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samedi 6 mars 2010

Les Français sont favorables au développement des énergies renouvelables

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) a dévoilé les résultats de son baromètre 2009 sur les Français et les énergies renouvelables.

L'énergie solaire (68%) et l'énergie éolienne (57%) sont les deux sources renouvelables les plus connues du public.
Les Français aimeraient voir se développer les énergies renouvelables à 68% pour le solaire et 43% pour l'éolien.

Les énergies géothermiques et hydrauliques sont moins connues : les sondés les mentionnent respectivement à 31% et 22% seulement comme énergie renouvelable. La biomasse, elle, n'est citée que par 18% des Français.

90% des Français considèrent que l'énergie renouvelable "productible à domicile" est l'énergie solaire.

21% des personnes interrogeés ont déclaré posséder un équipement permettant d'utiliser des énergies renouvelables et 9% envisagent d'acquérir ce genre d'installation, notamment solaire, dans les mois à venir.

Les Français justifient leur choix d'investissement dans les énergies renouvelables par trois points. 44% d'entre eux veulent faire des économies.
L'envie d'agir pour protéger la planète arrive en deuxième position avec 18% des sondés.
11% des personnes interrogées ayant constaté l'augmentation du prix des autres énergies tels que le pétrole ou le gaz, préfèrent investir dans les énergies renouvelables.

77% des Français sont favorables à l'installation d'éoliennes en France mais l'esthétique (61% des sondés) et les nuisances sonores (pour 58%) font obstacles à leur mise en place. Le coût de l'aménagement est trop élevé pour 37% des répondants et les difficultés techniques liées à l'installation (36%) posent encore problème.
Les freins sont donc encore nombreux.

Pour plus d’information

http://www2.ademe.fr

lundi 22 février 2010

Des précisions sur les tarifs photovoltaïques 2010

Le Ministère de l'Énergie (MEEDEM) apporte quelques précisions sur les mesures prises par le gouvernement concernant la filière solaire et plus précisément sur la tarification photovoltaïque 2010-2012.

Le Gouvernement a décidé de prendre des mesures destinées à supprimer "les effets d’aubaine" et vise selon lui à "protéger le pouvoir d’achat des Français". Il explique que l'engagement financier potentiel de cette bulle spéculative a atteint plus de 50 milliards d’euros sur 20 ans, et la prise en charge par la CSPE de cet engagement aurait nécessité un relèvement de plus de 10 % du prix de l’électricité.

Ainsi, le nouvel arrêté tarifaire du 12 janvier 2010 assure d'après le MEEDEM, "une plus juste rémunération aux projets dans l’énergie solaire", quel que soit le secteur (habitat, agriculture, commerce, bureaux, fermes au sol, …). Les projets peu avancés devront faire l'objet d'une nouvelle demande d’achat de l'électricité aux nouvelles conditions tarifaires.

Concernant les demandes reçues dans les deux derniers mois de l’année 2009, le MEEDEM précise qu'il y a lieu de traiter de manière différenciée les projets abusifs ou spéculatifs d’une part, et les projets de taille raisonnable menés de bonne foi, notamment dans le secteur agricole, d’autre part.

Ensuite, après avoir analysées des milliers de demandes reçues par EDF et ErDF, il apparaît que "quelques centaines de projets de grande puissance" (> 250 kW soit 2 500 m2 de panneaux), ont été considérés comme abusifs, et représentent la majorité de la puissance. A l'inverse, "environ 15 000 projets de petite taille" (<36 kW) représentent une très faible puissance.

Par conséquent, le ministère du Développement durable a tranché. Seuls pourront bénéficier des tarifs fixés en 2006 (anciens tarifs), ceux qui entrent dans les critères suivants :

1/ Les installations pour lesquelles une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 1er novembre 2009 ;
2/ Les installations de puissance inférieure à 36 kWc (soit 360 m2 de panneaux) pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 ;
3/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc (soit 2 500 m2 de panneaux) pour lesquelles une demande de contrat d’achat et une demande complète de raccordement ont été formulées avant le 11 janvier 2010 ;
4/ Les installations de puissance comprise entre 36 et 250 kWc pour lesquels une demande de contrat d’achat a été formulée avant le 11 janvier 2010 et qui remplissent toutes les conditions suivantes :
- l’installation est intégrée à un bâtiment agricole ;
- l’installation a fait l’objet d’une déclaration préalable ou d’une demande de permis de construire avant le 11 janvier 2010 ;
- le producteur dispose d’une attestation du préfet de département certifiant que, au 11 janvier 2010 :
- le producteur est l’exploitant agricole de la parcelle sur laquelle est située le bâtiment ;
- le producteur est propriétaire du bâtiment ou en dispose dans le cadre d'un bail rural ;
- le bâtiment est nécessaire au maintien et au développement de l’exploitation agricole.

