Située au sud de Paris, la forêt de Sénart constitue l'une des plus vieilles
et des plus vastes forêts d'Ile de France. Elle présente des biotopes variés et
une étonnante biodiversité. Les vieux chênes multicentenaires y alternent avec
les bouleaux, les landes à callunes et des centaines de mares
naturelles.
Néanmoins sa situation au cœur d'un bassin fortement urbanisé ne va pas sans
poser de problèmes.
D'une part, la conjonction de la richesse et de la superficie des lieux avec
la densité de population environnante entraîne une importante fréquentation des
lieux : près de trois millions de visiteurs par an, dont plus des trois
quarts originaires des communes périphériques.
D'autre part, sa situation géographique stratégique entre les villes
nouvelles d'Evry, Melun-Sénart et Paris a failli être fatale à son unité dans
les années 70, du fait de nombreux projets de création d'axes routiers
transverses.
Poumon vert de la banlieue sud de Paris, la forêt de Sénart joue ainsi
chaque jour l'équilibriste entre la préservation de son caractère naturel
exceptionnel et les pressions urbaines environnantes.
Présentation de la Foret de Sénart et carte de situation par LookNature.
3200 ARBRES Y SONT MENACES DE
DESTRUCTION
Réseau de Transport d’Electricité (RTE) a pour projet de procéder à des
travaux d’élargissement des emprises sous et autour des lignes Haute et Très
Haute Tension en foret de Sénart.
L’objectif annoncé est de limiter les dégâts en cas d’événement climatique
exceptionnel.
RTE prévoit :
- 3200 abattages dont 600 d’un diamètre supérieur à 30
cm
- Des élagages au niveau des pylônes électriques
Il est ainsi question de déboiser plusieurs hectares sur les 3000
que compte la forêt de Sénart.
Les arbres menacés se situent sur le tracé des lignes haute et moyenne
tension :
L’importance de la forêt de Sénart en matière environnementale et sociale a
justifié son classement en forêt de protection en décembre 1995.
Ce statut de foret de protection interdit tout défrichement et travaux à
l'exception de ceux qui ont pour but de créer des équipements indispensables à
la mise en valeur et à la protection de la forêt.
Je trouve inadmissible qu'un projet si destructeur d'une foret
protégée risque de s'effectuer avec seulement une information du
public et des associations, sans qu'un projet précis, justifiant la
nécessité de cet abattage, avec identification claire de chaque
arbre posant problème, ne soit communiqué. Une concertation avec les associations et le public est
indispensable.
Mais voila, RTE ne prévoit pas de présenter précisément quels seront les
arbres abattus, ne prévoit pas de concertation et voulait passer son projet en
force sous prétexte que les budgets ne seront plus disponibles après une
certaine date.
Europe Ecologie et le groupe local
des Verts se mobilisent
Europe écologie et le groupe des Verts Val de Seine et Val d'Yerres a le
même point de vue que moi et se mobilise pour protester et faire pression
contre ce projet.
Une manifestation est organisée le
samedi 27 février à 11heures à la Croix de Villeroy
Mon avis
A l'approche des élections régionales, certains représentants politiques
vont tenter une récupération électorale de notre lutte.
Personnellement, je me dis que si cela pouvait aboutir à protéger cette forêt
classée... mais est-ce que cela sera le cas ?
Je peux dire que Europe Ecologie n'est pas dans cette optique. Le groupe local
des Verts est motivé et engagé, pour certains de ses responsables, depuis 20
ans, y compris au niveau associatif.
Cela mérite bien de les soutenir et les aider !
Parterre de jonquilles dans la Forêt de Sénart à Tigery, par Julien
Chesne
Michel Métais, directeur de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO),
le dit : « Nous sommes attendus au virage ».
Il parle de la mission de préservation de la biodiversité de la future
autoroute A 831 que lui a confiée Jean-Louis Borloo, ministre de
l'Écologie.
Cette étude, qui n'entre dans aucune procédure légale obligatoire, est une
première à laquelle la LPO n'aurait pas jugé opportun de se soustraire.
« Nous allons tenir un rôle de conseil, sans a priori, dans cette commande
de l'État qui demande de lui apporter la conviction que l'autoroute n'aura pas
d'incidence sur un milieu fragile. »
Quadrature du cercle
Ce sera un éclairage loyal sur un dossier complexe. Après l'échec de plusieurs
recours contre le projet, de la part des écologistes notamment, la déclaration
d'utilité publique de l'autoroute Fontenay-le-Comte et Rochefort est signée.
Élus et acteurs économiques en attendent beaucoup pour désenclaver la façade
atlantique.
Pour autant, Jean-Louis Borloo - qui à titre personnel s'est déclaré
« plutôt contre » - veut s'entourer de toutes les précautions.
Grenelle de l'environnement oblige.
« Sans figer la zone, il faut la rendre viable économiquement, tout en
l'améliorant écologiquement. C'est la quadrature du cercle dans un site Natura
2000, où l'on imagine mal une autoroute. C'est mission impossible ! Mais
pourquoi pas ? », demande Michel Métais.
La LPO a donc jusqu'en juin, après un rapport d'étape en mars, pour rendre
ses recommandations. « L'État a listé ses engagements, nous devons dire
s'ils sont valables ou pas », explique Loïc Bidault, directeur de la
conservation de la nature à la LPO, qui travaillera avec Amélie Boué, chef de
projet recrutée pour la mission.
La loutre et le vison « Notre mission est de montrer
que l'on peut réduire l'impact de l'autoroute sur un milieu fragile, tout en
apportant des éléments pour restaurer les espèces et les espaces. Sinon, on
aura perdu notre pari. Un vrai défi technique ! », commente Michel
Métais.
Sur les 64 km du futur ouvrage, la LPO s'appuiera sur les indicateurs de
biodiversité. Et ils sont stables, voire en hausse, dans les marais poitevin et
rochefortais. Que ce soit pour la loutre ou le vison d'Europe. « Ils
feront l'objet d'un suivi sur une dizaine d'années. »
Déjà, la LPO pense à la construction de l'autoroute sur pilotis, en zone
sensible, pour assurer la continuité paysagère et hydraulique. « Dans la
partie du marais vers Aigrefeuille notamment, l'habitat du vison ne doit
absolument pas être touché. » Elle pense aussi à des astuces comme la
plantation d'arbres en bordure de tracé, « pour éviter que les espèces qui
volent à ras du sol, comme les chauves-souris, ne heurtent les
camions. »
Compensation exigée
La LPO s'intéressera aussi aux effets collatéraux des travaux de l'autoroute.
