
Le vendredi 6 janvier, les Faucheurs Volontaires ont participé, au côté des
apiculteurs, à l’occupation symbolique d’un site de sélection de semences de
maïs appartenant à Monsanto sur la commune de Monbéqui (82), pour dire leur
colère et leur inquiétude devant le risque de reprise des culture de maïs
génétiquement modifié (Mon 810) à la suite de la suspension du moratoire qui en
interdisait la culture. Après le jugement du 6 septembre dernier de la Cour de
Justice de l'Union Européenne, les pollens et les miels contenant du pollen de
maïs MON 810 sont interdits à la consommation humaine. Si les cultures
reprennent, les apiculteurs français n’auront plus le droit de vendre les
produits de leurs ruches. C’est déjà le cas pour les miels espagnols, roumains,
argentins, chinois, …!
Les promesses d’interdiction du président de la république et des ministres
concernés ne sont pas plus de nature à nous rassurer que le rendez-vous obtenu
pour le 13 janvier au cours de cette occupation. Au cours des trois RV
précédents, les mêmes interlocuteurs semblent redécouvrir la faisabilité de la
solution qu’on leur propose : la loi de 2008 garantit « le droit de
cultiver avec ou sans OGM », avec respect des productions préexistantes. Le
gouvernement peut donc prendre sans délai un arrêté d’interdiction de culture,
de cession et de circulation des semences OGM pour respecter le droit des
apiculteurs ; arrêté qui peut difficilement être invalidé, contrairement à
un éventuel nouveau moratoire.
La délégation (Conf, UNAF, Faucheurs Volontaires) ne sera entendue que si elle
peut s’appuyer sur un large mouvement d’opinion à travers l'action ci-dessous,
pour laquelle il faudrait un maximum de signatures avant le vendredi 13 janvier
à midi. Elle sera ouverte jusqu’à satisfaction de notre
revendication.
La Cyber@ction
Monsieur le Président de la République,
Madame la ministre de l’Environnement,
Monsieur le ministre de l’Agriculture,
Après le jugement du 6 septembre dernier de la Cour de Justice de l'Union
Européenne, les pollens et les miels contenant du pollen de maïs MON 810 sont
interdits à la consommation humaine. A la suite de la suspension du moratoire
par le Conseil d’Etat, sa culture n’est plus interdite.
La loi de 2008 garantit « le droit de cultiver avec ou sans OGM », dans le
respect des productions préexistantes.
Si les cultures reprennent, les apiculteurs français n’auront plus le droit de
vendre les produits de leurs ruches. Leur droit et la loi sont donc
bafoués.
Le gouvernement peut donc prendre sans délai un arrêté d’interdiction de
culture, de cession et de circulation des semences OGM, seule mesure permettant
de respecter le droit des apiculteurs à produire sans OGM et à vendre leurs
récoltes sans risque d’invalidation immédiate par le Conseil d’Etat.
Vos promesses publiques d’interdiction doivent enfin être tenues.
La rencontre du 13 janvier entre les apiculteurs et les ministères de
l’environnement et de l’agriculture doit être l’occasion d’annoncer cette
décision.
Je serais attentif à la décision et à l’application de cette mesure et saurais
en tirer les conséquences lors des prochaines échéances électorales.
Veuillez recevoir, madame, messieurs, l’expression de mes salutations
Pour participer à la Cyber@ction
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/droit-cultiver-sans-ogm-409.html




























