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lundi 5 mars 2018

Bure, la violence de l'Etat

Ce week-end, les groupes d'opposants à la poubelle nucléaire de Bure avaient maintenu la rencontre inter-comités malgré l'évacuation par la force des occupants du bois Lejuc le 22 février dernier. Manifestation et déplacements avaient été interdits par la préfecture, ce qui n'a pas entamé la détermination des opposants qui voulaient installer une vigie dans le champ d'un agriculteur ami à proximité du bois.

Les média ont largement diffusé les mensonges d'Etat qui affirmaient que les manifestants avaient engagé les hostilités en lançant des pierre sur les gendarmes.
En réalité ce sont ces derniers qui ont envoyé des grenades lacrymogènes sur les opposants qui voulaient manifester sans violence.


Une amie, Irène, résumait les faits :
1- Nous étions plus de 500, je n'ai pas le nombre exact, Claude K a fait le comptage.
2- Le groupe voulait simplement planter une vigie dans un champ appartenant à un agriculteur ami.
3- Ce ne sont pas les jeunes qui ont attaqué les premiers mais bien les gendarmes qui ont envoyé des lacrymogènes
4- S'il n'y avait pas eu de lacrymogènes lancées, il n'y aurait pas eu de ripostes cailloux, mais ce n'était que trois cailloux lancés en l'air en fin de manifestation.
5- C'était une manifestation - ballade très décontractée du samedi après midi

Claude a indiqué un nombre de participants compris entre 400 et 500.

La journaliste Isabelle Masson-Loodts confirme que la violence a été déclenchée par les gendarmes : https://ultimatom.jimdo.com/2018/03/04/%C3%A0-bure-la-guerre-de-l-image/

jeudi 1 mars 2018

M. Lecornu n’est pas un démineur, mais un incendiaire !

Le collectif des associations locales qui s'opposent à au projet de poubelle nucléaire à Bure (Cigéo) ont publié l'excellent communiqué que je reproduis ici.

M. Lecornu, n’est pas un démineur, mais un incendiaire !

Le secrétaire d’Etat fait le service après-vente de l’opération militaire d’envergure menée sur le site de Bure la semaine dernière. Mais pourquoi chercher à se justifier ainsi ? M. Lecornu parle-t-il au nom du ministère de la Transition écologique ou du ministère de l’Intérieur ?

Il agite aujourd’hui des épouvantails. Il affirme avoir "expulsé des délinquants", ou des représentants de "l’ultra-gauche" qui n’auraient rien à voir avec des "opposants légaux" ou des «écologistes». Son langage «guerrier» contraste avec sa mission et ne fait guère honneur à un ministère censé veiller à la sauvegarde de l’environnement., à la préservation de la terre, à l’attachement aux territoires ruraux, à la solidarité intergénérationnelle...

Arpenter le Bois Lejuc accompagné de 500 gardes mobiles suréquipés militairement, pour déloger la quinzaine de hiboux de Bure vivant à la cime des arbres, est d’une incroyable lâcheté.
Faire semblant de ramener l’ordre dans une forêt en passe d’être massacrée par l’Andra (forêt dont la propriété est toujours contestée par voie juridique), est grotesque.
Y jouer les gros bras, détruire avec une sauvagerie incroyable de nombreux lieux de vie, sans songer un seul instant à interroger les véritables raisons de l’occupation sylvestre est injustifiable.

En consacrant leur vie à l’occupation de ce bois été comme hiver dans le rude climat lorrain, les Hiboux de Bure envoient des signaux d’urgence avec un courage qu’il faut saluer, honorer et écouter.
La méthode brutale déployée la semaine dernière a démontré de façon détestable le peu de considération pour l’environnement, mais plus grave encore, pour la jeunesse de ce pays, et un inqualifiable mépris envers la population de ce territoire.

Et pourtant à qui appartient, fondamentalement, l’avenir ? Qui est légitime au final dans ce dossier ?
Les défenseurs obtus d’un "vieux monde" qui n'en finit pas d'agoniser quoi qu’en dise le gouvernement actuel, ou celles et ceux qui veulent en finir véritablement avec un Etat nucléaire mortifère et la société policière qui va avec ?

M. Lecornu annonce que rendez-vous est pris avec «les opposants légaux» et qu’ils seront reçus « dans les semaines qui viennent au Ministère». Il ment.

