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Espèces menacées

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mardi 20 décembre 2011

Cyber@ction pour l'arrêt de la chasse à la baleine

Je vous l’annonçais il y a deux mois : Le Japon poursuit la chasse à la baleine


Maintenant, le Japon est sommé de rappeler sa flotte baleinière et d'abandonner l'industrie moribonde de la viande de baleine.
C’est ce qu’exige, en tout cas, le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW).

Le Japon chasse les baleines des mers bordant l'Antarctique sous couvert d'une opération de « chasse scientifique » et ce, malgré le moratoire international sur la chasse à la baleine.

Le 6 décembre dernier, une flotte de baleiniers nippone a pris le large en direction du sanctuaire de l’océan austral afin d’y chasser jusqu’à 935 baleines et 50 rorquals communs, une espèce menacée. Dénonçant cette prétendue « opération de chasse scientifique », le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) a exhorté le Japon à rappeler sa flotte en vertu du moratoire international sur la chasse à la baleine. Selon l’ONG, le Japon aurait investi un budget de 27 millions de dollars américains afin de protéger sa flotte au cours de la saison.

Cette odieuse entreprise serait de surcroît financée à hauteur de 21,2 millions d’euros par le fonds national de reconstruction suite au tsunami. Voir ici.

Illustratif de la désapprobation de la communauté internationale face à ces agissements, le gouvernement australien a déjà saisi, par le passé, la Cour internationale de justice pour contrer la chasse à la baleine japonaise.
Sur cet exemple, IFAW appelle dès à présent tous les gouvernements à accroître la pression sur le Japon afin que celui-ci mette un terme à son programme de chasse à la baleine.

Pour agir

La cyber @ction est signable en ligne : http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/arret-chasse-baleine-404.html


mercredi 9 novembre 2011

Nouvelle piste sur la surmortalité des abeilles

La surmortalité des abeilles est un problème de première importance qui, au-delà d'affecter les seuls apiculteurs, risque d'affecter la pollinisation et donc les disponibilités des ressources alimentaires.


De nombreux programmes d'étude tentent d'identifier les causes de ce mal qui peut décimer 90% des insectes de certaines colonies. Le plus souvent c'est une combinaison de facteurs qui est mise en cause. Pesticides, virus, cultures OGM, ondes radiofréquences, frelon asiatique, changement climatique, champignon sont mis en cause.

Les interactions entre plusieurs produits chimiques est un domaine très mal connu. Déjà que les effets de nombreux produits pris isolément ne sont pas toujours maitrisés ni identifiés, les multiples combinaisons de produits font le plus souvent partie de l'inconnu. Ceci vaut à la fois pour les questions de santé humaine mais aussi pour la mortalité des abeilles.

La revue scientifique PLoS a publié récemment une étude montrant qu'un antibiotique multiplie les effets des pesticides. Cette molécule est l'oxytétracycline qui est classiquement utilisée par les apiculteurs américains. L'étude a montré que cet antibiotique augmente le taux de mortalité des abeilles lorsqu'il est utilisé en association avec des pesticides que les apiculteurs emploient pour traiter les ruches contre le varoa, acarien particulièrement néfaste pour les abeilles.

L'étude met en évidence que l'antibiotique agit sur certaines protéines des abeilles (les protéines Multidrug Resistance Transporters) qui sont inhibées, ce qui rend les insectes plus sensibles à des pesticides de la famille des néocotinoïdes de laquelle le bien connu Gaucho est issu.

L'équipe de M.Hawthorne, auteur de l'étude, considère que même à faibles doses, les antibiotiques augment la nocivité des pesticides néocotinoïdes qui pourraient de ce fait être mis en cause dans tous les cas de surmortalité d'abeilles liés à des facteurs multiples.

Source : Le Monde.

Pour plus d’information

Lisez le résumé de l'étude en anglais sur le site PLoS.

lundi 14 mars 2011

Mortalité des abeilles : le rapport du PNUE

Le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) a publié le 10 Mars dernier un rapport sur la mortalité des abeilles.
Il identifie plus d'une douzaine de facteurs à l'origine de l'effondrement des colonies d'abeilles et des pollinisateurs en général.

«le nombre de colonies d'abeilles a chuté de 10 à 30% ces dernières années en Europe, de 30% aux Etats-Unis, de plus de 85% au Moyen-Orient» indique un des auteurs du rapport.

Les causes du désastre sont multiples :

  • Les pesticides agricoles (imidaclopride avec le Gaucho, fipronil avec le Régent, clothianidine avec le Poncho, thiametoxam avec le Cruiser). Ces produits et les semences enrobées avec des insecticides ou des fongicides, peuvent affecter le sens de la direction, de la mémoire et le métabolisme des abeilles. Les études en laboratoire montrent que certains insecticides et fongicides, combinés, sont 1.000 fois plus toxiques pour les abeilles, qui sont mortellement empoisonnées.
  • Bactéries, les virus, le Varroa ainsi que d'autres parasites affectents les abeilles et leurs ruches.
  • Des espèces invasives comme le frelon asiatique, attaquent les colonies.
  • Perte de biodiversité qui est dramatique pour les abeilles. «Depuis les années 80, il y a eu des baisses de 70% parmi les variétés de fleurs sauvages 'clés'», note le rapport. Plus de 20.000 espèces de plantes à fleurs pourraient disparaître ces prochaines décennies si aucune mesure de conservation sérieuse n'est prise.
  • Pollution de l'air qui interfère avec la capacité des abeilles à retrouver l'odeur des pollens.
  • Champs électromagnétiques qui peuvent aussi affecter le comportement des abeilles car elles possèdent de «petits cristaux abdominaux qui contiennent du plomb».

Au delà de l'identificatiin des causes de mortalité, le rapport souligne les conséquences dramatiques pour l'humanité de la disparition des pollinisateurs. Le travail qu'ils fournissent représente une valeur d'environ 153 milliards d'euros, soit 9,5% de la valeur de la production mondiale de produits agricoles.

Achim Steiner, directeur exécutif du Pnue et secrétaire général adjoint de l'ONU conclut :
«Les êtres humains se bercent de l'illusion qu'ils auront, au cours du XXIe siècle, les moyens technologiques de se passer de la nature. Mais les abeilles nous montrent que nous sommes dépendants des services qu'elles nous rendent, et le serons encore plus lorsque nous serons 7 milliards sur terre».

Mon avis

Rien de vraiment nouveau dans ce rapport dont l'importance tient surtout à l'organisme qui le publie.
Les problèmes sont connus de manière indéniable mais la communauté internationale n'agit pas à la mesure de la situation. Il n'est que de voir la France reconduire année après année l'accord d'utilisation du pesticide Cruiser !

dimanche 20 février 2011

Victoire pour les baleines dans l'Océan Antarctique


Communiqué de Sea shepherd
Jeudi, 17 Février 2011

C'est officiel - La flotte baleinière nippone jette l'éponge dans l'Océan Antarctique. Au moins pour cette saison. S'ils reviennent l'année prochaine, Sea shepherd sera prêt à les accueillir et empêchera de nouveau la chasse.

