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dimanche 27 novembre 2011

L'ANDRA banalise le nucléaire auprès des enfants

ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) s'est associée aux éditions PlayBac pour réaliser une édition spéciale des Incollables pour les enfants à partir de 10 ans, consacrée à "La gestion des déchets radioactifs".

Au programme : une trentaine de questions sur la radioactivité et les déchets radioactifs. De l'atome à la production de déchets radioactifs par an et par habitant, en passant par la radioactivité qui se trouve naturellement sur Terre, ce petit questionnaire est une façon ludique et pédagogique de s'informer sur un sujet de société qui concerne tous les citoyens, même les plus jeunes.

Afin d'être accessible au plus grand nombre, l'ANDRA a mis le questionnaire en ligne pour tester les connaissances de chacun depuis l'ordinateur, via l'adresse : http://incoweb.playbac.fr/?livret=17



Mon avis

Comment banaliser et idéaliser le nucléaire auprès d'enfants de de 10 ans !
Vous vous le demandez, l'ANDRA a trouvé !
Immonde.

samedi 26 novembre 2011

Une belle image illustrant les manifestations contre le convoi nucléaire vers l'Allemagne


vendredi 25 novembre 2011

Syndrome chinois à Fukushima ?

Le syndrome chinois est l’hypothèse de la conséquence la plus grave d'une fusion d'un réacteur nucléaire, dans laquelle les éléments combustibles en fusion du cœur ou corium percent les barrières qui le confinent et s'enfoncent dans la terre.

Même si des fusions de réacteur ont eu lieu en diverses occasions dans les domaines civils et militaires, une fusion avec de telles conséquences n'avaient jamais eu lieu.


Uehara Haruo, ancien président de l'université de Saga et architecte du réacteur n°3 de la centrale Fukushima Daiichi, a été interviewé le 17 novembre et a déclaré que, huit mois étant écoulés depuis le 11 mars, et que sans aucune amélioration, il est inévitable que le combustible fondu soit sorti de la cuve et se soit enfoncé sous terre, ce que l'on désigne par le terme de syndrome chinois.

Il a ajouté que si le combustible atteignait une veine d'eau souterraine, il en provoquerait la contamination ainsi que celle du sol et de la mer.
Par ailleurs, il a affirmé que si la veine d'eau souterraine continue à être chauffée pendant longtemps, une explosion hydrovolcanique massive sera provoquée.

Il a également indiqué que les débris radioactifs se répandent dans l'océan Pacifique.
Des tonnes de débris ont atteint les îles Marshall le 15 novembre...

Grave !!

Source : http://fukushima-diary.com/2011/11/architect-of-reactor-3-warns-massive-hydrovolcanic-explosion/#.TsfHuFBCMn8.facebook


mercredi 23 novembre 2011

Nucléaire : message de Greenpeace à François Hollande

Invité au JT de 20h de France 2 lundi 7 novembre, le candidat PS à l’élection présidentielle François Hollande s’est engagé à “préserver la construction d’un EPR” (réacteur nucléaire de troisième génération).

“Je suis pour une diminution de la part du nucléaire dans la production d’électricité. 75% de nucléaire, c’est trop élevé par rapport à ce que nous devons faire en matière de diversification des sources d’énergie mais je préserverai la construction d’un EPR, à la condition bien sûr que toutes les règles de sécurité soient respectées“, a déclaré François Hollande sur France 2, en réponse à une question sur l’avenir de l’EPR à Flamanville en cours de construction.

François Hollande avait démarré sa campagne avec un clip composé d’une série de chiffres exposant la situation de la France, et d’un slogan : “Nous avons un avenir à changer” …, Greenpeace lui envoie aujourd’hui un message personnalisé :

Clair et net !

jeudi 17 novembre 2011

Appel à mobilisation à partir du 19 novembre Transport de déchets nucléaires de La Hague (France) à Gorleben (Allemagne)


Le 24 novembre prochain, un train de déchets nucléaires allemands extrêmement dangereux, quittera le terminal ferroviaire de Valognes dans la Manche à 14h20 pour rejoindre le centre de stockage temporaire de Gorleben en Allemagne.

