centpourcentnaturel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 12 février 2011

Gaz de schiste et fracturation hydraulique, mode d'emploi

Une animation interactive très instructive.


Cliquez sur l'image


vendredi 11 février 2011

Eolien offshore, écologique ? greenwashing ? ou folie ?

Nicolas Sarkozy a annoncé la création de parc éoliens en mer pour une puissance de 3 000 mégawatts d'éoliennes en 2015. Le double serait disponible en 2020.
Pour respecter les engagements du Grenelle de l'environnement, le gouvernement prévoit d'installer 1 200 éoliennes au large du littoral français d'ici 2020.


L'emplacement prévu pour la moitié des parcs en connu selon cette carte fournie par le ministère :


A la suite de la concertation menée depuis début 2009 sur chaque façade maritime par les préfets des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute-Normandie, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Gouvernement a sélectionné 5 zones, d’une surface totale de 533 km2 et représentant une puissance maximale de 3000MW :

  • Le Tréport (Seine-Maritime, Somme)* - 110 km2, pour une puissance maximale de 750MW ;
  • Fécamp (Seine-Maritime) - 88 km2, pour une puissance maximale de 500MW ;
  • Courseulles-sur-Mer (Calvados) - 77 km2, pour une puissance maximale de 500MW ;
  • Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) - 180 km2, pour une puissance maximale de 500MW ;
  • Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) - 78 km2, pour une puissance maximale de 750MW.

Il existe un fort front anti-éolien en France, et en particulier en ce qui concerne l'éolien en mer.
L'impact visuel est souvent mis en avant.

La Commission particulière du débat public (CNDP) au sujet du projet de parc éolien des deux côtes est allée voir un parc situé au Danemark, à 14 km des côtes (parc de Horns Rev) :

Vue du parc danois depuis la côte.

Le parc de Horns Rev vu sur place.

Mon avis

L'impact visuel n'est pas le seul, loin de là ! Voir mon article.

lundi 7 février 2011

Fabrice Nicolino : le moratoire sur les gaz de schiste c'est du vent

Je vous ai annoncé il y a quelques jour la suspension des autorisation d'exploration des gaz de schiste, non sans avoir émis un sérieux doute...

Fabrice Nicolino, sur son blog, nous dit bien plus ferment que ce n'est qu'une supercherie de madame Kosciusko-Morizet et que ce soi-disant moratoire n'est que du vent.

Pire, Fabrice dénonce l'annonce de la création d’une mission d’expertise. Selon lui ce travail technique hautement spécialisé est un monopole, tout simplement. Un monopole qui appartient à deux corps d’ingénieurs d’État : le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET), créé avant la Révolution française, et qu’on a longtemps appelé le Corps des Mines ; et puis le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), l’ancien corps des Ponts et Chaussées.

Pour Fabrice Nicolino :

Madame Kosciusko-Morizet n’a pas dérogé à cette règle et sa mission sur les gaz de schistes est entre les mains du CGIET et du CGEDD. Or, le premier, bien plus encore que le second, est à la fois juge et partie. Car je vous en fais la confidence ici, et vous demande de la répéter partout où vous le pourrez : le moteur de cette folie globale appelée « gaz de schistes », en France du moins, c’est le corps des Mines, c’est le CGIET. On demande à ceux qui ont promu cette nouvelle aventure de nous expliquer les problèmes qu’elle poserait éventuellement. Au secours !

Fabrice Nicolino nous annonce par contre une bonne nouvelle : François Veillerette, vice-président du Conseil régional de Picardie, a obtenu un vote remarquable :
Lors de la session du 4 février, le Conseil régional de Picardie a voté à l’unanimité une délibération engageant la région à s’opposer par tous les moyens à l’exploitation des gaz et des pétroles de schiste sur le territoire. Porté par François Veillerette, vice président chargé de la santé et Christophe Porquier, vice président énergie-climat, ce vote confirme la position ferme et nette du Conseil régional à ce sujet.

Pour plus d’information

Lisez le très bon article de Fabrice Nicolino : La supercherie de madame Kosciusko-Morizet (sur les gaz de schistes)

samedi 5 février 2011

Gaz de schiste : les autorisations sont suspendues...


Le gouvernement a annoncé la suspension jusqu’à juin des travaux d'exploration pour les gaz de schiste autorisés il y a quelques mois par le précédent ministre de l’écologie.
La fédération France Nature Environnement se réjouit d’une telle décision qu’elle réclame depuis plusieurs semaines. « Dans un contexte énergétique tendu, l’engagement de la ministre de l’écologie en faveur de ce moratoire est à saluer », souligne Bruno Genty, président de France Nature Environnement. La fédération s’inquiète toutefois que les huiles non-conventionnelles ne soient apparemment pas concernées et demande qu’un débat public soit organisé au plus vite.

Gaz et huiles non-conventionnels, même combat, mêmes dégâts

Pour FNE, le problème ne concerne pas seulement les gaz de schiste mais également les huiles de schiste. En effet, les huiles de schistes, ou pétrole non-conventionnel, sont extraites du sous-sol par la même technique dévastatrice utilisée pour les gaz de schiste : le forage horizontal combiné à la fracturation hydraulique de la roche. Le bassin parisien recèle ce pétrole qui était jusqu’à présent inaccessible avec les techniques habituelles. Deux sociétés pétrolières, Toréador et Vermilion, se partagent déjà aujourd’hui les permis du sous-sol francilien et le premier forage est prévu d’ici début mars à Château-Thierry.

Un paradoxe climatique

En recourant encore et toujours aux hydrocarbures, qu’ils soient conventionnels ou non, la France s’enfonce dans une impasse et compromet dans ces conditions le respect de ses engagements inscrits dans la loi du 13 juillet 2005 de diviser par 4 ses émissions de GES d’ici 2050. Outre les risques environnementaux immédiats, l’exploitation de ces hydrocarbures non-conventionnels est un paradoxe climatique, le meilleur moyen de tuer les énergies renouvelables et d’empêcher une reconversion énergétique indispensable à terme, au vu de l’épuisement des ressources fossiles et du réchauffement climatique.

