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vendredi 14 janvier 2011

A l'intérieur d'une éolienne

Une vidéo un peu décevante, d'une ascension à l'intérieur d'une éolienne à près de 85m de haut.

dimanche 28 novembre 2010

La loi NOME adoptée

Les députés ont adopté définitivement la loi portant nouvelle organisation du marché de l'électricité. Vous avez sans doute entendu parler de cette loi NOME.

Les groupes UMP et Nouveau Centre ont voté favorablement, tandis que les groupes de l'opposition de gauche ont voté contre.

La loi NOME prévoit qu'EDF cèdera jusqu'à 25 % de sa production nucléaire (accès régulé à l'électricité nucléaire historique - ARENH) à un prix non encore établi (il fera l'objet d'un décret). Dans un premier temps, l'ARENH sera fixé par le gouvernement, puis la Commission de régulation de l'énergie (CRE) prendra le relais. Le texte entérine la suppression des tarifs réglementés jaunes et verts (entreprises, collectivités) en 2015. Les tarifs réglementés pour les particuliers sont maintenus. A compter de 2015, les tarifs réglementés seront fixés par la CRE.

Pour le producteur d'électricité verte, Enercoop, la loi dans son ensemble ne participe en rien à une transformation vertueuse du secteur énergétique français. Ainsi, aucune avancée n'a été notée quant à l'accès aux énergies renouvelables. « La loi NOME est une occasion ratée : elle aurait pu permettre de repenser le modèle énergétique français, pour l'orienter vers le développement des énergies renouvelables et la mise en place de solutions d'accompagnement à la maîtrise de la consommation, tout en impliquant les citoyens dans la construction de ce modèle » regrette Patrick Behm, son Président.

Pour Yves Cochet, la "loi portant nouvelle organisation du marché de l’électricité aura de graves conséquences, aussi bien en matière d’aménagement du territoire et d’impacts environnementaux qu’en termes d’égalité d’accès à l’électricité." Il déclare pour finir "ce texte n’est pas adapté aux besoins actuels de sobriété et de progressivité, nous ne le voterons pas".

"Ce texte (...) va mécaniquement faire exploser" les tarifs d'électricité, a dénoncé l'association de consommateurs UFC-Que Choisir.

Pour plus d’information

Prenez connaissance du texte de loi définitif tel qu'adopté.
Lisez mon billet sur la loi Nome.
Lisez l'excellente intervention de Yves Cochet à l'Assemblée Nationale.

Mon avis

Les concurrents de EDF, fournisseurs alternatifs d'électricité vont pouvoir commercialiser une énergie d'origine nucléaire, avec tous les risques et problèmes qu'elle comporte, à un tarif inférieur à ce qu'il devrait être (ce sont les générations futures qui paieront le coût des déchets, du démantèlement des centrales), alors que ce sont les contribuables français qui, entre autres, ont payé et paient encore le coût de construction des centrales nucléaires.

Une disposition néfaste sur les plans environnemental et social, qui se situe dans la lignée des récentes décisions gouvernementales défavorables aux énergies renouvelables.

Écœurant !

mercredi 17 novembre 2010

Performance énergétique des logements : information obligatoire début 2011


Dès le 1er janvier 2011, les annonces immobilières seront tenues d’afficher systématiquement l’étiquette énergie des logements.


Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la loi Grenelle 2. Elle vise notamment à améliorer l’information des citoyens afin que l’enjeu "énergie" fasse dorénavant partie des critères de choix en matière d’habitat. Le gouvernement espère également que cette mesure incitera les propriétaires et bailleurs à entreprendre des travaux d’économie d’énergie et les locataires potentiels à devenir prescripteurs de demandes d’améliorations énergétiques.

Cette nouvelle obligation pourrait en effet réellement atteindre les objectifs escomptés dans les zones où le marché de l’immobilier n’est pas tendu. La mesure a dans tous les cas le mérite d’ancrer toujours plus les enjeux énergétiques au cœur de notre vie quotidienne.

Le DPE est obligatoire pour la vente de logement depuis le 1er novembre 2006 et pour les locations depuis le 1er juillet 2007.
Le coût d'établissement d'un DPE pour un logement coûte entre 100 et 250 euros environ.

Sources :
Comité de Liaison Énergies Renouvelables.
Dossier familial.

Pour plus d’information

Le site ADEME vous explique le Diagnostic de Performance Energétique.

jeudi 28 octobre 2010

Hausse du tarif de l’électricité : l’alibi des renouvelables

Ce lundi une mauvaise nouvelle nous a été donnée, largement reprise dans les différents média : le prix de l’électricité devrait augmenter de 4% au 1er janvier. Cette nouvelle hausse interviendrait alors que mi-aout, les tarifs avaient déjà été augmentés de 3,4%.

L'augmentation du 1er janvier, si elle était confirmée serait apparemment justifiée par un relèvement de la Contribution au service public de l’électricité (CSPE).

La CSPE sert à compenser à EDF les surcouts engendrés par la péréquation tarifaire, l’achat des énergies renouvelables, de la cogénération et de la tarification sociale. EDF doit en effet de racheter l'électricité produite par les énergies renouvelables jusqu’à 58 centimes le kilowattheure, alors que la compagnie revend ce même kilowattheure autour de 10 centimes. Le nouvel article 13 bis du projet de loi de Finances pour 2011 prévoit que la CSPE pourrait passer de 4,50 à 7,50 euros par MWh, ce qui induirait une hausse de 4% de nos factures.

