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Les produits dangereux

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mardi 12 octobre 2010

Boue rouge en Hongrie : selon Greenpeace le gouvernement a dissimulé les concentrations élevées d’arsenic et de mercure

Greenpeace a rendu public le 10 octobre, l'analyse des boues rouges déversées par accident en Hongrie (voir mon billet).

Ces analyses ont révélé des taux de concentrations anormalement élevés, notamment pour l’arsenic, près de deux fois supérieure à la normale. Cette pollution toxique présente un risque à long terme pour les écosystèmes, notamment pour les sources d’eau potable. Les autorités hongroises dans leurs communiqués rassurants ont dissimulé la quantité des substances toxiques auxquelles sont exposés les citoyens.


Les analyses effectuées que Greenpeace à demandé ) l’agence autrichienne fédérale pour l’environnement de Vienne ont révélé les valeurs suivantes : 110 mg d’arsenic par kg ; 1,3 mg de mercure par kg et 660 mg de chrome par kg.

Greenpeace a déclaré dans son communiqué

Si l’on rapporte ces quantités au volume total du flux toxique, 50 tonnes d’arsenic se sont déversées dans l’environnement. D’après les analyses du laboratoire hongrois, effectuées sur des échantillons d’eau provenant d’un ruisseau de Kolontar, la concentration d’arsenic par litre est de 0,25 mg– soit un taux 25 fois supérieur aux limites fixées pour l’eau potable.

L’arsenic est toxique pour les végétaux et les animaux. Cette substance peut s’accumuler dans l’organisme, particulièrement chez les invertébrés et les êtres humains, et affecter le système nerveux. Le mercure peut s’infiltrer et s’accumuler dans la chaîne alimentaire, notamment dans les poissons, et provoquer également des lésions nerveuses. Lorsque le pH est élevé, comme dans la boue rouge, ces polluants restent relativement figés. Mais une diminution de la valeur du pH, comme c’est le cas dans les rivières, peut favoriser une lente dispersion de ces substances à grande échelle. Malgré les déclarations officielles, l’écosystème du Danube reste menacé !

Le gouvernement hongrois doit faire face à ses responsabilités

Greenpeace accuse donc le gouvernement hongrois d’avoir dissimulé des informations concernant la toxicité de la marée rouge. Nous pensons que les autorités hongroises savent exactement ce que contient cette boue toxique. Pourtant, aujourd’hui, c’est Greenpeace qui doit informer victimes et citoyens des risques qu’ils encourent. Sans plus attendre, le Premier ministre hongrois Viktor Orban doit rendre publiques toute les informations dont il dispose, et demander à l’entreprise d’aluminium – et à ses riches propriétaires –d’indemniser les dommages subis par l’environnement et les victimes.

Source : Greenpeace.

vendredi 8 octobre 2010

Boues rouges : catastrophe en Hongrie, risques et pollution en France

La catastrophe de ces derniers jours en Hongrie vous aura surement marqués en voyant les images de ce déferlement de boue colorée et avec l'annonce des 4 personnes décédées lors de l'accident.

Mais que sont ces boues rouges ?
L'association Robin des Bois nous indique qu'elles sont les résidus de l’extraction d’alumine à partir du traitement de la bauxite. Elles contiennent de la soude caustique, du fer, de l’alumine, du silicium, du sodium, du calcium, du titane, du manganèse, du vanadium, du chrome hexavalent, du plomb et du cadmium. Le cumul de tous ces métaux et minéraux fait des boues rouges un déchet toxique pour la faune aquatique, les animaux domestiques et d’élevage.
Par ailleurs, les boues rouges provenant du traitement de la bauxite sont très légèrement radioactives. La radioactivité naturelle renforcée des boues rouges par du radium 226 et du thorium 232 est reconnue par l’Union Européenne et par la France. Les boues rouges sont trois fois plus radioactives que la bauxite.

Le directeur adjoint du WWF-Hongrie Gabor Figeczky s'inquiète de la situation en Hongrie : "C'est un accident sans précédent, qui affecte profondément l'écosystème, les eaux de la région et illustre la fragilité de nos réserves d'eau potable. Il est encore difficile de dire comment cela va affecter l'environnement, mais une chose est certaine: les métaux lourds sont connus pour leur longévité et ne disparaissent pas d'un jour à l'autre".

En ce jeudi 7, il est établi que le Danube est atteint et que les écosystèmes touchés sont condamnés pour plusieurs dizaines d'années.
Un million de mètres cubes de boue rouge se sont déjà répandus dans les villages autour du site établi à 160 kilomètres de Budapest.



Décharge de boues rouges surplombant le Danube près de Tata, recouverte de déchets dangereux comme des cendres et des mâchefers.
© Christine Bossard-Charlotte Nithart/Robin des Bois.

En France, une usine produit ce type de boues : à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône
Les boues sont pour moitié nettoyées et séchées, avant d'être stockées dans un bassin qui fonctionne en circuit fermé. près de l'usine. L'autre moitié est rejeté en mer avec une quantité annuelle de 250000 tonnes et un cumul actuel d’environ 20 millions de tonnes ! L'association Robin des Bois dénonce cette décharge comme "l'une des plus grosses anomalies environnementales que l'on puisse rencontrer sur le littoral français".


Boues rouges et déchets de bauxite à Gardanne, Bouches du Rhone (Google Earth)

Mon avis

Comme toujours le discours officiel est rassurant :
Le secrétaire d'état à l'environnement Hongrois indique ce soir que le Danube est sauvé...
En France : aucun risque d'une catastrophe du type Hongrois...
Concernant l'impact environnementale des rejets en mer, l'industriel le minimise.

On ne me fera pas croire à de si maigres risques et impacts.
Preuve s'il en fallait, les directives Européennes font que, dès 2011 les rejets en mer de l'usine de Gardanne seront limités à 180000 tonnes. En 2015, tout rejet sera interdit.
Alors l'usine cherche à se débarrasser de l'encombrant fardeau.
Devinez comment...
Il le revendrait à des groupes de travaux publics pour les soubassements de routes, ou pour remblayer la décharge d'ordures ménagères d'Entressen à Marseille.
On mettrait tout cela sous nous roues en faisant de l'argent de surcroit !
De l'argent venant de nos péages d'autoroutes ou de nos impôts.
Fort, non ?

samedi 2 octobre 2010

Danger, phtalates !

Depuis 2008 , des chercheurs français ont démontré que les phtalates, des composés biodégradables que l’on retrouve dans les plastiques dits souples (rideaux de douche, gaines de fil électrique, sachets d’emballage de produits alimentaires, matériel médical) entravent la mise en place du potentiel reproducteur masculin dans l’espèce humaine.
Cette recherche était à l'époque une première mondiale qui apportait la preuve expérimentale de la toxicité des phatalates les désignant comme une des causes de la baisse de fertilité masculine.

Depuis, les études inquiétantes concernant les effets des plastiques sur la santé s'accumulent.
Phtalates et Bisphénol A (BPA) sont parmi les principaux suspects.