FNE demande la concertation à cinq et le débat public sur les hydrocarbures non-conventionnels
Au regard des enjeux environnementaux et climatiques, FNE réitère sa demande faite aux deux ministres en charge de l'environnement et de l'énergie de saisir la commission nationale du débat public (CNDP) avant toute décision de forage d’exploration ou d’exploitation d’hydrocarbures non-conventionnels. Pour Maryse Arditi, pilote du réseau risques et impacts industriels : « le débat public doit permettre d'explorer toutes les techniques capables de récupérer les hydrocarbures non conventionnels afin de détailler, au-delà des impacts climatiques, les risques de dégradation de la qualité de l'eau et de l'environnement, sans compter les impacts sanitaires »

Par ailleurs, FNE examinera avec attention les conclusions du rapport de la mission interministérielle demandé par la ministre de l’Ecologie et demande à ce que toutes les parties prenantes soient auditionnées. Les industriels ne pourront pas être les seuls à se prononcer sur le bien fondé du recours à ces hydrocarbures et aux technologies dévastatrices liées à leur exploitation. Devront également y prendre part : les agriculteurs, les élus des communes concernées, les acteurs de la production et distribution de l’eau, l’ONF, et les mouvements de protection de l’environnement.

FNE souhaite par ailleurs que l'Europe se prononce rapidement sur la compatibilité de l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels et de la technique de forage employée avec les directives cadre sur l’eau et avec le Paquet climat-énergie.

Source : Communiqué de France Nature Environnement

Mon avis

Que va-t-il se passer d'ici à juin ?
Pendant ce temps la prospection des huiles de schiste continue, notamment en Ile de France
Mercredi 2 février, Nathalie Kosciusko-Morizet a promis à l’Assemblée nationale une « mission » confiée aux conseillers généraux à l’industrie et à l’environnement chargés d’évaluer l’enjeu des gaz de schiste, « et d’abord les enjeux environnementaux ». Tant qu’il ne sera pas établi si leur exploitation est possible de manière « propre », aucun nouveau permis ne sera délivré ou même étudié...
Cela semble fort à une opération permettant de gagner du temps pour préparer un argumentaire faisant passer cette exploitation pour propre...


Pour plus d’information

Lisez l'article de Sylvain Lapoix sur OWNI.

vendredi 4 février 2011

Touche pas à mon panneau solaire

TOUCHE PAS A MON PANNEAU SOLAIRE est une mobilisation citoyenne créée sur Facebook et tous autres réseaux sociaux initiée par l'association association de défense de l'Environnement ECOLOGIE SANS FRONTIERE.


Ecologie sans Frontière a vocation à défendre la réalisation des objectifs de 23 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique français, objectif de 23 % imposé tant au plan national par les lois Grenelle de l'Environnement qu'au plan européen par les directives du Paquet Climat-Energie. En empêchant la filière solaire de décoller, en lui imposant une suspension d'activité, en voulant lui imposer des quotas plafond de production, l'Etat français se met dans l'incapacité de remplir cet objectif. Il commet un manquement à ses obligations européennes et les sanctions et pénalités infligées à l'Etat par la Commission européenne seront alors beaucoup coûteuses que l'effort financier actuellement à faire pour aider la filière solaire française.


En complément de la création du réseau Touche pas à mon panneau solaire, des actions juridiques figurent dans le plan d'action de l'association : un référé administratif auprès du Conseil d'État contre le décret de suspensions de l'obligation d'achat et une plainte auprès de la Commission Européenne contre l'Etat français pour manquement à ses obligations de soutien aux énergies renouvelables.

Une audience de référé s'est tenue au Conseil d'État le 21 janvier.

Ce qui est attaqué : le décret du 9 décembre 2010 qui a 2 effets
1/ supprimer tous lesdossiers en attente de raccordement
2/ décréter un moratoire de 3 mois qui bloque tous nouveaux projets. Ce décret anéantit une année de travail pour la filière photovoltaïque

Ce qui est demandé : une centaine d'entreprises, des agriculteurs et des particuliers, fédérés par TOUCHE PAS A MON PANNEAU SOLAIRE créé par l'association Ecologie sans Frontière demande la suspension immédiate de ce décret, ce qui aura pour effet d'obliger l'Etat à traiter tous les dossiers de demande de raccordement qui attendent depuis des mois.

Le Conseil d'État a rejeté la demande de suspension du décret du 9 décembre 2010 par défaut d’urgence, sans se prononcer sur la légalité de ce décret.

Selon la porte-parole du collectif « TOUCHE PAS A MON PANNEAU SOLAIRE », Ariane VENNIN « si ce décret passe c'est la mort de la filière photovoltaïque française car la concertation CHARPIN n'est qu'un marché de dupes avec des objectifs de nains de jardins (500 MW/an max de solaire en France alors que 5375 MW sont en attente de raccordement !) ».

Le 1er février, le collectif annonçait la publication en ligne “officielle” du Livre Blanc V2 de Touche Pas à mon Panneau Solaire. Débattu dans une ambiance électrique par les 3700 membres du collectif TPAMPS, coécrit en ligne et en public, publié en continu, s’appuyant sur l’expertise terrain de plusieurs centaines de PME du terroir, ce document marque peut-être l’avènement d’un élément nouveau dans le débat politique: la coproduction citoyenne en ligne.

Pour plus d’information

Visitez le site du collectif Touche pas à mon panneau solaire.
Lisez le livre blanc.

vendredi 28 janvier 2011

Des énergies renouvelables aux décarbonnées ?

L'italie organisera un référendum en juin prochain pour demander aux électeurs s'ils souhaitent la relance du nucléaire qui avait été stoppé dans leur pays à la suite de l'accident de Tchernobyl.

Paolo Romani, ministre du développement économique a également indiqué que, en association avec Paris, Rome allait prendre une initiative européenne concernant l’énergie nucléaire.
Il a déclaré que lors du conseil européen du 4 février, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi vont demander à leurs homologues « l'intégration » du nucléaire dans « les objectifs » de l'Union, « en passant du concept d'énergie renouvelable à celui d'énergie décarbonée ».

