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jeudi 31 août 2017

Yves Cochet annonce l'effondrement imminent


La dernière fois que j'ai vu Yves Cochet en conférence au salon Marjolaine, il nous faisait part de sa conviction que l'avenir de l'humanité est bien sombre, fait d'épidémies, de famines et de guerres, sur fond d'épuisement des ressources matérielles et énergétiques.

Le journal Libération a récemment publié (ici) un texte de l'ancien parlementaire écologiste (Les Verts).
L'ancien ministre de l'environnement y dresse un tableau bien noir. Pour lui l'effondrement est imminent, "possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030", selon lui "la période 2020-2050 sera la plus bouleversante qu'aura connu l'humanité en si peu de temps." Cochet affirme que seul un crash mondial, l'effondrement, permettra à la moitié survivante de l'humanité de sortir de la croyance générale dans le libéral-productivisme.

L'évidence est que peu d'oreilles sont et seront attentives à cette alerte. Dans les années 70, l'équipe Meadows envisageait déjà ce scénario, le pire de tous, qu'il était relativement aisé d'éviter à l'époque. La dernière actualisation de l'étude initialement réalisée pour le Club de Rome montrait qu'il était encore possible de réduire l'ampleur de la secousse mondiale à venir. Yves Cochet présente un scénario digne des pires films d'anticipation montrant un monde de chaos.

Je reproduis ci-après le texte de l'article de Libération.

De la fin d’un monde à la renaissance en 2050
Par Yves Cochet, Ancien ministre de l'environnement, président de l'institut Momentum — 23 août 2017 à 17:06

Il y a trente-trois ans naissaient Les Verts, première organisation unifiée de l’écologie politique en France. Jusqu’à aujourd’hui, les représentants de ce parti, puis ceux de son successeur EE-LV, ont rempli presque tous les types de mandats aux fonctions électives des institutions républicaines. Pour rien, à peu de choses près. Sous l’angle écologique de l’état géo-bio-physique de la France - de l’Europe et du monde - avouons que l’état de santé de ces territoires ne cesse de se dégrader par rapport à celui de 1984, comme le montrent à l’envie les rapports successifs du Giec, du PNUE, du Programme géosphère-biosphère et autres publications internationales alarmistes les plus récentes. Sous l’angle social et démocratique, le constat est du même ordre : creusement des inégalités, accroissement de la xénophobie, raidissement des régimes politiques. Initialement munis d’une immense générosité intellectuelle et porteurs de la seule alternative nouvelle à la vieille gauche et à la vieille droite, les écologistes politiques ont aujourd’hui presque tout perdu, même leurs sièges. Ils apparaissent périmés, faute d’être présents au réel. Celui-ci a beaucoup changé depuis trente-trois ans, particulièrement par le passage du point de bascule vers un effondrement global, systémique, inévitable. Jadis, inspirés par le rapport Meadows ou les écrits de Bernard Charbonneau, René Dumont et André Gorz, nous connaissions déjà les principales causes de la dégradation de la vie sur Terre et aurions pu, dès cette époque et à l’échelle internationale, réorienter les politiques publiques vers la soutenabilité. Aujourd’hui, il est trop tard, l’effondrement est imminent.

Bien que la prudence politique invite à rester dans le flou, et que la mode intellectuelle soit celle de l’incertitude quant à l’avenir, j’estime au contraire que les trente-trois prochaines années sur Terre sont déjà écrites, grosso modo, et que l’honnêteté est de risquer un calendrier approximatif. La période 2020-2050 sera la plus bouleversante qu’aura jamais vécue l’humanité en si peu de temps. A quelques années près, elle se composera de trois étapes successives : la fin du monde tel que nous le connaissons (2020-2030), l’intervalle de survie (2030-2040), le début d’une renaissance (2040-2050).