L’ensemble des associations locales opposées à la méga-poubelle atomique tient à remettre les pendules à l’heure :

  • Aucune association d’opposition locale n’a été invitée à le rencontrer depuis le jeudi 22 février, alors stop à l’intox sur les plateaux des médias !
  • Nous ne sommes pas engagés par les rendez-vous potentiels pris avec des associations d’envergure nationale et nous ne considérerons pas les échanges tenus comme un dialogue avec le mouvement local d’opposition au projet. Nous appelons d’ailleurs les associations invitées à refuser ce rendez-vous par solidarité avec le mouvement local et ce tant que les conditions d’apaisement nécessaires à la concertation ne sont pas réunies.
  • L’expulsion sans dialogue préalable du Bois Lejuc a définitivement aggravé la fracture et ne témoigne pas d’une envie de faire avancer ce dossier dans la concertation. Aujourd’hui, chacun-e sait que le dialogue depuis 20 ans se résume à coups de débats publics bidons, de corruption institutionnelle envers des élus en mal de reconnaissance et qui ne représentent qu’eux-mêmes, et de plus en plus à coup de flashball et de grenades ou de procès de militant-es menés à charge mais dont les dossiers sont cruellement vides.

Par la brutalité de son action, le gouvernement a brisé le dialogue avec les différents opposants, et a cimenté les liens de notre opposition. Monsieur Lecornu n’est pas un démineur, mais un incendiaire ! Le gouvernement a soufflé sur les braises de la contestation partout en France. Il est à l’origine des 70 rassemblements spontanés qui se sont organisés en réaction à une expulsion injustifiable, voire illégale. Il a participé à la construction de nouveaux comités de lutte contre Cigéo. Il a permis à des personnes de se rencontrer, d’échanger leurs émotions, leur colère. Il a soudé un peu plus encore les liens indéfectibles qui nous unissent.

Le gouvernement a perdu le dialogue avec nous.
Il a renforcé celui de celles et ceux qui veulent lutter avec nous.

Les 3 et 4 mars était prévue une rencontre inter-comités de soutien et de lutte. Malgré la situation inédite, nous maintenons ces temps et ces espaces d’échange à venir.

Ce ne seront pas les arrêtés d’interdiction de circulation qui structureront notre lutte, qui aménageront notre territoire. Nous n’obéirons pas au calendrier fixé par le gouvernement, nous n’organiserons pas les temps à venir en fonction de ses velléités.

Chacun-e connait désormais un peu mieux les méthodes qu’il utilise pour étouffer le mouvement et les raisons qui poussent certain-es militant-es à se battre depuis plus de 20 ans avec une détermination infaillible et des convictions fédératrices. Le réseau anti-Cigéo continue de s’organiser avec une ampleur inédite. Ce week-end du 3 et 4 mars, nous continuerons à exprimer et à partager nos fragilités pour nous rendre plus forts, nous prendrons le temps de nous écouter, de réfléchir, de construire ensemble. Car si nous n’attendons rien du gouvernement, nous pouvons désormais compter sur un réseau de militant-es à travers le pays. En cherchant à museler la contestation locale, le gouvernement a bel et bien permis à de nouvelles voix de crier leur indignation et leur révolte à l’égard de ses très mauvais choix, et contre un projet dont elles ne veulent pas.

Le rendez-vous qui est pris prochainement avec certitude n’est pas avec le gouvernement, mais ces 3 et 4 mars avec celles et ceux qui veulent poursuivre ou rejoindre ce combat.

NON à l'enfouissement des déchets radioactifs à BURE ou ailleurs, OUI à l'étude des alternatives à l'enfouissement !

Communiqué commun,
Les associations d’opposant.es citoyen.nes et élu.es : Burestop55, Bure Zone Libre, Cedra52, Eodra, Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château, MNE, Mirabel LNE,
et des Hiboux de Bure


samedi 24 février 2018

Expulsion au bois Lejuc à Bure : consternation, colère et détermination

Cela a été fortement médiatisé, jeudi 23 février, 500 gendarmes expulsaient dans la violence les occupants du bois lejuc et pénétraient de force et illégalement dans la maison de la résistance.

Une telle violence de la part de nos "dirigeants" fait naître consternation, colère et surtout une détermination à poursuivre la lutte contre ce projet dangereux et irresponsable qu'est Cigéo à vouloir enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires qu'une folle politique énergétique à produit et continue de produire.