Pour Europe Ecologie/Les verts :

La CSPE ne représente qu’un pourcentage faible des factures d’électricité. Elle sert à compenser à EDF les surcouts engendrés par la péréquation tarifaire, l’achat des énergies renouvelables, de la cogénération et enfin de la tarification sociale.
Ce qui pèse le plus sur les factures des usagers est l’augmentation du tarif de transport et distribution alors même qu’ERDF a chroniquement sous-investi dans les réseaux et qu’une part toujours plus grande de ses bénéfices remonte à la maison mère au lieu d’être investis.
Cette hausse décidée à la hussarde hors des mécanismes habituels interviendrait dans un contexte de dégradation sociale lourde, où les effets de la crise économique se font toujours ressentir sur les ménages, notamment les plus fragiles équipés de chauffage électrique, et alors qu’une forte hausse avait déjà eu lieu en août 2010. Il serait par ailleurs malhonnête d’imputer cette nouvelle hausse au soutien aux énergies renouvelables.
Ce sont les choix stratégiques d’EDF que vont supporter les ménages : l’entêtement dans le nucléaire, les surcoûts du chantier de l’EPR, à Flamanville, et le prolongement de centrales vétustes mais aussi les investissements hasardeux dans le nucléaire à l’étranger.


Le Syndicat des énergies renouvelables déclare :

La contribution au service public de l’électricité est une taxe forfaitaire payée par le consommateur d’électricité pour payer un certain nombre de surcoûts parmi lesquels :
- Le financement de la production d’électricité à partir de la cogénération gaz ;
- La péréquation tarifaire (c’est-à-dire le fait que les consommateurs des DOM COM paient un tarif identique aux consommateurs métropolitains malgré un coût de production de l’électricité plus important) ;
- Le financement des énergies renouvelables électriques ;
- Etc.
Pour 2010, la Commission de Régulation de l’Energie rappelle que le financement des énergies renouvelables pèse pour 24 % de la taxe quand la cogénération gaz pèse 32 % et la péréquation tarifaire 41%. Historiquement, ce sont bien la péréquation tarifaire et la cogénération gaz qui captent la plus grande partie de la charge de service public de l’électricité (cf. graphique ci-dessous). Lorsque la CSPE ne suffit plus à couvrir les charges réelles de service public, l’opérateur historique n’est plus compensé par l’Etat par la dite taxe à la hauteur des coûts réels. C’est le cas aujourd’hui à hauteur de 1,6 milliard d’euros. C’est pourquoi, le Parlement a décidé de proposer, à juste titre, dans le cadre du projet de loi de finances, une augmentation du plafond forfaitaire de la CSPE afin qu’EDF puisse être remboursée des sommes avancées. En effet, le déficit de recouvrement a été creusé ces dernières années par les charges les plus lourdes, à savoir la péréquation tarifaire et les contrats d’achat, concernant l’électricité produite à partir de centrales de cogénération gaz.
Les énergies renouvelables, si elles bénéficient d’un soutien financier à travers la CSPE, ne représentent pas aujourd’hui, à elles seules, une charge qui justifie l’augmentation de 3,2% de la facture électrique dont les médias se sont faits l’écho. En 2010, les énergies renouvelables électriques auront coûté 6,3 euros par ménage.


Sources :
Communiqué du Syndicat des énergies renouvelables.
Enerzine.com.

Mon avis

Faire porter le chapeau de cette augmentation par le financement des ENR est de nature à discréditer celles-ci.
Serait-ce la volonté sous-jacente ?
Ne nous y trompons pas, le prix de l'électricité continuera à augmenter.
Le prix de l'électricité nucléaire est nettement sous-évalué.
Si la politique nucléaire perdure, il faudra bien payer le prix du prolongement de vie des centrales actuelles, en construire de nouvelles.
Dans tous les cas il faudra bien assumer le coût du démentellement des installations et aussi celui des déchets.
Nous ne sommes pas au bout...


vendredi 15 octobre 2010

La loi Nome favorise le nucléaire

La loi Nome fait partie de la démarche de libéralisation du marché de l'électricité.

Depuis l'ouverture à la concurrence du marché de l'électricité exigée par Bruxelles, aucun concurrent d'EDF n'a pu s'imposer.
Certains disent que c'est parce que EDF dispose, avec son parc de centrales nucléaires, de faibles coûts de production (!).

La loi NOME doit l'obliger à céder une partie de sa production nucléaire -jusqu'à un quart -à ses concurrents à un prix inférieur à celui du marché.

Adopté le 12 octobre par le Sénat, le projet de loi doit à présent être examiné à l’Assemblée Nationale pour un vote définitif en fin d’année.

EDF devrait ainsi céder sur électricité à bas prix.

Actuellement, le coût de l'électricité de base d'origine nucléaire est de 30,90 euros par mégawattheure (MWh) et EDF la vend à hauteur de 34 €/MWh. Interrogé par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, le PDG D'EDF, Henri Proglio voudrait obtenir un prix oscillant entre 42 et 45 euros par mégawattheure (MWh). Non seulement EDF doit assurer les coûts d'exploitation, de maintenance, et de démantèlement des réacteurs nucléaires, mais il doit également trouver 35 milliards d'euros d'ici à 2030 afin de prolonger de dix ans la durée d'exploitation de ses 58 réacteurs.

Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), les particuliers pourraient voir une hausse de leur facture de 11,4 % après le vote de la loi, puis de 3,5 % par an entre 2011 et 2025 si le prix du MWh était fixé à 42 euros.

De leur côté, les syndicats s'opposent à la loi, mais avec des arguments différents :



Pour Enercoop
« La loi NOME est une occasion ratée : elle aurait pu permettre de repenser le modèle énergétique français, pour l’orienter vers le développement des énergies renouvelables et la mise en place de solutions d’accompagnement à la maîtrise de la consommation, tout en impliquant les citoyens dans la construction de ce modèle. » regrette Patrick Behm, Président d’Enercoop.

Mon avis

Je m'insurge contre le tract ci-dessus : l'électricité d'EDF n'est ni propre, ni pas chère.
En écrasante majorité d'origine nucléaire, des mines jusqu'au retraitement et au stockage, la filière uranium est très polluante.
Quant à elles, les centrales rejettent des polluants chimiques et radioactifs. Elle réchauffent aussi les fleuves.
La filière nucléaire vit à crédit sur le dos de nos enfants. Ses tarifs actuellement bas n'incluent ni le démantèlement des centrales, ni le traitement des déchets pour lequel aucune solution valable n'existe actuellement.