Pour finir, le MEEDEM indique que "le bénéfice des tarifs d’intégration au bâti (58 ou 50 c€/kWh) sera désormais limité aux seules installations de puissance inférieure à 250 kWc".

Ce dispositif sera fixé par arrêté pour une publication du texte, début mars 2010.

Source : enerzine.com

Mon avis

Je ne suis pas pour la spéculation.
Ceci étant dit, vous y comprenez quelque chose, vous, à ces nouveaux tarifs ?
J'ai une impression... On baisse le tarif d'achat...
Si je comprends bien, les projets pouvant voir le jour après le 11 janvier sont moins bien rémunérés à l'achat du KWH, ceci même pour les projets à taille réduite.
Je me trompe ?

vendredi 29 janvier 2010

Augmentation du prix de l'électricité ou pas ?

En juillet dernier le PDG d'EDF demandait l'augmentation de 20% des tarifs de l'électricité en déclarant que les "tarifs d'EDF doivent refléter nos investissements". Certains disent que c'est ce qui lui a couté sa place...
En ce début de semaine, Les Echos annoncent un projet d'augmentation de 24% afin d'assumer les investissements.
EDF a très vite démenti...

Cette question du tarif est à l'évidence très sensible. Mais on peut penser qu'il va bien falloir y passer...
Y passer parce que EDF est très endettée.
Parce que les centrales nucléaires vieillissent et qu'il va bien falloir assumer, par le maintien sous perfusion des centrales existantes, par la construction de nouvelles, nucléaires ou autres...
Parce que le prix actuel ne reflète pas le cout réel (ce sont les contribuables qui paient la différence !) et que la concurrence est ainsi faussée, ce qui ne plait pas à la Commission européenne. En effet, le démantèlement des centrales nucléaires, le retraitement des déchets ne sont pas pris en compte.

Le choix du tout nucléaire induit un besoin d'investissements énorme, pour la construction des centrales et autres installations nucléaires, mais aussi pour le développement d'un réseau HT et THT nécessaire à toute source d'électricité centralisée.

Alors, l'augmentation, ce n'est qu'une question de temps.


Retrouvez les dessins d'Agir pour l'Environnement sur Facebook.

mercredi 30 décembre 2009

La taxe carbone déclarée inconstitutionnelle

Le Conseil constitutionnel a annulé, mardi 29 décembre, la taxe carbone.

Saisi par le Parti socialiste sur l’ensemble du budget, le Conseil constitutionnel, présidé par le chiraquien Jean-Louis Debré, a considéré que la contribution carbone était inefficace et inéquitable. Il a notamment fondé sa décision sur la Charte de l’environnement, qui a "valeur constitutionnelle". En revanche, le remplacement de la taxe professionnelle par une "contribution économique territoriale" a été validé.

Pour les juges constitutionnels, la taxe carbone, un impôt qui pesait essentiellement sur les ménages, comportait trop d’exemptions, notamment à l’égard des entreprises les plus polluantes. Le texte prévoyait d’épargner les transports aérien et routier de voyageurs, ainsi qu’un millier des sites industriels les plus émetteurs de CO2, comme "les centrales thermiques, les raffineries, cimenteries, cokeries, verreries". "93 % des émissions de dioxyde de carbone d’origine industrielle, hors carburant, seront totalement exonérées de contribution carbone", précise la décision. Ces régimes d’exemption "sont contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créent une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques".

L’exécutif a tenté de minimiser l’impact de cette décision. Le premier ministre a indiqué dans un communiqué qu’un nouveau dispositif serait présenté par le gouvernement dès le 20 janvier en conseil des ministres. François Fillon rappelle que la mise en place d’une "contribution carbone est une priorité" pour le gouvernement, afin de "réorienter les comportements des entreprises et des ménages en matière de consommation d’énergie".

FNE prend acte de la décision du Conseil constitutionnel et demande la création d’une véritable contribution climat énergie, qui tienne compte du vœu du Grenelle de l’environnement et des conclusions de la conférence Rocard de juillet 2009 : objectif de baisse de la consommation de toutes les énergies, taux à 32 euros, redistribution intégrale, pas d’exonérations.

FNE s’inquiète de la réaction des français. La taxe carbone était une mesure mal expliquée et mal comprise par beaucoup de citoyens. La décision du Conseil constitutionnel risque de brouiller un peu plus le message : non seulement la mesure est impopulaire mais elle est de plus illégale. Pour Arnaud Gossement : « le Gouvernement doit revoir sa copie et refaire son exposé. Il est urgent de mieux expliquer l’urgence et les enjeux de la fiscalité carbone. Il est urgent d’insister, non sur le taux de la taxe mais sur son caractère redistributif et social. Il est urgent de gommer les exonérations pour les plus gros pollueurs pour ne pas alimenter le sentiment d’injustice ».