« Il faut être imaginatifs car ils peuvent être plus graves de
conséquences que l'autoroute elle-même. » Exemples : une bonne partie
de l'ouvrage sera construite sur la vase qu'il faudra sortir. Où la
mettre ? « Surtout pas dans les marais que l'on assécherait »,
préconise aussitôt la LPO. « Idéalement, on voudrait voir aucun impact en
prairie humide. Dans le cas contraire, nous demanderons soit de réduire cet
impact, soit de le compenser par une restauration d'autres prairies dégradées
en prairies humides. »
Bien sûr, la LPO, une maison aux multiples compétences en matière de
biodiversité qui a aussi en charge le suivi de Natura 2000, ne pourra
« sécher » dans sa mission. « Nous mettons toute notre
intelligence sur le sujet. » En toute fin, après le rendu de l'expertise,
ce sera à l'État de dire si oui ou non, l'A 831 voit le jour.
Si cette dernière est réalisée, elle aura un caractère exemplaire au plan
environnemental. Si jamais le projet tombe à l'eau, le travail de la LPO ne
restera pas lettre morte. Car ses préconisations serviront de références pour
d'autres infrastructures en zone de marais.
Nous avons là un exemple frappant de la difficulté à se situer entre force
de contestation et force de proposition.
A un certain point il n'est plus possible d'aller dans le sens de certains
projets, même en proposant des mesures visant à en réduire les impacts.
Cela parce que leur potentiel de destruction n'est pas acceptable.
Puis-je me permettre de "juger" de ce qu'il en est pour ce projet alors que je
le le connais pas en détail ?
Allons, un projet d'autoroute qui passe dans des milieux naturels assez rares
?
Un projet d'autoroute en ces temps de dérèglement climatique ?
Un projet d'autoroute alors que les ressources énergétiques, pétrolières en
particulier sont en voie de décroissance ?
Des compensations ? Trop souvent elles ne sont que poudre aux yeux !
Aïe, pour un bénévole LPO, il n'est pas bon de voir l'association pour qui l'on
consacre un peu d'énergie se positionner ainsi...
Par Gilles Héluin le samedi 30 janvier 2010, 07:07
Dans le prolongement du Grenelle de l'environnement, le ministre Bussereau
et la secrétaire d'état Jouanno ont annoncé que plus de 250 km d'accotements
routiers vont être ensemencés de plantes mellifères. Cette expérimentation, qui
a pour but annoncé de « réduire les impacts environnementaux des
infrastructures routières et de leur faire jouer un rôle positif en matière de
biodiversité », associe services de l'État et spécialistes de l'apiculture au
travers de l'association « réseau biodiversité pour les abeilles ». Elle
sera évaluée pendant trois ans.
Agir pour
l'Environnement s'interroge sur le sens à donner à cette opération de
communication à l'heure où l'Etat français vient d'homologuer pour un an le
Cruiser, insecticide hautement toxique considéré comme l'une des causes de la
surmortalité des abeilles en France.
L'association regrette que l'Etat français opte pour une écologie cosmétique
qui passe par des meurettes insipides et inefficaces. Pire, au lieu d'agir sur
les causes réelles de la surmortalité des abeilles, notamment en limitant
l'artificialisation des milieux issus de la construction de nouvelles
infrastructures routières et autoroutières, les secrétaires d'Etat à l’Ecologie
et aux Transports préfèrent peindre en vert très pale les abords de quelques
kilomètres de routes.
Agir pour l'Environnement note par ailleurs que cette opération ne
présuppose absolument pas que la direction des routes cesse l'épandage massif
de pesticides le long route. Et pour cause : l'Etat a choisi, pour mener à
bien ce plan d'expérimentation, le « réseau biodiversité pour les
abeilles » représentant les intérêts des firmes phytosanitaires et
semencières ! C'est donc à une double opération de blanchiment écologique
à laquelle nous assistons.
Alors que l’année mondiale de la biodiversité commence, les pouvoirs publics
font habilement d’une pierre deux coups en verdissant artificiellement le
réseau routier et en donnant l’illusion d’un plan de sauvetage des
abeilles.
Mon avis
Les abeilles meurent.
L'Etat fait son greenwaching... et
autorise le Cruiser !
Le refleurissement des routes est une mesurette sympa.
Utile, certes, mais insuffisante et limite écœurante au regard du favoritisme
honteux vis à vis des pesticides !
Par Gilles Héluin le mercredi 27 janvier 2010, 07:23
Le commissaire-enquêteur rendait son avis le 25 janvier, un avis favorable
selon des sources proches du dossier.
Les « pour » et les « contre » réagissent dans un débat qui
n'est pas terminé.
Christian Lesage, l'un des trois porte-parole du collectif
anti-charbon.
Nous sommes surpris. Nous avons tous lu ce qui était inscrit sur les registres,
nous avons consulté des dossiers fort bien faits. Cependant, il faut attendre
de lire l'avis du commissaire-enquêteur et de voir les réserves qui ont été
émises. Et surtout attendre la décision du préfet pour attaquer cet avis. Mais
nous sommes prêts à engager des recours, avec les associations qui nous
accompagnent. Le combat n'est pas terminé. Si c'est attaquable, ça le sera sur
la forme et sur le fond. S'il y a un responsable à l'origine de ce projet,
c'est bien Laurent Beauvais, président de Région et président de Ports normands
associés. Il a donné la délégation de service public à la CCI et Louis Dreyfus
Armateurs sans s'assurer de la sécurité et de la qualité environnementale du
projet de terminal charbonnier. Mais rien n'est joué. »
Richard Nguyen Huu, président de l'Association pour l'avenir du port
de commerce, qui compte quelque 900 adhérents.
Attention, tant que rien n'est signé par les autorités compétentes, je reste
très prudent et il est trop tôt pour en parler. Cependant, si cela est vrai,
nous sommes évidemment satisfaits de cette bonne nouvelle. A terme, ce sont des
emplois sauvegardés, comme la survie du port de commerce. De plus, les
précautions émises sont évidemment une bonne chose, tout comme l'était la
deuxième enquête publique. Nous sommes dans un pays de droit où les autorités
ne font pas n'importe quoi, n'importe comment. Mais je le répète, tout cela
demande à être concrétisé. »
Bernard Cazeneuve, maire de Cherbourg et président de la communauté
urbaine.
Je ne ferai aucun commentaire maintenant. J'attendrai que le
commissaire-enquêteur rende effectivement son avis. Il existe une procédure en
cours très encadrée juridiquement et je la respecte. »
Jacky Bonnemains, président de l'association pour la défense de
l'environnement, Robin des Bois.
«Comme vous le savez, nous n'avions pas une opposition de principe à ce projet.
Notre principal souci, c'est bien la disponibilité des remorqueurs dans le port
de Cherbourg. Il faut des moyens de remorquage supplémentaires, à savoir au
moins un remorqueur en plus à Cherbourg. Nous considérons cet avis favorable
comme un premier pas. Nous sommes satisfaits que le projet ne soit pas écarté
de premier abord mais on s'interroge sur ce problème de remorquage. »
Vous reporter à mon billet
ici.
Concernant l'avis de l'association Robin des Bois, en indiquant clairement en
préalable que je ne connais pas assez le sujet, je trouve que l'association se
positionne très (trop) souvent comme favorable aux projets...
