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mardi 17 août 2010

Attention, OGM "cachés" !

Les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dont on parle habituellement sont ceux obtenus par transgenèse, autrement dit par l'introduction de gène(s) étranger(s) dans un organisme.

Derrière ces OGMs désormais bien connus, il existe aussi d'autres types de manipulations génétiques, notamment la mutagenèse et la fusion cellulaire.

Quoi qu’il en soit, il s’agit bien d’organismes génétiquement modifiés, décrits comme tels par l’Union européenne.

Les organismes issus de ces techniques, déjà commercialisés pour certains, ne sont soumis à aucun contrôle avant leur mise sur le marché. L'Union Européenne dans sa directive 2001/18 tout en reconnaissant que ces types d'organisme sont bien des OGM, les exclut du champ d'application de la directive.

Il pousse déjà dans nos champs un tournesol obtenu par mutagenèse chimique (exposition à une substance chimique), commercialisé par la firme Pioneer (filiale de Dupont Nemours), qui résiste à un pesticide commercialisé par... Pioneer.

Il existe aussi une mutagénèse physique obtenue par irradiation et qui donne les OGMI. C'est une irradiation par des rayons gamma qui apportent beaucoup d’énergie et perturbent la stabilité des gènes et les font muter. L’objectif dans les OGMI est d’obtenir une énorme quantité de mutants pour les analyser. Le tri se fait alors de façon phénotypique, c’est-à-dire en fonction de la différence telle qu’elle apparaît, à la différence de la génotypie (différence des gènes). Lorsqu’on expose des semences à l’irradiation, elles reçoivent 10 kilogray, ce qui représente un taux de 10 millions supérieur aux taux d’irradiation naturels constatés !

Les OGM cachés présentent les mêmes dangers que les transgéniques. Au delà des risques bien réels pour la santé et pour l'environnement, ces différentes techniques permettent d'aller toujours plus loin dans la privatisation du vivant et rendent les agriculteurs qui les utilisent prisonniers des semenciers.

C'est pour alerter et protester contre la diffusion silencieuse de ces techniques que les Faucheurs Volontaires ont coupé, le samedi 24 juillet, deux champs de tournesols mutés en Indre et Loire.


Les faucheurs en Indre et Loire


La confédération paysanne déclare :

L'impact sur la santé et l'environnement de ces OGM et l'impact des modifications génétiques non intentionnelles n'a jamais été évalué. L'impact de l'arrosage du tournesol par l'herbicide sur la santé des personnes et des animaux d'élevage qui le consomment, sur les insectes pollinisateurs qui le butinent, les oiseaux qui mangent ces insectes... n'a jamais été évalué. Le risque de prolifération de plantes résistantes aux herbicides, aggravé par l'utilisation sur le tournesol du même herbicide déjà trop employé sur d'autres cultures comme le blé, n'a jamais été évalué. Aucune précaution n'est prise contre les risques de contamination au champ des cultures conventionnelles ou biologiques et de l'ensemble de la chaîne alimentaire par ces gènes manipulés. Les paysans et les consommateurs ne disposent d'aucune information sur ces risques ni sur le caractère OGM des plantes qu'ils cultivent ou qu'ils consomment. Les paysans ne sont pas informés des brevets et des Certificats d'Obtention Végétale qui protègent ces plantes et les exposent à voir le fruit de leur travail saisi s'ils tentent de ressemer une partie de leur récolte sans verser de lourdes royalties aux firmes semencières.

Nous ne laisserons pas les paysans, les consommateurs et l'environnement devenir les cobayes d'expérimentations à grande échelle des laboratoires de génie génétique. Nous ne laisserons pas une poignée de firmes multinationales s'emparer de l'ensemble des semences et de l'alimentation !

La Confédération Paysanne exige que les variétés obtenues par mutagénèse soit appréhendées comme des OGM. La Confédération Paysanne s'oppose à la nouvelle prolifération clandestine de ces OGM cachés dans nos champs et nos assiettes et à la confiscation de la souveraineté alimentaire des peuples par les brevets et les Certificats d'Obtention Végétales sur les plantes.

Sources :
Médiapart
Combat Monsanto
Confédération Paysanne

Pour plus d’information

Lisez l'article sur le site Combat Monsanto



Mon avis

Encore et toujours :

samedi 14 août 2010

Propagation incontrolée de colza OGM aux Etats Unis

La propagation de colza transgénique hors de zones cultivées est maintenant connue aux États Unis.
Avec deux millions d'hectares de cultures de colza OGM, c'était une évidence que cela allait se produire.
Notez que si le phénomène est signalé pour la première fois aux USA, il a déjà été constaté en France, Grande Bretagne, Australie, Canada.
Les scientifiques ne sont pas surpris.

Une équipe de chercheurs de l'université de l'Arkansas a parcouru 5400 km de routes dans le Dakota, pour collecter les plans de colza qui poussent sauvagement en bordure de route.
Résultat : 86 % des plans ramassés sont porteurs d'au moins un gène le rendant résistant à un herbicide total.

Deux des plans de colza sauvage collectés possédaient même deux gènes de protection contre le glyphosate (constituant du Roundup de Monsanto) et contre le glufosinate (produit par Bayer).
Une telle double résistance n'existe pas de la colza OGM commercialisé !
La nature a ainsi créé un tout nouvel OGM !

Le colza OGM se propage donc en dehors des champs.
Ce qui est préoccupant, c'est qu'il puisse s'hybrider avec des mauvaises herbes qui deviendraient ainsi elles aussi résistantes aux herbicides.
La lutte contre ces mauvaises herbes nécessiterait d'utiliser des cocktails d'herbicides.
Ceux là même qui sont très fortement suspectés de décimer les abeilles...

Source : Le Monde.

Mon avis

Une nouvelle raison de s'opposer à l'utilisation des OGM en plein champ.
Je rappelle que la France semble se diriger vers leur autorisation. Voir mon billet.



jeudi 5 août 2010

OGM en France, une manœuvre très suspecte, la fin du moratoire français sur la culture des OGM ?

A la demande de plusieurs entreprises semencières, le ministre de l’Agriculture, Bruno Lemaire, a inscrit, le 20 juillet dernier, au catalogue français des semences 36 variétés de maïs génétiquement modifié Mon810 et deux variétés de maïs GM T25.

