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lundi 9 janvier 2012

Cyber@ction sauvons les apiculteurs


Le vendredi 6 janvier, les Faucheurs Volontaires ont participé, au côté des apiculteurs, à l’occupation symbolique d’un site de sélection de semences de maïs appartenant à Monsanto sur la commune de Monbéqui (82), pour dire leur colère et leur inquiétude devant le risque de reprise des culture de maïs génétiquement modifié (Mon 810) à la suite de la suspension du moratoire qui en interdisait la culture. Après le jugement du 6 septembre dernier de la Cour de Justice de l'Union Européenne, les pollens et les miels contenant du pollen de maïs MON 810 sont interdits à la consommation humaine. Si les cultures reprennent, les apiculteurs français n’auront plus le droit de vendre les produits de leurs ruches. C’est déjà le cas pour les miels espagnols, roumains, argentins, chinois, …!

Les promesses d’interdiction du président de la république et des ministres concernés ne sont pas plus de nature à nous rassurer que le rendez-vous obtenu pour le 13 janvier au cours de cette occupation. Au cours des trois RV précédents, les mêmes interlocuteurs semblent redécouvrir la faisabilité de la solution qu’on leur propose : la loi de 2008 garantit « le droit de cultiver avec ou sans OGM », avec respect des productions préexistantes. Le gouvernement peut donc prendre sans délai un arrêté d’interdiction de culture, de cession et de circulation des semences OGM pour respecter le droit des apiculteurs ; arrêté qui peut difficilement être invalidé, contrairement à un éventuel nouveau moratoire.
La délégation (Conf, UNAF, Faucheurs Volontaires) ne sera entendue que si elle peut s’appuyer sur un large mouvement d’opinion à travers l'action ci-dessous, pour laquelle il faudrait un maximum de signatures avant le vendredi 13 janvier à midi. Elle sera ouverte jusqu’à satisfaction de notre revendication.

La Cyber@ction
Monsieur le Président de la République,
Madame la ministre de l’Environnement,
Monsieur le ministre de l’Agriculture,

Après le jugement du 6 septembre dernier de la Cour de Justice de l'Union Européenne, les pollens et les miels contenant du pollen de maïs MON 810 sont interdits à la consommation humaine. A la suite de la suspension du moratoire par le Conseil d’Etat, sa culture n’est plus interdite.
La loi de 2008 garantit « le droit de cultiver avec ou sans OGM », dans le respect des productions préexistantes.
Si les cultures reprennent, les apiculteurs français n’auront plus le droit de vendre les produits de leurs ruches. Leur droit et la loi sont donc bafoués.
Le gouvernement peut donc prendre sans délai un arrêté d’interdiction de culture, de cession et de circulation des semences OGM, seule mesure permettant de respecter le droit des apiculteurs à produire sans OGM et à vendre leurs récoltes sans risque d’invalidation immédiate par le Conseil d’Etat.
Vos promesses publiques d’interdiction doivent enfin être tenues.
La rencontre du 13 janvier entre les apiculteurs et les ministères de l’environnement et de l’agriculture doit être l’occasion d’annoncer cette décision.
Je serais attentif à la décision et à l’application de cette mesure et saurais en tirer les conséquences lors des prochaines échéances électorales.
Veuillez recevoir, madame, messieurs, l’expression de mes salutations

Pour participer à la Cyber@ction

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/droit-cultiver-sans-ogm-409.html


mercredi 26 octobre 2011

OGM : consultation du public sur une ordonnance modifiant le code de l'environnement

Un projet d'ordonnance est mis à la consultation du public jusqu'au 10 novembre 2011 sur le site du ministère de l'Écologie.

Son titre "portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne dans le domaine de la prévention des pollutions et des risques" n'est pas forcément clair pour le profane.

Il s'agit en fait de modifier le code de l'environnement, qui est un texte de loi, pour y introduire des disposition qui jusque là figuraient dans deux décrets, c'est à dire des textes réglementaires.

Or, en 2009, le Conseil d'État avait annulé plusieurs dispositions de ces décrets de 2007 relatifs aux procédures d'autorisations d'OGM car ces dispositions portaient sur l'information du public et sur le principe de prévention, droits prévus par les articles 3 et 7 de la Charte de l'environnement. A ce titre, elles auraient dû relever d'une loi et non d'un texte réglementaire.

Si cette ordonnance est adoptée, la France assurera ainsi une transposition complète des directives 2001/18 relative à la dissémination volontaire d'OGM dans l'environnement et 2009/41 relative à l'utilisation confinée de micro-organismes génétiquement modifiés.

Pour plus d’information et pour participer à la consultation

Lisez la présentation de la consultation sur le site du ministère
Consultez le projet d'ordonnance
Envoyez vos observation : OGM.ajeu.daj.sg@developpement-durable.gouv.fr

Mon avis

Je comprends qu'il s'agit de passer dans la loi (code de l'environnement) des dispositions qui figuraient jusque là dans des décrets.
Peu de changement à priori.
C'est là je trouve que le bas blesse car on laisse inchangées deux dispositions qui me paraissent graves :
a) Ce sont le demandeur (d'autorisation d'un OGM) et l'autorité administrative qui décident de ce qui doit être tenu secret vis à vis du public (pour des raisons liées à la concurrence...).
b) Dans les cas où une défaillance des mesures de confinement pourrait entraîner un danger grave, immédiat ou différé pour le personnel, la population ou l'environnement, l’agrément est conditionné à la production par l'exploitant d'un plan d'urgence.
C'est bien peu ! Si de tels risques existent, la seule voie possible pour moi est le refus d'agrément.