“Le Nisshin Maru a changé radicalement de cap dès lors que le gouvernement Japonais a rendu officiel le rappel de la flotte baleinière au pays" dit Alex Cornnelissen, capitaine du Bob Barker." On dirait bien qu'il rentre à la maison!"

Le navire de Sea shepherd, le Bob Barker suivait à la trace le navire-usine Nisshin Maru depuis le 9 février, rendant toute chasse impossible.

MMM

"J'ai à bord 88 membres d'équipage, issus de 23 nations différentes dont le Japon et ils sont absolument fous de joie de voir que les baleiniers font route vers le Japon. Le sanctuaire baleinier Antarctique est en passe de devenir un sanctuaire digne de ce nom" dit le Capitaine Paul Watson.


Les navires de Sea Shepherd, le Steve Irwin, le Bob Barker, et le Gojira resteront dans le sanctuaire Antarctique pour escorter les navires japonais vers le nord. "Nous ne quitterons pas le sanctuaire tant que le dernier baleinier n'aura pas quitté la zone" dit Locky MacLean, capitaine du Gojira.

"C'est une grande victoire pour les baleines" dit le Capitaine Watson "mais nous n'y sommes pas parvenus seuls. Sans le soutien du peuple australien et néo-zélandais, nous n'aurions pas été en mesure de mener à bien sept expéditions depuis les ports australiens et néo-zélandais. Nous remercions le sénateur Bob Brown du Parti des Verts australien. Nous remercions Bob Barker qui nous a donné le bateau qui a changé la donne dans nos efforts pour faire plier la flotte baleinière et la chasser hors du sanctuaire. Nous remercions tous nos volontaires à terre et tous nos donateurs. Enfin, nous remercions la Marine Chilienne et le gouvernement français pour leur soutien. C'est un jour de grande joie pour tous ceux, de par le monde qui aiment les baleines et qui aiment nos océans."

C'est officiel - le massacre des baleines dans le sanctuaire baleinier de l'Antarctique est terminé cette saison et les baleiniers n'ont même pas atteint 10% du quota qu'ils s'étaient auto attribués. Sea Shepherd estime que plus de 900 baleines ont été sauvées cette année.

"C'est un grand jour pour les baleines" dit Laura Dakin, Chef cuisinnière à bord du Steve Irwin. "C'est aussi un grand jour pour l'humanité !"


Mon avis

Une grande et belle victoire pour cette association très engagée et admirable.
Je souhaite de tout cœur que cet arrêt de la chasse baleinière japonaise durera au delà de cette saison et qu'elle s'étendra hors du sanctuaire baleinier de l'antarctique.
Tout chasse de cétacés doit être stoppée.

Pour plus d’information

Visitez le site français de l'association Sea Shepherd.

dimanche 28 novembre 2010

Echec de l'ICCAT : le thon rouge dans le couloir de la mort !

Les Etats pêcheurs de thon rouge réunis à Paris ont opté samedi pour une quasistabilité des quotas de pêche pour 2011 !

Après dix jours de tractations, les 48 membres de la Commission internationale pour la Conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA ou ICCAT) ont abaissé les quotas à 12900 tonnes pour 2011, contre 13500 tonnes en 2010, soit une baisse de 600 tonnes par rapport à 2010, bien loin du maximum de 6 000 tonnes recommandé par les propres scientifiques de l’ICCAT.

Les ONG, dont Greenpeace et le WWF, réclamaient une limite à 6000 tonnes ainsi que l'instauration de sanctuaires dans les zones de reproduction.

Greenpeace a déploré dans un communiqué un résultat "déplorable" en contradiction avec l'engagement à ce que tous les stocks de poissons soient exploités de façon durable d'ici à 2020 pris lors d'une récente convention internationale sur la biodiversité de Nagoya. "Une nouvelle fois, les délégations ne se sont pas préoccupées d'assurer la sauvegarde d'une espèce emblématique et menacée", a déclaré François Chartier, chargé de campagne Océans de Greenpeace.
Pour Greenpeace, la réunion a "conduit le thon rouge dans le couloir de la mort"... la décision de la Cicta "démontre que seul prime l'intérêt économique à court terme de la pêche industrielle".

Pour le WWF, une fois de plus la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT) n’a pas rempli son rôle. « Il est incroyable que cette instance continue à céder aux intérêts à court terme de certains sans se soucier réellement de la pérennité du stock ni de l’avenir de la pêche artisanale » déclarait Isabelle Autissier, Présidente du WWF France.

Quant à elle, l'ONG Oceana qualifie la réunion de l'ICCAT "d'échec massif pour le thon rouge et l'espadon". Pour l'organisation, l'ICCAT a dit "Je ne peux pas".

Pour plus d’information

Lisez le communiqué de l'ONG Greenpeace.
Voir le communiqué du WWF. Lisez (en anglais), le communiqué d'Océana.


samedi 27 novembre 2010

Des entreprises qui veulent sauver le thon rouge

Un groupe d’entreprises leaders sur leur marché viennent de signer le manifeste du WWF sur le thon rouge, et s’engagent à l’arrêt de la commercialisation du thon rouge d’Atlantique et de Méditerranée, pour permettre la reconstitution des stocks.

Le Manifeste pour le Marché du Thon, présenté mercredi matin au Directeur de l’ICCAT Fabio Hazin, pendant les discussions sur la gestion de l’espèce à Paris, indique que les entreprises laisseront une période de répit au thon rouge d’Atlantique et de Méditerranée en attendant la mise en place d’une gestion durable de la pêche par l’ICCAT et la reconstitution des stocks.

La mauvaise gestion et la surpêche, à l’origine de décennies de surexploitation des stocks ont menés le thon rouge d’Atlantique et de Méditerranée, très prisé des amateurs de sushi au bord de l’effondrement.

Le WWF demande aux gouvernements de mettre fin aux infractions et à l’impunité concernant la pêche illégale. Le comité global de conservation exhorte les gouvernements membres de l’ICCAT de mettre en place un plan de gestion robuste, basé sur les recommandations scientifiques qui permettra aux stocks de thon de se reconstituer.

Plus spécifiquement, le WWF préconise a l’ICCAT de réduire les quotas de thon rouge de Méditerranée des 13500 tonnes actuelles par an à des quotas se situant entre 0 et 6000 tonnes, et d’allouer les reliquats de quotas aux flottes de pêche artisanales. La pêche à la senne industrielle destructive et les fermes d’engraissement en Méditerranée doivent urgemment être stoppées, et des zones sanctuarisées interdites à la pêche doivent être instaurées notamment dans les six zones connues de reproduction en Méditerranée.