En France, il traversera de nombreux départements, dont la Manche, le Calvados, l'Eure, la Seine-Maritime et la Picardie. Afin d’éviter les manifestations antinucléaires, qui ne manqueront pas de ponctuer ce trajet, différents itinéraires sont envisagés par Areva et la SNCF. A Amiens, le convoi pourrait se diriger vers le nord de la France ou descendre vers Reims. Il traversera ensuite l’est de la France où il passera la frontière franco-allemande. Là aussi, plusieurs possibilités sont prévues. Nous publions donc les horaires de passage pour les différents scénarii.

Le convoi sera composé de 11 conteneurs de type TN 85, également appelés CASTOR (CAsk for Storage and Transport Of Radioactive material). Ils contiendront des déchets vitrifiés, déchets de très haute activité (THA) extrêmement dangereux issus du retraitement nucléaire usé.

Ils seront d’abord acheminés par la route de l’usine AREVA de La Hague au terminal ferroviaire de Valognes, distant de 30 km, entre le 18 et le 23 novembre. Puis ils quitteront Valognes par le rail, pour rejoindre le terminal ferroviaire de Dannenberg en Allemagne, un périple très risqué de près de 2000 km. Là, ils seront à nouveau chargés sur des camions pour parcourir les derniers kilomètres qui les séparent de leur destination finale : le centre de stockage temporaire de Gorleben.

Il s’agit du dernier retour de déchets vitrifiés de très haute activité à destination de l’Allemagne. S’en suivra une série de retours de déchets dits "de moyenne activité" (MA).

Le Réseau "Sortir du nucléaire" se mobilise et vous invite à en faire de même

S'informer sur les transports

Vous pouvez retrouver toutes les informations relatives aux transports de déchets nucléaires sur cette page (informations techniques, horaires et trajets potentiels)
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transports,244

Suivre le convoi en direct

Au moment du passage du train, vous pourrez suivre son périple sur cette page http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transport-La-Hague-Gorleben
ou sur twitter http://twitter.com/sdnfr

Agir

Retrouvez toutes ces actions, les tracts affiches, courriers types... sur cette page :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Agissez


Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de plus de 915 associations et 54 000 personnes
Agréée pour la protection de l'environnement
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Transport-La-Hague-Gorleben

lundi 14 novembre 2011

De l'iode 131 détecté en Europe


La CRIIRAD nous informe que de de l’iode 131 a été détecté en Europe.

L'AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) a signalé le 11 novembre 2011 que de l'iode 131 a été détecté à de très faibles niveaux dans l'air ambiant en Europe centrale "ces derniers jours".
Selon l'agence de presse Reuters, les services compétents de la République Tchèque ont détecté des traces d'iode 131 fin octobre. De faibles niveaux d'iode 131 auraient été mesurés dans le nord de l'Allemagne, en Hongrie ainsi que dans d’autres pays Européens début novembre.
L'origine de cette contamination n'est pas établie.

Le laboratoire de la CRIIRAD est en vigilance renforcée.

Les 5 balises de contrôle de la radioactivité atmosphérique que gère le laboratoire de la CRIIRAD en Vallée du Rhône (*) n’ont jusqu’à présent détecté aucune contamination. Ces balises sont des outils d’alerte rapide (avec des mesures en continu 24H/24) en cas de contamination élevée nécessitant la mise en œuvre de contre-mesures rapides. En cas de contamination très faible, il est nécessaire de réaliser des contrôles en laboratoire sur les filtres à aérosols et les cartouches à charbon actif. Pour détecter l’iode 131 qui est majoritairement sous forme gazeuse, la priorité est de contrôler les cartouches à charbon actif.

Les résultats d’analyse des cartouches à charbon actif des balises que gère la CRIIRAD en Vallée du Rhône sont mis en ligne sur la page d’accueil du site . Une mise à jour spécifique a été effectuée les 12 et 13 novembre 2011.