Mais je ne suis pas spécialiste et la lecture de textes de loi est un travail ardu...

Quoi qu'il en soi, mon avis ne change pas : toute implantation d'OGM en plein champs doit être proscrite !


lundi 24 octobre 2011

La France veut acheter les faucheurs d'OGM !

En juin 2004, 32 faucheurs d'OGM avaient détruit du maïs génétiquement modifié à Villereau (Loiret). Ils avaient été condamnés à 2 à 4 mois de prison et à une amende d’environ 60 000 euros.

Les prévenus qui ont refusé la prise d’ADN ont été condamnés à payer une amende de
4 800 euros (au total).
Certains faucheurs ont engagé un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme car le fauchage d'OGM ne figure pas dans la liste des conditions requises d’après le Code pénal pour pratiquer une empreinte génétique (infractions sexuelles, crimes contre l’humanité, la vie de la personne, vols, actes de terrorisme, destruction de biens, etc...).

Ces faucheurs se sont vu proposer par la France une indemnisation «à hauteur de 1500 euros» par personne, soit 48 000 euros au total, «en réparation des préjudices subis»., à condition qu'il abandonnent les poursuites contre la France.
C'est le cas de l'élu écologiste François Mandil, Conseiller Municipal à Pontarlier.
Serait-ce de la part de l'État une manière détournée de lui graisser la patte et d’éviter de changer la loi ?.
L'avocat de François Mandil a déclaré: « C’est presque risible comme somme compte tenu des moyens engagés depuis le début. Et on est très loin de la cause défendue. »
L’élu écologiste a d’ores et déjà fait savoir qu’il refuse cet accord à l’amiable et compte aller jusqu’au bout.

Sources : Bioconsomacteurs, l'Est Républicain

Mon avis

Une manœuvre pitoyable de la part de l'État français.
J'espère que cette proposition honteuse sera refusée par la totalité des faucheurs.


vendredi 8 juillet 2011

Refus d'OGM pour cause d'impacts environnementaux, l'Europe dans la bonne voie ?

Le Parlement Européen a voté un texte le mardi 5 juillet donnant aux États membres la possibilité d'interdire la culture d'une ou plusieurs PGM, sur tout ou partie de leur territoire en mettant en avant des arguments scientifiques concernant les impacts potentiels sur l'environnement.

Cette disposition va dans le bon sens.
Elle a été amenée par la Commission environnement, vice-présidée par Corinne Lepage qui se dit « très contente » du vote qui vient d'avoir lieu au Parlement européen, qui selon elle, « met enfin en accord le droit avec le fait ». De plus, « la très large majorité du vote du Parlement européen en faveur des amendements de la Commission environnement, est un signal fort à destination du Conseil Européen, lequel refuse jusqu'à présent de prendre ses responsabilités sur ce dossier ».

C'est maintenant au Conseil Européen de se prononcer en vue d'une approbation définitive du texte ou une seconde lecture (retour devant le Parlement européen).

Source : Inf'OGM


mercredi 29 juin 2011

8 faucheurs d'OGM relaxés à Poitiers

Le tribunal correctionnel de Poitiers vient de relaxer sur un vice de procédure les huit faucheurs volontaires, dont José Bové,. Ils étaient poursuivis pour avoir détruit deux parcelles expérimentales de maïs OGM Monsanto, le 15 août 2008 à Civaux et Valdivienne dans la Vienne.

Le tribunal a estimé que le texte visé par le parquet pour engager les poursuites ne correspondait pas aux faits incriminés et que la requalification n'était pas possible.

"Monsanto est débouté, il y a eu une erreur de texte", s'est félicité l'avocate des huit faucheurs volontaires.

Les huit personnes étaient officiellement poursuivies pour destruction d'une parcelle "de culture de nature commerciale autorisée à la mise sur le marché"' alors qu'elles ont détruit une parcelle cultivée au titre de la recherche, ce qui est juridiquement différent.

L'avocate de Monsanto a indiqué envisager de poursuivre la procédure : "On ne va pas laisser une décision qui légitime leur action sur un simple problème de procédure".

Mon avis

Excellente nouvelle !!!

Pour plus d’information

Lire Info'OGM


dimanche 12 juin 2011

Les plantes OGM augmentent le niveau de pesticides dans l'alimentation

Les OGM exposent de plus en plus les consommateurs à des cocktails empoisonnés de produits chimiques, selon un rapport de l'institut de recherche Testbiotech, publié le 29 avril. L'étude était commandée par l'eurodéputée Verts Ulrike Hoefken.

La quantité des résidus toxiques augmente au fur et à mesure que des herbicides comme le Roundup sont utilisés en quantité croissante pour combattre des mauvaises herbes de plus en plus résistantes. Le Roundup contient un composé toxique, le glyphosate. Celui-ci est le plus souvent mélangé avec un composé encore plus toxique, le polyoxyéthylène amine (POEA).