Dès le lendemain de l’expulsion, les hiboux regagnaient les arbres du bois Lejuc !
L'évidence est là, cette lutte est légitime, importante, vitale. L'opposition ne faiblira pas.



Photo : Reporterre

Suivez le fil d'infos sur : https://vmc.camp/
Et bien sûr les excellents articles de Reporterre

samedi 13 janvier 2018

Bure c'est non !

Bure_C_Non.jpg

jeudi 23 novembre 2017

Bure, la campagne revit grâce à la lutte et les arbres accueillent les résistants

Bure, petite ville dans la Meuse choie par l'Andra pour y implanter une poubelle nucléaire à 500 mètres sous terre.
J'en ai parlé ici maintes fois sur ce blog. J'y suis allé plusieurs fois. 2 séjours à la maison de la résistance (BZL) et aussi pour manifester.
La dernière fois c'était au 15 Août de cette année 2017. Si j'avais annoncé la manifestation, il est vrai que je n'ai pas eu le cœur à écrire au retour.
La violence policière y avait dépassé tout ce que j'avais vu jusqu'alors. Ce fut pire que le 18 février de cette année ou la manifestation s'était terminée en dénombrant plusieurs blessés (voir ici). Un manifestant, Robin, a eu le pied déchiqueté par une des nombreuses grenades lancées contre nous manifestants, par les gendarmes ou autres forces policières.

Depuis, la lutte continue de s'amplifier et de s'organiser. Et pas dans la violence.
Reporterre vient de publier un magnifique reportage en deux articles :

Quel plaisir d'apprendre que peu à peu des opposants s'installent durablement, contribuant à faire revivre les villages qui se désertifient.
Les champs se cultivent, un four à pain est en construction, d'autres projets de vie, la vraie, sont dans les esprits et se concrétisent peu à peu.

Depuis ma visite le 18 février, le bois Lejuc reçoit de plus en plus d’occupants et de cabanes. Comme à Notre Dame des landes, c'est une ZAD qui s'étoffe ici.
La lecture du reportage de Reporterre (qui a deux correspondants sur place) est de nature à redonner le moral et confiance en l'homme.
Qu'il est bon de savoir que des projets à taille humaine se montent là bas et que, même si tout n'est pas rose, loin de là, l'entraide la solidarité et la convivialité montrent un des chemins vers un monde meilleur.

Voici deux des cabanes du bois Lejuc lors de ma venue le 18 février.


Actuellement une cabane de 30m2 se construit dans les arbres ! Lisez le reportage sur le site Reporterre !

vendredi 28 juillet 2017

TEPCO souhaite rejeter 770 000 tonnes d'eau radioactive dans l'océan Pacifique !


Tokyo Electric Power Company (Tepco), exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima et en charge de son démantèlement souhaite rejeter 770 000 tonnes d'eau radioactive contaminée au tritium dans l'océan Pacifique.
Tepco attend pour cela le feu vert du gouvernement japonais.

Selon Michèle Rivasi (voir son communiqué ici), « Depuis l'accident nucléaire de mars 2011 de Fukushima, Tepco a du stocker 770 000 tonnes d'eau radioactive dans plus de 580 réservoirs répartis sur le site. Pourquoi ? Parce que depuis plus de six ans que la catastrophe a eut lieu, l'entreprise injecte 350 tonnes d'eau par jour dans trois des six réacteurs de la centrale pour les refroidir en permanence. »

Ceci est particulièrement grave. Comme si l'on pouvait sans risque déverser et diluer d'énormes quantité de radioactivité dans l'océan !

Une pétition est lancée pour demander au gouvernement japonnais de refuser ce crime. Pour signer, c'est ici.


samedi 15 avril 2017

NE VALIDEZ PAS LA CUVE DÉFECTUEUSE DE L’EPR !


L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a détecté, dès 2005, de graves problèmes liés aux procédures de fabrication des aciers à l’usine Creusot Forge, où devait être fabriquée la cuve de l’EPR. Bien que l’ASN en ait averti EDF et Areva, cela n’a pas empêché la fabrication ni l’installation de cet équipement qui s’avère aujourd’hui défectueux... En cas d’accident, on risque une rupture de la cuve avec une catastrophe de type Tchernobyl.%% Afin qu’elle homologue cette cuve malgré ses défauts, une pression considérable est exercée sur l’ASN de la part d’EDF, d’Areva, de l’État français et même de la Commission européenne. À nous, citoyens, de faire contrepoids et de rappeler que les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent jamais passer avant la protection des populations.

