Emeline et Benjamin, nos deux amis d'Entre deux Eaux, parcourent le monde à l'étude de
projets transfrontaliers autour de la ressource en eau.
J'ai voulu ici vous faire partager quelques unes de leurs meilleures
photos.
Certaines concernent le sujet de leur projet : l'eau.
J'en ai choisi d'autres tout simplement pour leur beauté.
Les images qui suivent sont prises aux différentes étapes de leur voyage qui
a débuté il y a environ deux mois :
Agrandissez les images en cliquant dessus. Bon voyage !
Vienne
Château de Schonbrunn (ou de Sissi) à Vienne
Donau Canal – Canal parallèle au danube qui traverse Vienne
Rathaus – Hotel de ville
Judenplatz – Place de commémoration des victimes juives de
l’holocauste
Bratislava
UFO bridge séparant le centre ville de Bratislava et Petržalka
Coucher de soleil sur le Danube depuis le château de Bratislava
Budapest
Vue du Danube en centre ville
Parlement Hongrois
Danube au centre ville
Boutique du marché de Noël
Bouche d’évacuation des eaux usées se jetant dans le Danube en plein centre
ville
Vue du Danube depuis Szentendre (30 km au nord de Budapest)
Novi Sad
Photos de ponts de Novi Sad avant et après la guerre des balkans (1999)
Château de Novi-Sad en bord du Danube
Statue commémorative des victimes juives de l’holocauste bordant le Danube et
en face du Château de Novi-Sad
Belgrade
Point de Jonction entre le Danube et la Sava (Principal fleuve des
Balkans)
Pécheurs dans la Sava
Bouteilles d’eau perdues près des berges du Danube
Centre Ville de Belgrade surplombant la Sava
Brunch dans le Kayak Club et découverte de nombreuses spécialités serbe
Barque mise à sec dans Novi-Beograd (nouveau quartier de Belgrade)
Bucarest
St Sofia
Marché « liturgique » en face de St Sofia
Istambul
Coucher de soleil sur la mer de Marmara
Port de pêche sur le Bosphore du coté asiatique
Mouettes suivant l’une des nombreuses navettes qui joignent la partie
Européenne à la partie Asiatique
Eau de pluie
Femmes sortant de la mosquée
Pêcheurs dans la corne d’or depuis le pont Galata
Promenade le long du Bosphore du coté de Kabataş
Grand Bazar
Vue sur la mosquée Neuve depuis le Bosphore
Choix difficile pour le repas du midi
Mosquée Bleue
Marché aux livres
Epices du marché Egyptien
Ankara
Trajet en bus entre Istanbul et Ankara
Tuiles turques
Une des collines d'Ankara
Dolmuş
Crédit photos : Entre deux Eaux.
Pour plus d'informations sur les
travaux d'Entre deux Eaux
Par Gilles Héluin le vendredi 2 janvier 2009, 07:53
Emeline et Benjamin, nos deux amis d'Entre deux Eaux, continuent leur périple d'étude
de projets transfrontaliers autour de la ressource en eau.
Si vous n'avez pas encore lu la description de leur projet, vous la trouverez
ici.
Début novembre 2008 notre Blog publiait leur première
newsletter.
Partis du nord de la France en novembre, ils sont actuellement à
Istambul :
C'est depuis cette ville qu'ils nous donnent de leurs nouvelles par le biais
de leur seconde newsletter. La voici.
Cela fait maintenant 1 mois et demi que nous sommes partis sur la route des
grands projets hydropolitiques.
Nous sommes arrivés à Istanbul et avons terminé nos interviews sur le Danube.
Une belle aventure…
Certaines de nos rencontres ont été marquantes, et la bonté et la
gentillesse gratuite des personnes sur notre chemin absolument
incroyable.
Il y a eu cette femme, Eva, de Bratislava, qui, après nous avoir reçus en RDV
nous a emmené au marché de Noël pour nous faire goûter toutes les spécialités
slovaques ; et cet homme, un turc, pas plus tard qu’hier, assis à côté de
nous au café qui nous a offert les « iki çay, teşekkürler » que nous
avions péniblement baragouiné en turc ; sans parler de toutes les
personnes qui nous ont reçus sur leurs sofas, dans un lit ou juste par terre en
couchsurfing.