Les entreprises suivantes ont signé le Manifeste du WWF pour le Marché du Thon :
CARREFOUR • IKEA • SODEXO • DELHAIZE • FAIRMONT • LOBLAWS • SUSHI TAXI • ATAC • AUCHAN • AUGUSTE • CASINO • ELIOR EUROTOQUES • RELAIS & CHATEAUX • RELAIS DU PARC • SIMPLY MARKET • EDEKA • GOTTFRIED FRIEDRICHS • YAGURA, EATON HOTEL • COOP ITALIA • CENTER PARCS • ICA • COOP NORWAY • EROSKI • MEMENTO • BRASCHLER BIANCHI • BELL SEAFOOD • COOP SWITZERLAND • DYHRBERG • MIGROS • DÖRIG & BRANDL • MARINEX • OSPELT FOOD • ULTRA MARINE FOOD • GEORGE KNIGHT • ITSU • LONDON 2012 OLYMPIC COMMITTEE • M&J • MOSHI MOSHI • MOURNE SEAFOOD • PRET A MANGER

Source : Communiqué WWF

Mon avis

Si ces entreprises s'engagent aussi à ne plus acheter et commercialiser de thon rouge et de produits qui en sont issus, alors bravo ! La tenue d'un tel engagement est à vérifier.

vendredi 19 novembre 2010

La fin du thon rouge ?

AAVAZ nous propose d'agir en faveur du thon rouge


La situation est dramatique -- la population de thons rouges de l'Atlantique a chuté jusqu'à atteindre seulement 15% de son niveau historique et la pêche au thon est devenue un trafic criminel représentant un marché noir de 4 milliards de dollars. Le prix d'un thon peut atteindre 100 000 dollars, et les pêcheurs trompent les régulateurs avec des données falsifiées, contournent les systèmes de contrôle, se livrent à une surpêche endémique pour finalement vendre illégalement et hors régulation des poissons non recensés.

Tous ceux qui ont la responsabilité de préserver des stocks de thon durables ont jusqu'ici échoué. La Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (CICTA), l'organisme mondial de régulation qui se réunit cette semaine à Paris, a ignoré les recommandations de ses propres scientifiques appelant à un moratoire sur la pêche au thon rouge. La Commissaire Européenne chargée de la Pêche, qui proposait il y a quelques jours un plan d'action, a fait face à une levée de boucliers de plusieurs Etats membres. Et la Commission Européenne a elle-même subventionné des bateaux équipés spécialement pour la surexploitation. Enfin, les pays commercialisant le thon rouge ont dépassé illégalement les quotas fixés par la CICTA - la France et l'Italie en particulier. Si de telles négligences se poursuivent, cela provoquera bientôt la disparition totale du thon rouge.

Aujourd'hui, les profits du thon sont contrôlés par une toute petite élite de la pêche industrielle ultra-sophistiquée qui exploitent des navires suréquipés - les thoniers senneurs - et des fermes d'élevage. Les autres communautés de pêcheurs, par contre, voient leurs moyens de subsistance s'amenuiser considérablement. Et ce pillage nous affecte tous: comme les thons rouges se situent presque au sommet de la chaîne alimentaire marine, leur extinction pourrait entraîner un effet domino aux conséquences désastreuses. Pour dire les choses simplement: sans les grands poissons prédateurs, les poissons moyens mangeront tous les petits poissons, et il ne restera plus personne pour manger les micro-organismes. Cela signifie qu'en l'espace de quelques décennies, nos océans pourraient devenir des cimetières géants.

Chose étonnante, le Japon pourrait bien être le pays agissant le plus en faveur d'un plan d'action sérieux à la conférence de la CICTA. L 'Agence Japonaise pour la Pêche a déclaré que les consommateurs japonais pourraient bien avoir à "oublier le thon pour le moment". Quant au groupe Mitsubishi, l'un des plus gros acheteurs de thon rouge du monde, il a annoncé son engagement à garantir la reconstitution des stocks, soutenir les sanctuaires de frai, et réduire ses achats afin de permettre le sauvetage des populations menacées. Au contraire, la France - pays hôte du sommet et qui vient de s'engager à exploiter les stocks de poissons de manière durable lors de la conférence mondiale sur la biodiversité au Japon - est loin de donner l'exemple: elle appelle au maintien du quota de pêche actuel pour protéger une poignée de puissants pêcheurs industriels.

Nous ne pouvons laisser un tel enjeu aux mains des politiciens et des acteurs du marché du thon seulement. Il est temps d'exprimer notre indignation et de dénoncer ceux qui, de manière scandaleuse, se rient des accords internationaux. A nous d'exhorter la CICTA à prendre des mesures urgentes pour réduire les quotas de pêche de moitié (au moins), mettre en œuvre des règles efficaces, transparentes et coercitives, sanctionner les pays qui violeraient ces accords, et créer des réserves de frai protégées.

Signez la pétition et faites la suivre à tous

http://www.avaaz.org/fr/tuna_at_risk_2/?cl=840597626&v=7607

mardi 2 novembre 2010

Vendredi 5 novembre 2010 - Journée Mondiale Contre la Chasse à la Baleine et autres Cétacés

Chaque année, de par le monde, des milliers de baleines et dauphins sont massacrés pour la tradition, capturés pour l'exploitation en delphinariums ou tués pour la consommation humaine. Le Japon, l'Islande, la Norvège, le Canada et le Danemark (Îles Féroés et Groënland) sont les principaux pays qui chassent les cétacés...

À l'initiative d'un jeune trentenaire américain, Jim Farry, le 5 novembre 2010 aura lieu la Journée Mondiale Contre la Chasse à la Baleine et autres Cétacés (Worldwide Anti-Whaling Day). Ce jour verra la mobilisation de milliers de personnes dans de nombreuses villes à travers le monde pour défendre la cause des cétacés.

En France, à Paris, une rencontre aura lieu à partir de 11h à l'Ambassade du Japon, 7, Avenue Hoche, Paris VIIIe. Le cortège partira aux alentours de 12h pour faire la tournée des ambassades des pays concernés. Le rassemblement devrait compter des sympathisants et des militants de la cause animale ainsi que plusieurs associations de défense des cétacés et des animaux en général.

Julien Manigot, 24 ans
Organisateur de l'événement en France, soutenu par Réseau-Cétacés
06.64.71.04.84
julien.manigot@hotmail.fr

Pour plus d’information

Lisez le communiqué sur cet évènement.

mercredi 27 octobre 2010

Biodiversité : quelques jours pour stopper l'extinction


Un tiers des animaux et des plantes sur terre sont menacés d'extinction -- baleines bleues en danger, barrières de corail, et de très nombreuses autres espèces. Cette vague d'extinction causée par l'activité humaine a atteint un niveau jamais constaté depuis la disparition des dinosaures il y a 65 millions d'années.

Il ne reste que 300 baleines franches de l'Atlantique Nord, et 99% des baleines bleues ont été anéanties. Ces géants majestueux sont des espèces en péril, et leur cause est régulièrement défendue de par le monde. C'est en fait un tiers de toutes les espèces vivantes de la planète qui sont aujourd'hui sur le point de disparaître.