France Nature Environnement (FNE) réagit fortement : Dans le nucléaire, seule la pollution est durable
Pour Benoit Hartmann, son porte-parole : « le greenwashing est sans limite. Voici que l’on invente le concept du nucléaire écolo ! Arguant que le nucléaire serait une énergie « décarbonée », la France s’apprêterait à justifier l’expansion de son programme nucléaire sur cette base. Mais le nucléaire est-il vraiment décarboné ? »

Extraction et transport de l’uranium, construction, fonctionnement, démantèlement de la centrale, transport et gestion des déchets radioactifs, on ne peut pas vraiment parler d’énergie décarbonée. Sans compter que le CO2 ne peut être l'unique critère pour une industrie qui ne sait pas encore comment se débarrasser de ses déchets les plus dangereux et qui ne sait pas non plus comment démanteler correctement les installations à l'arrêt et remettre en état les sites. Bel héritage pour les générations futures !

Le nucléaire tue aussi les énergies renouvelables

Pour Maryse Arditi, pilote de la mission Energie de FNE : « le soutien sans faille de l’Etat français à l’égard du nucléaire est grandement responsable du retard de la France en matière d’énergie renouvelable. Ce n’est pas par hasard si les allemands qui ont mis un coup de frein sur leur programme nucléaire sont si en avance pour le développement des filières éoliennes et photovoltaïque. »

La politique énergétique est à un carrefour. Soit nous continuons comme par le passé avec une industrie nucléaire de plus en plus omniprésente, des lignes THT sur tout le territoire et des gaz de schistes pour finir de détruire l'environnement et alimenter en carburant des 4X4 et des camions de 44 tonnes. Soit nous nous lançons dans une vraie perspective d'avenir avec un développement enfin moins consommateur d'énergie (la consommation d'électricité a encore augmenté en 2010), des énergies renouvelables gratuites et abondantes, une plus grande autonomie énergétique des territoires, une recherche active pour mieux utiliser les flux d'énergie (améliorer la performance énergétique) et un soutien renforcé aux innovations les plus performantes et les plus respectueuses de l'environnement.

Pour plus d’information

Lisez l'article du journal de l'Environnement. Consultez le communiqué de FNE.

Mon avis

Une lamentable et grave manœuvre clairement destinée à favoriser le nucléaire !
L'objectif : verdir cette énergie qui est la plus dangereuse qui soit et qui lègue un dramatique fardeau de déchets aux générations futures.
Oserais-je espérer qu'une telle ignominie sera rejetée par l'Union Européenne ?


Les déchets sont-ils décarbonnés ? Renouvelables ?


Aïe !

dimanche 23 janvier 2011

Les gaz de schiste menacent le climat en plus de l'environnement local

Non seulement l'exploitation des gaz de schiste fait peser de lourds risques et conséquences sur l'environnement local (fracturation des roches, pollution des nappes phréatiques par des substances toxiques, cancérigènes, mutagènes), mais elle porte aussi atteinte au climat. C'est ce qui ressort d'un rapport d'une équipe du Tyndall Centre for Climate Change Research.

En 87 pages, les climatologues britanniques rappellent l’importance des réserves de gaz non conventionnels (GNC) : 10.400 milliards de mètres cubes de réserves récupérables aux Etats-Unis. L’évolution des techniques permet désormais d’exploiter ces gisements qui étaient jadis hors de portée (économique) des foreurs. Selon les projections de l’Energy Information Administration américaine (l'organisme de statistiques du ministère de l'énergie), rappelle le rapport du Tyndall Centre, les GNC fourniront en 2035 le quart du gaz consommé outre-Atlantique, contre 6 % en 2008.

Comme celui du gaz naturel classique, le puits de GNC émet de petites quantités de méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO 2. Mais du fait de la particularité géologique de ces gisements, l’exploitation des GNC émet plus de gaz carbonique que la traditionnelle extraction du gaz naturel : de 0,14 à 1,63 tCO 2éq/TJ supplémentaires.

Conclusion : la consommation annoncée des GNC accroîtra, selon les scénarios, de 3 à 11 ppmv la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Réduisant de ce seul fait tout espoir de maintenir à un niveau inoffensif pour le système climatique la concentration de gaz à effet de serre.

Source : Le Journal de l'environnement

Mon avis

Rien de réjouissant, loin s'en faut !


vendredi 14 janvier 2011

A l'intérieur d'une éolienne

Une vidéo un peu décevante, d'une ascension à l'intérieur d'une éolienne à près de 85m de haut.

dimanche 28 novembre 2010

La loi NOME adoptée

Les députés ont adopté définitivement la loi portant nouvelle organisation du marché de l'électricité. Vous avez sans doute entendu parler de cette loi NOME.

Les groupes UMP et Nouveau Centre ont voté favorablement, tandis que les groupes de l'opposition de gauche ont voté contre.

La loi NOME prévoit qu'EDF cèdera jusqu'à 25 % de sa production nucléaire (accès régulé à l'électricité nucléaire historique - ARENH) à un prix non encore établi (il fera l'objet d'un décret). Dans un premier temps, l'ARENH sera fixé par le gouvernement, puis la Commission de régulation de l'énergie (CRE) prendra le relais. Le texte entérine la suppression des tarifs réglementés jaunes et verts (entreprises, collectivités) en 2015. Les tarifs réglementés pour les particuliers sont maintenus. A compter de 2015, les tarifs réglementés seront fixés par la CRE.

Pour le producteur d'électricité verte, Enercoop, la loi dans son ensemble ne participe en rien à une transformation vertueuse du secteur énergétique français. Ainsi, aucune avancée n'a été notée quant à l'accès aux énergies renouvelables. « La loi NOME est une occasion ratée : elle aurait pu permettre de repenser le modèle énergétique français, pour l'orienter vers le développement des énergies renouvelables et la mise en place de solutions d'accompagnement à la maîtrise de la consommation, tout en impliquant les citoyens dans la construction de ce modèle » regrette Patrick Behm, son Président.