Sources :
Le Monde
Communiqué FNE.

Mon avis

J'approuve la décision du Conseil Constitutionnel.
Il n'était pas admissible que tant d'exonérations aient été mises en place.
En ce qui concerne le mécanisme de redistribution, non seulement je ne crois pas qu'il puisse fonctionner de manière efficace et équitable : certains seront avantagés, d'autres lésés. De plus, pourquoi redistribuer ? Je ne pense pas que l'incitation de gagner un peu d'argent en consommant moins d'énergie émettrice de CO2 soit motivante au regard de l'absence d'alternatives énergétiques accessibles. On se moque de nous.
Développons réellement les énergies renouvelables, mettons les réellement et pratiquement accessibles au public, et ensuite mettons en place des mesures d'incitation à les utiliser. Ne faisons pas l'inverse !

jeudi 17 décembre 2009

La France va importer l'équivalent de 7 réacteurs nucléaires d'électricité !

Pour satisfaire à ses besoins, la France va devoir importer 7.300 mégawatts (MW) d'électricité mercredi à 19 heures, soit l'équivalent de la production de sept réacteurs nucléaires et un des niveaux d'importation les plus élevés jamais atteints par le pays.

La consommation d'électricité est très sensible au froid en raison du fort équipement des Français en chauffages électriques.

La modération de la consommation d’électricité «des communes et de leurs administrés» lors des période de pics de consommation est «donc particulièrement essentielle». Le président de l'AMF, Jacques Pélissard, «invite les maires à prendre les dispositions nécessaires pour maîtriser la consommation municipale d’électricité entre 17 heures et 20 heures, notamment dans les équipements publics, les bureaux, pour les mises en lumière, l’éclairage public».

L’AMF et RTE soulignent en outre que la réduction de la consommation au moment des pics de consommation contribue «à la lutte contre le changement climatique». Car les centrales électriques «répondant aux besoins de pointe sont plus émettrices de CO2» fonctionnent au fioul ou au charbon.

Mon avis

N'est-ce pas le signe de l'inadéquation de la politique énergétique française ?
Lorsque nous sommes au bord de la coupure, on nous incite à réduire notre consommation !!
Après tant d'incitations à consommer électrique, c'est terrible !

mercredi 25 novembre 2009

La fin du pétrole

La fin du pétrole, c’est la fabuleuse histoire d’une matière première qui, en à peine un siècle, a révolutionné la vie des hommes. Mais aujourd’hui, les réserves de pétrole s’épuisent. Dans sa course folle à toujours plus de production, l’Homme n’a pas su préserver cette énergie précieuse que la Terre a mis des millions d’années à lui offrir.

Pour raconter l’aventure du pétrole, Yann Arthus-Bertrand et son équipe sont partis aux Etats-Unis, pays le plus dépendant à l’or noir. En ce début du XXIe siècle, il est urgent de prendre conscience que les ressources en pétrole sont limitées.

C’est aujourd’hui qu’il faut agir et s’organiser, pour préparer la nouvelle ère qui s’annonce. Alors que toutes nos économies sont basées sur le cours du baril, demain, dans 20, 30 ou 100 ans, il faudra vivre sans pétrole.
Quelles en seront les conséquences ?
Quelles sont les solutions qui s’offrent à nous ?

Ce nouvel épisode de Vu du Ciel tente de répondre à ces questions. De la Chine au Bénin, en passant par l’Azerbaïdjan, la Belgique et le Canada, «Vu du Ciel» nous entraîne dans un tour du monde inédit, à la rencontre de l’or noir.

Mon avis

Je ne suis pas fan de Yann Arthus-Bertrand, même si j'admire ses photographies.
Moi qui, comme beaucoup d'entre nous, vis su système industriel mondial, je suis convaincu qu'il nous faut économiser le plus possible les matières non renouvelables que nous consommons au quotidien.
Le documentaire proposé ce soir par YAB sur France 3 pose de bonnes questions et indique de bonnes voies, même si, comme souvent, je ne suis pas 100% d'accord, par exemple par rapport au plastique dont l'apologie est faite par Philippe Stark.

mardi 10 novembre 2009

L’AIE accusée de dissimuler la réalité du pic pétrolier

Plusieurs fonctionnaires de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) ont affirmé au Guardian que l’agence minimisait sciemment l’imminence de la pénurie de pétrole. L’une de ces sources accuse les USA d’avoir joué de leur influence pour modifier les publications afin de laisser croire que les réserves sont plus importantes qu’elles ne le sont en réalité. La dernière édition du World Energy Outlook prévoyait une production de 105 millions de barils/jours, alors que des voix à l’intérieur de l’agence s’interrogent et redoutent que la fourchette 90-95 mb/j ne soit intenable.