Pour l’instant, les résultats obtenus ne révèlent pas de contamination par l'iode 131 supérieure à la limite de détection (< 1 milliBecquerel par m3 et moins) sur des comptages d'échantillons hebdomadaires provenant des 2 stations situées au nord (Péage de Roussillon) et au sud (Avignon) du réseau et ayant échantillonné l’air du 25 octobre au 2 novembre et du 2 novembre au 7 novembre 2011. Ceci ne permet pas d'exclure des contaminations à des niveaux qui seraient inférieurs aux limites de détection mais permet de considérer que s'il y a eu présence d'iode 131, elle était à des niveaux extrêmement faibles.

Pour un suivi de la situation au jour le jour, merci de consulter le site de la CRIIRAD

Rédaction : B Chareyron, responsable du laboratoire, le 14 novembre 2011

(*) Balises de Péage-de-Roussillon, Romans-sur-Isère, Valence, Montélimar et Avignon. Ce réseau de balises, indépendant de l’Etat et des industriels, fonctionne avec le soutien des collectivités locales : Conseil Régional Rhône-Alpes, Conseil Général de la Drôme, Conseil Général de l’Isère, Communauté de Communes du Pays Roussillonnais, Municipalité de Romans, Communauté d’agglomération Valence Agglo Sud Rhône Alpes, réseau de communes de la région de Montélimar, Ville d’Avignon.


L'iode-131 est un élément radioactif dont la période est très courte (8,02 jours). Il est donc extrêmement radioactif.
C'est un des produits de fission les plus redoutés lorsqu'il est relâché par accident dans l'environnement, car il se concentre dans la thyroïde.

samedi 12 novembre 2011

Quand AREVA fait du bobbying auprès des élus locaux à côté d'une conférence de Presse de François Hollande

Le 9 novembre dernier, AREVA organisait une petite réunion discrète à Paris sur le transport des déchets nucléaires, destinée à donner un argumentaire aux élus locaux.
Au même endroit et au même moment, François Hollande donnait une conférence de presse.

L'association Sortir du Nucléaire Paris (SNP) s'est invitée de manière impromptue. Quatre militants ont interviewé à leur sortie les participants aux deux réunions, à la surprise et à l'embarras général.

D’abord AREVA à prétendu que les militants, présents devant la Maison de l’Amérique Latine étaient venu pour François Hollande, et non pas pour dénoncer le problème du transport des déchets. Ils ont, à la fin de la réunion, conseillé aux participants de sortir par la porte de service.

Les militants ont tenté en vain de questionner les participants de la réunion AREVA, seul le Belge que l’on voit dans la vidéo à répondu. Les participants se sentaient honteux de participer à une telle réunion.

Certains membres du PS certains ignoraient complètement la simultanéité des deux réunions. D’autres étaient beaucoup plus embarrassés.

Aurélie Filippetti du PS, qui s'est clairement positionnée pour la sortie du nucléaire lors de plusieurs manifestation, dont celle 11 juin place de l’Hôtel de Ville, a catégoriquement refusé d'être interviewée.

Voici les images tournées par Sortir du Nucléaire Paris

Une excellente action de SNP qui montre peu de courage des élus et politiques n'est pas sans me surprendre mais il est révélateur de positions divergentes sur l'épineuse question du nucléaire !


mercredi 2 novembre 2011

Un Halloween antinucléaire

S'inspirant du dessin animé les SIMPSON'S et du film Scream un groupe de militants américains ont profité de la soirée Halloween pour adapter leur message.


Un activiste revêtu d'un masque de Mr BURNS réhaussé de cornes et de la cape rouge de Satan, incarnant le patron de la centrale nucléaire de Springfield, explique tout les bénéfices qu'il a tiré en fabricant des déchets nucléaires, et en économisant sur la sécurité. Il remercie au passage les politiques et les juristes qui ont permis sa réussite, et se pose en contre-manifestant des anti-nucléaires présents avec lui.

Il remercie aussi les contribuables américains qui vont lui payer pendant des millions d'années le cout du stockage des déchets.

Mon avis

Une action sympathique qui fait remonter Halloween dans mon estime !
Comme quoi les possibilités d'action sont multiples...
Merci à Angev GERIDONI pour la description de l'action.

mardi 1 novembre 2011

Benjamin Dessus et Bernard Laponche : la sortie du nucléaire est tout à fait possible en France à un horizon de l’ordre de 20 ans

Benjamin Dessus et Bernard Laponche, ont publié récemment l'ouvrage « Nucléaire : pourquoi et comment en sortir ? ».