Pour Yves Cochet, la "loi portant nouvelle organisation du marché de l’électricité aura de graves conséquences, aussi bien en matière d’aménagement du territoire et d’impacts environnementaux qu’en termes d’égalité d’accès à l’électricité." Il déclare pour finir "ce texte n’est pas adapté aux besoins actuels de sobriété et de progressivité, nous ne le voterons pas".

"Ce texte (...) va mécaniquement faire exploser" les tarifs d'électricité, a dénoncé l'association de consommateurs UFC-Que Choisir.

Pour plus d’information

Prenez connaissance du texte de loi définitif tel qu'adopté.
Lisez mon billet sur la loi Nome.
Lisez l'excellente intervention de Yves Cochet à l'Assemblée Nationale.

Mon avis

Les concurrents de EDF, fournisseurs alternatifs d'électricité vont pouvoir commercialiser une énergie d'origine nucléaire, avec tous les risques et problèmes qu'elle comporte, à un tarif inférieur à ce qu'il devrait être (ce sont les générations futures qui paieront le coût des déchets, du démantèlement des centrales), alors que ce sont les contribuables français qui, entre autres, ont payé et paient encore le coût de construction des centrales nucléaires.

Une disposition néfaste sur les plans environnemental et social, qui se situe dans la lignée des récentes décisions gouvernementales défavorables aux énergies renouvelables.

Écœurant !

mercredi 17 novembre 2010

Performance énergétique des logements : information obligatoire début 2011


Dès le 1er janvier 2011, les annonces immobilières seront tenues d’afficher systématiquement l’étiquette énergie des logements.


Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la loi Grenelle 2. Elle vise notamment à améliorer l’information des citoyens afin que l’enjeu "énergie" fasse dorénavant partie des critères de choix en matière d’habitat. Le gouvernement espère également que cette mesure incitera les propriétaires et bailleurs à entreprendre des travaux d’économie d’énergie et les locataires potentiels à devenir prescripteurs de demandes d’améliorations énergétiques.

Cette nouvelle obligation pourrait en effet réellement atteindre les objectifs escomptés dans les zones où le marché de l’immobilier n’est pas tendu. La mesure a dans tous les cas le mérite d’ancrer toujours plus les enjeux énergétiques au cœur de notre vie quotidienne.

Le DPE est obligatoire pour la vente de logement depuis le 1er novembre 2006 et pour les locations depuis le 1er juillet 2007.
Le coût d'établissement d'un DPE pour un logement coûte entre 100 et 250 euros environ.

Sources :
Comité de Liaison Énergies Renouvelables.
Dossier familial.

Pour plus d’information

Le site ADEME vous explique le Diagnostic de Performance Energétique.

jeudi 28 octobre 2010

Hausse du tarif de l’électricité : l’alibi des renouvelables

Ce lundi une mauvaise nouvelle nous a été donnée, largement reprise dans les différents média : le prix de l’électricité devrait augmenter de 4% au 1er janvier. Cette nouvelle hausse interviendrait alors que mi-aout, les tarifs avaient déjà été augmentés de 3,4%.

L'augmentation du 1er janvier, si elle était confirmée serait apparemment justifiée par un relèvement de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE).

La CSPE sert à compenser à EDF les surcouts engendrés par la péréquation tarifaire, l’achat des énergies renouvelables, de la cogénération et de la tarification sociale. EDF doit en effet de racheter l'électricité produite par les énergies renouvelables jusqu’à 58 centimes le kilowattheure, alors que la compagnie revend ce même kilowattheure autour de 10 centimes. Le nouvel article 13 bis du projet de loi de Finances pour 2011 prévoit que la CSPE pourrait passer de 4,50 à 7,50 euros par MWh, ce qui induirait une hausse de 4% de nos factures.

Pour Europe Ecologie/Les verts :

La CSPE ne représente qu’un pourcentage faible des factures d’électricité. Elle sert à compenser à EDF les surcouts engendrés par la péréquation tarifaire, l’achat des énergies renouvelables, de la cogénération et enfin de la tarification sociale.
Ce qui pèse le plus sur les factures des usagers est l’augmentation du tarif de transport et distribution alors même qu’ERDF a chroniquement sous-investi dans les réseaux et qu’une part toujours plus grande de ses bénéfices remonte à la maison mère au lieu d’être investis.
Cette hausse décidée à la hussarde hors des mécanismes habituels interviendrait dans un contexte de dégradation sociale lourde, où les effets de la crise économique se font toujours ressentir sur les ménages, notamment les plus fragiles équipés de chauffage électrique, et alors qu’une forte hausse avait déjà eu lieu en août 2010. Il serait par ailleurs malhonnête d’imputer cette nouvelle hausse au soutien aux énergies renouvelables.
Ce sont les choix stratégiques d’EDF que vont supporter les ménages : l’entêtement dans le nucléaire, les surcoûts du chantier de l’EPR, à Flamanville, et le prolongement de centrales vétustes mais aussi les investissements hasardeux dans le nucléaire à l’étranger.


Le Syndicat des énergies renouvelables déclare :