Greenpeace publie les 4 contre vérités du ministre Bruno Lemaire sur
le thon rouge, par rapport à son interview du 13 janvier sur France
2.
Décryptage des 4 contre-vérités de Bruno Le Maire, par Greenpeace
:
1/ Contre vérité 1 : « Le thon rouge n’est pas une espèce
immédiatement menacée. »
En fait, la surexploitation de cette ressource ne fait pas de doute, les
scientifiques reconnaissent qu’elle doit être classée à la CITES ce qui est une
reconnaissance d’espèce menacée d’extinction.
France 2 : Vous êtes ministre de l'Agriculture et de la Pêche ; il y
a une question aujourd'hui qui divise un petit peu au sein du gouvernement,
c'est la question de la pêche au thon rouge. On sait que c'est une espèce
menacée. Or il est possible que cette pêche soit interdite au large des côtes
françaises, comme le souhaite le ministère de l'Ecologie, avec J.-L. Borloo.
Quelle est votre position là-dessus ?
Bruno Lemaire : (…) Ce que je souhaite simplement, c'est que nous
fassions attention à prendre des décisions qui soient proportionnées. Qu'est-ce
que nous disent les scientifiques aujourd'hui ? Ils nous disent qu'il faut
encadrer la pêche au thon rouge mais qu'il n'y a pas de menace d'extinction
immédiate, et que donc, il n'est pas nécessaire d'interdire la pêche au thon
rouge.
Faux !
Le comité scientifique de l’ICCAT (Commission internationale pour la
conservation des thonidés de l’Atlantique) a confirmé en novembre dernier que
le thon rouge entrait pleinement dans les critères d’un classement en annexe I
de la CITES (Convention sur le commerce des espèces de faune et de flore
sauvage menacées d’extinction) :
- C’est la population d’origine, avant la pêche industrielle, qui doit faire
référence pour mesurer le déclin d’une espèce. Il y a une probabilité de 99%
que le niveau de population du thon rouge soit inférieur à 15 % de cette
population d’origine.
- Cela a été confirmé par une majorité d’experts réunis par la FAO, en décembre
dernier, même s’il n’y a pas eu consensus.
- Si le thon rouge entre dans les critères d’un classement en annexe I c’est
logiquement que c’est une espèce menacée. Un classement en annexe I entraine
une interdiction du commerce international de l’espèce concernée ou de tout
produit issu de cette espèce.
2/ Contre vérité 2 : « Un classement en annexe 2 permet
d’interdire le commerce de thon rouge ».
En vérité, seul un classement en annexe I le permet.
Bruno Lemaire : Donc moi je souhaite qu'effectivement, nous prenions
des décisions d'encadrement de la pêche, d'interdiction de la
commercialisation, mais pas d'interdiction de la pêche. Si nous interdisons la
commercialisation du thon rouge, c'est-à-dire, pour être très concret, si nous
inscrivons le thon rouge à l'annexe II de la Cites, nous interdisons 90 % des
exportations de l'Union européenne vers l'extérieur.
Faux !
La Cites ne s’occupe pas de pêche, donc pourquoi réclamer des mesures
d’encadrement de la pêche à la Cites ? C’est bien d’un classement à la
Cites dont il est question…
Seule l’annexe I permet une interdiction du commerce international. En outre
pourquoi souhaiter n’interdire que le commerce venant de l’UE ? Est-ce là
le moyen de sauver les pêcheurs ? L’annexe II de la Cites permet
d’encadrer le commerce par des mesures de contrôle douanier, pas une
interdiction du commerce. Si le ministre est favorable à une interdiction du
commerce international son opposition à l’annexe I n’est ni compréhensible ni
logique.
3/ Contre vérité 3 : « Continuer à pêcher le thon
n’empêche pas de le protéger »
Avec la pêche illégale et des quotas qui ne respectent jamais les avis
scientifiques, on ne peut continuer à prélever dans le stock de thon rouge.
Face à l’urgence, l’interdiction du commerce international est une nécessité
pour permettre une vraie protection.
France 2 : Vous êtes contre l'interdiction de cette pêche ?
Bruno Lemaire : Oui, parce que je crois que l'interdiction n'est pas
proportionnée à la réalité de l'état de la ressource, telle que nous
l'indiquent les scientifiques.
Faux !
De nombreux scientifiques réclament depuis plusieurs années un moratoire, une
fermeture de la pêcherie face à l’effondrement du stock. Ceci dit, ce moratoire
ne pourrait être adopté que dans le cadre de l’ICCAT, qui gère la pêche, c’est
donc hors sujet avec la CITES, qui gère la commercialisation. Les scientifiques
ont confirmé que le thon rouge était le bon candidat pour un classement à
l’annexe I de la CITES.
4/ Contre vérité 4 : « Protéger le thon, c’est vouloir du
mal aux pêcheurs »
Alors qu’en fait protéger la ressource est la seule garantie d’un avenir
durable pour la pêche, la disparition du poisson c’est la disparition des
pêcheurs Bruno Lemaire : Et puis j'insiste aussi sur un autre point, c'est
que derrière la pêche au thon rouge, il y a des activités économiques (…).
C'est près de 1 500 personnes qui vivent de la pêche au thon rouge en France,
je pense qu'ils méritent considération et respect.
Faux !
Le meilleur respect des pêcheurs est de prendre toute la mesure de la réalité
du problème, pas d’accompagner la mort annoncée d’une activité. Le secteur de
la pêche au thon rouge est uniquement constitué de marins embarqués, il n’y a
pas de filière aval, pas d’emplois induits.
Pour le segment de la pêche en haute mer en Méditerranée, les thoniers
senneurs qui opèrent à destination du marché international, principalement du
marché japonais haut de gamme du sashimi détient la majorité du quota
français : en 2009, le quota français était de 3 196 tonnes pour la
Méditerranée, dont 3 017 tonnes pour les senneurs, 174 pour la pêche artisanale
et 359 pour l’Atlantique.
La flotte des thoniers senneurs représentait en 2009 28 navires avec environ
une quinzaine de membres d’équipage. Par ailleurs dans le journal « Le
marin » daté du 8 janvier 2010, un tableau sur les emplois à la pêche
donnait pour le Languedoc Roussillon 88 marins travaillant en haute mer – des
thoniers. Il est donc réaliste d’estimer que cette flottille industrielle
représente environ 150 emplois, pour du travail en mer un mois par an. En
outre, il y a une tendance à recruter à très faible niveau de rémunération des
marins venant souvent du Sénégal ou du Ghana. L’année prochaine plus d’une
dizaine de thoniers senneurs devrait bénéficier d’un plan de sortie de flotte.
Alors que les thoniers senneurs concentrent la très grande majorité du quota
ils ne représentent que très peu d’emplois.
On peut probablement estimer à moins de 500 le nombre d’emplois dans le segment
de la pêche artisanale en Méditerranée et en Atlantique, qui profite d’une très
faible part du quota et ne travaille pas à destination du marché international.
