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jeudi 4 mars 2010

La pomme de terre OGM Amflora autorisée à la culture par la Commission européenne

La Commission européenne vient d'autoriser ce mardi 2 mars la culture à des fins industrielles et d'alimentation animale, de la pomme de terre OGM de la variété Amflora de BASF. Elle a également autorisé la mise sur le marché pour l'alimentation humaine et animale, de trois maïs OGM dérivés du MON 863.

La pomme de terre Amflora est renforcée en amylopectine, un composant de l'amidon utilisé par l'industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier. Mais elle contient aussi un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, ce qui lui vaut d'être critiqué depuis longtemps par les défenseurs de l'environnement.


Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM pour Greenpeace, estime que la culture de cette pomme de terre OGM fait courir le risque éventuel de perdre l'efficacité de nos antibiotiques parce que ce gêne peut être éventuellement transféré à des bactéries. Or, l'Union européenne avait clairement indiqué et promis qu'il n'y aurait pas d'OGM avec des gênes de résistance aux antibiotiques après 2004.

France Nature Environnement dénonce fermement ces autorisations qui s'appuient, selon la Commission, sur des avis favorables de l'Agence européenne de sécurité des aliments (AESA). Car les procédures d'évaluation mises en œuvre par cette Agence sont largement critiquées et critiquables. L'indépendance de l'AESA est sujet à controverse depuis que l'Observatoire européen des multinationales (CEO) a révélé en janvier que la coordinatrice scientifique du groupe d'experts sur les OGM de l'AESA, Suzy Renckens, avait été embauchée en 2008 par le groupe Syngenta, qui produit des OGM : la société espère notamment que son maïs Bt 11 sera prochainement autorisé.

Cette décision d'autoriser ces OGM n'était pas attendue aussi vite et a beaucoup fait réagir certains payes et organisations écologistes. La Commission européenne n'avait plus donné son feu vert à une culture OGM en Europe depuis 1998 et le maïs OGM de Monsanto, le MON 810. La Commission a annoncé son intention de présenter d’ici l’été une proposition visant à laisser aux Etats membres plus de latitude pour décider de cultiver ou non des OGM.

L'Allemagne, la République Tchèque, la Suède et les Pays-Bas se déclarent favorables à l'initiative, le reste des Etats membres dont l'Italie, qui a toujours refusé la culture des ogm sur son sol, s'y opposent formellement. En Autriche, le ministre de la santé a dit vouloir légiférer "immédiatement" en vue d'une interdiction nationale de la culture du tubercule génétiquement modifiée du groupe allemand BASF. Le gouvernement français à d'ores et déjà saisi le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) à cause de la présence d'un gène résistant à certains antibiotiques sur le tubercule. La France a annoncé attendre l'avis du HCB pour arrêter définitivement sa position, ce qui pourrait prendre plusieurs mois...

Mon avis

La France doit au plus tôt activer une clause de sauvegarde pour interdire la culture de l'Amflora sur notre territoire.
En effet, l'autorisation de la Commission européenne donne l'autorisation de culture sur notre territoire.
Malheureusement il va falloir attendre plusieurs mois l'avis du HCB...



Pour agir

Signez la pétition lancée par Cyberacteurs : http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=65

mercredi 24 février 2010

Les cultures d'OGM en recul dans l'Union européenne

Selon le journal Le Monde, les cultures d'OGM sont en recul en Europe. La cause en serait la méfiance des consommateurs et leurs effets réputés néfastes pour l'environnement.

D'après les associations Greenpeace et Les Amis de la Terre, les surfaces consacrées à la culture du MON 810, le maïs génétiquement modifié du groupe américain Monsanto, seul OGM autorisé dans l'Union européenne, ont reculé de 11 %, passant de 106 737 hectares en 2008 à 94 749 ha en 2009.

D'autre part six pays Européens (Allemagne, France, Autriche, Grèce, Hongrie et Luxembourg) ont fait jouer une clause de sauvegarde prévue par la législation européenne sur les cultures d'OGM afin de ne plus autoriser la culture du MON 810 sur leur territoire.

Source : LeMonde.fr 23.02.10

Mon avis

Bien, poursuivons dans cette voie et amplifions notre refus des OGM !

Pour plus d’information

Site de Greenpeace (en anglais): http://www.greenpeace.org/international/press/reports/counting-the-costs-of-genetic
Site de Friends of the Earth (en anglais): http://www.foeeurope.org/GMOs/Who_Benefits/who_benefits_full_report_2010.pdf
Site des Amis de la Terre France.



mercredi 10 février 2010

OGM en Europe : 2010 année crutiale

Selon Greenpeace, au niveau européen, plus de 50 plantes transgéniques pourraient être autorisées cette année.
Tout indique que la nouvelle commission européenne est plus que jamais pro OGM et que les autorisations vont pleuvoir.
Selon une dépêche AFP du lundi 8 février, le Président de la commission Européenne José Manuel Barroso veut favoriser rapidement l'autorisation ou ré-autorisation de deux OGM controversés, la pomme de terre Amflora de BASF et le maïs MON810 de Monsanto.
Et ce même MON810 doit donc être soumis à ré-autorisation dans les prochaines semaines comme c'est la règle au bout de dix années. Deux autres maïs OGM, de marques Syngenta et Pioneer, devraient être aussi soumis à autorisation.