La loi Nome fait partie de la mondialisation de l'énergie. Elle est à combattre au profit de la production décentralisée et la plus respectueuse possible de l'environnement.

dimanche 19 septembre 2010

Pic pétrolier : l'armée allemande alerte sur des conséquences dévastatrices

Le journal Der Spiegel a révélé un rapport de l'armée allemande sur les conséquences dramatiques d'un pic pétrolier qui pourrait être imminent.

Selon le département d’analyse du futur, une division du centre pour la transformation de la Bundeswehr, il existe « une certaine probabilité pour que le Peak Oil se produise aux alentours de l’année 2010, et qu’il ait des conséquences sur la sécurité dans un délai de 15 à 30 ans ». Ses conséquences seraient (seront) dévastatrices.

L’expression ‘peak oil’, ou ‘pic pétrolier‘ désigne le moment , non connu précisément, à partir duquel les extractions de pétrole deviendront incapables de satisfaire entièrement la demande mondiale, faute de réserves suffisantes de pétrole conventionnel encore exploitables.

Le rapport de la Bundeswehr souligne à plusieurs reprises qu’une flambée du prix du brut provoquée par une insuffisance chronique des extractions mondiales aurait des conséquences gigantesques sur l’économie et la politique. « A moyen terme, le système économique global et chaque économie de marché nationale pourraient s’effondrer », écrivent les analystes. « Des pénuries de biens vitaux », notamment de nourriture, pourraient apparaître, ajoutent-ils. Le pétrole intervient directement ou indirectement dans la production « de 95 % des biens industriels », rappelle Der Spiegel.

Pour plus d’information

Lisez l'article sur le blog du journaliste Matthieu Auzanneau
Les commentaires qui s'y trouvent sont eux aussi très intéressants.


Mon avis

La décroissance des ressources énergétiques, minières, alimentaires et en eau est un des enjeux majeurs qui va s'imposer à l'humanité.
Je suis toujours atterré de voir notre société aller toujours vers plus d'autoroutes, de consommation, alors qu'il est urgent de se préparer à faire face à la fin des ressources bon marché.
Mais non, le système est ainsi bâti qu'il va laisser les choses évoluer vers des prix croissants, des tensions internationales, voire plus...
Il tentera de s'adapter aux bouleversements et probablement en tirera quelques bénéfices !

jeudi 16 septembre 2010

Energies renouvelables et agro-carburants : stop !

La France vient de confirmer ses intentions d'atteindre 23% d’énergies renouvelables d’ici 2020 dont 10% d’énergies renouvelables dans les transports.

Il ne faut pas se réjouir de cela car l'atteinte de ces objectifs passe par le recours aux agro-carburants.

Comme le note France Nature Environnement (FNE) : dans certains pays du Sud tels que la Colombie, la demande européenne en agro-carburants déstabilise tout à la fois l’agriculture, la politique et des équilibres fragiles. Ainsi, certains paysans se voient contraints par les armes de cesser de produire des cultures vivrières et de travailler dans des palmeraies à huile. Ailleurs, comme au Mozambique, les agro-carburants auraient contribué en partie aux « émeutes de la faim ».

Jacques Berthelot craint que la situation au Mozambique ne s'empire si se concrétisent les projets d'accaparement des terres dans ce pays et notamment de 4,5 millions d’ha à destination d'agrocarburants et de sucre.

Concernant l'impact des agro-carburants en France, FNE indique : En France, les agro-carburants sont produits au trois quart à partir d'oléagineux. Pour satisfaire l’augmentation de la demande, les surfaces devraient passer de 2,2 millions d'hectares à 3 millions d'hectares, en rognant notamment sur les jachères et les cultures de céréales. Rappelons que la production intensive de colza induit systématiquement une fertilisation abondante et de 5 à 7 traitements aux pesticides par an. Si l'objectif annoncé n'était pas revu à la baisse, on pourrait s’attendre à une dégradation de la qualité des eaux et de leur disponibilité.

Tout cela entre autres au nom de la lutte contre le réchauffement climatique alors que l’efficacité énergétique des agro-carburants est dérisoire puisqu’il faut dépenser 1 L de pétrole pour en produire 1,2 L. Par ailleurs, Jean-Claude Bévillard pilote du réseau Agriculture de FNE souligne : « le changement d’affectation des sols n’est actuellement pas pris en compte. Est-il écologiquement intéressant de détruire des forets qui stockent le carbone pour y substituer des cultures d’agro carburants ? »

Pour plus d’information

Lire le communiqué de FNE.

Voir le très documenté et détaillé document de Jacques Berthelot sur les émeutes de la faim au Mozambique.

Télécharger le plan d'action EnR de la France

mercredi 8 septembre 2010

Selon une étude suisse, la voiture électrique est plus écologique que la voiture à essence

Des chercheurs de l’EMPA, un établissement de recherche suisse, ont maintenant établi pour la première fois l’empreinte écologique du type le plus courant de batteries que sont les batteries ion-lithium ; une empreinte qui est finalement moins profonde qu’on aurait pu le craindre.

Cette étude montre que la charge environnementale exercée par la batterie Li-ion elle-même n’est que modérée; seuls 15 % au maximum de la charge environnementale totale de la voiture électrique sont à mettre au compte de la fabrication, de l’entretien et de l’élimination de la batterie. La moitié – soit 7. 5 % – provient de l’extraction et de la production du cuivre et de l’aluminium utilisés comme matières premières dans la fabrication de la batterie. La production du lithium ne pèse que pour 2.3 % dans le bilan. « Les accumulateurs lithium-ion ne sont pas aussi mauvais qu’on le supposait jusqu’ici », constate Dominic Notter, co-auteur de cette étude publiée tout récemment dans la revue scientifique «Environmental Science & Technology».

Au delà des batteries, c'est sur les voitures électriques que l'EMPA a travaillé.
Resultat : en comparaison avec les véhicules à moteur thermique, les voitures électriques restent compétitives quand on parle d'impacts écologiques. En effet, l'empreinte écologique globale de la voiture électrique - basée sur un mix énergétique - est comparable à un véhicule à moteur à combustion interne classique qui consommerait 4 litres d'essence** aux 100 km (ou 25 km par litre).