L’effondrement de la première étape est possible dès 2020, probable en 2025, certain vers 2030. Une telle affirmation s’appuie sur de nombreuses publications scientifiques que l’on peut réunir sous la bannière de l’Anthropocène, compris au sens d’une rupture au sein du système-Terre, caractérisée par le dépassement irrépressible et irréversible de certains seuils géo-bio-physiques globaux. Ces ruptures sont désormais imparables, le système-Terre se comportant comme un automate qu’aucune force humaine ne peut contrôler. La croyance générale dans le libéral-productivisme renforce ce pronostic. La prégnance anthropique de cette croyance est si invasive qu’aucun assemblage alternatif de croyances ne parviendra à la remplacer, sauf après l’événement exceptionnel que sera l’effondrement mondial dû au triple crunch énergétique, climatique, alimentaire. La décroissance est notre destin. La seconde étape, dans les prochaines années 30, sera la plus pénible au vu de l’abaissement brusque de la population mondiale (épidémies, famines, guerres), de la déplétion des ressources énergétiques et alimentaires, de la perte des infrastructures (y aura-t-il de l’électricité en Ile-de-France en 2035 ?) et de la faillite des gouvernements. Ce sera une période de survie précaire et malheureuse de l’humanité, au cours de laquelle le principal des ressources nécessaires proviendra de certains restes de la civilisation thermo-industrielle, un peu de la même façon que, après 1348 en Europe et pendant des décennies, les survivants de la peste noire purent bénéficier, si l’on peut dire, des ressources non consommées par la moitié de la population qui mourut en cinq ans. Nous omettrons les descriptions atroces des rapports humains violents consécutifs à la cessation de tout service public et de toute autorité politique, partout dans le monde. Certains groupes de personnes auront eu la possibilité de s’établir près d’une source d’eau et de stocker quelques conserves alimentaires et médicamenteuses pour le moyen terme, en attendant de réapprendre les savoir-faire élémentaires de reconstruction d’une civilisation authentiquement humaine. Sans doute peut-on espérer que s’ensuive, autour des années 50 de ce siècle, une troisième étape de renaissance au cours de laquelle les groupes humains les plus résilients, désormais privés des reliques matérielles du passé, retrouvent tout à la fois les techniques initiales propres à la sustentation de la vie et de nouvelles formes de gouvernance interne et de politique extérieure susceptibles de garantir une assez longue stabilité structurelle, indispensable à tout processus de civilisation.

Ce type de sentences aussi brèves qu’un slogan peuvent entraîner une sensation de malaise chez le lecteur qui viendrait à se demander si la présente tribune n’est pas l’œuvre d’un psychopathe extrémiste qui se vautre dans la noirceur et le désespoir. Au contraire, débarrassés d’enjeux de pouvoir et de recherche d’effets, nous ne cessons d’agir pour tenter d’éviter la catastrophe et nous nous estimons trop rationnels pour être fascinés par la perspective de l’effondrement. Nous ne sommes pas pessimistes ou dépressifs, nous examinons les choses le plus froidement possible, nous croyons toujours à la politique. Les extrémistes qui s’ignorent se trouvent plutôt du côté de la pensée dominante - de la religion dominante - basée sur la croyance que l’innovation technologique et un retour de la croissance résoudront les problèmes actuels. Si notre prospective est la plus rationnelle et la plus probable, reste à en convaincre les militants d’EE-LV, les Français et tous nos frères et sœurs en humanité. La dissonance cognitive de nos sociétés empêche que ceci soit possible en temps voulu. Cependant, les orientations politiques déduites de cette analyse deviennent relativement faciles à décrire : minimiser les souffrances et le nombre de morts pendant les décennies à venir en proposant dès aujourd’hui un projet de décroissance rapide de l’empreinte écologique des pays riches, genre biorégionalisme basse-tech, pour la moitié survivante de l’humanité dans les années 40. Autrement dit, profiter de la disponibilité terminale des énergies puissantes et des métaux d’aujourd’hui pour forger les quelques outils, ustensiles et engins simples de demain (les années 30), avant que ces énergies et ces métaux ne soient plus accessibles. Sans surprise, hélas, notre perspective générale ne semble pas encore partagée par la majorité des écologistes qui tiennent leurs Journées d’été européennes à Dunkerque. Ainsi, la plénière finale du samedi 26 août est-elle en partie consacrée au «développement industriel» en Europe. Un élan vers le pire.


Yves Cochet.

mercredi 2 août 2017

Dépassé !

On en parle beaucoup aujourd'hui. Tant mieux si cela peut faire progresser la prise de conscience que l'humanité détruit la planète et se détruit elle-même.
Vous l'aurez compris, j'évoque le dépassement des capacités de la biosphère.


L’ONG Global Footprint Network calcule chaque année la date où l'humanité a "consommé" tout ce que la planète produit.

