L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) a dévoilé
les résultats de son baromètre 2009 sur les Français et les énergies
renouvelables.
L'énergie solaire (68%) et l'énergie éolienne (57%) sont les deux sources
renouvelables les plus connues du public.
Les Français aimeraient voir se développer les énergies renouvelables à 68%
pour le solaire et 43% pour l'éolien.
Les énergies géothermiques et hydrauliques sont moins connues : les
sondés les mentionnent respectivement à 31% et 22% seulement comme énergie
renouvelable. La biomasse, elle, n'est citée que par 18% des
Français.
90% des Français considèrent que l'énergie renouvelable "productible à
domicile" est l'énergie solaire.
21% des personnes interrogeés ont déclaré posséder un équipement permettant
d'utiliser des énergies renouvelables et 9% envisagent d'acquérir ce genre
d'installation, notamment solaire, dans les mois à venir.
Les Français justifient leur choix d'investissement dans les énergies
renouvelables par trois points. 44% d'entre eux veulent faire des
économies.
L'envie d'agir pour protéger la planète arrive en deuxième position avec 18%
des sondés.
11% des personnes interrogées ayant constaté l'augmentation du prix des autres
énergies tels que le pétrole ou le gaz, préfèrent investir dans les énergies
renouvelables.
77% des Français sont favorables à l'installation d'éoliennes en France mais
l'esthétique (61% des sondés) et les nuisances sonores (pour 58%) font
obstacles à leur mise en place. Le coût de l'aménagement est trop élevé pour
37% des répondants et les difficultés techniques liées à l'installation (36%)
posent encore problème.
Les freins sont donc encore nombreux.
Le Ministère de l'Énergie (MEEDEM) apporte quelques précisions sur les
mesures prises par le gouvernement concernant la filière solaire et plus
précisément sur la tarification photovoltaïque 2010-2012.
Le Gouvernement a décidé de prendre des mesures destinées à supprimer "les
effets d’aubaine" et vise selon lui à "protéger le pouvoir d’achat des
Français". Il explique que l'engagement financier potentiel de cette bulle
spéculative a atteint plus de 50 milliards d’euros sur 20 ans, et la prise en
charge par la CSPE de cet engagement aurait nécessité un relèvement de plus de
10 % du prix de l’électricité.
Ainsi, le nouvel arrêté tarifaire du 12 janvier 2010 assure d'après le
MEEDEM, "une plus juste rémunération aux projets dans l’énergie solaire", quel
que soit le secteur (habitat, agriculture, commerce, bureaux, fermes au sol,
…). Les projets peu avancés devront faire l'objet d'une nouvelle demande
d’achat de l'électricité aux nouvelles conditions tarifaires.
Concernant les demandes reçues dans les deux derniers mois de l’année 2009,
le MEEDEM précise qu'il y a lieu de traiter de manière différenciée les projets
abusifs ou spéculatifs d’une part, et les projets de taille raisonnable menés
de bonne foi, notamment dans le secteur agricole, d’autre part.
Ensuite, après avoir analysées des milliers de demandes reçues par EDF et
ErDF, il apparaît que "quelques centaines de projets de grande puissance" (>
250 kW soit 2 500 m2 de panneaux), ont été considérés comme abusifs, et
représentent la majorité de la puissance. A l'inverse, "environ 15 000 projets
de petite taille" (<36 kW) représentent une très faible puissance.
Par conséquent, le ministère du Développement durable a tranché. Seuls
pourront bénéficier des tarifs fixés en 2006 (anciens tarifs), ceux qui entrent
dans les critères suivants :
1/ Les installations pour lesquelles une demande de contrat d’achat a été
formulée avant le 1er novembre 2009 ;
2/ Les installations de puissance inférieure à 36 kWc (soit 360 m2 de panneaux)
pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier
2010 ;
3/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc (soit 2 500 m2
de panneaux) pour lesquelles une demande de contrat d’achat et une demande
complète de raccordement ont été formulées avant le 11 janvier 2010 ;
4/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc pour lesquels
une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 et qui
remplissent toutes les conditions suivantes :
- l’installation est intégrée à un bâtiment agricole ;
- l’installation a fait l’objet d’une déclaration préalable ou d’une demande de
permis de construire avant le 11 janvier 2010 ;
- le producteur dispose d’une attestation du préfet de département certifiant
que, au 11 janvier 2010 :
- le producteur est l’exploitant agricole de la parcelle sur laquelle est
située le bâtiment ;
- le producteur est propriétaire du bâtiment ou en dispose dans le cadre d'un
bail rural ;
- le bâtiment est nécessaire au maintien et au développement de l’exploitation
agricole.
Pour finir, le MEEDEM indique que "le bénéfice des tarifs d’intégration au
bâti (58 ou 50 c€/kWh) sera désormais limité aux seules installations de
puissance inférieure à 250 kWc".
Ce dispositif sera fixé par arrêté pour une publication du texte, début mars
2010.
Je ne suis pas pour la spéculation.
Ceci étant dit, vous y comprenez quelque chose, vous, à ces nouveaux tarifs
?
J'ai une impression... On baisse le tarif d'achat...
Si je comprends bien, les projets pouvant voir le jour après le 11 janvier sont
moins bien rémunérés à l'achat du KWH, ceci même pour les projets à taille
réduite.
Je me trompe ?
Par Gilles Héluin le vendredi 29 janvier 2010, 06:34
En juillet dernier le PDG d'EDF demandait l'augmentation de 20% des tarifs
de l'électricité en déclarant que les "tarifs d'EDF doivent refléter nos
investissements". Certains disent que c'est ce qui lui a couté sa
place...
En ce début de semaine, Les Echos annoncent un projet d'augmentation de 24%
afin d'assumer les investissements.
EDF a très vite démenti...
Cette question du tarif est à l'évidence très sensible. Mais on peut penser
qu'il va bien falloir y passer...
Y passer parce que EDF est très endettée.
Parce que les centrales nucléaires vieillissent et qu'il va bien falloir
assumer, par le maintien sous perfusion des centrales existantes, par la
construction de nouvelles, nucléaires ou autres...
Parce que le prix actuel ne reflète pas le cout réel (ce sont les contribuables
qui paient la différence !) et que la concurrence est ainsi faussée, ce qui ne
plait pas à la Commission européenne. En effet, le démantèlement des centrales
nucléaires, le retraitement des déchets ne sont pas pris en compte.
