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mardi 31 août 2010

Manifestation transfrontalière pour la fermeture de Cattenom et la sortie du nucléaire

Stop Cattenom! - Pour l'arrêt de la centrale.
Pour la sortie pure et simple du nucléaire!

En voilà assez! Nous ne voulons plus cohabiter avec une bombe à retardement. Il y a des alternatives au nucléaire. Et c’est pour cela que nous voulons donner un signal fort contre le nucléaire en vous invitant à manifester avec nous le 18 septembre prochain :

Rassemblement antinucléaire européen
“Cattenom Non Merci”
avec animations culturelles
au pays des trois frontières à Perl (Allemagne),
à côté du pont de Schengen
Samedi, 18-09-2010, 15h00 à 19h30

La centrale nucléaire de Cattenom située au carrefour des trois frontières Sarre/Lorraine/Luxembourg est en train d’atteindre le grand âge. Le premier de ses quatre réacteurs a été mis en service, contre la volonté de la population avoisinante, juste après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en 1986. La fin de son exploitation n‘est pas encore programmée. Et cela malgré le fait que ses répercussions environnementales – émissions radioactives et chimiques – dépassent de loin les émissions de la plupart des autres centrales nucléaires ouest-européennes.


Pour plus d’information

http://www.cattenom-abschalten.de/


lundi 16 août 2010

La centrale de Penly vivra une crise majeure le 9 septembre

La centrale nucléaire de Penly vivra le 9 septembre prochain un exercice de sécurité civile national.


Les villes de Penly et Bivillesur-Mer, qui totalisent plus de 900 habitant testeront le dispositif d'alerte et les mesures de protection de la population. Elles seront évacuées.

Les habitants situés dans un rayons de 5 à 10km, eux, feront l'objet d'une évacuation virtuelle testée par les services de secours...

Le scénario de l'accident nucléaire qui sera simulé est, parait-il, secret et est ignoré de l'ensemble des participants, des services de sécurité civile et de EDF.



mercredi 11 août 2010

Russie : les incendies ont touché 4.000 hectares de zones irradiées

On le redoutait et l'on apprend aujourd’hui que 4.000 hectares de terres radioactives ont d’ores et déjà été brûlées en Russie.

Le service fédéral de défense des forêts a fait le décompte : des incendies de forêt ont été enregistrés depuis juillet "sur 3.900 hectares" de terres "polluées par des éléments radioactifs". Et ce principalement dans la région de Briansk, au sud-ouest de Moscou, et à la frontière du Bélarus et de l’Ukraine, qui avait été polluée par les retombées de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en 1986.

Quelles sont les conséquences d’une telle nouvelle ? "Un incendie peut remettre en suspension dans l’air les particules radioactives contenues dans la terre et les arbres" explique Roland Desbordes, président de la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité). "Cependant, les niveaux de concentration en particules de césium sont tellement bas qu’ils ne peuvent absolument pas engendrer une inquiétude sanitaire" estime de son côté l’IRSN.

Source : France info.

Voir aussi

L'avis de l'Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) sur le niveau de risque pour la France.

mardi 10 août 2010

Incendies de forêts en Russie : très faible risque de contamination pour la France selon l'IRSN

Selon l'Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), les incendies de forêts en Russie n'induisent qu'un très faible risque de contamination pour la France. Voici l'analyse de la situation selon cet organisme public français, en date du 6 Aout.


Carte de situation © Google Earth

Si les incendies de forêts actuellement en cours en Russie touchaient des zones contaminées par les retombées radioactives de l’accident de Tchernobyl survenu en 1986, le risque serait une contamination de l’air par la remise en suspension de particules radioactives (notamment de césium 137) lors de la combustion du bois.

En tout état de cause, les quantités de Césium (et à moindre degré de Strontium 90) qui pourraient être remises en suspension par des feux de forêt seraient sans commune mesure avec celles rejetées par le réacteur de Tchernobyl accidenté en 1986 (1).
Les traces de radioactivité qui pourraient alors être mesurées en France seraient trop faibles pour représenter un risque pour la santé et l'environnement, comme l’a déjà montré un épisode précédent de feux de forêts en Russie, Biélorussie et Ukraine en septembre 2002.


Figure : Évolution de l’activité moyenne du césium 137 de l’air en France de mai à octobre 2002 et moyenne annuelle

Toutefois, il faut souligner que ces niveaux de radioactivité du césium 137 mesurées en France lors des épisodes d’incendie dans les pays de l’Est, ont été dix à cent millions de fois plus faibles que le niveau de radioactivité naturelle dû à la présence permanente de radon dans l’air (2).

Néanmoins, il convient de remarquer qu’en raison de leur très faible niveau de concentration, ces particules radioactives nécessitent pour être détectées des stations de prélèvement d’aérosols à grand débit (stations du réseau OPERA-Air).

Les filtres recueillant les particules doivent alors faire l’objet de traitement au sein de laboratoires de haute performance, et être analysés pendant plusieurs semaines. Il ne s’agit donc pas d’une mesure de radioactivité en temps réel, comme celle réalisée par le réseau d’alerte TELERAY destiné à détecter des niveaux de radioactivité beaucoup plus élevés.

L’ensemble des résultats de mesures seront disponibles via le Portail IRSN de surveillance de la radioactivité dans l'environnement (http://environnement.irsn.fr).