La méthode de calcul est régulièrement contestée, probablement en partie à raison. Comment faire une telle mesure ?
Evidemment c'est approximatif, sans doute faux. Mais en faisant le calcule de la même manière chaque année, on peut mesurer l'évolution. Et chaque année, le « Earth overshoot day » arrive plus tôt.
Cette année, c'est aujourdhui, le 2 Aout. L'année dernière c'estait le 8, en 2015 c'était le 13.
Le graphique qui suit montre son évolution dans le temps :


Que certains contestent, se mettent la tête dans le sable, de bonne foi ou par intérêt, cela importe peu. Nous détruisons encore et toujours avec plus d'avidité et de rapidité.
C'est maintenant un lieu commun que de dire, d'écrire, qu'il serait intenable que l'humanité tout entière vive comme nous le faisons dans les pays industrialisé.
Combien de planètes faudrait-il ?


Non seulement c'est un lieu commun, mais on s'en fiche.
On s'en fiche parce que cela fait déjà un bon moment que l'humanité consomme davantage que ce que la planète peut fournir de manière soutenable. C'est à dire renouvelable
Donc nous allons de plus en plus vite vers l'épuisement des ressources, les tensions, les conflits, les guerres pour la survie.

Comme l'a montré l'équipe de Denis Meadows (voir leur livre ici) depuis plusieurs dizaines d'années maintenant, l'effondrement se profile. Il n'est maintenant plus possible de l'éviter mais peut être uniquement d'en atténuer les effets.

Mais bon, à force de le dire, d'essayer d’influer même à notre petite échelle, et souvent de se décourager et d'abandonner, malheureusement il faut se rendre à l'évidence, rien n'y fait, l'humanité va de plus en plus rapidement vers le mur.

Le WWF nous engage à agir à notre niveau. Soit, c'est important mais aucunement suffisant. Comment oublier les politiques, les multinationales, le capitalisme !

Souvent les articles sur le sujet tentent de trouver quelque espoir, quelques signes encourageants. Je vous laisse vous y reporter pour positiver...

Quelques articles

Dans Le Monde.
Dans Libération.

samedi 6 mai 2017

La méthode BISOU

La méthode BISOU proposée par Marie et Herveline ans leur livre "J'arrête de surconsommer", c'est très simple : avant chaque achat, détaillez chaque lettre du mot "BISOU" et demandez-vous :

  • B comme Besoin. A quel besoin cet achat correspond-il ?
  • I comme Immédiat. Dois-je l'acheter immédiatement ?
  • S comme Semblable. N'ai-je pas déjà quelque chose de semblable ?
  • O comme Origine. Quelle est l'origine de ce produit ?
  • U comme Utile. Cet objet me sera-t-il vraiment utile ?

mercredi 8 février 2017

Serres d'Auteuil - Nouvelle déconvenue auprès des tribunaux !


Après Notre Dame des Landes, c'est au tour des Serres d'Auteuil de subir une déconvenue juridique auprès du Tribunal Administratif. Lors de l’audience au fond du 19 janvier dernier concernant le recours des associations contre les permis de construire de la FFT, la rapporteure public avait recommandé aux juges d’annuler le permis de construire dans le Jardin botanique des Serres d’Auteuil.
Fait rarissime, les juges n’ont pas suivi sa recommandation comme ce fut le cas en novembre 2016 pour Notre-Dame-des-Landes.

La justice est-elle vraiment indépendante ?

lundi 9 janvier 2017

L’Appel d’Edgar Morin


Edgar Morin a lancé cet appel à changer de société lors des dialogues en humanité à l’université d’utopia le 24 septembre 2016.
Je vous invite à en prendre connaissance ici : http://changeonsdevoie.org/

Je l'ai signé car il me parait important de montrer que nous sommes nombreux à vouloir un changement profond de société.

Je ne suis pas sensible à la partie humaniste de l'appel (chacun d'entre nous est un petit grain qui fait partie de la grande aventure de l'humanité) mais bon, ce n'est pas le plus important...
Quels seront les effets concrets de cet appel ? Je n'en sait rien. J'ai bien du mal à imaginer que notre société mondialisée sous la coupe de l'oligarchie capitaliste prenne un tel tournant. Allez espérons quand même un peu...

Signer, c'est bien, mettre en pratique un peu, beaucoup, dans son quotidien... c'est mieux !

samedi 24 décembre 2016

Le point de vue de Gaël Giraud, Chef économiste de l'AFD

Je ne suis pas fan du cursus de Gaël Giraud, pas fan de l'afd...

Reste que le contenu de cette vidéo me parait très sensé.