En France, seuls les biberons ne peuvent plus contenir de BPA et les jouets pour enfants de moins de 3 ans, eux, ne doivent pas contenir de phtalates.
Aucune règlementation n'interdit BPA et phatalates dans les autres produits.

Cependant, la prudence s'impose et cela particulièrement pour les femmes enceintes ou allaitantes pour lesquelles l’Agence danoise de protection de l’environnement donne les conseils suivants :

1 Utilisez le moins possible de produits cosmétiques et de lotions au cours de votre grossesse et pendant que vous allaitez.
• Certains cosmétiques et certaines lotions contiennent des substances chimiques allergènes ou sont soupçonnées d’êtres des « perturbateurs endocriniens ». En les évitant le plus possible, vous réduisez leurs effets sur vous et sur votre enfant.

2 Choisissez toujours des produits non parfumés et cessez d’utiliser du parfum pendant toute la durée de votre grossesse et pendant la période d’allaitement.
• Les parfums peuvent causer des allergies, des irritations ou des éruptions cutanées ou encore des difficultés respiratoires.

3 Achetez de préférence des produits qui bénéficient d’un label écologique (l’Éco-Label européen, par exemple, symbolisé par une fleur, ou encore le Cygne, un label très répandu dans les pays nordiques).
• Ces labels sont attribués aux produits respectueux de la santé et de l’environnement, à ceux par exemple qui contiennent le moins de substances chimiques suspectes.

4 Ne colorez pas vos cheveux si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.
• Certaines substances chimiques contenues dans les colorants pour cheveux peuvent provoquer des réactions allergiques, d’autres sont soupçonnées d’être des « perturbateurs endocriniens ». Attention, les « colorants naturels » comme le henné peuvent contenir des substances chimiques dangereuses.

5 Bannissez les peintures et évitez les produits vendus en spray si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.
• Lorsque vous peignez ou lorsque vous utilisez un spray, vous inhalez des substances chimiques que vous pouvez absorber et transmettre à votre enfant. Évitez par conséquent les travaux de peinture tout au long de votre grossesse et aérez soigneusement les pièces fraîchement repeintes.

6 Lavez tout les objets destinés à votre bébé, y compris les tissus et les jouets en tissu ou en plastique.
• Les nouveaux vêtements, les jouets, les biberons, etc. fabriqués en tissu ou en plastique peuvent contenir des résidus chimiques. Le lavage à l’eau chaude fait disparaître la plupart des substances chimiques.

7 Évitez l’usage quotidien de lotion, de savon, etc. pour votre bébé.
• Baignez votre bébé dans une eau propre et limitez l’usage de lotion après le bain et après le changement de couche. Consultez votre médecin si la peau de votre enfant est très sèche, rouge ou irritée, ou pour tout autre problème dermatologique.

8 N’achetez pour votre bébé que des produits – jouets compris – sans parfum.
• Le parfum peut provoquer une allergie chez votre bébé. Par conséquent, n’utilisez que des produits de toilette sans parfum et évitez les jouets parfumés.

9 Ne donnez à votre bébé que des jouets conçus pour son âge. Les jouets pour les enfants âgés de plus de 3 ans peuvent contenir des phtalates.
• Les phtalates sont utilisés pour assouplir les plastiques. Certains agissent comme des « perturbateurs endocriniens ». Les jouets destinés à être mis en bouche par des enfants de moins de 3 ans et contenant des phtalates sont interdits dans toute l'Union européenne.

Utilisez aussi le tableau suivant des codes de matière plastiques et pour vos aliments, n'utilisez que des ustensiles possédant les codes 1, 2, 4, 5 :


Cliquez sur l'image pour agrandir.

Pour plus d’information

Consultez le résumé de l'étude françaises de 2008
Consultez le dossier sur le site du RES.

mercredi 15 septembre 2010

Attention aux perturbateurs endocriniens

Le Réseau Environnement Santé (RES) organisait un colloque sur les perturbateurs endocriniens (PE) le mardi 14 septembre.

Près de 500 perturbateurs endocriniens (PE), des substances capables d’interférer avec le système hormonal, ont été identifiés à ce jour. Cette famille inclut les phtalates et le BPA, certains pesticides, des métaux lourds, des polluants organiques persistants (POP) comme les PCB et dioxines, des médicaments et les phytoestrogènes naturels comme le soja. Présentes à faibles doses dans l’environnement (eau, sol) et la chaîne alimentaire, ces molécules se retrouvent souvent dans le sang et l’urine humaines. Leurs impacts sur la faune sauvage, comme la féminisation des poissons, ont été largement démontrés.

L’hypothèse selon laquelle ils pourraient être à l’origine de certaines pathologies humaines a été soulevée pour la première fois lors de la conférence de Wingspread en 1991. « Il fallait du courage pour lancer cette hypothèse, validée depuis par de nombreux articles scientifiques», souligne André Cicolella, président du RES.

De nombreuses études ont montré des effets des PE sur des modèles animaux. « On est sûr des effets néfastes chez le rat et la souris, à des concentrations très faibles, mais il n’y pas encore de preuves chez l’homme. Ce sont toutefois des signaux d’alerte», indique Ana Soto, chercheur à l’université de Tufts (Boston, Etats-Unis).

« Il est difficile d’extrapoler à l’homme les résultats observés chez l’animal, rappelle cependant Patrick Fénichel endocrinologue à l’Inserm de Nice. La forte augmentation des cancers du sein, de la prostate et de la testicule, suggèrent néanmoins le rôle joué par les facteurs environnementaux ». Aucune relation causale entre exposition à un PE et un de ces types de cancers n’a encore pu être démontrée de façon certaine.

Les PE sont également suspectés de jouer un rôle dans la hausse des malformations génitales chez l’homme, dans les dysfonctionnements de l’intestin ainsi que dans certains troubles psychiatriques (dépression, anxiété).

Source : Journal de l'Environnement.

Une vidéo Breast Cancer UK traduite par le RES

Mon avis

Le Dr américain Shanna Swan estime une baisse de la qualité spermatique de 3% en Europe et de 1,5% par an aux Etats-Unis.
Les PE sont très fortement suspectés d'y contribuer.
Alors que 500 perturbateurs endocriniens empoisonnent notre environnement de manière générale, jusqu'aux océans, le problème est crucial pour l'avenir de notre espèce !
Il est indispensable de mettre en place des mesures de précautions au niveau législatif.
L'interdiction du BPA dans les biberons, devant entrer en vigueur début 2011 n'est pas suffisante.
Les BPA devraient être interdits dans tous les produits.
Et des mesures sont à prendre pour les autres PE...

Pour plus d’information

http://www.reseau-environnement-sante.fr/

vendredi 3 septembre 2010

Une étude démontre les effets tératogènes du Roundup®

Une étude scientifique argentine montre que les herbicides à base de glyphosate (catégorie à laquelle appartient le fameux Roundup®) ont des effets tératogènes sur les vertébrés.