Notes :
(1)- Consulter les dossiers sur l’accident de Tchernobyl.
(2)- Pour plus d’information, lire notre fiche d’information « Incendies de forêts dans les pays de l’Est : mesures de la contamination de l’air par l’IRSN » (document pdf).

Mon avis

Peut-on avoir pleinement confiance dans cet établissement public qu'est l'IRSN ? Je m'interroge...
Quoi qu'il en soit, il me paraissait intéressant de vous communiquer cet avis.
Nous suivrons bien sûr l'évolution de la situation en souhaitant que le moins de radioactivité possible ne soit diffusée dans l'atmosphère.

lundi 9 août 2010

Etat d'urgence autour d'un centre de retraitement nucléaire russe

Un centre de retraitement de déchets nucléaires menacé
Les autorités russes font savoir que l'état d'urgence a été décrété il y a trois jours déjà autour du centre de retraitement et de stockage de déchets nucléaires de Maïak en raison de la propagation des incendies dans cette zone.

Le chef de l'administration, Viktor Trofimtchouk, «présidera le 10 août une réunion d'urgence pour coordonner les efforts des services concernés», selon ce communiqué. Le centre de retraitement se trouve dans la région de Tcheliabinsk, dans l'Oural, à 2000 km à l'est de Moscou.

Ce gigantesque complexe, lieu d'une catastrophe nucléaire en 1957, qui est capable de retraiter 400 tonnes de combustible nucléaire usagé par an, est aussi le lieu de stockage de très grandes quantités de déchets nucléaires.

Risque sur les zones contaminées par l'accident de Tchernobyl
Un risque écologique si le feu s'approche de Tchernobyl. Les incendies pourraient provoquer de gros risques écologiques dont des retombées radioactives en Europe. L'association écologique Robin des Bois a tiré la sonnette d'alarme. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a, lui, déjà annoncé qu'il allait mesurer de près les particules qui pourraient atteindre la France et analyser «leurs éventuelles retombées au sol».

Le ministre des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou, craint que les incendies ne se propagent à une région dont le sol et les végétaux avaient été irradiés lors de l'explosion de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl, où a eu lieu en 1986 la plus grande catastrophe nucléaire civile de tous les temps. «Nous surveillons attentivement la situation dans la région (russe, ndlr) de Briansk», à la frontière avec l'Ukraine et le Bélarus, car «si un incendie s'y déclarait, des substances radioactives pourraient s'envoler avec la fumée et une nouvelle zone polluée apparaîtrait», a-t-il expliqué.

Un autre centre nucléaire en danger
Des arbres abattus autour du centre nucléaire de Sarov. Près de 500 militaires abattaient vendredi la forêt autour du centre nucléaire militaire Arzamas 16, près de Sarov, pour écarter définitivement le risque de propagation du feu qui s'était stabilisé hier, a indiqué un porte-parole du ministère. Les autorités, après avoir déclaré plusieurs fois qu'il n'y avait aucun risque, ont réaffirmé que tous les matériaux radioactifs avaient été évacués du site au début de la semaine. L'association écologiste Robin des Bois a exprimé des inquiétudes concernant Arzamas 16, déjà en fonction du vivant de Staline. Elle craint notamment que des déchets dangereux y soient encore stockés.


Sources :
Libération.
Le Parisien.

Mon avis

Les autorités Russes sont toujours aussi peu transparentes et même cachent la vérité, tant sur la mortalité liée aux conséquences des incendies, que sur les risques qui pèsent ou atteignent les installation militaires et nucléaires.

samedi 31 juillet 2010

L'EPR de Flamanville dérape

EDF a annoncé vendredi 30 juillet un report de deux ans, à 2014, de la date de démarrage de son réacteur EPR de Flamanville (Manche).
Second dérapage,le coût : 3,3 milliards initialement, le chantier reviendrait à 5 milliards d’euros selon l'estimation actuelle.


EDF se veut rassurant :
«Des progrès significatifs ont été réalisés sur le chantier de l’EPR de Flamanville (…) L’objectif de première production commercialisable est désormais fixé à 2014, avec des coûts de construction ré-estimés autour de 5 milliards d’euros».

Il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser, les retards de l’EPR de Flamanville étaient évoqués par la presse et les syndicats depuis plusieurs mois.
La direction d’EDF avait déjà réévalué à 4 milliards d’euros en décembre 2008 le coût de construction de ce réacteur. Elle avait aussi implicitement reconnu un retard d’un an en novembre 2009.

Le chantier du premier EPR français prend ainsi la même voie que son grand frère finlandais qui accuse environ 4 ans de retard et un doublement des coûts par rapport à l'estimation initiale...



jeudi 15 juillet 2010

Matières ou déchets radioactifs ?

Le Haut comité sur la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN), a remis un rapport sur la gestion de la matière et des déchets nucléaires.

En octobre 2009, après la diffusion d’un documentaire sur Arte révélant des échanges d’uranium entre la France et la Russie, Jean-Louis Borloo avait saisi le comité pour obtenir un inventaire complet de ce commerce entre les deux pays. Le document qui en résulte fourni une analyse détaillée des flux de matières radioactives à tous les cycles du combustible.