Quelle sera la position du gouvernement français ?
La France a depuis février 2008 mis en place une clause de sauvegarde sur le MON810, tout comme cinq autres pays européens. Aujourd'hui, aucun OGM n'est donc autorisé à la culture en France. Si comme nous le pressentons, ces trois maïs étaient autorisés en Europe, la clause de sauvegarde française serait caduque.
Va-t-il réinstaurer une clause de sauvegarde pour ces trois maïs afin de préserver l'environnement du risque de contamination inhérent à toute culture d'OGM en plein champ ? Ou va-t-il suivre insidieusement l'Union Européenne et laisser ces trois OGM envahir les champs français ?

Prenons les devants

Comme il n'y a pas de fumée sans feu, l'association Cyber acteurs a décidé de prendre les devants en vous invitant à interpeller le Président de la Commission pour lui dire votre refus de l'autorisation de la culture d'OGM en Europe.
Si vous voulez participer, c'est ici : http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=46

Pour plus d’information

Visitez le site Cyber acteurs.
Voir le site Greenpeace.

lundi 1 février 2010

OGM : les semenciers veulent reprendre les essais en plein champ

Après la condamnation des 53 faucheurs volontaires d'OGM à 3 mois de prison avec sursis, pour destruction en 2007 d'une parcelle abritant des essais menés par Monsanto, le groupement national interprofessionnel des semences et des plants, le Gnis, estime que par cette décision de la cour d'appel de Versailles, une "nouvelle fois, le droit à la recherche sur les biotechnologies végétales est reconnu". Il demande alors au gouvernement de confirmer "ce droit en autorisant dans les plus brefs délais des essais en plein champ".

Pour Philippe Gracien, porte-parole du Gnis, "pour être menée jusqu'à son terme, la recherche sur les biotechnologies végétales doit pouvoir donner lieu à des expérimentations en plein champ". "Le gouvernement a annoncé que la recherche sur les biotechnologies est reconnue comme une priorité nationale puisqu'elle doit bénéficier de la répartition du grand emprunt, nous attendons maintenant qu'il le prouve par un acte concret en autorisant au plus vite la reprise des essais" ajoute-t-il.

Source : Enviro2B

Mon avis

Grave !
Le lobby des OGM profite de la condamnation des faucheurs à Versailles pour tenter de reprendre les essais en plein champ.
Une telle chose serait gravissime. En effet, les chercheurs ne maitrisent pas leur technologie et ses conséquences.

vendredi 22 janvier 2010

Déception, les faucheurs d'OGM sont comdamnés !

Cinquante-trois faucheurs anti-OGM, relaxés en première instance, ont été condamnés vendredi par la cour d'appel de Versailles à trois mois de prison avec sursis pour la destruction d'une parcelle de maïs transgénique du semencier Monsanto en 2007 à Poinville (Eure-et-Loir).

La cour d'appel a suivi les réquisitions de l'avocat général pour la majorité des militants anti-OGM, assortissant également leur peine de 1.000 euros d'amende, mais elle est allée au-delà concernant quatre autres faucheurs, en état de récidive, qui ont écopé de 120 jours-amendes à 30 euros au lieu de 100 jours-amendes demandés.

Les juges ont accordé 10.000 euros de dommages et intérêts pour le préjudice matériel et 1.000 euros pour le préjudice moral à Monsanto, qui réclamait 1,293 million d'euros de préjudice matériel et 30.000 euros au titre du préjudice moral.

Ils ont en revanche confirmé la relaxe pour les 23 faucheurs également poursuivis pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN durant leur garde à vue.

Les faucheurs espéraient "faire jurisprudence" en appel à Versailles car si trois tribunaux - Versailles, Orléans et Chartres - ont relaxé des faucheurs volontaires, ils ont pour l'heure toujours été condamnés en appel.

mercredi 20 janvier 2010

Le calendrier nouveau des faucheuses et des faucheurs d’OGM est arrivé !

Comment il se présente
il existe sous 2 formats :
- un format mural 40x24 - un format de bureau 20x12. Ce petit format est livré dans une enveloppe cartonnée. Cette enveloppe sert de chevalet mais mais permet aussi d’expédier le calendrier à des ami-e-s... pour souhaiter des voeux de façon militante et originale !

Comment se le procurer

tarif : 7 euros par calendrier (petit ou grand)

Lieux de dépôt :
- biocoops : Grandeur Nature, Purpan, Ramonville, Fonsegrives, Amidoniers
- Utopia Centre et Tournefeuille
- Friture (place du salin)v

Par la poste : adresser les demandes à : calendrier@antiogm31.org
- 2 euros de frais de port jusqu’à 4 calendriers
- pas de frais de port à partir de 5 calendriers

Par qui il a été réalisé
Dessins de Sylvie Geissmann
Coordination assurée par le collectif anti-OGM31 pour le collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM
Imprimé sur du papier 100/% recyclé à l’imprimerie 34, Toulouse

A quoi il ressemble



samedi 9 janvier 2010

Nouvelles du procès des faucheurs d'OGM à Versailles

Le 18 août 2007, 58 Faucheurs Volontaires ont neutralisé à Poinville en Eure-et-Loire une parcelle d’essai de maïs génétiquement modifié de la firme Monsanto.

Le 5 juin 2008, le tribunal correctionnel de Chartres les a relaxés pour cette action, ainsi que ceux qui avaient refusé de se soumettre au prélèvement ADN lors de leur garde à vue, et a débouté Monsanto.

Les 58 Faucheurs Volontaires comparaissaient les 18, 19 et 20 novembre 2009 devant la cour d’appel de Versailles.

Voici le compte rendu du procès rédigé par Marie, une des prévenues.