On a conseillé aux agriculteurs allemands de ne pas utiliser le POEA, mais la nourriture importée pour les animaux, comme le soja OGM, introduit une menace sanitaire pour les consommateurs allemands, selon le rapport. Tesbiotech conseille un moratoire sur les importations tant que tous les risques n'ont pas été éliminés.

Bruxelles doit décider d'autoriser ou non quelques cultures OGM dans les mois qui suivent, comme un maïs qui produit son propre insecticide. De telles OGM sont également dangereux, d'après Testbiotech, car l'impact sanitaire de leurs toxines n'a pas été assez étudié.

Source : Journal de l'environnement

Pour plus d’information

Lire le rapport de Testbiotech en allemand :


vendredi 22 avril 2011

OGM quels impacts socioéconomiques et sur la santé ?

L'Europe se pose la question des conséquences socioéconomiques de la culture des OGM. Pendant ce temps, au Canada on détecte la présence de pesticides associés aux aliments génétiquement modifiés dans le sang de femmes enceintes, de fœtus et de femmes non enceintes.

Un rapport publié le 15 avril par la commission européenne conclue qu'il est très difficile de connaître la dimension socioéconomique de la gestion de la culture des OGM, du champ à l’assiette, dans l'Union européenne. Cela serait dû au fait que seuls 7 pays cultivent ou ont déjà cultivé du maïs MON 810 résistant à des insectes (Bt) à des fins commerciales: l'Allemagne, l'Espagne, la France, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, la Slovaquie. La Roumanie cultivait du soja résistant aux herbicides (RH) avant d’adhérer à l’Union européenne et la culture de la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora a commencé dans trois Etats membres (l'Allemagne, la République tchèque, la Suède).
En décembre 2008, le Conseil Environnement avait demandé aux Etats membres de recueillir et d'échanger des informations sur les répercussions socioéconomiques (transports, assurances, industrie alimentaire, laboratoires d’essais, emploi/modèles de travail, activités administratives, choix des consommateurs, par exemple) de la culture des OGM sur l'ensemble de la chaîne alimentaire.

Selon le rapport, qui doit être présenté au Parlement européen et au Conseil, le débat se concentre essentiellement sur la coexistence des cultures OGM et des cultures conventionnelles ou biologiques (contrôle de la présence accidentelle d’OGM dans les champs avoisinants, contraintes de la ségrégation des produits OGM et non OGM le long de la chaîne alimentaire humaine et animale, choix du consommateur), l’incidence sur la biodiversité, la modification des pratiques agricoles et la qualité marchande des produits. Sur presque toutes ces questions, les opinions sont très contrastées.
Toujours selon le rapport, «les informations disponibles ont souvent des fondements statistiques ténus et reposent fréquemment sur des idées préconçues concernant la culture des OGM», précise la Commission. Ceci est dû au fait que l’UE a peu d’expérience en la matière, vu le peu de surfaces consacrées à leur culture.
Il en ressort qu'aujourd'hui, les retours sur les répercussions sociales et économiques de la culture des OGM sur les autres parties de la chaîne alimentaire sont donc rares, voire inexistantes.

Un rapport totalement inutile à mon sens. Qu'en feront les décideurs ?

Pendant que l'Europe tergiverse, des chercheurs de l'Université de Sherbrook au Québec, Canada, ont montré la présence de pesticides (herbicides à base de glyphosate ou de glufosinate et de protéines insecticides Cry1Ab) et de leurs résidus dans le sang de femmes, dont certaines enceintes. Selon un article de la revue Reproductive Toxicology (« Maternal and fetal exposure to pesticides associated to genetically modified foods in Eastern Townships of Quebec, Canada », Aris A et al., Reprod Toxicol (2011), doi:10.1016/j.reprotox.2011.02.004), sous presse, « c'est la première étude à mettre en évidence la présence de pesticides associés aux aliments génétiquement modifiés dans le sang de femmes enceintes, de fœtus et de femmes non enceintes ».


Pour Inf'OGM : "La question de l'évaluation des risques liés aux herbicides, résidus d'herbicides ou insecticides est au centre de controverses depuis plusieurs années. Les travaux du Pr. Gilles-Eric Séralini dans le domaine des herbicides à base de glyphosate ont par exemple souvent été l'objet de vives discussions entre scientifiques. L'article sous presse des chercheurs canadiens devrait donc encourager l'expertise scientifique puisque, selon eux, c'est la première fois qu'une analyse des concentrations de telles molécules est effectuée ! Rappelons qu'après environ quinze années de commercialisation en Amérique du nord, près de 100% des plantes génétiquement modifiées commercialisées sont modifiées pour tolérer un herbicide, produire une protéine insecticide ou disposer des deux caractères."

Eric Meunier, d’Inf’OGM, indique «les témoignages déposés à la Cour suprême des Etats-Unis révèlent l’enfer dans lequel se trouvent les exploitants qui ont utilisé des plantes OGM tolérantes aux herbicides. N’arrivant plus à se débarrasser des mauvaises herbes avec le Roundup, ils ont dû procéder à des arrachages à la main, d’autres ont abandonné leur ferme».
Le journal de l'environnement met carrément en cause l'intérêt économique des cultures OGM pour les agriculteurs: "...en dehors de l’Union européenne, les plantes résistant aux herbicides RH sont généralement cultivées par de grands exploitants. De nombreuses études indiquent une différence de rendement faible, voire nulle, entre le soja RH et le soja conventionnel."
"Globalement, la technologie RH réduit le coût de production, mais le surcoût des semences RH atténue, ou même annule, l’effet sur la marge brute des exploitants (études réalisées aux Etats-Unis et au Canada)."