Le rapport confirme que la France recourt à des installations russes pour enrichir deux types d’uranium. «L’importance de ces mouvements et les quantités précises des diverses matières mises en jeu n’étaient pas accessibles avant ce rapport», souligne le haut comité. On apprend qu’entre 2000 et 2009, la France a exporté plus de 8 500 tonnes d’uranium naturel, 52 619 tonnes d’uranium appauvri et 4 161 tonnes d’uranium de retraitement. A chaque fois, la France ne rapatrie qu’environ 10% des volumes, le reste devenant la propriété des Russes. Cette matière appauvrie est entreposée à ciel ouvert, en Russie. Fin juin, une délégation française aurait dû se rendre à Tomsk pour visiter les installations et vérifier l’état de l’entreposage, mais les Russes ayant refusé la présence d’un syndicaliste et d’un écologiste, le voyage a été annulé. «Ce premier inventaire s’est focalisé sur la Russie et c’est bien normal puisque c’est l’un des pays - sinon "le" pays - qui a le plus d’ambitions en matière nucléaire et le moins de transparence», s’agace Jacky Bonnemains, de l'association Robin des Bois, empêché d’aller en Russie.

Un élément nouveau, mis en lumière par le rapport, risque d'avoir des conséquences importantes dans notre appréciation de cette filière énergétique. Le rapport annonce en effet que le taux de recyclage du nucléaire n'est pas de 96% comme l'annonçaient Areva et EDF -les acteurs de cette industrie-, mais de seulement 12%. Un chiffre qui confirme que nous avons un problème de gestion de ces déchets et qui remet totalement en question les propos des industriels sur le «cycle fermé» des déchets que l'on valorise pour refaire de l'énergie comme on envisage de le faire avec les centrales de 4ème génération. Un chiffre qui conforte les antinucléaires sur le constat que cette énergie n'est ni propre ni vraiment renouvelable.

Enfin, le rapport du HCTISN considère que :
- une partie de ces matières (nucléaires) ne font pas aujourd’hui effectivement l’objet d’une valorisation et sont entreposées dans cette éventualité (de recyclage). Compte tenu des perspectives de recyclage et aux termes de la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et des déchets radioactifs, l’uranium de recyclage et l’uranium appauvri sont aujourd’hui classés comme des matières radioactives valorisables ;
- le classement matières / déchets n’est pas définitif et peut être réévalué au regard du contexte industriel, politique et /ou technico-économique ;

Sources : RFI, Libération, communiqué HCTISN

Mon avis

On nous dit que la gestion des matières et déchets nucléaires est transparente.
On nous dit que, au gré du contexte industriel, politique et /ou technico-économique, les matières peuvent devenir des déchets ou vice versa.

Lorsque l'on nous apprend que le chiffre d'un taux de recyclage de 98% annoncé par Areva et EDF est faux et qu'il n'est que de 12%, nous sommes fondés à penser que le mensonge règne, non ?

Quant au recyclage fait en Russie, Aréva a annoncé depuis qu'il va cesser plus tôt que prévu. Voir mon billet ici.

Je crains qu'un jour, suite à un accident majeur, l'opinion publique oblige enfin nos politiques-industriels à abandonner cette terrible et dangereuse filière nucléaire.


Carte de France des déchets nucléaires par les Collectifs BURESTOP

dimanche 11 juillet 2010

Selon Greenpeace, Aréva arrète l'exportation des déchets nucléaires vers la Russie

Voici un communiqué de Greenpeace France

Aujourd'hui, 9 juillet 2010, Aréva arrête officiellement d'envoyer des déchets nucléaires en Russie !

Greenpeace a mis fin à 38 ans de transports de déchets nucléaires français vers la Russie !


Greenpeace a découvert qu’Areva va prématurément cesser d’exporter ses déchets nucléaires en Russie. Alors que le contrat qui unit Areva et l’agence atomique russe Rosatom devait prendre fin en 2014 (1), les Russes ont décidé de rompre dès le 11 juillet prochain cette collaboration qui dure depuis 1972 !

La polémique internationale créée ces derniers temps notamment grâce aux actions de Greenpeace a eu raison de ce scandale !

Un scandale révélé par Greenpeace
Depuis les années 1980, Greenpeace dénonce les exportations de déchets nucléaires en Russie. En octobre 2009, la diffusion de l’enquête de Laure Noualhat et Éric Guéret, « Déchets : le cauchemar du nucléaire » relance la polémique. N’obtenant aucune explication satisfaisante de la part d’Areva, le ministre de l’Écologie et de l’Énergie saisit le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire qui ouvre une enquête. Prévus pour janvier 2010, les résultats devraient être rendus publics d’ici la fin du mois de juin. Plus de détails ici : http://bit.ly/d7ynKp

Les mensonges d’Areva…
Tout au long de cette bataille, Areva n’a cessé de mentir pour essayer de justifier ces exportations. Aujourd’hui l’industriel essaie de faire croire que l’arrêt des exportations était prévu de longue date… La journaliste de Rue89 qui a réalisé une enquête complète sur cette affaire a eu bien des difficultés pour obtenir des réponses. Son article sur le sujet est visible ici : http://bit.ly/cUrXJy