Nous avons eu un beau procès à Versailles, qui a duré 2 jours 1/2, mercredi 18, jeudi 19 et vendredi 20 novembre 09.
Le tribunal était présidé par une magistrate plutôt ouverte qui a permis aux 2 parties de s'exprimer largement.
L'audition des prévenus a duré plus longtemps qu'à Chartres, beaucoup de questions de l'un des juges portant sur les circonstances de l'action.
55 personnes ont exprimé leurs motivations très diverses et complémentaires jusqu'en fin d'après-midi.

La Sté Monsanto a produit 4 témoins : 2 agriculteurs (dont un représentant de la FNSEA, Michel Masson), une membre de la Commission de Génie Biomoléculaire au moment des faits et ex présidente du GEVES, et le responsable au ministère de la surveillance des essais.

Puis les témoins des faucheurs ont été entendus (les ministres, Borloo, NKM et Bussereau, que nous avions cités ne sont pas venus ni le responsable du Service Régional de la Protection des Végétaux). Les scientifiques, P-H Gouyon, G-E Seralini et Christian Vélot, ont présenté la dissémination inévitable des ogm, entraînant la réduction de la biodiversité et la menace pour les cultures traditionnelles, l'absence de débat (en 2007) et surtout la carence d'évaluation des ogm aux plans sanitaire et environnemental, dénonçant le principe d'équivalence en substance. Ensuite un paysan espagnol, producteur de maïs bio, contaminé, est venu témoigner. M-C Blandin, sénatrice, a résumé les travaux du Grenelle de l'environnement, évoqué l'ambiance au parlement lors du vote le la loi en 2008, et défendu les lanceurs d'alerte. Hélène Holder des Amis de la Terre a fait le point sur la situation des ogm en Europe. Puis Aurélie Trouvé, agronome et co présidente d'Attac, est venue défendre la souveraineté et la sécurité alimentaires. Guillaume Gamblin, du Mouvement Alternatif Non-violent a présenté la désobéissance civile. Et pour conclure, Mathieu Bonduelle, du Syndicat de la Magistrature, est venu légitimer notre refus de prélèvement d'adn (24 prévenus). L'audience du dernier jour a commencé vers 14 h par une demande d'irrecevabilité déposée par un de nos avocats, pour absence de document de la décision de l'organe délibérant de la Sté Monsanto, suite à quoi l'avocate de la partie civile a remis un exemplaire des statuts. Elle a ensuite plaidé en présentant l'essai comme totalement conforme, et sollicité la réparation des préjudices moral et matériel.

Dans son réquisitoire, le procureur a rejeté l'état de nécessité, arguant de l'absence de preuve de danger, de la possibilité d'actions judiciaires, etc., et requis 3 mois d'emprisonnement avec sursis + 1000 € d'amende, et pour les 4 récidivistes 100 jour-amende à 30 €, et pour le refus de prélèvement d'adn 300 € d'amende.

Notre avocat J-P Susini a plaidé que le prélèvement d'adn était attentatoire au droit du militantisme. Ensuite Nicolas Gallon a dénoncé un procès anachronique car les faucheurs ont eu raison trop tôt. Depuis, il y a eu consensus sur la dissémination lors du Grenelle, puis le moratoire sur le Mon 810, enfin la décision de remettre à plat les procédures d'évaluation scientifiques au niveau de l'UE... Quant au maïs expérimenté, il y a toujours incertitude sur son identité : NK 603 x Mon 810 comme présenté en 1e instance (le Conseil d'Etat a annulé un essai analogue sur la commune de Bourgoin-Jallieu en 2009 !) ou bien NK 603 x Mon 810 et Mon 89034, comme affirmé en appel à Versailles ? Quelle est la bonne version ? Aucun prélèvement pour analyse du maïs concerné n'a été faite ! En 1e instance la demande de dommages et intérêts était de 300 000 €, en appel elle atteint 1 300 000 € ! Quant au Mon 89034, l'AFSSA ne l'a pas autorisé par 2 fois à cause de lésions rénales constatées chez les rats, disant qu'"il conviendrait de poursuivre les investigations". N. Gallon a demandé le rejet de la demande de Monsanto : "en matière d'urbanisme, n'est pas un préjudice réparable la destruction d'un immeuble dont l'autorisation n'était pas valide", et la reconnaissance de l'état de nécessité.
D. Liger, notre 3e avocat a complété quelques points et cité M. Luther-King et Gandhi.

Bref, un procès passionnant dont le délibéré sera rendu
le vendredi 22 janvier 2010 à 14 h.

L'association Yvelines-sans-ogm avait remarquablement organisé les animations autour du tribunal : films, conférences, débats, ateliers, restauration et même un concert final. Le mercredi midi, une marche a rassemblé 150 à 200 personnes (en plus de tous ceux qui se trouvaient dans le tribunal)..

Toutes les photos comme si vous y étiez : http://www.flickr.com/photos/yvelinessansogm/sets/72157622830559000/

Les photos illustrant ce billet en sont extraites avec la sympathique autorisation de Yvelines-sans-ogm.

vendredi 8 janvier 2010

OGM : le Conseil d'État donne raison au conseil général du Gers

Après plus de 5 ans de bataille juridique, le Conseil d'État vient de donner raison au conseil général du Gers en validant le vœu par lequel celui-ci s'était déclaré opposé aux essais d'OGM en plein champ.

"C'est une première en France, se réjouit le président du Conseil général, le socialiste Philippe Martin, j'espère qu'elle fera jurisprudence." Parmi les motifs de la décision du Conseil d'Etat à noter notamment que le voeu "porte sur un objet d'intérêt départemental." "Jusqu'alors, se réjouit Philippe Martin, les tribunaux nous avaient répondus que nous n'avions pas à nous occuper d'OGM."