Sources :
Le journal de l'environnement
Inf'OGM]

Mon avis

Les OGM ne montrent pas d'intérêt économique pour les agriculteurs. Pire, certains se trouvent acculés à la faillite et même au suicide.
L'intérêt économique est exclusivement au bénéfice des compagnies comme Monsanto qui produisent à la fois les OGM et les produits chimiques auxquelles les plantes sont fabriquées pour résister.
Alors que la contamination des cultures non OGM par les OGM est prouvée, à l'heure où l'on sait que ces substances dont on ne connait pas les conséquences sur la santé se retrouvent dans nos organismes, la seule attitude responsable est d'interdire toutes les cultures en plein champs des OGM.


jeudi 24 février 2011

Tolérance zéro sur les OGM : un zéro à géométrie variable

Les 8 et 9 février 2011, les représentants des États membres, réunis au sein du Comité Permanent de la Chaine Alimentaire, ont discuté d'une proposition de règlement visant à tolérer jusqu'à 0,1% la présence de Plantes Génétiquement Modifiées (PGM) dans les lots d'importation à destination de l'alimentation animale.

Selon les informations de l'organisation inf'OGM, certains ont demandé à ce que cette discussion soit prolongée et que le vote initialement prévu au cours de cette séance soit repoussé.
A ce qu'en dit la Commission : ce n'est « en aucun cas une proposition de lever la politique de tolérance zéro mais une proposition d'officialiser que la politique de tolérance zéro repose sur des analyses dont le 0 technique est défini à 0,1% »
Certains États membres s'y sont déclarés favorables, demandant même son élargissement aux lots destinés à l'alimentation humaine.

Les États membres, réunis au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire (CPCHA), ont finalement adopté à la majorité qualifiée la proposition de règlement de la Commission européenne, établissant une tolérance jusqu'à 0,1% de présence de plantes génétiquement modifiées (PGM) dans les lots d'importation à destination de l'alimentation animale.

S'agissant d'une proposition de règlement, donc d'un texte législatif, la proposition doit maintenant être présentée au Parlement européen et au Conseil européen qui auront trois mois pour objecter ou proposer des modifications.

inf'OGM considère que ceci est risqué car, "une fois le règlement adopté, il ne resterait qu’à modifier le pourcentage indiqué comme seuil pour mettre en place une tolérance à 0,3 – 0,5% ou 0,9% de ces PGM non autorisées. Puis pourquoi pas une internationalisation des autorisations de PGM."

Source : inf'OGM.


Mon avis

Une manœuvre de la Commission à contrer impérativement !

samedi 29 janvier 2011

Lâcher de moustiques transgéniques en Malaisie

Inf'OGM nous informe d'un évènement édifiant !

Les associations de Consommateurs de Penang et Sahabat Alam Malaysia viennent tout juste de l'apprendre : 6000 moustiques transgéniques du genre Aedes pour lutter contre la dengue ont été lâchés dans l'environnement le 21 décembre 2010, à Bentong, dans l'Etat de Pahang en Malaisie.

La modification génétique dont ils sont porteurs conduit à une espérance de vie très brève pour leur progéniture. On espère ainsi réduire la population de ces insectes et ontrer une avancée rapide de la dengue..

Inf'OGM rappelle que des lâchers ont déjà eu lieu dans les îles Caïmans 6 et que, là aussi, l'information n'a filtré qu'après le lâcher de plusieurs millions de moustiques mâles stériles. Différence notoire : la Malaisie est un pays connecté au continent asiatique, alors que les îles Caïmans, de par leur éloignement, pouvaient faire figure de « milieux isolés », pour ne pas dire « confinés ».

Enfin, Inf'OGM a aussi appris que le Mali s'apprête à mettre en place des essais de la même nature...

Pour plus d’information

Lisez l'article d'Inf'OGM.


Mon avis

L'homme joue les apprentis sorciers !
Danger !


Le moustique OGM est-il aussi piteux ?

jeudi 20 janvier 2011

Gilles-Eric Séralini remporte son procès en diffamation

Le mardi 18 janvier, le tribunal de Paris a rendu son délibéré dans le procès qui opposait Gilles-Eric Séralini, chercheur en biologie moléculaire à l’Université de Caen et Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN, et l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV), présidée par Marc Fellous.

Le tribunal a condamné l’AFBV à 1000 euros d’amende avec sursis, un euro de dommages et intérêts (ce qui avait été demandé) et 4000 euros de frais de justice.


Corinne Lepage, présidente du CRIIGEN, contactée au téléphone par Inf’OGM, s’est tout d’abord réjouie de cette victoire, d’autant qu’elle reconnaît qu’elle n’était pas optimiste en sortant de l’audience qui s’était tenue le 23 novembre 2011. « On ne peut plus dire n’importe quoi sur les lanceurs d’alerte », commente-t-elle. Et elle ajoute : « C’est la première fois qu’un lanceur d’alerte n’est pas sur la défensive mais en offensive ».