Un scandale qui s’arrête, une bonne nouvelle !
Greenpeace considère qu’exporter ces déchets en Russie est contraire à loi russe sur la protection de l’environnement datant de 1989 qui interdit les importations de déchets nucléaires. Mais aussi à la directive européenne de 2006, relative à la surveillance et au contrôle des transferts de déchets radioactifs et de combustible nucléaire usé (4).
Ce texte stipule que l’expéditeur de déchets nucléaires doit s’assurer des bonnes conditions de sûreté dans lesquelles ils vont être disposés dans le pays dans lequel il les envoie. Aujourd’hui, ni Areva, ni EDF, ni même les autorités françaises ne sont en mesure de contrôler les conditions de sûreté en Russie, comme l’a confirmé l’Autorité de sûreté nucléaire française (ASN). Greenpeace a donc porté plainte devant la Commission européenne car, en expédiant leurs déchets nucléaires en Russie, les industriels français ne respectent pas cette directive.

(1) voir lettre du ministre russe de l’énergie http://bit.ly/cYCz7u
(2) http://bit.ly/cOAWGz, dernier paragraphe page 14
(3) www.greenpeace.fr/rapport-dechets-russie
(4) à consulter sur http://bit.ly/bDkIo9

Mon avis

Une excellente nouvelle que de voir ce transport de matières nucléaires s'arrêter !

vendredi 25 juin 2010

Au Niger, Areva empoisonne l'eau, l'air et la terre

Areva extrait de l’uranium au Nord du Niger, autour des villes d’Arlit et d’Akokan, depuis 40 ans. Greenpeace a pu accéder à certaines zones d’extraction minière en novembre dernier pour prélever des échantillons de sol, d’eau et d’air. La CRIIRAD, laboratoire indépendant; les a ensuite analysés en France. Résultat : la radioactivité dans ces zones habitées et les déchets produits par l’extraction minière sont alarmants, et Areva n’a pas pris toutes les mesures qui s’imposent.

Pour plus d’information

Le résumé du rapport « Abandonnés dans la poussière » est en ligne ici
La version intégrale du rapport en Anglais est disponible ici

mardi 22 juin 2010

Manifestation contre l’EPR à Dieppe le 20 juin : les photos

Dieppe le 20 juin 2010, le collectif "STOP-EPR, ni à Penly ni ailleurs" organisait son second rassemblement annuel. Nous n'y étions pas vraiment en masse mais l'ambiance était très bonne et la manifestation très bien organisée. La population dieppoise a certainement été surprise par les quatre die in qui ont marqué le parcours en ville et qui ont donné lieu à une information sur les motifs de notre présence.

Quelques photos...

Mon avis

A l'année prochaine !
A moins qu'entre temps le projet d'EPR à Penly ne soit abandonné...

lundi 14 juin 2010

Pétition de soutien à Philippe Billard, travailleur sous-traitant de l’industrie nucléaire

Philippe Billard, syndicaliste, travailleur sous-traitant de l’industrie nucléaire et irradié, est passé devant le tribunal des Prud'hommes de Rouen le 1er juin 2010.

Porte-parole de l’Association Santé / Sous-traitance, Philippe Billard a fait l’objet de mesures de rétorsion, suite à ses actions pour dénoncer l’exposition des salariés sous-traitants aux rayonnements. En tant que lanceur d'alerte, il est devenu « indésirable » sur les chantiers du nucléaire. Son employeur refuse de le réintégrer sur son poste, comme le demande l'Inspection du Travail.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » condamne fermement l’industrie nucléaire, mortifère et opaque, et considère l'éviction de Philippe Billard comme un moyen de faire pression sur tous les salariés lanceurs d’alerte. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a décidé d’apporter son soutien aux travailleurs du nucléaire qui, comme Philippe Billard, sont victimes des conditions de travail insoutenables imposées par cette industrie, et soumis à l’irradiation sans même bénéficier de suivi médical adapté.

En soutien à Philippe Billard et à tous les travailleurs victimes de l’industrie nucléaire, CyberActeurs vous propose de signer la pétition : http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=103

samedi 12 juin 2010

20 juin 2010 : manifestation contre l’EPR et pour les énergies renouvelables à Dieppe

Le collectif « STOP-EPR, ni à Penly, ni ailleurs » organise le 20 juin une immense déambulation dans Dieppe.



Malgré les Grenelle 1 et 2 qui ignorent sarkosystement le nucléaire, nous voudrions tellement que ce rassemblement soit réussi : alors nous avons besoin de vous tous, particuliers et organisations pour rappeler notre opposition à la construction de ce maudit réacteur nucléaire.

La journée commencera par un pique-nique « à la fortune du pot » sur la pelouse du front de mer, de 12h à 14h – Et ensuite, libre court à votre imagination pendant la déambulation qui serpentera dans la ville, sur le front de mer : apporter crécelles, boîtes de conserve « musicales », tambourins, chapeaux, costumes (t-shirts, combinaisons, déguisements…), banderoles, panneaux « publicitaires », slogans…

Nous souhaitons une manifestation joyeuse et spontanée (toujours non violente), proche des citoyens : prises de paroles, distribution de tracts et surtout explications fournies aux spectateurs !

Alors, nos comptons sur vous, seul, en famille, en bandes d’amis, avec vos chiens …

Contacts

Collectif "STOP-EPR, ni à Penly ni ailleurs"
penly@stop-epr.fr
http://www.stop-epr.org/spip.php?article133

%

Mon avis

Alors, on se voit à Dieppe ?

mercredi 9 juin 2010

Cyber action : refuser la banalisation des pollutions nucléaires !

