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samedi 26 décembre 2009

Collection "Mésanges" par g=9.8 avec la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO)

Une collection partage pour la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO).

Pour célébrer la nature, g=9.8 a pensé une collection sur laquelle se sont posées les ombres de deux mésanges amoureuses.


Pour chaque pièce vendue, g=9.8 reverse 1€ au programme Oiseaux en détresse de la LPO en vue de l’édition d’une brochure de sensibilisation et d’initiation au secourisme animalier.

La première pièce de cette collection est le tanga « Mésanges ». Déclinés en 5 coloris pour cette première édition, les tanga « Mésanges » sont disponibles sur le site http://www.made-in-ethic.com.

A propos de la LPO :
Une des missions de la LPO est de protéger, d’accueillir et de soigner la faune en détresse, et plus particulièrement les oiseaux. Depuis l’ouverture de son premier centre de sauvegarde en 1984, plus de 10.000 oiseaux par an sont soignés ou transportés vers des structures habilitées. Ces centres de sauvegardes fonctionnent grâce à la volonté de bénévoles, formés par les centres.

A propos de g=9.8 :
La marque de lingerie éthique et glamour g=9.8 fait ainsi un geste de plus pour la planète, dans la lignée de la démarche globale suivie depuis la création de l’entreprise :

- Utiliser d’une matière première écologique issue d’une ressource naturelle renouvelable pour créer une ligne de sous-vêtement et de loungewear sensuelle et moderne,

- Réduire au maximum les déchets (pochettes en carton recyclé issu de centre de tri, étiquettes découpées dans les chutes de tissu…)

- Favoriser la réutilisation de ses packagings grâce à quelques astuces (les sacs en tissu sont réutilisables, des étiquettes de PLV peuvent devenir une étiquette à bagage, une pochette en carton peut se réutiliser en pochette-archive au bureau…).

Avec cette dernière action, g=9.8 contribue à maintenir la biodiversité.

Source : made-in-ethic.com

Mon avis

Au début je n'y ai pas cru !
Mais il semble bien que ce ne soit pas un canular...
La LPO va trop loin dans ses partenariats quelquefois.

lundi 14 décembre 2009

Mini-guide des labels de la consommation responsable

Malgré la multiplication des produits «verts» et des labels, il reste encore difficile de connaître les impacts sur la planète des produits que nous achetons. Pour vous aider à y voir plus clair dans la jungle de pictogrammes, labels, logos et autres signes de qualité censés apporter un « plus » pour qui veut consommer responsable, ce guide analyse les labels les plus fiables présents sur les produits de consommation courante en supermarchés.


Cliquez sur l'image pour télécharger le mini-guide

Mon avis

Pratique et synthétique si vous ne connaissez pas bien les différents labels.

jeudi 26 novembre 2009

Les lauréats des Prix Pinocchio du développement durable 2009

Les Amis de la Terre ont décerné le 24/11 à Paris les prix Pinocchio du développement durable 2009, sur la base des votes des internautes. Cette année, les lauréats sont :
Bolloré dans la catégorie « droits humains »,
Total dans la catégorie « environnement »,
EDF dans la catégorie « greenwashing ».

Dans la catégorie « droits humains », c’est le groupe Bolloré qui a reçu le prix avec 35 % des votes pour les conditions de travail déplorables des travailleurs dans les plantations d’huile de palme de sa filiale Socapalm (Cameroun), dont elle est actionnaire majoritaire.

Le groupe Total a quant à lui reçu le prix Pinocchio dans la catégorie « environnement » avec 45 % des votes de cette même catégorie. Les internautes condamnent la multinationale française pour son implication dans le méga-projet pétrolier Kashagan (Kazakhstan), qui s’annonce comme une catastrophe environnementale et sanitaire. Ce cas illustre le double discours du groupe qui, loin de l’image moderne et éthique qu’il cherche désespérément à se donner, continue à investir massivement dans des projets fossiles polluants et archaïques.

Pour le « greenwashing » enfin, c’est EDF qui remporte le prix avec 42 % des votes de cette catégorie pour sa récente campagne de communication « Changer d’énergie ensemble » qui a coûté plus cher que les dépenses du groupe en recherche et développement dans les énergies renouvelables. Ces dernières ne représentent elles-mêmes qu’une part infime du chiffre d’affaires du groupe par rapport au nucléaire.

Nombre de votants : 7495 personnes

Prix Pinocchio "Droits humains"
- N°1 BOLLORE avec 35% de votes
- N°2 CREDIT AGRICOLE avec 23% de votes
- N°3 PERENCO avec 22% de votes
- N°4 MICHELIN avec 19% de votes

Prix Pinocchio "Environnement"
- N°1 TOTAL avec 45% de votes
- N°2 AREVA avec 29% de votes
- N°3 BNP PARIBAS avec 14% de votes
- N°4 SOCIETE GENERALE avec 12% de votes

Prix Pinocchio "Greenwashing"
- N°1 EDF avec 42% de votes
- N°2 FRANCE BETTERAVES avec 30% de votes
- N°3 PEUGEOT avec 14% de votes
- N°4 HERTA avec 13% de votes

Pour plus d’information

http://www.prix-pinocchio.org/rubrique.php?id_rubrique=7

mercredi 28 octobre 2009

Les Verts Paris demandent des logements, pas des tours de bureaux

Les Verts Paris ont lancé une pétition pour demander la construction de logement au lieu de bureaux.

Nous avons besoin de logements à Paris. C’est la priorité.
Le projet de construction d’une série de tours de bureaux, s’il se réalisait, aggraverait la pénurie de logements.
Toujours plus de bureaux concentrés dans Paris, quand les habitants sont repoussés en banlieue ?
Ce n’est pas l’agglomération que nous voulons construire.

Il faut réduire les besoins de trajet domicile-travail, sources de temps gaspillé et d’émission de CO2...
Parce que je veux un Paris accessible à tous...
Parce que je veux que l’aménagement de l’agglomération francilienne contribue à la réduction de CO2...
Parce que je veux un Paris écolo et solidaire...