Signez la pétition pour exiger de l’Autorité de sûreté nucléaire qu’elle ne valide pas la cuve de l’EPR !

http://sortirdunucleaire.org/Petition-cuve-EPR?origine_sujet=EPR2017

mardi 21 mars 2017

Quelle est l'origine de la contamination actuelle de l'air européen à l'iode 131 radioactif ?


Depuis plusieurs semaines l'air européen est contaminé en iode 131 radioactif.
Peu de média en parlent. L'information circule essentiellement dans les réseaux écologites.

La CRIIRAD a informé en février :

Quelle en est la cause ?
Quel est le niveau de danger, en particulier pour les personnes vivant à proximité de la source ?
Les "autorités" ont-elles pris la mesure du problème ?
Que fait-on pour traiter le problème, pour protéger les populations ?
L'expérience montre qu'en matière de nucléaire, de radioactivité la transparence, la vérité n'est pas de mise.
Exigeons cette vérité, exigeons la sortie du nucléaire, d'urgence, avant un nouvel accident qui pourrait fort bien se produire chez nous tant les installations sont en piteux état !


lundi 6 mars 2017

Fukushima 6 ans. N'attendons pas l'accident en France. Manifestons à Paris le 11 Mars !


La coordination antinucléaire Ile-de-France organise une manifestation ce 11 mars 2017 à Paris à l’occasion des 6 ans de la catastrophe de Fukushima.

Rendez-vous à 14h30, Place de la République
* Contre le retour forcé des populations en zone contaminée au Japon
* Contre les Jeux Olympiques de Tokyo de 2020
* Pour l’arrêt du nucléaire en France

Le 11 mars 2011 débutait la catastrophe nucléaire de Fukushima. Six ans après, elle n’est toujours pas maîtrisée : la radioactivité continue à contaminer la mer et le territoire alentour. Les énormes travaux de décontamination entrepris s’avèrent inefficaces, et ne sont plus qu’un alibi.

Le gouvernement japonais veut faire croire à un retour à la normale. En supprimant bientôt les indemnités accordées aux évacués et en coupant l’aide au logement aux 32 000 réfugiés "volontaires", il veut contraindre au retour ceux qui ont dû fuir. Et il compte sur le méga-spectacle des JO de Tokyo en 2020 pour convaincre que la page du désastre est tournée et faire repartir la croissance. Dénonçons cet énorme gaspillage d’argent public, alors que l’argent manque pour aider les réfugiés. Soutenons les victimes de la catastrophe et leur droit à retrouver une vie normale, hors des zones contaminées.

Exigeons le suivi des conséquences sanitaires (on compte déjà 145 cas de cancer de la thyroïde parmi les enfants et les jeunes de Fukushima).

Soutenons le boycott des JO de Tokyo !

Le gouvernement japonais n’agit pas seul : il a le soutien du lobby nucléaire international, et notamment du lobby français. Ces criminels ont remis en service, en l’adaptant, leur programme Ethos mis au point à Tchernobyl, dans le but de convaincre les populations de "vivre avec la radioactivité". Pour eux, le Japon est le laboratoire de ce qu’il faudra sans doute un jour mettre en œuvre ailleurs, et notamment chez nous en France.

En France, où l’on compte 58 réacteurs vieillissants (dont on apprend aujourd’hui que des pièces essentielles ont subi au départ des malfaçons), le scénario d’une prochaine catastrophe nucléaire ne relève plus de la science-fiction. Et pourtant ils continuent. L’EPR est un fiasco technique et financier, l’industrie nucléaire est en faillite, mais ils s’entêtent.

Seule la pression populaire peut obliger le pouvoir à prendre la décision qui s’impose : l’arrêt du nucléaire, avant la catastrophe.

mercredi 1 mars 2017

Bure: la justice annule la vente du bois Lejuc à l'ANDRA

Excellente nouvelle, le tribunal administratif a donné raison aux habitants de Mandres-en-Barrois (55) qui lui avaient demandé d'annuler la délibération du conseil municipal qui vendait le bois Lejuc à l'ANDRA.

Cette vente étant illégale, l'ANDRA n'est ainsi pas propriétaire du bois où il souhaitait construire les puits de ventilation du futur (s'il se fait) centre de stockage, à 500 m sous terre, des déchets nucléaires. Des déchets radioactifs pour plus de 100 000 ans. Un projet insensé menaçant les nappes phréatiques, les terres et les habitants pour 3000 générations.