Légende : la production des champs « non encore découverts » (rose) et « non encore développés » (bleu ciel) prévue par l’AIE.

Par Terry Macalister, Guardian, 9 novembre 2009

Le monde est beaucoup plus proche de manquer de pétrole que les estimations officielles ne l’admettent, selon un informateur de l’Agence Internationale de l’Energie qui affirme qu’elle a délibérément minimisé une pénurie imminente de peur de déclencher des achats paniques.

Ce haut fonctionnaire affirme que les États-Unis ont joué un rôle déterminant pour encourager l’agence à minimiser le déclin des champs pétroliers existants, tout exagérant les possibilités de découvertes de nouvelles réserves.

Ces allégations soulèvent de sérieuses questions sur l’exactitude du dernier World Energy Outlook, évaluant la demande et l’offre de pétrole, qui sera publié demain par l’Agence. Ce document est utilisé par de nombreux gouvernements, dont le britannique, pour définir leurs orientations en matière de politique énergétique et concernant le changement climatique.

En particulier, elles mettent en doute la prévision du dernier World Economic Outlook, qui sera on le pense reconduite cette année, qui estimait que la production pétrolière pourra passer d’un niveau actuel de 83 millions de barils par jour à 105 millions de barils. Des critiques extérieurs à l’agence ont souvent fait valoir que cette affirmation ne pouvait être étayée par des preuves concrètes et ils affirment que le pic de production pétrolière a déjà été dépassé.

Désormais, la théorie du « pic pétrolier » trouve des partisans au cœur même du secteur de l’énergie. « L’AIE prévoyait en 2005 que la production de pétrole pourraient s’élever à 120 millions de barils par jour en 2030, mais elle a été contrainte de réduire progressivement ce chiffre à 116 mb/j puis 105 l’an dernier », déclare notre source à l’AIE, qui n’a pas souhaité dévoiler son identité par crainte de représailles en provenance de l’industrie pétrolière. « Le chiffre de 120 mb/j a toujours été un non-sens, mais même celui qui est utilisé aujourd’hui est beaucoup plus élevé que ce qui peut être justifié, et l’AIE le sait. »

Pour plus d’information

Lire la suite de l'article traduit du Guardian parContre Info.

lundi 9 novembre 2009

THT : la convention agricole bouclée

Lancé voici deux ans, le projet d'indemnisation des agriculteurs riverains de la future ligne est achevé. Reste à le signer.

D'ici la fin de l'année, la convention agricole spécifique de la future ligne THT sera signée. Depuis deux ans, RTE (Réseau de transport d'électricité) négocie avec les quatre départements concernés par la future ligne à très haute tension (400 000 volts) Cotentin-Maine, qui acheminera le courant produit par l'EPR en cours de construction à Flamanville. Des représentants agricoles de la Manche, de l'Ille-et-Vilaine, du Calvados (pour une commune) et de la Mayenne, ont travaillé à la rédaction de ce projet d'indemnisation.

Parmi les points essentiels, une enveloppe d'un million d'euros pour la totalité des 163 km de ligne, « mais pas que ça, souligne Jean-Marc Perrin, responsable du projet THT à RTE. Cette convention comporte des engagements pour les élevages. Par exemple, la ligne ne surplombera aucun bâtiment. Avant l'arrivée de la ligne, nous réaliserons des diagnostics électriques des infrastructures métalliques des exploitations, et nous prendrons en charge les aménagements nécessaires pour éviter les courants parasites. » De même, des diagnostics zootechniques seront menées par des vétérinaires.

Une fois cette convention signée, RTE va élaborer « l'ajustement sur mesure, parcelle par parcelle » pour transformer l'actuel tracé de principe de la ligne, en tracé de détail. Celui-ci devrait être connu à la fin du premier semestre 2010.

Source : Ouest France

Mon avis

Le rouleau compresseur de l'EPR et ses lignes THT continue sa marche.
Les effets sur la santé des populations et animaux seront-ils nuls grâce à cette convention ?

lundi 26 octobre 2009

La taxe carbone adoptée par les députés

L'Assemblée Nationale a adopté le week-end dernier le projet de loi sur la taxe carbone.

Son montant a été maintenu à 17 euros pour 2010 et l’électricité n’a pas été incluse dans l’assiette de la taxe.
Un amendement visant à taxer la part d’électricité produite par des centrales aux énergies fossiles n’a pas non plus été adopté.

Le gouvernement est aussi revenu sur la compensation versée aux transporteurs routiers.
Il prévoyait initialement de créer une taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) payée par les bénéficiaires du service de transport, devant générer 200 millions d’euros, ainsi qu’une exonération de taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) pour un coût de 450 millions d’euros.
Au final, le gouvernement a proposé un amendement visant à supprimer de ce projet la TGAP ainsi que l’exonération, d’ici 4 ans, de la TIPP.