Au total ce sont peut être quelques centaines d’emplois à plein temps dont il
s’agit.
Quel avenir pour les pêcheurs de thon sans thon ?
La seule solution pour sauver la pêche à long terme, pour envisager une pêche
durable pour cette espèce pêchée en Méditerranée depuis 5 000 ans, c’est
d’adopter des mesures d’urgence, le classement en annexe I de la CITES est la
priorité au delà des considérations politiciennes.
Mon avis
L’avenir du thon rouge devrait se jouer en mars 2010 à Doha, au Qatar. Les
175 États membres de la Convention de l'ONU sur le commerce international des
espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (la CITES) s’y
réuniront du 13 au 25 mars (1) . Ils devront en particulier se prononcer sur
l’inscription, ou non, de Thunnus thynnus à l’annexe I de la CITES.
L'Etat Français semble, à voir l'interview de Bruno Lemaire, plutot modéré
!
L'association Robin des
Bois est favorable à l’option annexe 2.
Une position mitigée...
Une chose me parait sûre : pour le préserver, le thon rouge,
n'en achetons, n'en mangeons pas !
Par Gilles Héluin le mercredi 20 janvier 2010, 07:31
Gaz de Normandie a demandé à
l'Etat de suspendre les procédures en cours pour son projet méthanier.
La filiale de Poweo recherche des partenaires financiers.
Selon Gaz de Normandie, ce projet s’inscrit dans une démarche de
développement durable du territoire !
Voilà comment le promoteur du projet nous me présente :
Le projet de Gaz de Normandie s’inscrit dans une démarche de développement
durable du territoire, conciliant progrès économique et social et protection de
l’environnement. Depuis l’origine du projet, la priorité des études est donnée
à la sécurité des riverains comme du personnel figurine-08travaillant sur le
site, ainsi qu’à la recherche du moindre impact. En particulier, la principale
source d’énergie du terminal est l’eau de mer dont la chaleur est utilisée pour
la vaporisation du GNL. Sur le plan économique, cette nouvelle infrastructure
est associée à un développement et à une diversification de l’activité
portuaire du Havre dans un contexte de forte concurrence avec les autres grands
ports européens.
Des communes, des associations, parti politique s'étaient opposés à
ce projet
Ce choix ne répond à aucune stratégie européenne d'approvisionnement. Il ne
pourra se réaliser qu'au prix de nouvelles destructions de la flore et de la
faune terrestres et marines de la valleuse classée d'Antifer (site classé des
falaises d'Etretat) et de la zone Natura 2000 en mer.
Une
pétition a même été déposée au parlement Européen.
Bonne nouvelle le projet est mis en pause !
En date du 12 janvier, Gaz de Normandie demande aux services de l'Etat de
« suspendre provisoirement l'instruction de la demande d'autorisation
d'exploitation » du futur terminal ; un dossier qui avait été déposé
en préfecture fin octobre.
L'entreprise demanderait également au port du Havre de ne pas engager les
premiers travaux maritimes à Antifer et à GRTGaz, l'entreprise chargée de
l'acheminement du gaz, de ne pas aller plus avant, pour le moment, dans ses
études sur la traversée de la pointe de Caux par un gazoduc.
La filiale de Powéo cherche-t-elle à se désengager de son projet controversé
?
Par Gilles Héluin le mercredi 6 janvier 2010, 07:03
Depuis 5 ans, des associations locales se battent contre un projet de Centre
de Stockage de Déchets Ultimes (C.S.D.U type II), et d'usine de traitement de
déchets de 65 communes en forêt de Brocéliande à Gaël.
Un procès en correctionnel à l'encontre de Monsieur Chevrel (président du
SMICTOM) pour la destruction de la zone humide et de ses espèces protégées a vu
le tribunal de Rennes rendre un jugement de relaxe le 3 décembre :
Ce n'est pas fini !
Nous attendons encore les dates des 4 audiences :
- recours en annulation de l'autorisation d'exploiter l'usine
- recours en annulation de l'autorisation d'exploiter le centre
d'enfouissement
- recours en annulation du permis de construire de l'usine
- recours concernant les travaux de terrassement sans autorisation
La crise alimentaire de 2008, l'accroissement permanent des problèmes
environnementaux dans certains pays ont, entre autres, pour conséquence
d'augmenter le phénomène d’accaparement des terres par des investisseurs
étrangers (états, multinationales).
Souvent, ces terres sont achetées dans des états où la sécurité alimentaire des
populations n’est pas toujours assurée.
Le landgrabbing, ou accaparement des terres est un phénomène mondial
en pleine expansion.
D’après Grain, ONG internationale dont l’objectif est de promouvoir la
biodiversité agricole, ce sont prés de 15 à 20 millions d’hectares de terre qui
ont été loués ou acquis à l’étranger par une douzaine de pays aux fortes
réserves financières (Corée du Sud, Japon, l’Arabie saoudite, Emirats arabes
unis, Chine). La recherche de terres arables, même si elle existe depuis des
siècles, prend donc une ampleur nouvelle.
Face à la flambée des cours des matières premières, cette ruée vers des
terres agricoles n’est autre que la manifestation de l’inquiétude des Etats
pour assurer leur sécurité alimentaire. Selon l’OCDE, les cours des denrées
agricoles devraient se maintenir à des niveaux élevés pendant les dix
prochaines années. Tous les prix augmenteront, avec en tête l’huile végétale (+
50%), le beurre (+ 30%), le blé (+ 20%), le riz et le sucre (+ 10%). De plus,
avec la courbe des naissances annonçant plus de 9 milliards d’hommes à nourrir
d’ici à 2050, le grignotage des terres pour cause de biocarburants, l’explosion
urbaine et la spéculation financière, cette tendance à la ruée vers les terres
agricoles ne risquent pas de s’atténuer.
Selon les estimations, de 15 a 20 millions d'hectares (ha) - l'equivalent
des terres arables francaises - ont fait l'objet de transactions depuis trois
ans, essentiellement en Afrique.
La Chine aurait acheté 2,8 millions d'ha en République démocratique du Congo
pour y développer la plus grande exploitation mondiale d'huile de palme.
La Coree du Sud, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont acquis, au total, plus
de 1,5 million d'ha au Soudan.
L'Arabie saoudite aimerait louer un demi-million d'ha en Tanzanie.
L’Etat soudanais cède 880 000 hectares de terre arable pour 670 millions
d’euros.
Le Qatar a déjà acheté 200 000 hectares à Khartoum pour nourrir du bétail.
L’Arabie saoudite et l’émirat d’Abu Dhabi négocient.
L’Arabie saoudite est prête à débloquer 100 millions de dollars pour investir
dans des fermes en Egypte, en Turquie et même en Ukraine.
La Chine poursuit la même stratégie pour répondre à l’appétit croissant de sa
population, au Cameroun notamment.
Le Cambodge loue ses rizières au Koweït.
La Corée du Sud a jeté son dévolu sur la Mongolie.