Pensons y : "si nous ne faisaons rien..."
Hé bien c'est très claie, NOUS NE FAISONS RIEN.
Ou si peu que c'est pareil, alors à quand l'effondrement, 2020 (c'est demain !) ? 2050 ?

Sur Denis Meadows et son livre, lisez mon billet ici.


dimanche 13 décembre 2015

COP 21... ouf, finie !

Ca y est c'en est fini de la COP 21. Ouf !
Quel déferlement de greenwhasing, mais aussi d'une belle mobilisation citoyenne à laquelle, j'avoue, je n'ai participé que pour la tenue du Stand Sortir du Nucléaire Paris au village VMA de Montreuil le 5 décembre après-midi.
Sur l'accord, nous isons des avis assez partagés, même dans le milieu militant.
ATTAC dénonce un accord qui entérine un réchauffement climatique supérieur à 3°C, sans se doter des dispositifs pour revenir sur une trajectoire inférieure à 1,5°C ou même 2°C.
En quelque sorte à l'opposé, le WWF et ses bisounours, s'il reconnait que l'accord est insuffisant pour limiter le réchauffement à 2°C, esime que "la conférence de Paris a été l’occasion d’annonces et d’engagements de la part des gouvernements, des villes et du monde économique. Ce qui démontre que le monde est prêt pour entrer dans un nouveau modèle énergétique fondé sur des énergies propres." Cherchez la démonstration, moi je ne la vois pas...
Bon, si cette COP 21 se sera passée sans moi (sauf le 5/12), et je ne lui ai pas manqué, elle restera quand même dans mon souvenir de par son contexte si particulier de l'état d'urgence et des nombreuses manifestations interdites et assombries d'une pression policière énorme.
Au final, ce samedi, 20 000 personnes rassemblées sur le champ de Mars, manifestation autorisée, celle çi, c'est quand même pas mal...
A l'issue d'une période chargée en mobilisation, les associations et la société civile n'ont pas la gueule de bois comme ce fut le cas en 2009 à Copenhague où l'échec fut retentissant.
L'accord de Paris est-il un succès ? A l'évidence non, mais nous nous y attendions. Les militants arriveront-ils à influencer les états vers d eplus grands engagements ? Espérons-le...


jeudi 5 novembre 2015

Manif à Paris 10 Nov 2015 : Stop à l'augmentation des nuisances aériennes

Le 10 novembre à 18h, une grande manifestation est organisée par la Convergence Associative qui regroupe toutes les associations de riverains de l'Ile-de-France.
"STOP A L'AUGMENTATION DES NUISANCES AERIENNES" !


Le doublement du trafic aérien mondial par rapport à aujourd’hui est annoncé pour 2030. Ce que confirment les carnets de commandes d’avions à la hausse et les Contrats de Régulation Économique 2016-2020 et suivants d’Aéroports de Paris.

En 2018, un bâtiment de 80 000 m2 fera la jonction entre Orly-est et Orly-ouest.
Dans un avenir proche, Orly pourra alors accueillir 50% de passagers supplémentaires (40 millions contre 27 actuellement), mais aussi davantage de gros porteurs qui, plus lourds, génèrent plus de nuisances car ils volent à plus basse altitude au décollage. Enfin, cette augmentation du nombre de passagers voit peser la menace de l’augmentation du nombre de rotations annuelles d’avions : elles sont déjà de 235 000 aujourd’hui, alors que la limite est fixée à 250 000.
Alors que se profile la COP21, l’impact actuel du transport aérien sur le dérèglement climatique et son aggravation à venir font face à un silence assourdissant de la part de l’État.
C’est pour cela que l’AVEVY (Association Vigilance Environnement Val d’Yerres), membre de la Convergence Associative (qui regroupe les associations franciliennes de lutte contre les nuisances aériennes) vous invite à participer à un rassemblement devant le Ministère de l’Écologie (246 boulevard Saint-Germain à Paris), le mardi 10 novembre à 18h.

Soyons nombreux !

vendredi 2 octobre 2015

Le gouvernement délivre de nouveaux permis pétroliers à la veille de la COP21 !