...je signe la pétition pour exiger que les projets de tours de bureaux soient abandonnés et que la priorité soit donnée aux logements.

dimanche 11 octobre 2009

Lalanne dénonce les dérives de l'écologie

Interview choc exclusive de Francis Lalanne pour TV Magazine.

Quand il parle, c'est sans langue de bois. Francis Lalanne, qui appelle tous les consommateurs présumés pollueurs à la « révolte », attaque fort et dénonce les dérives du « business » de l'écologie. Interview choc exclusive pour TV Magazine.

Pourquoi êtes-vous en colère ?
Je fais partie des gens qui en ont ras-le-bol de ce système, qui met en avant des icônes institutionnelles de l'écologie, avec un discours politiquement correct, dont le pouvoir a besoin pour faire passer sa propagande. Des icônes fabriquées pour endormir les gens, pas pour les réveiller !

À qui pensez-vous ?
Jean-Louis Borloo, par exemple. Il a un mandat pour servir des intérêts capitalistes qui ont besoin de l'écologie pour se développer. Les gens l'écoutent comme une référence en matière de traitement du problème écologique, alors qu'en fait il sert de caution aux pollueurs contre l'intérêt des pollués que nous sommes. Ensuite, je peux citer Nicolas Hulot.

Pourquoi lui ?
Parce qu'il tient un discours absolument intolérable et à géométrie variable selon les besoins de son entreprise. Tantôt il prétend que l'écologie n'est pas une philosophie politique à part entière mais une sorte d'humanisme-conseil au service du pouvoir. Tantôt il appelle à voter pour les Verts, tout en méprisant les écologistes indépendants et en proclamant qu'il ne fait pas de politique. De plus, il terrorise les gens en leur expliquant qu'ils sont méchants et destructeurs. Le fait que Nicolas Hulot vive grassement en réalisant des émissions sur l'écologie à la télé le rend-il moins méchant et moins destructeur que le commun des mortels ?

Mais ses émissions ne sont-elles pas nécessaires ?
Non ! Que M. Hulot soit un chef d'entreprise avisé, soutenu par les énormes médias qui l'emploient, et se serve de l'idéal écologiste pour faire de l'argent, cela ne me dérange pas. À condition que son message nous permette d'espérer un monde meilleur. Mais, au lieu de s'en prendre aux véritables responsables, comme l'a fait Coline Serreau avec son film La Belle Verte, il se trompe de cible et attaque les victimes. On en a marre de recevoir des leçons de morale tous les jours par des milliardaires qui nous accusent.

Iriez-vous jusqu'à la traiter d'« imbécile », comme l'a fait Claude Allègre dans la presse ?
Pour moi, Nicolas Hulot est loin d'être un imbécile, mais il est temps qu'il arrête de prendre les gens pour des c... !

Des émissions comme Ushuaïa n'encouragent-elles pas une plus large prise de conscience des menaces qui planent sur la Terre ?
Mais Hulot ne veut pas s'engager ! Il se positionne comme un conseil neutre, tout en soutenant les suppôts du pouvoir que sont les Verts. Pour moi, les écologistes de référence ne sont pas ces ayatollahs médiatiques, mais ceux qui travaillent depuis trente-cinq ans dans l'ombre et bénévolement au sein d'associations efficaces et citoyennes. Eux n'ont pas besoin que l'on vienne pourrir leur combat sincère par des opérations de marketing.

Daniel Cohn-Bendit, au nom des Verts, vient tout de même de remporter une victoire aux européennes...
Ce n'est pas lui qui a gagné, c'est la prise de conscience écologiste et citoyenne qui lui a fourni sa victoire. Les non-écolos qui ont voté pour lui l'ont fait sincèrement, parce qu'on l'a présenté comme le seul candidat écologiste, mais aussi comme celui qui avait rassemblé tous les candidats écologistes. Ce qui est faux ! Cohn-Bendit est un libéral opportuniste qui s'est fait une place au soleil avec l'argent du contribuable. Il essaie de maquiller son ultralibéralisme en vert pour nous faire croire qu'il est de gauche.

Bizarrement, vous ne dites rien sur Yann Arthus-Bertrand ?
Pour moi, c'est un artiste qui met son art au service d'une cause. Je n'y vois pas de posture ou d'arrière-pensée. Je regrette simplement que son discours moralisateur s'adresse plus, comme celui de Hulot, à ceux qui subissent la pollution qu'à ceux qui en sont les vrais responsables. Et je ne comprends pas quelle est sa position sur le fléau du nucléaire. Pourquoi ne dit-il pas catégoriquement qu'il faut sortir du nucléaire ? Pour moi, c'est clair. Il n'y a rien de plus urgent et, aujourd'hui, le monde en a les moyens.

Sortir du nucléaire n'est pas aussi simple en France...
C'est ce que les ayatollahs de l'écologie veulent nous faire croire... La vérité, c'est que, dès demain, nous pouvons tout arrêter ! C'est une question de volonté politique. Avec le solaire, le bactérien et l'air comprimé, on peut enrayer la pollution du jour au lendemain, mais on ne le fait pas parce que certains intérêts économiques dominent.

Quelle est votre légitimité pour juger et pour vous exprimer sur ce sujet ?
Il y a plus de trente ans, des artistes comme moi ou Marc Jolivet, étions pris pour de gentils écolos babas cool. À l'époque, nous faisions rire et, aujourd'hui, nous faisons peur. Ma légitimité est celle d'un pékin moyen, d'un être humain qui l'ouvre parce qu'il ne veut plus subir. Mais j'ai créé le mouvement Écologie citoyenne, qui a remporté 4 % des suffrages aux dernières élections européennes, ce qui me portera comme tête de liste écologiste indépendante aux élections régionales d'Île-de-France.