Le monde vivant est progressivement détruit par l'activité humaine, le gaspillage et l'exploitation. Mais il existe un plan pour le sauver -- un accord mondial visant à créer, financer et imposer des aires protégées recouvrant 20% de nos terres et océans d'ici à 2020. Et en ce moment même, 193 gouvernements se réunissent au Japon pour répondre à cette crise.
Mais sans pression de l'opinion publique, ils risquent de passer à côté de cette action ambitieuse pourtant nécessaire pour mettre fin à la destruction des écosystèmes du monde entier.

Le sommet prend fin le vendredi 29 octobre -- nous n'avons pas de temps à perdre. Unissons au plus vite nos voix pour former un appel citoyen mondial exhortant les gouvernements à préserver le monde vivant d'un déclin accéléré. Signez la pétition ci-dessous et nous la remettrons directement à la réunion:

A toutes les Parties à la Convention sur la Biodiversité:
Un tiers des espèces de la planète sont menacées d'extinction. Nous vous appelons à vous mettre d'accord d'urgence sur la création, l'exécution et le financement d'un plan de protection de 20% des océans et des terres d'ici 2020. Seule une action immédiate et ambitieuse protégera la diversité du vivant sur notre planète.


Pour agir

Vous aussi, comme plus de 370 000 personnes, signez la pétition Avaaz.

dimanche 10 octobre 2010

Thon rouge : Diviser par deux les captures admissibles est la seule possibilité pour sauver l'espèce à 100%

Au regard des recommandations scientifiques, le WWF appelle à la plus grande précaution dans la révision des mesures de gestion de la pêcherie du thon rouge d’Atlantique Est et de Méditerranée.

L’organisation demande la réduction de moitié des captures annuelles, l’arrêt de la pêche à la senne tournante et l’interdiction de pêche dans les zones de frai.


Différents modes de pêche dont la senne.

Si on veut sauver l’espèce avec 100% de chances, le total admissible de captures doit être de 6000 tonnes par an

Le WWF insiste sur la nécessité de prendre des mesures qui assureront une très haute probabilité de récupération, c’est-à-dire un total admissible de capture de moins de 6 000 tonnes par an. « Qui monterait dans un avion qui à seulement 60% de chances d’arriver à destination ? Nous sommes choqués du manque de précaution et de la légèreté avec lesquels les membres de l’ICCAT ont, jusqu’à présent, géré l’espèce.» a déclaré Charles Braine, Responsable du programme pêche durable au WWF-France.

Pour plus d’information

Lisez le communiqué du WWF

Mon avis

Une position saine. Mais je serais fort étonné que l'ICCAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique) suive les recommandations des scientifiques et du WWF... Me croyez-vous pessimiste ?


samedi 18 septembre 2010

Des associations norvégiennes se mobilisent contre la chasse à la baleine

La Norvège est l'un des trois pays qui, depuis 1986, bafoue l'interdiction de la chasse à la baleine édictée par la Commission Baleinière Internationale.
Après une pause, la chasse norvégienne a repris en 1993 et plus de 8500 baleines ont été tuées par des bateaux norvégiens en dépit de l'avis du public qui est de plus en plus défavorable.

Trois associations norvégiennes se sont regroupées pour demander à leur pays de stopper la chasse.

Animal Norgège, NOAH et WSPA estiment que le gouvernement norvégien devrait se concentrer sur l'observation des baleines plutôt que de soutenir la chasse, industrie moribonde. Pour ces associations, se serait plus rentable, durable et sans cruauté pour les animaux. Les associations dénoncent cette cruauté. Elles ont publié un film montrant qu'il faut 22 minutes avant la mort de l'animal touché par un harpon grenade norvégien.

Je ne vous montrerai pas ces images cruelles, mais celles illustrant la campagne des associations. Pas de sang, rassurez vous !

Pour plus d’information

Lisez mon billet sur la dernière Commission Baleinière Internationale qui a maintenu le moratoire sur la chasse.

Si vous comprenez le norvégien (ou vous passez par un outil de traduction), consultez les sites des associations :




jeudi 9 septembre 2010

Viande de baleine : la justice japonaise condamne les militants de Greenpeace

Malgré le vaste mouvement mondial de soutien en leur faveur, les deux militants de Greenpeace ont été condamnés à 1 an de prison avec sursis ainsi que d'une mise à l'épreuve de 3 ans pour avoir dérobé 23 kg de viande de baleine !

Je vous en avis parlé il y a quelques jours ici.

Les deux militants avaient été mis au courant par une de leur sources à bord d'un bateau subventionné par l'Etat que les membres de l'équipage recevaient illégalement des caisses de viande de baleine.
Ils ont expliqué à la cour avoir voulu rendre publiques les pratiques de corruption existant dans le programme de pêche baleinière du Japon, que le pays prétend purement scientifique.

Selon Greenpeace, la peine est disproportionnée compte tenu du fait que les militants avaient agit "pour l'intérêt public, et non pour un gain personnel".

"Les activistes ne sont pas des criminels, et les traiter comme tel a un effet glacial sur la société, qui affaibli la qualité de la démocratie", a réagit Kumi Naidoo, président de Greenpeace Japon, dans un communiqué.
L'association a déjà fait savoir qu'elle ferait appel du jugement.


©Nicolas Chauveau / Greenpeace

Greenpeace France et de nombreux bureaux de Greenpeace à travers le monde (Mexique, Washington, Espagne, Afrique du Sud …) se sont mobilisés ce matin devant les ambassades du Japon, pour porter ce message : « l’activisme n’est pas un crime ! »

Pour plus d’information

Lisez le communiqué de Greenpeace.

Pour agir

Parce que l’opinion publique peut et doit faire pression, vous aussi, mobilisez-vous et adressez votre mail au ministre des Affaires Etrangères japonais : L’activisme n’est pas un crime

mardi 7 septembre 2010

Les Vosges, département engagé pour la protection des pollinisateurs

Responsable de la pollinisation, de plus de 80 % de la flore sauvage et d’environ 35 % des plantes vivrières (arbres fruitiers : pommiers, cerisiers, pêchers abricotiers fraisiers, framboisiers, bluets, groseilliers… légumes : toutes les cucurbitacées (melons, courgettes, potirons, concombres, cornichons, chayottes…), les tomates, aubergines....), les insectes pollinisateurs sont gravement et directement menacés par les diverses actions humaines.


Abeille mellifère sur bleuet des moissons© Mario Pierrevelcin

Dans le département des Vosges, un groupe d’experts a été mis en place afin de comprendre le rôle des insectes pollinisateurs, cerner les causes de disparition et proposer des mesures cohérentes. Après un travail d’analyse et de mobilisation, l’AVEM, désormais Vosges Développement, a tissé la trame d’un Plan Biodiversité ‘Abeilles et Insectes pollinisateurs’. Des groupes de travail regroupant différentes structures ont pour mission de mettre en œuvre des actions concrètes favorisant la diminution ou la suppression des produits phytosanitaires, encourageant la sauvegarde et la plantation de plantes mellifères et d’aires entomophiles.