Alertés par des rapports sur des cas de malformations de nouveaux nés (malformations neurales et craniofaciales) dans des régions où des herbicides à base de glyphosate sont largement utilisés sur des cultures OGM, les scientifiques argentins ont décidés d’évaluer les effets de faibles doses de glyphosate sur le développement en étudiant des embryons de vertébrés.

Pour ce faire, ils ont étudiés les effets de dilution à 1/5000 d’herbicide à base de glyphosate sur des larves de grenouille Xenopus laevis. Les résultats de cette étude sont publiés dans la dernière livraison de la très sérieuse revue scientifique Chemical Research in Toxicology.

Résultats : les embryons traités étaient hautement anormaux, avec des altérations marquées du développement céphalique et de la crête neurale.

Pour vérifier si de tels effets avaient lieu avec d’autres vertébrés que des amphibiens, les chercheurs ont ensuite réalisé une manipulation similaire avec des embryons de poulets. Là aussi les résultats étaient similaires, avec notamment une réduction des vésicules optiques et une microcéphalie.

De plus les chercheurs pointent le mode d’action supposé de ces herbicides responsables de ces malformations : les herbicides à base de glyphosate augmenteraient l’activité de l’acide rétinoïque endogène. Cette activité serait causée par le glyphosate lui-même et non par les adjuvants selon les scientifiques argentins.

Enfin, à la lumière de ces découvertes sur la morphogénèse de ces concentrations faibles d’herbicides à base de glyphosate , les chercheurs s’alarment des cas de malformations cliniquement constatés chez des enfants dans des régions où la population est exposée à ces herbicides dans les champs où ils sont utilisés sur des cultures d’OGM tolérants au glyphosate.

Pour le MDRGF :
« Cette nouvelle étude nous montre que l’utilisation d’énormes quantités d’herbicides à base de glyphosate notamment sur les cultures d’OGM là où elles sont permises, mais aussi dans d’autres domaines de l’agriculture ou même chez les particuliers, est irresponsable. A la lumière des résultats de cette étude nous demandons l’application du principe de précaution et le retrait de l’homologation de ces herbicides à base de glyphosate du marché français et européen, dans une logique de prévention des malformations congénitales dans les populations exposées » précise François Veillerette, porte parole du MDRGF.

Pour plus d’information

Lisez l’article original en anglais :
Glyphosate-Based Herbicides Produce Teratogenic Effects on Vertebrates by Impairing Retinoic Acid Signaling. Alejandra Paganelli, Victoria Gnazzo, Helena Acosta, Silvia L. Lopez, and Andres E. Carrasco. Chem. Res. Toxicol , online August 9, 2010

http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/tx1001749

Consultez le site du MDRGF :

dimanche 1 août 2010

Farines animales : le retour ?

Les farines animales ont été interdites en 1990 au nom du principe de précaution, à l'époque du choc provoqué par la maladie de la vache folle. Alors que la maladie est en train de disparaître en Europe, la Commission européenne propose d'abandonner certaines mesures prises à l'époque, notamment lever l'interdiction du recours à certaines farines animales pour l'alimentation des non-ruminants (porcs, volailles, poissons).


En France, le ministère de l'Agriculture annonce faire évaluer les dangers éventuels et déclare au Parisien que « s'il y a des incertitudes, on ne prendra aucun risque ».

José Bové, comme d'autres experts de l'agriculture, s'inquiète de la traçabilité de la filière et pense que « le risque ne vaut pas le coup » parce que les garanties manquent : «Si la Commission européenne autori... on risque de les retrouver chez nous, même si on ne les autorise pas nous-mêmes.
On a déjà vu les gros fabricants britanniques de farines animales utiliser des filières pour passer par la Belgique, la Hollande, l'Espagne… »

Surtout José Bové juge qu'« il n'est pas nécessaire de réintroduire les farines animales ».
Avec une meilleure utilisation du colza et une reconversion de seulement 7% des surfaces en céréales, on pourrait réduire nos importations de protéines animales de 41%, c'est le ministère de l'Environnement français qui le dit. Sauf que quand j'ai interpellé Barroso sur ce sujet, il s'est mis en colère et m'a dit qu'il ne remettrait jamais en cause ces accords. »

Mon avis

Une affaire grave. A suivre en faisant tout ce qui est en notre possible pour que cette pratique, contre nature et uniquement dictée par des considération économiques de rendement, soient proscrites.
Le boycott des produits carnés sera notre arme ultime !

«On ne prendra aucun risque ». Ben voyons, on y croit !

mercredi 21 juillet 2010

Du charbon de bois dangereux !

Après les traverses et les poteaux traités au créosote et qui ont été disséminés pour des usages professionnels, mais aussi vendus à des particuliers (voir mon billet ici), on apprend maintenant que ces bois traités avec ce produit cancérigène ont aussi servi à faire du charbon de bois !

C’est l’usine Sidenergie, de Laval de Cère, dans le Lot, qui brûle des traverses de la SNCF pour en faire du charbon domestique. Pour Jacky Bonnemains, de l’association Robin des Bois, c’est tout bonnement aberrant : "le charbon de bois doit être exempt de tout déchet, et il y a effectivement des traces de créosote dans le charbon de bois de Sidenergie. Mais, paradoxe absolument invraisemblable : c’est autorisé..."

C’est légal en effet : la société a obtenu une dérogation pour utiliser ces déchets dangereux comme combustible ; elle a en plus fait valoir que sa technique rendait le produit inoffensif.
Pour Gérard Bardoux, ingénieur de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) de Midi-Pyrénées, l’entreprise est en règle : "paradoxalement, ce charbon de bois est moins toxique que celui qui est produit à partir de bois classique."

Mais comme le concept a du mal à passer, la société envisage malgré tout d’utiliser son charbon, désormais, comme filtre pour les eaux usées...

Source : France infos.

Mon avis

C'est proprement incroyable ! Pour l'Ademe ce charbon de bois issus de bois traités avec une substance cancérigène est moins dangereux que du charbon de bois "classique", le tout agréé par le Ministère de la santé selon cette publication de l'ADEME :


Déjà que je ne suis pas du tout adepte de la cuisson au barbecue, mais alors là c'est définitif !

vendredi 16 juillet 2010

Traverses et poteaux dangereux

La récupération de traverses de chemin de fer ou des poteaux téléphoniques est à proscrire. En effet, ces bois sont traités (pour leur protection) à la créosote ou aux sels de cuivre-chrome-arsenic (CCA). Ces substances sont hautement toxiques et cancérigènes.

La créosote, classée cancérogène de catégorie 2 par l’UE (effet suspecté), est nocive de différentes manières. Par inhalation (vapeurs toxiques et irritantes pour les yeux et les voies respiratoires), par combustion (dégagement de gaz toxiques) et par contact cutané (cancers cutanés en cas de contacts répétés et prolongés). Il en va de même pour les sels de CCA, qui peuvent induire des risques d’intoxications par l’arsenic, substance cancérogène de catégorie 1 (effet avéré).