Le choix du tout nucléaire induit un besoin d'investissements énorme, pour
la construction des centrales et autres installations nucléaires, mais aussi
pour le développement d'un réseau HT et THT nécessaire à toute source
d'électricité centralisée.
Alors, l'augmentation, ce n'est qu'une question de temps.
Par Gilles Héluin le mercredi 30 décembre 2009, 12:11
Le Conseil constitutionnel a annulé, mardi 29 décembre, la taxe carbone.
Saisi par le Parti socialiste sur l’ensemble du budget, le Conseil
constitutionnel, présidé par le chiraquien Jean-Louis Debré, a considéré que la
contribution carbone était inefficace et inéquitable. Il a notamment fondé sa
décision sur la Charte de l’environnement, qui a "valeur constitutionnelle". En
revanche, le remplacement de la taxe professionnelle par une "contribution
économique territoriale" a été validé.
Pour les juges constitutionnels, la taxe carbone, un impôt qui pesait
essentiellement sur les ménages, comportait trop d’exemptions, notamment à
l’égard des entreprises les plus polluantes. Le texte prévoyait d’épargner les
transports aérien et routier de voyageurs, ainsi qu’un millier des sites
industriels les plus émetteurs de CO2, comme "les centrales thermiques, les
raffineries, cimenteries, cokeries, verreries". "93 % des émissions de dioxyde
de carbone d’origine industrielle, hors carburant, seront totalement exonérées
de contribution carbone", précise la décision. Ces régimes d’exemption "sont
contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créent
une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques".
L’exécutif a tenté de minimiser l’impact de cette décision. Le premier
ministre a indiqué dans un communiqué qu’un nouveau dispositif serait présenté
par le gouvernement dès le 20 janvier en conseil des ministres. François Fillon
rappelle que la mise en place d’une "contribution carbone est une priorité"
pour le gouvernement, afin de "réorienter les comportements des entreprises et
des ménages en matière de consommation d’énergie".
FNE prend acte de la décision du Conseil constitutionnel et demande la
création d’une véritable contribution climat énergie, qui tienne compte du vœu
du Grenelle de l’environnement et des conclusions de la conférence Rocard de
juillet 2009 : objectif de baisse de la consommation de toutes les
énergies, taux à 32 euros, redistribution intégrale, pas d’exonérations.
FNE s’inquiète de la réaction des français. La taxe carbone était une mesure
mal expliquée et mal comprise par beaucoup de citoyens. La décision du Conseil
constitutionnel risque de brouiller un peu plus le message : non seulement
la mesure est impopulaire mais elle est de plus illégale. Pour Arnaud
Gossement : « le Gouvernement doit revoir sa copie et refaire son
exposé. Il est urgent de mieux expliquer l’urgence et les enjeux de la
fiscalité carbone. Il est urgent d’insister, non sur le taux de la taxe mais
sur son caractère redistributif et social. Il est urgent de gommer les
exonérations pour les plus gros pollueurs pour ne pas alimenter le sentiment
d’injustice ».
J'approuve la décision du Conseil Constitutionnel.
Il n'était pas admissible que tant d'exonérations aient été mises en
place.
En ce qui concerne le mécanisme de redistribution, non seulement je ne crois
pas qu'il puisse fonctionner de manière efficace et équitable : certains
seront avantagés, d'autres lésés. De plus, pourquoi redistribuer ? Je ne
pense pas que l'incitation de gagner un peu d'argent en consommant moins
d'énergie émettrice de CO2 soit motivante au regard de l'absence d'alternatives
énergétiques accessibles. On se moque de nous.
Développons réellement les énergies renouvelables, mettons les réellement et
pratiquement accessibles au public, et ensuite mettons en place des mesures
d'incitation à les utiliser. Ne faisons pas l'inverse !
Par Gilles Héluin le jeudi 17 décembre 2009, 07:33
Pour satisfaire à ses besoins, la France va devoir importer 7.300 mégawatts
(MW) d'électricité mercredi à 19 heures, soit l'équivalent de la production de
sept réacteurs nucléaires et un des niveaux d'importation les plus élevés
jamais atteints par le pays.
La consommation d'électricité est très sensible au froid en raison du fort
équipement des Français en chauffages électriques.
La modération de la consommation d’électricité «des communes et de leurs
administrés» lors des période de pics de consommation est «donc
particulièrement essentielle». Le président de l'AMF, Jacques Pélissard,
«invite les maires à prendre les dispositions nécessaires pour maîtriser la
consommation municipale d’électricité entre 17 heures et 20 heures, notamment
dans les équipements publics, les bureaux, pour les mises en lumière,
l’éclairage public».
L’AMF et RTE soulignent en outre que la réduction de la consommation au
moment des pics de consommation contribue «à la lutte contre le changement
climatique». Car les centrales électriques «répondant aux besoins de pointe
sont plus émettrices de CO2» fonctionnent au fioul ou au charbon.
Mon avis
N'est-ce pas le signe de l'inadéquation de la politique énergétique
française ?
Lorsque nous sommes au bord de la coupure, on nous incite à réduire notre
consommation !!
Après tant d'incitations à consommer électrique, c'est terrible !
Par Gilles Héluin le mercredi 25 novembre 2009, 22:18
La fin du pétrole, c’est la fabuleuse histoire d’une matière première qui,
en à peine un siècle, a révolutionné la vie des hommes. Mais aujourd’hui, les
réserves de pétrole s’épuisent. Dans sa course folle à toujours plus de
production, l’Homme n’a pas su préserver cette énergie précieuse que la Terre a
mis des millions d’années à lui offrir.
Pour raconter l’aventure du pétrole, Yann Arthus-Bertrand et son équipe sont
partis aux Etats-Unis, pays le plus dépendant à l’or noir. En ce début du XXIe
siècle, il est urgent de prendre conscience que les ressources en pétrole sont
limitées.
C’est aujourd’hui qu’il faut agir et s’organiser, pour préparer la nouvelle
ère qui s’annonce. Alors que toutes nos économies sont basées sur le cours du
baril, demain, dans 20, 30 ou 100 ans, il faudra vivre sans pétrole.
Quelles en seront les conséquences ?
Quelles sont les solutions qui s’offrent à nous ?