En 2006, Pékin a signé des accords de coopération agricole avec plusieurs
Etats africains qui ont permis l’installation de 14 fermes expérimentales en
Zambie, au Zimbabwe, en Ouganda et en Tanzanie. En novembre 2008, Daewoo
Logistics a annoncé un projet d’achat d’une concession de 1 million d’hectares
à Madagascar pour une durée de 99 ans. La société sud-coréenne veut y cultiver
5 millions de tonnes de maïs par d’an d’ici à 2023 et produire de l’huile de
palme à partir d’une autre concession de 120 000 hectares, en faisant appel à
une main-d’œuvre principalement sud-africaine. La production serait destinée
avant tout à la Corée du Sud.
Le risque majeur de cette « mondialisation » des terres agricoles
est la disparition de l’agriculture paysanne dans des pays qui ne jouissent pas
de la sécurité alimentaire, comme au Pakistan, au Cambodge, aux Philippines, à
Madagascar, au Soudan, en Ethiopie ou encore au Mali.
Sur le plan environnemental, plutôt que de voir une agriculture extensive, à
échelle familiale destinée à l'alimentation local, respectueuse de
l'environnement, nous allons toujours plus vers une agriculture intensive,
industrielle, grande consommatrice d'intrants (engrais, pesticides) et
d'OGM.
Dégradation des terres, pollution des eaux de surface et souterraines sont
parmi les principaux effets dévastateurs de l'environnement que provoque ce
dramatique accaparement des terres. Ajoutez à cela le besoin de transport des
productions qui doivet être acheminés vers les pays consommateurs. Quant aux
effets humains, il sont terribles. “Nous pouvons être expulsés à n’importe quel
moment. Il vont devoir assécher la zone et tout ce qu’il nous restera sera la
pauvreté” déplore Bernard Onyongo, pêcheur de 65 ans qui voit son mode de vie
menacé par la ruée sur les terres arables africaines. Confrontés à un projet
agricole qatari et trois autres de bio-carburants sur des dizaines de milliers
d’hectares, Bernard et 20.000 villageois du delta de la rivière Tana, dans le
nord-est du Kenya, ont fait ces dernières mois l’amère découverte du “land
grabbing”.
A voir
Complément d'enquête : Alimentation : main basse sur la
terre
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 5
Partie 6
Partie 7
Mon avis
Voici des mois que je voulais vous en parler...
Un phénomène dramatique sur les plans humain et environnemental, trop méconnu
du grand public car largement moins médiatisé que le réchauffement climatique
par exemple.
Une nouvelle catastrophe sociale et écologique est en marche !
Par Gilles Héluin le dimanche 3 janvier 2010, 07:57
RN 13 dans l'Eure, la préfète a confirmé l'abattage de 450 arbres entre
Miserey et Saint-Aquilin-de-Pacy dès la mi-janvier.
Malgré l'opposition de plusieurs associations de défense de l'environnement,
une partie des arbres (essentiellement des érables, mais aussi des bouleaux et
des pins) bordant la RN 13 seront abattus. Dès la mi-janvier, lors d'un
chantier d'une quinzaine de jours qui réduira la circulation à une seule file.
La préfète, Fabienne Buccio l'a précisé, en laissant le soin à Pascal Gabet,
ingénieur à la Dirno (Direction interrégionale des routes Nord-Ouest) de donner
les détails de l'opération. Sur les 24 km de RN 13 entre Evreux et Chaufour,
les autorités ont constaté « une accidentologie préoccupante » : 65
accidents corporels relevés entre 2002 et 2007, ayant fait 18 morts et des
dizaines de blessés. La plupart des sorties de route sont dues à « la
perte de vigilance, l'alcoolémie n'étant pas en cause. » Sur cet axe, une
portion de 6 km entre Miserey et Saint-Aquilin-De-Pacy est particulièrement
meurtrière : dix tués, dont sept contre des arbres.
Penser aux abeilles... Des mesures ont été prises :
pose de deux radars en 2008, revêtement des accotements, pose de glissières et
abattage ponctuel, suppression d'obstacles. Les 1 100 arbres bordant la RN 13
entre Evreux et Chaufour ne sont pas tous condamnés. Seront abattus 350 arbres
entre Saint-Aquilin et Miserey plantés à quatre mètres ou moins de la chaussée,
et 102 arbres signalés par l'ONF comme malades ou fragilisés et présentant un
risque de chute sur la route. La pose de glissières métalliques (sur 5 km)
viendra protéger les arbres. Si l'abattage répond à l'aspect sécurité routière
« notre objectif est de concilier aussi l'aspect paysager », justifie la
préfète. Ainsi, un plan de gestion des arbres restant sera mis en place, et de
nouvelles essences (des ormes par exemple) seront replantées à l'automne,
au-delà des glissières. Les délaissés en friche seront aménagés avec un
paysagiste, et la bioéthique favorable aux abeilles sera incitée avec la mise
en place de plantes et d'arbustes mellifères. « Le maire de
Saint-Aquilin-de Pacy a pris contact avec nous pour marquer l'entrée de la
ville, à l'occasion de ces travaux », précise la préfète. Des travaux d'un coût
évalué dans une large fourchette : entre 500 000 € et 1 M€.
Un projet prématuré « Personne ne s'oppose à vouloir
sauver des vies, lance Michel Bricout de La Sauvegarde de la vallée d'Eure. On
dit juste que le dossier n'a pas été concerté. » Pour celui qui est par
ailleurs membre de la commission des sites et paysages, ce projet d'abattage
est « prématuré » et « manque de clarté ». Pourquoi ces arbres
doivent-ils être abattus ? Quels sont les arbres « dangereux » ?
Pourquoi un seul arbre pour deux abattus sera-t-il replanté ? Et où ?
Autant de questions auxquelles l'association aimerait obtenir des réponses.
Dénoncer d'autres suppressions Evreux nature environnement
compte bien marteler son opposition à ce projet. Pas en s'enchaînant aux dits
arbres quand les tronçonneuses seront sur site. Mais en organisant une
manifestation dans les rues d'Evreux (date à préciser). L'occasion également de
dénoncer d'autres disparitions d'arbres prévues : la « trouée »
dans la forêt d'Evreux pour y laisser passer la déviation sud-ouest, le
« relookage » de la colline de Saint-Michel, l'abattage d'arbres
remarquables dans la propriété Herissey…
La loi "Lalonde" du 3 Janvier 1991 est claire : pas de pénétration des
véhicules motorisés dans les espaces naturels, en dehors des voies ouvertes à
la circulation publique.
Il fallait s’y attendre, les tentatives du lobby des "loisirs motorisés" pour
infléchir la loi ont été nombreuses.
Les pratiques hors la loi ont été tellement fréquentes qu’elles ont engendré
une jurisprudence abondante qui, avec la circulaire "Olin" de 2005, est venue
confirmer la loi "Lalonde".
La dernière attaque nous vient de M. Francis Saint Léger, député de Lozère
par le biais de la proposition de loi 1919.