France Nature Environnement se félicite de ce pas en avant vers une moindre « exception routière » dans le dispositif de la taxe carbone. FNE indique qu'elle restera vigilante en vue du passage du projet de Loi de Finances au Sénat et qu'elle continue de se battre pour une absence totale d’exonération du secteur du transport routier de marchandises.

Les députés ont autorisé la mise en place d’un taux réduit de TVA (5,5%, contre 19,6% normalement) sur la vente de vélos, de vélos à assistance électrique et d’accessoires et composants cycles.

Mon avis

La taxe carbone, attendue par nombre d'écologistes, se met en place.
Je reste sceptique quant à son bénéfice réel pour l'environnement.
Quel sera le choix alternatif possible ? Les renouvelables étant si peu soutenues par les politiques...
Le cadeau à l'électrique thermique et nucléaire, tous deux fortement émetteurs de CO2, est inadmissible.
La moindre réduction accordée au transport routier va dans le bon sens. Il la faudrait nulle !
La vraiment bonne chose est la TV A réduite sur les cycles.
Attendons le prochain épisode : le passage de la loi au Sénat...

samedi 17 octobre 2009

Greenpeace investit des stations service Total dans 11 villes françaises pour dénoncer l’exploitation des sables bitumineux

17 octobre 2009 – À 50 jours de la conférence de Copenhague sur le climat, Greenpeace dénonce partout en France un criminel climatique et environnemental : le groupe Total.

Les bénévoles des groupes locaux de Greenpeace ont investi des stations essence de la compagnie dans onze villes de France (Paris, Lyon, Marseille, Nancy, Bordeaux, Rennes, Strasbourg, Lille, Toulouse, Perpignan, Grenoble), ce matin à partir de 10h.

L’opération vise à informer le grand public et les clients de Total sur l’activité menée par le groupe pétrolier français sur les sables bitumineux : distribution de tracts, banderoles, visuels géants dénonçant la « destruction durable » et montrant l’impact sur l’environnement de la manière la plus sale et la plus chère de produire du pétrole, un crime à quelques semaines de la conférence de Copenhague.

Dans l’optique de Copenhague, Greenpeace dénonce les criminels climatiques

L’opération d’information et de sensibilisation de ce matin, accompagnée d’images et de slogans chocs fait partie d’une campagne débutée au Canada il y a déjà quelques semaines contre les sables bitumineux et leur exploitation par Total, Shell et les autres. Une action très spectaculaire a d’ailleurs eu lieu la semaine dernière : 30 activistes de Greenpeace ont investi et occupé pendant 20 heures la raffinerie Total du Havre en affichant des slogans immenses sur des cheminées et les citernes du site. Une campagne dénonçant Total a également été lancée sur internet : http://www.greenpeace.fr/destruction-durable/

Total investit dans la manière la plus cher et la plus sale de produire du pétrole

Les sables bitumineux, c’est un bitume très visqueux aggloméré à du schiste et du sable, contenu dans les sols de la province de l’Alberta, au Canada, mais aussi du Venezuela ou de Madagascar, parfois très profondément, souvent sous des zones de forêts. Après un procédé long, complexe, très cher et énergivore (d’énormes machines, beaucoup d’eau, d’électricité, de carburant, etc.), on peut extraire de ce bitume du pétrole exploitable. Total est un des groupes les plus actifs notamment au Canada, où le groupe français a déjà investit plus de 8 milliards d’euros. Misant sur un baril très cher à l’avenir, Total a pour objectif à terme que 10 % de son pétrole provienne de ces sables. Au Canada, l’exploitation des sables bitumineux a déjà détruit 3 000 km² de forêts, pollué des lacs et des rivières.

« C’est une véritable usine à gaz : un baril de pétrole issu des sables bitumineux émet, de l’extraction à la consommation, 5 fois plus de gaz à effet de serre qu’un baril de pétrole conventionnel, explique Yannick Rousselet, chargé de campagne Énergie, présent ce matin à Rennes. Il s’agit d’un vrai crime climatique ! »

Dénoncer le rôle et l’impunité des groupes privés dans les changements climatiques, bannir le pétrole bitumineux de France

Greenpeace demande à Total de stopper ses investissements et ses projets dans les sables bitumineux au Canada comme à Madagascar. « Pas ces actions, Greenpeace pose surtout la question du rôle des groupes privés dans les changements climatiques et de leur impunité totale, affirme Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, présent ce matin à Paris près de Porte d’Italie. La responsabilité de groupe comme Total doit être pointée par les chefs d’Etat qui vont se réunir à Copenhague en décembre : quel sera l’accord conclu à Copenhague où des efforts seraient demandés à tous sauf à des grands groupes privés qui agissent en toute impunité ? »

Enfin, si Total continue d’investir dans ce pétrole le plus sale de la planète, Greenpeace demande à ce que l’État français, c’est-à-dire Jean-Louis Borloo et Nicolas Sarkozy, se prononce sur la nécessité de bannir le pétrole issu des sables bitumineux du territoire français au vu de sa très lourde empreinte carbone. Comment ? En considérant non pas uniquement les gaz à effet de serre émis sur le territoire national, mais le coût environnemental et climatique global d’un tel pétrole.