Théoriquement, la vente aux particuliers des traverses et poteaux traités à la créosote est interdite. Leur usage doit être strictement professionnel. L'association Robin des Bois indique cependant qu'il existe une sorte de dérogation qu'utilise la SNCF pour écouler ses traverses qui ainsi peuvent se retrouver chez les particuliers. Ils sont notamment utilisés comme éléments architecturaux (linteaux) ou de décoration dans les jardins, terrasses, piscines.

Le 15 juillet, l'Etat, Réseaux ferrés de France (FRR), France Telecom (FT), Electricité réseau distribution France (ERDF), la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) et l’association Robin des Bois ont signé une charte qui prévoit que les traverses ou poteaux en fin de vie seront assujettis à une obligation de traçabilité. Les bois traités usagés des signataires ne pourront désormais plus être mis sur le marché de l’occasion sans cette procédure.

80.000 tonnes de bois traités usagés sont retirées chaque année des réseaux d’infrastructures de RFF, France Telecom et ERDF. Selon le Ministère de l'Environnement : « le développement d’une nouvelle filière industrielle de récupération de ces bois va permettre de créer un véritable marché, et des débouchés emplois verts ».

Reste que cette filière de récupération ne changera rien à la situation des particuliers qui on peut être sans le savoir des déchets dangereuse dans leur jardin, ou pire dans leur habitation.

Source : Le journal de l'Environnement ; Actu Environnement.

Pour plus d’information

Lisez la charte signée le 15 juillet :

Charte bois traités

Consultez le dossier de presse du Ministère :

Dossier de presse bois dangereux

Visitez le site de l'association Robin des Bois.

Mon avis

Quelle quantité de bois se trouve disséminée dans l'environnement, les habitations ?
Quel est l'impact réel ? Quelle dissémination dans le sol, les eaux souterraines ?
Et le pire, quel impact sur la santé humaine ?

Le gouvernement n'a vraiment pas de quoi pavoiser avec la signature de cette charte.
Depuis combien d'années est-il averti par l'association Robin des Bois ?
De nombreuses, trop nombreuses années !
Depuis combien de cancers le gouvernement est-il averti ?
Nombreux, trop nombreux !


Une allée en traverses !


Un bassin


Une rocaille

mercredi 7 juillet 2010

Pesticides et cancer de l'enfant

L'exposition de la mère aux pesticides favorise le cancer de l'enfant selon un rapport anglais du Chem Trust

Un rapport publié par des scientifiques de l’organisation anglaise "The Chem Trust” montre que des recherches scientifiques soulignent que l’exposition à des pesticides avant la conception, pendant la grossesse ou pendant l’enfance apparaît augmenter le risque de cancer chez l’enfant, l’exposition pendant la grossesse semblant particulièrement préoccupante à ce sujet.

De plus le rapport souligne que plusieurs études indiquent que les agriculteurs on un risqué plus grand que le reste de la population de développer certain cancers, comme les lymphomes non hodgkiniens, des leucémies, des cancers de la prostate et autres cancers hormonaux dépendants.

Le rapport conclut en soulignant que l’incidence de certains cancers a beaucoup augmenté durant les dernières décennies, les facteurs environnementaux jouant un rôle important dans cette augmentation et parmi ces facteurs les pesticides jouent un rôle important.

Le MDRGF souligne qu’en France aussi l’incidence du cancer croit rapidement ‘elle a doublé en 25 ans et cette maladie concernera maintenant un homme sur 2 et une femme sur 3 au cour de leurs vies.

Comme le Chem Trust dans son rapport, le MDRGF demande que soient bannis par l’Union Européenne tous les pesticides cancérigènes certains, probables ou possible ainsi que ceux suspectés de perturber les hormones (perturbateurs endocriniens).

De plus il y a lieu selon François Veillerette, porte parole du MDRGF et responsable de campagne "environnement cancer" « de tout faire pour supprimer l’exposition du public à ces substances dans tous les lieux accueillant du public, dans les habitations ou encore par la contamination des aliments ou de l’air en zone agricole. C’est à ce prix que les chiffres de l’épidémie actuelle de cancer régresseront à terme. »

Le rapport en anglais :
http://www.chemtrust.org.uk/documents/CHEM%20Trust%20Report%20-%20Pesticides%20&%20Cancer%20July%202010.pdf

Auteurs :
Andrew Watterson, Professor of Health at Stirling University
Gwynne Lyons, Director of CHEM Trust

Pour plus d’information

Visitez le sites des associations en cliquant sur leur logo :

dimanche 4 juillet 2010

Le scandale sanitaire du chlordécone aux Antilles

Le chlordécone, un insecticide organochloré longtemps utilisé aux Antilles pour lutter contre le charançon du bananier, multiplierait jusqu'à 5 le risque de cancer de la prostate.

En 2007, le Pr Dominique Belpomme publiait un rapport sur les conséquences d'une exposition au chlordécone. Dans ce document, le chercheur montrait en effet que le chlordécone était une cause majeure des cancers de la prostate observés dans les Antilles françaises.

Une équipe de l'Inserm, en association avec des chercheurs du CHU de Pointe-à-Pitre et de l'Université de Liège (Belgique), a publié une étude le 21 juin en Guadeloupe et dans le Journal of Clinical Oncology.
Elle confirme que le chlordécone, un perturbateur endocrinien, est responsable d'un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate, lequel représente 50% de l'ensemble des cancers dépistés en Guadeloupe et à la Martinique.

L'étude valide donc les signaux d'alerte du Pr Dominique Belpomme que les autorités ont longtemps ignorés.

"Des rapports parlementaires l'on déjà pointé: le ministère de l'agriculture n'a pas correctement traité les signaux scientifiques sur les dangers de la pollution et de l'exposition au chlordécone. Il y a eu un retard dans la prise de conscience et l'action", poursuit le professeur Dab, président du Conseil scientifique du Plan chlordécone en Martinique et en Guadeloupe. Les premiers plans locaux datent de 1999, et en 2004, le chlordécone a été enfin pris en compte dans le Plan national santé environnement. Finalisé en octobre 2009, le rapport du Conseil scientifique du Plan chlordécone n'a été rendu public par le gouvernement que le 17 juin avec sa mise en ligne sur le site de l'Institut de veille sanitaire (INVS).

La Martinique et la Guadeloupe se trouvent confrontées à une contamination massive des sols, des eaux de rivière et des sédiments par un produit toxique possédant une durée de vie très longue. "Quelque 80000 personnes habitent dans des zones où le sol est contaminé et 13000 individus absorbent chaque jour, en mangeant des légumes qu'ils cultivent, une quantité de chlordécone dépassant la valeur toxicologique de référence: 0,5µg/kg/j. Il faut aider la population à se préparer à vivre avec un problème qui n'est pas près de disparaître: la demi-vie du chlordécone dans le sol est de six siècles !