G.-E. Séralini avait attaqué l’association et son président en justice, considérant qu’ils avaient diffamé ses travaux de recherche qui remettaient en cause l’innocuité de plusieurs maïs transgéniques de Monsanto. En effet, à plusieurs reprises l’AFBV avait cherché à jeter le discrédit sur les travaux de G.E. Séralini.

Pour plus d’information

Voir l'appel à mobilisation Inf’OGM
Lire le communiqué du CRIIGEN
Regarder le Reportage de Terre.tv sur l'affaire et les lanceurs d'alerte

dimanche 12 décembre 2010

1 million de signatures contre les OGM : Barroso n'en veut pas !

Aavaz et Greenpeace ont présenté le 9 décembre à la Commission Européenne une pétition signée par un million de citoyens européens, qui réclament un durcissement de la législation sur les OGM.

La pétition a été lancée en mars pour dénoncer, au plus fort de la polémique sur les OGM après l'autorisation de culture donnée à l'Amflora, une pomme de terre génétiquement modifiée développée par le groupe allemand BASF.

Les signataires appellent José Manuel Barroso a "décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et déterminer leur régulation".


José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, a refusé de la recevoir en main propre, expliquant que cette procédure n’était pas encore en vigueur.

Greenpeace comptait sur une nouvelle disposition prévue par le traité de Lisbonne : le "droit d’initiative" permet en effet à un million d’Européens ou plus de réclamer un changement de la politique communautaire. Un droit d’initiative qui n’avait jamais encore été saisi.

Les associations se sont donc rendues à Bruxelles remettre la pétition au président de la Commission Européenne. Mais José Manuel Barroso n’a pas souhaité la recevoir, déléguant son commissaire à la Santé John Dalli. Ce dernier a reçu le million de signatures, tout en affirmant ne pas pouvoir "s’engager sur les suites" qui seront données à la pétition. "L’initiative citoyenne n’est pas encore en vigueur" argumente John Dalli. "Le Parlement européen, la Commission et le Conseil doivent encore se mettre d’accord" sur les procédures pour sa mise en œuvre.

Faux, répond Greenpeace, qui accuse la Commission Européenne de ne pas vouloir se saisir du dossier sensible des OGM. "Un accord a été trouvé lundi entre le Parlement européen, la Commission et le Conseil et le Parlement doit se prononcer la semaine prochaine. Mais ça, Monsieur Dalli l’ignore", ironise Alice Jay, l’une des militantes à l’initiative de la pétition.

La Commission ne veut pas céder. Quinze OGM, pour la plupart des maïs, sont en attente d'une autorisation.
Deux OGM sont actuellement cultivés dans l'UE: le maïs MON810 de l'Américain Monsanto et l'Amflora.

"La question est: qui Barroso va-t-il écouter: un million de citoyens européens ou l'industrie?", a demandé Ricken Patel, directrice d'Avaaz.

Sources :
France info. Le Monde.

Et bien sûr...

dimanche 21 novembre 2010

La Commission Européenne voudrait tolérer l'importation d'OGM non autorisés

La Commission européenne vient de proposer aux États membres d’abandonner la politique de « tolérance zéro » sur les produits à destination de l’alimentation animale en leur soumettant une proposition de règlement. A l’heure actuelle, la « tolérance zéro » européenne signifie que l’Union rejette systématiquement toute importation qui arrive sur son territoire et qui contient des plantes transgéniques non autorisées et non évaluées par l’AESA.
La Commission européenne souhaite donc définir un seuil (0,1%) en dessous duquel les lots importés en Europe contenant des PGM non autorisées pourraient être acceptés.

La proposition concerne uniquement les lots d’importation d’aliments à destination des animaux.
Elle verra par la suite la question de ceux pour l’alimentation humaine.

Pour plus d’information

Prenez connaissance de la proposition de la Commission Européenne (en anglais).
Voir l'article sur Inf'OGM.
Lire le communiqué des Amis de la Terre.

Mon avis

Une politique de plus en plus permissive envers les OGM.
C'est une dérive intolérable !


lundi 15 novembre 2010

APPEL A MOBILISATION Soutenons Gilles-Eric Séralini, un lanceur d’alerte attaqué






Vous aussi signez la pétition de soutien à Gilles-Eric Séralini

http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1801

dimanche 7 novembre 2010

La Commission européenne proposerait d’ouvrir le marché européen à des OGM non-autorisés et non-testés

Un communiqué des Amis de la Terre


Les Amis de la Terre Europe se sont procurés des documents de la Commission européenne dévoilant son intention d’ouvrir les portes de l’Europe à l’importation d’aliments modifiés génétiquement (GM) et non-autorisés pour l’alimentation animale et humaine. Cette proposition de changement de la politique de l’Union européenne répond directement aux pressions des industriels pour affaiblir les règlements sur la sécurité des OGM en Europe.


Les documents révèlent que la Commission a présenté aux États-membres une nouvelle proposition dans le but de changer la législation sur les produits GM destinés à l’alimentation animale et humaine. Cette proposition, qui doit être discutée lors d’une réunion des États-membres le 15 novembre 2010, sape la politique de tolérance zéro (2) puisqu’elle autoriserait la présence de traces de plantes GM non-autorisées dans les importations à destination de l’Europe (avec un seuil de 0,1 %) (3). En acceptant cette proposition, l’Union européenne ouvrirait, dans les faits, ses portes à des plantes GM qui n’ont été ni autorisées ni testées pour leur innocuité dans aucun pays au monde.