Parallèlement, vous venez de prendre une décision personnelle étonnante. Expliquez-nous...
J'ai 50 ans et je veux vivre dans la société sans être esclave du système : en refusant de me laisser imposer des besoins et des idéologies. C'est la raison pour laquelle, dans quelques semaines, je n'aurai plus de compte bancaire, car l'argent virtuel, celui qui a créé Madoff, n'est pas moral. De même, je n'aurai plus de téléphone portable, de maison. J'irai vivre sur la route simplement, de concert en concert, au fil des rencontres, ni comme un possédant ni comme un possédé, mais comme un artiste libre.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que vous poursuivez une utopie ?
Je leur dirai que je préfère être utopiste plutôt qu'« hadopiste ». D'ailleurs, l'utopie d'aujourd'hui a toujours été la réalité de demain.

Source

http://www.tvmag.com

Mon avis

Excellent !

lundi 5 octobre 2009

La noix, c'est maintenant !

Nous sommes en pleine période pour les noix fraiches.
Attention nous avons seulement un mois à un mois et demi pour les apprécier !

Vous les aimez, mais pensez vous, quand vous les dégustez, à la manière avec la quelle elles ont été ramassées, gaulées, dit-on ?

Autrefois...
Pour cueillir les noix, il fallait "les battre", à l'aide de lattes de chataigniers ou de gaules de bambou.
Gauler des noix était une grosse affaire, un art qui demande "coup d'oeil", adresse, force et endurance.

Du sol, on utilisait des lattes de plus de 10 mètres; pour battre l'arbre de l'exterieur.Mais il fallait être équilibriste pour grimper dans les arbres de branche en branche, et c'était une affaire de spécialiste : s'elever dans les arbres quand il pleut, se tenir en equilibre sur des branches glissantes et moussues, et tenir la gaule de bambou de 5 mètres, à deux mains, pour frapper les rameaux exterieurs où les fruits sont partis chercher la lumière, est loin d'être évident.
Il fallait avoir la vue pointue pour frapper les rameaux au bon endroit, de maniere à ne pas endommager la récolte de l'année suivante.
Un bon gauleur faisait un à deux arbres par heure, selon la taille des arbres.

Aujourd'hui...
Des secoueuses mécaniques, des vibreuses se fixent sur les tracteurs et un bras armé de deux grosses mâchoires garnies de caoutchouc vient pincer le tronc.
Une intense vibration secoue l'arbre, le fait trembler et fait tomber les noix.
En trois minutes.

Vous n'avez pas de noyer dans votre jardin, ou pas de jardin du tout...
Alors vous achetez vos noix...
A ce que l'on dit, les meilleures sont les noix de Grenoble, les seules a avoir le label AOC...
Ceci dit, le Périgord a aussi une production digne de votre attention...

Idée pour les accommoder : endives, noix fraiches, fourme d'Ambert.

Si vous les préférez nature, fraiches, c'est la meilleure façon d'en éviter l'amertume. Évidemment, si vous aimez une saveur plus prononcée, c'est plus sèches qu'il vous les faut.
Et bien sûr, en bio, c'est encore mieux !

mercredi 16 septembre 2009

Climatisation en voiture ou pas ?

L'air conditionné en voiture augmente la consommation d'essence
L'air conditionné puise son énergie dans celle du moteur et augmente donc la consommation d'essence. Suivant le type de véhicule que vous possédez, la climatisation peut augmenter votre consommation de 3 à 10% pendant l'été. En cas de canicule, la climatisation peut consommer jusqu'à 20% de l'énergie de la voiture: plus il fait chaud à l'extérieur, plus l'AC puise dans les ressources du véhicule pour maintenir la température de l'habitacle.

Mais ouvrir les fenêtres aussi
Baisser les vitres génère de la «traînée» (force aérodynamique qui s'oppose au mouvement), ce qui augmente également la consommation d'essence.


A faible vitesse, le fait d'avoir les vitres ouvertes n'augmente quasiment pas la consommation de carburant.
Quand vous accélérez, en revanche, les choses ont vite fait d'empirer.
La traînée augmente avec le carré de la vitesse. Sur l'autoroute, le vent qui s'engouffre dans votre véhicule par les fenêtres vous ralentis et qugmente significativement la consommation d'essence.

Conclusion

En principe, il vaut mieux baisser les vitres en ville et allumer l'air conditionné sur l'autoroute. Difficile d'être plus précis sur le seuil de vitesse à partir duquel les vitres baissées "consomment" plus que la climatisation, tout dépend du modèle de voiture. Certains disent qu'il se situe vers 70km/h pour une voiture moyenne, d'autres à 120 !

Pour plus d’information

Lisez l'article de slate.fr

Mon avis

Personnellement je n'ai pas le choix, n'ayant pas de voiture climatisée. Le bon sens dit aussi que :
- couper la clim et laisser les vitres relevées est la solution qui consomme le moins !
- la voiture qui consomme le moins est celle que l'on n'utilise pas.


Une voiture climatisée très intéressante !


Une autre folklorique !

dimanche 6 septembre 2009

Velo presse à la plage

Cet été, une trentaine de plages ont accueilli le Vélopresse !


Vente de journaux sur la digue du touquet © France 3

mardi 4 août 2009

Vacances écolo sur Lola

Cette année on remet cela. Des vacances écologiques sur Lola, un vieux gréement de 90 ans.


Photo : Voile traditionnelle.

Ses 22 m de long et ses 41 tonnes sont propulsés le vent qui gonfle ses 200m2 de voiles.


Photo : Voile traditionnelle.

Une très sympathique équipe qui nous conduit depuis Hendaye jusqu’à Bilbao.


Photo : Voile traditionnelle.

Pour plus d’information

http://pagespro-orange.fr/orion.charter/index.htm

mardi 28 juillet 2009

Appel des Voyageurs de la terre


Appel relayé par Emeline et Benjamin, de l'Association Entre Deux Eaux.

Nous sommes de plus en plus nombreux à sillonner les routes du monde.