Je voudrais donc dédier cette newsletter à toutes ces personnes, dont la
gentillesse a éclairé notre route, et à toutes les autres, qui se seront
reconnues.
Le Danube, fleuve le plus
international…
C’est effectivement le fleuve qui traverse le plus grand nombre de
pays : 18 au total se partagent le bassin du Danube (voir
la carte).
Deux sont en constante discussion : le Monténégro et le Kosovo qui en font
partie géographiquement mais dont l’appartenance en tant qu’entité à la
commission dépendra de leur reconnaissance internationale. Pas besoin d’avoir
un accès direct au fleuve pour appartenir au bassin : certains pays sont
traversés par ses affluents, comme la République Tchèque, la Bosnie ou la
Croatie. Nous avions choisi de commencer par un succès, puisque le
Danube est un des meilleurs exemples de coopération transfrontalière autour de
l’eau au monde.
Quels sont les paramètres qui déterminent cette coopération ?
L’argument qui est ressorti le plus souvent lors de nos interviews
est : l’Union Européenne.
Même si tous les pays du Danube n’en font pas encore partie (Serbie, Bosnie,
Croatie, Ukraine, Moldavie, Albanie, Macédoine), tous ou presque souhaitent se
mettre sur la voie de l’accession à plus ou moins long terme. Et pour montrer
leur bonne foi, quoi de mieux que d’appliquer les directives européennes dans
des champs que même les pays membres ont de grandes difficultés à implanter
?
L’UE est une ombrelle institutionnelle pour le bassin du Danube puisqu’elle a
le pouvoir d’imposer les directives et régulations aux pays.
C’est le cas par exemple de la Directive européenne sur les eaux
résiduaires urbaines, imposant aux pays le retraitement des eaux usées
urbaines et industrielles.
Source : IWA 11th International Specialized Conference on Watershed
& River Basin Management, 4-5 September 2008, Budapest
En deuxième lieu, l’histoire a également fait son œuvre. La coopération sur
le Danube a commencé il y a de nombreuses années déjà. Deux commissions de bassin s’occupent en réalité de la gestion
de ses eaux : la « Danube Commission » (www.danubecom-intern.org) qui gère les activités
liées à la navigation et l’ « International Commission for the Protection
of the Danube River (ICPDR) » (www.icpdr.org)
qui s’occupe des aspects environnementaux et de management de la
ressource.
Ces deux commissions chapeautent la mise en place de projets de coopération
transfrontalière, chacune dans leur domaine.
Tous les bassins n’ont pas de structure de la sorte, et cela représente un
frein énorme dans de nombreux domaines tels que l’échange de données, la
standardisation des analyses ou la communication entre acteurs.
Nous nous attarderons principalement sur l’ICPDR, qui est la commission
compétente pour notre domaine d’étude.
Petit Historique de la coopération
sur le Danube :
1815 : Traité de Vienne pour la liberté de transport sur le Danube et
le Rhin,
1856 : Traité de Paris qui met fin à la Guerre de Crimée et établit la
1ère commission du Danube qui ne gère cependant la navigation que sur la partie
inférieure du fleuve,
1948 : Convention de Belgrade qui institue la Commission du Danube,
1954 : Entrée en vigueur de la Commission du Danube,
1994 : Convention de Sofia, établissant l’ICPDR et la « Danube River
Protection Convention (DRPC) »,
1998 : Entrée en vigueur de l’ICPDR,
2000 : Water Framework Directive européenne
Le fait de posséder un tel cadre institutionnel permet aux pays riverains du
Danube de lever d’importants financements d’organisations
internationales (GEF, UNDP, Banque Mondiale….) ou de donneurs bilatéraux
(Suède, Norvège, Canada, Commission Européenne …).
Cet apport financier a été un tremplin à la coopération autour de l’eau dans la
région puisqu’il a permis à de nombreux pays de participer aux réunions
annuelles et d’experts de l’ICPDR alors que ceux-ci n’en avaient pas les
moyens.
Pour le projet DRP que nous avons étudié par exemple, le GEF a financé les
déplacements des participants serbes, afin que ceux-ci puissent assister aux
conférences et meetings.