« La Commission européenne cède face aux tactiques d'intimidation de l'industrie des biotechnologies et s'apprête à ouvrir le marché européen à des produits GM pour l'alimentation animale, non autorisés », estime Mute Schimpf, de la campagne Alimentation des Amis de la Terre Europe.

Il poursuit : « La Commission européenne cède face aux tactiques d’intimidation de l’industrie des biotechnologies et s’apprête à ouvrir le marché européen à des produits GM pour l’alimentation humaine et animale, non-autorisés. La réglementation européenne sur les aliments GM a pour but de protéger l’environnement ainsi que les citoyens européens. Le droit des citoyens de refuser ces produits GM doit être respecté. Les États-membres devraient rejeter cette proposition de la Commission et maintenir la règle de la tolérance zéro. »

Pour Christian Berdot référent des campagnes OGM et Agrocarburants des Amis de la Terre France : « Au lieu de suivre la proposition de la Commission, les États-membres devraient se poser la question suivante : « Qui sera tenu responsable d’avoir approuvé la présence d’OGM non-autorisés et non testés si des problèmes de contamination se présentent ? ». En voulant faire plaisir aux industriels, la Commission entraîne les États-membres dans une voie juridiquement très risquée. »

Les industriels des biotechnologies prétendent que la règle de la tolérance zéro pourrait entraîner une crise dans le secteur de l’alimentation animale obligeant les agriculteurs à abattre leurs animaux pour ne pas les laisser mourir de faim. Le commerce international serait gravement perturbé lorsque des cargaisons contenant des OGM non autorisés sont refusées. C’est un argument fallacieux : en 2010 aucune cargaison provenant des pays exportateurs (États-Unis, Brésil, Argentine) n’a été refusée dans un port européen.

D’autre part, les Amis de la Terre Europe font campagne pour que l’Union européenne devienne moins dépendante des importations d’aliments pour animaux cultivés hors de l’UE. En effet, la culture du soja pour fournir nos usines d’élevage en Europe est l’une des causes majeures de la déforestation, des conflits sociaux et de l’augmentation de l’agriculture industrielle. De plus, la majorité de ce soja est GM.

Pour plus d’information

Lisez le communiqué des Amis de la Terre.

Mon avis

Un projet extrêmement dangereux à combattre avec la plus complète détermination.

samedi 30 octobre 2010

Logo "sans OGM" Carrefour

Carrefour a lancé mardi 26 octobre un étiquetage "nourri sans OGM" sur plus de 300 références alimentaires de produits d'animaux.
Ce sont les articles à marque propre qui sont concernés pour le moment.

Depuis mardi 26 janvier, 300 références alimentaires de produits d'animaux, marqués "Engagement Qualité Carrefour" ou Carrefour, sont étiquetés "nourris sans OGM".
Elles concernent le porc, le veau, la volaille, le poisson, les œufs et les poissons d'élevage. Une vaste campagne d'information est initiée à l'encontre des consommateurs, dans la presse écrite, sur le Web et en magasin.

Selon une étude IFOP réalisée mi-octobre, 63% des Français arrêteraient de consommer des produits s'ils savaient qu'ils sont issus d'animaux nourris avec des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Pour 96% des répondants, il est nécessaire d'indiquer sur l'emballage la présence ou l'absence d'OGM dans l'alimentation animale.

A l'annonce de Carrefour, Greenpeace France a fait part lundi de sa satisfaction. "Dans la logique des "guides des produits avec ou sans OGM", nous sommes en contact régulier avec Carrefour" avance Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM pour l'organisation. "Aujourd'hui, concrètement, pour être certains de consommer des produits issus d'animaux nourris sans OGM, les consommateurs n'ont d'autre choix que les produits bio. Pour le reste, c'est l'inconnu".

Pour Greenpeace :

Aujourd’hui, concrètement, pour être certains de consommer des produits issus d’animaux nourris sans OGM, les consommateurs n’ont d’autre choix que les produits bio. Pour le reste, c’est l’inconnu. Les français sont très largement opposés aux OGM, à leur présence dans les champs et dans leur assiette, directement ou indirectement. Cette initiative est donc intéressante et on peut espérer qu’elle en entraînera d’autres dans la grande distribution et l’industrie agroalimentaire.

De même, si ces 300 références « nourris sans OGM » représentent un pas important, Carrefour doit aller beaucoup plus loin et garantir l’absence d’OGM pour tous ses produits à marque distributeur et dans tous les pays où le géant de la distribution possède des magasins.

Dans l’attente du décret du gouvernement sur la définition et l’étiquetage des produits animaux « sans OGM », des marques connues comme « les poulets de Loué » ou les beurres d’Echiré avaient déjà courageusement étiqueté leurs produits en les garantissant « sans OGM ». La décision de Carrefour devrait permettre d’augmenter considérablement la visibilité de l’offre de produits « sans OGM » et de pérenniser les approvisionnements en soja non OGM.