Tout dépend de l’électricité et moins de la batterie elle-même
C’est le chargement de sa batterie, autrement dit son «carburant»” qui provoque la charge la plus importante sur l’environnement. Si on fait le «plein» avec le mix européen d’électricité usuel provenant de centrales nucléaires, hydroélectriques et à charbon, la charge environnementale est trois plus importante que celle exercée par la batterie Li-ion en elle-même. Il vaut la peine d’envisager ici des alternatives: alors que si l’électricité utilisée est produite uniquement dans des centrales thermiques à charbon la charge supplémentaire sur l’écobilan est de 13 %, cette charge est abaissée de 40% avec de l’électricité provenant exclusivement de centrales hydroélectriques.

Pour plus d’information

http://www.empa.ch/plugin/template/empa/3/99105/---/l=3

Mon avis

Si cette étude est fiable, c'est plutôt une bonne nouvelle !
Reste la question de la provenance de l'électricité...
Plutôt que l'hydroélectrique, favorisons le solaire, l'éolien, la biomasse...

dimanche 15 août 2010

Un barbecue solaire ?

Un barbecue solaire, c'est tentant...

L'argumentaire commercial pour le nouveau modèle COOKUP200 du fabriquant IDCOOK :

Un barbecue écologique
Reposant sur le principe de la concentration des rayons solaires, le barbecue COOKUP200 est utilisable en toute saison. Il n’a besoin que du soleil pour fonctionner quelque soit la température extérieure. Avec ce barbecue, fini les combustibles polluants et les rejets de gaz à effet de serre. Vous respectez la nature tout en dégustant de délicieuses grillades au barbecue.

Une utilisation rapide et ludique
L’assemblage de ce barbecue éco-conçu est un jeu d’enfant. Ni vis, ni clou. Tout s’emboite et se clipse en 10 minutes. Avec son système « on/off » d’allumage par simple rotation, le COOKUP200 peut être manié par toute la famille sans danger. Il se tourne facilement face au soleil.

Un allumage immédiat et sans combustible
De forme parabolique, ce barbecue atteint immédiatement, dès l’exposition au soleil, 200° et peut atteindre 400° au cœur du foyer. Sans flamme, il est aussi performant qu’un barbecue au charbon traditionnel. Il s’occupe de tout, sans avoir besoin de le surveiller.

Mon avis

Comme je le disais en introduction, c'est tentant...
Mais c'est cher : environ 400€.
Quand au résultat, je demande à voir. Si un lecteur a une expérience à nous communiquer, son commentaire sera bienvenu !

Pour plus d’information

http://www.idcook.com/

samedi 8 mai 2010

Débat public sur l'éolien en mer

La Compagnie du Vent, filiale du groupe GDF Suez, est à l'initiative d'un projet de parc éolien en mer face aux côtes d'albâtre et picarde, au large du Tréport. Dans le scenario qu'il privilégie, dit "projet LARGE", le parc comporterait 140 éoliennes, d'une puissance totale de 700 MW, situées à 14 kilomètres de la côte pour un investissement de 1 800 millions d'euros. Deux variantes ont également été étudiées par ce maître d'ouvrage.

Ce projet s'inscrit dans l'environnement normand et picard mais il a aussi une portée nationale : des objectifs ont été fixés pour porter à 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation française d'énergie finale en 2020, suite au Grenelle de l'Environnement et à la directive européenne Énergie et Climat ; l'objectif de la programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité est de 6 000 MW de puissance installée en 2020 pour l'éolien en mer, soit par exemple 1 200 éoliennes de 5 MW.

Au regard de l'intérêt du projet sur le plan national et de son coût, la CNDP a dès lors décidé d'organiser un débat public sur le projet des Deux Côtes. Objectifs du débat

  • Informer le grand public sur le projet de parc éolien en mer des Deux Côtes
  • Permettre à la population de s'exprimer sur l'opportunité du projet, ses objectifs et ses caractéristiques
  • Éclairer le maître d'ouvrage sur les suites qu'il doit donner à son projet

Le débat intervient en amont de toute décision concernant l'implantation et la réalisation du parc, au moment où il est encore possible de décider de l'opportunité du projet.

Dans le cadre de ce débat, le public est invité à se prononcer sur deux questions principales :

  • Faut-il développer l'éolien en mer face aux côtes d'albâtre et picarde ? Si oui, à quelles conditions au vu des différents usages de la mer ?
  • Le projet de parc éolien des Deux Côtes répond-il à ces enjeux et ces contraintes ?

Vous aussi donnez votre avis

http://www.debatpublic-eolien-en-mer.org/participer/vos-avis.html

dimanche 18 avril 2010

Pétrole : il pourrait manquer 10 millions de barils par jour en 2015 avertit l’armée US

Les réserves de production excédentaire pourraient disparaître en 2012, et la pénurie s’installer dès 2015 avec un déficit pouvant approcher les 10 millions de barils/jour, selon une étude du « Joint Forces Command » de l’armée américaine. « Bien qu’il soit difficile de prévoir précisément les conséquences économiques, politiques et stratégiques de cette pénurie, elle réduirait certainement les perspectives de croissance, à la fois dans le monde développé et émergent. Un tel ralentissement économique exacerberait d’autres tensions irrésolues, entrainerait les états fragiles et faibles sur le chemin de l’effondrement, et aurait peut-être de sérieuses conséquences économiques pour la Chine et l’Inde, » avertissent les militaires américains.

Par Terry Macalister, Guardian, 11 avril 2010, traduction JCC pour Contre Info

L’armée américaine a averti que la capacité de production excédentaire de pétrole pourrait disparaitre d’ici 2 ans, et qu’il pourrait y avoir de graves pénuries d’ici à 2015, ayant des conséquences économiques et politiques significatives.

Cette crise énergétique, pointée par le rapport « Joint Operating Environment » du « Joint Forces Command » américain, intervient alors que le prix de l’essence en Grande Bretagne atteint des niveaux record et que l’on prévoit un cours du brut à 100 dollar le baril dans un avenir proche.