Source : Greenpeace

Pour plus d’information

Visitez le site de Greenpeace : destruction-durable

mercredi 7 octobre 2009

Grenelle II : L’éolien en berne

Lors des débats lundi 5 octobre, le Sénat a adopté les dispositions du projet de loi Grenelle II condamnant les éoliennes, les considérant comme des installations classées.

Pour France Nature Environnement

Suite aux débats sur l’article 34 du projet de loi Grenelle II au Sénat cet après midi, les espoirs de sauver l’éolien s’amenuisent. En effet, si un certain nombre d’amendements visant à réfréner le développement de l’éolien n’ont pas été adoptés, le texte n’a été que peu modifié. Or les dispositions du texte initial ne sont pas loin de sonner le glas du développement de l’éolien.

Les éoliennes, désormais installations classées
Les éoliennes seront désormais soumises à la procédure des installations classées pour la protection de l'environnement, procédure très lourde et complexe, qui handicapera leur développement. L’amendement visant à la suppression de ces dispositions n’a pas été adopté. Des formalités injustifiées De même, FNE regrette le rejet de l’amendement demandant la suppression des formalités pour toute éolienne quelque soit sa puissance ou sa hauteur. Cette procédure est d’autant plus injustifiée que les petites éoliennes de moins de 12 mètres sont dispensées de toute formalité par l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme. Selon Raymond Léost, pilote du réseau juridique de FNE, « Il convient de tirer une première conséquence de ce changement de régime : soumettre les lignes à Très Haute Tension au même régime juridique ! ». Développer l’éolien de manière réglementée FNE tient à rappeler l’importance du développement de l’éolien, parallèlement à celui des autres énergies renouvelables. Elle est consciente de la nécessité de le faire de manière réglementée afin de ne pas affecter outre mesure les paysages et la biodiversité. Afin de prévenir les impacts négatifs des énergies renouvelables (ENR), il est nécessaire de les développer de façon complémentaire en tenant compte des spécificités des territoires.

La France à contre-courant de ses engagements internationaux
Bénéficiant d’une technologie aboutie, l’éolien est l’une des énergies renouvelables les plus prometteuses. Sans la développer, la France ne sera jamais en mesure de se conformer à ses engagements internationaux. De plus, en complexifiant de la sorte le régime des éoliennes, la France prend le risque de se voir condamnée par la justice communautaire au titre de la violation de la directive ENR 2009/28. Nous espérons que les députés se montreront plus conscients de ces enjeux lors du passage du projet de loi devant l’Assemblée Nationale.

Mon avis

Le Sénat cède-t-il aux lobby anti-éolien et pro- nucléaire ?
Des dispositions qui, si elles étaient adoptées constitueraient un grave handicap pour l'énergie éolienne.

mercredi 30 septembre 2009

Les associations s’unissent pour défendre les éoliennes

En réaction à la manifestation des opposants à l’éolien sur le site du mont Saint-Michel, les associations de protection de l’environnement ont tenu à faire bloc pour défendre cette énergie renouvelable, qui doit représenter un peu plus d’un quart de l’objectif de 23% d’ENR à l’horion 2020. Greenpeace, WWF, FNE, Amorce, Agir pour l’environnement, les Amis de la terre ou encore la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)… Au total, plus d’une dizaine d’associations sont montées au créneau pour dénoncer «les contre-vérités sur les projets éoliens» et les tentatives d’inclusion des éoliennes dans le régime des installations classées pour l’environnement (ICPE).

Communiqué de la LPO

La LPO soutient le développement des énergies renouvelables dont l’éolien. Elle rappelle que le principal gisement de progrès se situe à la fois dans les économies et l’utilisation rationnelle de l’énergie.

Les oiseaux et les milieux dans lesquels ils vivent sont principalement menacés par la destruction de leurs habitats par des infrastructures (routes…), par l’urbanisation et par l’agriculture intensive. Les éoliennes ne constituent pas aujourd’hui une menace de cet ordre.

En France, la LPO est particulièrement attentive et suit le développement de la filière depuis ses débuts. La communauté ornithologique mondiale connaît de mieux en mieux les impacts des éoliennes sur les oiseaux et les chauves-souris.