Cette proposition de loi, profite d’un vide juridique en droit français :
la notion d’ouverture d’une voie à la circulation publique est laissée à
l’appréciation des juges de fond.
M. Saint Léger vole alors au secours de la loi et propose : "en
territoire de montagne, toute voie praticable par des véhicules homologués pour
une circulation routière et adaptée à ses caractéristiques est considérée comme
carrossable et ouverte à la circulation."En d’autres termes, équipez vous d’un
4X4 efficace et vous pourrez aller batifoler sur n’importe quelle piste de
montagne, sauf si les gestionnaires du site ont pu prendre à temps toutes les
précautions réglementaires.
En cette période où la protection et la restauration des espaces naturels a
atteint un degré d’urgence extrême, une telle loi constituerait une atteinte
grave à la protection des milieux et espèces montagnards, rendant la
surveillance encore plus difficile par les personnels des espaces naturels et
de la police de l’environnement. Nous demandons à nos députés que le projet de loi N° 1919 de M. Francis
Saint-Léger soit strictement rejeté.
Par Gilles Héluin le vendredi 1 janvier 2010, 07:13
« C'est un superbe projet qui va aider à changer l'image d'Haillicourt,
affirme le maire Gérard Foucault. On va mobiliser des gens en chantiers
d'insertion pour l'entretien et la taille de la vigne. Un référent va être
formé et on aimerait installer un chai dans un logement Soginorpa. À terme, ce
projet et le jardin botanique, ça sera pas loin d'une centaine
d'emplois... » Même si le fruit de la première récolte attendue pour
septembre 2013 ne représentera qu'une goutte d'eau à l'échelle de la production
viticole hexagonale, cette « cuvée du terril » viendra enrichir la
palette des saveurs du terroir local. C'est du moins ce qu'en attend
l'intéressé. « Il ne s'agit pas de faire un vin de copains mais bien de
proposer un blanc de qualité au grand public. Nous tablons sur une production
annuelle de 1 000 litres, ce qui est tout à fait compatible avec une
perspective de commercialisation du produit. » Coûts d'investissement, de
fonctionnement, partage de la production et des recettes éventuelles, la règle
du « deux-tiers/un-tiers » prévaudra entre la future SARL qui
chapeautera la production et la commune-hôte dirigée par Gérard Foucault.
Le problème c'est que l'association écologiste Robin des Bois alerte sur la
présence éventuelle de « radioactivité naturelle renforcée ». Les cendres
de charbon provenant des centrales thermiques à proximité pourraient être
porteuses d'uranium et de radium. Et le terril d'Haillicourt serait loin d'être
le seul. Robin des bois liste quinze sites sur la région. Le maire a commandé
une analyse de sol.
Le maire d'Haillicourt me semble un peu léger vis à vis du principe de
précaution.
Espérons qu'il sera très attentif et diligentera les analyses de sol de manière
satisfaisante et impartiale.
Par Gilles Héluin le lundi 28 décembre 2009, 06:53
Ces jours derniers ont étendu à de nombreuses régions le problème du
déneigement.
Sans doute le savez-vous, le sel est nocif pour
l'environnement :
- les cours d'eau : les poissons d'eau douce sont menacés par cet apport
de sel qui s'accumule au fil des années.
- les nappes phréatiques où l'on puise l'eau potable.
- les sols : le sel pollue les eaux de ruissellement davantage que les
nappes phréatiques. Mais surtout, la pénétration du sel dans les sols a un
impact sur la flore. Le sol devient également moins perméable.
- les espaces verts en milieu urbain : l'Impact négatif du sel sur la
croissance des arbres et des plantes est négatif.
- le sel peut tuer les arbres qui le captent via leurs racines et l'accumulent.
Au-delà d'un certain taux, l'arbre meurt.
Nos animaux de compagnie aussi subissent les effets négatifs du sel de
déneigement pouvant provoquer des lésions aux coussinets, nocif en cas de
léchage. Pensez à bien laver leurs pattes à l'eau claire en rentrant de
promenade.
A noter que le sel est aussi nocif pour les carrosseries des véhicules qui
s'abîment plus rapidement sous son action.
Limitons l'usage du sel
Dans le cadre de son Agenda 21, la ville d'Annemasse a décidé, à partir de
cet hiver, de limiter le salage aux routes présentant une forte pente
(supérieure à 5%, aux trottoirs et aux passages piétons). Cette décision permet
de minimiser l'utilisation du sel et de mieux préserver
l'environnement.
En alternative au sel, on peut utiliser du sable, de la cendre et surtout de
l'huile de coude !
Par Gilles Héluin le mercredi 2 décembre 2009, 07:15
La Cour administrative d’appel de Nantes, réunie en formation renforcée, a
rendu un arrêt confirmant sans grande surprise la responsabilité de l’Etat dans
le développement des pollutions diffuses d’origine agricole qui ont généré
l’intense pollution des eaux bretonnes. Le ministre de l’écologie, de
l'énergie, du développement durable et ... de la mer avait dans la plus grande
confusion – et trop tardivement – tenté de se désister de son appel quelques
heures avant l’audience, le 3 novembre dernier, admettant ainsi enfin la
responsabilité de l’Etat dans ce dossier.
C’est une question de délai qui coûte cher. Condamné en première instance en
octobre 2007 par le tribunal administratif de Rennes pour la prolifération des
algues vertes sur le littoral breton entre 2000 et 2002, l’Etat a fait appel du
jugement. Puis il a fait marche arrière et décidé, début novembre, de retirer
son appel. Trop tard. La justice s’était déjà mise en marche et la correction
est sévère.
Le montant passe de 2.000 euros au total à 21.000. L’affaire portait sur la
prolifération des algues vertes sur le littoral breton entre 2000 et 2002. De
nombreuses autres procédures sont en cours.
Les marées vertes, le produit des pollutions diffuses d’origine
agricole
Ainsi que l’a établi le conseil scientifique breton de l’environnement,
reprenant notamment les travaux d’IFREMER, « les apports azotés des
bassins versants bretons se faisant majoritairement sous forme de nitrate issu
du lessivage des terres agricoles, on peut donc considérer que le nitrate
d’origine agricole est l'élément nutritif qui contrôle l’intensité des marées
vertes de Bretagne » qui résultent de 3 facteurs :
1) des flux d'azote importants ;
2) un estran étendu et plat ;
3) un confinement hydrodynamique des eaux côtières ».
Outre la responsabilité de l'État, celle de tous ceux qui ont proposé,
enseigné, développé, encouragé, soutenu le développement démesuré, déséquilibré
et absolument non durable du modèle agricole breton, apparaît également
engagée: l'État, les responsables de la profession agricole, les élus locaux et
nationaux, sans oublier banques, grands groupes coopératifs et industriels de
l'agroalimentaire. Un système économique agricole qui a conduit à la perte de
la relation ancestrale au sol et produit une concentration toujours plus grande
des cheptels et des déjections associées, entraînant l’élimination drastique de
nombre d'exploitations et d'exploitants, un système agricole qui ne profite pas
aux éleveurs mais aux seuls groupes agro-industriels.