Ce nouvel épisode de Vu du Ciel tente de répondre à ces questions. De la
Chine au Bénin, en passant par l’Azerbaïdjan, la Belgique et le Canada, «Vu du
Ciel» nous entraîne dans un tour du monde inédit, à la rencontre de l’or
noir.
Mon avis
Je ne suis pas fan de Yann Arthus-Bertrand, même si j'admire ses
photographies.
Moi qui, comme beaucoup d'entre nous, vis su système industriel mondial, je
suis convaincu qu'il nous faut économiser le plus possible les matières non
renouvelables que nous consommons au quotidien.
Le documentaire proposé ce soir par YAB sur France 3 pose de bonnes questions
et indique de bonnes voies, même si, comme souvent, je ne suis pas 100%
d'accord, par exemple par rapport au plastique dont l'apologie est faite par
Philippe Stark.
Par Gilles Héluin le mardi 10 novembre 2009, 23:21
Plusieurs fonctionnaires de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) ont
affirmé au Guardian que l’agence minimisait sciemment l’imminence de la pénurie
de pétrole. L’une de ces sources accuse les USA d’avoir joué de leur influence
pour modifier les publications afin de laisser croire que les réserves sont
plus importantes qu’elles ne le sont en réalité. La dernière édition du World
Energy Outlook prévoyait une production de 105 millions de barils/jours, alors
que des voix à l’intérieur de l’agence s’interrogent et redoutent que la
fourchette 90-95 mb/j ne soit intenable.
Légende : la production des champs « non encore découverts »
(rose) et « non encore développés » (bleu ciel) prévue par
l’AIE.
Par Terry Macalister, Guardian, 9 novembre 2009
Le monde est beaucoup plus proche de manquer de pétrole que les estimations
officielles ne l’admettent, selon un informateur de l’Agence Internationale de
l’Energie qui affirme qu’elle a délibérément minimisé une pénurie imminente de
peur de déclencher des achats paniques.
Ce haut fonctionnaire affirme que les États-Unis ont joué un rôle
déterminant pour encourager l’agence à minimiser le déclin des champs
pétroliers existants, tout exagérant les possibilités de découvertes de
nouvelles réserves.
Ces allégations soulèvent de sérieuses questions sur l’exactitude du dernier
World Energy Outlook, évaluant la demande et l’offre de pétrole, qui sera
publié demain par l’Agence. Ce document est utilisé par de nombreux
gouvernements, dont le britannique, pour définir leurs orientations en matière
de politique énergétique et concernant le changement climatique.
En particulier, elles mettent en doute la prévision du dernier World
Economic Outlook, qui sera on le pense reconduite cette année, qui estimait que
la production pétrolière pourra passer d’un niveau actuel de 83 millions de
barils par jour à 105 millions de barils. Des critiques extérieurs à l’agence
ont souvent fait valoir que cette affirmation ne pouvait être étayée par des
preuves concrètes et ils affirment que le pic de production pétrolière a déjà
été dépassé.
Désormais, la théorie du « pic pétrolier » trouve des partisans au
cœur même du secteur de l’énergie. « L’AIE prévoyait en 2005 que la
production de pétrole pourraient s’élever à 120 millions de barils par jour en
2030, mais elle a été contrainte de réduire progressivement ce chiffre à 116
mb/j puis 105 l’an dernier », déclare notre source à l’AIE, qui n’a pas
souhaité dévoiler son identité par crainte de représailles en provenance de
l’industrie pétrolière. « Le chiffre de 120 mb/j a toujours été un
non-sens, mais même celui qui est utilisé aujourd’hui est beaucoup plus élevé
que ce qui peut être justifié, et l’AIE le sait. »
Lancé voici deux ans, le projet d'indemnisation des agriculteurs riverains
de la future ligne est achevé. Reste à le signer.
D'ici la fin de l'année, la convention agricole spécifique de la future
ligne THT sera signée. Depuis deux ans, RTE (Réseau de transport d'électricité)
négocie avec les quatre départements concernés par la future ligne à très haute
tension (400 000 volts) Cotentin-Maine, qui acheminera le courant produit par
l'EPR en cours de construction à Flamanville. Des représentants agricoles de la
Manche, de l'Ille-et-Vilaine, du Calvados (pour une commune) et de la Mayenne,
ont travaillé à la rédaction de ce projet d'indemnisation.
Parmi les points essentiels, une enveloppe d'un million d'euros pour la
totalité des 163 km de ligne, « mais pas que ça, souligne Jean-Marc
Perrin, responsable du projet THT à RTE. Cette convention comporte des
engagements pour les élevages. Par exemple, la ligne ne surplombera aucun
bâtiment. Avant l'arrivée de la ligne, nous réaliserons des diagnostics
électriques des infrastructures métalliques des exploitations, et nous
prendrons en charge les aménagements nécessaires pour éviter les courants
parasites. » De même, des diagnostics zootechniques seront menées par des
vétérinaires.
Une fois cette convention signée, RTE va élaborer « l'ajustement sur
mesure, parcelle par parcelle » pour transformer l'actuel tracé de
principe de la ligne, en tracé de détail. Celui-ci devrait être connu à la fin
du premier semestre 2010.
Le rouleau compresseur de l'EPR et ses lignes THT continue sa marche.
Les effets sur la santé des populations et animaux seront-ils nuls grâce à
cette convention ?
L'Assemblée Nationale a adopté le week-end dernier le projet de loi
sur la taxe carbone.
Son montant a été maintenu à 17 euros pour 2010 et l’électricité n’a pas été
incluse dans l’assiette de la taxe.
Un amendement visant à taxer la part d’électricité produite par des centrales
aux énergies fossiles n’a pas non plus été adopté.
Le gouvernement est aussi revenu sur la compensation versée aux
transporteurs routiers.
Il prévoyait initialement de créer une taxe générale sur les activités
polluantes (TGAP) payée par les bénéficiaires du service de transport, devant
générer 200 millions d’euros, ainsi qu’une exonération de taxe intérieure sur
les produits pétroliers (TIPP) pour un coût de 450 millions d’euros.
Au final, le gouvernement a proposé un amendement visant à supprimer de ce
projet la TGAP ainsi que l’exonération, d’ici 4 ans, de la TIPP.