Sources :
Artac.
Le Monde. Doctissimo

dimanche 13 juin 2010

Pétition Stop BPA et manifestation le 16 juin

A l'heure où une loi doit bientôt être votée visant à interdire l'usage du Bisphénol A (BPA) dans les contenants plastiques alimentaires, les membres du Réseau Environnement Santé ont souhaité mettre en ligne un site dédié à ce dossier afin de vous aider à comprendre les enjeux sanitaires, environnementaux et politiques entourant cette substance.

Ce site est un site d'informations mais aussi de mobilisation!
Nous avons besoin de vous pour faire en sorte que nos dirigeants prennent des mesures visant à interdire l'utilisation de ce plastifiant dont la dangerosité est désormais admise!

Pour plus d’information

Consultez le site STOP BPA.

Pour AGIR

mardi 8 juin 2010

Un site d’information et de partage sur les nanotechnologies


Le site http://nano.acen-cacen.org ouvert en 2010 par l'ACEN, vous propose des informations régulières, vérifiées, concises et pertinentes, sur les différents enjeux des nanotechnologies, dans un langage compréhensible par tous et en reflétant les analyses divergentes pouvant exister entre les différents acteurs – publics et para-publics, industriels, associatifs, académiques, etc...

L'ACEN rassemble aujourd'hui des personnes de la société civile impliquées dans des domaines affectés par l'essor des nanotechnologies - notamment la protection de l’environnement, de la santé ou des libertés publiques, l'information citoyenne, ou encore la défense des consommateurs ou des travailleurs.

L'alliance a pour but de partager et de proposer au grand public des informations sur les enjeux sociaux soulevés par les nanotechnolgies afin d'assurer la démocratisation des choix concernant la recherche, le développement et la commercialisation des nanotechnologies.

C'est face au développement rapide des nanotechnologies dans un contexte d’incertitude et de controverses quant à leurs risques, à leurs finalités et à leurs usages, que l'Alliance Citoyenne sur les Enjeux des Nanotechnologies a été créée en 2009, à l’initiative de l’association Vivagora et avec le soutien de la Fondation pour le Progrès de l’Homme.

Des membres d'horizons très divers, issus d'associations, d'ONG, de syndicats, de laboratoires de recherche se sont mobilisés autour de cette dynamique de veille citoyenne pour :

  • mutualiser leurs connaissances, compétences et activités de veille.
  • et faire des nanotechnologies une « affaire publique », en aidant les citoyens et la société civile à participer à des débats aux bons lieux où se fabriquent les décisions.

Le site http://nano.acen-cacen.org lève le rideau sur les questions précises que nous, citoyens, voulons poser, débattre, et résoudre collectivement et de façon globale.

Il prend à contre-pied les discours convenus, ceux qui sous prétexte de secret industriel ou de problèmes techniques de définition des nanoparticules, escamotent les enjeux cruciaux des nanos.

Le site vise ainsi à offrir un tableau général des nanos, avec une présentation du contexte dans lequel elles évoluent aujourd'hui et ses principaux protagonistes, il braque les projecteurs sur les coulisses et autres zones d'ombre où sont prises les décisions, il lance des pistes pour les chantiers urgents que la société civile veut voir aboutir.

Par sa dynamique pluraliste, le site de l'ACEN entend contribuer de façon significative au déploiement de la démocratie sur les choix en matière de nanosciences et nanotechnologies.

Mon avis

Un site simple et agréable à consulter. Des informations qui me semblent pertinentes et indispensables à consulter.

mercredi 2 juin 2010

Bisphénol A : interdit dans les biberons

Fin mars, le Sénat a adopté une proposition de loi visant à interdire la vente de biberons contenant du bisphénol A, produit particulièrement nocif pour les touts petits et les autres. Voir mon billet ici.

Restait à entériner la chose par l'Assemblé Nationale.
Ce fut fait le 10 mai dans le cadre du projet de loi Grenelle 2.

Ceci est un bien, clairement, mais insuffisant, largement.
Le député PS Gérard Bapt indiquait : "Néanmoins, l'objectif à atteindre est l'interdiction totale du BPA dans les contenants alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans, mesure déjà adoptée par le Danemark".
Un amendement en ce sens qu'a présenté le député a été refusé par Mme Jouanno puis rejeté par les députés en séance publique.
M. Bapt demande par ailleurs au gouvernement de lancer une campagne d'information et de prévention "à destination des femmes enceintes" car "il a été démontré que le BPA se transmettait également par le cordon ombilical".

Mon avis

C'est l'ensemble des sources d'exposition alimentaire qu'il faut éliminer, en particulier dans les plastiques alimentaires.

Pour plus d’information

Lire le communiqué du RES.

mardi 1 juin 2010

Amalgames au mercure et maladies auto-immunes

Le site www.contaminations-chimiques.info nous informe :

Une étude récente confirme que le mercure augmente le risque de développer une maladie auto-immune. Le mercure est capable d'altérer le système immunitaire entraînant l'apparition de maladies auto-immunes telles que l'arthrite ou le lupus. Amalgames au mercure et maladies auto-immunes seraient donc liés.

Un article d'Estelle Vereeck, Docteur en chirurgie-dentaire, auteur d'ouvrages sur les dents...

Mercure et réactions immunitaires
Pour la première fois, une étude(1) a démontré que le mercure affecte les protéines déclenchant l'inflammation dans la réponse immunitaire. Cette étude montre une augmentation significative des marqueurs biologiques de l'immunité et des anti-corps chez les mineurs qui emploient le mercure pour extraire le métal des sédiments du fleuve. Par comparaison, les mineurs qui exploitent des mines de diamant et d'émeraude dans des conditions sanitaires et socio-économiques, avec des risques infectieux similaires, mais sans toutefois être exposés au mercure, ne présentent pas les mêmes altérations de leur système immunitaire.

Cette étude confirme des études antérieures(2) sur les rongeurs qui montrent des changements similaires affectant le système immunitaire après exposition au mercure.

Mercure et neurotoxicité
Le mercure est un toxique dont les effets sur le système nerveux sont aujourd'hui bien connus : réduction des capacités motrices, verbales et cognitives, et ceci même à faibles doses. Comme l'a reconnu récemment l'ADA (American Dental Association), le mercure est particulièrement dangereux pour le système nerveux du foetus et de l'enfant.

Cependant, ses effets sur le système immunitaire restent encore peu connus.

Sources d'exposition au mercure
La principale source d'exposition de la population européenne est, comme dans les autres régions développées (Japon excepté), le mercure libéré sous forme de vapeurs (sous l'effet de la pression et de la chaleur) et sous forme d'ions (libérés par électrogalvalnisme) par les amalgames dentaires ou plombages, composés pour moitié de mercure (l'autre moitié étant un mélange d'argent, étain, cuivre et zinc).

La source alimentaire avec les poissons contaminés par le méthylmercure ne vient qu'en seconde position.

Amalgame au mercure en France
Alors que trois pays scandinaves (Norvège, Dannemark et Suède) ont interdit les amalgames au mercure, la France est l'un des pays du monde qui en emploie le plus, sans restrictions, que ce soit chez la femme enceinte ou chez les enfants.