Le rapport - préfacé par le général James N. Matis - précise qu’en 2012, la capacité de production excédentaire pourrait complètement disparaitre et, dès 2015, le déficit de production avoisiner les 10 millions de barils/jour (N.d.t : la production est actuellement les 85 millions de barils/jour).

Il ajoute : « Bien qu’il soit difficile de prévoir précisément les effets économiques, politiques et stratégiques d’un tel déficit, il réduira certainement les perspectives de croissance, à la fois dans le monde développé et émergent. Un tel ralentissement économique ne ferait qu’aggraver d’autres tensions non résolues, précipiter l’effondrement de pays fragiles et pourrait provoquer de graves répercussions sur la Chine et l’Inde. »

L’armée américaine indique que ses prévisions ne peuvent être considérées comme la politique du gouvernement des États-Unis mais admet qu’elles sont censées fournir au « Joint Forces Command » une « base intellectuelle sur laquelle construire les développements futurs des forces armées ».

Cet avertissement est le dernier d’une série émanant du monde entier, transformant le pic pétrolier - le moment où la demande dépasse l’offre - en un risque plus immédiat et non une menace lointaine.

Le rapport Wicks sur la politique énergétique du Royaume-Uni publié l’été dernier avait rejeté ces craintes, mais Lord Hunt, le ministre de l’énergie britannique, a rencontré des industriels préoccupés par la question il y a deux semaines, signe qu’il change rapidement d’avis sur la gravité du problème.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE), basée à Paris, reste confiante concernant les risques de pénurie de pétrole à court terme, mais en privé, certains hauts fonctionnaires ont admis qu’il existe un profond désaccord interne sur cette position optimiste.

L’approvisionnement futur en carburant est d’une importance critique pour l’armée américaine, qui est considérée comme le plus gros consommateur au monde. Le directeur général de BP, Tony Hayward, a récemment déclaré qu’il y avait peu de chances que le brut lourd extrait des sables bitumineux du Canada soit interdit aux États-Unis car l’armée américaine préfère les approvisionnements locaux plutôt que d’avoir à compter sur un Moyen-Orient politiquement instable.

Il y a des signes montrant que le Département américain de l’énergie pourrait également changer sa position sur le pic pétrolier. Dans une récente interview avec le journal français "Le Monde", Glen Sweetnam, conseiller principal sur le pétrole de l’administration Obama, a admis que « la possibilité d’un déclin » de la production mondiale de carburants liquides entre 2011 et 2015 existe en l’absence d’investissements suffisants.

Lionel Badal, étudiant de troisième cycle au Kings College de Londres, qui a effectué des recherches sur les théories du pic pétrolier, considère que le rapport de l’armée américaine amplifie le débat.

« Il est étonnant de constater que l’armée américaine, à la différence du ministère américain de l’énergie, mette publiquement en garde contre une pénurie majeure de pétrole à court terme. Cependant, il serait intéressant de connaitre l’information sur laquelle est basée cette étude », s’interroge-t-il.

« L’Energy Information Administration (organisme relevant du département de l’énergie) indique depuis des années que le pic pétrolier n’est prévu que dans « plusieurs décennies ». Compte tenu du rapport du « Joint Forces Command » américain l’EIA est-elle toujours confiante dans ses précédentes conclusions très optimistes ? »

Le rapport « Joint Operating Environement » dépeint un sombre tableau de ce qui peut arriver en périodes de graves difficultés économiques. « Nous ne devons pas oublier que la Grande Dépression a engendré un certain nombre de régimes totalitaires, lesquels ont recherché la prospérité économique de leur pays par la conquête brutale », souligne-t-il.

Source : Contre Info.

Mon avis

Depuis le temps que certains écologistes le disent, si maintenant l'armée américaine s'y met...

samedi 10 avril 2010

L' avenir s'assombrit pour l'éolien en France

Un nouveau rapport parlementaire sur l'énergie éolienne provoque la consternation des associations environnementales.

Le rapport juge que le développement actuel de l’éolien est mal contrôlé et contribue au mitage du paysage d’une part, et, d'autre part, qu’il engendre des coûts énormes dont profitent les propriétaires de parcs éolien par effet d’aubaine.

Les conclusions de la mission d’information commune sur l’énergie éolienne, présidée par Patrick Ollier, proposent :
- d’intégrer les parcs éoliens dans des schémas régionaux de sorte d'améliorer l’aménagement du territoire
- de limiter l’implantation des éoliennes aux parcs d’une puissance supérieure à 15 mégawatts et constitués d’au moins cinq éoliennes pour limiter le mitage du paysage
- de proscrire toute implantation à moins de 500 mètres d’une habitation
- de les intégrer dans les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), de manière à s’assurer de leur contrôle, comme pour toute production industrielle d’énergie.


Le ciel s'assombrit sur les éoliennes...

Le 2 avril à l’Assemblée Nationale, lors de l’examen en commission des articles 34 et 35 du projet de loi grenelle II, les propositions du rapport ont été intégrées au projet en commission.
France Nature Environnement, la Ligue ROC et la Ligue pour la Protection des Oiseaux dénoncent l’adoption d’amendements anti-éoliens qui menacent les ambitions françaises en matière d’énergie renouvelable.
Pour les associations les dispositions prises sont susceptibles de freiner considérablement le développement de la filière, voire de le bloquer pour longtemps, mettant les industries françaises hors jeu. Une telle hypothèse est totalement à l’opposé des engagements de la France en matière d’énergies renouvelables.

Mon avis

Une fois encore malheureusement les faits contredisent les discours.
Le ballon de baudruche "Grenelle" se dégonfle un peu plus. Après la taxe carbone, même si je n'étais pas pour telle qu'elle était proposée, le recul sur l'éolien et par là même les énergies renouvelables devrait faire réagir encore plus fortement les associatifs qui ont participé à la mascarade du Grenelle.