Si cette décision ne donne aucun droit de police au département, elle constitue une première, une victoire symbolique, pour tous les opposés aux cultures OGM.

Jusqu'à présent, «les dizaines de collectivités territoriales qui avaient adopté des vœux pour refuser des cultures d'OGM en plein champ avaient été systématiquement déférées devant le tribunal administratif par le préfet qui obtenait gain de cause», rappelle Arnaud Gossement avocat spécialiste du dossier, porte-parole de France Nature Environnement. L'argument avancé était toujours le même : une collectivité territoriale n'a pas de pouvoir de police en matière agricole et ne peut donc autoriser ou interdire des cultures transgéniques. Ce pouvoir relève du ministère de l'Agriculture.

jeudi 24 décembre 2009

Dites non aux OGM en Pologne

Le gouvernement polonais a choisi ce 15 décembre 2009 pour un débat sur une nouvelle loi OGM qui, si elle est votée, ouvrira la voie pour cultiver les plantes transgéniques sur sol polonais. Alors que la ministre polonaise de la santé Dr Ewa Kopacz nous a montré le chemin en refusant d'acheter la camelote de Baxter, Novartis et GSK .... Le démantèlement du système de pharmacovigilance en Pologne attendra-t-il qu'on ait fait passer les OGM en plein champ ?

Pour agir

Participez à la cyber action et faites connaître votre opinion au Président du Parlement polonais. Voici le texte de la pétition qui vous est proposée :

Cher Monsieur Komorowski, Les pays européeens qui comprennent mieux l'enjeu sanitaire et environnemental des OGM en milieu non-confiné les ont interdit comme culture en plein champ. 80% des citoyens européens ont dit qu'ils n'en veulent pas, ni dans leurs champs, ni dans leurs assiettes. La biodiversité naturelle de la Pologne sera polluée et détruite à jamais si les cultures et semences OGM y sont autorisées. Suivez l'exemple du 'principe de précaution'. Agissez avec sagesse. Ne soumettez pas votre beau pays à une expérience qui pourrait avoir des effets dévastateurs sur les générations futures. Dans mon pays les OGM sont interdits – pourquoi pas en Pologne ? Je vous prie de croire, Monsieur Komorowski, à l'assurance de ma parfaite considération.

Vous pouvez participer en ligne : http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_rapide.php?id=464


mercredi 23 décembre 2009

Avis du Haut Conseil des Biotechnologies sur le maïs MON810

Le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) vient de rendre l’avis de son Comité Scientifique (CS) et la recommandation de son Comité Economique Ethique et social (CEES) sur le maïs MON810 de la société MONSANTO.

Si les données étudiées par le comité scientifique (CS) du Haut Conseil des Biotechnologies ne révèlent pas d'effet majeur du maïs MON 810 sur l'environnement, il est difficile de conclure à une absence totale de risque, souligne le CS.

Une majorité de membres du Comité économique, éthique et social (CEES) - une des deux composantes du HCB - a de son côté considéré que les inconvénients globaux d'une mise en culture du MON 810 l'emportaient sur ses avantages.

Suite à la publication de l'avis du HCB, les organisations environnementales à l'instar de Greenpeace ont demandé l'interdiction définitive du MON 810. Pour Frédéric Jacquemart, de la fédération France nature environnement (FNE), il serait difficile de comprendre et d'admettre que le MON 810 soit à nouveau autorisé, alors même qu'on ne peut pas, scientifiquement, se prononcer sur sa possible toxicité. Une autre question, majeure, devra être posée : comment l'AESA, en charge de l'évaluation du dossier OGM au niveau européen, a pu conclure de manière manifestement infondée que le MON 810 était aussi sain et nutritif qu'un maïs conventionnel. Dans ce contexte d'incertitude scientifique et de manque de données, une attitude raisonnable s'impose, a-t-il ajouté.

Les Amis de la Terre, qui se sont félicités de la position du CEES, attendent maintenant que le gouvernement français suive courageusement cette recommandation
 et alerte les autres gouvernements européens pour obtenir, face à la nouvelle Commission
 Barroso, plus pro-OGM que jamais, un refus d'autorisation à Bruxelles, a souligné Patrick de Kochko, représentant de l'organisation au HCB.

L'Afssa, qui avait déjà publié un premier avis en avril 2008 estimant que les maïs MON 810 et leurs produits dérivés présentent le même niveau de sécurité sanitaire que les variétés de mais conventionnelles (…), doit rendre ses nouvelles conclusions à la fin du premier trimestre 2010.

Source : www.actu-environnement.com

Pour plus d’information

Lire le communiqué de FNE.
Consulter le site de Greenpeace.
Voir l'avis des Amis de la TErre.
Télécharger l'avis du CS du HCB
Télécharger les recommandations du CEES du HCB

Mon avis

Évidemment, il faut interdire définitivement le maïs MON810 et au delà tout usage d'OGM pour des cultures en plein champs.

mercredi 25 novembre 2009

José Bové, condamné à un an de prison avec sursis pour une action anti-OGM

José Bové, député européen Europe Ecologie, a été condamné, mercredi 25 novembre, à un an de prison avec sursis sans inéligibilité par la cour d'appel de Bordeaux, pour une action anti-OGM menée en novembre 2006 dans le sud du département de la Gironde. M. Bové, qui était poursuivi avec onze autres militants, a également été condamné à 12 000 euros d'amende.