Communiqué 1er octobre 2015

Le 21 septembre dernier, Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, et Emmanuel Macron, Ministre de l’économie, ont accordé trois nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux (les permis de Champfolie en Seine-et-Marne, de Herbsheim dans le Bas-Rhin et d’Estheria dans la Marne) et ils ont décidé d’en prolonger deux autres jusqu’à fin 2018 (les permis de Bleue Lorraine en Moselle et de Juan de Nova dans « les terres australes et antarctiques françaises »). Ces permis de recherche visent officiellement des pétrole et gaz conventionnels, mais également des pétrole et du gaz non conventionnels, malgré la loi d’interdiction de la fracturation hydraulique.

À la veille de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique à Paris, le gouvernement encourage donc la poursuite des investissements dans la recherche de nouveaux gisements d’hydrocarbures sur le territoire français. Une décision qui entre en contradiction avec les recommandations des scientifiques qui ont clairement établi qu’il fallait geler 80 % des réserves actuelles prouvées d’hydrocarbures, pour avoir une chance raisonnable de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement climatique d’ici la fin du siècle.

En délivrant ces nouveaux permis, le gouvernement fait donc le contraire de ce qui est nécessaire : à l’heure où pour chaque euro investi dans les énergies renouvelables, près de quatre le sont dans les énergies fossiles, il est urgent de mettre fin à l’expansion du front de l’extraction des énergies fossiles. Que valent donc les promesses de François Hollande et des négociateurs français d’obtenir un « accord historique » à Paris et de « tout faire » pour rester en deçà des 2 °C, si c’est pour entretenir cette fuite en avant extractiviste et les crimes climatiques qui en découlent ?

Nous exigeons que le gouvernement annule les permis qu’il vient de délivrer et mette fin à la prospection pétrolière, gazière et charbonnière sur le territoire. Pour que les discours sur l’urgence climatique ne restent plus sans lendemain.

Signataires
Organisations : 350.org, Agir pour l’environnement, Aitec, Amis de la Terre, Attac France, Confédération paysanne, Coordination Eau Île-de-France, France Libertés, FSU, Réseau Action Climat, Union Syndicale Solidaires
Collectifs citoyens contre les hydrocarbures de schiste : Collectif du pays fertois (77), Stop GDHC d’Alsace et de Lorraine, collectif Carmen (Château-Thierry 02), Collectif stop gaz de schiste 69, Collectif Haut Bugey non aux forages, Collectif non au gaz de schiste pays de Savoie et de l’Ain, Collectif 07 Stop Gaz et Huiles de Schiste, collectif houille-ouille ouille 59/62, collectif d’Anduze, collectif 91, Collectif GDS Roquedur-Le Vigan, Collectif viganais, STOP GHRM 38


mardi 29 septembre 2015

Après Alternatiba Paris, la fête de la Transition en Essonne

Après le succès d'Alternatiba Paris ce week-end, voici la Fête de la Transition, seconde édition, qui se tiendra ce samedi 3 octobre 2015, de 10h à 19h sur l’Île de Brunoy (91).
On y sensibilise, on y transmet, on y fait mettre la main à la pâte et surtout, on y met en relation, en lien, les bonnes volontés de notre territoire Essonnien (Val d'Yerres et Sénart Val) de Seine. Bonnes volontés avec lesquelles nous réalisons des actions (gratiferia, parking day, incroyable commestible, atelier DIY...) le reste de l'année.


Présentation de l'évènement

http://www.territoiresenliens91.org/fete-de-la-transition-2015/

Pour participer comme bénévole

Si vous en voulez encore après alternatiba :
http://www.territoiresenliens91.org/appel-aux-benevoles-pour-la-fete-de-la-transition/

lundi 28 septembre 2015

Un bel Alternatiba Paris !

Une partie de la place de la République était occupée samedi et dimanche derniers par le village des alternatives Alternatiba. 400 organisations y présentaient leurs actions et solutions pour un avenir durable. Le chiffre de 60 000 visiteurs sur les deux jours fut avancé par les organisateurs. En tout cas je peux témoigner que la foule était dense en ce début de dimanche après-midi et que la progressions était difficile vers le stand de l’association Sortir du nucléaire Paris. Quatre heures durant j’ai pu informer et sensibiliser les visiteurs sur le nucléaire et en particulier sa relation avec le changement climatique. Je n’ai même pas pris le temps de visiter le village mais la prise de conscience des visiteurs était bien visible et l’ambiance générale était loin d’être morose face aux crises que nous traversons. Beaucoup souhaitaient être informés et guidés pour adapter leur comportement de manière positive et motivée afin de mettre en œuvre de vraies solutions à leur niveau. En fin de journée la voix faiblissait mais ma satisfaction d’avoir participé était bien réelle. Né il y 2 ans seulement à Bayonne, Alternatiba organise pas moins de 70 villages des alternatives en France cette année ! Le village parisien fut organisé et mené avec brio et efficacité. Pour ce que j’en ai vu tout du moins. Bravo !