L'association Cyber@cteurs nous propose une Cyber action de première importance.


Le 11 mai dernier, l’Assemblée Nationale a voté la loi Grenelle II.
Le contenu du « paquet vert » est plus que décevant : régression sur tous les fronts !
Ainsi, un discret amendement déposé par le gouvernement permet, par un tour de passe-passe juridique insidieux, de supprimer la procédure d’enquête publique pour les augmentations significatives de prélèvements d’eau et de rejets radioactifs et chimiques dans l’environnement.

Désormais, si elle veut augmenter ses rejets, une installation nucléaire connaîtra moins de contraintes administratives qu’une porcherie industrielle, alors qu’elle constitue une source gigantesque de pollution !

Les exploitants bénéficiaient déjà d’un système scandaleux leur offrant un permis à polluer sur mesure, dans la mesure où ils fixaient eux-mêmes la limite des rejets autorisés, en fonction de leurs objectifs industriels et non des normes sanitaires. Le gouvernement avait déjà autorisé l'incorporation de matériaux radioactifs dans les biens de consommation en mai 2009. Avec un cynisme total, il fait un pas de plus dans la banalisation des pollutions nucléaires.

Au-delà des très graves atteintes à l’environnement autorisées par cet amendement, c’est la démocratie qui est mise à mal. Avec la suppression de l’enquête publique, plus besoin de s’embarrasser d’une procédure qui ralentit et nécessite d’informer et impliquer les citoyens ! Une simple « mise à disposition du public » suffira ! De plus en plus, dès qu’il s’agit de nucléaire, l’Etat révèle ses facettes totalitaires...

Pour obtenir le retrait de cet amendement, lors de son passage en Commission parlementaire Mixte Paritaire de la loi Grenelle II le 15 juin, une seule solution : faire pression sur le gouvernement, en mettant au grand jour son cynisme et l’accroissement de la pollution dont il sera responsable.

Nous vous proposons de vous associer à cette campagne du Réseau "Sortir du nucléaire" en interpellant le Président et le Premier Ministre de la République Française, ainsi que le Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer.

Pour participer à la cyber action en ligne

http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=108

Pour plus d’information

Voir mes billets : ici,

Consulter le site du Réseau Sortir du nucléaire.

dimanche 6 juin 2010

12 juin 2010 : Urgent : agissez pour refuser la banalisation des pollutions nucléaires !


Vous en avez entendu parler : le 4 mai dernier, l’Assemblée Nationale a voté la loi Grenelle II. Le contenu du « paquet vert » est plus que décevant : régression sur tous les fronts ! Ainsi, un discret amendement déposé par le gouvernement permet, par un tour de passe-passe juridique insidieux, de supprimer la procédure d’enquête publique pour les augmentations significatives de prélèvements d’eau et de rejets radioactifs et chimiques dans l’environnement !

Je vous en avait parlé ici.

Désormais, une installation nucléaire connaîtra moins de contraintes administratives qu’une porcherie industrielle si elle veut augmenter ses rejets, alors qu’elle constitue une source gigantesque de pollution !

Les exploitants bénéficiaient déjà d’un système scandaleux leur offrant un permis à polluer sur mesure, dans la mesure où ils fixaient eux-mêmes la limite des rejets autorisés (en fonction de leurs objectifs industriels et non des normes sanitaires). Désormais, avec un cynisme total, le gouvernement fait un pas de plus dans la banalisation des pollutions nucléaires : avec la suppression de l’enquête publique, plus besoin de s’embarrasser d’une procédure qui ralentit et nécessite d’informer et impliquer les citoyens ! Une simple « mise à disposition du public » suffira !

Au-delà des très graves atteintes à l’environnement autorisées par cet amendement, c’est la démocratie qui est ainsi mise à mal. De plus en plus, dès qu’il s’agit de nucléaire, l’Etat révèle ses facettes totalitaires...

Pour obtenir le retrait de cet amendement, lors de son passage en Commission parlementaire Mixte Paritaire de la loi Grenelle II le 15 juin, une seule solution : faire pression sur le gouvernement, en mettant au grand jour son cynisme et l’accroissement de la pollution dont il sera responsable.

Mobilisons-nous le 12 juin, pour une journée d’actions, et refusons la banalisation des pollutions nucléaires !

Le Réseau Sortir du nucléaire vous propose toute une série d’actions pour rendre « visible » la contamination invisible :

  • Colorez l’eau des fontaines de votre ville pour symboliser la pollution radioactive (Attention, n’utilisez pas de produits persistants ou toxiques, il existe des colorants éphémères et sans dangers pour l’environnement : colorant piscines )
  • Faites flotter des faux « poissons morts » dans les fontaines. Vous pouvez fabriquer vous-mêmes de faux poissons (en bois, plastique, tout matériau qui puisse flotter !)

Le Réseau Sortir du nucléaire mettra prochainement à votre disposition un « kit action » (communiqué de presse, tract, visuel) disponible sur son site.

=> Cliquez ici pour inscrire votre action

Source

Sortir du Nucléaire

lundi 31 mai 2010

Un record d’actions pour Chernobyl Day 2010 : 237 actions dans 19 pays !