Source : Le Monde.fr

Mon avis

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dimanche 22 novembre 2009

Les OGM conduisent à l'augmentation de l'usage des pesticides

Une nouvelle étude montre une augmentation importante de l'usage des pesticides aux USA depuis l'introduction des OGM il y a 13 ans !

L'introduction de cultures résistantes aux herbicides comme le fameux Round Up a conduit à une augmentation de consommation de 382 millions de livres de la consommation d'herbicides de 1996 à 2008 aux USA !

Un premier rapport avait été publié 9 années après l'introduction de cultures OGM aux USA. Un nouveau rapport du scientifique charles Benbrook ( un ancien de l'Academie des sciences des USA) dénonce l'explosion de l'usage des pesticides aux USA liée à l'introduction massive de cultures OGM, principalement, maïs, coton, soja...

Quelques chiffres sur l'évolution de la consommation de pesticides aux USA (comparaison de la situation par rapport à la consommation avant l'introduction des OGM en 1996) :

+ 382 millions de livres (la monnaie) d'herbicides consommés depuis 1996
- 64 millions de livres d'insecticides consommés depuis 1996
soit un bilan de + 318 millions de livres de pesticides utilisés pendant cette période.

- L'augmentation de l'usage des herbicides est due à plus de 90% à l'usage de variétés de soja résistantes à un herbicide
- rien qu'en 2008 l'utilisation de pesticides sur les cultures OGM a augmenté de 26
% - l'augmentation des quantités de pesticides utilisées sur les cultures OGM est presque entièrement expliquée par l'apparition d'herbes concurrentes devenues résistantes aux herbicides à base de glyphosate, comme le RoundUp.
- Cette augmentation devrait se poursuivre à l'avenir...

Un rapport à lire absolument pour comprendre pourquoi l'idée selon laquelle les cultures OGM seraient une solution pour se passer de pesticides est une idée totalement fausse !

Source : MDRGF

Pour plus d’information

Lire le rapport en anglais (très technique...)

samedi 21 novembre 2009

Des anti-OGM ont bloqué un cargo de Soja à Lorient

Une centaine de faucheurs volontaires ont empêché samedi matin au port de Lorient le déchargement d'un cargo panaméen chargé de soja OGM pour dénoncer le manque de traçabilité et exiger l'étiquetage des animaux nourris aux OGM.

«Nous avons fait arrêter le déchargement d'un cargo et sommes montés à bord pour déverser un colorant alimentaire naturel, du brou de noix, sur le soja et assurer ainsi sa traçabilité», a dit à l'AFP Jérémy Renaud, faucheur volontaire qui a précisé que des faucheurs de plusieurs départements étaient présents. Ils étaient plusieurs dizaines selon la police.

Après l'obtention d'un prochain rendez-vous avec la direction générale de l'alimentation, les faucheurs ont récupérés des sacs de soja puis se sont rendus dans un hypermarché de la banlieue de Lorient afin d'achever leur action «de l'importation à l'assiette», a expliqué Jérémy Renaud.

Les militants ont interpellé les consommateurs sur la question de l'étiquetage.

Selon les faucheurs volontaires, 4,5 millions de tonnes de soja OGM arrivent chaque année dans les ports français (Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Sète).

D'après le rapport du port de commerce de Lorient, les importations de tourteaux de soja ont représenté 876.713 de tonnes en 2008. Le réseau Cohérence, qui réalise notamment un guide intitulé «consommer sans OGM en Bretagne» a fait savoir de son côté samedi dans un communiqué qu'il soutenait la démarche des faucheurs volontaires et a tenu à rappeler «l'urgence d'un étiquetage des produits animaux nourris avec ou sans OGM».

Source : Libération

Pour plus d’information

Consultez le site du réseau Cohérence et celui de Consommer sans OGM en Bretagne.

mercredi 18 novembre 2009

Soutien aux 58 faucheurs d’OGM : le programme du 18 au 20 novembre à Versailles

Le 18 août 2007, 58 Faucheurs Volontaires ont neutralisé à Poinville en Eure-et-Loire une parcelle d’essai de maïs génétiquement modifié de la firme Monsanto.

Le 5 juin 2008, le tribunal correctionnel de Chartres les a relaxés pour cette action, ainsi que ceux qui avaient refusé de se soumettre au prélèvement ADN lors de leur garde à vue, et a débouté Monsanto.

Les 58 Faucheurs Volontaires comparaîtront les 18, 19 et 20 novembre 2009 devant la cour d’appel de Versailles.


L’association Yvelines sans OGM a été créée pour soutenir les 58 Faucheurs et organiser en parallèle de ce procès diverses manifestations d’informations et de débats sur les OGM. Voici le programme qu'elle nous propose :

Mercredi 18 novembre L’actualité sur les OGM
10 h – Le point sur les OGM : cultivés, autorisés, en cours d’autorisation avec Anne Furet (Inf’OGM), Michel Dupont (assistant parlementaire européen).
13 h - Marche d’accompagnement des prévenus du Marché aux Fleurs à la Cour d’Appel
15 h – Projection du film canadien « Pas de pays sans paysans », réalisé par Eve Lamont, suivie d’un débat.
17 h – Les consommateurs face aux OGM et aux pesticides
avec Yann Fiévet (Action Consommation).
20 h – OGM, OGM cachés : tout ce qu’il faut savoir
avec Christian Vélot (docteur en biologie, maître de conférences en génétique moléculaire à l’université Paris-Sud), Guy Kastler (Réseau Semences Paysannes).