Nous nous demandons si notre planète tourne bien dans le bon sens et voulons nous en faire les témoins auprès de ceux qui n’en n’ont pas l’opportunité. Nous avons décidé de nous engager avec d’autres baroudeurs solidaires afin de relier nos différents sites internet et se faire échos des problématiques que chacun explore : Solidarité, Climat, Energie… Nous espérons que vous aurez autant de plaisir que nous a farfouiller dans leurs expériences.

Voyager, c’est la liberté, c’est aller à la découverte des autres et de soi-même. C’est aussi une opportunité de découvrir des initiatives qui rapprochent les peuples. Le changement climatique, à travers ses causes et ses impacts tant sociaux qu’environnementaux nous interpelle particulièrement car il menace la vie de centaines de millions d’habitants de notre planète Terre. La solidarité entre les peuples et leur fédération autour de causes juste semblent l’unique moyen, non seulement de sortir de la crise actuelle mais surtout d’établir les bases d’une société juste, censée et responsable. Nous, voyageurs de la terre, conscients de notre liberté et amoureux du monde, désirons partager notre aventure, sensibiliser à la protection de notre environnement et aux initiatives solidaires de nos semblables.

• Nous pensons qu’une autre politique énergétique est nécessaire, donnant une large place aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique et sans nucléaire.
• Nous pensons qu’une autre politique sociale et économique est nécessaire, pour tirer un trait sur les inégalités nord-sud et la croissance d’une minorité au détriment de la majorité.
• Nous pensons que notre société de consommation occidentale ne doit plus être un modèle pour le reste du monde. Nous devons créer un mode de vie sobre en accord avec les capacités naturelles de notre planète.

Il est urgent d’agir ! Nous nous engageons pour :

1. Un voyage qui a un sens, un objectif et une identité, et non pas de simples vacances ;

2. Un voyage par voie terrestre chaque fois que c’est faisable, pour un bilan carbone le plus léger et raisonnable possible ;

3. Un voyage sans financement à l’éthique douteuse (pas de greenwashing!) ;

4. Un voyage partagé avec les communautés locales : valorisation de leurs actions et participation croisée aux projets (de lutte contre le changement climatique, de préservation de l’environnement, de développement social, de défense des droits de l’humain, de solidarité…)

5. Un voyage partagé avec des enfants, l’avenir de notre planète, et via des médias autres que notre propre site Internet. Si vous adhérez à ce manifeste et ses 5 niveaux d’engagements, rejoignez notre communauté en publiant ce texte sur votre site et en ajoutant les liens vers les autres sites Internet des membres des voyageurs solidaires/responsables.

Pour nous joindre : voyageur (@) effraie.org

Les signataires : http://avenirclimat.info/index.php?post/voyageursdelaterre

samedi 11 juillet 2009

Ecolo Garden Party le 14 juillet à Paris


14 juillet : 12h : Apportez assiette, verre et couverts durables, et apportez un aliment bio au moins.

Le partage sera possible (ex : amener 3 avocats : 1 échangeable contre du taboulé et 1 contre de la quiche).
Pour les plus motivé(e)s : apporter un objet dont vous n’avez pas l’utilité pour l’échanger/le donner. Habits bio, verts, ou à motif écolos bienvenus.
Mise à disposition de documentations écolos, récupération sur place des bouchons de liège et de plastique. Tri sélectif en partant.
En espérant que le 14 juillet ne subisse ni ouragan ni canicule (annulation en cas d’intempéries).

Organisé par Ecolo Café, dans le jardin du Forum des Halles.
Sur la pelouse située à l’Est de l’Allée Jules Supervielle (vue sur St Eustache). M° Les Halles.
Infos : lo.guignon@free.fr ou 06 82 60 28 77.

Pour plus d’information

Allez sur le site d'écolo café : http://www.ecolocafe.org/

samedi 30 mai 2009

A qui est cette fleur ?

Nouvelle édition !

A qui est cette fleur au potager ?

Donnez votre réponse en commentaire, comme toujours, je vous répondrai individuellement par mail et dans quelques temps sur le blog.

Bonne chance !

vendredi 15 mai 2009

La crise pèse sur le recyclage des papiers

Revipap, le groupement français des papetiers utilisateurs de papiers recyclables, s’inquiète de l’impact de la crise sur le recyclage des papiers et cartons récupérés :
«Ces dernières années, nous avons manqué de papiers cartons, et tout à coup, nous assistons à une baisse de la demande de 10 à 15%»

L’année 2008 a vu se produire un revirement brutal.
Après une hausse du cours des produits récupérés durant le premier semestre, brusquement, à la rentrée, la situation s’est retournée. Résultat: la récupération des PCR s’est réduite de 2,6% entre 2007 et 2008 (de 7.068 à 6.887 kilotonnes), tout comme la production de PCR (- 4,4%, de 7.068 à 6.887 kt) et leur consommation (-4,6%, de 9.855 à 9.425 kt). Mais le taux de récupération est resté stable, (de 63,5 à 64,3%).

Revipap souhaite développer la collecte des papiers de bureaux. Le gisement est évalué à 1 million de tonnes (Mt), contre 4,5 Mt de PCR produits par les ménages. La marge de progression est importante. En 2007, 300.000 tonnes de papiers de bureaux ont été collectés, contre 110.000 en 2004.

Source : http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=5147&idThema=4&idSousThema=20&type=JDE&ctx=291

Mon avis

Il s’agit là d’une question autant importante que difficile.
La crise impacte peut être aussi bien les matières premières que les matières recyclées.
Je pense que le recyclage reste un élément fondamental de limitation de notre impact sur l’environnement.
Reste que concernant les papiers et cartons, le point clé semble se situer sur le tri amont.
Mieux les matières sont triées à la source, plus le recyclage est facile et économiquement viable.
Il est probable que des solutions pratiques et efficaces restent à inventer et/ou mettre en œuvre.

Pour plus d’information

Voir le site Revivap Lire la position de Greenpeace sur le papier recyclé.

jeudi 14 mai 2009

L'art de passer inaperçu

"Quand tu es dans la merde... gère... ne dis rien... donne l'impression de savoir ce que tu fais..."