Espérons et agissions pour un avenir plus radieux à l'éolien.

samedi 6 mars 2010

Les Français sont favorables au développement des énergies renouvelables

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) a dévoilé les résultats de son baromètre 2009 sur les Français et les énergies renouvelables.

L'énergie solaire (68%) et l'énergie éolienne (57%) sont les deux sources renouvelables les plus connues du public.
Les Français aimeraient voir se développer les énergies renouvelables à 68% pour le solaire et 43% pour l'éolien.

Les énergies géothermiques et hydrauliques sont moins connues : les sondés les mentionnent respectivement à 31% et 22% seulement comme énergie renouvelable. La biomasse, elle, n'est citée que par 18% des Français.

90% des Français considèrent que l'énergie renouvelable "productible à domicile" est l'énergie solaire.

21% des personnes interrogeés ont déclaré posséder un équipement permettant d'utiliser des énergies renouvelables et 9% envisagent d'acquérir ce genre d'installation, notamment solaire, dans les mois à venir.

Les Français justifient leur choix d'investissement dans les énergies renouvelables par trois points. 44% d'entre eux veulent faire des économies.
L'envie d'agir pour protéger la planète arrive en deuxième position avec 18% des sondés.
11% des personnes interrogées ayant constaté l'augmentation du prix des autres énergies tels que le pétrole ou le gaz, préfèrent investir dans les énergies renouvelables.

77% des Français sont favorables à l'installation d'éoliennes en France mais l'esthétique (61% des sondés) et les nuisances sonores (pour 58%) font obstacles à leur mise en place. Le coût de l'aménagement est trop élevé pour 37% des répondants et les difficultés techniques liées à l'installation (36%) posent encore problème.
Les freins sont donc encore nombreux.

Pour plus d’information

http://www2.ademe.fr

lundi 22 février 2010

Des précisions sur les tarifs photovoltaïques 2010

Le Ministère de l'Énergie (MEEDEM) apporte quelques précisions sur les mesures prises par le gouvernement concernant la filière solaire et plus précisément sur la tarification photovoltaïque 2010-2012.

Le Gouvernement a décidé de prendre des mesures destinées à supprimer "les effets d’aubaine" et vise selon lui à "protéger le pouvoir d’achat des Français". Il explique que l'engagement financier potentiel de cette bulle spéculative a atteint plus de 50 milliards d’euros sur 20 ans, et la prise en charge par la CSPE de cet engagement aurait nécessité un relèvement de plus de 10 % du prix de l’électricité.

Ainsi, le nouvel arrêté tarifaire du 12 janvier 2010 assure d'après le MEEDEM, "une plus juste rémunération aux projets dans l’énergie solaire", quel que soit le secteur (habitat, agriculture, commerce, bureaux, fermes au sol, …). Les projets peu avancés devront faire l'objet d'une nouvelle demande d’achat de l'électricité aux nouvelles conditions tarifaires.

Concernant les demandes reçues dans les deux derniers mois de l’année 2009, le MEEDEM précise qu'il y a lieu de traiter de manière différenciée les projets abusifs ou spéculatifs d’une part, et les projets de taille raisonnable menés de bonne foi, notamment dans le secteur agricole, d’autre part.

Ensuite, après avoir analysées des milliers de demandes reçues par EDF et ErDF, il apparaît que "quelques centaines de projets de grande puissance" (> 250 kW soit 2 500 m2 de panneaux), ont été considérés comme abusifs, et représentent la majorité de la puissance. A l'inverse, "environ 15 000 projets de petite taille" (<36 kW) représentent une très faible puissance.

Par conséquent, le ministère du Développement durable a tranché. Seuls pourront bénéficier des tarifs fixés en 2006 (anciens tarifs), ceux qui entrent dans les critères suivants :

1/ Les installations pour lesquelles une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 1er novembre 2009 ;
2/ Les installations de puissance inférieure à 36 kWc (soit 360 m2 de panneaux) pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 ;
3/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc (soit 2 500 m2 de panneaux) pour lesquelles une demande de contrat d’achat et une demande complète de raccordement ont été formulées avant le 11 janvier 2010 ;
4/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 et qui remplissent toutes les conditions suivantes :
- l’installation est intégrée à un bâtiment agricole ;
- l’installation a fait l’objet d’une déclaration préalable ou d’une demande de permis de construire avant le 11 janvier 2010 ;
- le producteur dispose d’une attestation du préfet de département certifiant que, au 11 janvier 2010 :
- le producteur est l’exploitant agricole de la parcelle sur laquelle est située le bâtiment ;
- le producteur est propriétaire du bâtiment ou en dispose dans le cadre d'un bail rural ;
- le bâtiment est nécessaire au maintien et au développement de l’exploitation agricole.

Pour finir, le MEEDEM indique que "le bénéfice des tarifs d’intégration au bâti (58 ou 50 c€/kWh) sera désormais limité aux seules installations de puissance inférieure à 250 kWc".

Ce dispositif sera fixé par arrêté pour une publication du texte, début mars 2010.

Source : enerzine.com

Mon avis

Je ne suis pas pour la spéculation.
Ceci étant dit, vous y comprenez quelque chose, vous, à ces nouveaux tarifs ?
J'ai une impression... On baisse le tarif d'achat...
Si je comprends bien, les projets pouvant voir le jour après le 11 janvier sont moins bien rémunérés à l'achat du KWH, ceci même pour les projets à taille réduite.
Je me trompe ?

vendredi 29 janvier 2010

Augmentation du prix de l'électricité ou pas ?

En juillet dernier le PDG d'EDF demandait l'augmentation de 20% des tarifs de l'électricité en déclarant que les "tarifs d'EDF doivent refléter nos investissements". Certains disent que c'est ce qui lui a couté sa place...
En ce début de semaine, Les Echos annoncent un projet d'augmentation de 24% afin d'assumer les investissements.
EDF a très vite démenti...