Jeudi 19 novembre Relocaliser l’agriculture et l’alimentation
10 h – Ateliers sur l’agriculture périurbaine en Ile-de-France, avec une introduction d’Anny Poursinoff (conseillère régionale Ile-de-France chargée de l’agriculture biologique) :
1. L’accès au foncier avec Valérie Rosenvald (Terre de Liens).
2. Créer une AMAP avec Garlonn Kergourlay (administratrice du réseau AMAP d’Ile-de-France).
3. Jardins familiaux et partagés avec Alain Perrin (Jardins Familiaux de Saint-Ouen-l’Aumône), Frédéric Géral (Le Sens de l’Humus), Jardins Partagés de Montreuil.
14 h 30 – Restitution des ateliers
16 h – Se nourrir avec une production saine et locale : changer la politique agricole !
avec Serge Latouche (professeur émérite d’économie à l’université d’Orsay, objecteur de croissance), André Bouchut (secrétaire national de la Confédération paysanne).
20 h 30 – Le pillage des paysanneries du monde (à l’Ecole d’Architecture)
avec Aurèlie Trouvé (ATTAC), René Louail (Via Campesina Europe). Modérateur : Hervé Le Meur (OGM Dangers).

Vendredi 20 novembre Désobéissance civile et résistances
10 h – La non-violence, ses objectifs et ses principes
avec Jean-Baptiste Libouban (Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM), Guillaume Gamblin (MAN).
15 h – Pourquoi ils désobéissent !
avec Christiane Levilly (RESF), Jean-Baptiste Eyraud (DAL), un membre du Collectif des Déboulonneurs et des Enseignants désobéisseurs.
17h - Clôture festive et musicale : Concert à prix libre avec "Nouhouh !"
(chanson métissée épicée tendancieusement JAZZ’NFUNK !) et d’autres artistes encore.

Lieu
A part la conférence-débat du jeudi 19 novembre à 20 h, qui aura lieu à l’Ecole d’Architecture, 5 av. de Sceaux à Versailles, toutes les autres conférences-débats auront lieu au Centre 8, 8 rue de la Porte de Buc, à Versailles (voir plan ci-dessous).

mercredi 4 novembre 2009

Sans OGM, c'est 0,1 % ?

La loi sur les OGM, adoptée en mai 2008 suite à des débats houleux au Parlement, a affirmé la liberté de produire et de consommer avec ou «sans OGM» Dans l’attente d’une définition européenne, elle prévoit que la qualification «sans OGM» soit définie par voie réglementaire, après avis du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB).

Cet avis a été rendu le 3 novembre.

Le HCB recommande un étiquetage «sans OGM» pour les produits végétaux contenant moins de 0,1% d’ADN transgénique, correspondant au seuil le plus bas techniquement réalisable pour le contrôle.
Pour les produits issus d’animaux (lait, viande, fromage) nourris avec des aliments contenant moins de 0,1% d’ADN transgénique, il préconise également une mention «nourri sans aliments OGM» ou «issu d’animaux nourris sans aliments OGM».
Il estime toutefois justifié d’étendre cet étiquetage aux produits issus d’animaux nourris avec des aliments non étiquetés OGM mais susceptibles d’en contenir entre 0,1 et 0,9%, afin de valoriser les efforts des éleveurs souhaitant utiliser des aliments non OGM mais dépendants des d’importations de pays tiers comme le Brésil.
Enfin pour les produits issus de l’apiculture, le HCB estime que la mention «sans OGM» devrait être fondée non pas sur un seuil mais sur une distance minimale entre le rucher et les cultures d’OGM.

Pour Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement (FNE), «cet avis va dans le bon sens mais il est loin de trancher le débat, notamment sur la coexistence des filières OGM et non OGM, un non-sens scientifique». Il lui attribue toutefois certains mérites, comme avoir rompu «avec la doxa des semenciers» qui prônaient un seuil de 0,9%, avoir reconnu l’existence «d’une zone grise entre 0,1 et 0,9%», et proposé un étiquetage des produits issus d'animaux nourris aux OGM, «chose qui n'a jamais été acceptée jusqu'à présent».

La Confédération Paysanne, farouchement opposée aux OGM, se montre également satisfaite de la recommandation du Haut conseil, qui «facilitera les démarches des agriculteurs, des filières et des consommateurs qui veulent produire et se nourrir avec le moins d’OGM possible», même s’il s’agit d’un «pas encore insuffisant».

Pour Greenpeace, cette définition du «sans OGM» est «la moins mauvaise possibilité» pour pérenniser et développer des filières sans OGM. L’ONG rappelle néanmoins son désaccord avec la loi OGM et le concept de coexistence, «impossible dans les faits». Pour les associations, seul un seuil de 0% serait en effet acceptable.

Les professionnels des semences et de la protection des plantes, ont en revanche regretté que les propositions du HCB «ne soient pas éclairées par l'analyse économique de leur faisabilité et des conséquences de leur application».

Les ministres de l’environnement, de l’économie, de l’agriculture, de la recherche et du commerce indiquent que le gouvernement préparera «sur la base de cet avis», un projet de décret définissant l’étiquetage des produits sans OGM et que les travaux relatifs aux modalités de coexistence des filières seront parallèlement engagés. Les textes d’application seront également soumis pour avis au HCB.