PasserInapercu.jpg

Mon avis

Un envoi de Lucette Hoisnard. J'aime bien...

jeudi 7 mai 2009

Plan de relance et suppression des enquêtes publiques

Patrick Devedjian, à l’occasion d’un point d’étape sur la mise en œuvre du plan de relance a annoncé la suppression de procédures d’enquêtes publiques. Cette annonce intervient à la suite d’une réforme votée au mois de janvier qui assouplit déjà les conditions d’autorisation des activités industrielles au détriment de la protection de l’environnement.

Une réforme irrationnelle
Patrick Devedjian a annoncé avoir soumis à la consultation interministérielle un texte visant à relever le seuil de déclenchement des enquêtes publiques. En clair : le but est de permettre l’autorisation d’un maximum de projets à risques sans concertation et information du public (riverains, associations, élus, etc…)

Pour Sébastien Genest, Président de FNE : « la création des enquêtes publiques environnementales par la loi Bouchardeau du 12 juillet 1983 est un progrès démocratique pour lequel les associations se sont battues. Sa remise en cause est un scandale ! »

Sébastien Genest poursuit : « Cette annonce, réalisée sans aucune consultation préalable, n’a aucun intérêt ni économique ni écologique. Pire, elle sous-entend que l’écologie ne rime pas avec économie, cette vieille erreur que les acteurs du grenelle avaient pourtant enterré. Décidément, certains font tout pour que ce plan de relance ne soit pas vert mais bien gris foncé ».

Oui à la simplification, non à la régression
Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Cette annonce n’a pas de sens. L’urgence est d’améliorer pas de supprimer les enquêtes publiques. L’urgence pour la France est de se conformer à ses engagements européens et internationaux. L’urgence est de faire en sorte que les citoyens aient envie de participer aux enquêtes publiques ! L’urgence n’est pas de karchériser le code de l’environnement ! ».

Pour FNE, il faut réfléchir à la raison pour laquelle le public pourrait bouder certaines enquêtes publiques. A l’évidence, le public a parfois l’impression que les jeux sont faits et les projets ficelés avant même la consultation. De plus, pendant l’enquête publique, les conditions de participation et d’accès à l’information pourraient être grandement améliorés...

FNE note que la suppression plutôt que l’amélioration des procédures de concertation peut conduire la France à être en infraction avec ses engagements européens. FNE réclame depuis longtemps le respect des dispositions de la convention signée à Aarhus en 1998 aux termes desquelles le public doit être consulté.

Et le 3e régime...
Cette annonce d’une suppression d’enquêtes publiques vient s’ajouter à la réforme dite du « 3e régime » que FNE combat avec acharnement dans son principe même. La loi portant plan de relance votée le 17 janvier dernier prévoit en effet un assouplissement des conditions d’autorisation de la plupart des installations classées soumises à autorisation au détriment de l’évaluation environnementale, de la concertation etc…

Au final, ces mesures ne serviront pas les industriels vertueux, qui ont compris que l’écologie est un atout pour demain. Elles ne répondent probablement qu’aux souhaits de quelques industriels habitués des contentieux environnementaux.

FNE demande le retrait pur et simple de ces réformes et le fera savoir dès l’ouverture de la table ronde sur les risques industriels en cours d’organisation.

Source : France Nature Environnement

Mon avis

Un changement très grave.
Pour les avoir largement pratiquées, il est clair que les enquêtes publiques ne sont pas la panacée.
L'avis du commissaire enquêteur est consultatif, c'est à dire qu'il n'est pas obligatoirement pris en compte.
En fait, le commissaire enquêteur y fait pour beaucoup en fonction de son cursus et de sa sensibilité vis à vis des questions d'environnement , de protection du cadre de vie.
Pour mon expérience personnelle : davantage de déceptions que de réussites !
Cependant, les enquêtes publiques sont un élément important de la démocratie.
Il est fondamental que le public puisse s'exprimer sur les projets à risque et , en particulier, sur ceux qui ont un impact défavorable sur l'environnement.
De mon point de vue il faut lutter fermement contre une telle mesure.
Une pétition ne serait pas de trop !

Pour plus d’information

Pour plus d'information sur la procédure des enquêtes publiques : voir le site des amis de la terre.

vendredi 1 mai 2009

Grippe A : un élevage industriel de porcs suspecté

LaGloria.jpg

A la Gloria, dans l’Etat de Veracruz, à 300 km de Mexico, 2 bébés sont morts de pneumonie en février et mars dernier.
Un 3ème enfant a survécu et un examen a permis de détecter le virus H1N1 dans son organisme.

Des experts de la FAO vont se rendre dans la région de Perote dans l’Etat de Veracruz pour vérifier si ce virus de la grippe nord-américaine ne trouverait pas son origine sur ce haut plateau, à 2 000 mètres d’altitude. Les habitants de La Gloria, où se trouve le plus grand élevage de porcs au monde, souffrent depuis plusieurs semaines d'une épidémie de maladies infectieuses.

Depuis plusieurs mois, la presse mexicaine attire l’attention sur la présence d’un foyer d’infection dans un élevage de porcs dans l’Etat de Veracruz, à 300 km de Mexico. Les fermes Carroll, qui appartiennent au groupe Smithfiels Foods, le numéro 1 mondial de la charcuterie, élèvent 1 million de porcs par an dans des conditions d’hygiène scandaleuses.

Depuis 2007, la population locale dénonce, dans l’indifférence générale, le non respect des normes écologiques de ces fermes. Les carcasses sont laissées aux charognards, la pourriture empoisonne l’air du village de La Gloria. Les paysans en colère accusent le gouvernement de laxisme.

En février dernier, un tiers de la population de La Gloria, soit 1 000 personnes ont attrapé une grippe atypique. Deux enfants sont morts de pneumonie et un troisième de fièvre porcine.

Le gouverneur de l'Etat de Veracruz minimise l’affaire. La FAO va donc faire la genèse de cette infection dans la région de La Gloria et déterminer si ce virus est à l’origine de la grippe nord-américaine.