C’est la raison pour laquelle les projets éoliens doivent faire l’objet d’une expertise naturaliste rigoureuse. La LPO a réalisé et/ou participé à la diffusion de conseils et méthodes afin de garantir la bonne intégration environnementale des projets. Ce travail est réalisé dans le cadre du programme national « éolien-biodiversité » mené avec l’ADEME, le MEEDDM, les professionnels de l’éolien et les associations naturalistes locales.

Ainsi, les expertises naturalistes réalisées sur les parcs éoliens sont aujourd’hui, globalement, d’une qualité largement supérieure à ce qui se fait pour d’autres infrastructures.

Certes, les éoliennes tuent des oiseaux et des chauves-souris, elles peuvent également entrainer une diminution de la fréquentation pour certaines espèces et par là-même menacer la biodiversité locale. Toutefois, la LPO rappelle que, pour ce qui concerne la mortalité directe d’oiseaux, les lignes électriques, les routes, la chasse et même les chats domestiques engendrent des impacts autrement plus importants que les parcs éoliens Français actuels.

Les facteurs aggravant les impacts des parcs éoliens sur les oiseaux et les chauves-souris sont connus : la densité d’éoliennes et la sensibilité écologique du territoire constituent les deux éléments clés. Ainsi, les parcs éoliens de Navarre (Espagne) ou de Californie sont-ils connus pour leurs effets destructeurs ; ce type de configuration n’existe pas actuellement dans notre pays. Il nous appartient d’ailleurs collectivement de ne pas répéter ces erreurs. La LPO a, à plusieurs reprises, attaqué en justice des projets éoliens qu’elle jugeait dangereux.

C’est pourquoi la LPO est plutôt favorable à de petits parcs éoliens situés proche des zones de consommation. Par ailleurs, la LPO milite depuis 2002 pour que le développement de l’éolien se fasse sur la base de schémas locaux, départementaux et régionaux concertés.

Enfin, la LPO souhaite que les territoires qui font le choix d’accueillir des éoliennes mettent en place de façon systématique une politique efficace de développement durable. Les plans climat énergie territoriaux (PCET) et autres agendas 21 sont à ce titre des outils pertinents.

Les soi-disant promoteurs d’un « environnement durable » qui contestent systématiquement tout projet éolien et se découvrent pour l’occasion protecteurs des oiseaux serviraient plus la cause de la biodiversité en luttant contre les causes réelles de son érosion.

Rappelons que chaque année, 60 000 hectares sont artificialisés du fait de l’expansion des zones urbaines et des infrastructures.

Mon avis

Une excellente prise de position des associations !

samedi 29 août 2009

Opaque changement de tarif EDF - Les petits consommateurs pénalisés

Le récent changement des tarifs EDF est décidément bien complexe. Opaque même.
Le lis plusieurs articles et comprends le contraire de l'un à l'autre...

Il semble bien ressortir de plusieurs analyses que les petits consommateurs seront pénalisés.
Et pas qu'un peu.

Selon Les Echos - 21/08/09 :

Les 2,5 millions de clients d'EDF qui sont abonnés au tarif bleu de base et dotés d'une petite installation - une puissance de 3 kilovoltampères (kVA) - verront en effet leur facture augmenter de 4,65 % en moyenne. Parmi eux, certains vont constater une baisse de 11 % tandis que d'autres, les très petits consommateurs, devront faire face à une hausse de plus de 100 %, selon les estimations de la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Encore une fois, les faits contredisent les bonnes paroles et les effets d'annonce.
Il faut économiser l'énergie ?
Avec le nouveau tarif, moins tu consommes, plus tu paies cher ! Bravo !

Surveillez et analysez vos factures !

lundi 3 août 2009

Quand EDF combat les économies d’énergie

Un fabricant de boîtiers destinés à économiser l’électricité, vient d’être condamné à verser une taxe à EDF, qui s’estime lésée par cette technologie.

Voltalis, entreprise créée en 2007, a en effet mis au point un boîtier qui se fixe entre le compteur EDF et le tableau électrique et permet de réaliser des économies d’énergie, déclenchées en temps réel par Internet, en stoppant par exemple le chauffage ou la climatisation. Des économies d’énergie qui allègent la facture des clients, au détriment d’EDF.

EDF et les autres fournisseurs d’énergie (Poweo, Direct Energie…) ont demandé à être indemnisés auprès de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Celle-ci leurs a donné un avis favorable et a décidé de l’instauration d’une taxe qui serait de l’ordre de 70 à 80 % des revenus de Voltalis, autant dire une ponction qui pourrait se révéler fatale pour l’entreprise.

Mon avis

Les économies d’énergie devraient être encouragées et soutenues, non le contraire.
Affligeant !

dimanche 5 juillet 2009

Des riverains prêts à payer pour conserver leurs éoliennes

Le service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable du Commissariat général du DD a publié un rapport sur l’acceptabilité sociale des éoliennes qui conclue que les riverains sont prêts à payer pour conserver leurs éoliennes !