A cette occasion, l'association Agir pour l'Environnement leur a posé trois questions :

  • La catastrophe nucléaire de Fukushima a rebattu les cartes et déstabilisé l'industrie nucléaire qui croyait à sa renaissance prochaine. Selon vous, le nucléaire survivra-t-il à cette énième catastrophe "impossible" ?
  • Les promoteurs du nucléaire, notamment en France, aiment à répéter qu'il ne pas possible de se passer de cette technologie. Comment expliquez-vous cet aveuglement ?
  • Une grande majorité de Français-es estime souhaitable de sortir du nucléaire. Mais est-ce possible et dans quels délais ?

A la dernière question, ils répondent :
Contrairement aux idées reçues, la sortie du nucléaire est tout à fait possible en France à un horizon de l’ordre de 20 ans. Une telle stratégie est parfaitement envisageable à deux conditions :
- Engager un programme volontariste et pérenne d’économie d’électricité, sur un modèle analogue à celui de nos voisins allemands
- Accélérer le développement des divers moyens de production d’électricité renouvelable (hydraulique, éolien, biomasse, photovoltaïque, solaire thermodynamique, géothermique).

Tous deux administrateurs de l'association Global Chance, Benjamin Dessus en est le président et est ingénieur et économiste. Bernard Laponche est polytechnicien, docteur ès sciences et en économie de l’énergie, il a été ingénieur au Commissariat à l’énergie atomique (CEA).

Pour plus d’information

Lisez l'interview dans son intégralité : http://www.agirpourlenvironnement.org/blog/trois-questions-benjamin-dessus-et-bernard-laponche-auteurs-de-nucleaire-p-3311
Visitez le site de l'association Global Chance : http://www.global-chance.org/index.php

mercredi 26 octobre 2011

750 milliards d'euros pour démanteler les centrales nucléaires françaises

Le président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale avait demandé en juin 2011 au député Marc Goua, en tant que rapporteur spécial, de conduire un audit financier d'EDF et d'Areva.

Une première version du document résultant de travail de Marc Goua a été présentée à l'Assemblée le 11 octobre. Le rapport en question est consultable ici.

Sans rentrer ici dans une analyse détaillée du contenu du document sur la situation financière d'Areva et EDF qui n'aurait pas grand intérêt au regard du fait que l'analyse du député n'est pas terminée, j'aimerai juste faire ressortir l'estimation du coût du démantèlement des centrales nucléaire tel qu'il est évoqué dans le rapport :

Le Rapporteur spécial formule par ailleurs quelques observations sur le coût du démantèlement des centrales nucléaires et sur la simple possibilité de reconvertir les sites concernés. Sans conteste, l’avenir de la filière nucléaire française se joue sur le fond de préoccupations environnementales croissantes chez nos concitoyens.

Une épée de Damoclès suspendue au-dessus des comptes d’EDF

La commission Énergie 2050, à peine installée par la ministre de l’Écologie en septembre 2011, a en effet avancé le chiffre de 750 milliards d’euros pour le démantèlement de toutes les installations nucléaires françaises, soit 58 centrales. Cette instance paraît pourtant peu susceptible d’être hostile aux intérêts de la filière nucléaire, puisque les associations militant contre cette forme d’énergie ont refusé d’y être représentées. Le Rapporteur spécial considère donc que le montant envisagé n’a rien d’une exagération, mais constitue plutôt une hypothèse conservatrice.


Mon avis

Le rapport évoque donc un coût de démantèlement des 58 réacteurs nucléaires français estimé à 750 milliards d'euros !
Va-t-on enfin voir la fin du mythe de l'électricité nucléaire pas chère ?
Ceci est probable et ce sont les consommateurs et/ou les contribuables qui vont payer la facture !



mardi 25 octobre 2011

Un centre privé permet aux japonnais de mesurer la radioactivité de leurs aliments

A 200km de Fukushima, dans la ville de Kashiwa en banlieue Est de Tokyo, une société privée a ouvert un centre permettant aux japonnais de mesurer la radioactivité de leurs aliments.