La contribution au service public de l’électricité est une taxe forfaitaire payée par le consommateur d’électricité pour payer un certain nombre de surcoûts parmi lesquels :
- Le financement de la production d’électricité à partir de la cogénération gaz ;
- La péréquation tarifaire (c’est-à-dire le fait que les consommateurs des DOM COM paient un tarif identique aux consommateurs métropolitains malgré un coût de production de l’électricité plus important) ;
- Le financement des énergies renouvelables électriques ;
- Etc.
Pour 2010, la Commission de Régulation de l’Energie rappelle que le financement des énergies renouvelables pèse pour 24 % de la taxe quand la cogénération gaz pèse 32 % et la péréquation tarifaire 41%. Historiquement, ce sont bien la péréquation tarifaire et la cogénération gaz qui captent la plus grande partie de la charge de service public de l’électricité (cf. graphique ci-dessous). Lorsque la CSPE ne suffit plus à couvrir les charges réelles de service public, l’opérateur historique n’est plus compensé par l’Etat par la dite taxe à la hauteur des coûts réels. C’est le cas aujourd’hui à hauteur de 1,6 milliard d’euros. C’est pourquoi, le Parlement a décidé de proposer, à juste titre, dans le cadre du projet de loi de finances, une augmentation du plafond forfaitaire de la CSPE afin qu’EDF puisse être remboursée des sommes avancées. En effet, le déficit de recouvrement a été creusé ces dernières années par les charges les plus lourdes, à savoir la péréquation tarifaire et les contrats d’achat, concernant l’électricité produite à partir de centrales de cogénération gaz.
Les énergies renouvelables, si elles bénéficient d’un soutien financier à travers la CSPE, ne représentent pas aujourd’hui, à elles seules, une charge qui justifie l’augmentation de 3,2% de la facture électrique dont les médias se sont faits l’écho. En 2010, les énergies renouvelables électriques auront coûté 6,3 euros par ménage.


Sources :
Communiqué du Syndicat des énergies renouvelables.
Enerzine.com.

Mon avis

Faire porter le chapeau de cette augmentation par le financement des ENR est de nature à discréditer celles-ci.
Serait-ce la volonté sous-jacente ?
Ne nous y trompons pas, le prix de l'électricité continuera à augmenter.
Le prix de l'électricité nucléaire est nettement sous-évalué.
Si la politique nucléaire perdure, il faudra bien payer le prix du prolongement de vie des centrales actuelles, en construire de nouvelles.
Dans tous les cas il faudra bien assumer le coût du démentellement des installations et aussi celui des déchets.
Nous ne sommes pas au bout...


vendredi 15 octobre 2010

La loi Nome favorise le nucléaire

La loi Nome fait partie de la démarche de libéralisation du marché de l'électricité.

Depuis l'ouverture à la concurrence du marché de l'électricité exigée par Bruxelles, aucun concurrent d'EDF n'a pu s'imposer.
Certains disent que c'est parce que EDF dispose, avec son parc de centrales nucléaires, de faibles coûts de production (!).

La loi NOME doit l'obliger à céder une partie de sa production nucléaire -jusqu'à un quart -à ses concurrents à un prix inférieur à celui du marché.

Adopté le 12 octobre par le Sénat, le projet de loi doit à présent être examiné à l’Assemblée Nationale pour un vote définitif en fin d’année.

EDF devrait ainsi céder sur électricité à bas prix.

Actuellement, le coût de l'électricité de base d'origine nucléaire est de 30,90 euros par mégawattheure (MWh) et EDF la vend à hauteur de 34 €/MWh. Interrogé par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, le PDG D'EDF, Henri Proglio voudrait obtenir un prix oscillant entre 42 et 45 euros par mégawattheure (MWh). Non seulement EDF doit assurer les coûts d'exploitation, de maintenance, et de démantèlement des réacteurs nucléaires, mais il doit également trouver 35 milliards d'euros d'ici à 2030 afin de prolonger de dix ans la durée d'exploitation de ses 58 réacteurs.

Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), les particuliers pourraient voir une hausse de leur facture de 11,4 % après le vote de la loi, puis de 3,5 % par an entre 2011 et 2025 si le prix du MWh était fixé à 42 euros.

De leur côté, les syndicats s'opposent à la loi, mais avec des arguments différents :



Pour Enercoop
« La loi NOME est une occasion ratée : elle aurait pu permettre de repenser le modèle énergétique français, pour l’orienter vers le développement des énergies renouvelables et la mise en place de solutions d’accompagnement à la maîtrise de la consommation, tout en impliquant les citoyens dans la construction de ce modèle. » regrette Patrick Behm, Président d’Enercoop.

Mon avis

Je m'insurge contre le tract ci-dessus : l'électricité d'EDF n'est ni propre, ni pas chère.
En écrasante majorité d'origine nucléaire, des mines jusqu'au retraitement et au stockage, la filière uranium est très polluante.
Quant à elles, les centrales rejettent des polluants chimiques et radioactifs. Elle réchauffent aussi les fleuves.
La filière nucléaire vit à crédit sur le dos de nos enfants. Ses tarifs actuellement bas n'incluent ni le démantèlement des centrales, ni le traitement des déchets pour lequel aucune solution valable n'existe actuellement.

La loi Nome fait partie de la mondialisation de l'énergie. Elle est à combattre au profit de la production décentralisée et la plus respectueuse possible de l'environnement.

dimanche 19 septembre 2010

Pic pétrolier : l'armée allemande alerte sur des conséquences dévastatrices

Le journal Der Spiegel a révélé un rapport de l'armée allemande sur les conséquences dramatiques d'un pic pétrolier qui pourrait être imminent.

Selon le département d’analyse du futur, une division du centre pour la transformation de la Bundeswehr, il existe « une certaine probabilité pour que le Peak Oil se produise aux alentours de l’année 2010, et qu’il ait des conséquences sur la sécurité dans un délai de 15 à 30 ans ». Ses conséquences seraient (seront) dévastatrices.

L’expression ‘peak oil’, ou ‘pic pétrolier‘ désigne le moment , non connu précisément, à partir duquel les extractions de pétrole deviendront incapables de satisfaire entièrement la demande mondiale, faute de réserves suffisantes de pétrole conventionnel encore exploitables.

Le rapport de la Bundeswehr souligne à plusieurs reprises qu’une flambée du prix du brut provoquée par une insuffisance chronique des extractions mondiales aurait des conséquences gigantesques sur l’économie et la politique. « A moyen terme, le système économique global et chaque économie de marché nationale pourraient s’effondrer », écrivent les analystes. « Des pénuries de biens vitaux », notamment de nourriture, pourraient apparaître, ajoutent-ils. Le pétrole intervient directement ou indirectement dans la production « de 95 % des biens industriels », rappelle Der Spiegel.

Pour plus d’information

Lisez l'article sur le blog du journaliste Matthieu Auzanneau
Les commentaires qui s'y trouvent sont eux aussi très intéressants.