Source : RFI

Mon avis

L'élevage intensif, industriel, concentre des milliers d'animaux dans des conditions déplorables.
Un terrain de prédilection pour les virus.
La recherche du maximum de profit à bas coût, toujours...
Dans la lignée des grands risques sanitaires qui ont occasionné plus ou moins de décès humains (vache folle, grippe aviaire, sang contaminé, amiante...).
Qui sait ce que la grippe A (mexicaine, porcine...) nous réserve ?
Très inquiétant, vraiment !

lundi 20 avril 2009

Interview d'Yves Cochet : «Face à la crise, il faut un revenu d'existence»

Semaine de quatre jours, décroissance choisie plutôt que récession, voire ralentissement de l'économie pendant l'hiver: le député Vert Yves Cochet, auteur d'un Antimanuel d'écologie (Bréal), prône des solutions «radicales» face à la crise car, selon lui, il n'y a pas d'autres pistes possibles.

Il est interviewé par Laure Noualhat. Durée: 16'40



Source : Libération.

Mon avis

Yves Cochet fidèle à lui même et à ses convictions.
C'est l'une des rares personnalités politiques que j'apprécie... Minoritaire au sein des Verts, ce n'est pas étonnant mais bien dommage. Il nous annonce des jours sombres et très difficiles, on peut craindre qu'il soit dans le vrai, d'autant que la politique mondiale reste toujours dans le même axe quelles que soient les crises, financière, climatique, écologique, sociale...

samedi 11 avril 2009

Rétablir la croissance ? Qu'en pense la planète ?

Voici un article paru début avril sur actualités news environnement.
Tant j’adhère à ses propos que je ne résiste pas à vous le soumettre…

Rétablir la croissance ? Qu'en pense la planète ! Face à la crise, citoyens, chefs d'entreprises, élus, et gouvernements n'ont d'yeux que pour l'économie. Et la planète, qu'en dit-elle ? La crise climatique et celle des ressources naturelles nous semble aujourd'hui plutôt secondaire face aux milliers de nouveaux chômeurs quotidiens.

Comment va la crise ? Bien merci ! Au vue de certains chiffres évocateurs, elle se porte bien. La récession s'installe dans de nombreux états, leur dette atteignent des records, les résultats d'entreprises négatifs se multiplient, et les taux de chômage suivent ces évolutions inquiétantes.

Face à la crise, citoyens, chefs d'entreprises, élus, et gouvernements n'ont d'yeux que pour l'économie. Tous nourrissent le même espoir, que chacun formule à sa manière : augmenter son pouvoir d'achat, remplir son carnet de commandes, rétablir la croissance de son pays, accessoirement des autres pays partenaires. Tous attendent le redémarrage de la consommation par la baisse des prix, l'augmentation du pouvoir d'achat, et ainsi dépenser, vendre, construire, agrandir, développer, produire, en un mot : faire du PIB.

Et la planète, qu'en dit-elle ? La crise climatique et celle des ressources naturelles nous semble aujourd'hui plutôt secondaire face aux milliers de nouveaux chômeurs quotidiens, aux foyers modestes qui peinent à manger en fin de mois, ou aux entreprises qui ne parviennent plus à équilibrer leurs comptes. Pourtant, ces crises environnementales ont toutes les chances de compromettre « notre » fin de crise, puisqu'elles concernent les ressources naturelles et le climat, qui sont le carburant de notre économie.

En effet, comme l'indique JM Jancovici (conférence à la Cité des Sciences le 24 mars 2009), 80% de l'énergie utilisée pour le fonctionnement des sociétés humaines vient des énergies fossiles – pétrole, charbon et gaz -, c'est à dire de ressources naturelles présentes en quantités finies.

Or tout étudiant en mathématique sait que le prélèvement d'une ressource puisée dans un stock fini passe inexorablement par un maximum et décroît pour tendre vers zéro. C'est le cas des énergies fossiles, et cela concerne aujourd'hui certains stocks qui perdent leur caractère renouvelable à force de sur-exploitation (réserves halieutiques notamment). De plus, nos prélèvement n'ont jamais été aussi importants chaque jour depuis ces dernières décennies et augmentent même de jour en jour - certes aujourd'hui un peu moins vite du fait de la crise ! La conséquence est encore une fois mathématique : on va manquer.

Manquer de poissons par exemple, ou d'eau potable, et bien sûr de pétrole. Par ricochet, il faudra également se passer de certains services que ces ressources nous rendaient : les forêts disloquent le CO2, les océans le piègent, les sols retiennent l'eau, les zones humides la filtrent.

Ces petites choses qui importent peu l'homme des villes (80% des habitants des pays industrialisés vivent en ville) et qui vont devenir quelque peu préoccupantes lorsqu'elles vont s'arrêter d'elles-mêmes. L'eau sera impropre à la consommation de plus en plus souvent, et les crues seront plus violentes, pour ne citer que cela L'homme des villes constatera également que la rareté des énergies fossiles augmentera leur prix, et ce sans commune mesure avec les yoyos de l'été 2008.

Pourtant, la crise mondiale n'engendre que des réflexes de relance par l'investissement, qui n'est qu'une relance de l'exploitation des ressources limitées. En France, le plan de relance du gouvernement vanté par François Fillon lors de son récent déplacement à Marseille le 27 mars dernier (A lire) est explicitement concentré sur « les investissements pour alimenter notre moteur économique et pour renforcer la compétitivité de notre pays ».

Au niveau international, le même aveuglement est de rigueur. Les principales mesures qui seront discutées au sommet du G20 le 2 avril prochain à Londres (selon le communiqué publié le 14 mars à l'issue de la réunion à Horsham des ministres des Finances et banquiers centraux du G20) concernent l'économie, la croissance, la finance. Le réchauffement climatique y est relégué au dernier rang (voir l'article de S. Besson).