Les pays du Danube ont véritablement compris que la coopération ne pouvait être
que bénéfique et qu’ils avaient un enjeu commun à partager leur ressource.
Ce que nous avons pu observer sur le
Danube…
Le projet que nous avons sélectionné est appelé Danube Regional
Project (DRP).
Ce projet quinquennal (2002-2007) avait pour principal objectif de réduire la
pollution par les nutriments dans le fleuve ainsi que de renforcer les
capacités de l’ICPDR. Il a été une grande réussite, puisque le niveau de
nutriments a diminué et nombre de bonnes pratiques ont été mises en
place.
Il faut surtout noter que les 18 pays composant le bassin y ont participé, et
mener un projet d’une telle ampleur n’aurait peut-être pas été possible dans un
autre domaine que celui de l’environnement, où les acteurs concernés sont
généralement d’accord sur un enjeu commun. (www.undp-drp.org)
Au niveau des populations, peu de gens se sentent
malheureusement concernés par la propreté ou le partage des eaux.
Il est vrai que lorsque les parisiens se baladent sur les bords de Seine, peu
d’entre eux se demandent si les eaux usées qu’ils ont rejetées le matin même
sont en train de défiler sous leurs yeux. Et pourtant…
Le long du Danube, peu de pays sont aux normes européennes concernant le rejet
des eaux usées urbaines et industrielles.
Ainsi, à Budapest (voir vidéo ci-dessous), nous pouvons observer le long des
rives des énormes bouches d’égouts se jetant directement dans le
fleuve :
Tandis qu’à quelques centaines de kilomètres en contrebas, nous retrouverons
des plages où les gens se baignent (cf.
Sous les ponts de Novi Sad…).
Comment le savoir, puisque ce qui se passe en amont est en dehors de leurs
frontières ?
C’est là tout l’intérêt de mettre en place des actions communes, tant au niveau
Ministériel qu’au niveau des populations.
Depuis 5 ans, l’ICPDR a ainsi créé le « Danube Day »
(www.danubeday.org) tous les ans, le 29 juin,
des concerts, activités éducatives et expositions ont lieu dans tous les pays
du Danube, afin que les populations célèbrent ensemble leur ressource
commune.
Il faut dire qu’avant d’en arriver là, les habitants du bassin du Danube en
ont vu de belles : scissions (Tchécoslovaquie), guerre (Yougoslavie),
régime totalitaire (Ceausescu en Roumanie)…
En France, notre génération a tendance à oublier la chance que nous avons de
n’avoir pas connu la guerre.
Ces personnes que nous avons rencontrées, qui avaient à peine 20 ans comme
Branislav et Ivana en Serbie, ont dû se cacher pour éviter les bombardements
qui visaient à détruire les ponts ou les usines de traitement des eaux de leurs
villes. Car, comme c’est souvent le cas, les populations subissent les
conséquences des dégradations mais ne perçoivent pas nécessairement les
bénéfices des projets mis en place.
Nombre de projets de coopération transfrontalière, de par leur nature
politique, n’arrivent pas à toucher les populations directement. Lorsque l’on
part du niveau supranational, et que l’on descend l’échelle géographique, il
faut une myriade d’intermédiaires avant de toucher les individus. Et plus ces
intermédiaires sont nombreux, plus il est difficile de les gérer et de mesurer
l’impact de leur action.
Au niveau du Danube par exemple, la majorité des documents n’est pas traduite
en langue locale. Or, très peu de managers de l’eau, et encore moins
d’agriculteurs parlent l’anglais. Ils ne profitent donc pas des conclusions des
rapports qu’ils ont pourtant participé à rédiger.
Malgré ces quelques critiques, cette descente du Danube est une belle leçon
de coopération, et nous espérons que vous l’aurez appréciée autant que
nous.
N’hésitez-pas à nous faire parvenir vos commentaires par email ou via notre
site internet.
Notre prochaine étape, du Tigre et de l’Euphrate, sera
moins facile, car nous commençons à ressentir la barrière de la langue, et les
enjeux de l’eau au Moyen-Orient sont autrement plus pimentés et
conflictuels.