Cette question du tarif est à l'évidence très sensible. Mais on peut penser qu'il va bien falloir y passer...
Y passer parce que EDF est très endettée.
Parce que les centrales nucléaires vieillissent et qu'il va bien falloir assumer, par le maintien sous perfusion des centrales existantes, par la construction de nouvelles, nucléaires ou autres...
Parce que le prix actuel ne reflète pas le cout réel (ce sont les contribuables qui paient la différence !) et que la concurrence est ainsi faussée, ce qui ne plait pas à la Commission européenne. En effet, le démantèlement des centrales nucléaires, le retraitement des déchets ne sont pas pris en compte.

Le choix du tout nucléaire induit un besoin d'investissements énorme, pour la construction des centrales et autres installations nucléaires, mais aussi pour le développement d'un réseau HT et THT nécessaire à toute source d'électricité centralisée.

Alors, l'augmentation, ce n'est qu'une question de temps.


Retrouvez les dessins d'Agir pour l'Environnement sur Facebook.

mercredi 30 décembre 2009

La taxe carbone déclarée inconstitutionnelle

Le Conseil constitutionnel a annulé, mardi 29 décembre, la taxe carbone.

Saisi par le Parti socialiste sur l’ensemble du budget, le Conseil constitutionnel, présidé par le chiraquien Jean-Louis Debré, a considéré que la contribution carbone était inefficace et inéquitable. Il a notamment fondé sa décision sur la Charte de l’environnement, qui a "valeur constitutionnelle". En revanche, le remplacement de la taxe professionnelle par une "contribution économique territoriale" a été validé.

Pour les juges constitutionnels, la taxe carbone, un impôt qui pesait essentiellement sur les ménages, comportait trop d’exemptions, notamment à l’égard des entreprises les plus polluantes. Le texte prévoyait d’épargner les transports aérien et routier de voyageurs, ainsi qu’un millier des sites industriels les plus émetteurs de CO2, comme "les centrales thermiques, les raffineries, cimenteries, cokeries, verreries". "93 % des émissions de dioxyde de carbone d’origine industrielle, hors carburant, seront totalement exonérées de contribution carbone", précise la décision. Ces régimes d’exemption "sont contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créent une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques".

L’exécutif a tenté de minimiser l’impact de cette décision. Le premier ministre a indiqué dans un communiqué qu’un nouveau dispositif serait présenté par le gouvernement dès le 20 janvier en conseil des ministres. François Fillon rappelle que la mise en place d’une "contribution carbone est une priorité" pour le gouvernement, afin de "réorienter les comportements des entreprises et des ménages en matière de consommation d’énergie".

FNE prend acte de la décision du Conseil constitutionnel et demande la création d’une véritable contribution climat énergie, qui tienne compte du vœu du Grenelle de l’environnement et des conclusions de la conférence Rocard de juillet 2009 : objectif de baisse de la consommation de toutes les énergies, taux à 32 euros, redistribution intégrale, pas d’exonérations.

FNE s’inquiète de la réaction des français. La taxe carbone était une mesure mal expliquée et mal comprise par beaucoup de citoyens. La décision du Conseil constitutionnel risque de brouiller un peu plus le message : non seulement la mesure est impopulaire mais elle est de plus illégale. Pour Arnaud Gossement : « le Gouvernement doit revoir sa copie et refaire son exposé. Il est urgent de mieux expliquer l’urgence et les enjeux de la fiscalité carbone. Il est urgent d’insister, non sur le taux de la taxe mais sur son caractère redistributif et social. Il est urgent de gommer les exonérations pour les plus gros pollueurs pour ne pas alimenter le sentiment d’injustice ».

Sources :
Le Monde
Communiqué FNE.

Mon avis

J'approuve la décision du Conseil Constitutionnel.
Il n'était pas admissible que tant d'exonérations aient été mises en place.
En ce qui concerne le mécanisme de redistribution, non seulement je ne crois pas qu'il puisse fonctionner de manière efficace et équitable : certains seront avantagés, d'autres lésés. De plus, pourquoi redistribuer ? Je ne pense pas que l'incitation de gagner un peu d'argent en consommant moins d'énergie émettrice de CO2 soit motivante au regard de l'absence d'alternatives énergétiques accessibles. On se moque de nous.
Développons réellement les énergies renouvelables, mettons les réellement et pratiquement accessibles au public, et ensuite mettons en place des mesures d'incitation à les utiliser. Ne faisons pas l'inverse !

jeudi 17 décembre 2009

La France va importer l'équivalent de 7 réacteurs nucléaires d'électricité !

Pour satisfaire à ses besoins, la France va devoir importer 7.300 mégawatts (MW) d'électricité mercredi à 19 heures, soit l'équivalent de la production de sept réacteurs nucléaires et un des niveaux d'importation les plus élevés jamais atteints par le pays.

La consommation d'électricité est très sensible au froid en raison du fort équipement des Français en chauffages électriques.

La modération de la consommation d’électricité «des communes et de leurs administrés» lors des période de pics de consommation est «donc particulièrement essentielle». Le président de l'AMF, Jacques Pélissard, «invite les maires à prendre les dispositions nécessaires pour maîtriser la consommation municipale d’électricité entre 17 heures et 20 heures, notamment dans les équipements publics, les bureaux, pour les mises en lumière, l’éclairage public».

L’AMF et RTE soulignent en outre que la réduction de la consommation au moment des pics de consommation contribue «à la lutte contre le changement climatique». Car les centrales électriques «répondant aux besoins de pointe sont plus émettrices de CO2» fonctionnent au fioul ou au charbon.

Mon avis

N'est-ce pas le signe de l'inadéquation de la politique énergétique française ?
Lorsque nous sommes au bord de la coupure, on nous incite à réduire notre consommation !!
Après tant d'incitations à consommer électrique, c'est terrible !

mercredi 25 novembre 2009

La fin du pétrole

La fin du pétrole, c’est la fabuleuse histoire d’une matière première qui, en à peine un siècle, a révolutionné la vie des hommes. Mais aujourd’hui, les réserves de pétrole s’épuisent. Dans sa course folle à toujours plus de production, l’Homme n’a pas su préserver cette énergie précieuse que la Terre a mis des millions d’années à lui offrir.