Il s’agit de mettre en place au niveau départemental, un plan cohérent, qui fédère et coordonne les actions des différentes structures partenaires et qui s’inscrira dans le temps.

En 2010, un travail a été mené par le Groupe ‘Semences’ du plan Vosges Biodiversité, afin de sélectionner différents mélanges de fleurs mellifères favorables pour développer des aires entomophiles dans les communes, chez des agriculteurs ou apiculteurs et dans les jardins des particuliers.

La plantation d’aires entomophiles permet de faire prendre conscience aux collectivités, au grand public, que chacun doit changer ses pratiques et surtout son regard sur la nature et son entretien. Le grand public est invité à entretenir différemment ses espaces soit en plantant des prairies fleuries, des arbres mellifères, en diminuant la tonte de la pelouse, en supprimant les produits phytosanitaires et bien sûr en favorisant la flore spontanée comme le trèfle blanc, le pissenlit, le lierre…

La notion de « faire propre », de vouloir encadrer à tout prix la nature doit évoluer pour laisser place à une plus grand liberté de pousse afin d’accepter la présence d’insectes essentiel à la survie de l’homme, puisque auxiliaires essentiels pour la pollinisation.


Vue d’ensemble sur les essais - © Mario Pierrevelcin

Pour plus d’information

http://www.avem-vosges.fr/

Mon avis

Le département des Vosges a eu là une excellente initiative.
A concrétiser dans les comportements collectifs (département, communes) et individuels.

mercredi 1 septembre 2010

2 militants de Greenpeace menacés de 18 mois de prison au Japon

Il y a deux ans, Junichi Sato et Toru Suzuki, avaient révélé un trafic de viande de baleine à grande échelle au Japon. Accusés de vol et d’atteinte aux biens d’autrui, les deux militants japonais de l’association attendent le verdict d’un procès qui pourrait les condamner à 18 mois de prison ferme.

Au Japon, le simple fait d’être arrêté constitue une déclaration de culpabilité, à la fois aux yeux du public et pour la justice : 99,8% des procès débouchent sur une condamnation !
La mobilisation internationale est donc un élément essentiel pour faire pression sur l’issue du procès, et peut-être obtenir une décision historique. Les deux militants ont toujours reconnu les faits qui leur sont reprochés mais ont toujours argué de la légitimité de leurs actes et de l’illégalité du trafic de viande de baleine, et donc par conséquent du programme pseudo scientifique de recherche japonais. Un des grands enjeux du procès a été de faire en sorte que le caractère scandaleux de ce trafic, et que l’illégalité du colis subtilisé par les Tokyo II et remis aux forces de l’ordre soient pris en compte autant que le fait d’avoir « volé » et «porté atteinte aux biens d’autrui».

Greenpeace souligne que plus de 500 000 messages de soutien à Junichi et Toru ont déjà été adressés au gouvernement japonais.

Ce procès a un double enjeu. D’une part, il s’agit de faire admettre, enfin, l’existence d’un marché noir, un système organisé et illégal à grande échelle, dans l’industrie de la « recherche scientifique » baleinière japonaise. Au Japon, la science est l’alibi d’un programme de chasse commerciale qui s’accompagne d’un trafic illégal organisé !
D’autre part, il s’agit de faire respecter le droit à la liberté d’expression et la désobéissance civile, de plus en plus souvent réprimés dans de nombreux pays démocratiques…

Pour avoir mis la main sur un colis de chair de baleine et pour l’avoir remis quasi immédiatement aux autorités japonaises pour dénoncer ce trafic, Junichi et Toru ont été placés en garde à vue pendant 26 jours, et interrogés, attachés à une chaise 10h par jour sans voir le moindre avocat !

Kumi Naidoo, Directeur exécutif de Greenpeace International, résume bien le danger que représente leur condamnation : « D’après les spécialistes des droits de l’Homme, nous sommes face à une affaire politique – un exemple de plus venant illustrer la tendance de plus en plus forte des pouvoirs publics, dans le monde entier, à utiliser la loi pour museler une opposition qui dérange »

Pour soutenir Junichi et Toru, twittez, retwittez, mobilisez vos réseaux !

Pour protester contre une possible condamnation des « Tokyo 2″, les utilisateurs de Twitter sont appelés à publier un message de soutien incluant le mot (hashtag) #whaletrial (« la chasse baleinière en procès»).

Les twitterers qui utiliseront ce tag rejoindront automatiquement une marche en ligne internationale en soutien aux T2, visible sur le site IsParade et sur le réseau des sites et blogs Greenpeace. Pour afficher son soutien, Greenpeace invite les utilisateurs de Twitter à modifier leur avatar en arborant le logo T2 Justice, la photo de Junichi ou celle de Toru, ou un Kanji (idéogramme japonais).
Voici les Kanjis que vous pouvez utiliser pour faire passer votre message :
Pour un procès juste ! : 公正な裁判を
Coupable ! : 有罪
Justice : 正義
Jugez la chasse à la baleine !: 調査捕鯨の不正を明らかに
Respect pour les droits de l’Homme !: 国際人権法を遵守せよ

Source : Greenpeace

Pour plus d’information

Lisez le rapport : « La face cachée de la chasse baleinière scientifique ».

jeudi 1 juillet 2010

Commission baleinière internationale : maintien du moratoire

La commission baleinière internationale réunie du 22 au 27 juin à Agadir (Maroc) n’a pas réussi à trouver de compromis concernant le moratoire de 1986 interdisant la chasse commerciale à la baleine.

Tandis que certains le déplorent, d'autres s'en félicitent.

L'association Robin des Bois c'est félicitée du rejet du « compromis ». Elle souhaite que la France et d’autres pays européens se joignent à la plainte de l’Australie devant la Cour Internationale de justice de La Haye visant à condamner la chasse scientifique aux baleines pratiquée par le Japon dans l’océan Austral. La prochaine campagne de la flotte baleinière japonaise en Antarctique serait encore plus contestable. Les rangs des pays qui respectent le principe de précaution à l’égard des baleines doivent être resserrés. Les Etats-Unis sont de plus en plus ambigus, dans la salle des compromis perdus. De l’autre coté de l’Atlantique, l’Union Européenne est sous l’influence néfaste de la Norvège, elle est enkystée par le Danemark, chasseur féroce de globicéphales. L’éventuelle accession de l’Islande à l’Union Européenne se doit d’être assujettie à son renoncement à la chasse baleinière.