Lors de notre prochaine newsletter (mi-février), nous verrons comment la Syrie,
pourtant en aval, a réussi à négocier un accord bilatéral avec sa voisine
turque. Nous nous rendrons dans la région du GAP (Grand Projet Anatolien de
développement de 22 barrages et 19 usines hydroélectriques) afin de constater
de nos propres yeux les résultats de cette immense entreprise.
Vous pouvez d’ores et déjà voir les premières photos et vidéos de la zone en
cliquant sur le lien suivant http://entre2o.free.fr
Le périple d'Emeline et Benjamin va donc se poursuivre en Syrie. Un mois et
demi a passé depuis leur départ pour ce voyage d'un an et demi où ils
visiteront les régions du monde indiquées sur cette carte :
Evidemment Cent Pour Cent Naturel continuera à publier les lettre d'info
régulièrement. En attendant si ce projet vous intéresse, des nouvelles
régulières sont données sur le site de l'association : http://entre2o.free.fr
Par Gilles Héluin le samedi 8 novembre 2008, 09:20
Voici le premier article proposé par l'Association Entre deux
Eaux.
Je vous donne rendez vous juste sous ce texte pour vous présenter la démarche
d'Emeline et benjamin qui ont créé cette association.
Guerres de l’eau, grands programmes de développement, aquifères
transfrontaliers, bassins hydrographiques, mais qu’est-ce que tout cela
signifie ? Pourquoi s’affole t on alors que de l’eau, il suffit d’ouvrir
son robinet pour en avoir et que les fleuves en sont remplis ?
En réalité, nous, français, sommes de grands chanceux. De
l’eau, nous en avons. Fleuves et nappes phréatiques en sont effectivement
remplis et elle est « relativement » bien répartie, ce qui nous
permet de ne quasiment jamais en manquer et de ne pas avoir à nous battre pour
l’obtenir. Alors bien sûr, dans le domaine de l’eau, tout est toujours à mettre
entre guillemets. Les habitants de Rive-de-Gier, à l’heure actuelle, ne
s’accorderont pas sur le fait que l’eau est bien répartie en France, même
« relativement ». Cependant, les organismes de gestion de l’eau français
existent et sont très actifs, bien que la plupart de nos concitoyens n’en
connaissent pas l’existence. Comment cela fonctionne t-il ?
Très simplement, les 6 grands bassins hydrographiques (ou bassins
versants) français, que sont :
- Adour-Garonne
- Artois-Picardie
- Corse
- Loire-Bretagne
- Réunion
- Rhin-Meuse
- Rhône-Méditerranée
- Seine-Normandie
sont gérés par des agences de l’eau. Un bassin est un ensemble de terres
irriguées par un même réseau hydrographique : un fleuve, avec tous ses
affluents et tous les cours d'eau qui les alimentent. (Définition du
CNRS).
Les agences de l'eau (www.lesagencesdeleau.fr) sont des établissements
publics administratifs, placés sous la tutelle du ministère de l'environnement
et du ministère des finances. Elles s’occupent de :
- Faciliter les diverses actions d'intérêt commun dans chaque bassin
hydrographique (préservation et l'amélioration de la ressource, lutte contre la
pollution, connaissance des milieux).
- Etablir et percevoir des redevances pour les prélèvements d'eau et pour la
détérioration de la qualité des milieux - Attribuer des subventions ou des
avances remboursables (aux collectivités locales, aux industriels et aux
agriculteurs) pour l'exécution de travaux d'intérêt commun.
- D’informer les publics sur l'eau.
Au niveau des politiques, les Schémas d’Aménagement et de gestion
des Eaux (SAGE) (www.gesteau.eaufrance.fr/sage) sont des
documents de planification élaborés de manière collective, pour un périmètre
hydrographique cohérent. Ils fixent des objectifs généraux d'utilisation, de
mise en valeur, de protection quantitative et qualitative de la ressource en
eau. La France a été le premier pays à mettre en place une gestion de l’eau par
bassin et depuis, de nombreux autres pays et bassins s’en sont
inspirés.
Maintenant que l’on comprend un peu mieux comment l’eau est gérée sur notre
territoire, arrêtons-nous en dehors de nos frontières. Pas besoin d’aller bien
loin : en Espagne, Saragosse et Barcelone, situés à
quelques 300km, n’arrivent pas à s’entendre sur l’eau, à tel point que
Barcelone doit importer de l’eau par bateau depuis Marseille (à 500km) pour
subvenir à ses besoins.