Les déclarations de N. Sarkozy à propos de ce sommet du G20 convergent vers ces objectifs totalement centrés sur le système économique actuel : le PIB reste l'indicateur privilégié des comptables publics. Pourtant, le Président de la République française avait souhaité « changer notre instrument de mesure de la croissance pour favoriser un autre type de croissance » lorsqu'il avait chargé, le mardi 8 janvier 2008, Armatya Sen et Joseph Stiglitz de travailler à ce que « la mesure du progrès économique soit plus complète » que ne le fait le PIB. Leurs propositions sont restées lettre morte, et rapidement rendues caduques par le fameux rapport Attali, véritable ode à la croissance galopante du PIB.

Quelque soit la façon de compter des hommes, toutes les ressources naturelles (à commencer par le pétrole qui est omniprésent dans nos sociétés, pour fournir de l'énergie ou comme matériau de construction) sur lesquelles nos économistes et politiques comptent pour relancer l'emploi et l'investissement sont à bout de souffle. Il ne s'agit pas du point de vue d'illuminés pessimistes, mais de celui des pétroliers (consulter les statistiques du groupe BP) ou encore du groupe de chercheurs allemands Energy Watch Group qui a publié le scénario ci-dessous en février 2008.


Légende : Scenario de production de pétrole dans le monde retenu par l'Energy Watch Group dans « Crude Oil – The Supply Outlook » : Revised Edition February, 2008. En millions de barils par jour. WEO : scenario présenté par l'Agence Internationale de l'Energie dans sa publication « the World Energy Outlook » de 2006 qui table sur 105 Mbj en 2020 (extrapolation de l'EWG à partir d'une projection de l'AIE pour 2015), et 116 Mbj en 2030.

La rareté de ces ressource engendrera, outre des désordres géopolitiques, des fluctuations de leur prix tout à fait imprévisibles, et par effet d'entraînement, des déséquilibres majeurs sur le plan social notamment (voir Manicore). De plus, les émissions de gaz à effet de serres liés à l'exploitation outrancière de ces ressources d'énergie fossile poursuivront leur effet sur le climat et les conséquences peu enviable sur l'environnement en général et l'espèce humaine en particulier.

Il est donc urgent que les bâtisseurs de plans de relance - et les économistes du G20, puisque c'est d'actualité – comprennent qu'il n'est pas possible de prendre de mesures quelles qu'elles soient sans s'assurer qu'elles sont compatibles avec le monde réel, avec le niveau des ressources naturelles sur lesquelles elles se basent. La crise actuelle ne pourra se résoudre qu'avec des solutions transversales.

La question de la taxe carbone est aujourd'hui largement partagée par les spécialistes et de plus en plus de consommateurs. Tous s'accordent à considérer qu'il s'agit de la mesure la plus raisonnable pour anticiper la très proche pénurie de ressources naturelles. Taxer les biens et les services qui dépendent de ces ressources épuisables les rendra plus chers, et incitera fortement à moins les solliciter. Et ainsi modifier les comportements, qui est la seule porte de sortie pour réduire notre pression sur la planète et éviter une décroissance ingérable des ressources naturelles.

Le Grenelle de l'environnement avait ébauché cette transversalité, ce contrôle permanent de toute action par un expert en ressources naturelles, une nouvelle comptabilité, ou encore cette éventualité de taxer le prélèvement des ressources naturelles de façon à aider chacun de nous à moins consommer. Il est urgent de les remettre au goût du jour pour éviter de planifier des solutions qui ne pourront jamais voir le jour pour cause de manque de ressources.

Il n'est plus temps de se contenter de repeindre en vert son enseigne, d'éteindre durant une heure ses appareils électriques en même temps que tout le monde, ou encore de s'abstenir de consommer durant la prochaine « journée sans achats » (samedi 4 avril prochain).

Il n'est plus temps de dire qu'on est prêt à agir vraiment. Il faut vraiment agir.


Source : actualités news environnement.

mercredi 4 février 2009

Obama veut voir son pays en pointe sur l'environnement

Barack Obama a souhaité lundi 26/01/2009 que les Etats-Unis soient désormais à l'avant-garde de la défense de l'environnement, modifiant radicalement la position de son prédécesseur George Bush sur la lutte contre le changement climatique.

"Les jours où Washington traînait des pieds sont révolus. Mon administration ne niera pas les faits. Ces faits guideront notre action", a déclaré le nouveau président américain lors d'une intervention sur l'environnement à la Maison blanche. Barack Obama a estimé que la dépendance des Etats-Unis vis-à-vis du pétrole étranger et le changement climatique constituaient une menace pour la sécurité nationale.

"L'Amérique ne sera pas l'otage de ressources déclinantes, de régimes hostiles et du réchauffement de la planète", a-t-il dit.

Il s'est engagé à ce que son pays soit moins dépendant de l'étranger pour ses approvisionnements en énergie, tout en soulignant que ce virage prendrait du temps. "Je ne peux pas promettre que cela se réglera du jour au lendemain", a-t-il dit. Barack Obama a demandé à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) d'autoriser l'Etat de Californie à fixer des quotas plus stricts d'émissions de gaz à effet de serre, une option que l'administration Bush avait toujours écartée. Au moins 18 autres Etats pourraient suivre l'exemple de la Californie, une fois ce feu vert donné.

Le gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, a qualifié d'historique la décision d'Obama. "Permettre à la Californie et à d'autres Etats de réduire de façon substantielle leurs émissions (...) constituerait une victoire historique dans la lutte pour un air plus propre et pour des millions d'Américains qui veulent des véhicules plus efficaces en matière de consommation et plus respectueux de l'environnement", a dit l'ancien acteur dans un communiqué.

"Le gouvernement fédéral doit travailler avec les Etats, et non contre eux, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre", a déclaré Barack Obama. Il a également exigé du département des Transports qu'il définisse d'ici mars les normes d'efficacité énergétique pour les véhicules. VOLONTARISME Le département d'Etat devrait par ailleurs nommer un "M. Environnement" chargé de porter la bonne parole américaine à l'étranger sur les changements climatiques. Le nom de Todd Stern, ancien membre de l'équipe présidentielle de Bill Clinton, est le plus couramment cité. Les organisations de défense de l'environnement ont réagi positivement au volontarisme présidentiel. "L'administration Obama semble prête à pousser les constructeurs automobiles à se réorganiser et à entrer dans le 21e siècle", a déclaré Frank O'Donnell, président de Clean Air Watch.