Cette inscription au catalogue français des semences a de quoi étonner. En fait, cette inscription fait automatiquement accéder ces semences OGM au catalogue européen. Les entreprises françaises peuvent ainsi en commercialiser les semences dans les pays où le Mon810 n’est pas interdit.

Alors que la France a provisoirement interdit la culture du maïs Mon810 sur son territoire en activant la désormais bien connue clause de sauvegarde, ce n'est pas le cas pour le maïs GM T25 (contrairement à l’Autriche).

Le GM T25 de Bayer n’est pas cultivé sur le territoire européen. La Commission européenne indiquait à l'association inf'OGM qu’aucune variété de maïs T25 n’a été inscrite au catalogue européen. Or, pour être mise sur le marché européen, et donc être cultivée, une semence doit être inscrite au catalogue. Ceci est chose faite par l'action de la France.
Donc,ce maïs pourrait ainsi être cultivé partout en Europe et aussi en France.
Est-ce la volonté du gouvernement ?

La question mérite d'être posée sur cette affaire qui ressemble fort à une manœuvre !

Inf’OGM demande que toute la transparence soit faite sur cette affaire.

France Nature Environnement (FNE) déclare:

FNE constate l’incohérence du gouvernement en matière de politique agricole vis-à-vis des OGM, pour servir les intérêts des firmes semencières plutôt que l’intérêt général. La fédération demande instamment le retrait de ces nouvelles inscriptions au catalogue de semences transgéniques ainsi qu’une action renforcée au niveau européen pour qu’enfin l’évaluation des OGM soit transparente et indépendante grâce à des contre expertises pluridisciplinaires, ce qui serait le minimum. FNE affirme que tous les avis favorables rendus jusque là en faveur des OGM par la CE devraient être invalidés, à la fois pour des raisons scientifiques et politiques : on ne se donne pas les moyens de certifier l’absence de toxicité des produits et l’on ne respecte pas l’expression démocratique au sein même des instances européennes. Ce serait un comble que la France avalise ces pratiques et désavoue ses prises de positions en faveur du Bien commun !



Pour plus d’information

Lisez le communiqué d'Inf'OGM.
Lisez le communiqué de FNE.

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Mon avis

C'est une affaire très sérieuse, qui pourrait marquer une volonté gouvernementale de mettre fin au moratoire sur la culture des OGM.
Si c'était le cas, nous aurions là besoin d'une mobilisation de masse des acteurs de la protection environnementale !
Même si ce n'était pas le cas, l'action gouvernementale fait courir des risques inacceptables pour la santé humaine et l'environnement.


lundi 2 août 2010

Pomme de terre OGM Amflora : la controverse

La Commission européenne (CE) a autorisé le 2 mars 2010 une pomme de terre OGM, l’Amflora, enrichie en amylopectine, pour l’industrie du papier et l’alimentation animale, mais aussi avec une tolérance pour l’alimentation humaine en cas de contamination.

Cette autorisation fut donnée sur la base d'une évaluation faite par l’Agence européenne de sécurité sanitaire (AESA).


Le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) français, composé de son Comité scientifique (CS) et de son Comité économique, éthique et social (CEES), vient de rendre un avis le 28 juillet 2010 sur cette pomme de terre OGM.

"Les études de toxicologie entreprises n'ont pas identifié de risque majeur lié à la consommation de ce végétal", indique le conseil scientifique du HCB.
D'autre part, "la culture de cette pomme de terre ne constituerait pas de risque particulier pour l'environnement".

Le CEES, de son côté, "diverge sur le sort à réserver, dans la décision politique, au gène marqueur de résistance aux antibiotiques" présent dans cet OGM.

Certains, note le comité, "estiment que, du fait du manque de manque de connaissances sur la microbiologie du sol, une précaution maximale devrait être adoptée sous forme d'interdiction d'Amflora". En effet, "l'autorisation de cette pomme de terre véhiculerait pour eux un message négatif au regard des efforts de prévention des résistances aux antibiotiques".

D'autres "invitent à prendre acte de l'absence de risque à laquelle concluent les scientifiques et observent que le principe de précaution n'implique en rien de parvenir à un hypothétique risque zéro".

Le CEES observe par ailleurs que "dans le contexte économique actuel, la pomme de terre Amflora ne présente qu'une utilité limitée pour les acteurs des filières féculière et papetière françaises".

Sur le plan scientifique, le CS souligne que le gène de référence de la variété transgénique présente des réactions croisées avec d’autres séquences de solanacées* et que « le système de référence proposé par le pétitionnaire n’est pas fiable ».


Pour Nature Environnement (FNE), « il ressort de cet avis des arguments scientifiques et juridiques qui font apparaître Amflora comme inutile, n’ayant pas fait la preuve de son innocuité et illégale » ; et de préciser que « au-delà de ce dossier, c’est bel et bien la non crédibilité des instances européennes en matière d’évaluation des OGM que FNE dénonce une nouvelle fois pour exiger, au minimum, une refonte des procédures d’évaluation des OGM ».

FNE affirme que tous les avis favorables rendus jusque là en faveur des OGM par la CE devraient être invalidés, à la fois pour des raisons scientifiques et politiques. On ne se donne pas les moyens de certifier l’absence de toxicité des produits et l’on ne respecte pas l’expression démocratique.

Les clauses de sauvegarde nécessaires pour se protéger des autorisations laxistes accordées par la CE ne doivent pas faire l’objet d’un marché de dupes, marché qui consisterait à accorder aux Etats membres la possibilité d’interdire sur leurs territoires, les cultures d’OGM à condition de faciliter les autorisations de mise en culture au niveau communautaire !

FNE estime que ce serait un comble alors qu’il est urgent de réformer cette procédure d’évaluation devant intégrer, outre les risques toxicologiques, leurs impacts socio-économiques, avec des moyens techniques et budgétaires pour mener des contre-expertises pluridisciplinaires, transparentes et indépendantes.


L'association Inf'OGM estime que :

L’avis du HCB met en avant des problèmes scientifiques et juridiques que nous allons analyser en détail. Certains d’entre eux n’ont pas été repris dans le communiqué de presse du HCB, comme l’impossibilité de mettre en place une traçabilité sérieuse et l’illégalité de l’autorisation pour l’alimentation humaine de cette pomme de terre GM.


