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jeudi 23 janvier 2020

Les forêts françaises en passe d'être réformées et donc privativées

Poursuivant sa logique destructrice de réforme et de privatisation, notre gouvernement continue l'action déjà engagée il y a plusieurs années. Au delà de l'Office National des Fortes (ONF), c'est la foret française qui est en passe d'être privatisée à fin de rentabilisation.

Le cas de la forêt des trois pignons à Fontainebleau est un exemple concret. Si les habitants des environs et plus encore ne s'étaient pas mobilisés, cette belle partie de forêt serait actuellement massacrée par les tronçonneuses.
Un sixième de la surface de la forêt des trois pignons aurat été détruite sans la mobilisation citoyenne.
J'ai été particulièrement été heureux de voir la belle et forte mobilisation des locaux qui ont tant à cœur de défendre leur belle forêt.


Pour plus d'information :
• Sur les 3 pignons : https://avenirduvaudoue.wordpress.com/
• Sur l'ONF en général : Voir l'article de Reporterre

jeudi 10 juillet 2014

Offensive de l’huile de palme sur l’Amazonie

Une pétition de l'organisation Sauvons la forêt



Des entreprises d’huile de palme ont commencé à déboiser les forêts au Pérou (photo: NASA)

Au Pérou, les riverains de l’Amazone vivent en harmonie avec la forêt tropicale, cultivant des petites parcelles de terres et pêchant les poissons dans les cours d’eau. Certains sont artisans, d’autres font office de guide pour les touristes venus d’Iquitos et qui souhaitent visiter la région. Leurs revenus ne sont pas élevés mais ce mode de vie préserve leur richesse fondamentale : la forêt tropicale.

Mais depuis quelques mois les habitants de l’Amazonie péruvienne vivent dans l’inquiétude et la peur. Des spéculateurs sont en train de défricher à grande échelle la forêt tropicale des basses terres. Le déboisement a débuté dans le plus grand secret. L’affaire est devenue publique en septembre dernier lorsque des journaux locaux ont alerté l’opinion publique en faisant leur une de cette déforestation illégale massive.

Il s’est avéré depuis qu’une dizaine de sociétés ont acheté 60 000 hectares de forêts primaires au gouvernement péruvien dans le Loreto. En outre, ces entreprises ont fait des demandes de permis de déboisement pour un total de 100 000 hectares de forêts tropicales dans les régions de Loreto et d'Ucayali.

Écrivons au gouvernement et aux autorités compétentes du Pérou pour qu’ils mettent fin aux déboisements et empêchent l’aménagement de cultures d’huile de palme.


lundi 29 avril 2013

Suivez la Grenouille : Comment NE PAS sauver la Forêt Tropicale !

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Qu’est ce que Rainforest Alliance ?

Petite ONG fondée à New York en 1987 pour préserver les forêts et la biodiversité, RainForest Alliance étend, 20 plus tard, son influence sur les marchés mondiaux. Elle travaille aujourd'hui avec 10 000 producteurs de bois, de café, de bananes et de chocolat dans 14 pays. Tous sont certifiés selon des critères développement durable pour préserver l'environnement (moindre érosion des sols, gestion de l'eau, préservation des ressources naturelles) mais également améliorer les conditions sociales des producteurs (accès aux soins et à l'éducation). RainForest Alliance est également le 1er certificateur du label FSC pour les forêts, à travers un réseau d'auditeurs et d'ONG locales.

Quelle est l’approche de Rainforest alliance ?

Rainforest Alliance a pour objectif de conserver la biodiversité et de procurer des moyens de subsistance durables en transformant les pratiques agricoles, les pratiques commerciales et le comportement des consommateurs. Que ce soit de grandes multinationales ou de petites coopératives locales, l’organisation obtient la participation d’entreprises et de consommateurs dans le monde entier pour assurer que les biens et services sont produits de manière responsable et commercialisés sur un marché mondial où la durabilité est de plus en plus demandée.

Les normes de certification Rainforest Alliance couvrent les principes fondamentaux suivants :
- Conservation des écosystèmes
- Conservation des espèces sauvages
- Traitement équitable des travailleurs et amélioration de leurs conditions de travail
- Relations avec les communautés
- Conservation des ressources hydriques
- Conservation des sols et prévention de l’érosion
- Planification et surveillance environnementale
- Réduction de l’utilisation des herbicides/des pesticides

Des critères sociaux (salaire décent, représentation syndicale, accès aux soins, scolarisation) font aussi partie du référentiel Rainforest Alliance.

Appliqué pour le thé Lipton Ainsi selon Unilever, dans les plantations de thé Lipton au Kenya, la politique de développement durable engagée il y a déjà plusieurs années a permis des avancements environnementaux et sociaux :
- 97% d'énergie issue de sources renouvelables
- 500 000 arbres plantés
- 21 écoles construites
- 33 centres de soins gratuits pour les cueilleurs de thé et leur famille

Ne pas confondre durale et équitable

Le mensuel Politis dans son numéro hors série 47 souligne la différence sans toutefois la détailler. Un point fondamental est que la démarche Rainforest
Alliance ne garanti pas de prix minimum aux producteurs, contrairement à Max Havelaar.

Selon Politis, des documents commerciaux Unilever parleraient de « commerce équitable » et non pas « durable » et la position d’Unilever en tant que propriétaire des plantations créerait une confusion avec le label FGP (Forest Garden Product) plus contraignant que Rainforest Alliance.