L'amalgame a d'ailleurs été défendu par l'Ordre des dentistes français auprès de Bruxelles. Quant à la Sécu, elle continue d'affirmer l'innocuité de l'amalgame dentaire.

Conduite à tenir
Les personnes souffrant d'une maladie auto-immune (arthrite, lupus, thyroïdite, etc.) devraient s'abstenir de se faire poser des amalgames, de même d'ailleurs que toute reconstitution en métal.

Les précautions à prendre lors de toute dépose et les solutions alternatives à l'amalgame dentaire et au métal sont détaillées dans le Pratikadent, rubrique Plombage-dépose.

Bibliographie
(1) Gardner, RM, JF Nyland, IA Silva, AM Ventura, JM deSouza and EK Silbergeld. 2010. Mercury exposure, serum antinuclear/antinucleolar antibodies, and serum cytokine levels in mining populations in Amazonian Brazil: A cross-sectional study. Environmental Research. 2010 May;110(4):345-54. Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, Department of Environmental Health Sciences, Baltimore, MD 21205, USA.

(2) Johansson U, Hansson-Georgiadis H, Hultman P. The genotype determines the B cell response in mercury-treated mice. Int Arch Allergy Immunol. 1998 Aug;116(4):295-305.

Source :
www.contaminations-chimiques.info
"Amalgames au mercure et maladies auto-immunes"

dimanche 23 mai 2010

Pêche en Ile-de-France : les poissons ne sont plus consommables

Communiqué de l'association Robin des Bois - 18 mai 2010

Les analyses réalisées par l’ONEMA (*) en application du plan national d’actions sur les PCB décidé par le ministère de l’Ecologie sont catastrophiques pour ce qui concerne la Seine en amont de Paris, en aval et dans la capitale. La Marne elle aussi est touchée.

Ces résultats corroborent les inventaires des sites terrestres pollués aux PCB régulièrement réalisés par Robin des Bois. Alors que sur l’ensemble du territoire de nombreux arrêtés préfectoraux interdisent ou restreignent la pêche de loisirs et la pêche professionnelle ou encore informent les pêcheurs des risques sanitaires dus à la consommation des poissons toxiques, le préfet de police de Paris, la Mairie de Paris et les préfets des Hauts-de-Seine, du Val-de-Marne et des Yvelines restent silencieux à ce sujet.

La norme européenne fixe une limite maximale de 12 pg/g pour la somme des concentrations en dioxines, furannes et PCB dioxin like dans la chair des anguilles et de 8 pg/g pour les autres espèces. Au-delà de ces seuils, les poissons doivent être considérés comme impropres à la consommation. Les PCB sont des micropolluants persistants et accumulatifs. Perturbateurs endocriniens, ils induisent des troubles de la fertilité et de la reproduction. Ils ont des effets négatifs sur les paramètres immunitaires des enfants y compris pendant la gestation et sur le développement mental et moteur. C’est un cancérogène avéré pour les animaux, et probable pour l’homme.

A Ablon (94), l’anguille atteint les sommets de l’imprégnation ; sans doute un record national avec 301 pg/g.

A Paris 12ème, les brèmes et les gardons dépassent de 3 à 5 fois le seuil réglementaire de conformité.

A Nanterre (92), 90% des poissons analysés, anguilles et gardons, sont impropres à la consommation.

A Gargenville (78), les anguilles ne doivent pas être consommées, ni par les pêcheurs, ni par leurs voisins, ni par les chats ; la contamination moyenne des anguilles est de 8 fois le seuil réglementaire.

Ces quelques résultats extraits de la base de données de l’ONEMA sont en cohérence avec l’arrêté de janvier 2005 interdisant la pêche en vue de la consommation ainsi que le transport des poissons vivants ou morts pêchés dans l’Essonne, affluent de la Seine, et l’arrêté de septembre 2008 qui interdit la consommation humaine et animale, la détention, le débarquement, le transport, la cession ou la vente de tous les poissons pêchés dans la Seine à partir de la limite départementale Eure-Yvelines. L’interdiction concerne le département de l’Eure, s’étend à la Seine-Maritime et à l’estuaire, département du Calvados compris, ainsi qu’à la Baie de Seine dans les eaux maritimes sous souveraineté française pour ce qui concerne le cas spécifique des sardines.

(*) Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques

Pour plus d’information

Paris-Plage ou Paris-PCB, 12 mai 2010
L’atlas des sites terrestres pollués aux PCB, février 2010
PCB : miracles à Paris et dans le Nord, 23 février 2010
Les données du plan national d’actions sur les PCB
La page PCB de Robin des Bois

mardi 18 mai 2010

Après dix ans d’attente, publication partielle de l’étude Interphone

Communiqué des associations Priartem et Agir pour l’Environnement

Mardi 18 mai 2010, le CIRC – Centre International de Recherche sur le Cancer – rend public les résultats de l’étude globale du programme Interphone sur les gliomes et les méningiomes. La publication des résultats concernant les neurinomes de l’acoustique et les tumeurs des glandes salivaires est repoussée à plus tard. Le même jour The International Journal of Epidemiology doit mettre en ligne, sur son site, l’article scientifique lui-même. Il aura donc fallu attendre dix ans pour voir publier des résultats partiels annoncés, au départ pour la fin de l’année 2003 !

Dans le dossier de la téléphonie mobile, un tel retard dans une publication a toujours un sens, et toujours le même sens : il s’agit toujours pour les représentants du lobby des opérateurs de minimiser des résultats qui gênent. Ce qui se confirme, une fois encore dans le cas présent.

En, effet, selon les informations dont nous disposons, le compromis sur lequel se sont mis d’accord les différents chercheurs du « Groupe Interphone », après des années de tractations, conclurait à… l’impossibilité de conclure ! Arguant de biais de collectes et de limites méthodologiques, les défenseurs du « pas de problème » ont réussi à minimiser les résultats essentiels qui ressortent clairement des chiffres publiés : l’utilisation durable et intensive du portable accroît très significativement les risques de gliome et, dans une moindre mesure, les risques de méningiome (pour le décile supérieur OD – odds ratio - de 1,4 pour le gliome et de 1,15 pour le méningiome, avec, dans les deux cas, un coefficient d’incertitude de 95%).

Priartém et Agir pour l’Environnement regrettent que la présentation des résultats permette, une fois de plus, de brouiller le message, même si, dans sa communication, le CIRC rappelle que :

  • les résultats aujourd’hui publiés correspondent à des données recueillies au début des années 2000 à une période où les usages du portable étaient très différents et beaucoup moins intensifs : la médiane d’utilisation se situe à 100 heures cumulées depuis le premier appel, ce qui est très peu ; la médiane mensuelle se situant elle entre 20 heures et 22 heurs et demi ;
  • l’échantillon retenu était exclusivement composé d’adultes alors même que l’on sait que les plus gros utilisateurs sont aujourd’hui les adolescents voire les pré-adolescents.