Mon avis

Une actualité OGM riche en cet été 2010.
Entre les 6 variétés de maïs OGM que la Commission Européenne (CE) a autorité à la commercialisation, entre la pomme de terre Amflora qui avait été autorisée par la même CE, il ressort clairement que les avis scientifiques sur lesquels ces autorisations s'appuient ne sont pas carrés et font l'objet de controverse. Le bricolage que propose la CE qui laisserait la possibilité d’interdire sur leurs territoires, les cultures d’OGM à condition de faciliter les autorisations de mise en culture au niveau communautaire, ce bricolage doit être combattu.

jeudi 29 juillet 2010

La commission Européenne autorise 6 maïs OGM !

Faute de majorité au sein des Etats membres, la Commission européenne a autorisé, mercredi 28 juillet, l'importation au sein de l'Union de cinq nouvelles variétés de maïs OGM, essentiellement destinées à l'alimentation animale et a reconduit l’autorisation du maïs BT 11.

Les OGM nouvellement autorisés sont :

  • Bt11xGA21 de Syngenta,
  • 1507x59122 de Dow agroscience/Pioneer,
  • 59122x1507xNK603 de Monsanto ,
  • Mon88017xMon810 de Monsanto,
  • Mon89034xNk603 de Monsanto


Ces autorisations (d'une validité de 10 ans) permettent l'entrée sur le territoire européen de ces organismes génétiquement modifiés (OGM) ainsi que leur transformation à des fins alimentaires pour l'homme ou les animaux, mais pas leur mise en culture.

Ces nouvelles autorisations portent à 37 au total le nombre d'OGM homologués au sein de l'Union européenne, la toute grande majorité pour l'importation et la transformation seulement.

En attendant que les Etats membres, le Parlement européen et la Commission se mettent d'accord, d'autres OGM sont en cours d'autorisation et notamment pour une mise en culture : renouvellement de l'autorisation du maïs MON 810 de Monsanto, le maïs BT 1507 de Pionneer, le maïs Bt 11 de Syngenta et le maïs NH 603 de Monsanto. À l'heure actuelle seule le MON 810 et la pomme de terre Amflora sont autorisés à la culture en Europe.

Attac France considère que cette décision devrait entraîner une circulation encore bien plus importante des produits transgéniques au sein de l’Union européenne et déclare :

ATTAC s’oppose pour de multiples raisons à la diffusion en agriculture des produits transgéniques : évaluation totalement insuffisante des risques sanitaires et environnementaux, main-mise renforcée sur le marché des semences, qui menace directement l’autonomie des paysans et la biodiversité cultivée… La décision de la Commission européenne se heurte à l’opinion des citoyens européens, qui refusent en grande majorité les OGM et réclament une agriculture paysanne de qualité. ATTAC continuera de se battre, avec la Coordination européenne Via Campesina, avec le mouvement des faucheurs volontaires et l’ensemble du mouvement alteramondialiste, pour bloquer la diffusion des OGM et inscrire cette mobilisation dans le débat sur la PAC 2013, pour une agriculture européenne durable qui garantisse un revenu équitable à tous les agriculteurs et qui respecte la souveraineté alimentaire."


La Confédération Paysanne

déplore la décision de la Commission Européenne d'autoriser 6 maïs OGM, et tient à souligner que cette autorisation révèle un mécanisme bien huilé permettant à l'industrie de dicter la politique européenne : Les Etats membres n'arrivant pas à prendre une position commune à la majorité qualifiée, c'est la Commission qui prend une décision à leur place au lieu d'attendre qu'ils se mettent d'accord. La Commission ne peut alors qu'appliquer l'avis des experts de l'AESA, issus de l'industrie, qu'elle a elle-même nommés.
En effet, en matière d'évaluation d'OGM, il n'y a pas de budget public suffisant permettant à des scientifiques de mener des travaux conséquents sans être financés de l'industrie. C'est pourquoi la majorité des scientifiques "compétents" sur les OGM - parmi lesquels sont recrutés les experts - sont directement dépendants de l'industrie, pour pouvoir se former et travailler : la boucle est ainsi bouclée.
Une fois de plus la quantité d'OGM importés augmentera et la tromperie des consommateurs s'accentuera, puisque ces OGM servent avant tout à nourrir les élevages européens dont les produits sont mis sur le marché et dans la chaîne alimentaire sans aucun étiquetage spécifique.




Mon avis

Cette situation où une autorisation par la Commission Européenne par défaut de consensus des Etats Membres est d'autant plus insupportable que les avis scientifiques sur lesquels la Commission fonde ses décisions sont des plus contestés !

mardi 6 juillet 2010

Pétitions contre les OGM

La pression pour le développement de la culture des OGM en plein champs est de plus en plus forte.
Au niveau européen en particulier.

Je vous rappelle que deux pétitions sont ouvertes pour tenter de contrer cela.

Tout d'abord ma préférée car claire, nette et sans bavure : demande d'interdiction pure et simple de la culture en plein champ.
Elle est soutenue par la revue l'Ecologiste et l'association OGM dangers et compte à ce jour plus de 103000 signatures.




La seconde, initiée par l'association inf'OGM (soutenu par France Nature Environnement et le CLCV) demande au gouvernement :
- d’interpeller la Commission européenne afin qu’elle réponde clairement à la question que vous lui avez posée quant à la toxicité du maïs Mon810 en juin 2009, question restée sans réponse satisfaisante à ce jour ;
- d’interpeller les Etats membres de l’Union européenne afin qu’ils relayent conjointement avec le gouvernement français lors d’un prochain Conseil d’experts et d’un prochain Conseil des ministres européens, la demande de reconsidérer les autorisations précédemment données et celles en cours ;
- d’afficher clairement et sans délai votre refus sur la demande de renouvellement d’autorisation du maïs Mon810, conformément à vos prises de position antérieures.

Pour agir, vous aussi, signez

Pétition OGM je dis non
Pétition inf'OGM

Pour plus d’information

Lisez le communiqué d'inf'OGM, FNE, CLCV.

lundi 21 juin 2010

260 000 eucalyptus transgéniques seront prochainement cultivés aux Etats Unis

Le 12 mai 2010, le ministère de l’Agriculture des Etats-Unis (USDA) a autorisé l’entreprise ArborGen à cultiver 260 000 eucalyptus transgéniques, sur le territoire national (Texas, Louisiane, Mississipi, Floride, Géorgie, et Caroline du Sud) pour une période de trois ans. L’essai sera donc mené sur environ 300 hectares, repartis sur 28 sites, chaque site ne pouvant dépasser dix hectares (1). ArborGen avait déjà reçu plusieurs autorisations pour de tels essais. Mais c’est la première fois que l’entreprise est autorisée à laisser fleurir les arbres sur la quasi totalité des parcelles d’essai.