Enormément de monde !

Cette belle réussite aura-t-elle des conséquences concrètes sur le comportement de chacun ? Les citoyens seront-ils en mesure de forcer nos politiques à adopter les nécessaires mesures drastiques et contraignantes pour que notre société se mettre réellement en position soutenable ? Que pèseront les citoyens face aux lobbys financiers et industriels ?
Nous verrons déjà ce qu’il en sera en cette fin d’année avec la COP21. J’adhère aux nombreuses analyses qui pressentent un piètre résultat… En même temps, comment ne pas espérer tant l’enjeu mondial est important et crucial ?
Alternatiba apporte une pierre non négligeable à l’édifice citoyen en pleine construction pour tenter d’infléchir la chute en cours…

vendredi 18 septembre 2015

Deuxième fête de la transition du Val d'Yerres - Sénart Val de Seine


L'association Territoires en Liens organise la seconde édition de la Fête de la transition, éco-festival citoyen du Val d’Yerres – Sénart Val de Seine. Cela se passera le 3 octobre 2015, de 10h à 19h sur l’Île de Brunoy (91). J'ai loupé la première édition... Cette année je vais donner un coup de main et peut être plus si affinités...
La plus grande partie du programme et des participants est intéressante. Alors, venez...

Pour plus d’information

http://www.territoiresenliens91.org/

mercredi 16 septembre 2015

Alternatiba Paris les 26 et 27 Septembre 2015


Alternatiba Paris organise le Village des Alternatives, grand festival de solutions pour le climat les 26 et 27 septembre 2015, sur la Place de la République.
L'organisation espère la visite de 50 000 personnes.

Avec les amis de Sortir du Nucléaire Paris (SNP), nous y serons le samedi pour passer le message : le nucléaire n'est pas une solution au changement climatique !
Evidemment nous communiquerons aussi sur les bonnes solutions énergétiques: économies d'énergies, efficacité énergétique, renouvelables !

Alors, prenez un moment et passez sur le stand SNP !

Pour plus d’information

https://alternatiba.eu/paris/le-festival-alternatiba/
http://www.sortirdunucleaire.org/Nucleaire-et-changement-climatique http://www.sortirdunucleaire75.org/



dimanche 13 septembre 2015

2ème fête anti-milles vaches

La semaine dernière l’association Novissen organisait sa fête annuelle anti-mille vaches à Drucat (Somme), commune au triste privilège d’avoir une usine à vache sur son territoire.



Militante et festive, cette journée débutait pas une opération automobile escargot entrez Drucat et l’usine, en passant par Abbeville où le cortège fut remarqué et apprécié par de nombreux habitants.


Nous arrivons près de l'usine à vaches...




Vaches en batterie


Les prises de paroles nous rassemblèrent face à l’usine où les quelques employés nous narguaient.


%


Alors que l'agriculture paysanne (surtout si elle est bio) donne des sols riches et qui stockent le carbone, luttant ainsi contre le réchauffement du climat, l'agriculture industrielle fait tout le contraire. Une agriculture climaticide !


L'après midi, Marc Dufumier nous a offert une excellente conférence sur l'agriculture industrielle. Profitez-en vous aussi avec la vidéo ci-dessous.

En clôture, la chorale des Bouillons nous a offert un magnifique et touchant moment de chanson :


La fête fut aussi l'occasion pour l'association de lancer son premier livre « 1000 vaches, usine à mensonges »


Une belle journée militante de nature à montrer qu'alors même où l'exploitant se permet de bafouer la loi en entassant 800 vaches alors que seule 500 lui sont autorisées, les opposants, défenseurs de l'environnement et d'une agriculture paysanne ne désarment pas. Nous ne lâcherons pas !

Pour suivre l'actualité de Novisen

http://www.novissen.com/Pages/default.aspx


jeudi 3 septembre 2015

Faisons la fête aux Mille vaches !

Novissen organise le samedi 5 septembre sa 2e Fête Anti-Mille Vaches. J'y serai.


Les invités d’honneur seront les militants de Notre-Dame-des-Landes et le conférencier de l’après-midi sera MARC DUFUMIER, chercheur-agronome, expert auprès des Nations Unies et de la Banque mondiale qui nous parlera du véritable coût du lait industriel. LA conférence sera suivie d'un débat.