"Nous nous sommes installés ici, car c'est une zone considérée comme un "hot-spot", autrement dit un lieu où la radioactivité est relativement élevée", précise le directeur du centre.
Selon lui, "les gens qui habitent ici sont particulièrement anxieux", même si la centrale Fukushima Daiichi est distante de quelque 200 kilomètres.
Les appels téléphoniques affluent et le centre fait le plein.
Les clients font eux même les mesures, apportant tout aliment dont ils veulent savoir s'il est contaminé.
Cela n'est pas gratuit , le coût d'une consultation varie de 9 à 37 euros.

Le centre permet aussi de mesurer la radioactivité dans les jardins grâce à des dosimètres.
Il effectue également deux fois par semaine à des tests sur divers légumes, fruits, œufs et autres articles achetés dans les supermarchés environnants afin de donner les résultats aux clients.

Mon avis

Les Japonnais n'ont visiblement plus confiance en leur gouvernement pourtant sensé contrôler la radioactivité des aliments.
Que peuvent faire les habitants proches de la zone évacuée ? Ils sont probablement plus inquiets encore que ceux qui vivent près de Tokyo et ne vont pas faire 200km pour tester leurs aliments !
Un service qui devrait être public et gratuit.
Comment qualifier ce système qui fait ainsi du profit sur l'angoisse des gens ?


Photos de Jérémie Souteyrat sur les réfugiés de Fukushima

Jérémie Souteyrat est photographe et vit au Japon depuis 2009.
Il a réalisé un excellent travail photo sur les réfugiés de Fukushima.

Les diaporamas ci-après ainsi que d'autres sont visibles sur son site : http://jsouteyrat.photoshelter.com
Allez-y, cela vaut la peine !

La zone d'évacuation Du 11 mars au 15 mars, le gouvernement japonais a commandé l'évacuation des résidents à moins de 20km de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Les résidents entre 20 et 30 kilomètres doivent rester à l'intérieur.
Le 22 avril, cinq autres villages ont été commandés pour évacuer avant fin mai : Iitate, Katsurao, Namie, MinamiSoma (partiellement) et Kawamata (partiellement). Certains sont localisés à plus de 40km de l'usine. Après que plus de pendant deux mois passés dans l'émanation de Fukushima Daiichi, le niveau de la radioactivité ait atteint le niveau de l'exposition maximum pour les travailleurs nucléaires dans la plupart des pays occidentaux. Les fonctionnaires n'ont pas anticipé que la radioactivité pourrait s'exporter plus loin que 20Km, en raison des vents, de la neige et des pluies survenus les jours suivant l'accident.
J'ai passé les derniers jours de l'évacuation avec quelques résidents, près de la frontière de zone d'évacuation de 20km et dans les nouveaux villages évacués.



Fukushima, les réfugiés du nucléaire
Avec la même évaluation de niveau que Tchernobyl, la catastrophe nucléaire de Fukushima a forcé plus de 100.000 résidents à évacuer. Certains restés dans des abris dans le secteur, parfois exposés autant à rayonnement que dans leur maison. D'autres ont choisi d'évacuer plus loin. Tous ont une chose en commun : ils n'ont aucune idée s'ils pourront jamais retourner à la maison.



Fukushima, 6 mois après



Mon avis

Admirable travail de reportage. Si vous laissez le pointeur de la souris sur le diaporama, vous voyez un commentaire en anglais qui explique chaque photo. Je vous encourage aussi à visiter le blog de Jérémie : http://blog.jeremie-souteyrat.com/

dimanche 23 octobre 2011

Pétition pour l'arrêt du projet EPR à Penly

Les Collectif des irradiés a lancé une pétition à l'attention de Alain Le Vern président de la Région Haute-Normandie :

A Monsieur le président de la région Haute Normandie,

En tant que citoyens, nous venons vous faire part de notre refus quant à la construction de l'EPR dans la commune de Penly, Seine Maritime.