La lutte s'amplifie et se durcit. Parfait.


Le 18 février dernier, plusieurs centaines de manifestants se sont rendus au bois Lejuc pour signifier leur opposition au projet et leur soutien aux occupants du bois.


Là bas, le mur à terre...


Dans le bois, l'occupation s'organise !


Après le bois, direction le site de l'ANDRA, et là les choses dégénèrent, la colère monte, la clôture tombe et les forces du désordre se mettent en action.


Fumigènes mais aussi grenades de désencerclement et assourdissantes !


La barricade se constitue.

dimanche 12 février 2017

Manifestons à Bure ce 18 février !


Allons faire un tour dans le bois Lejuc près de Bure ce samedi 18 février !
Rendez-vous à 10h à Bure.

Programme et infos pratiques

http://vmc.camp/journee-18-fevrier/programme/

mardi 6 décembre 2016

L'EPR (Noël) est une ordure !






Vous aussi demander d'arretrer les frais !

http://sortirdunucleaire.org/Nucleaire-arretons-les-frais

jeudi 4 août 2016

Du 8 au 19 août : Deuxième manche de l’été d’urgence à Bure !


Dimanche 14, à 11h : grande manifestation contre le projet CIGEO et l’accaparement du bois Lejuc.

Retrouvons-nous massivement à Bure pour ensevelir la poubelle nucléaire sous une irréversible marée humaine !

Pour plus d’information

http://vmc.camp/2016/07/31/du-8-au-19-aout-deuxieme-manche-de-lete-durgence-a-bure/

jeudi 7 juillet 2016

Cigéo, les occupants de la forêt de Mandres-en-Barrois expulsés

A 6 heures ce matin, les occupants de la forêt de Mandres-en-Barrois ontb été expulsés par la force armée.

Installés depuis puls de deux semaines, il refusaient que l'Andra ne saccage la forêt en prémices à la réalisation du centre de stockage des déchets nucléaires (projet cigéo) à Bure.
La lutte continue bien sûr, les appels ont d'ores t déjà été lancées pour des actions et manifestation ces prochains jours.

Ecoeuré par cet interminable État minable.

Pour plus d’information

http://vmc.camp/


mercredi 4 novembre 2015

EDF prix Pinocchio du climat

Les Amis de la Terre viennent de dévoiler les noms des entreprises nominées aux Prix Pinocchio du climat.
EDF, qui s’affiche fallacieusement comme "Partenaire officiel d’un monde bas-carbone", est nominée dans la catégorie "Greenwashing" pour ses affirmations sur son mix électrique "à 98% sans CO2".
Le Réseau "Sortir du nucléaire", qui a déjà porté plainte devant le Jury de déontologie publicitaire à ce sujet, assigne maintenant EDF en justice pour publicité trompeuse.


Pour voter et attribuer le prix à EDF

http://www.prix-pinocchio.org/nomine/edf/

mercredi 21 octobre 2015

CIGEO : un député au secours de l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure


Communiqué Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)

TENTATIVE D'UNE NOUVELLE LOI SUR CIGEO...

Le député Jean-Yves Le Déaut a déposé, comme annoncé en août 2015, une proposition de loi sur "projet Cigeo et réversibilité".

Une loi à tout prix... pour sauver Cigéo ?
Alors que l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), maître d'ouvrage du projet, n'a toujours pas déposé sa demande d'autorisation, alors que la mobilisation locale et nationale contre ce projet et son monde ne cesse de grandir et de se renforcer, selon un entretien accordé à Contexte (1), le député Jean Yves Le Déaut, favorable au projet, voudrait brûler les étapes en proposant dès maintenant une nouvelle loi spécifique à Cigeo... modifiant ainsi le calendrier prévu par la loi de gestion des déchets nucléaires de 2006.

Une nouvelle loi qui tente de masquer les vrais tares du dossier 

L'Andra pourrait donc bénéficier de trois ans de sursis pour déposer sa demande d'autorisation de création de Cigeo, reportée à 2018 au lieu de 2015, comme prévu par la loi de 2006. Pour quelles raisons, si ce n'est le "vide" qui caractérise son dossier ? Vide en matière de conception du stockage profond, de définition des installations de surface, de solutions aux risques connus et désignés de l'enfouissement, d'inventaire des déchets, de définition des coûts… Si cette proposition de loi est acceptée, les parlementaires statueront sur un brouillon approximatif de Cigeo !