Cette 2e Fête se déroulera dans un contexte particulier, avec le constat de l’illégalité actuelle de l’exploitation de Michel Ramery, toujours à 800 vaches au lieu des 500 autorisées et la perspective de la Cop 21 qui pose le problème de la légitimité de telles exploitations au caractère climaticide reconnu.
A la fois militante et festive, la fête débutera à 10h par une opération « escargot » de la salle polyvalente de Drucat jusqu’au site des 1000 vaches où des prises de parole seront organisées dès 11h.

Bien sûr, il y aura aussi de nombreuses animations, de la musique, de la restauration, des stands bio…de quoi passer une très bonne journée et se remotiver pleinement pour poursuivre la lutte !

Trois axes pour cette journée :

  • Dénoncer activement l’illégalité scandaleuse de l’usine à vaches
  • Démontrer l’absurdité d’un tel projet à 4 mois de la réunion à Paris sur le climat
  • Lancer la promotion du premier livre des Editions Novissen « 1000 vaches, l’usine à mensonges »

A samedi !

Pour plus d’information

http://www.novissen.com/Pages/default.aspx

mercredi 12 août 2015

Main basse sur la ferme des Bouillons ? Les occupants restent ferme(s)

La ferme des Bouillons, située en périphérie immédiate de Rouen, est occupée depuis décembre 2012 par un collectif citoyen qui a obtenu par la lutte sa préservation, et développé un projet citoyen novateur pour le site.

La revente de la ferme, en juillet 2015, par son propriétaire en titre, Auchan, à une SCI familiale n'offre aucune garantie de préservation du caractère agricole du site. Le profil des acquéreurs laisse présager la mise en place d'un business écolo au détriment du projet citoyen élaboré et mis en place par le collectif.

L'Association de Protection de la Ferme des Bouillons demande donc aux pouvoirs publics d'exercer leurs prérogatives et de préempter la ferme pour étudier de manière équitable les différents projets puis arbitrer entre eux.

Face à l'opacité des affaires, l'association réclame la transparence démocratique.
Explications par des acteurs du mouvement.

Plus d'infos :
www.lafermedesbouillons.fr
fermedesbouillonsatriseuppointnet


mardi 9 juin 2015

1000 vaches, procès du 17 juin 2015, mobilisons nous !



Retrouvons nous à Amiens en soutien aux 9 militants de la confédération paysanne !
http://www.confederationpaysanne.fr/gen_article.php?id=3528

vendredi 26 décembre 2014

10 décembre 2014 : journée internationale des peuples pour le climat

En marge de l'officielle conférence sur le climat négociée chaque année par nos gouvernements, le 10 décembre dernier dans les rues de Lima, se rassemblaient des milliers de personnes pour la journée internationale des peuples pour le climat. Aucune de ses personnes n'étaient dupes quant aux solutions qui allaient être proposées par la COP20, le mot d'orde : « Changeons le système, pas le climat ! ». Lancée par la "cumbre de los pueblos" (sommet des peuples), cet évènement alternatif appellait à une mobilisation des citoyens du monde entier pour une Terre habitable et la justice climatique.

A plusieurs milliers de kilomètres de là, place de la place de la République à Paris, une fresque humaine était organisée par l'organisation Alternatiba avec de nombreuses autre associations connues mais aussi, et c'est plus rare, avec des associations des peuples du Sud. L'objectif était de donner une compréhension visuelle de la problématique climatique au grand public à travers un happening scénarisé en 3 tableaux.

Les militants étaient majoritairement enchaînés autour de la fontaine de la Liberté pour représenter les 7 milliards d'individus prisonniers du système actuel porté par la majorité des gouvernements et des multinationales. Ceux-ci étaient représentés par des hommes en costumes-cravates, un manager de Total specialisé en bio-ingénierie, une plateforme pétrolière et des "hommes-maïs" OGM de Monsanto. Derrière, une rangée de bambous verdoyante nous rappelait aussi la fausse promesse des agrocarburants produits par les plantations d'arbres à croissance rapide pour nourrir nos voitures et qui en plus d'affamer les populations, détruisent des hectares de forêts primaires occasionnant par là-même une véritable bombe climatique. Une centrale nucléaire et son ingénieur EDF illustraient le top des fausses solutions : la typiquement française énergie nucléaire !