France Nature Environnement se félicite de ce pas en avant vers une moindre
« exception routière » dans le dispositif de la taxe carbone. FNE
indique qu'elle restera vigilante en vue du passage du projet de Loi de
Finances au Sénat et qu'elle continue de se battre pour une absence totale
d’exonération du secteur du transport routier de marchandises.
Les députés ont autorisé la mise en place d’un taux réduit de TVA (5,5%,
contre 19,6% normalement) sur la vente de vélos, de vélos à assistance
électrique et d’accessoires et composants cycles.
Mon avis
La taxe carbone, attendue par nombre d'écologistes, se met en place.
Je reste sceptique quant à son bénéfice réel pour l'environnement.
Quel sera le choix alternatif possible ? Les renouvelables étant si peu
soutenues par les politiques...
Le cadeau à l'électrique thermique et nucléaire, tous deux fortement émetteurs
de CO2, est inadmissible.
La moindre réduction accordée au transport routier va dans le bon sens. Il la
faudrait nulle !
La vraiment bonne chose est la TV A réduite sur les cycles.
Attendons le prochain épisode : le passage de la loi au Sénat...
Par Gilles Héluin le samedi 17 octobre 2009, 17:26
17 octobre 2009 – À 50 jours de la conférence de Copenhague sur le
climat, Greenpeace dénonce partout en France un criminel climatique et
environnemental : le groupe Total.
Les bénévoles des groupes locaux de Greenpeace ont investi des stations
essence de la compagnie dans onze villes de France (Paris, Lyon, Marseille,
Nancy, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Lille, Toulouse, Perpignan, Grenoble), ce
matin à partir de 10h.
L’opération vise à informer le grand public et les clients de Total sur
l’activité menée par le groupe pétrolier français sur les sables
bitumineux : distribution de tracts, banderoles, visuels géants dénonçant
la « destruction durable » et montrant l’impact sur l’environnement
de la manière la plus sale et la plus chère de produire du pétrole, un crime à
quelques semaines de la conférence de Copenhague.
Dans l’optique de Copenhague, Greenpeace dénonce les criminels
climatiques
L’opération d’information et de sensibilisation de ce matin, accompagnée
d’images et de slogans chocs fait partie d’une campagne débutée au Canada il y
a déjà quelques semaines contre les sables bitumineux et leur exploitation par
Total, Shell et les autres. Une action très spectaculaire a d’ailleurs eu lieu
la semaine dernière : 30 activistes de Greenpeace ont investi et occupé
pendant 20 heures la raffinerie Total du Havre en affichant des slogans
immenses sur des cheminées et les citernes du site. Une campagne dénonçant
Total a également été lancée sur internet : http://www.greenpeace.fr/destruction-durable/
Total investit dans la manière la plus cher et la plus sale de
produire du pétrole
Les sables bitumineux, c’est un bitume très visqueux aggloméré à du schiste
et du sable, contenu dans les sols de la province de l’Alberta, au Canada, mais
aussi du Venezuela ou de Madagascar, parfois très profondément, souvent sous
des zones de forêts. Après un procédé long, complexe, très cher et énergivore
(d’énormes machines, beaucoup d’eau, d’électricité, de carburant, etc.), on
peut extraire de ce bitume du pétrole exploitable. Total est un des groupes les
plus actifs notamment au Canada, où le groupe français a déjà investit plus de
8 milliards d’euros. Misant sur un baril très cher à l’avenir, Total a pour
objectif à terme que 10 % de son pétrole provienne de ces sables. Au Canada,
l’exploitation des sables bitumineux a déjà détruit 3 000 km² de forêts, pollué
des lacs et des rivières.
« C’est une véritable usine à gaz : un baril de pétrole issu des
sables bitumineux émet, de l’extraction à la consommation, 5 fois plus de gaz à
effet de serre qu’un baril de pétrole conventionnel, explique Yannick
Rousselet, chargé de campagne Énergie, présent ce matin à Rennes. Il s’agit
d’un vrai crime climatique ! »
Dénoncer le rôle et l’impunité des groupes privés dans les
changements climatiques, bannir le pétrole bitumineux de France
Greenpeace demande à Total de stopper ses investissements et ses projets
dans les sables bitumineux au Canada comme à Madagascar. « Pas ces
actions, Greenpeace pose surtout la question du rôle des groupes privés dans
les changements climatiques et de leur impunité totale, affirme Pascal Husting,
directeur général de Greenpeace France, présent ce matin à Paris près de Porte
d’Italie. La responsabilité de groupe comme Total doit être pointée par les
chefs d’Etat qui vont se réunir à Copenhague en décembre : quel sera
l’accord conclu à Copenhague où des efforts seraient demandés à tous sauf à des
grands groupes privés qui agissent en toute impunité ? »
Enfin, si Total continue d’investir dans ce pétrole le plus sale de la
planète, Greenpeace demande à ce que l’État français, c’est-à-dire Jean-Louis
Borloo et Nicolas Sarkozy, se prononce sur la nécessité de bannir le pétrole
issu des sables bitumineux du territoire français au vu de sa très lourde
empreinte carbone. Comment ? En considérant non pas uniquement les gaz à
effet de serre émis sur le territoire national, mais le coût environnemental et
climatique global d’un tel pétrole.
Par Gilles Héluin le mercredi 7 octobre 2009, 06:29
Lors des débats lundi 5 octobre, le Sénat a adopté les dispositions
du projet de loi Grenelle II condamnant les éoliennes, les considérant comme
des installations classées.
Pour France Nature Environnement
Suite aux débats sur l’article 34 du projet de loi Grenelle II au Sénat cet
après midi, les espoirs de sauver l’éolien s’amenuisent. En effet, si un
certain nombre d’amendements visant à réfréner le développement de l’éolien
n’ont pas été adoptés, le texte n’a été que peu modifié. Or les dispositions du
texte initial ne sont pas loin de sonner le glas du développement de
l’éolien.
Les éoliennes, désormais installations classées
Les éoliennes seront désormais soumises à la procédure des installations
classées pour la protection de l'environnement, procédure très lourde et
complexe, qui handicapera leur développement. L’amendement visant à la
suppression de ces dispositions n’a pas été adopté. Des formalités injustifiées
De même, FNE regrette le rejet de l’amendement demandant la suppression des
formalités pour toute éolienne quelque soit sa puissance ou sa hauteur. Cette
procédure est d’autant plus injustifiée que les petites éoliennes de moins de
12 mètres sont dispensées de toute formalité par l'article R. 421-2 du code de
l'urbanisme. Selon Raymond Léost, pilote du réseau juridique de FNE, « Il
convient de tirer une première conséquence de ce changement de régime :
soumettre les lignes à Très Haute Tension au même régime juridique ! ».