Mon avis

La décroissance des ressources énergétiques, minières, alimentaires et en eau est un des enjeux majeurs qui va s'imposer à l'humanité.
Je suis toujours atterré de voir notre société aller toujours vers plus d'autoroutes, de consommation, alors qu'il est urgent de se préparer à faire face à la fin des ressources bon marché.
Mais non, le système est ainsi bâti qu'il va laisser les choses évoluer vers des prix croissants, des tensions internationales, voire plus...
Il tentera de s'adapter aux bouleversements et probablement en tirera quelques bénéfices !

jeudi 16 septembre 2010

Energies renouvelables et agro-carburants : stop !

La France vient de confirmer ses intentions d'atteindre 23% d’énergies renouvelables d’ici 2020 dont 10% d’énergies renouvelables dans les transports.

Il ne faut pas se réjouir de cela car l'atteinte de ces objectifs passe par le recours aux agro-carburants.

Comme le note France Nature Environnement (FNE) : dans certains pays du Sud tels que la Colombie, la demande européenne en agro-carburants déstabilise tout à la fois l’agriculture, la politique et des équilibres fragiles. Ainsi, certains paysans se voient contraints par les armes de cesser de produire des cultures vivrières et de travailler dans des palmeraies à huile. Ailleurs, comme au Mozambique, les agro-carburants auraient contribué en partie aux « émeutes de la faim ».

Jacques Berthelot craint que la situation au Mozambique ne s'empire si se concrétisent les projets d'accaparement des terres dans ce pays et notamment de 4,5 millions d’ha à destination d'agrocarburants et de sucre.

Concernant l'impact des agro-carburants en France, FNE indique : En France, les agro-carburants sont produits au trois quart à partir d'oléagineux. Pour satisfaire l’augmentation de la demande, les surfaces devraient passer de 2,2 millions d'hectares à 3 millions d'hectares, en rognant notamment sur les jachères et les cultures de céréales. Rappelons que la production intensive de colza induit systématiquement une fertilisation abondante et de 5 à 7 traitements aux pesticides par an. Si l'objectif annoncé n'était pas revu à la baisse, on pourrait s’attendre à une dégradation de la qualité des eaux et de leur disponibilité.

Tout cela entre autres au nom de la lutte contre le réchauffement climatique alors que l’efficacité énergétique des agro-carburants est dérisoire puisqu’il faut dépenser 1 L de pétrole pour en produire 1,2 L. Par ailleurs, Jean-Claude Bévillard pilote du réseau Agriculture de FNE souligne : « le changement d’affectation des sols n’est actuellement pas pris en compte. Est-il écologiquement intéressant de détruire des forets qui stockent le carbone pour y substituer des cultures d’agro carburants ? »

Pour plus d’information

Lire le communiqué de FNE.

Voir le très documenté et détaillé document de Jacques Berthelot sur les émeutes de la faim au Mozambique.

Télécharger le plan d'action EnR de la France

mercredi 8 septembre 2010

Selon une étude suisse, la voiture électrique est plus écologique que la voiture à essence

Des chercheurs de l’EMPA, un établissement de recherche suisse, ont maintenant établi pour la première fois l’empreinte écologique du type le plus courant de batteries que sont les batteries ion-lithium ; une empreinte qui est finalement moins profonde qu’on aurait pu le craindre.

Cette étude montre que la charge environnementale exercée par la batterie Li-ion elle-même n’est que modérée; seuls 15 % au maximum de la charge environnementale totale de la voiture électrique sont à mettre au compte de la fabrication, de l’entretien et de l’élimination de la batterie. La moitié – soit 7. 5 % – provient de l’extraction et de la production du cuivre et de l’aluminium utilisés comme matières premières dans la fabrication de la batterie. La production du lithium ne pèse que pour 2.3 % dans le bilan. « Les accumulateurs lithium-ion ne sont pas aussi mauvais qu’on le supposait jusqu’ici », constate Dominic Notter, co-auteur de cette étude publiée tout récemment dans la revue scientifique «Environmental Science & Technology».

Au delà des batteries, c'est sur les voitures électriques que l'EMPA a travaillé.
Resultat : en comparaison avec les véhicules à moteur thermique, les voitures électriques restent compétitives quand on parle d'impacts écologiques. En effet, l'empreinte écologique globale de la voiture électrique - basée sur un mix énergétique - est comparable à un véhicule à moteur à combustion interne classique qui consommerait 4 litres d'essence** aux 100 km (ou 25 km par litre).

Tout dépend de l’électricité et moins de la batterie elle-même
C’est le chargement de sa batterie, autrement dit son «carburant»” qui provoque la charge la plus importante sur l’environnement. Si on fait le «plein» avec le mix européen d’électricité usuel provenant de centrales nucléaires, hydroélectriques et à charbon, la charge environnementale est trois plus importante que celle exercée par la batterie Li-ion en elle-même. Il vaut la peine d’envisager ici des alternatives: alors que si l’électricité utilisée est produite uniquement dans des centrales thermiques à charbon la charge supplémentaire sur l’écobilan est de 13 %, cette charge est abaissée de 40% avec de l’électricité provenant exclusivement de centrales hydroélectriques.

Pour plus d’information

http://www.empa.ch/plugin/template/empa/3/99105/---/l=3

Mon avis

Si cette étude est fiable, c'est plutôt une bonne nouvelle !
Reste la question de la provenance de l'électricité...
Plutôt que l'hydroélectrique, favorisons le solaire, l'éolien, la biomasse...

dimanche 15 août 2010

Un barbecue solaire ?

Un barbecue solaire, c'est tentant...

L'argumentaire commercial pour le nouveau modèle COOKUP200 du fabriquant IDCOOK :

Un barbecue écologique
Reposant sur le principe de la concentration des rayons solaires, le barbecue COOKUP200 est utilisable en toute saison. Il n’a besoin que du soleil pour fonctionner quelque soit la température extérieure. Avec ce barbecue, fini les combustibles polluants et les rejets de gaz à effet de serre. Vous respectez la nature tout en dégustant de délicieuses grillades au barbecue.