Face à eux, quelques porteurs d'alternatives mettaient déjà en oeuvre des solutions simples et efficaces : la sobriété énergétique et les énergies renouvelables remplaçant l'extractivisme* forcené. Nourrissant actuellement 70% de la population, l'agriculture paysanne, encore améliorée, serait capable de remettre dans la terre sous forme de biomasse, 40 à 50% des GES qui ont été émis par l'agriculture productiviste de ces 50 dernières années. A la nuit tombante, muent par le besoin d'agir, une centaine de militants se sont libérés physiquement de la rubalise qui les entravait pour porter eux aussi une magnifique planète qui éclairait la place de sa lumière bleutée.

lundi 8 décembre 2014

Mercredi 10 décembre - Journée internationale des peuples pour le climat

Mercredi 10 décembre de 17h à 20h place de la République à Paris

Journée internationale des peuples pour le climat

"Changeons le système, pas le climat"

Malgré l'urgence climatique, nos gouvernements discuteront une fois de plus les virgules du traité de la Convention Internationale sur le Climat en décembre 2014, à la COP20 de Lima.
Cet accord crucial pour notre avenir est censé préparer la signature du premier accord climatique mondial contraignant lors de la COP21 à Paris en décembre 2015.

Ce rendez-vous est une chance à ne pas manquer :
mobilisons-nous pour un monde habitable et une justice climatique !

Solidarité internationale pour le climat

Nous, citoyens du monde, ne voulons plus attendre que les gouvernements se mettent d'accord pour agir :
en remettant à plus tard la mise en œuvre globale d'un programme de transition équitable, nos gouvernements menacent le maintien des conditions de vie sur Terre et pénalisent les populations les plus fragiles.

Nous, citoyens du monde, nous organisons déjà localement pour changer notre système énergétique.
Les alternatives au mode de développement actuel existent.
En sortant du gaspillage, nous pouvons alimenter la totalité des foyers en énergie renouvelable. Car nous connaissons le prix des fausses solutions !
Gaz de schiste, énergie nucléaire, agriculture intensive ou plantations d'arbres à croissance rapide, ces choix ne font qu'ajouter une pression supplémentaire sur les populations du Sud : privées de leurs terres et donc de leur autonomie alimentaire, elles sont condamnées à rester sans défense devant la montée des eaux et des ouragans.

Nous, citoyens du monde, ne voulons plus être les témoins de cette injustice, nous voulons nous battre pour les générations actuelles, les générations futures, et pour l'ensemble des créatures qui peuplent la Terre.
En cette journée de la Déclaration des Droits de l’Homme, tous ensemble, exigeons de nos gouvernements des accords clés pour freiner le processus du changement climatique.

Debout la Terre !


Alternatiba IDF, Amis de la Terre, Attac, Ayni-France, Climates, Collectif Guatemala, Collectif de Péruviens en France, End Ecocide on Earth, Escargots Solidaires, France Libertés, Fréquence Orange, France Amérique Latine, GP-SON, Greenpeace Paris, Association Gilberto Bosques, Idle No More France, Association Nuy Media, Oxfam, On The Green Road, Résistance à l'agression publicitaire, Revue S!lence, Stop TAFTA, Sortir du Nucléaire Paris, Comité Solidarité Cajamarca, Terre et Liberté pour Arauco, TEJE, Utopia, Vélorution.

vendredi 24 octobre 2014

La fièvre verte - acquisitions massives de terres en Afrique de l'Ouest

L’accaparement des terres est un phénomène d’acquisitions massives de terres agricoles où des communautés entières se voient dépossédées de ses terres. On connait une augmentation significative des cas répertoriés à travers le monde.

Inter Pares, le groupe de recherche REDTAC de l'Université de Montréal et la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (COPAGEN), un réseau paysan d'Afrique de l'Ouest viennent de conclure une étude participative qui documente les répercussions de l'accaparement des terres sur les moyens de subsistance et sur la sécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest.

Les impacts désastreux de l'accaparement des terres en Afrique de l'Ouest répertorié dans cette étude sont mis en lumière dans le documentaire issu du projet de recherche, La fièvre verte.

Ce documentaire explore trois cas d'acquisitions massives de terres en Guinée-Bissau et en Côte d'Ivoire afin de mieux saisir les impacts locaux réels de ces projets souvent vantés comme ''gagnants-gagnants" pour les investisseurs et populations locales.

Source: Inter Pares

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