Pour l'ONG Avaaz, sa campagne de pétition a contribué à faire pencher la balance du bon côté :

En seulement quelques semaines, nous avons construit ensemble la plus grande pétition pour la protection des baleines jamais signée, réunissant plus d'1,2 million de citoyens, et nous l'avons remise directement aux principaux négociateurs de la Commission Baleinière Internationale réunis à Agadir. A la fin du sommet, ils ont décidé de maintenir le moratoire sur la chasse à la baleine vieux de 24 ans. Le lobby pro-chasse a tenté de recourir à des manœuvres politiques pour obtenir le texte dit de "compromis" équivalant à un quota de chasse à la baleine. Mais alors que la tension montait dans ces négociations à huis clos, notre gigantesque pétition est apparue sur la Une de la BBC World et dans une longue dépêche AFP, et nous avons agi avec les délégations proches de nos vues et d'autres partenaires pour mettre la pression là où elle était la plus utile, afin d'attirer encore plus l'attention de l'opinion internationale.

La chasse pratiquée par le Japon, la Norvège et l'Islande, malgré l'entrée en vigueur d'un moratoire en 1986, était au cœur des débats. Les trois pays ont pêché environ 1 500 baleines en 2009 et près de 35 000 depuis le début du moratoire selon l’Ifaw. Le Japon utilise une faille de la CBI, qui autorise la chasse à des fins scientifiques, pour contourner le moratoire. Quant à la Norvège et à l'Islande, elles ne l'appliquent pas.

Les associations de protection de l'environnement anglo-saxonnes présentes à Agadir ont regretté l'échec, imputé au Japon - qui a démenti les allégations de corruption formulées à plusieurs reprises dans le Sunday Times. "Nous sommes profondément déçus, a commenté Sue Lieberman, du Pew Environment Group. Le moratoire demeure sur le papier, mais la chasse non contrôlée va continuer."

Mon avis

La seule position qui vaille d'être soutenue : l'interdiction totale de la chasse, incluant la chasse soi disant scientifique.

mercredi 23 juin 2010

Voulez-vous que l’Europe finance la reprise de la chasse à la baleine ?

La 62ème session plénière de la Commission Baleinière Internationale se tient à Agadir du 21 au 25 juin.

Elle devrait se prononcer sur un faux-semblant de compromis dadaïste et hypocrite qui pendant 10 ans entérinerait les chasses japonaise, norvégienne et islandaise, de l’Arctique à l’Antarctique. Ce document, fruit hybride d’une concertation entre quelques Etats membres de la CBI, cite parmi les espèces-cibles les rorquals communs, les rorquals de Minke, les baleines à bosse, les baleines franches, les rorquals de Bryde, les rorquals de Sei et les cachalots. Bien sûr, la reprise de la chasse sera labellisée et certifiée par la présence d’observateurs embarqués sur les bateaux-abattoirs. Ils ne seront pas bénévoles. Leur salaire officiel sera à la charge de la CBI et les pays européens membres verraient leurs cotisations cumulées passer de 800.000 à 1.500.000 euros par an. Des efforts seront aussi déployés et financés pour que les baleines ne soient pas au moment de leur capture et de leur achèvement exposées à des souffrances inutiles. Tout sera organisé pour que le bien être des baleines soit assuré quand elles seront harponnées.

Experts en géométrie de la quadrature du cercle, les auteurs du rapport final dénient à cette résurgence le titre de chasse commerciale et refusent en même temps de réaffirmer l’interdiction du commerce transfrontière de la viande de baleines ainsi chassées. Que chacun se rassure, le moratoire entré en vigueur en 1986 serait maintenu. Ce n’est plus de la langue de bois, c’est de la liqueur distillée par les spin doctors de la communication et de la manipulation globales ; la version salée du chef d’œuvre d’Orwell, « La ferme des animaux ».

Au delà de cette décennie de mise en bouche, les appétits s’aiguisent et la Corée du Sud revendique déjà sa contribution à la curée.

Devant cette menace, l’Union Européenne, infiltrée par le Danemark, sollicitée par l’Islande et pieds et poings liés par la Norvège, trois pays favorables à la chasse baleinière, n’a pas encore de position claire, comme à son habitude du reste quand il s’agit de porter haut et clair une voix commune utile à la biodiversité. Il faut donc compter sur les avocats des baleines comme l’Australie ou Monaco pour dire non à cette chimère et sur la voix de chacun des Etats membres de l’Union Européenne. La France détentrice et gestionnaire du 2ème domaine maritime mondial et co-responsable de l’avenir de tous les cétacés a son mot à dire. Ce mot doit être non.

Robin des Bois, observateur à la CBI depuis 1986, a publié en juin 2009 un rapport sur les contributions positives des baleines aux écosystèmes marins : « De l’utilité des baleines n°1 ». Une deuxième édition amendée en avril 2010 est disponible sur http://www.robindesbois.org/dossiers/de_l_utilite_des_baleines_1.pdf

Source :


Pour agir

Cliquez ici et signez la pétition pour le maintien de l'interdiction de la chasse commerciale à la baleine !

vendredi 18 juin 2010

Chasse à la baleine : agir avant le vote final

Je vous en ai parlé il y a quelques semaines : la Commission Baleinière Internationale veut légaliser la chasse commerciale à la baleine pour la première fois depuis une génération. Lire mon billet sur cette dramatique affaire.

Dans une semaine, la Commission Baleinière Internationale procédera au vote final d'une proposition visant à légaliser la chasse commerciale à la baleine pour la première fois depuis une génération.

Ceux qui feront entendre clairement leur voix jusqu'aux dernières heures de négociation détermineront l'issue du vote: s'agira-t-il du lobby des chasseurs de baleines, ou des citoyens mobilisés dans le monde entier?

Plus de 650 000 d'entre nous ont signé la pétition pour la protection des baleines, c'est le moment d'aller jusqu'à 1 million!
Au Maroc où se tient la conférence sur les baleines, une équipe d'Avaaz est en train de mettre en place des affiches, un encart à la Une d'un grand journal et un compteur géant indiquant en temps réel le nombre de signataires de la pétition. Ainsi entre le moment où les délégués descendront de l'avion et l'heure du vote final, cette campagne massive leur rappellera à chaque instant que le monde n'acceptera pas la légalisation du massacre des baleines.

Grâce à cette mobilisation mondiale, beaucoup de gouvernements ont promis de rejeter la proposition. A chaque fois que la pétition d'Avaaz pour les baleines a dépassé les 100 000 signatures supplémentaires, nous l'avons envoyée à la Commission Baleinière Internationale et aux gouvernements-clés -- et certains pays, comme la Nouvelle-Zélande, nous ont remercié d'avoir lancé cette pétition.

Mais le camp adverse n'a pas cessé de faire pression sur d'autres gouvernements, et certains pays d'Europe et d'Amérique Latine pourraient s'abstenir...voire voter en faveur de la proposition. Ce vote est plus que jamais incertain.