Le réacteur de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986.

Chaque année, le Chernobyl Day met en lumière la catastrophe sanitaire toujours actuelle en Biélorussie, et soutient les milliers de victimes du plus grave accident industriel de l’Histoire.

Autour de Tchernobyl, depuis 24 ans, des millions de personnes vivent dans les zones les plus touchées, et consomment des produits agricoles contaminés, en particulier par le césium-137.
Cancers, malformations génétiques... les conséquences sanitaires de la catastrophe s’aggravent d’année en année, chez les adultes et les enfants.
En Biélorussie, environ 4 enfants sur 5 sont contaminés.
La radioactivité est invisible, mais reste mortelle pendant des millénaires. Depuis 24 ans, les autorités internationales, et en particulier l’OMS, n’apportent aucune véritable réponse aux populations touchées.
La catastrophe continue.

Chernobyl Day 2010 http://videos.sortirdunucleaire.org/IMG/flv/RNA_Chernobylday2010.mp4.ff.flv Compilation des actions 2010 réalisé par Le Réseau Anti-Nucléaire Italien (RNA)

Alors qu’un nuage de poussière venu d’Islande vient de paralyser le ciel français, souvenons-nous qu’en 1986, les autorités ont essayé de nous faire croire que nos frontières avaient arrêté le nuage radioactif.
Aujourd’hui comme hier, le nucléaire nous est imposé par le mensonge et la manipulation. Tchernobyl tue toujours, et l’industrie nucléaire tente de cacher ses victimes actuelles.
AREVA, champion français de la pollution nucléaire, lance actuellement une nouvelle campagne de publicité, et sponsorise honteusement certains sports (athlétisme, voile) pour s’acheter une respectabilité.
Au Canada, AREVA organise même des courses pour d’anciens malades du cancer, afin de minimiser la gravité de ce type de pathologie.

Cette année, le Chernobyl Day soutient l’Institut Belrad, seul organisme scientifique indépendant de l’industrie nucléaire qui aide les enfants irradiés.
Belrad, sans aucune aide publique, mesure la radioactivité du corps humain et prescrit des cures qui permettent, en 3 semaines, une élimination de 30 à 70% des substances contaminantes.
Des « bons de pectine » sont vendus pour financer ces cures.
Cette action vitale ne solutionne pas tout, et ne remplace pas une véritable prise en charge internationale des conséquences de la catastrophe sur la population et l’environnement, aujourd’hui et demain.
Tchernobyl nous rappelle l’urgence de la sortie du nucléaire, civil et militaire.

Pour plus d’information

http://www.chernobyl-day.org/

vendredi 28 mai 2010

Campagne d'Agir pour l'Environnement : NON à l'EPR à PENLY (76)

Campagne d'Agir pour l'Environnement : NON à l'EPR à PENLY (76)

Parce que la politique énergétique de la France ne tire jamais profit de ses échecs passés, un nouveau débat public est actuellement organisé pour tenter de justifier, à rebours, l’opportunité supposée d’un énième nouveau réacteur nucléaire EPR à Penly en Seine-Maritime d’une puissance de 1 650 MW. Après les fiascos financiers des deux premiers réacteurs en Finlande et à Flamanville dans la Manche, la France tente une fois encore d’imposer (au travers d’un débat public qui intervient après la décision formelle) une technologie inutile, dangereuse et coûteuse.

Inutile
La construction de nouveaux réacteurs nucléaires du type EPR à Flamanville et à Penly est-elle justifiée par un quelconque besoin énergétique ? La réponse est clairement « non » et à plusieurs titres !

Coûteux
En début d’année 2010, EDF a réclamé au Gouvernement de pouvoir augmenter ses tarifs de… 24 % ! Après avoir affirmé durant des décennies que l’électricité radioactive était la moins chère du monde, les demandes répétées de l’opérateur historique d’augmenter ses tarifs démontrent par l’absurde qu’il n’en n’est rien !

Dangereux
Avant, pendant et après et pour longtemps, le nucléaire est une technologie dangereuse ! Elle l’est d’autant plus que l’EPR utilise un combustible, le MOX, un mélange de plutonium et d’uranium appauvri. Le plutonium est un élément artificiel issu de la dégradation de l’uranium, se transformant progressivement en américium, émetteur de rayons gamma, extrêmement pénétrants. La demi-vie du plutonium (période durant laquelle il aura perdu la moitié de sa radioactivité…) est d’environ 24.000 ans. Quelques milligrammes de plutonium peuvent provoquer un cancer des poumons. Quelques kilogrammes de plutonium suffisent à fabriquer une bombe atomique…

Des alternatives
D’ici à 2020, la France devrait passer de 16 % à 23 % d’électricité d’origine renouvelable tout en réduisant de 20 % sa consommation d’énergie. Ces objectifs ambitieux rendent l’option nucléaire particulièrement obsolète. En tentant une fois encore d’imposer contre vents et marées, le nucléaire comme la seule solution énergétique, la France prend le risque de se marginaliser sur la scène internationale en continuant encore et toujours de développer un réacteur dont personne ne veut. Avec le deuxième potentiel éolien européen, un niveau d’ensoleillement généreux, une biomasse à valoriser, la France doit opter pour des solutions énergétiques décentralisées !