Une utilisation rapide et ludique
L’assemblage de ce barbecue éco-conçu est un jeu d’enfant. Ni vis, ni clou. Tout s’emboite et se clipse en 10 minutes. Avec son système « on/off » d’allumage par simple rotation, le COOKUP200 peut être manié par toute la famille sans danger. Il se tourne facilement face au soleil.

Un allumage immédiat et sans combustible
De forme parabolique, ce barbecue atteint immédiatement, dès l’exposition au soleil, 200° et peut atteindre 400° au cœur du foyer. Sans flamme, il est aussi performant qu’un barbecue au charbon traditionnel. Il s’occupe de tout, sans avoir besoin de le surveiller.

Mon avis

Comme je le disais en introduction, c'est tentant...
Mais c'est cher : environ 400€.
Quand au résultat, je demande à voir. Si un lecteur a une expérience à nous communiquer, son commentaire sera bienvenu !

Pour plus d’information

http://www.idcook.com/

samedi 8 mai 2010

Débat public sur l'éolien en mer

La Compagnie du Vent, filiale du groupe GDF Suez, est à l'initiative d'un projet de parc éolien en mer face aux côtes d'albâtre et picarde, au large du Tréport. Dans le scenario qu'il privilégie, dit "projet LARGE", le parc comporterait 140 éoliennes, d'une puissance totale de 700 MW, situées à 14 kilomètres de la côte pour un investissement de 1 800 millions d'euros. Deux variantes ont également été étudiées par ce maître d'ouvrage.

Ce projet s'inscrit dans l'environnement normand et picard mais il a aussi une portée nationale : des objectifs ont été fixés pour porter à 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation française d'énergie finale en 2020, suite au Grenelle de l'Environnement et à la directive européenne Énergie et Climat ; l'objectif de la programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité est de 6 000 MW de puissance installée en 2020 pour l'éolien en mer, soit par exemple 1 200 éoliennes de 5 MW.

Au regard de l'intérêt du projet sur le plan national et de son coût, la CNDP a dès lors décidé d'organiser un débat public sur le projet des Deux Côtes. Objectifs du débat

  • Informer le grand public sur le projet de parc éolien en mer des Deux Côtes
  • Permettre à la population de s'exprimer sur l'opportunité du projet, ses objectifs et ses caractéristiques
  • Éclairer le maître d'ouvrage sur les suites qu'il doit donner à son projet

Le débat intervient en amont de toute décision concernant l'implantation et la réalisation du parc, au moment où il est encore possible de décider de l'opportunité du projet.

Dans le cadre de ce débat, le public est invité à se prononcer sur deux questions principales :

  • Faut-il développer l'éolien en mer face aux côtes d'albâtre et picarde ? Si oui, à quelles conditions au vu des différents usages de la mer ?
  • Le projet de parc éolien des Deux Côtes répond-il à ces enjeux et ces contraintes ?

Vous aussi donnez votre avis

http://www.debatpublic-eolien-en-mer.org/participer/vos-avis.html

dimanche 18 avril 2010

Pétrole : il pourrait manquer 10 millions de barils par jour en 2015 avertit l’armée US

Les réserves de production excédentaire pourraient disparaître en 2012, et la pénurie s’installer dès 2015 avec un déficit pouvant approcher les 10 millions de barils/jour, selon une étude du « Joint Forces Command » de l’armée américaine. « Bien qu’il soit difficile de prévoir précisément les conséquences économiques, politiques et stratégiques de cette pénurie, elle réduirait certainement les perspectives de croissance, à la fois dans le monde développé et émergent. Un tel ralentissement économique exacerberait d’autres tensions irrésolues, entrainerait les états fragiles et faibles sur le chemin de l’effondrement, et aurait peut-être de sérieuses conséquences économiques pour la Chine et l’Inde, » avertissent les militaires américains.

Par Terry Macalister, Guardian, 11 avril 2010, traduction JCC pour Contre Info

L’armée américaine a averti que la capacité de production excédentaire de pétrole pourrait disparaitre d’ici 2 ans, et qu’il pourrait y avoir de graves pénuries d’ici à 2015, ayant des conséquences économiques et politiques significatives.

Cette crise énergétique, pointée par le rapport « Joint Operating Environment » du « Joint Forces Command » américain, intervient alors que le prix de l’essence en Grande Bretagne atteint des niveaux record et que l’on prévoit un cours du brut à 100 dollar le baril dans un avenir proche.

Le rapport - préfacé par le général James N. Matis - précise qu’en 2012, la capacité de production excédentaire pourrait complètement disparaitre et, dès 2015, le déficit de production avoisiner les 10 millions de barils/jour (N.d.t : la production est actuellement les 85 millions de barils/jour).

Il ajoute : « Bien qu’il soit difficile de prévoir précisément les effets économiques, politiques et stratégiques d’un tel déficit, il réduira certainement les perspectives de croissance, à la fois dans le monde développé et émergent. Un tel ralentissement économique ne ferait qu’aggraver d’autres tensions non résolues, précipiter l’effondrement de pays fragiles et pourrait provoquer de graves répercussions sur la Chine et l’Inde. »

L’armée américaine indique que ses prévisions ne peuvent être considérées comme la politique du gouvernement des États-Unis mais admet qu’elles sont censées fournir au « Joint Forces Command » une « base intellectuelle sur laquelle construire les développements futurs des forces armées ».

Cet avertissement est le dernier d’une série émanant du monde entier, transformant le pic pétrolier - le moment où la demande dépasse l’offre - en un risque plus immédiat et non une menace lointaine.

Le rapport Wicks sur la politique énergétique du Royaume-Uni publié l’été dernier avait rejeté ces craintes, mais Lord Hunt, le ministre de l’énergie britannique, a rencontré des industriels préoccupés par la question il y a deux semaines, signe qu’il change rapidement d’avis sur la gravité du problème.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE), basée à Paris, reste confiante concernant les risques de pénurie de pétrole à court terme, mais en privé, certains hauts fonctionnaires ont admis qu’il existe un profond désaccord interne sur cette position optimiste.