La pression citoyenne est notre meilleur espoir. Après tout, c'est une mobilisation générale à l'échelle mondiale qui a permis d'obtenir dans les années 80 l'interdiction de la chasse commerciale à la baleine que nous tentons aujourd'hui de maintenir. Alors que débutent aujourd'hui, jeudi 17, les premiers travaux de la Commission Baleinière Internationale au Maroc, et que le vote crucial aura lieu dans moins d'une semaine.
A nous de faire en sorte que les participants soient accueillis par l'appel des citoyens du monde entier :

Après l'entrée en vigueur de l'interdiction mondiale sur la chasse commerciale, le nombre de baleines tuées chaque année a chuté de 38 000 par an à environ 2000 par an. C'est la preuve que l'humanité a le pouvoir d'agir dans le bon sens. Alors que nous sommes confrontés à de nouvelles crises liées à notre époque, à nous de prendre soin de ce progrès dont nous avons hérité -- pour cela mobilisons-nous ensemble pour continuer à protéger ces créatures majestueuses et intelligentes vivant à nos côtés sur cette planète fragile.

Malgré le moratoire en vigueur, le Japon, la Norvège et l'Islande ont continué à chasser les baleines -- et à présent ces pays font pression pour obtenir un réglement de la Commission Baleinière Internationale le plus souple possible. Comptant sur une autorisation lui permettant de chasser encore plus de baleines qu'auparavant, le Japon s'apprêterait à acheter le plus gros bateau de chasse de toute sa flotte.

Cliquez ici et signez la pétition pour le maintien de l'interdiction de la chasse commerciale à la baleine!

mercredi 16 juin 2010

Thon rouge : la France obtient le report du quota non pêché

Suite à la décision de la Commission européenne de fermer de manière anticipée la pêche au thon rouge à la senne, un travail d'expertise a eu lieu avec la France. Sur cette base, la Commission européenne et la France ont constaté que 171 tonnes de quotas alloués aux pêcheurs français n'ont pas été consommés.

Conformément à ce qu'il avait indiqué à l'Assemblée nationale le 9 juin, Bruno LE MAIRE, Ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, a obtenu que la Commission européenne en tire les conséquences, en autorisant, en accord avec les professionnels, le report de l'intégralité de ce quota français restant au bénéfice de la pêche côtière et artisanale en Méditerranée, ouverte jusqu'à la fin de l'année.

Bruno LE MAIRE s'engage à ce que cette ré-allocation de quotas bénéficie aux entreprises concernées par la fermeture anticipée de la pêche à la senne.

Source : communiqué du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Pêche.

Mon avis

Si ce quota non pêché est bien réel, son report sur la pêche artisanale est une bonne chose, plutôt que de le voir affecté à la pêche industrielle.
La réalité est probablement autre, à cause des prises illégales que l'espèce subit au niveau mondial.

Pour plus d’information

Lire mon billet : La guerre du thon rouge.

jeudi 10 juin 2010

La guerre du thon rouge

L'Union Européenne ferme prématurément la pêche au thon rouge

La commissaire européenne à la pêche, Maria Damanaki, a annoncé mercredi 9 juin que la pêche au thon rouge sera interdite en Méditerranée et dans l'Atlantique-Est à compter de ce mercredi minuit. L'interdiction a été décidée car les quotas pour la saison ont été atteints, alors que la saison devait se poursuivre jusqu'au 15 juin.

Seules 13 500 tonnes de ce thonidé ont pu être pêchées cette année, à cause de la raréfaction de ce poisson fortement affecté par la surpêche. "L'interdiction de pêche est nécessaire pour protéger les stocks fragiles de thon rouge", a déclaré un porte-parole de la commissaire.

La France a immédiatement réagi en demandant à la Commission européenne de démontrer que les quotas des bateaux français avaient été atteints. "Soit la Commission européenne nous apporte la preuve formelle que les bateaux de pêche français, notamment les sept restant sur zone, ont réalisé l'intégralité de leurs quotas et dans ce cas nous respecterons naturellement la décision de la Commission, soit les navires de pêche français n'ont pas pu réaliser leurs cotas et nous demandons à la Commission européenne de laisser les pêcheurs français réaliser les cotas légalement autorisés", a déclaré mercredi le ministre de la pêche, Bruno Le Maire.

Mourad Kahoul, patron des pêcheurs basés à Marseille, précisant qu'il irait, "s'il le faut, devant la Cour européenne de Justice". "On ne va pas laisser les écologistes jouer les shérifs des mers", a-t-il ajouté.

Pour le WWF-France
Cette interdiction de pêche signifie que les armements industriels français, espagnols et grecs ont déjà rempli leurs quotas en moins d’une semaine.Cela démontre, s’il en était encore besoin, la disproportion entre l’état du stock et les capacités de pêche. « C’est une nouvelle preuve de la mauvaise gestion de la pêcherie ! Même un seul mois de pêche est trop long pour les 17 thoniers senneurs industriels français ! » s’insurge Charles Braine, responsable du programme pêche durable au WWF-France.

Pendant ce temps-là, la pêche artisanale se meurt ! Depuis l’instauration des quotas, cette pêche industrielle a évincé petit à petit la véritable pêche artisanale qui ne dispose pas des mêmes moyens de lobby, ni d’alliés dans la représentation professionnelle au niveau national. Cette pêche artisanale millénaire permettrait une exploitation responsable de la ressource, à forte intensité en emplois et favorisant un développement pérenne des filières. Nous sommes donc surpris, voire indignés du soutien aveugle et inconditionnel dont bénéficient une poignée d’armements, au regard de leurs actes passés et présents, de la part des représentants nationaux de la pêche, de l’administration et du Ministère de la Pêche.

Pour France Nature Environnement
Pour Christian Garnier de FNE : « le choix du gouvernement français est choquant, d’avoir attribué la totalité des quotas disponibles en Méditerranée aux seuls armateurs de la pêche industrielle, les senneurs. Les professionnels de la petite pêche côtière, qui représentent un enjeu considérable en termes d’emploi local et de vie du littoral, se voient donc interdire toute capture de thon rouge pour l’approvisionnement de proximité ».

Selon Greenpeace
L'interdiction décrétée mercredi ne concerne que les bateaux battant pavillon d'un pays de l'Union européenne, or 40 % des quotas sont octroyés à des bateaux hors Union européenne. Greenpeace enfonce le clou en déclarant "tout ce qui est légal n'est pas légitime". Alors que la recommandation des scientifiques était de limiter les prises à 8000 tonnes pour avoir une chance sur deux de voir le stock se reconstituer d'ici à 2022, les thoniers se sont vus accorder un quota de… 13500 tonnes.

Sea Shepherd
A, elle, annoncé dimanche qu'elle allait lancer en Méditerranée sa campagne contre la pêche illégale du thon rouge, rejoignant Greenpeace qui s'attaque à la pêche légale.

La situation tourne à l'affrontement violent

Un incident a eu lieu au large de Malte, vendredi 4 juin, entre un thonier-senneur –navire de pêche industrielle au thon rouge – et les embarcations de l'organisation écologiste. Un militant de Greenpeace, Frank Hewetson, 45 ans, a été blessé à la jambe dans l'affrontement. D'après Greenpeace, les thoniers auraient, après avoir blessé Franck Hewetson, tiré des fusées de signalisation sur l'hélicoptère qui l'emmenait à l'hôpital.