Tous éléments qui ne peuvent que contribuer à une sous-estimation du risque réel. Le CIRC s’appuie d’ailleurs sur ces limites pour prôner de nouvelles recherches.

Depuis 2005, date des premières publications des contributions nationales à Interphone, il est apparu une constante : une utilisation intensive et durable du portable engendre une augmentation statistiquement significative des risques de gliome et de méningiome (résultats suédois, allemands, israéliens, français…). Les résultats que s’apprête à rendre publics le CIRC viennent confirmer cette hypothèse. Réussira-t-on, à l’aide d’arguments de biais et de limites à retarder les prises de décision politiques qui s’imposent en matière de protection des populations.

A la lecture de ces résultats définitifs, les associations demandent la mise en œuvre de mesures réglementaires de protection, notamment des populations les plus fragiles et des adolescents.

Pour plus d’information

Lire le communiqué de l'IARC.
Lire aussi l'article du journal de l'Environnement qui résume : Attendue depuis plusieurs années, l’étude Interphone a été publiée lundi 17 mai. Fruit d’un compromis, elle conclut à l’absence globale de risque accru de tumeurs du cerveau (gliome et méningiome) après 10 ans d’utilisation d’un téléphone mobile, en dépit d’un risque possible chez les plus gros utilisateurs.

Mon avis

Rien de nouveau. Une publication officielle qui se base sur une étude débutée il y a dix ans. Alors on peut penser que les choses , les habitudes ont bien changé en ce laps de temps. Résultat de l'étude : un compromis rassurant. LA durée de l'étude, 10 ans est même annoncée comme possiblement insuffisante par certains scientifiques. Les associations montent au créneau, dénonçant une minimisation du risque.

lundi 17 mai 2010

Les 4 Vérités du 17/05/2010: Laurent Cabrol

L'auteur du livre "Et si la terre s'en sortait toute seule" remet le couvert avec un nouveau livre "En vert et contre tous".

Laurent Cabrol était l'invité de l'émission "Les 4 vérités", sur France 2, ce lundi matin.

Les positions qu'il a développé :

Il n'est pas vrai que l'homme est responsable à 90% du réchauffement climatique
Les océans, le nuages, le soleil, les aérosols ont leur part de responsabilité et 31000 chercheurs disent le contraire de ce que dit le GIEC. "Quand on sera à la bougie et à la calèche, c'est le GIEC qui nous aura dit attention la terre se réchauffe, arrêtez de vivre comme vous vivez".

Des extrémistes se sont infiltrés dans le mouvement écologiste.
Cela a été une révélation lorsque je suis allé à Copenhague, j'ai participé aux manifestations altermondialistes, des personnes faisant partie du mouvement extrémiste à l'époque du communisme, après la chute du mur de Berlin ne savaient plus où aller et se sont infiltrés dans les mouvements écologiste car ils ont toujours la même idée : changer le monde, lutter contre les multinationales, le capitalisme, et par l'intermédiaire de l'écologie, on peut y arriver.

On ne sait rien sur la climatologie_
Je trouve tout à fait sain que les membres du GIEC ne soient pas tous d'accord -à propos du climatgate-". On nous fait croire qu'il y a consensus sur la climatologie, ce n'est pas vrai, on ne sait rien, on est balbutiant mais on fait beaucoup de progrès.

Dans ma conception de l'écologie d'aujourd'hui, on ne doit pas être contre le nucléaire, contre la recherche sur les OGM, et contre l'automobile

L'écologiste a ses idées qu'il veut faire passer avant tout le monde et il veut que le mode de vie qui sera le notre dans les années à venir correspondent à ses ambitions. C'est un côté un côté un peu militant,pour les écologistes, que je réfute

Les hommes politiques ont pris les conclusions des scientifiques pour des vérités qui n'en sont pas
Il y a beaucoup d'incertitudes, il a a beaucoup de vérités dans ce que disent les scientifiques officiels ... et c'est inadmissible de prendre des décisions si importantes que de nous dire ca y est maintenant la voiture c'est fini ou alors il faut se chauffer différemment ou alors il faut mettre des éoliennes partout en France, alors que l'on n'est pratiquement surs de rien.

On veut montrer qu'on est les matadors, qu'on est les plus forts, mais attendez, on a l'électricité la plus propre du monde, nous avons les voitures qui sont devenues parmi les moins consommatrices et les moins polluantes, nous avons un éolien qui ne sert à rien parce qu'il produit de l'électricité propre alors que l'on produit de l'électricité propre, nous sommes un pays vertueux en matière d'écologie
Si même demain tous les français se mettaient dans leur calèche ou arrêtaient de chauffer leur maison, cela ne changerait absolument rien.
Il faut nous laisser vivre... je suis un vert et fier de l'être, je voudrais que tout le monde me rejoigne, que je ne sois plus un vers solitaire, Laissez nous vivre, laissez nos voitures, laissez notre éolien tranquille et puis que l'on vive correctement en France, en toute quiétude, en toute tranquillité.

Pour plus d’information

Visionnez l'interview, tant qu'elle est disponible en ligne :
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=rhozet_4v_20100517_17052010081605_F2

Mon avis

Des propos ahurissants qui m'ont tellement interpelé que j'ai absolument voulu vous les rapporter.
Monsieur Laurent Cabrol fait partie de la même famille que Claude Allègre, c'est évident.
A écouter ses arguments en direct, j'ai été stupéfait et scandalisé.
A les ré-écouter et les transcrire ici, je les trouve pour la plupart grotesques.
Je me demande si le personnage est vraiment sincère, ou s'il sert certains intérêts.
Dans les deux cas, c'est très grave.

samedi 8 mai 2010

Grenelle 2 : le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictés par les lobbies des pesticides !

Communiqué du MDRGF

Grenelle 2 : le gouvernement se couvre de honte en défendant des positions dictés par les lobbies des pesticides ! La soirée du vendredi 7 mai restera dans les annales. En effet, alors que les discussions du Grenelle 2 touchaient à leur fin, le gouvernement refusaient des amendements pourtant essentiels pour préserver un bon niveau de protection par rapport aux pesticides.

Quand la santé vaut moins que l’économie. Tout d’abord, vers 22h30, le gouvernement , par les voix de Ch. Jouanno et de JL Borloo, a refusé de soutenir des amendements de M Peiro et Cochet demandant le retrait de dispositions de l’article 36 bis A assujettissant la restriction ou le retrait d’un pesticide à « une évaluation des effets socio économiques », en plus des évaluations sur l’efficacité et sur les impacts sanitaires et environnementaux….Malgré un débat acharné, cet amendement 36 bis A a été adopté !

Il s’agit là d’un véritable scandale car cette disposition vise à restreindre la possibilité de retirer l’homologation d’un produit phytosanitaire alors même qu’on pourrait par ailleurs avoir montré sa dangerosité. Il s’agit de ne plus faire du manque d’innocuité sanitaire ou environnementale ou d’efficacité d’un pesticide des critères permettant seuls d’obtenir son retrait. Il faudra en plus maintenant évaluer les éventuels effets socio-économiques négatifs ! La santé humaine et l’environnement pourront bien passer au second plan ! On reconnaît là la volonté de N. Sarkozy déclarée au dernier salon de l’agriculture de passer toutes les politiques environnementales par un filtre d’analyse socio-économique.