Ces eucalyptus – hybrides entre Eucalyptus grandis et Eucalyptus urophylla - ont été génétiquement modifiés avec trois objectifs : supporter des températures plus froides (les eucalyptus « conventionnels » ne peuvent pas être cultivés au nord de la Floride en raison des périodes de gel occasionnel), avoir moins de lignine (2) et être plus fertiles. Ils sont destinés à l’industrie du papier et à la production d’agrocarburants. La construction génétique inclut aussi un gène marqueur de résistance à un antibiotique, la kanamycine (nptII) (3).

ArborGen, propriété de trois grands groupes (International Paper, MeadWestvaco aux États-Unis et Rubicon en Nouvelle-Zélande) a d’ores et déjà déposé une demande d’autorisation commerciale pour ces eucalyptus transgéniques auprès du ministère de l’Agriculture des Etats-Unis qui n’a pas encore donné sa réponse. Cependant, l’autorisation de ces essais en champ à grande échelle est un signal positif donné par le gouvernement à ArborGen. Deux arbres fruitiers génétiquement modifiés – la papaye et le prunier – ont déjà été autorisés pour la mise en culture commerciale aux Etats-Unis.

Pour Simone Lovera, directrice de la Global Forest Coalition, cette décision n’est pas seulement mauvaise pour les Etats-Unis. Elle « ouvre la porte au niveau mondial à ces eucalyptus tolérants au froid et à d’autres arbres transgéniques qui auront de graves répercussions sur les peuples indigènes et les peuples habitant la forêt à travers le monde, et conduira à une perte plus grande de biodiversité ».

La coordinatrice de la Campagne « Arrêtons les arbres génétiquement modifiés », Anne Petermann, précise, dans un communiqué de presse du 13 mai 2010 (4) : « Nous sommes très déçus mais pas surpris par la décision de l’USDA qui aura probablement des impacts environnementaux et sociaux sévères ». Cette décision n’est pas soutenue par l’opinion publique, largement défavorable à cette mise en culture, comme en témoignent les milliers de commentaires défavorables envoyés au ministère dans le cadre de la « procédure de consultation ». L’USDA indique avoir reçu 12 462 avis négatifs (contre seulement 45 favorables). Il indique ne pas en avoir tenu compte car ces commentaires étant pour une très grande majorité identiques, ils s’apparentaient à une pétition.

Si le maïs transgénique est controversé, les arbres transgéniques le sont plus encore du fait de leur durée de vie plus longue, et parce que leur pollen se propage sur des distances beaucoup plus grandes (5). Pour les opposants à l’essai, l’eucalyptus, même dans sa version conventionnelle, est une espèce invasive, extrêmement gourmande en eau, et facteur potentiel d’incendie important dans des régions déjà fragiles. Le ministère répond à la première critique que « les espèces d’eucalyptus autorisées ont des difficultés à pousser sans intervention humaine, même dans des climats chauds ». D’autre part, pour le ministère, le fait que les essais soient de 10 hectares maximum et séparés les uns des autres doit en limiter les impacts négatifs. A noter que le ministère de l’Agriculture a refusé un site d’implantation situé dans le comté de Glades en Floride, étant donné qu’une espèce (non transgénique) d’eucalyptus introduite s’est « naturalisée », les risques d’hybridations étaient alors trop importants. Cette information avait été apportée par les opposants aux essais lors d’une table ronde avec les responsables du ministère.

Au-delà des risques environnementaux et sanitaires, de nombreuses questions n’ont pas été abordées : où seront plantés ces arbres transgéniques ? Remplaceront-ils une forêt ? Des cultures alimentaires ? L’utilisation de terres agricoles à des fins industrielles est en soi un objet de débat qu’Inf’OGM a abordé dans sa publication intitulée « Des OGM pour nourrir le monde ».

(1) http://www.aphis.usda.gov/brs/biote...
(2) La lignine est un composant du bois qui « gêne » la production industrielle du papier
(3) Ce gène marqueur est aussi utilisé dans la pomme de terre Amflora nouvellement autorisée. En savoir plus : UE - OMS contre AESA : des experts mondiaux s’affrontent sur les gènes de résistance aux antibiotiques dans les PGM
(4) http://www.globaljusticeecology.org...
(5) Demain, des arbres transgéniques dans la forêt ?

Source : inf'OGM

Pour plus d’information

http://www.i-sis.org.uk/FTGEEEASIfr.php
http://www.apreis.org/img/OGM/arbres.gen-forets_j.h.pdf

Mon avis

Les arbres OGM, peut être le pire des OGM...

samedi 19 juin 2010

Le Luxembourg interdit la pomme de terre OGM « Amflora » !

Le 16 juin, lors du colloque « La sécurité dans mon assiette » sur la sécurité de la chaîne alimentaire, le Ministre de la Santé luxembourgeois Mars Di Bartolomeo, en présence de Romain Schneider ministre de l’Agriculture, a interdit la culture de la pomme de terre OGM « Amflora » de BASF au Luxembourg.

Le Luxembourg libéré de toute culture OGM

L’interdiction de la pomme de terre OGM au Luxembourg a été annoncée quelques mois à peine après son autorisation par la Commission européenne et ceci devant des hauts représentants de l’autorité en charge de la sécurité alimentaire en Europe (EFSA). C’est d’ailleurs au même endroit (Centre Culturel de rencontre Abbaye de Neumünster) que le Luxembourg avait déjà interdit le maïs transgénique MON810 en 2009.

Le message politique est courageux et sans appel possible : Le Luxembourg clame haut et fort qu’il n’est pas prêt à se laisser dicter un menu OGM par la Commission européenne. Après l’Autriche, c’est le deuxième Etat membre de l’Union européenne à prendre la décision de protéger les consommateurs et l’agriculture des conséquences négatives d’« Amflora ».

Greenpeace et les organisations partenaires de l’Initiative « Luxembourg sans OGM » (1) félicitent le Ministre de la Santé d’avoir pris ses responsabilités dans l’intérêt du consommateur et encouragent le Gouvernement à continuer de s’opposer résolument à la politique pro-OGM de la Commission européenne.