Développer l’éolien de manière réglementée FNE tient à rappeler l’importance du
développement de l’éolien, parallèlement à celui des autres énergies
renouvelables. Elle est consciente de la nécessité de le faire de manière
réglementée afin de ne pas affecter outre mesure les paysages et la
biodiversité. Afin de prévenir les impacts négatifs des énergies renouvelables
(ENR), il est nécessaire de les développer de façon complémentaire en tenant
compte des spécificités des territoires.
La France à contre-courant de ses engagements
internationaux
Bénéficiant d’une technologie aboutie, l’éolien est l’une des énergies
renouvelables les plus prometteuses. Sans la développer, la France ne sera
jamais en mesure de se conformer à ses engagements internationaux. De plus, en
complexifiant de la sorte le régime des éoliennes, la France prend le risque de
se voir condamnée par la justice communautaire au titre de la violation de la
directive ENR 2009/28. Nous espérons que les députés se montreront plus
conscients de ces enjeux lors du passage du projet de loi devant l’Assemblée
Nationale.
Mon avis
Le Sénat cède-t-il aux lobby anti-éolien et pro- nucléaire ?
Des dispositions qui, si elles étaient adoptées constitueraient un grave
handicap pour l'énergie éolienne.
Par Gilles Héluin le mercredi 30 septembre 2009, 06:51
En réaction à la manifestation des opposants à l’éolien sur le site du mont
Saint-Michel, les associations de protection de l’environnement ont tenu à
faire bloc pour défendre cette énergie renouvelable, qui doit représenter un
peu plus d’un quart de l’objectif de 23% d’ENR à l’horion 2020. Greenpeace,
WWF, FNE, Amorce, Agir pour l’environnement, les Amis de la terre ou encore la
Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)… Au total, plus d’une dizaine
d’associations sont montées au créneau pour dénoncer «les contre-vérités sur
les projets éoliens» et les tentatives d’inclusion des éoliennes dans le régime
des installations classées pour l’environnement (ICPE).
Communiqué de la LPO
La LPO soutient le développement des énergies renouvelables dont l’éolien.
Elle rappelle que le principal gisement de progrès se situe à la fois dans les
économies et l’utilisation rationnelle de l’énergie.
Les oiseaux et les milieux dans lesquels ils vivent sont principalement
menacés par la destruction de leurs habitats par des infrastructures (routes…),
par l’urbanisation et par l’agriculture intensive. Les éoliennes ne constituent
pas aujourd’hui une menace de cet ordre.
En France, la LPO est particulièrement attentive et suit le développement de
la filière depuis ses débuts. La communauté ornithologique mondiale connaît de
mieux en mieux les impacts des éoliennes sur les oiseaux et les
chauves-souris.
C’est la raison pour laquelle les projets éoliens doivent faire l’objet
d’une expertise naturaliste rigoureuse. La LPO a réalisé et/ou participé à la
diffusion de conseils et méthodes afin de garantir la bonne intégration
environnementale des projets. Ce travail est réalisé dans le cadre du programme
national « éolien-biodiversité » mené avec l’ADEME, le MEEDDM, les
professionnels de l’éolien et les associations naturalistes locales.
Ainsi, les expertises naturalistes réalisées sur les parcs éoliens sont
aujourd’hui, globalement, d’une qualité largement supérieure à ce qui se fait
pour d’autres infrastructures.
Certes, les éoliennes tuent des oiseaux et des chauves-souris, elles peuvent
également entrainer une diminution de la fréquentation pour certaines espèces
et par là-même menacer la biodiversité locale. Toutefois, la LPO rappelle que,
pour ce qui concerne la mortalité directe d’oiseaux, les lignes électriques,
les routes, la chasse et même les chats domestiques engendrent des impacts
autrement plus importants que les parcs éoliens Français actuels.
Les facteurs aggravant les impacts des parcs éoliens sur les oiseaux et les
chauves-souris sont connus : la densité d’éoliennes et la sensibilité
écologique du territoire constituent les deux éléments clés. Ainsi, les parcs
éoliens de Navarre (Espagne) ou de Californie sont-ils connus pour leurs effets
destructeurs ; ce type de configuration n’existe pas actuellement dans
notre pays. Il nous appartient d’ailleurs collectivement de ne pas répéter ces
erreurs. La LPO a, à plusieurs reprises, attaqué en justice des projets éoliens
qu’elle jugeait dangereux.
C’est pourquoi la LPO est plutôt favorable à de petits parcs éoliens situés
proche des zones de consommation. Par ailleurs, la LPO milite depuis 2002 pour
que le développement de l’éolien se fasse sur la base de schémas locaux,
départementaux et régionaux concertés.
Enfin, la LPO souhaite que les territoires qui font le choix d’accueillir
des éoliennes mettent en place de façon systématique une politique efficace de
développement durable. Les plans climat énergie territoriaux (PCET) et autres
agendas 21 sont à ce titre des outils pertinents.
Les soi-disant promoteurs d’un « environnement durable » qui
contestent systématiquement tout projet éolien et se découvrent pour l’occasion
protecteurs des oiseaux serviraient plus la cause de la biodiversité en luttant
contre les causes réelles de son érosion.
Rappelons que chaque année, 60 000 hectares sont artificialisés du fait de
l’expansion des zones urbaines et des infrastructures.
Mon avis
Une excellente prise de position des associations !
Le récent changement des tarifs EDF est décidément bien complexe. Opaque
même.
Le lis plusieurs articles et comprends le contraire de l'un à
l'autre...
Il semble bien ressortir de plusieurs analyses que les petits consommateurs
seront pénalisés.
Et pas qu'un peu.
Selon Les Echos - 21/08/09 :
Les 2,5 millions de clients d'EDF qui sont abonnés au tarif bleu de base et
dotés d'une petite installation - une puissance de 3 kilovoltampères (kVA) -
verront en effet leur facture augmenter de 4,65 % en moyenne. Parmi eux,
certains vont constater une baisse de 11 % tandis que d'autres, les
très petits consommateurs, devront faire face à une hausse de plus de 100
%, selon les estimations de la Commission de régulation de l'énergie
(CRE).