L’approvisionnement futur en carburant est d’une importance critique pour l’armée américaine, qui est considérée comme le plus gros consommateur au monde. Le directeur général de BP, Tony Hayward, a récemment déclaré qu’il y avait peu de chances que le brut lourd extrait des sables bitumineux du Canada soit interdit aux États-Unis car l’armée américaine préfère les approvisionnements locaux plutôt que d’avoir à compter sur un Moyen-Orient politiquement instable.

Il y a des signes montrant que le Département américain de l’énergie pourrait également changer sa position sur le pic pétrolier. Dans une récente interview avec le journal français "Le Monde", Glen Sweetnam, conseiller principal sur le pétrole de l’administration Obama, a admis que « la possibilité d’un déclin » de la production mondiale de carburants liquides entre 2011 et 2015 existe en l’absence d’investissements suffisants.

Lionel Badal, étudiant de troisième cycle au Kings College de Londres, qui a effectué des recherches sur les théories du pic pétrolier, considère que le rapport de l’armée américaine amplifie le débat.

« Il est étonnant de constater que l’armée américaine, à la différence du ministère américain de l’énergie, mette publiquement en garde contre une pénurie majeure de pétrole à court terme. Cependant, il serait intéressant de connaitre l’information sur laquelle est basée cette étude », s’interroge-t-il.

« L’Energy Information Administration (organisme relevant du département de l’énergie) indique depuis des années que le pic pétrolier n’est prévu que dans « plusieurs décennies ». Compte tenu du rapport du « Joint Forces Command » américain l’EIA est-elle toujours confiante dans ses précédentes conclusions très optimistes ? »

Le rapport « Joint Operating Environement » dépeint un sombre tableau de ce qui peut arriver en périodes de graves difficultés économiques. « Nous ne devons pas oublier que la Grande Dépression a engendré un certain nombre de régimes totalitaires, lesquels ont recherché la prospérité économique de leur pays par la conquête brutale », souligne-t-il.

Source : Contre Info.

Mon avis

Depuis le temps que certains écologistes le disent, si maintenant l'armée américaine s'y met...

samedi 10 avril 2010

L' avenir s'assombrit pour l'éolien en France

Un nouveau rapport parlementaire sur l'énergie éolienne provoque la consternation des associations environnementales.

Le rapport juge que le développement actuel de l’éolien est mal contrôlé et contribue au mitage du paysage d’une part, et, d'autre part, qu’il engendre des coûts énormes dont profitent les propriétaires de parcs éolien par effet d’aubaine.

Les conclusions de la mission d’information commune sur l’énergie éolienne, présidée par Patrick Ollier, proposent :
- d’intégrer les parcs éoliens dans des schémas régionaux de sorte d'améliorer l’aménagement du territoire
- de limiter l’implantation des éoliennes aux parcs d’une puissance supérieure à 15 mégawatts et constitués d’au moins cinq éoliennes pour limiter le mitage du paysage
- de proscrire toute implantation à moins de 500 mètres d’une habitation
- de les intégrer dans les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), de manière à s’assurer de leur contrôle, comme pour toute production industrielle d’énergie.


Le ciel s'assombrit sur les éoliennes...

Le 2 avril à l’Assemblée Nationale, lors de l’examen en commission des articles 34 et 35 du projet de loi grenelle II, les propositions du rapport ont été intégrées au projet en commission.
France Nature Environnement, la Ligue ROC et la Ligue pour la Protection des Oiseaux dénoncent l’adoption d’amendements anti-éoliens qui menacent les ambitions françaises en matière d’énergie renouvelable.
Pour les associations les dispositions prises sont susceptibles de freiner considérablement le développement de la filière, voire de le bloquer pour longtemps, mettant les industries françaises hors jeu. Une telle hypothèse est totalement à l’opposé des engagements de la France en matière d’énergies renouvelables.

Mon avis

Une fois encore malheureusement les faits contredisent les discours.
Le ballon de baudruche "Grenelle" se dégonfle un peu plus. Après la taxe carbone, même si je n'étais pas pour telle qu'elle était proposée, le recul sur l'éolien et par là même les énergies renouvelables devrait faire réagir encore plus fortement les associatifs qui ont participé à la mascarade du Grenelle.


Espérons et agissions pour un avenir plus radieux à l'éolien.

samedi 6 mars 2010

Les Français sont favorables au développement des énergies renouvelables

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) a dévoilé les résultats de son baromètre 2009 sur les Français et les énergies renouvelables.

L'énergie solaire (68%) et l'énergie éolienne (57%) sont les deux sources renouvelables les plus connues du public.
Les Français aimeraient voir se développer les énergies renouvelables à 68% pour le solaire et 43% pour l'éolien.

Les énergies géothermiques et hydrauliques sont moins connues : les sondés les mentionnent respectivement à 31% et 22% seulement comme énergie renouvelable. La biomasse, elle, n'est citée que par 18% des Français.

90% des Français considèrent que l'énergie renouvelable "productible à domicile" est l'énergie solaire.

21% des personnes interrogeés ont déclaré posséder un équipement permettant d'utiliser des énergies renouvelables et 9% envisagent d'acquérir ce genre d'installation, notamment solaire, dans les mois à venir.

Les Français justifient leur choix d'investissement dans les énergies renouvelables par trois points. 44% d'entre eux veulent faire des économies.
L'envie d'agir pour protéger la planète arrive en deuxième position avec 18% des sondés.
11% des personnes interrogées ayant constaté l'augmentation du prix des autres énergies tels que le pétrole ou le gaz, préfèrent investir dans les énergies renouvelables.

77% des Français sont favorables à l'installation d'éoliennes en France mais l'esthétique (61% des sondés) et les nuisances sonores (pour 58%) font obstacles à leur mise en place. Le coût de l'aménagement est trop élevé pour 37% des répondants et les difficultés techniques liées à l'installation (36%) posent encore problème.
Les freins sont donc encore nombreux.

Pour plus d’information

http://www2.ademe.fr

- page 2 de 5 -