D’autres procédures ont été lancées. Rien qu’au tribunal de grande instance
de Saint-Brieuc, des associations environnementales bretonnes ont déposé un
millier de plaintes contre X visant la prolifération des algues vertes. Le
tribunal de Guingamp, lui, n’en a récolté “que” 300.
Par Gilles Héluin le mercredi 2 décembre 2009, 00:28
Le président du conseil général des Yvelines, Alain Schmitz, a annoncé mardi
1er décembre sur son site internet qu’il retirait son projet de circuit de
Formule 1 de Flins-Les Mureaux (Yvelines).
Le circuit de formule 1 à Flins-Les Mureaux est bien mort et enterré, et les
terres reviennent à l’agriculture biologique ; le Président du Conseil
Général, Monsieur Alain Schmitz vient de l’annoncer.
Cette victoire du bon sens et de la raison est le résultat de la très forte
mobilisation citoyenne qui a vu le jour pour s’opposer à ce projet aberrant.
Tous ceux qui ont participé, sous une forme ou sous une autre, à cette
mobilisation ont droit à une part de ce résultat.
Le Collectif Flins sans F1 est dans l’action depuis plus d’un an. Il se
félicite de cet aboutissement et remercie les citoyens, les municipalités et
les associations qui se sont opposés à ce circuit.
Le Collectif Flins-sans F1 continue la lutte aux côtés des collectifs Val
d’Oise sans F1 et Courtcircuit Val d’Europe contre les autres projets de
nouveaux circuits qui doivent également être abandonnés.
Mon avis
Super bonne nouvelle !
Bravo au Collectif Flins sans F1 et à tous ceux qui ont travaillé pour lutter
contre ce projet dément et anachronique !
Paris, le 26 novembre 2009 : Alors que Renault organise ce jour une
série d’essais à l’attention de la presse (alias le ZE.shooting dynamique...)
visant à promouvoir sa nouvelle gamme de voitures électriques dite Zéro
Emission, l’association Agir pour l’Environnement met en ligne un site internet
http://www.renault-ze.fr dont le but est
de dénoncer l’opération de blanchiment écologique mis en œuvre par le
constructeur automobile français. Un argumentaire fiable et précis est ainsi
mis en ligne sur ce site associatif.
La crise qui frappe le secteur automobile amène certains constructeurs à
privilégier des slogans qui fleurent bon la publicité mensongère. En laissant
penser qu’une voiture électrique serait (par essence) sans émission de gaz à
effet de serre, Renault semble tenter d’occulter le bilan carbone lié à la
construction du véhicule et celui induit par la production de l’électricité,
qui selon les heures peut s’avérer extrêmement carbonée. Pour l’association, à
l’approche de Copenhague, l’excellence climatique semble se résumer à des
simples arguments mensongers.
Dans une étude datée de juillet 2009 intitulée "Les transports électriques
en France », l'Ademe considère pourtant que « concernant les émissions de
CO2, les véhicules particuliers électriques ne présentent pas un bilan global,
« du puits à la roue», systématiquement à leur avantage par rapport aux
autres modes de transport, notamment par rapport au véhicule thermique.
»
De plus, dans les scénarios les plus optimistes, les véhicules électriques,
dont le bilan carbone est loin d'être positif, ne représenteront que 3% du parc
automobile hexagonal en 2020... Renault tente de faire passer un véhicule de
niche réservé aux déplacements urbains pour une révolution écologique.
L'urgence climatique mérite mieux que des faux-semblants.
Dans le cadre de cette opération de greenwashing, Agir pour l’Environnement
diffuse aujourd’hui, à l’attention de la presse appelée à tester ce véhicule
atomobile, un modèle de lunettes conçu pour verdir artificiellement cette gamme
dite Zéro Emission, bien loin d’être sans émission de CO2. Cette paire de
lunettes peut également verdir tout ou partie du Koléos, des projets de circuit
de Formule1 et autres projets d’infrastructures climaticides…
Modèle de lunettes conçu pour verdir artificiellement un véhicule bien loin
d'être sans émission de CO2.
Par Gilles Héluin le lundi 23 novembre 2009, 19:34
Quelque 150 agriculteurs ont manifesté lundi 23/11 à Evreux contre "les
nouvelles contraintes environnementales", comme la taxe carbone, qui vont
s'ajouter aux efforts déjà entrepris par la profession dans ce domaine, a-t-on
appris auprès de la FDSEA de l'Eure.
Les manifestants ont investi durant deux heures les locaux de la Direction
départementale de l'agriculture et de la forêt (DDAF) de l'Eure, situés dans le
centre d'Evreux, a précisé Emmanuel Hyest, président de la FDSEA de l'Eure.
La FDSEA visait la taxe carbone mais aussi l'obligation d'abandonner des
terres cultivables pour restaurer des mares et des haies ainsi que créer des
bandes enherbées le long des champs. "Cela revient à geler plus de 6.000 ha de
terres dans l'Eure qui auraient pu permettre l'installation d'une quarantaine
d'agriculteurs", a affirmé Emmanuel Hyest.
Ce syndicaliste estime que "ces nouvelles contraintes" vont s'ajouter aux
obligations déjà remplies récemment par les agriculteurs, comme la mise aux
normes des exploitations laitières. "Nous ne sommes pas contre des mesures en
faveur de l'environnement mais nous demandons un moratoire jusqu'à ce que la
situation économique s'améliore", a-t-il ajouté.
Source : AFP / 23 novembre 2009 17h53
Mon avis
Je comprends bien que les agriculteurs subissent eux aussi la crise.
Je comprends bien qu'ils se soient laissés prendre par l'industrie
agro-chimique.
Je ne suis pas d'accord pour qu'ils soient exemptés des mesures favorables à
l'environnement, à moins qu'ils ne se convertissent à l'agriculture
biologique.
Par Gilles Héluin le dimanche 22 novembre 2009, 09:34
M. Jean-Louis BORLOO et Mme Chantal JOUANNO ont demandé au Préfet de la
Manche d’engager les opérations d’effacement des barrages de Vezins et
de la Roche-Qui-Boit sur la Sélune, petit fleuve côtier qui se jette en baie du
Mont-Saint-Michel, l’une des principales zone humide européenne ainsi
qu’une zone touristique de tout premier ordre.
Il s’agit là en fait de la concrétisation partielle d’une décision issue des
tables rondes du Grenelle de l’Environnement en faveur de la biodiversité et du
bon état écologique des rivières.
Elle ne fait que respecter les décisions intervenues localement en matière
de gouvernance de l’eau, conformément aux avis de la Commission Locale de l’Eau
du SAGE Sélune intervenus les 14 novembre 2005 et 27 novembre 2007.
Pèche dans la Sélune
L’ensemble des ONG salue cette décision politique courageuse et ambitieuse
intervenue le 13 novembre dernier en Normandie par Mme la Secrétaire d’Etat à
l’Ecologie en faveur de l’arasement de barrages.