Encore une fois, les faits contredisent les bonnes paroles et les effets
d'annonce.
Il faut économiser l'énergie ? Avec le nouveau tarif, moins tu consommes, plus tu paies cher !
Bravo !
Un fabricant de boîtiers destinés à économiser l’électricité, vient d’être
condamné à verser une taxe à EDF, qui s’estime lésée par cette
technologie.
Voltalis, entreprise créée en 2007, a en effet mis au point un boîtier qui
se fixe entre le compteur EDF et le tableau électrique et permet de réaliser
des économies d’énergie, déclenchées en temps réel par Internet, en stoppant
par exemple le chauffage ou la climatisation. Des économies d’énergie qui
allègent la facture des clients, au détriment d’EDF.
EDF et les autres fournisseurs d’énergie (Poweo, Direct Energie…) ont
demandé à être indemnisés auprès de la Commission de régulation de l’énergie
(CRE).
Celle-ci leurs a donné un avis favorable et a décidé de l’instauration d’une
taxe qui serait de l’ordre de 70 à 80 % des revenus de Voltalis, autant dire
une ponction qui pourrait se révéler fatale pour l’entreprise.
Mon avis
Les économies d’énergie devraient être encouragées et soutenues, non le
contraire.
Affligeant !
Par Gilles Héluin le dimanche 5 juillet 2009, 07:35
Le service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du
développement durable du Commissariat général du DD a publié un rapport sur
l’acceptabilité sociale des éoliennes qui conclue que les riverains sont prêts
à payer pour conserver leurs éoliennes !
Afin d’en mesurer l’impact sur le bien être de leurs riverains, la démarche
visait à donner une valeur monétaire à ces éoliennes. La méthode utilisée, qui
peut paraître étonnante au premier abord, est en fait celle communément
appliquée pour donner une valeur à du non-marchand (même principe que pour
quantifier le moral des Français, par exemple).
Il a notamment été demandé aux riverains de quatre parcs s’ils
consentiraient à payer pour
- conserver ou détruire les éoliennes ;
- faciliter ou empêcher l’installation de nouvelles éoliennes.
Les réponses permettent de déduire que, sur chacun de ces sites, démanteler les
éoliennes existantes provoquerait une perte de bien être social, évaluée à
plusieurs dizaines de millions d’euros.
Synthèse issue des premières pages du
rapport
L’éolien, une énergie renouvelable en plein essor
Le Grenelle environnement prévoit un doublement de la part des énergies
renouvelables à l’horizon 2020, en cohérence avec l’objectif assigné à la
France dans le cadre du paquet « énergie-climat » de l’Union
européenne. La réalisation de cet objectif ambitieux passe par un développement
de toutes les énergies renouvelables, et requiert en particulier un fort
développement de la biomasse (biocarburants, biogaz, bois énergie), de la
géothermie et de l’éolien. La production d’énergie éolienne devrait ainsi être
multipliée par plus de dix d’ici à 2020.
La France développe déjà ses filières d’énergies renouvelables. En 2007, leur
production a augmenté de 4 % pour atteindre 18 Mtep (millions de tonnes
équivalent pétrole). En particulier, l’énergie éolienne a fait un véritable
bond, avec une progression de 85 % sur l’année, pour atteindre 0,4 Mtep. Elle
ne représente cependant que 2 % de la production d’énergies renouvelables et
moins de 1% de la production d’énergie totale.
Afin de mesurer les impacts des éoliennes sur le bien être de leurs
riverains, le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable
et de l’Aménagement du territoire a entrepris une démarche visant à leur donner
une valeur monétaire. Une première enquête avait été menée en 2001 afin de
quantifier les nuisances paysagères et sonores des éoliennes, auprès de
riverains du site éolien de Sigean, dans l’Aude. De façon inattendue, peu
d’enquêtés s’étaient alors déclarés gênés par les éoliennes près desquelles ils
habitaient. Une seconde étude a donc été lancée en 2005, sur quatre sites , sur
la base du constat que les éoliennes pouvaient être perçues aussi bien de
manière positive que négative par les personnes vivant à proximité.
Ce type d’évaluation économique vise à compléter l’analyse qualitative ou
sociologique de l’acceptabilité sociale des éoliennes. L’idée est d’inciter les
enquêtés à révéler leurs préférences sur les éoliennes et à exprimer ces
préférences en terme monétaire.
Les enquêtes menées auprès des riverains de quatre sites
éoliens
Des personnes habitant à moins de 15 kilomètres de quatre sites éoliens ont été
interrogés sur leur consentement à payer pour différents scénarios de
modification des sites. Les quatre sites choisis sont très différents afin
d’évaluer si leur configuration et leur durée d’implantation ont un effet sur
les préférences des riverains :
- le site de Corbières-Souleilla, implanté depuis 2001, se
situe dans le département de l’Aude, qui concentre aujourd’hui le plus grand
nombre de parcs éoliens en France ;
- le site de Mardyck est implanté depuis 2003 près du littoral
de la mer du Nord, dans le contexte industriel des raffineries de Dunkerque
;
- le site de Montjoyer-Rochefort, implanté dans la Drôme
depuis 2004, s’insère dans un contexte naturel à vocation touristique ;
- le site de Bouin, implanté en Vendée depuis 2003, est situé
dans une zone humide relativement touristique, le marais breton, à proximité du
littoral atlantique, lui-même très fréquenté.
Deux enquêtes ont été réalisées fin 2005 selon deux méthodologies :
- une enquête par téléphone auprès de 2 000 riverains des sites de Souleilla,
de Mardyck et de Montjoyer, utilisant la méthode d'évaluation contingente
;
- une enquête en face à face, au domicile de 300 riverains des sites de
Souleilla et de Bouin, avec la méthode d’expériences de choix.
