculture a refusé un site d’implantation situé dans le comté de Glades en Floride, étant donné qu’une espèce (non transgénique) d’eucalyptus introduite s’est « naturalisée », les risques d’hybridations étaient alors trop importants. Cette information avait été apportée par les opposants aux essais lors d’une table ronde avec les responsables du ministère.

Au-delà des risques environnementaux et sanitaires, de nombreuses questions n’ont pas été abordées : où seront plantés ces arbres transgéniques ? Remplaceront-ils une forêt ? Des cultures alimentaires ? L’utilisation de terres agricoles à des fins industrielles est en soi un objet de débat qu’Inf’OGM a abordé dans sa publication intitulée « Des OGM pour nourrir le monde ».

(1) http://www.aphis.usda.gov/brs/biote...
(2) La lignine est un composant du bois qui « gêne » la production industrielle du papier
(3) Ce gène marqueur est aussi utilisé dans la pomme de terre Amflora nouvellement autorisée. En savoir plus : UE - OMS contre AESA : des experts mondiaux s’affrontent sur les gènes de résistance aux antibiotiques dans les PGM
(4) http://www.globaljusticeecology.org...
(5) Demain, des arbres transgéniques dans la forêt ?

Source : inf'OGM

Pour plus d’information

http://www.i-sis.org.uk/FTGEEEASIfr.php
http://www.apreis.org/img/OGM/arbres.gen-forets_j.h.pdf

Mon avis

Les arbres OGM, peut être le pire des OGM...

- page 2 de 6 -