Une régression nette. Cette disposition est purement inadmissible et constitue une régression vers une situation jamais vue en France et bien pire que celle qui prévalait en 2007 avant le Grenelle ! En plus elle est contraire à la directive européenne sur les pesticides 91/414 en vigueur, qui ne prévoit pas une telle évaluation socio économique préalable à un retrait d’homologation et contraire également au règlement CE N o 1107/2009 qui s’appliquera dès 2011. En conséquence, le MDRGF fera tout pour faire reconnaître la non-conformité de l’article 36 bis A du Grenelle 2 aux dispositions des textes européens !

Comment réduire les pesticides en faisant leur pub ? Pour compléter le tableau d’une soirée catastrophique, le gouvernement à ensuite soutenu l’article 40 dans sa rédaction modifiée par le Sénat autorisant la publicité pour les pesticides à usage des non professionnels. L’article 40 va donc permettre aux firmes de continuer à faire de la pub pour les pesticides dans les revues, alors que la version initiale du gouvernement prévoyait pourtant une interdiction. Cette disposition, dictée directement par les fabricants de pesticides et par des distributeurs va juste aider …à maintenir la consommation de pesticides des jardiniers à un haut niveau, ce qui est le contraire de l’objectif de réduction de l’usage des pesticides du Grenelle.

« Le gouvernement vient de se couvrir de honte en cédant aux lobbies agrochimiques des dispositions qui vont permettre le maintien sur le marché de pesticides dangereux et vont inciter les jardiniers à utiliser beaucoup de pesticides» déclare François Veillerette, porte parole du MDRGF. «Sur cette questions des pesticides on peut dire que l’esprit du Grenelle est mort ce vendredi 7 mai au soir à l’Assemblée Nationale. Mais que le gouvernement ne s’illusionne pas : nous allons maintenant passer à l’offensive après ces provocations» ajoute t’il.

jeudi 22 avril 2010

Le programme de recherche national sur les perturbateurs endocriniens

Un perturbateur endocrinien (PE) est une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant donc des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou sous-populations.

Connus pour leurs effets sur la santé et l'environnement depuis les années 70, les perturbateurs endocriniens agissent sur les hormones et notamment sur le système reproductif. La fertilité masculine est particulièrement touchée avec une diminution de la production de spermatozoïdes, une augmentation des cancers du testicule et des malformations congénitales.

Plusieurs centaines de perturbateurs endocriniens ont été identifiés à ce jour: certains pesticides, métaux lourds (plomb, cadmium), polluants organiques persistants (POP) comme les PCB et les dioxines, médicaments et contraceptifs, phtalates et bisphénol-A (BPA) utilisés dans la fabrication de plastique, ou encore les phytoestrogènes naturels. La liste s’allonge chaque jour, au fil des résultats des études in vitro (sur les cellules) et in vivo (chez l’animal).

Bien que l’on manque de données précises, il apparaît que nous sommes tous exposés à un mélange (ou «cocktail») de perturbateurs endocriniens à faibles doses, via l’eau, l’air, le sol, l’alimentation et les produits courants (cosmétiques, parfums…).

Le Programme National de Recherche sur les Perturbateurs Endocriniens (PNRPE) a pour objectif de soutenir des recherches fondamentales et appliquées en appui aux praticiens de l’action publique sur les questions de perturbation endocrinienne.

Près de 130 spécialistes, chercheurs, membres d'agences sanitaires, des ministères ou des collectivités territoriales étaient présents à Rennes, le 13 avril, pour le colloque présentant les résultats du PNRPE.

Selon Rémy Slama, chargé de recherche à l’Inserm et président du comité scientifique du PNRPE :

Il est très difficile de déterminer l’impact chez l’homme. Une substance peut en effet avoir un impact différent d’une espèce à l’autre. Ces incertitudes expliquent les débats entre ceux qui estiment que les preuves sont suffisantes pour agir et ceux qui pensent qu’il n’est pas nécessaire de s’inquiéter en l’absence de preuves formelles chez l'homme. Néanmoins, de très nombreux effets sanitaires sont suspectés: troubles de la fertilité, malformations congénitales, troubles du métabolisme comme le diabète ou l’obésité, altérations des systèmes immunitaires et nerveux et certains cancers, comme celui du sein. En revanche, on dispose de peu de pistes pour expliquer l’augmentation de l’incidence du cancer du testicule au cours du XXème siècle en Occident.

Pour plus d’information

Lisez la Plaquette de présentation du PNRPE qui va publier les actes du colloque de Rennes.
Consultez le site du PNRPE.

Mon avis

Comme toute étude sérieuse sur des sujets sensibles et non aboutis les scientifiques du PNRPE sont nuancés.
Une évidence : appliquons le maintenant fameux principe de précaution.
A titre individuel ce n'est pas évident.
Comment savoir où se cachent les PE ?
Comment savoir quelles sont les solutions de substitution ?

Quelques pistes :
http://www.iewonline.be/IMG/pdf/Pages_IEW_from_Imagine_77-2.pdf
http://www.sabotage-hormonal.org/IMG/pdf/Sabotage-hormonal-2009.pdf
http://www.cascadenet.org/projectweb/portalproject/French.html

vendredi 26 mars 2010

Bisphénol A : les biberons bientôt interdits ?

Le Sénat a adopté une proposition de loi visant à interdire la vente de biberons contenant du bisphénol A, produit particulièrement nocif pour les touts petits et les autres. Le bisphénol A est en effet présent dans de nombreux produits de consommation courante, comme les boites de conserve et dans le revêtement intérieur des biberons.

Ce fameux composant a commencé à faire parler de lui quand plusieurs études ont montré qu’il pouvait migrer et s’introduire dans l’organisme des consommateurs. Particulièrement nocif pour les bébés, il perturbe le développement neuronal normal. De plus, exposé à une forte chaleur, le bisphénol A a encore plus tendance à migrer, ce qui pose aussi le problème du réchauffement des biberons aux micro-ondes.

Pour le moment, les biberons au bisphénol A sont toujours en vente, la loi devant également être votée par l’Assemblée nationale.

Mon avis

Un premier pas positif obtenu sans doute grâce à la forte mobilisation des associations appuyée par des avis scientifiques mettant fortement en cause le BPA. Reste à passer le cap du vote par l'Assemblée Nationale. je ne suis pas inquiet, d'autant que les ventes de biberons en plastique ont chutté et que les fabriquants on déjà réagit en relançant le verre.

Ceci étant, bien d'autres produits contiennent du BPA. Les pouvoirs publics vont-ils traiter seulement une partie du problème ?
Continuons d'agir pour l'interdiction globale de l'usage de ce produit dangereux.

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