En bref
Alors que la France s’est engagée à accroître fortement d’ici à 2020 sa
production encore modeste d’énergie éolienne, les nuisances pour les riverains
sont régulièrement invoquées à l’encontre de ce développement. L’étude
« Evaluation de certains effets externes produits par les installations
éoliennes », menée auprès de riverains de quatre sites, montre au contraire une
grande acceptabilité des éoliennes. Sur chacun de ces sites, démanteler les
éoliennes existantes provoquerait même une perte de bien être social, évaluée à
plusieurs dizaines de millions d’euros. Les projets d’implantation de ces sites
semblent avoir été plutôt bien accueillis ; les résultats ne sont donc pas
généralisables tels quels à l’ensemble des sites.
La société Total vient d'obtenir l'autorisation d'enfouir 120000
tonnes de C02 pendant deux ans, sur Ie site industriel de Lacq
(Pyrénées-atlantiques). Les associations déposent un recours.
L'avis de France Nature
Environnement
La stratégie du Shadok ?
Pour Total, lutter contre les émissions de gaz à effet dderest très simple: il
suffit de pomper ! Malheureusement les choses ne sont pas aussi simples et
la technique de Capture et de Stockage de Carbone présente plusieurs risques
inacceptables :
La CSC est énergivore : Ie rapport parlementaire de M
Birraux du 3 mars 2009 note sur ce point: « Le CSC est d'ailleurs présenté
comme une technologie de l'énergie, alors qu'en soi, il ne procure aucun apport
nouveau d'énergie (. ..) il induit au contraire une consommation supplémentaire
d'énergie ». La CSC utilise en effet de l'énergie pour les opérations de
capture, de transport et d'injection souterraine.
La CSC est polluante : cette technologie a pour raison
première Ie développement des centrales thermiques au charbon à I'heure ou il
faut au contraire développer les sources d'énergies renouvelables, les
économies d' énergie et l'efficacité énergétique. Le rapport Birraux note que
la CSC « conforte aussi l'utilisation des énergies carbonées dans les pays
qui les importent avec même le risque d'accroître leur dépendance énergétique,
puisque l'implantation d'un dispositif de CSC impose un supplément de
consommation d’énergie » ;
La CSC présente des risques pour l'environnement :
L'enfouissement industriel de carbone sous terre présente des risques pour la
santé et l'environnement qui ne sont pas maîtrisés. Aucune expertise
indépendante et contradictoire n'a été financée à ce sujet. Total a préféré
faire appel au BRGM qui ... est engagé en faveur de la CSC !
La CSC est coûteuse : Elle peut « doubler Ie coût de
fonctionnement d'une centrale et, par conséquent, aboutir a une augmentation du
coût de l'éIectricité de 21 à 91% » (cf. rapport Greenpeace « Faux
espoir » de mai 2008).
La CSC est tardive : ainsi que Ie précise Ie PNUE :
« Le CSC arrive beaucoup trop tard sur Ie champ de bataille pour aider Ie
monde a éviter Ies changements climatiques ». Rappelons que les industriels
eux-mêmes rappellent que la CSC ne sera pas opérationnelle avant 2030. Or, il
nous faut réduire drastiquement nos émissions de GES dès 2015....
La CSC n'est pas viable : selon l'Agence internationale de
l'énergie, il faudrait creer plus de 6000 installations de CSC, chacune d'une
capacité d' enfouissement d' 1 million de tonnes de CO pour espérer stocker 20%
des émissions mondiales de GES. Or, les cavités géologiques adéquates et non
exposées à un risque sismique sont rares et l'acceptabilité sociale de ce
procédé est très incertaine.
La CSC est fondée sur un mensonge : elle ne permet pas de
réduire mais just d' enfouir nos émissions de gaz à effet de serre qui sont en
quelque sorte mises sous Ie tapis ! La tonne de CO2 a bien été émise avant
d'être stockée ! Ne doutons pas que les industriels en tireront cependant
prétexte pour demander des quotas supplémentaires de CO2...
Le principe pollué / payeur ?
Total sera Ie seul bénéficiaire du projet et Ie contribuable sera mis à
contribution avant et après les opérations d'enfouissement.
Le plan Borloo sur les énergies renouvelables, présenté Ie 17 novembre 2008,
prévoit la création d'un « fond de soutien aux démonstrateurs
industriels » doté de 400 millions d' euros sur 4 ans dont bénéficieront
notamment les projets de CSC. Autant d'argent qui aurait pu être consacré a des
solutions durables contre Ie dérèglement climatique ...
Le bénéficiaire c'est Total, Ie responsable c'est Ie contribuable :
l'autorisation délivrée à Total prévoit que c'est l'Etat qui assurera la
surveillance du site après injection et prendra donc en charge les éventuels
problèmes.
Un projet illégal.
Aucune loi n'autorise la Capture et Ie Stockage de Carbone. C'est si vrai que
Ie Gouvernement a inséré dans Ie projet de Grenelle 2 des dispositions,jamais
débattues lors du Grenelle - tendant a donner un cadre juridique aux opérations
d'enfouissement de CO2.
Problème : Total ne souhaitait pas attendre. Sans
attendre Ie vote des parlementaires et a la veille de la Table ronde sur Ie
risque industriel, I'Etat a donc accepte d' autoriser Ie projet de Lacq de
manière absolument illégale et à la suite d'un simulacre de
concertation.
Restaurer une démocratie écologique.
Les associations demandent très clairement un moratoire sur tout projet de CSC,
l'organisation d'un débat public par la Commission nationale du débat public,
l'organisation d'un débat parlementaire sur Ie cadre juridique applicable et
une expertise réellement indépendante des risques.
Mon avis
Le stockage de CO2 est à combattre énergiquement !
La consommation d’énergie des appareils électroniques devrait tripler d’ici
2030, prévient l’Agence internationale de l’énergie dans un rapport publié
mercredi 13 mai. A moins que des efforts ne soient entrepris en matière
d’efficacité énergétique, 280 gigawatts de capacité nouvelle devront être
installés en 20 ans.
Dans son dernier rapport : Gadgets and Gigawatts, l' IEA (
Agence internationale de l'Energie ) rappelle que la multiplication de nos
gadgets électroniques ( ordinateurs, téléviseurs, téléphones portables )
représente un coût toujours plus important en énergie, au point que la
consommation d'électricité liée à leur utilisation devrait être multipliée par
trois d'ici 2030.
Le constat n'est pas nouveau et est régulièrement remis en perspective au
fil des ans mais il apparaît de plus en plus que l'accroissement du taux
d'équipement des produits électroniques annule les gains d'efficacité
énergétique apportés par l'amélioration des technologies.