La réflexion d’Entre Deux Eaux est partie de là :
aujourd’hui sur terre, nous avons suffisamment d’eau pour subvenir à nos
besoins, qu’ils soient agricoles (70%), industriels (20%) ou domestiques (10%).
(Après, promis, plus de chiffres !). La plupart du temps, les processus
d’entente autour de la ressource en eau entre les pays fonctionnent de la
manière suivante : deux pays voisins (ou plus) sont en conflit, en partie
à cause de la ressource. Ils ne peuvent, dans la mesure où l’eau traverse leurs
deux pays, mettre en place uniquement des politiques nationales, car celles-ci
ont un impact systématique sur leur riverain et/ou sont de portée réduite. Ils
doivent donc imaginer des projets communs. C’est à ce stade
qu’interviennent les organisations internationales, qui, grâce à leur statut
global et indépendant, mettent les acteurs des différents pays autour d’une
table. Du succès de ces négociations découle la naissance de projets et
de programmes de coopération transfrontalière.
Nous pensons que l’eau peut être une arme de paix plutôt qu’une arme de
conflit. D’ailleurs, tout comme le souligne le géographe et hydropolitologue
Aaron Wolf, la dernière véritable guerre de l’eau remonte, au
contraire de ce que l’on croit souvent, à l’époque mésopotamienne. L’eau est
souvent un des paramètres intervenant dans les conflits, mais rarement le seul.
Et pourtant, peu de ressources ont servi de frontières (« rival »
vient de « rive » : de l’autre côté de la rivière) et ont donc ce
pouvoir d’être au cœur de la géopolitique. Pourquoi donc ne pas essayer
d’utiliser cet élément et de le partager à bon escient entre les acteurs
?
Pour cela, encore faut-il que les projets communs réussissent. Trop nombreux
sont les grands projets qui échouent parce que les porteurs de projet ont sous
ou surévalué certains paramètres, comme par exemple les intérêts des
utilisateurs, qui, par peur de perdre leurs cultures et leurs maisons,
s’empressent de détruire les infrastructures établies. Et les exemples de ce
type font légion.
C’est pourquoi Entre Deux Eaux part à la rencontre de ces porteurs de projet
afin d’analyser pourquoi des initiatives à tel point porteuses d’espoir ont
échoué ou réussi. Durant ces prochains 18 mois, nous souhaitons vous
faire découvrir comment des personnes, des populations, vivent ces conflits
liés à l’eau et quels sont les enjeux hydropolitiques des 11 bassins
hydrographiques que nous allons parcourir. A travers la prochaine
étape, le Danube, nous regarderons les difficultés de partager
la ressource entre rien moins que 18 pays, visiterons le barrage de
Gabcikovo-Nagymaros, qui a valu à la Hongrie et à la Slovaquie 4 ans de
jurisprudence à la Court pénale internationale, rendrons visite aux ministères
de l’eau, aux associations locales, aux populations, longerons le Danube de
Vienne à notre étape suivante : Istanbul. Chaque mois et demi, nous
donnerons l’appareil photo à une personne, en lui demandant de représenter à
travers l’objectif sa vision de l’eau. Tout comme nous, vous visiterez la
Jordanie, L’inde, le Vietnam, le Brésil, le Sénégal et les 30 autres pays que
nous traversons pour une épopée aquatique inoubliable. Alors, rendez-vous à
Noël pour la prochaine newsletter sur le Danube, et en attendant sur notre site
Internet : http://entre2o.free.fr
Emeline et Benjamin, Entre Deux Eaux.
Article 1 – 06/11/08
Mon avis
La démarche d'Emeline et Benjamin et de leur association , Entre Deux Eaux
est particulièrement intéressante. Notre Blog publiera leurs articles et je
suis certain qu'ils sauront nous apprendre beaucoup de choses sur l'eau de
manière abordable pour les non spécialistes que nous sommes.
Bravo à eux et bonne route !
Je suis impatient d'avoir des nouvelles...
Pour plus d'information
En attendant, n'hésitez pas, si vous souhaitez avoir plus d'information sur
leur projet à consulter leur site et en particulier leur
projet.