Source : JDLE

Mon avis

Soit, 0,1% c'est mieux que 0,9%.
Soit, c'est le seuil de détection et il faut bien pouvoir statuer le caractère des produits par des mesures.
De mon point de vue il s'agit là d'une proposition acceptable pour des produits issus de l'étranger mais qui ne devrait en aucun cas servir d'alibi à une autorisation de la culture de produits OGM en plein champs en France.
Seule une interdiction stricte des cultures en plein champs est acceptable.
Reste que la question de l'étiquetage des produits composites me parait rester primordiale.
Par ailleurs, n'oublions pas que suite à une action du CRIIGEN auprès du Conseil d'Etat, le gouvernement devra faire voter par le Parlement une nouvelle loi sur les OGM avant le 30 juin 2010. A ce sujet, pour plus d'info, voir ici.

samedi 24 octobre 2009

Greenpeace remet la pétition contre le riz OGM à la Commission Européenne

Greenpeace avait lancé une pétition (voir mon billet) , qui a recueilli 180 000 signatures à travers l’Europe. Le 15 octobre, l'association a remis ce texte à la Commissaire européenne à la Santé, Androulla Vassiliou. Avec tous les signataires, Greenpeace demande à la Commission européenne de renoncer à faire autoriser ce riz transgénique en Europe.

Greenpeace a organisé ce 15 octobre la venue d’agriculteurs espagnols, suédois et thaïlandais à Bruxelles. Ils sont venus expliquer à Mme Vassiliou et aux membres du Parlement européen les dangers des OGM. L’agriculture traditionnelle et la filière bio sont menacées par les plantes transgéniques. Greenpeace a prouvé que la coexistence entre les plantes OGM et les plantes non-OGM était impossible.

Greenpeace s'oppose donc très fermement au projet de l’industriel Bayer de créer un riz OGM. Le riz est le premier aliment de base au niveau mondial. Nous ne pouvons accepter qu’il soit menacé au nom d’intérêts commerciaux.

Actuellement, il n'existe aucune culture commerciale de riz génétiquement modifié dans le monde.
Il existe par contre un projet de l'industriel Bayer de commercialiser un riz génétiquement modifié. Ce riz a pour nom le « LL62 ». Il a été génétiquement modifié pour résister à un herbicide, le glufosinate, qui est répandu sur les rizières pour éliminer les mauvaises herbes.

Pour Bayer, c'est un enjeu colossal, puisque le riz représente l'aliment de base de la moitié de la population mondiale. Bayer serait d'autant plus gagnant qu'il commercialise dans le même temps le glufosinate : le riz et l'herbicide !

Pour l'instant, ce riz n'en est qu'au stade expérimental. Bayer cherche à en faire autoriser la production au Brésil et en Asie. Il fait pression sur l'Europe pour qu'elle en accepte l'importation.

Greenpeace s'élève vigoureusement contre ce projet. Pourquoi ?
D'abord, pour toutes les raisons qui font que Greenpeace est contre la dissémination des OGM. Ensuite, parce que le riz LL62 n'a pas les mêmes qualités nutritionnelles que le riz conventionnel (notamment pour les vitamines B5 et E, le fer et le calcium). Enfin, parce que le glufosinate est un produit extrêmement dangereux.

Les dangers du glufosinate
Il est prouvé que cet herbicide représente un risque considérable pour les agriculteurs, qu'il est nuisible pour les insectes et les plantes sauvages et qu'il est potentiellement dangereux pour les consommateurs qui ingèrent des aliments contenant des résidus de cet herbicide. Le glufosinate est tellement nocif qu'il sera interdit dans l'Union Européenne en 2017.

Or, l’utilisation du riz LL62 de Bayer va inévitablement entraîner une augmentation de l'utilisation du glufosinate. Le LL62 est fait pour ça ! De graves conséquences pour la santé humaine (des agriculteurs comme des consommateurs) sont donc tout à fait probables. En outre, l'usage massif de glufosinate par les riziculteurs pourrait rendre celui-ci inefficace : les mauvaises herbes pourraient développer des résistances qui les rendraient incontrôlables. Le glufosinate ne sera plus suffisant et les mauvaises herbes vont proliférer, notamment une : le « riz sauvage ».

Le « riz sauvage » est l'une des mauvaises herbes les plus répandues dans les rizières. Or, il est possible qu'il acquiert le gène de résistance au glufosinate présent dans le LL62. Le riz sauvage ne pourrait donc plus être éradiqué et deviendrait un véritable fléau dans les rizicultures. Pire! Comme ce riz peut facilement s’hybrider avec du riz conventionnel, il pourrait transmettre à celui-ci le gène résistant au glufosinate.

Ce scénario n'est absolument pas une vue de l'esprit. Des processus similaires ont déjà été observés avec des sojas OGM.
Greenpeace exige donc que Bayer abandonne la demande de commercialisation de son riz OGM partout dans le monde et demande aux gouvernements et à tous les acteurs du marché de dire « non » au riz OGM.
Le riz conventionnel et le riz « bio », l'environnement, les agriculteurs et les consommateurs ont droit à cette protection.

dimanche 18 octobre 2009

Un parc naturel régional sans OGM

Le Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche sera le premier territoire à exclure l'implantation d'OGM à des fins scientifiques ou commerciales, en application de la Loi du 25 juin 2008.

Le Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche sera le premier territoire à exclure l'implantation d'OGM à des fins scientifiques ou commerciales, en application de la Loi du 25 juin 2008. FNE applaudit cette initiative et félicite tous les acteurs des Monts d'Ardèche, qui entendent ainsi préserver leur patrimoine rural et naturel.

La Chambre d'Agriculture de l'Ardèche a en effet adopté à l'unanimité, lors de sa session plénière du 18 septembre 2009, une délibération contre la culture d'OGM sur le territoire du Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche et pour l'inscription dans la future charte 2011-2023 du Parc de mesures d'exclusion vis-à-vis des OGM.