Source : Greenpeace.

Mon avis

Une position que doit impérativement prendre la France et qui doit être suivie par les autres pays européens.

Cyber action : Haïti manifeste contre le séisme Monsanto

L'association Cyber@cteurs nous propose à nouveau une Cyber action plus qu'utile.
Elle sera envoyé à : Ambassadeur des Etats Unis et d'Haïti en France, Monsanto France.

Le vendredi 4 juin, entre 8 et 12 000 paysans haïtiens se sont réunis à Hinche au centre du pays pour protester contre le gouvernement haïtien à qui ils reprochent de distribuer des semences hybrides de la firme multinationale Monsanto.

L'introduction de semences hybrides entrainera une dépendance accrue des paysans vis à vis de Monsanto, puisque les semences hybrides produisent des grains qui ne sont pas réutilisables. Les semences doivent donc être rachetées tous les ans aux firmes semencières en l’occurrence Monsanto. De plus, les paysans devront y associer des engrais de synthèse et des pesticides. Ce don constitue donc une opération commerciale juteuse pour Monsanto qui aurait un retour sur investissement rapide grâce à ces ventes.

Jean Baptiste Chavannes, coordinateur de du mouvement Paysan Papay (MPP) souligne les menaces pour la biodiversité et les semences locales qui pourraient être amenées à disparaitre du fait de l’introduction de semences hybrides. Le don de Monsanto est « une attaque contre l’agriculture paysanne, contre les fermiers, contre la biodiversité, contre les semences locales, contre ce qui reste de notre environnement en Haïti Nous devons nous battre pour nos semences locales »

« Les Etats Unis doivent nous aider à produire, mais pas en nous donnant de la nourriture et des semences. En faisant cela, ils sont en train de ruiner nos chances d’être autosuffisants » conclut Jonas Duronzil, paysan haïtien travaillant au sein de la coopérative paysanne de la région des Verettes.

L'association CyberActeurs vous propose de faire connaître notre soutien aux agriculteurs haitiens.

Pour agir

Signez la Cyber@ction : http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=114

Pour plus d’information

Consultez le site de la Vía campesina http://www.viacampesina.org/fr/

mardi 15 juin 2010

OGM: l'entourloupe de la Commission Européenne

La Commission Européenne propose aux états membres de décider à leur niveau de l'autorisation ou non des cultures OGM. Ce projet comporte aussi une mesure facilitant les autorisations de mise en culture au niveau communautaire.

Cette proposition est une entourloupe dénoncée par la France, par la Confédération Paysanne et France Nature Environnement.

En effet, les états membres décident déjà de l'autorisation de culture des OGM par l'utilisation de la clause de sauvegarde (moratoire). Aucune avancée en la matière donc. Par contre, chaque fois que la Commission a voulu remettre en cause leurs décisions de moratoires, elle a été désavouée par un vote majoritaire du Conseil. Le projet de la Commission est donc une véritable entourloupe car, comme le dit la Confédération Paysanne, aucun pays ne pourra empêcher pendant longtemps à ses agriculteurs de cultiver des semences OGM librement commercialisées, alors même que leurs concurrents des pays voisins pourront les cultiver sans restriction.

Jean-Louis Borloo a exigé, au nom de la France, qu'avant toute décision l'Union revoie en profondeur les méthodes d'évaluation et d'expertise de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa).

France Nature Environnement se réjouit que la France, non seulement refuse ce troc grossier, mais rappelle aussi à cette occasion l’avis unanime, émis en décembre 2008 par le Conseil européen des ministres de l’environnement, que soient « renforcées et harmonisées les méthodes d’évaluation des risques des OGM en Europe ». « FNE soutient sans réserve Monsieur Jean-Louis Borloo pour que la CE revoie sa position d’ici le 13 juillet, date à laquelle elle devrait être mise aux votes », souligne Bruno Genty, président de FNE.

Pour la Confédération Paysanne, certes il faut changer les règles européennes actuelles, mais pour renforcer et non alléger le dispositif d'évaluation, en suivant et non en ignorant pour cela les recommandations du Conseil de l'environnement de décembre 2008. Il faut aussi le rendre réellement indépendant par une expertise scientifique et citoyenne contradictoire n'évacuant pas les impacts socio-économique et ne remplaçant pas la décision finale qui doit rester politique. Oui, il faut permettre aux États de refuser les cultures d'OGM, mais en leur permettant en même temps de refuser de les importer sur leur territoire, sinon leur refus ne sert à rien.

Pour plus d’information

Lire le communiqué de la Confédération Paysanne.
Voir celui de FNE.

dimanche 30 mai 2010

Cyber action : Touche pas à ma patate

L'association Cyber@cteurs nous propose une Cyber action qui sera envoyée à José Manuel Barroso Président de la Commission Européenne

SUPER ACTIONS : Touche pas à ma patate


Monsieur le Président,
La Commission européenne a autorisé le 2 mars dernier la culture de la pomme de terre AMFLORA de BASF, premier OGM autorisé depuis douze ans.

Pour vous exprimer mon opposition à cette autorisation, je vous adresse par courrier postal un échantillon de nos bonnes pommes de terre que je compte bien continuer à cultiver et consommer.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à ma vigilance citoyenne contre toute introduction d'OGM en Europe.


Pour participer à la cyber@ction en ligne

http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=95

Après avoir participé à cette cyber @ction prendre une enveloppe timbrée adressée à Monsieur Manuel Barroso
Président de la Commission européenne
1049 - Bruxelles

et y insérer une épluchure de patate avec au choix :

  • le message envoyé par courriel
  • le message en pdf proposé quand vous avez validé le texte de la Cyber @ction
  • ou une étiquette autocollante collée sur l'enveloppe permettant à toute personne manipulant ce courrier d'avoir une idée de ce qu'il contient.

samedi 22 mai 2010

Des essais de vignes OGM autorisés en Alsace

Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a donné son feu vert pour la poursuite en Alsace d'essais en plein champ de plants de vigne transgéniques. Une décision jugée "irresponsable" par beaucoup.

Le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire a annoncé son intention d’autoriser la poursuite de l’essai « en plein champ » d’une vigne génétiquement modifiée en Alsace. « Cette décision ignore les inévitables et irréversibles risques de dissémination qui découlent de la culture d’OGM en plein champ », a répliqué Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts.