Aujourd’hui, via les importations massives notamment du continent américain, les filières animales françaises sont très fortement contaminées par la présence d’OGM sans que le grand public ne le sache.
Les filières « sans OGM » sont celles qui subissent le surcoût lié à la ségrégation des filières et doivent donc tenter de valoriser ces efforts. On peut espérer que l’initiative de Carrefour aide suffisamment pour préserver et amplifier le poids des filières « sans OGM » en France.


Pour plus d’information

Lisez le communiqué de Greenpeace.
Consultez le site Carrefour.



Mon avis


jeudi 14 octobre 2010

Procès des faucheurs OGM à Marmande : des peines requises assez légères

Les 11 et 12 octobre s'est tenu à Marmande le procès de 86 faucheurs d'OGM qui avaient « neutralisé » un champ de maïs OGM MON810 à Grézet-Cavagnan (Lot-et-Garonne), le 2 septembre 2006. Je vous en parlais ici.

Selon inf'OGM :
La Procureur de la République a proposé la requalification du procès, ce que les Faucheurs ont accepté. Ils ne sont donc plus jugés pour « destruction de bien d’autrui en réunion », mais pour « délit de fauchage », délit mis en place avec la loi française sur les OGM (art. 7). Cette requalification fait tomber la récidive légale pour quatre des prévenus, dont José Bové, Dominique Plancke et Jean-Baptiste Libouban. Ils échappent ainsi à la prison ferme.

Au niveau du réquisitoire, la Procureur a demandé des peines que les Faucheurs qualifient de « légères », même s’ils demandaient la relaxe, considérant qu’ils avaient agi au nom de l’intérêt commun. José Bové a précisé à Inf’OGM : « Avec ce fauchage, on a bloqué la contamination. Tout le monde sait qu’il y a des risques. Le combat des faucheurs, c’est la défense de l’intérêt général contre un intérêt privé ». Et d’ajouter : « »ce n’est pas parce qu’on est dans un propriété privée qu’on peut faire n’importe quoi, qu’on peut polluer l’environnement". Cependant, pour la Procureur, les Faucheurs et leurs témoins n’ont pas réussi à démontrer l’état de nécessité. Pour elle, il n’y avait pas de danger imminent et l’action entreprise n’était pas proportionnelle à la gravité de la menace. Ainsi, pour quatre prévenus réitérants, elle a demandé 120 jours - amende à 50 euros, soit 6000 euros. Pour les autres Faucheurs, elle a demandé deux mois de prison avec sursis.

L’avocate de la partie civile a demandé que les Faucheurs versent 1000 euros par personne au titre des dommages et intérêts pour Claude Ménara, le propriétaire du champ, (soit 86 000 euros), ainsi que 5000 euros au titre des frais de justice. Et pour l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM), qui s’était portée partie civile, elle n’a demandé qu’un euro symbolique. La Procureur ne s’est pas prononcée sur le sujet.

Le jugement a été mis en délibéré au 16 novembre.

87 Faucheurs avaient été mis en examen... et seuls 86 seront jugés. Hélène Gassie, membre des Amis de la Terre, nous a quitté au printemps 2010. Les Faucheurs ont obtenu de la Cour qu’une place soit laissée vide, en son hommage. Comme l’affirmait alors un des prévenus, « Hélène était ainsi avec nous ».

Source : inf'OGM.

Mon avis

La place vide obtenue est symbolique et vraiment émouvante.
Elle démontre aussi la considération accordée à l'action et aux acteurs jugés.
J'espère un délibéré reconnaissant l'intérêt général de l'action...

mardi 12 octobre 2010

Pétition pour un moratoire Européen sur les OGM : le million est dépassé !

Après environ 7 mois d'existence, le 28 Septembre: la pétition Aavaz et de Greenpeace a atteint l'objectif d'un million de signatures !

Cette pétition demande à la Commission européenne de suspendre toute nouvelle autorisation d’OGM en Europe tant que les procédures d’évaluation de ces OGM n’auront pas été revues.

C'est la première fois qu'une telle pétition rencontre un si grand succès, preuve, s'il en fallait, de la forte opposition européenne aux OGM. Le million de signature étant atteinte, cette pétition devrait pouvoir bénéficier d'une disposition du traité de Lisbonne, "l'initiative citoyenne", qui prévoit qu'au moins un million d'Européens, "résidant dans un nombre significatif d'Etats membres, peut, par voie de pétition, inviter la Commission à faire une proposition législative dans un de ses domaines de compétence".

Greenpeace et Avaaz indiquent remettre en mains propres cette pétition dans les semaines qui viennent, au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.


Si ne n'est pas déjà fait, vous aussi signez la pétition

Au Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso :
Nous vous appelons à décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et de déterminer leur régulation.

Pour signer :
https://secure.avaaz.org/fr/eu_gmo/98.php?CLICK_TF_TRACK


En tiendra-t-il compte ?

lundi 11 octobre 2010

OGM : 87 faucheurs en procès à Marmande

Ces 11 et 12 octobre se tient le procès de 87 faucheurs d'OGM ayant saccagé un champ de maïs OGM MON810 à Grézet-Cavagnan (Lot-et-Garonne), le 2 septembre 2006.