L’EPR est une technologie extrêmement dangereuse. Il comporte des défauts connus de longue date (source : Les défauts techniques sur la sûreté du réacteur européen à eau pressurisée (EPR), Henrik Paulitz, IPPNW, 2003 ), et les autorités de sûreté nucléaire finlandaises, britanniques et françaises ont déjà émis de sévères réserves sur sa sûreté.

En outre, lors du "débat" sur le premier EPR de Flamanville dans la Manche (2005), EDF s'était engagé à ne construire aucun autre réacteur EPR tant qu'elle n'aurait pas une "expérience d'exploitation" du premier. Celui-ci n'est toujours pas en service, accumulant retards et surcoûts financiers. EDF ne respecte donc aucunement ces engagements. Pour quelles raisons ?? (source : http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-epr/docs/pdf/dossier_mo/synthese_dossier_mo.pdf).

Par ailleurs, à l'instar de l' EPR de Flamanville, celui de Penly ne répondra à aucun besoin en électricité : ( source : http://www.stop-tht.org/Les-contributions-pour-contre-l.html ).

Nous nous opposons à l'investissement de l'argent public dans un tel projet. Nous rappelons les coûts énormes de ce réacteur, d'autant plus qu'à investissement égal, les économies d’énergies et les renouvelables créeraient quinze fois plus d’emplois, pérennes et répartis sur tout le territoire et permettraient de lutter de manière vraiment efficace contre le changement climatique. source : Courant Alternatif pour le....

Votre région en bord de Manche à l'opportunité de devenir un exemple en matière de transition énergétique ( éolien, éolien offshore, hydrolien...).La construction d’un nouveau réacteur retardera d’autant plus la transition vers un système énergétique sobre et propre et entraînera la production de nouveaux déchets, pour lesquels il n’existe aucune solution.

A la lumière de ces arguments, nous vous demandons aujourd’hui en tant que président de région, de prendre en considération l’avis de vos concitoyens et de mettre un terme à ce projet. Nous vous prions, d’agréer, Monsieur le Président, nos salutations citoyennes.



Plus de 10500 personnes ont d'ores et déjà signé.

Pour signer la pétition

C'est ici : http://www.mesopinions.com/Arr%C3%AAt-du-projet-EPR-%C3%A0-Penly--Seine-Maritime--petition-petitions-afcd1ddd86eb9230baf82632e918498c.html



vendredi 21 octobre 2011

Nucléaire : un des enjeux de la négotiation pour un accord EELV - PS pour les présidentielles

Depuis Tokyo où Eva Joly est en déplacement, la candidate a menacé : "... il n'y aura pas d'accord de gouvernement si nous ne sommes pas d'accord sur le fait qu'il faut sortir du nucléaire. Et comme il n'y a pas de victoire de la gauche sans les écologistes, cela pose problème".

Christophe Borgel qui pilote pour le PS les discussions sur l'accord pour les législatives a répliqué "L'accord programmatique ne se fait pas à coups d'oukases".


Mon avis

Il me parait évident que l'accord se fera.
On nous parlera d'un accord sur la sortie du nucléaire.
Toute la question sera sur les modalités et en particulier sur le délai.

J'imagine sans peine une position style Hollande comme une réduction de 20% à l'horizon 2050 !
Allons, le PS n'est pas bête, ils ont gardé du mou pour la négociation.
Le pourcentage de réduction sera peut être un peu plus élevé, voire le délai plus court.
Quant aux modalités, y aura-t-il une réelle baisse de production d'électricité nucléaire ou bien le pourcentage baissera-t-il par le simple fait de l'augmentation combinée de la consommation d'électricité et de la production par les renouvelables ?

Au vu des études montrant la possibilité d'une sortie totale une vingtaine d'années (le scénario Négawatt l'intègre en 22 ans), les écologisqtes peuvent-ils voter Joly au premier tour (en cas d'accord avec le PS), ou Hollande au second, si le programme PS n'intègre pas un objectif de proche de cette ambition ?

lundi 17 octobre 2011

Manifestation antinucléaire à Rennes le 15 octobre

Nous étions plus de 15 000 antinucléaires regroupés à Rennes ce samedi 15 octobre.
Une manifestation très réussie avec un soleil radieux qui a récompensé les membres de Sortir du nucléaire Paris (SNP) qui s'étaient levés avant le chant du coq pour faire le voyage.
Voici quelques images de cette magnifique journée passée avec le groupe SNP toujours aussi sympa et dynamique !