Un débat public ?
Du 24 mars au 24 juillet 2010, la Commission nationale du débat public organise un débat public rythmé par 12 réunions publiques. Or, le 29 janvier 2009, soit plus d’un an avant le débat public… le Chef de l’État a confirmé, par communiqué de presse, " le lancement de la réalisation d'une deuxième centrale nucléaire de type EPR en France à Penly ". Pourtant, l’article 6 de la Convention d’Aarhus, stipule que « Chaque Partie prend des dispositions pour que la participation du public commence au début de la procédure, c'est-à-dire lorsque toutes les options et solutions sont encore possibles et que le public peut exercer une réelle influence ». Parce que le débat démocratique doit permettre l’expression de l’opposition à ce projet et infléchir les a priori idéologiques de l’État Français, nous refusons que ce débat puisse être organisé a posteriori de la décision. L’avenir énergétique de la France mérite mieux qu’un débat purement formel !


Pour plus d’information

Téléchargez l'Alerte n°9

Pour exprimer votre désaccord à une nouvelle centrale nucléaire EPR à Penly

http://www.debatpublic-penly3.org/participer/donner_son_avis.html

samedi 24 avril 2010

Cyberaction : sport et nucléaire : stoppons le mariage contre nature entre AREVA et la FFA

Alain Uguen, pour l’Association Cyber @cteurs nous communique :

Au nom de la protection de la santé, la loi interdit aux marchands de tabac ou d'alcool de financer le sport. Mais l'un des principaux sponsors de l'athlétisme français est AREVA, multinationale française du nucléaire. Or rien n’est plus éloigné des bienfaits et des valeurs traditionnelles du sport que l’industrie nucléaire, responsable, entre autres, de contaminations à répétition des travailleurs du nucléaire, de leucémies infantiles à proximité des usines de retraitement, ou de la contamination irréversible de l’environnement.

AREVA a abandonné des centaines de millions de tonnes de déchets miniers radioactifs en France. Ses usines de retraitement à La Hague (Manche) rejettent dans l’air et dans l'eau les plus importantes quantités de radioactivité au monde. AREVA transporte du plutonium, le matériau de la bombe A, sur toutes les routes de France. AREVA cherche à exporter son futur réacteur EPR, dont les experts soulignent différents défauts de sûreté et de sécurité. AREVA exploite des mines d'uranium au Niger, au mépris des populations locales, et dans des conditions sanitaires insupportables...

AREVA nuit gravement à la santé comme à l'environnement.

Il est clair que l'industrie nucléaire veut profiter de l'image positive de l’athlétisme pour redorer son blason à peu de frais. Le partenariat entre la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) et AREVA est un scandale. Tant qu'il durera, le Réseau « Sortir du nucléaire » le dénoncera auprès des athlètes et du public. La FFA tiendra son Assemblée Générale Financière le 24 avril 2010. Au même moment, du 24 au 26 avril, nous organisons le Chernobyl Day pour rappeler au monde la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a commencé le 26 avril 1986. Au cours de cette mobilisation internationale, nous apporterons notre soutien aux enfants victimes de Tchernobyl : 24 ans après l'explosion du réacteur, 4 enfants sur 5 sont contaminés en Biélorussie, victimes d'une pollution invisible, totalement niée par les autorités.

À l'occasion de cette Assemblée Générale Financière, l'association Cyberacteurs, s' associant à la demande du Réseau « Sortir du nucléaire », nous invite à écrire massivement au président de la FFA pour lui demander de faire cesser définitivement son partenariat contre-nature avec AREVA.

Comment agir ?

Une cyber@ction est signable en ligne : http://www.cyberacteurs.org/actions/actions.php

mardi 20 avril 2010

Grenelle 2 : un amendement insidieux assouplirait les procédures d'augmentation de pollution des installations nucléaires

Un amendement gouvernemental dans le projet de loi Grenelle 2 propose de supprimer purement et simplement la procédure d’enquête publique pour toutes les demandes d’augmentation des rejets radioactifs et chimiques et des prélèvements d’eau des installations nucléaires !

L'article de ce projet de loi concerné est le 94 quater ainsi rédigé :

"Après le II de l’article 29 de la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, il est inséré un II bis ainsi rédigé : « II bis. – Un projet de modification de l’installation ou de ses conditions d’exploitation soumis à l’accord de l’Autorité de sûreté nucléaire qui, sans constituer une modification notable de l’installation, est susceptible de provoquer un accroissement significatif de ses prélèvements d’eau ou de ses rejets dans l’environnement fait l’objet d’une mise à disposition du public selon les modalités définies à l’article L. 122-1-1 du code de l’environnement. »

Ce n'est pas évident au premier abord, mais cette modification a pour conséquence que les installations nucléaires n'auraient plus besoin d'enquête publique pour accroitre leur pollution chimique ou radioactive ou pour prélever d'avantage d'eau.

La procédure serait donc allégée : une simple procédure de mise à disposition au public avec étude d'impact suffirait.

Selon le réseau Sortir du Nucléaire, la motivation de cette opération est la suivante :
- Le recours à un combustible nucléaire plus enrichi en uranium, pour produire plus d’électricité, conduit les réacteurs à rejeter beaucoup plus d'éléments radioactifs et chimiques dans le milieu ambiant.
- Les installations nucléaires vieillissantes ne sont plus à même de maîtriser leurs rejets.