Cependant, cette première décision sur la Sélune ne saurait occulter
l’attente des ONG qui subsiste sur l’Allier, autre axe migrateur stratégique et
d’intérêt européen majeur. En effet, à l’issue de la remise au
Gouvernement en juillet 2009 des conclusions du rapport Philippart et de l’avis
du Muséum National d’Histoire Naturelle, pour qui « la disparition du
barrage s'impose », les ONG demeurent dans l’attente d’une décision
définitive.
Déplacement de Chantal Jouanneau dans le Calvados (source : F3
Basse-Normandie vendredi 13 novembre 2009, édition 19h00)
Mon avis
Une démarche à saluer en effet et qu'il faut absolument poursuivre, en
particulier sur l'Allier où nous demandons la destruction du barrage de Poutès
depuis des années.
Depuis 5 ans, des associations locales se battent contre un projet de Centre
de Stockage de Déchets Ultimes (C.S.D.U type II), et d'usine de traitement de
déchets de 65 communes en forêt de Brocéliande à Gaël.
Aujourd'hui, la Justice a reconnu la non prise en compte des risques
d'incendies, (risque pour la sécurité publique), d'une étude d'impact
insuffisante, de l'atteinte aux mythes et culture que véhicule Brocéliande.
C'est pourquoi, les travaux de construction de l'usine de traitement de déchets
ont été suspendus jusqu'en 2010. Il n'existe aucune loi pour bloquer les
travaux du C.S.D.U.
Malgré ces procédures, les projets sont maintenus, les travaux du C.S.D.U
continuent et aboutissent, au prix de la destruction de zone humide, de 7
espèces protégées de batraciens et d'un site dont les caractéristiques
écologiques sont exceptionnelles. Cela sans compter l'atteinte portée au
patrimoine culturel lié à la forêt de Brocéliande.
D'autres actions en justice, menées par les associations "Sauvegarde de
Brocéliande", "SOS Brocéliande" et "A.S.S.U.R." à l'encontre du SMICTOM sont en
cours : - recours en annulation de l'autorisation d'exploiter l'usine -
recours en annulation de l'autorisation d'exploiter le centre d'enfouissement -
recours en annulation du permis de construire de l'usine - recours concernant
les travaux de terrassement sans autorisation.
Un autre procès en correctionnel aura lieu en automne, à l'encontre de
Monsieur Chevrel (président du SMICTOM) pour la destruction de la zone humide
et de ses espèces protégées.
Le tribunal rendra son jugement le 3 décembre !
Il est encore temps de signer la pétition : c'est
ici.
Par Gilles Héluin le mercredi 4 novembre 2009, 22:40
A l’occasion d’un colloque intitulé « Climat et transport : Du
global au local » qui se tient à l’Assemblée nationale jeudi 5 novembre
organisé par les associations Agir pour l’Environnement, le RAC-F et la FNAUT,
un collectif de dix-sept ONG lance une campagne de mobilisation citoyenne
« Copenhague : un Sommet d’incohérence ? ».
Les associations publient une cartographie des 21 projets
climaticides que la France se prépare à réaliser en catimini, à l’ombre des
grands discours sur Copenhague.
Cette campagne inter-associative est l’occasion d’attirer l’attention du
grand public sur le double discours de l’Etat français en matière de lutte
contre le dérèglement climatique.
L’accumulation des projets d’autoroutes, contournements routiers, aéroports,
circuit de Formule1, mine de charbon, terminal charbonnier auquel s’ajoutent
les fausses-bonnes solutions type agrocarburant, voiture électrique, réacteur
EPR… interrogent sur la crédibilité et l’ambition réelle de l’Etat français en
matière de lutte contre le dérèglement climatique.
Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement,
« le Sommet de Copenhague sur le climat va être, dans les semaines à
venir, le théâtre de surenchères verbales qui masqueront mal certains projets
locaux d’envergure nationale moins présentables. Copenhague s’apprête à être le
Sommet du non-dit, le Sommet d’une incohérence étatique pleinement
assumée ! »
Les associations appellent l’Etat à publier rapidement le schéma national
des infrastructures (SNIT). Ce schéma, prévu dans le cadre de la loi Grenelle1
(articles 16&17), doit être soumis aux acteurs associatifs et adopté d’ici
à la fin 2009. Pour Olivier Louchard, Directeur du Réseau Action Climat France,
« à moins de 2 moins de l’échéance légale, le SNIT est encore élaboré en
catimini et sans réelle concertation. Pire : Un pré-schéma est en cours de
rédaction avec une liste de projets à évaluer mais les ONG n’y ont pas accès
».
Pour Jean Sivardière, président de la FNAUT, « l’Etat et les
collectivités territoriales doivent cesser de mener des politiques
contradictoires, et concentrer l’argent public disponible sur les
investissements permettant de réduire les nuisances, d’économiser le pétrole et
de limiter le dérèglement climatique. »
Le colloque « Climat et transport : Du global au local » est
constitué de trois tables rondes, la première consacrée aux enjeux de
Copenhague, la deuxième aux fausses-bonnes solutions (agrocarburant, voiture
électrique, greenwashing…) et la troisième aux projets d’infrastructures
climaticides.
La campagne de mobilisation citoyenne lancée par 17 associations à
l’occasion de ce colloque est éditée à 160.000 exemplaires, interpelle le Chef
de l’Etat français et le Ministre de l’Ecologie et réclame un moratoire sur
tous les projets d’infrastructures climaticides.
L'Etat a reconnu mardi sa responsabilité dans la prolifération des algues
vertes sur les côtes bretonnes entre 2000 et 2002.
Le gouvernement a en effet renoncé in extremis à faire appel de sa
condamnation en première instance, en octobre 2007, par le tribunal
administratif de Rennes pour le phénomène de la "laitue de mer" dont les
associations environnementales soulignent les risques pour la santé.
Mais la cour administrative d'appel de Nantes a jugé le retrait de l'appel
trop tardif. La juridiction, qui suit la plupart du temps les réquisitions du
rapporteur public, a mis son jugement en délibéré à une date
indéterminée.
Mon avis
L'Etat a pris les devants face à une condamnation annoncée et ses désisté 10
minutes avant l'audience ! De qui se moque-t-on ?
Chantal Jouanno a déclaré : "On ne respectait pas les normes
européennes"
et aussi "Loin de se concentrer sur le passé, l'Etat souhaite désormais aller
de l'avant"
Comme le dit Gilles Huet, délégué régional d'Eaux et Rivières de
Bretagne : "Nous sommes sur la voie d'une condamnation définitive de
l'Etat, qui, par ses carences depuis 25 ans, n'a pas fait son travail de
prévention de la pollution" et aussi "Mais l'essentiel n'est pas que l'Etat
soit condamné, mais bien qu'il change de politique. Il dispose pour cela de
moyens réglementaires pour que l'agriculture bretonne mette un terme à ses
pratiques"