Individuellement, les produits électroniques consomment beaucoup moins
d'énergie que les générations précédentes mais ils sont maintenant tellement
nombreux que la consommation globale d'énergie continue d'augmenter
rapidement.
Tous les ingrédients sont réunis pour mettre en péril les efforts réalisés
par les Etats en matière de sécurité énergétique et de réduction des émissions,
prévient l’AIE. La hausse de la consommation énergétique de ces produits ne
date pas d’hier. Entre 1990 et 2008, la consommation d’électricité des
«gadgets» a crû de 7% par an, pour atteindre une consommation de 700 TWh en
2008. Montant de la facture annuelle: 80 milliards de dollars. Elle devrait
passer à 200 milliards en 2030. A coût de l’électricité constant…
Solution mise en avant par l’AIE: réaliser de gros efforts en matière
d’efficacité énergétique par la mise en place de normes de performance
énergétique. Ces gains devront être importants, puisque ceux réalisés depuis
plusieurs années en la matière pour les gros appareils électroménagers n’ont
pas suffi pour gommer la hausse de la consommation des appareils
électroniques.
En effet, améliorer l'efficacité énergétique est un axe à encourager mais la
priorité doit être la diminution de notre consommation d'énergie.
Les gadgets sont-ils indispensables ?
RTE (Réseau de Transport d'Electricité) réclame une clause de
discrétion aux agriculteurs proches des lignes 400 000 volts et confrontés à
des problèmes de courants parasites. Les opposants crient à la
manipulation.
Certaines exploitations agricoles à proximité des lignes Très haute tension
se plaignent de phénomènes électriques et électromagnétiques : Stress des
vaches, baisse de production, taux de cellules dans le lait trop important,
mortalité des veaux inexpliquée... Les griefs sont nombreux.
Depuis quelques semaines, RTE, en charge de la construction de la nouvelle
ligne THT Cotentin et Maine, propose un protocole d’analyses des fermes
concernées. La Chambre d’agriculture, le ministère de l’Agriculture et le GPSE
(Groupe permanent de sécurité électrique) y sont associés.
« Ce qui surprend, c’est la méthode employée, témoigne
un agriculteur souhaitant rester anonyme. Deux protocoles différents
nous ont été présentés en quinze jours. Nous devions parapher le second qui
était déjà signé par une partie des intervenants. » Les plus
confiants ont apposé leur signature, d’autres y ont regardé de plus prêt.
Accord préalable. « Des clauses de confidentialité avaient été ajoutées »,
explique l’agriculteur. RTE y réclame que les services vétérinaires et le GPSE
ne diffusent pas les données « sans accord préalable ».
Ensuite, les parties doivent s’engager à ne pas communiquer le protocole à des
tiers « ainsi que tout document ou toute information
».
« C’est scandaleux », s’emporte Jean-Claude Bossard,
maire du Chefresne, dans la Manche, et porte-parole des élus opposés à la
construction de la ligne THT du réacteur EPR de Flamanville.
« D’autres agriculteurs m’ont fait part de ces méthodes et
s’interrogent. Si RTE n’a rien à cacher, pourquoi imposer la
confidentialité ? Pourquoi présenter deux documents différents ?
»
Responsable RTE du projet de THT Cotentin-Maine, Jean-Marc Perrin dénie
toute intention malicieuse. « Ces clauses de confidentialité visent à
protéger les exploitants agricoles. Tous ne souhaitent pas que les mesures
effectuées dans leurs exploitations soient rendues publiques. »
L’argument fait sourire les opposants. « On se moque de
nous, commente Jean-Claude Bossard. La seule réponse
satisfaisante serait de réaliser une étude indépendante, comme celle réclamée
par le conseil général de la Manche. »
En attendant, les anti-THT continuent à se mobiliser en prévision de
l’enquête publique qui doit démarrer prochainement. « Une
trente-neuvième commune, Le Loret dans la Manche, vient de prendre un arrêté
contre le passage de la ligne 400 000 volts. »
La polémique ne faiblit pas entre RTE et les opposants sur les effets
nocifs des lignes à Très haute tension. : Archives « Ouest-France
»/Jean-Paul Jaslet
Par Gilles Héluin le dimanche 19 avril 2009, 07:33
La production pétrolière ne dépassera pas les 105 millions de barils jours,
et il ne reste que 20 ans de réserves, estime Michel Mallet, directeur de Total
Allemagne. A une condition : maîtriser la demande et économiser,
économiser encore.
Michel Mallet s’entretient avec Anselm Waldermann pour Spiegel, 14 avril
2009.
Le pic pétrolier c'est maintenant ou bientôt. Cela se joue à peu de choses
près.
La part de lobbying de l'industrie pétrolière n'est pas nulle mais pas
prépondérante non plus. De quelle durée sera la pente descendante de production
?
En tout cas je ne pense pas que la société soit préparée à gérer cela dans de
bonnes circonstances !
Pareil pour le pic de nombre d'autres matières premières et
alimentaires...
Par Gilles Héluin le vendredi 17 avril 2009, 20:19
L'entreprise britannique Romag Holdings plc spécialisée dans la fabrication
de verre et plastiques composites a annoncé le 4 mars 2009 le développement
d'un nouveau produit qui permettra de recharger les véhicules électriques grâce
à l'énergie solaire.
Répondant au nom de PowerPark, cette technologie bas-carbone composée d'un
auvent couvert de panneaux photovoltaïques sera la cible des parkings
d'aéroports, gares, supermarchés, centres commerciaux, bureaux et bâtiments
publics. L'électricité générée par le Power Park pourra également être revendue
au National Grid plc ou pourra éventuellement alimenter certains bâtiments.
Chaque espace de stationnement doté d'un PowerPark pourra générer jusqu'à 1,7
kW de puissance, ce qui représente environ 50% des besoins énergétiques d'un
ménage moyen.
Par ailleurs, Romag Holdings plc a déjà obtenu un contrat avec l'agence
régionale de développement One NorthEast pour la construction de deux
prototypes : l'un sur le site de la société dans le comté de Durham et
l'autre à Blaydon-on-Tyne sur le site de l'entreprise Tegrel Engineering,
constructeur de la structure en acier du PowerPark. Les premiers PowerParks
seront disponibles sur le marché britannique dès juin 2009.