Entre temps, le moratoire français sur le maïs MON810 est intervenu en 2008.
Les pro-OGM veulent mettre ce procès à profit et veulent en faire un exemple pour faire pression sur le gouvernement pour que la France ne proroge pas le moratoire au-delà de 2010. Ils espèrent pouvoir de nouveau cultiver du maïs OGM dès 2012.

Du côté des opposants, on compte par exemple le Conseil Général du Gers qui a menacé fin septembre de porter plainte contre la commission européenne qui a autorisé l'importation en Europe de 5 nouvelles semences OGM.
De son côté, le Conseil des ministres de l'Agriculture des états membres de l'Union européenne qui a repoussé la proposition de la Commission de laisser le libre choix à chaque pays d'autoriser ou non la culture d'OGM sur son sol.

José Bové, qui fait partie des prévenus au procès de Marmande, a dénoncé au parlement européen le fait que la présidente de l'organisme chargé de formuler des avis scientifiques auprès de la Commission européenne en vue d'autoriser les semences OGM, est également membre du comité directeur d'un lobby financé par les semenciers, dont Monsanto bien sûr…



lundi 20 septembre 2010

Pétition Avaaz : OGM: établissons d'abord les faits

Les associations de défense des consommateurs, de l'environnement, de la santé publique et les syndicats paysans se mobilisent depuis longtemps contre l'emprise exercée par les multinationales productrices d'OGM sur l'agriculture européenne. Les préoccupations liées à la culture de plantes génétiquement modifiées incluent: la contamination des cultures biologiques et du reste de l'environnement; l'impact sur le climat en raison d'un besoin excessif en pesticides; la destruction de la biodiversité et de l'agriculture locale; et enfin les effets des plantes OGM sur la santé.

Certains Etats membres de l'Union ont fait part de leur vive opposition à la décision prise il y a quelques jours et qui autorise la culture de la pomme de terre produite par BASF et de variétés de maïs Monsanto. L'Italie et l'Autriche s'y opposent et la France a demandé la poursuite de la recherche scientifique.

Il n'y a toujours pas de consensus quant aux effets des OGM sur le long terme. Et c'est l'industrie des OGM, faisant passer le profit avant la santé publique, qui finance la recherche scientifique et influence le cadre réglementaire. C'est pour cela que les citoyens européens réclament l'indépendance de la recherche et davantage de tests et de précautions avant que ces plantes ne soient dispersées dans la nature.

Aujourd'hui, "l'Initiative Citoyenne Européenne" donne à 1 million de citoyens européens la possibilité de soumettre à la Commission Européenne des propositions de loi et nous offre une chance unique de contrer l'influence des lobbyistes.

Nous pouvons maintenant atteindre 1 million de voix pour obtenir un moratoire sur l'introduction de plantes génétiquement modifiées en Europe et mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche et la régulation des OGM.

Signez la pétition maintenant et diffusez largement l'appel :

https://secure.avaaz.org/fr/eu_gmo/98.php?CLICK_TF_TRACK

vendredi 10 septembre 2010

Des OGM adaptés au changement climatique ?

Une nouvelle publication de l'association Inf'OGM

Des OGM adaptés au changement climatique ?
Promesses, réalités et propagande
par Christophe Noisette, Eric MEUNIER, septembre 2010

La crise climatique alimente quotidiennement les journaux et l’agriculture est régulièrement montrée du doigt comme une importante source d’émission de gaz à effet de serre. Tout le monde propose sa solution, et les entreprises de biotechnologies ne sont pas les dernières à vanter les mérites de leurs innovations brevetées pour sortir de cette crise qui menace à plus ou moins court terme les équilibres naturels et sociaux.

Après la faim dans le monde, Inf’OGM se penche sur une nouvelle promesse des promoteurs des OGM et démontre, point par point, l’incapacité structurelle des OGM à apporter des solutions durables. Au contraire, cette technologie s’inscrit dans une continuité philosophique avec la révolution industrielle du XIXe siècle qui, poussée à l’extrême, est responsable de la crise climatique. L’agriculture transgénique reste une agriculture dépendante de la pétro-chimie, basée sur la monoculture et des échanges de matières agricoles à travers la planète.

De façon plus factuelle, les OGM servent principalement à nourrir le bétail. Mais l’augmentation de la consommation de viande, consommation considérée comme un symbole de l’amélioration du confort individuel, par une population elle-même en croissance, n’est pas sans poser de question... Ne pourra-t-on pas envisager une relocalisation de l’agriculture et une modification des régimes alimentaires délibérément trop carnés ?

SOMMAIRE

Agriculture, OGM et gaz à effet de serre : quels sont les liens ?
L’agriculture participe à la production de gaz à effet de serre
La taxe carbone mise en place avec le Protocole de Kyoto favorise les OGM
Qu’est-ce qu’une technologie propre ?

Les OGM peuvent-ils atténuer le changement climatique ?
Des OGM pour diminuer les gaz à effet de serre dans l’atmosphère ?
Capter le CO2 déjà présent dans l’atmosphère
Le bilan de l’agriculture intensive

Des OGM adaptés au changement climatique ?
Agrocarburants à base de PGM : une solution d’avenir pour le climat ?

Sortons de la logique de l’agriculture intensive et de la brevetabilité

éd. Inf’OGM, septembre 2010, 36 p., 5 euros

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