Cette délibération permettra donc au Parc Naturel Régional d'inscrire dans sa deuxième Charte, les dispositions interdisant les cultures d’OGM sur son territoire qui couvre 180 000 ha. Ainsi, les Monts d'Ardèche pourront appliquer l'article L. 335-1 introduit par la loi du 25 juin 2008 sur les OGM dans le code de l'environnement, qui permet aux parcs nationaux et aux parcs naturels régionaux d'exclure effectivement ces cultures sur tout ou partie de leur territoire, sous réserve de l'accord des agriculteurs concernés.



Pour plus d’information

Consultez le site du Parc Naturel Régional.


dimanche 9 août 2009

La situation sur les OGM selon Greenpeace

Grâce à vous, des avancées positives !

D'une part, pour la deuxième année consécutive, il n'y a pas de cultures commerciales de maïs OGM en France et quasiment pas d'essais en plein champ. D'autre part, la décision d'autoriser ou non l'importation de riz OGM en Europe a été ajournée. Enfin, pour la première fois en France, les produits issus d'animaux qui n'ont pas été nourris avec des OGM peuvent être étiquetés 'nourri sans utilisation d'OGM'. Ces avancées sont le résultat de votre mobilisation, celle de la société civile et des citoyens français.

...mais le risque OGM reste présent

Pour autant, nous ne devons pas crier victoire. En effet, l'EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments) se positionne en faveur d'une ré-autorisation du mais MON810. Bien que la France continue à résister aux pressions de l'EFSA et réclame, comme Greenpeace l'a toujours fait, la révision des méthodes d'évaluation des OGM, le risque d'une ré-autorisation du maïs MON 810 est bien réel.

La rentrée s'annonce chargée !

En effet, dès l'automne prochain un bras de fer va se jouer entre la Commission européenne et les six Etats membres qui ont interdit les cultures de maïs OGM. Les discussions concernant l'importation du riz OGM en Europe vont également reprendre. Tous les citoyens européens doivent rester vigilants et mobilisés.

Les demandes de la campagne OGM de Greenpeace

- Le maintien de la clause de sauvegarde française interdisant les cultures commerciales du maïs MON810 et l'interdiction des cultures expérimentales en plein champ.
- Un étiquetage des produits issus d'animaux indiquant s'ils ont été nourris ou pas avec des OGM.
- Le rejet du riz OGM de Bayer par tous les gouvernements du monde.

Pour plus d’information et pour agir avec Greenpeace

http://www.greenpeace.fr/ogmjenveuxpas/#diffusion

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samedi 4 juillet 2009

SOUTIEN AUX 58 FAUCHEURS D’OGM poursuivis par Monsanto

Le 18 août 2007, 58 Faucheurs Volontaires ont neutralisé à Poinville en Eure-et-Loire une parcelle d’essai de maïs génétiquement modifié de la firme Monsanto.

Le 5 juin 2008, le tribunal correctionnel de Chartres les a relaxés pour cette action, ainsi que ceux qui avaient refusé de se soumettre au prélèvement ADN lors de leur garde à vue, et a débouté Monsanto.

L’association Yvelines sans OGM a été créée le 21 mars 2009 pour soutenir les 58 Faucheurs Volontaires qui comparaîtront les 18, 19 et 20 novembre 2009 devant la cour d’appel de Versailles et organiser en parallèle de ce procès diverses manifestations d’informations et de débats sur les OGM.

Pour les soutenir, participer, agir, vous pouvez adhérer ou faire un don en téléchargeant puis en renvoyant ce document.

Pour plus d’information

http://www.yvelinessansogm.ouvaton.org/

mercredi 1 juillet 2009

Avis favorable des experts européens aux OGM Monsanto !

Monsanto a affirmé lundi 29 juin que les experts de l'autorité européenne de la sécurité alimentaire avaient émis des avis scientifiques favorables sur deux de ses variétés de maïs génétiquement modifiées.
Il s’agirait du maïs M810, dont la culture suspendue en France et dans cinq autres pays européens, ainsi que de la variété Roundup Ready 2, NK603, résistante aux herbicides.

Selon France Nature Environnement et Greenpeace, cet avis favorable a été donné par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA ou AESA).

Pour FNE :

Ce n’est pas étonnant compte tenu de la constance avec laquelle l'EFSA rend des avis sur les OGM – depuis sa création, 42 avis, tous positifs ! –, sans jamais remettre en cause les lacunes scientifiques, pourtant élémentaires, des dossiers de demandes d'autorisations proposés par les firmes. - Scandaleux car le fonctionnement de cette agence d’expertise donne raison à ceux dénonçant l’opacité de la machinerie européenne, avec de fait un déni de démocratie à porter à son passif.

A deux reprises, le Conseil européen des ministres de l’environnement s’est prononcé pour que soient « renforcées et harmonisées les méthodes d’évaluation des risques des OGM en Europe ». Le plus choquant est de constater que les avis sont rendus sur l’examen du dossier présenté par le fabricant de l’OGM expertisé et non de contre-expertise.

Selon Greenpeace :

Une fois de plus, l'EFSA se voile la face et choisit d'ignorer les preuves scientifiques relatives aux effets négatifs sur l'environnement de ce maïs pesticide. Ceci est d'autant plus grave que la Commission européenne, bien loin d'assurer son rôle de gestionnaire des risques et de prendre en compte l'incertitude scientifique, ne se base que sur l'avis de cette seule agence ! L'avis de l'EFSA est donc un feu vert donné à un conducteur sans permis dans une voiture non assurée... Absurde et dangereux !

Pour plus d’information

Lisez le communiqué de FNE et celui de Greenpeace.
Lire aussi l’article sur le site Le Monde.

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