Une loi qui pourrait être très anti-démocratique
En définissant d'office le principe de réversibilité et en écrasant le calendrier défini par la loi de 2006, Jean-Yves le Déaut propose un forcing inquiétant, quoi qu'il en dise. Le ton est donné, qui fait plus confiance aux technocrates qu'au débat démocratique. Finalement, cette proposition de loi demanderait juste aux parlementaires de mettre un tampon "accord" sur un chantier clé en main, sur lequel il ne faudrait plus revenir, malgré les très nombreuses oppositions qu'il suscite.
La "phase pilote", soufflée par les industriels a été maquillée abusivement en "souhait du public", lors du débat public avorté de 2013.
C'est cette phase que tentent de mettre en route, de façon quasi désespérée, les promoteurs de Cigeo. Une fois son feu vert accordé, le chantier échappera -dangereusement- à toute réflexion collective. 


Une loi pour contrer les oppositions locales ?
Cette loi proposerait le report de l'exigence de maîtrise foncière après l'autorisation de création de Cigéo et la mise en œuvre de la phase pilote. Régionalement, l'Andra posséderait déjà 2800 hectares de terres et forêts pour les opérations d'échanges et de remembrements ! Le dossier du débat public en 2013 parlait de 310 ha d'installations de surface. A peine deux ans plus tard, l'Andra parle déjà officiellement de près de 600 ha. Quelle est réellement l'ampleur des installations nucléaires envisagées en surface à Bure ?

Une loi au service du mythe du nucléaire "gérable"
Jean-Yves le Déaut, lors de son entretien, voudrait bien faire croire encore que déchets et filière industrielle n'ont rien à voir. Et il n'a aucune considération pour les habitants à qui l'on impose le sacrifice de leur territoire ! Pour la Coordination BURESTOP, origine des déchets et gestion de ceux-ci sont indissociables et il faut impérativement poser le problème dans le bons sens : on coupe le robinet à déchets et ensuite on cause de leur gestion. C'est pourquoi elle dénonce cette proposition de loi "à la sauvette", qui, encore une fois, veut faire croire que l'on sait gérer les poisons nucléaires, sans poser la question de leur production. Une proposition de loi qui donnerait en quelque sorte un feu vert à l’enfouissement, privant ainsi la communauté humaine de tout autre choix et de tout débat sur la gestion des déchets après l’arrêt du nucléaire.
 Elle interpelle les parlementaires en leur envoyant une lettre ouverte à ce sujet : http://mirabel-lne.asso.fr/f/lettre_ouverte_aux_deputes_octobre_2015.pdf

(1) https://www.contexte.com/article/electricite-nucleaire/info-contexte-cigeo-le-vrai-lobby-cest-de-laisser-pourrir-cest-le-statu-quo-jean-yves-le-deaut_30476.html?share_key=420c9b4d40074653f5ae02126293c2f5&share_date=1444844679.37&share_email=info@contexte.com



mardi 1 septembre 2015

Castors sur les voies

Ce matin, 6h22 sur le quai du RER D à Brunoy (91), un train, trois wagons seulement, des wagons à l’allure un peu particulière, lourds chacun d’un castor.
Je n'avais pas de quoi photographier mais voila de quoi il s'agit :


Un castor, c’est un conteneur de stockage et de transport du combustible nucléaire ou de déchet radioactif, d'un poids qui peut aller de 110 à 125 tonnes.

Ce matin, donc, un convoi nucléaire passait à quelques mètres des voyageurs attendant leur RER. Qui s’en rendit compte ? Personne sans doute à part moi. Heureusement, aucun accident ne fut à déplorer contrairement au déraillement qui survint à Drancy. Heureusement car alors, qui aurait su comment agir ?

En tant que voyageur je refuse d’être exposé à de tel risque. En tant que citoyen, je refuse que chaque jours nos centrales produisent des déchets radioactifs pour des siècles, dont on ne sait que faire et qui parcourent la France, le monde, par rail, par route, sur les mers, de stockage en retraitement en stockage encore, en attendant on ne sait quoi… Un enfouissement à Bure pour l’éternité ? Ou pour la fin de l’espèce humaine ?


Ailleurs en 2012

Pour plus d’information

http://www.sortirdunucleaire.org/Transports-nucleaires

vendredi 28 août 2015

Du vendredi 28 au dimanche 30 Août : Opération "Allô le PS ? Fermez Fessenheim !"