Mon avis

Si le projet de loi Grenelle 2 passe ainsi, c'est particulièrement grave.
Sous prétexte d'une amélioration de l'information du public, l'état pousse à rendre plus facile et moins démocratique les modifications d'installations nucléaires ayant pour conséquence une plus grande pollution. La notion de "modification notable" est floue et sera utilisée à l'avantage des exploitants des installations.

Ceci est un comble alors que l'on durcit par ailleurs les procédures applicables aux éoliennes en les soumettant au régime des installations classées !

Pour plus d’information

Consultez le projet de loi Grenelle 2.
Lisez le communiqué du réseau Sortir du Nucléaire.
Voyez l'analyse d'Arnaud Gossement.

lundi 19 avril 2010

L'appel "Les Jeunes Rhodaniens Anti Nucléaire"

Les Jeunes Rhodaniens "Anti Nucléaire" : c'est quoi ?
L'appel "Les Jeunes Rhodaniens Anti Nucléaire" regroupe divers mouvements de jeunesse de la Vallée du Rhône et proches de ce fleuve en général.

Notre objectif
Lutter contre les perspectives d'avenir énergétique qui nous sont proposées. En effet, nous constituons l'avenir de cette région, ainsi nous refusons l'emprise que le nucléaire exerce sur celle ci, menaçant notre environnement , notre santé, et notre sécurité.

Les organisations signataires
Les Jeunes Verts d'Avignon
La Relève à Gache : Groupe de Lyon
NPA Jeunes : Groupe de Haute Savoie
Chiche !  : Groupe de Chambery
SUD Lycéen : Groupe de Haute Savoie
UNL : Groupe de Haute Savoie

Pour lire et signer l'appel, cliquez sur l'image ci-dessous

Pour plus d’information

Visitez le site des Jeunes Rhodaniens.

samedi 3 avril 2010

Poubelle nucléaire FA-VL : nous devons encore pouvoir dire NON

Appel à mobilisation de soutien

Mercredi 7 Avril à Troyes (Aube – 10)
à 13h45 devant le Tribunal, 83 rue du Général de Gaulle

Rassemblement silencieux, tout de blanc vêtus. Prévoyez un bâillon blanc.

Michel Guéritte, président de l'association La Qualité de Vie, considéré comme le leader anti-nucléaire de l'Aube, va comparaître devant le tribunal correctionnel de Troyes, mercredi 7 avril à 13h45.

Le substitut du procureur de la République à Troyes lui reproche des faits de menace et d'outrage aux maires d'Auxon et de Pars-lès-Chavanges !

2 communes choisies par l’Etat et l’Andra : Auxon et Pars-les Chavanges.
2 territoires entiers pris en otage.
2 maires et ses conseillers municipaux prêts à accueillir des déchets nucléaires pour l’éternité (1,5 million d’années) – des élus qui se présentent en victime d’une opposition !
2 années d’études géologiques pour acheter les consciences !

Est-il besoin de rappeler que ces deux communes avaient été choisies par l'ANDRA pour étudier l'implantation d'une poubelle nucléaire FA-VL en juin 2009 ? Sous la pression des habitants, des élus proches de ces deux territoires, des riverains, des Aubois, et des associations locales, les conseils municipaux de Pars-lès-Chavanges et d'Auxon ont fini par voter NON au projet de l'ANDRA.

Michel Guéritte est convoqué au tribunal sur la plainte des maires d‘Auxon et de Pars-lès-Chavanges,
parce qu'il a aidé les citoyens à se mobiliser et à s’opposer à une décision d’Etat, celle d’implanter des déchets radioactifs sous nos pieds,
pour son mode de communication,
pour son engagement atypique,
pour sa détermination qui a catalysé un élan citoyen responsable et engagé.

C’est cet élan de citoyenneté qu’il faut défendre, pour nous aujourd'hui, et pour les générations futures.

VENEZ nombreux, mercredi 7 avril à 13 h 45,
défendre le principe de précaution,
défendre la liberté d’expression,
défendre ceux qui osent se mettre en première ligne pour préserver nos territoires et nos terroirs.

C'est un rassemblement silencieux.
Venez en blanc, avec de quoi confectionner un bâillon blanc.
Venez nombreux, en famille, avec vos amis.
Venez, vous qui, l'été dernier, avez participé à ces mobilisations dénuées de toutes violences.
Venez témoigner par votre seule présence.

Contact :
Loëtitia Carougeat Porte-parole du Comité de Soutien
Tél : 06 77 55 97 43
soutien@villesurterre.com

Pour plus d’information

Toutes infos complémentaires, vidéo, articles presse, communiqués, chronologie, explicatifs... :
http://www.villesurterre.com/index.php?option=com_content&task=view&id=302

Place de la mairie, à Troyes, le 27 mars, une centaine de personnes assistent à la conférence de Presse, organisée par le Comité de Soutien au soldat Guéritte, convoqué au Tribunal Correctionnel, le 7 avril à 14 h.
Curieuse conférence de Presse, à laquelle aucun journaliste n'assistera. Décor exceptionnel pour ce rassemblement : la magnifique façade de la mairie où l'on peut lire : Liberté, Egalité, Fraternité ou la Mort !

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