"Quelques jours seulement après sa prise de fonctions, le président Obama montre à l'Amérique et au monde entier qu'il mènera notre pays dans une nouvelle voie plus audacieuse pour protéger l'environnement et lutter contre le réchauffement climatique", a estimé Frances Beinecke, présidente du Conseil de défense des ressources naturelles. Pendant sa campagne, le nouveau président avait promis de lutter énergiquement contre le changement climatique et de s'engager dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à l'origine du réchauffement de l'atmosphère.
Peu après son élection, le 4 novembre, il avait réaffirmé sa volonté de faire revenir les Etats-Unis en première ligne sur les questions environnementales. Des négociations sont en cours sous l'égide de l'Onu pour élaborer un texte devant succéder au protocole de Kyoto, qui fixait des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre mais que Washington n'avait pas ratifié.

Source : Reuters

Mon avis

Des déclarations qui vont dans le bon sens.
Leur caractère historique, en rupture avec les années de présidence Bush ne sera apprécié que dans la durée par leur mise en œuvre concrète.
Encourageant… pourvu que l’on ne soit pas déçus…

vendredi 28 novembre 2008

Les trois crises

Crise financière, alimentaire et climatique

Trois crises aux réponses politiques différentes. Crise financière, crise alimentaire et crise climatique, actuellement ces trois crises ont des réponses politiques différentes, sans être reliées entre elles.

C'est une erreur. Ce sont trois aspects d'une crise globale qu'il faudrait traiter ensemble.

Voici un article paru sur actualites-news-environnement. Il me parait très juste. je souscris totalement à ses idées.

Hanging thread

Crise financière
1700 milliards d’euros en Europe, 700 milliards de dollars aux Etats-Unis. Une crise financière qui a connu une réponse rapide suite à la mobilisation internationale des partis politiques au pouvoir.

En l’espace de quelques jours, les grandes puissances du monde entier, les banques centrales, ont injecté des sommes d’argent très importantes pour éviter l’effondrement total des différentes places de marché. Les bourses sont-elles pour autant sauvées ? L’avenir nous le dira. Mais cet argent permettra t-il aussi à l’économie réelle de s’en sortir sans trop de faillites, sans une crise majeure du secteur immobilier ? Rien n’est moins sûr.

Crise alimentaire
De son côté, la crise alimentaire mondiale bénéficie t-elle des mesures appropriées au regard de la crise financière ? « Les Gouvernements devraient éviter de réduire l’aide octroyée au secteur agricole des pays en développement et de recourir à des mesures commerciales protectionnistes en réponse à la crise financière mondiale », a mis en garde le Directeur général de la FAO, Jacques Diouf. Ce dernier a également averti que ces mesures pourraient accroître les probabilités d’une nouvelle crise alimentaire en 2009, et ce, malgré une récolte céréalière record qui est escomptée en 2008. Il a ajouté que la crise financière, « suivant de très près la flambée des prix alimentaires qui a jeté 75 autres millions de personnes dans la faim et la pauvreté en 2007, pourrait bien exacerber les difficultés des populations pauvres des pays en développement. » « La crise financière mondiale ne doit pas nous faire oublier la crise alimentaire. L’agriculture a besoin d’une attention urgente et soutenue pour voir disparaître la faim et la pauvreté rurale, » a ajouté le patron de l’organisation onusienne.

Crise climatique
Où en est-on ? perte de biodiversité, phénomènes naturels intenses de plus en plus forts et de plus en plus fréquents, des réfugiés climatiques toujours plus nombreux, une pollution de l’air, de l’eau et des sols toujours en augmentation … les spécialistes du climat, pas ceux qui estiment que l’action anthropique des hommes n’est en rien dans le changement climatique, les vrais, nous prédisent un avenir bien difficile si l’on ne fait rien.

Et qu’ont fait les politiques depuis la première grande prise de conscience internationale de la conférence de Rio (1992), où le développement durable a été reconnu comme un objectif par la communauté internationale ? Pas grand chose de concret, si ce n’est un protocole de Kyoto par ici, un Grenelle de l’environnement par là, un GIEC qui s’alarme à chaque nouveau rendu de rapport sur les multiples effets du changement climatique, des directives européennes, des textes transcrits et non appliqués dans les Etats-Membres de l’Union Européenne (UE), …, donc pas grand chose au regard de la crise financière qui a su mobiliser des sommes d’argent colossales pour sauver un système bancaire qui montre toutes les limites de son fonctionnement.

Certes, on a l’impression que depuis une vingtaine d’année, les choses semblent s’accélérer face au changement climatique, que des initiatives heureuses voient le jour, mais est-ce assez rapide ? La question est là. Ne pourrait-on pas imaginer, par exemple, que ce fond européen débloqué par divers pays membres en vue de restaurer la confiance des banques entre elles, ne puisse, une fois la crise financière passée, servir à financer le développement des énergies renouvelables, des moteurs hybrides, des piles à combustible, d’une meilleure gestion des ressources halieutiques, …., venir soutenir le développement d’une économie durable pour tous.

Et puis n’oublions pas le prix à payer face au changement climatique, qui, avec des ouragans de plus en plus intenses a déjà des effets notables sur la bourse et le cours du pétrole, ce qui pourra donc alimenter, dans une certaine mesure, les crises financières à venir, mais aussi la crise alimentaire.

Crise financière, crise alimentaire et crise climatique, actuellement ces trois crises ont des réponses politiques différentes, sans être reliées entre elles. Mais justement, il semble nécessaire d’arriver à les traiter au même niveau, avec la même approche de gravité, tant elles ont d’interconnections.

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