Ce n’est pas la première fois que cette parcelle de pinot meunier de 54 m2 (70 porte-greffes sont concernés) est sous les feux de larampe. En septembre 2009, Pierre Azelvandre avait saccagé la parcelle. Cette action avait valu au biologiste anti-OGM d’être condamné à 2 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Colmar.

José Bové et Sandrine Bélier, députés européens d'Europe Écologie, dénoncent cette décision qui permet la reprise de l'essai de vignes transgéniques alors même que la première autorisation donnée pour des essais similaires avait fait l'objet d'une annulation par le Tribunal Administratif de Strasbourg en septembre 2009. Les Eurodéputés soulignent, d'autre part, qu'au cours du séminaire de l'Agence Nationale de la Recherche de novembre 2008 il avait été mis en évidence que l'essai n'obtenait pas les objectifs visés d'éradication du « court-noué ». l'INRA de Colmar reconnaissait la nécessité de travailler plus intensément sur les méthodes alternatives naturelles pour lutter contre cette maladie de la vigne.

Pour José Bové, Vice-Président de la Commission Agriculture et Développement rural du Parlement européen : «Le court-noué est un problème agronomique et sanitaire qui doit être pris au sérieux, la Recherche dont les paysans ont besoin doit être orientée vers des alternatives multiples, issues des savoirs faire paysans et de leurs capacités d'organisation. Malheureusement, la loi de modernisation ne prend pas en compte les besoins fondamentaux pour l'avenir de l'agriculture en général et de la vigne dans ce cas particulier.»


Mon avis

Du grand n'importe quoi.
Nous n'avons pas besoin de cette technologie qui n'est destinée qu'à ce que l'industrie agro-alimentaire se fasse de l'argent.
Pire, quelles peuvent être les conséquences de ces essais ? Qui le sait ?

mercredi 5 mai 2010

OGM: soutenons les députés qui proposent l'interdiction

Un amendement parlementaire à la loi Grenelle 2 propose:

« La mise en culture, la récolte, le stockage, et le transport de végétaux génétiquement modifiés est interdite. »

Cet amendement des députés François de Rugy, Yves Cochet et Noël Mamère (Verts) devrait être discuté jeudi 6 ou vendredi 7 mai.

La pétition lancée par L'Ecologiste et l'association OGM Dangers a déjà recueilli 77 000 signatures pour l'interdiction des OGM. N'hésitez pas à la signer et à la faire signer, afin de montrer aux parlementaires le fort soutien de la population à cette mesure.

C'est la première fois que l'interdiction des OGM est proposée au vote des parlementaires.

Pour soutenir cette initiative

Signez en ligne : www.ogm-jedisnon.org

jeudi 29 avril 2010

Le guide Greenpeace des produits avec ou sans OGM

Depuis une réglementation européenne de 2004, les produits qui contiennent plus de 0,9% d'OGM doivent être étiquetés. Ainsi, vous pourrez lire par exemple : « sirop de maïs issu de maïs génétiquement modifié ». Mais il est peu probable que cela vous arrive. Sur 80 000 produits alimentaires commercialisés en France, seule une trentaine sont étiquetés « OGM ». Il s'agit essentiellement de produits importés des Etats-Unis ou d'huiles de soja.

Malheureusement, cela ne veut pas dire qu'il suffit d'éviter ces produits pour être certain de ne pas manger d'OGM. D'abord, parce que le produit que vous achetez peut contenir moins de 0,9% d'OGM (ce qui ne nécessite donc pas d'étiquetage obligatoire). Ensuite, parce que les OGM arrivent dans nos assiettes via la nourriture animale. Comment ?

80% des animaux d'élevage consomment des OGM, principalement du soja importé du continent américain. Nos vaches, nos cochons, nos volailles… sont presque toujours nourris aux OGM. Les produits issus de leur élevage peuvent donc contenir des OGM. Or, la réglementation sur l'étiquetage n'impose pas d'indiquer si ces produits proviennent d'animaux élevés ou non aux OGM. Nous n'avons donc aucun moyen de savoir si la viande, le lait, les œufs et tous les produits dérivés (yaourts, biscuits…) que nous achetons contiennent ou non des OGM. Nous consommons donc forcément des OGM de manière indirecte. Par le biais de l'alimentation animale, les OGM entrent dans la chaîne alimentaire.

Pour éviter cela, il faudrait que l'étiquetage précise clairement si un produit est issu d'une filière non-OGM. Le consommateur pourrait ainsi savoir si la viande, le lait, les œufs, etc. qu'il achète sont issus d'animaux élevés ou non avec des OGM.
Un premier pas a été fait en mai 2009. Le Conseil National de la Consommation a admis que les industriels de l'agro-alimentaire qui avaient fait le choix du « sans OGM » pouvaient le signaler via l'étiquetage. La mention « Animaux nourris sans utilisation d’OGM » pourra être apposée sur la viande, les œufs et les produits laitiers issus de filières excluant l’alimentation à base d'OGM.
Greenpeace prend acte avec satisfaction de cet avis qui devrait permettre de pérenniser les filières sans OGM et d’orienter la demande vers ces produits. Mais il faut aller plus loin. Il faut rendre obligatoire l’étiquetage de tous les produits issus d’animaux nourris avec des OGM et renoncer à nourrir les animaux d'élevage aux OGM.

En attendant, il n'existe que deux moyens pour éviter les OGM dans les produits provenant d'animaux :

- consommer des produits « bio » (puisque le cahier des charges de l'agriculture « bio » exclut les OGM)
- utiliser le « Guide des produits avec ou sans OGM » que Greenpeace met à jour régulièrement depuis 1998 (la dernière version date de 2009).

dimanche 25 avril 2010

Inf’OGM publie une carte interactive des communes sans OGM et de la biodiversité

Autorisés au niveau européen et national, les OGM touchent en premier lieu la vie locale et le quotidien de tout un chacun (alimentation, santé, agriculture...). Malgré une marge de manœuvre restreinte dans les textes, les collectivités font reconnaître leur droit à agir et se mobilisent.

Inf’OGM recense et souhaite apporter son expertise à ces initiatives, qu’elles soient communales, régionales ou départementales.