Unilever prévoit de son côté que le thé estampillé « Rainforest Alliance Vérifié » va permettre d'élever les prix de 10 à 15 % par rapport aux prix actuels pratiqués sur le marché et estime que les cultivateurs de thé dégageront un gain de 2 millions d'euros sur les ventes d'ici 2010, et de 5 millions d'euros d'ici 2015.

Alors, au final, peut-on considérer que tout ce battage est un progrès pour l’environnement et les producteurs ?

samedi 10 novembre 2012

Amendement Nutella : un premier pas à franchir


L'association "Sauvons la forêt" lance une pétition destinée à faire pression pour le vote au parlement de l'amendement que le sénateur Yves Daudigny a déposé au projet de loi de financement de la sécurité sociale voté par l'Assemblée nationale. Celui-ci vise à augmenter la taxe sur l'huile de palme destinée à l'alimentaire de 300%.


L'huile de palme contenue dans le Nutella cause la destruction des forêts tropicales

À tous les élus du Sénat et de l'Assemblée nationale

Madame, Monsieur,

Je salue l'amendement n°7 déposé par le sénateur Yves Daudigny au texte n°103 de projet de loi de financement de la sécurité sociale et qui vise à augmenter fortement la taxation sur l'huile de palme destinée à l’alimentation humaine. Les motifs de santé publique évoqués dans l'amendement et basés sur les études de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), le développement de l'obésité et le risque de maladies cardio-vasculaires sont en soi suffisants... Même s'ils ne sont pas les seuls !

En effet, la culture de l'huile de palme provoque dans les pays tropicaux déforestation massive, perte de la biodiversité, déplacement des populations autochtones et pollution des sources naturelles d'eau. Le réchauffement climatique mondial est exacerbé par la déforestation. Même si elle n'est pas cultivée sur notre territoire, l'huile de palme importée en France et en Europe porte toutes ces destructions en elle.

Le secteur agroalimentaire ne cesse de clamer qu'il est impossible de se passer de l'huile de palme. Cette stratégie m'évoque d'autres groupes de pressions qui en leur temps proféraient de tels arguments à propos de l'amiante...

Je suis favorable à toute mesure empêchant la production d'huile de palme. Le moyen que la France possède est de limiter ou interdire son importation sous quelque forme que ce soit. C'est en ce sens que je vous exhorte à voter favorablement cet amendement.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération la plus distinguée.

Pour signer la pétition

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/895?ref=nl&mt=1469

samedi 29 octobre 2011

Les monocultures d'arbres NE SONT PAS des forêts !

Une campagne Sauvons la forêt


Les forêts de la planète sont plus que jamais menacées et elles disparaissent à un rythme effréné.
L'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), compétente au sujet des forêts, évalue année après année l'état des ressources forestières sur la Terre. A l'heure actuelle la perte mondiale en forêts est estimée à 13 millions d'hectares par an, c'est-à-dire qu'une zone forestière grande comme 35 terrains de football disparait chaque minute.

Selon la FAO, le reboisement permet d'atténuer ce développement dramatique: « Des programmes ambitieux de plantation d'arbres dans des pays comme la Chine, l'Inde, les Etats-Unis et le Viet Nam - associés à une expansion naturelle des forêts dans certaines régions - ont ajouté plus de 7 millions d'hectares de nouvelles forêts chaque année. » C'est ce que la FAO écrit dans son rapport d'évaluation des ressources forestières mondiales.

Aussi il est essentiel de connaître la définition du mot «forêt» pour la FAO et par extension pour l'ONU: « la forêt (...) correspond à un couvert arboré de plus de 10% sur au moins un demi-hectare. L'arbre étant défini comme une plante pérenne avec une seule tige (ou plusieurs si elle est recépée) atteignant au moins cinq mètres à maturité ».
Ainsi, selon cette définition, la FAO donne aux monocultures industrielles d'arbres le statut de forêt.

De telles monocultures s'implantent sur des millions d'hectares chaque année pour répondre à notre faim de matières premières bon marché, pour le papier, la cellulose ou encore l'énergie de la biomasse. A maintes reprises les forêts naturelles sont défrichées pour des plantations d'arbres exotiques tels l'eucalyptus, le pin et l'acacia, ayant le même âge et modifiés génétiquement. Les plantations sont une catastrophe pour l'environnement, le climat et l'Homme.

La définition du mot forêt de la FAO est au combien importante car elle est reprise et utilisée par toutes les institutions onusiennes, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UN Framework Convention on Climate Change - UNFCCC), ainsi que par de nombreuses autres organisations et gouvernements à travers le monde. La France se situe au quatrième rang des contributeurs de la FAO, après les États Unis, le Japon et l’Allemagne.

Des organisations écologistes et de défense des droits de l'homme de toute le planète, rassemblées dans le «Mouvement mondial pour les forêts tropicales» (World Rainforest Movement - WRM), appellent la FAO à modifier de toute urgence sa définition incorrecte du mot forêt. En septembre dernier, 600 scientifiques et experts du monde entier ont adressé une lettre ouverte à la FAO. Du 28 novembre au 9 décembre 2011 auront lieu en Afrique du Sud les Négociations internationales en matière de changement climatique (COP 17/CMP 7) de la CCNUCC. Veuillez participer à notre action-mail. Demandez à la FAO de modifier sa définition du mot forêt. Les monocultures d'arbres NE SONT PAS des forêts !

Signez la pétition lancée par l'organisation Sauvons la forêt

https://www.sauvonslaforet.org/petitions/779/les-plantations-ne-sont-pas-des-forets