La France prend une position aberrante

Bruno Le Maire vient de prononcer aujourd’hui à l’Assemblée nationale. En affirmant que la « pêche est respectueuse de la ressource halieutique (…) puisque le quota était défini par des scientifiques et qu’il est en baisse de 40% en 2010 par rapport à l’année 2009 ».

Le WWF contredit ces propos. En effet, le quota de la campagne 2010 n’est pas le résultat d’un alignement des politiques sur les recommandations scientifiques comme l’indique le ministre mais comme toujours, la conclusion d’un arrangement entre les principaux acteurs de la pêche au thon rouge. A Récife, les Etats-membres de l’ICCAT avaient fixé finalement un total admissible de capture (TAC) de 13.500 tonnes alors que l’étude présentée par les scientifiques de l’ICCAT réclamait une réduction des prises à 8 000 tonnes pour 2010 afin d’offrir un minimum de 50% de chances de reconstituer le stock d’ici 2023.

Pour agir

Participez à l'action de Greenpeace :

Mon avis

La violence des pêcheurs me fait penser à celle des chasseurs vis à vis de la LPO (La gendarmerie a dû protéger l'AG LPO des 5 et 6 juin à Harfleur, suite à des menaces proférées par certains chasseurs et qu'il fallait prendre au sérieux vu le passage à l'acte violent de certains).

La pêche industrielle conduit à l'extinction de l'espèce animale et à la ruine de la pêche artisanale.
Il est impératif de l'interdire, de laisser du temps pour voir si la population revient en augmentation, puis uniquement laisser les artisans travailler et gérer la ressource sous contrôle scientifique.

Pour plus d’information

Sea Shepherd : opération blue rage
Thon rouge : Liquidation totale avant fermeture ?
Thon, certains écologistes voient rouge !
Le Japon opposé à l'interdiction du commerce international du thon rouge

samedi 5 juin 2010

Sea Shepherd : opération blue rage

Le Thon Rouge est en voie de disparition et Sea Shepherd mettera tout en oeuvre pour sauver l'espèce.

Cet été, pour la première fois, le Steve Irwin, le navire amiral de notre flotte est en Méditerranée. Nous ciblerons la pêche illégale du Thon Rouge, dans une tentative ultime de sauver de l'extinction cette espèce emblématique.

... Parce que c'est une créature extraordinaire

Depuis des millions d’années, le plus incroyable des poissons au monde parcourt nos océans. Le Thon Rouge (Thunnus thynnus) est le poisson plus rapide, l’un des plus imposants et merveille de la nature, il est le seul à avoir le sang chaud… Ce qui lui permet de vivre dans des régions du globe où l'eau est très froide.

Les thons rouges font partie des plus grands prédateurs des mers – ils mangent de tout, ou presque, et pour trouver leurs proies, ils se déplacent sur de très longues distances, à des vitesses atteignant parfois les 90km/h. Certains programmes scientifiques ont démontré qu’ils se nourrissent aussi bien en surface qu’à 1000 mètres de profondeur. Il est rare d'avoir la chance d'en croiser en pratiquant la plongée car ils évoluent la plupart du temps à de grandes profondeurs.

Le Thon Rouge peut vivre jusqu’à 30 ans (!) et il atteint sa pleine maturité à 8 ans.

... Les derniers spécimens sont aujourd'hui traqués...

Pour son malheur, il est le poisson favori des restaurants de sushis à travers le monde et tout particulièrement au Japon. C'est la raison pour laquelle cette espèce extraordinaire est aujourd'hui si menacée.

Récemment un Thon Rouge s'est vendu 173 000 $ (130 148€). Avec ce genre d'argument financier, il est impossible d'espérer voir le bon sens s'imposer. Les gouvernements, en raison d'une corruption omniprésente et des moyens colossaux qu'ils allouent à l’industrie de la pêche, ont quant à eux prouvé leur incapacité à mettre fin à ce carnage.

... Ils ont été abandonnés par les organismes gouvernementaux de protection.

Le 18 mars dernier, lors de l’assemblée générale de la Convention sur le Commerce International des Espèces de Faune et de Flore Sauvage Menacées d’Extinction (CITES), les gouvernements ont rejeté l’interdiction du commerce du Thon Rouge.

La décision a été prise après que le Japon, le Canada et de nombreux pays en voie de développement se soient opposés à la mise en place de cette mesure.

Les stocks de thon rouge ont diminué d’au moins 85% depuis le début de la pêche industrielle. Les quotas de thon rouge sont fixés au seuil honteusement élevé de 13500 tonnes par la Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (ICCAT), mais en réalité, ce sont plus de 60 000 tonnes qui sont pêchées chaque année. La communauté scientifique estime que Le Thon Rouge est en danger critique d'extinction commerciale et biologique en Méditerranée, d'ici à 5 ans. Les quotas alloués sont trop élevés, il ne sont d'ailleurs même pas respectés et il n'y a aucune volonté politique d'agir – scénario hélas, familier.

L’ICCAT est l’organisme gouvernemental qui fixe les quotas de pêche du thon rouge et qui détermine les lieux de capture autorisés. Cette commission est aussi efficace dans la régulation de la pêche au thon rouge que l’a été le ministère Canadien des pêches et des océans (DFO) pour superviser la surpêche de la morue au large des côtes de Terre Neuve.

Vous vous souvenez peut être que Sea Shepherd avait poursuivi avec succès une flotte de chalutiers cubains au large de Terre Neuve en 1994. Le capitaine Paul Watson avait alors été arrêté pour obstruction à une campagne de pêche commerciale. Quelques années plus tard, il fut acquitté, mais il était déjà trop tard pour les morues. Les prises étaient devenues tellement faibles – 1% de leur niveau historique – que le DFO déclara la pêcherie fermée, en promettant qu’elle rouvrirait deux ans plus tard. Nous voilà 15 ans après : il y' a encore moins de morues que lors de l'entrée en vigueur du moratoire et la pêcherie est toujours fermée à la pêche commerciale.

... L'état des pêcheries dans le monde l'exige.

Pourquoi sauver le Thon Rouge ? Parce que toutes les pêcheries industrielles dans le monde sont en cours d'effondrement. Le capitaine Paul Watson, Fondateur et Président de Sea Shepherd estime qu’il n’existera plus aucune pêcherie industrielle d’ici trois ou quatre décennies.

… Parce que le sort des poissons importe à Sea Shepherd.

Nous avons toujours défendu les poissons, toutes espèces confondues. En plus d'être leurs plus fervents défenseurs, en envoyant nos bateaux en mer protéger ces créatures laissées sans défense, nous souhaitons servir d'exemple. Découpage de filets pélagiques, destruction de filets dérivants, ces pièges mortels qui ne discernent pas les thons des dauphins, poursuite de chalutiers, etc... Sea Shepherd utilise de nombreuses méthodes d’action directe pour enrayer la surpêche dans nos océans.

Pour plus d’information

En savoir plus sur l'Opération Blue Rage de Sea Shepherd...

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