De nombreuses communes décident de s’opposer à la culture des OGM sur leur territoire, ou de les exclure de la restauration collective. A l’appel du Réseau semences paysannes, certaines se positionnent également en faveur de la biodiversité cultivée et des droits des paysans à la semer dans les champs et les jardins.

Inf’OGM, avec la participation du Réseau Semences Paysannes, publie une CARTE INTERACTIVE accessible sur son site.



Afficher zone sans OGM sur une carte plus grande


Cette carte permet à tous d'identifier et de communiquer les actions de son territoire : cantines sans OGM, délibérations d’opposition aux OGM, arrêtés d’interdiction de culture, vœu en faveur de la biodiversité cultivée !

Mode d’emploi : un formulaire à compléter se trouve sous la carte, il faut zoomer pour voir votre commune.

Retrouvez les collectivités sans OGM

sur : http://www.ogm-et-collectivites-locales.org

Un site conçu afin de permettre à chacun d’agir à son échelle !
Aidez Inf’OGMà remplir la carte, inscrivez directement vos initiatives sur le site !

vendredi 16 avril 2010

Un rapport scientifique sur l'utilisation des OGM par les agriculteurs aux USA

Le National Research Council (NRC) américain a publié Mardi 13 avril,un rapport sur les impacts environnementaux, économiques et sociaux de l’utilisation de semences génétiquement modifiées.
Pour réaliser cette étude, les chercheurs du NRC n’ont pris en compte que des articles parus dans les revues spécialisées à comité de lecture.

L'objectif de l'étude était d'établir les avantages et les inconvénients de l'usage des céréales et légumineuses génétiquement modifiées pour les agriculteurs américains.

Les premiers semis d’OGM ont été réalisés en 1996 aux Etats-Unis.
Actuellement, 80% des surfaces de soja, de maïs et de coton sont plantées d’OGM aux USA.

Sur le plan environnemental, en première approche, le bilan est positif : l'usage de pesticides persistants diminue grâce à l'utilisation des céréales OGM. Pour le soja, l’utilisation des herbicides a diminué de 80% en 14 ans. Pour le coton et le maïs, la baisse atteint 50% sur la même période.

Mais les effets négatifs des cultures OGM sont bel et bien là, indique le rapport.

A cause de l’utilisation systématique du Roundup sur les cultures d’OGM développées pour résister à cet herbicide commercialisé par Monsanto , pas moins de 9 espèces de «mauvaises herbes» ont déjà développé des résistances au Roundup.
Dans le reste du monde, 7 espèces végétales ont de même développé une résistance.

Cet effet indésirable réduit les rendements, les récoltes sont moins abondantes que prévu et les cultivateurs doivent utiliser d’autres herbicides, souvent très toxiques, en complément du Roundup.

Autre conséquence : l’emploi de multiples pesticides accroît la destruction d’insectes utiles, comme les abeilles ou les coccinelles.

Par contre le rapport insiste sur le fait que peu de croisements entre cultures OGM et espèces sauvages ont été observés. Cela peut s'expliquer par le fait qu'il il y a peu de d'espèces proches des variétés de céréales OGM et que l'étendue des vastes espaces américains réduit la coexistences des cultures OGM et non OGM et du même coup les risques de contamination.

Sur le plan social, le NRC pense que les inégalités entre agriculteur sont accrues car les semences OGM étant plus onéreuses que les semences classiques, elles restent hors de portée des paysans modestes.

Pour plus d’information

Lire le résumé du rapport en anglais : http://dels.nas.edu/dels/rpt_briefs/genetically_engineered_crops_report_brief_final.pdf

Ou plus bref encore la présentation (en anglais aussi) : http://www.nationalacademies.org/includes/pres040510c.ppt

Mon avis

On ne pourra pas dire qu'il s'agit là d'arguments issus des groupes opposés aux OGM.
L'impact environnemental est clairement établi.

dimanche 4 avril 2010

PETITION : Le gouvernement français doit réclamer à la Commission européenne une réévaluation des OGM !

Une pétition proposée par Inf'ogm :

Les experts français jugent le dossier du Mon810 insuffisant
Sur le dossier symbolique de demande de renouvellement de l’autorisation du maïs Mon810, les experts français considèrent qu’il n’est pas suffisant pour répondre à la question d’existence ou d’absence d’impact sur la santé. Leur position est claire : « l’agence européenne reconnaît implicitement que les procédures d’évaluation antérieures ne sont pas satisfaisantes et que les réserves formulées par le CPHA en 2008 étaient fondées ». Les experts de l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) partagent donc en grande partie l’opinion des experts français.

La Commission européenne ne peut écarter le risque de toxicité du maïs Mon810
Le gouvernement français a adressé une question à la Commission européenne le 22 juin 2009, lui demandant de certifier raisonnablement que le maïs Mon810 n’est pas toxique. Par sa réponse, cette dernière a démontré qu’elle ne pouvait pas répondre par l’affirmative alors même qu’elle le fait dans ses avis 5. Cela confirme donc que les opinions des experts de l’AESA ne permettent pas à la Commission européenne d’écarter le caractère toxique des OGM au risque statistique près et qu’il est impératif de réévaluer les dossiers passés.

Des pistes légales de retour sur des autorisations
La loi européenne fournit aux Etats membres et à la Commission européenne la possibilité de reconsidérer une autorisation commerciale déjà donnée pour une plante transgénique. Par exemple, une plante transgénique ne doit pas avoir des effets potentiellement négatifs sur la santé humaine ou animale pour être autorisée. La position des experts français est donc une raison suffisante pour demander de reconsidérer les autorisations données.

Pétition lancée le vendredi 2 avril 2010 par


Monsieur le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, Monsieur le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Madame la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie,

Constatant que les avis des experts de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) rendus sur les demandes d’autorisation de plantes transgéniques ne sont pas scientifiquement valables ; et conformément aux articles 10 et 22 du règlement européen 1829/2003, à l’article 20 de la directive européenne 2001/18 et à l’article 29 du règlement 178/2002 ; nous vous demandons, pour assurer que le risque de toxicité lié à ces plantes soit raisonnablement écarté :
- d’interpeller la Commission européenne afin qu’elle réponde clairement à la question que vous lui avez posée quant à la toxicité du maïs Mon810 en juin 2009, question restée sans réponse satisfaisante à ce jour ;
- d’interpeller les Etats membres de l’Union européenne afin qu’ils relayent conjointement avec le gouvernement français lors d’un prochain Conseil d’experts et d’un prochain Conseil des ministres européens, la demande de reconsidérer les autorisations précédemment données et celles en cours ;
- d’afficher clairement et sans délai votre refus sur la demande de renouvellement d’autorisation du maïs Mon810, conformément à vos prises de position antérieures.