Pour raconter l’aventure du pétrole, Yann Arthus-Bertrand et son équipe sont partis aux Etats-Unis, pays le plus dépendant à l’or noir. En ce début du XXIe siècle, il est urgent de prendre conscience que les ressources en pétrole sont limitées.

C’est aujourd’hui qu’il faut agir et s’organiser, pour préparer la nouvelle ère qui s’annonce. Alors que toutes nos économies sont basées sur le cours du baril, demain, dans 20, 30 ou 100 ans, il faudra vivre sans pétrole.
Quelles en seront les conséquences ?
Quelles sont les solutions qui s’offrent à nous ?

Ce nouvel épisode de Vu du Ciel tente de répondre à ces questions. De la Chine au Bénin, en passant par l’Azerbaïdjan, la Belgique et le Canada, «Vu du Ciel» nous entraîne dans un tour du monde inédit, à la rencontre de l’or noir.

Mon avis

Je ne suis pas fan de Yann Arthus-Bertrand, même si j'admire ses photographies.
Moi qui, comme beaucoup d'entre nous, vis su système industriel mondial, je suis convaincu qu'il nous faut économiser le plus possible les matières non renouvelables que nous consommons au quotidien.
Le documentaire proposé ce soir par YAB sur France 3 pose de bonnes questions et indique de bonnes voies, même si, comme souvent, je ne suis pas 100% d'accord, par exemple par rapport au plastique dont l'apologie est faite par Philippe Stark.

mardi 10 novembre 2009

L’AIE accusée de dissimuler la réalité du pic pétrolier

Plusieurs fonctionnaires de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) ont affirmé au Guardian que l’agence minimisait sciemment l’imminence de la pénurie de pétrole. L’une de ces sources accuse les USA d’avoir joué de leur influence pour modifier les publications afin de laisser croire que les réserves sont plus importantes qu’elles ne le sont en réalité. La dernière édition du World Energy Outlook prévoyait une production de 105 millions de barils/jours, alors que des voix à l’intérieur de l’agence s’interrogent et redoutent que la fourchette 90-95 mb/j ne soit intenable.


Légende : la production des champs « non encore découverts » (rose) et « non encore développés » (bleu ciel) prévue par l’AIE.

Par Terry Macalister, Guardian, 9 novembre 2009

Le monde est beaucoup plus proche de manquer de pétrole que les estimations officielles ne l’admettent, selon un informateur de l’Agence Internationale de l’Energie qui affirme qu’elle a délibérément minimisé une pénurie imminente de peur de déclencher des achats paniques.

Ce haut fonctionnaire affirme que les États-Unis ont joué un rôle déterminant pour encourager l’agence à minimiser le déclin des champs pétroliers existants, tout exagérant les possibilités de découvertes de nouvelles réserves.

Ces allégations soulèvent de sérieuses questions sur l’exactitude du dernier World Energy Outlook, évaluant la demande et l’offre de pétrole, qui sera publié demain par l’Agence. Ce document est utilisé par de nombreux gouvernements, dont le britannique, pour définir leurs orientations en matière de politique énergétique et concernant le changement climatique.

En particulier, elles mettent en doute la prévision du dernier World Economic Outlook, qui sera on le pense reconduite cette année, qui estimait que la production pétrolière pourra passer d’un niveau actuel de 83 millions de barils par jour à 105 millions de barils. Des critiques extérieurs à l’agence ont souvent fait valoir que cette affirmation ne pouvait être étayée par des preuves concrètes et ils affirment que le pic de production pétrolière a déjà été dépassé.

Désormais, la théorie du « pic pétrolier » trouve des partisans au cœur même du secteur de l’énergie. « L’AIE prévoyait en 2005 que la production de pétrole pourraient s’élever à 120 millions de barils par jour en 2030, mais elle a été contrainte de réduire progressivement ce chiffre à 116 mb/j puis 105 l’an dernier », déclare notre source à l’AIE, qui n’a pas souhaité dévoiler son identité par crainte de représailles en provenance de l’industrie pétrolière. « Le chiffre de 120 mb/j a toujours été un non-sens, mais même celui qui est utilisé aujourd’hui est beaucoup plus élevé que ce qui peut être justifié, et l’AIE le sait. »

Pour plus d’information

Lire la suite de l'article traduit du Guardian parContre Info.

lundi 9 novembre 2009

THT : la convention agricole bouclée

Lancé voici deux ans, le projet d'indemnisation des agriculteurs riverains de la future ligne est achevé. Reste à le signer.

D'ici la fin de l'année, la convention agricole spécifique de la future ligne THT sera signée. Depuis deux ans, RTE (Réseau de transport d'électricité) négocie avec les quatre départements concernés par la future ligne à très haute tension (400 000 volts) Cotentin-Maine, qui acheminera le courant produit par l'EPR en cours de construction à Flamanville. Des représentants agricoles de la Manche, de l'Ille-et-Vilaine, du Calvados (pour une commune) et de la Mayenne, ont travaillé à la rédaction de ce projet d'indemnisation.

Parmi les points essentiels, une enveloppe d'un million d'euros pour la totalité des 163 km de ligne, « mais pas que ça, souligne Jean-Marc Perrin, responsable du projet THT à RTE. Cette convention comporte des engagements pour les élevages. Par exemple, la ligne ne surplombera aucun bâtiment. Avant l'arrivée de la ligne, nous réaliserons des diagnostics électriques des infrastructures métalliques des exploitations, et nous prendrons en charge les aménagements nécessaires pour éviter les courants parasites. » De même, des diagnostics zootechniques seront menées par des vétérinaires.

Une fois cette convention signée, RTE va élaborer « l'ajustement sur mesure, parcelle par parcelle » pour transformer l'actuel tracé de principe de la ligne, en tracé de détail. Celui-ci devrait être connu à la fin du premier semestre 2010.

Source : Ouest France

Mon avis

Le rouleau compresseur de l'EPR et ses lignes THT continue sa marche.
Les effets sur la santé des populations et animaux seront-ils nuls grâce à cette convention ?

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