Dans le car, on se prépare à la vente des badges.
50% des recettes de vente de ceux en japonnais et en russe sont reversés à des associations locales au Japon et Russie.


Arrivée à Rennes
Photo © Baptiste Sommier


Mise en place des banderoles
Photo © Baptiste Sommier



Nouvelle coiffe bretonne !


Bignou au rendez-vous. Normal !



Bébé breton devant...


...ou derrière !


20 000... ca fait du monde !


Au stand SNP... "avez-vous les badges en breton ?"... heu...


Les banderoles SNP à l'arrêt


Encore


En marche


Et encore !


Là ce n'est pas SNP...


Là non plus !


Vous venez d'ou ?


SImone (à droite) et une invitée surprise rennaise très motivée !



La confédération paysanne

Vidéo © Baptiste Sommier

Slogans SNP, percussions et re-slogans SNP

Photos et vidéo © Gilles Héluin, sauf mention contraire.

jeudi 13 octobre 2011

Question à Martine Aubry sur le nucléaire et réponse de son équipe de campagne

Gilles Héluin a envoyé un message en utilisant le formulaire de contact suivant : http://www.martineaubry.fr/contact.

Madame,

J'attends du prochain chef d'Etat un positionnement sans ambiguité sur le nucléaire et une rupture nette avec des décennies de soutien inconditionnel à l'atome.
Je ne voterai pas pour vous à l'occasion des primaires socialistes si vous ne vous exprimez pas publiquement et ne faites pas figurer dans votre programme des délais précis de sortie du nucléaire et l'arrêt du programme EPR et des autres projets nucléaires en cours.
Quelle que soit votre position, je la ferai connaître autour de moi.

Cordialement,
Gilles HELUIN


de L'équipe de campagne de Martine Aubry contact@martineaubry.fr
à gilles heluin
date 12 octobre 2011 19:08
objet Re: Ecrire à Martine Aubry Votre position sur le nucléaire

Bonjour,

Merci de votre question.

Martine Aubry considère qu'il y a un avant et un après Fukushima, qui nous imposent de repenser notre modèle énergétique.
Le nucléaire est une énergie du passé, c'est pourquoi elle s'engage pour une sortie progressive mais effective.

Vous trouverez au lien suivant un extrait du serment de Toulouse, ainsi que la tribune qu'elle a publiée dans Libération, clairs et sans ambiguité, sur la sortie du nucléaire:
http://www.martineaubry.fr/article/martine-aubry-je-veux-voir-naitre-la-premiere-generation-de-lapres-nucleaire

Sérieuse et ambitieuse, Martine Aubry propose :

  • De coordonner la fermeture des centrales en fin de vie et les investissements dans les énergies renouvelables, les réseaux et l'efficacité énergétique.
  • De suspendre le démarrage de l'EPR de Flamanville aux conclusions des évaluations de sécurité en cours.
  • De stopper le chantier de l'EPR de Penly : alors que nous ne parvenons pas encore à évaluer précisément ni le coût ni la conformité aux exigences de sûreté d'un premier EPR, s'engager dans un second chantier serait déraisonnable. En compensation pour le territoire normand, des emplois devront être créés dans les économies d'énergie, les énergies renouvelables et le démantèlement des centrales nucléaires obsolètes.
  • De valoriser dans le monde entier l'excellence et le savoir-faire des acteurs de notre filière nucléaire française, en réorientant les activités du secteur vers la sécurisation des sites et installations nucléaires, le traitement des déchets, le démantèlement des centrales en fin de vie et le développement des filiales dédiées aux ENR (éolien off-shore, hydrolien, biomasse, géothermie, solaire).

Il est temps de faire des choix courageux qui préparent l'avenir. La transition énergétique est inéluctable, il ne serait pas responsable de la reporter et d'en faire porter le poids par sur les générations futures.
C'est le sens de l'engagement de Martine Aubry.