Je signe la pétition en ligne
Je télécharge la pétition au format papier

lundi 22 mars 2010

Pas de maïs OGM ni au Mexique, ni ailleurs

Après onze ans de moratoire, le gouvernement mexicain vient d’autoriser vingt et un essais de maïs OGM en plein champ en faveur des firmes Monsanto et Pioneer qui contrôlent à elles seules 50 % du marché des semences mondiales.

Alors que des contaminations sont déjà avérées dans des provinces reculées du Mexique, ces essais, précurseurs de cultures commerciales de grande ampleur, ne pourront qu’augmenter les risques de contamination et porteront atteinte à l’intégrité des populations tant sur le plan culturel que sur le plan alimentaire.

D’autre part, une fois bien implantées sur place, ces firmes essaieront de s’approprier par des droits de propriété intellectuelle le fond génétique des multiples espèces et variétés natives de maïs . _ Parallèlement, ils chercheront par des opérations de promotion/séduction, à placer leurs technologies hybrides (OGM ou non) qui rendront les paysans dépendants en les obligeant à racheter leurs semences, au dépens de leur souveraineté alimentaire.

Des mouvements citoyens, paysans et indigènes s’organisent pour que ces "graines de la dignité" continuent à être un bien commun et non un bien privé entre les mains de Monsanto, Pioneer et Cie.

Pour les soutenir, rejoignez le rassemblement festif le samedi 27 mars à Toulouse, place du Capitole à partir de 11h organisé par :
Collectif anti-OGM31 (Amis de la Terre, Attac, Confédération Paysanne, Faucheurs Volontaires...), France Amérique Latine, CCFD - Terre Solidaire, Mut Vitz 31, Amis des Sans Terre Toulouse, Artisans du monde

Pour plus d’information

http://www.ogm31.org/spip.php?article1228


jeudi 4 mars 2010

La pomme de terre OGM Amflora autorisée à la culture par la Commission européenne

La Commission européenne vient d'autoriser ce mardi 2 mars la culture à des fins industrielles et d'alimentation animale, de la pomme de terre OGM de la variété Amflora de BASF. Elle a également autorisé la mise sur le marché pour l'alimentation humaine et animale, de trois maïs OGM dérivés du MON 863.

La pomme de terre Amflora est renforcée en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier. Mais elle contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, ce qui lui vaut d'être critiqué depuis longtemps par les défenseurs de l'environnement.


Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM pour Greenpeace, estime que la culture de cette pomme de terre OGM fait courir le risque éventuel de perdre l'efficacité de nos antibiotiques parce que ce gêne peut être éventuellement transféré à des bactéries. Or, l'Union européenne avait clairement indiqué et promis qu'il n'y aurait pas d'OGM avec des gênes de résistance aux antibiotiques après 2004.

France Nature Environnement dénonce fermement ces autorisations qui s'appuient, selon la Commission, sur des avis favorables de l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA). Car les procédures d'évaluation mises en œuvre par cette Agence sont largement critiquées et critiquables. L'indépendance de l'AESA est sujet à controverse depuis que l'Observatoire européen des multinationales (CEO) a révélé en janvier que la coordinatrice scientifique du groupe d'experts sur les OGM de l'AESA, Suzy Renckens, avait été embauchée en 2008 par le groupe Syngenta, qui produit des OGM : la société espère notamment que son maïs Bt 11 sera prochainement autorisé.

Cette décision d'autoriser ces OGM n'était pas attendue aussi vite et a beaucoup fait réagir certains payes et organisations écologistes. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs OGM de Monsanto, le MON 810. La Commission a annoncé son intention de présenter d’ici l’été une proposition visant à laisser aux Etats membres plus de latitude pour décider de cultiver ou non des OGM.

L'Allemagne, la République Tchèque, la Suède et les Pays-Bas se déclarent favorables à l'initiative, le reste des Etats membres dont l'Italie, qui a toujours refusé la culture des ogm sur son sol, s'y opposent formellement. En Autriche, le ministre de la santé a dit vouloir légiférer "immédiatement" en vue d'une interdiction nationale de la culture du tubercule génétiquement modifiée du groupe allemand BASF. Le gouvernement français à d'ores et déjà saisi le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) à cause de la présence d'un gène résistant à certains antibiotiques sur le tubercule. La France a annoncé attendre l'avis du HCB pour arrêter définitivement sa position, ce qui pourrait prendre plusieurs mois...

Mon avis

La France doit au plus tôt activer une clause de sauvegarde pour interdire la culture de l'Amflora sur notre territoire.
En effet, l'autorisation de la Commission européenne donne l'autorisation de culture sur notre territoire.
Malheureusement il va falloir attendre plusieurs mois l'avis du HCB...



Pour agir

Signez la pétition lancée par Cyberacteurs : http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=65

mercredi 24 février 2010

Les cultures d'OGM en recul dans l'Union européenne

Selon le journal Le Monde, les cultures d'OGM sont en recul en Europe. La cause en serait la méfiance des consommateurs et leurs effets réputés néfastes pour l'environnement.

D'après les associations Greenpeace et Les Amis de la Terre, les surfaces consacrées à la culture du MON 810, le maïs génétiquement modifié du groupe américain Monsanto, seul OGM autorisé dans l'Union européenne, ont reculé de 11 %, passant de 106 737 hectares en 2008 à 94 749 ha en 2009.

D'autre part six pays Européens (Allemagne, France, Autriche, Grèce, Hongrie et Luxembourg) ont fait jouer une clause de sauvegarde prévue par la législation européenne sur les cultures d'OGM afin de ne plus autoriser la culture du MON 810 sur leur territoire.

Source : LeMonde.fr 23.02.10

Mon avis

Bien, poursuivons dans cette voie et amplifions notre refus des OGM !

Pour plus d’information

Site de Greenpeace (en anglais): http://www.greenpeace.org/international/press/reports/counting-the-costs-of-genetic
Site de Friends of the Earth (en anglais): http://www.foeeurope.org/GMOs/Who_Benefits/who_benefits_full_report_2010.pdf
Site des Amis de la Terre France.



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