Fessenheim est la plus vieille centrale nucléaire en ac­tivité en France, ses deux réacteurs ayant été connectés au réseau en 1977. Elle cumule les risques : zone sismi­que et inondable, couloir aérien, conception défectueuse, incidents à répétition…

En 2011, le PS et EELV signaient un accord électoral qui prévoyait son « arrêt immédiat », c’est-à-dire au lende­main de l’élection présidentielle. En 2012, François Hol­lande déclarait « Je veux fermer Fessenheim pour deux raisons. C’est la plus vieille centrale, prévue pour 30 ans et elle aura 40 ans d’âge en 2017. Et elle est située près d’une faille sismique. » Mais son engagement reste à ce jour lettre morte.

Le réseau Sortir du nucléaire organise ce weeek-end une action « tempête » sur les réseaux sociaux !
Prenons d’assaut les lignes téléphoniques du Parti Socialiste au moment même où le parti tiendra son université d’été dans la ville de La Rochelle.
Simultanément menons une action « tempête » sur les réseaux sociaux !
Par téléphone ou sur le web, restons courtois : notre exigence et nos arguments n’en auront que plus de poids !
Par téléphone ou sur le web, restons courtois : notre exigence et nos arguments n’en auront que plus de poids !

Exemple de questions à poser

  • Bonjour, François Hollande a déclaré le 2 mai 2012 déjà devant les Français : « Je veux fermer Fessenheim pour deux raisons. C’est la plus vieille centrale, prévue pour 30 ans et elle aura 40 ans d’âge en 2017. Et elle est située près d’une faille sismique ». Le Parti Socialiste doit rappeler François Hollande à ses engagements !
  • Bonjour, je suis fermement convaincu de la nécessité de fermer la centrale de Fessenheim immédiatement et j’aimerais connaître la position du parti socialiste ?
  • Bonjour, je suis très inquiet au sujet des derniers développements de la loi de transition énergétique qui permettrait à la centrale de Fessenheim de rester encore ouverte ! Pouvez-vous demander au gouvernement français d’écouter les citoyens et exiger sa fermeture immédiate ?

Idées de messages pour les réseaux sociaux
@jccambadelis Quelle est la position du #PS sur la fermeture de #Fessenheim ? Respectez vos promesses #FermezFessenheim !
@ (membre du PS) Quelle est votre position sur la fermeture de #Fessenheim ? Pas de recul possible ! #FermezFessenheim !
ex @ClotildeVALTER (secrétaire nationale à l’Energie et transition énergétique, mais tout élu PS peut être destinataire) de nombreuses figures PS ont un compte twitter
ex : @MartineAubry ; @benoithamon ; @manuelvalls
ou encore :
@partisocialiste l’ #UEPS doit être le moment pour rappeler l’exigence de fermeture immédiate de #Fessenheim
@renouveausoc l’ #UEPS doit dire avec nous #FermezFessenheim la plus vieille centrale de France !
@partisocialiste à l’ #UEPS plus de promesses : #FermezFessenheim maintenant !

Pour participer à la tempête

http://www.sortirdunucleaire.org/PS-Fermez-Fessenheim

jeudi 6 août 2015

6 août 1945 à 8h15

Il y a 70 ans à Hiroshima !
Plus jamais ça !
Stop aux armes nucléaires et au nucléaire civil !

BURE Cigéo atomisé par le Conseil constitutionnel

La loi Macron était imposée le 9 juillet dernier à l'Assemblée National par le recours à l'article 49.3, donc sans permettre aux seuls quelques 30 députés présents de voter.
Vous savez probablement qu'un amendement visant à entériner le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) avait été réintroduit au dernier moment dans la loi (après plusieurs précédentes tentatives). Ainsi, l’article 201 de la Loi Macron imposait, sans discussion, sa propre définition de la réversibilité (du stockage des déchets nucléaires) : il s’agirait d’une possibilité de revenir à tous moments sur les décisions antérieures.


Bonne nouvelle, le Conseil constitutionnel vient d’invalider ce mercredi 5 août cet article 201 de la loi ainsi que plusieurs autres (traitant des sujets différents). Exit donc Cigéo de la loi Macron !
Un rebondissement de plus dans la lutte qui continue (et aurait continué même avec cet amendement scandaleux) et ne finira qu'avec l'abandon de ce projet pharaonique et dangereux.

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