N'hésitez pas à le diffuser autour de vous et à mobiliser pour le vote de ce dimanche 16 octobre.

Cordialement,
L'équipe de campagne de Martine Aubry

Mon avis

Une réponse pour le moins peu convaincante.
Pas de d'objectif de délai.
Suspendre le démarrage de l'EPR de Flamanville ! Non, il faut l'abandonner.
Il n'y a pas de chantier EPR à Penly. Là aussi en abandonner le projet !.
Fallait-il attendre plus de cette démarche ?

Pour information

J'ai envoyé la même question à François Hollande.
Aucune réponse pour le moment...

dimanche 9 octobre 2011

AREVA-SOCATRI condamné !

Le 30 septembre 2011, le Réseau "Sortir du nucléaire" a remporté une victoire judiciaire sans précédent contre l’industrie nucléaire aux cotés d’autres associations.

AREVA-SOCATRI a été condamné en appel pour pollution des eaux, suite au déversement en juillet 2008 de 74 kg d’uranium, matériau hautement radioactif, dans les cours d’eaux avoisinant le site nucléaire du Tricastin dans la Drôme. La pollution correspondait à 27 fois la limite annuelle des rejets autorisés. La population a été privée d’eau potable et des lieux de baignade ont été pollués.

AREVA-SOCATRI a enfin été reconnue coupable du délit de pollution des eaux, en plus de sa condamnation pour retard dans la déclaration d’incident. Elle est condamnée à payer une somme d’un total de plus d’un demi-million d’euros : 300 000 euros d’amende et 230 000 euros de dommages et intérêts soit 160 000 euros à l’ensemble des associations et 70 000 euros aux particuliers.


Pour plus d’information

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Fuite-d-uranium-au-Tricastin-AREVA

jeudi 6 octobre 2011

KOCHEMAR - IRINA ET IGOR



Mon avis

Je suis toujours aussi fan de ce que fait Irina. Il n'est pas si fréquent de pouvoir sourire du nucléaire...

Pour plus d’information

http://www.cabaretnucleaire.com/


samedi 1 octobre 2011

Accident à l’installation nucléaire CENTRACO de Marcoule : chiffres officiels erronés, voire mensongers

L’ASN a publié sur son site Internet le 19 septembre une note d'information sur l'accident Centraco du 12 septembre 2011. Ce document indique qu’il « s’avère que le four de fusion contenait, au moment de l’accident, une charge d’environ 4 tonnes de déchets pour une activité de 30 MBq et non de 63 KBq comme l’a initialement indiqué l’exploitant ».
Cette nouvelle évaluation est donc 476 fois supérieure à celle qui prévalait depuis le 12 septembre.

LA CRIIRAD AVAIT RAISON ET S’APPRÊTE A SAISIR LA JUSTICE !

La CRIIRAD avait dénoncé dès le 23 septembre, dans un courrier officiel aux autorités, l'incohérence des résultats officiels et demandé au Procureur de la République la réalisation de mesures de débits de dose et d'analyses en laboratoire afin d'établir l'activité réelle des déchets.

Dans le domaine du nucléaire, les dossiers changent mais les constats restent les mêmes : sous-évaluation des risques du côté de l’exploitant et manque d’esprit critique, voire complaisance, du côté des experts officiels.

Pour plus d’information

Lisez le communiqué de la CRIIRAD.
Lire le courrier de la CRIIRAD aux autorités de sûreté nucléaire (ASN et ministres de la santé, de l'écologie et de l'industrie) - 23 septembre 2011
Lire le courrier de la CRIIRAD à M. GELLI, Procureur de la République - 29 septembre 2011.


lundi 26 septembre 2011

Documentaire sur le mouvement antinucléaire par la jeunesse japonaise



Un projet de documentaire sur le mouvement de protestation au Japon né après la catastrophe de Fukushima et qui, au dela de la lutte antinucléaire, adresse les problèmes de société, de condition de vie, la mondialisation.
Par Julia Leser and Clarissa Seidel, cinéastes allemandes.


Pour plus d’information

Consultez la traduction du site du documentaire. Ou la version originale en anglais.

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