Afin d’en mesurer l’impact sur le bien être de leurs riverains, la démarche visait à donner une valeur monétaire à ces éoliennes. La méthode utilisée, qui peut paraître étonnante au premier abord, est en fait celle communément appliquée pour donner une valeur à du non-marchand (même principe que pour quantifier le moral des Français, par exemple).

Il a notamment été demandé aux riverains de quatre parcs s’ils consentiraient à payer pour
- conserver ou détruire les éoliennes ;
- faciliter ou empêcher l’installation de nouvelles éoliennes.
Les réponses permettent de déduire que, sur chacun de ces sites, démanteler les éoliennes existantes provoquerait une perte de bien être social, évaluée à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Synthèse issue des premières pages du rapport

L’éolien, une énergie renouvelable en plein essor
Le Grenelle environnement prévoit un doublement de la part des énergies renouvelables à l’horizon 2020, en cohérence avec l’objectif assigné à la France dans le cadre du paquet « énergie-climat » de l’Union européenne. La réalisation de cet objectif ambitieux passe par un développement de toutes les énergies renouvelables, et requiert en particulier un fort développement de la biomasse (biocarburants, biogaz, bois énergie), de la géothermie et de l’éolien. La production d’énergie éolienne devrait ainsi être multipliée par plus de dix d’ici à 2020.
La France développe déjà ses filières d’énergies renouvelables. En 2007, leur production a augmenté de 4 % pour atteindre 18 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole). En particulier, l’énergie éolienne a fait un véritable bond, avec une progression de 85 % sur l’année, pour atteindre 0,4 Mtep. Elle ne représente cependant que 2 % de la production d’énergies renouvelables et moins de 1% de la production d’énergie totale.

Afin de mesurer les impacts des éoliennes sur le bien être de leurs riverains, le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire a entrepris une démarche visant à leur donner une valeur monétaire. Une première enquête avait été menée en 2001 afin de quantifier les nuisances paysagères et sonores des éoliennes, auprès de riverains du site éolien de Sigean, dans l’Aude. De façon inattendue, peu d’enquêtés s’étaient alors déclarés gênés par les éoliennes près desquelles ils habitaient. Une seconde étude a donc été lancée en 2005, sur quatre sites , sur la base du constat que les éoliennes pouvaient être perçues aussi bien de manière positive que négative par les personnes vivant à proximité.
Ce type d’évaluation économique vise à compléter l’analyse qualitative ou sociologique de l’acceptabilité sociale des éoliennes. L’idée est d’inciter les enquêtés à révéler leurs préférences sur les éoliennes et à exprimer ces préférences en terme monétaire.

Les enquêtes menées auprès des riverains de quatre sites éoliens
Des personnes habitant à moins de 15 kilomètres de quatre sites éoliens ont été interrogés sur leur consentement à payer pour différents scénarios de modification des sites. Les quatre sites choisis sont très différents afin d’évaluer si leur configuration et leur durée d’implantation ont un effet sur les préférences des riverains :
- le site de Corbières-Souleilla, implanté depuis 2001, se situe dans le département de l’Aude, qui concentre aujourd’hui le plus grand nombre de parcs éoliens en France ;
- le site de Mardyck est implanté depuis 2003 près du littoral de la mer du Nord, dans le contexte industriel des raffineries de Dunkerque ;
- le site de Montjoyer-Rochefort, implanté dans la Drôme depuis 2004, s’insère dans un contexte naturel à vocation touristique ;
- le site de Bouin, implanté en Vendée depuis 2003, est situé dans une zone humide relativement touristique, le marais breton, à proximité du littoral atlantique, lui-même très fréquenté.

Deux enquêtes ont été réalisées fin 2005 selon deux méthodologies :
- une enquête par téléphone auprès de 2 000 riverains des sites de Souleilla, de Mardyck et de Montjoyer, utilisant la méthode d'évaluation contingente ;
- une enquête en face à face, au domicile de 300 riverains des sites de Souleilla et de Bouin, avec la méthode d’expériences de choix.

En bref

Alors que la France s’est engagée à accroître fortement d’ici à 2020 sa production encore modeste d’énergie éolienne, les nuisances pour les riverains sont régulièrement invoquées à l’encontre de ce développement. L’étude « Evaluation de certains effets externes produits par les installations éoliennes », menée auprès de riverains de quatre sites, montre au contraire une grande acceptabilité des éoliennes. Sur chacun de ces sites, démanteler les éoliennes existantes provoquerait même une perte de bien être social, évaluée à plusieurs dizaines de millions d’euros. Les projets d’implantation de ces sites semblent avoir été plutôt bien accueillis ; les résultats ne sont donc pas généralisables tels quels à l’ensemble des sites.

Pour plus d’information

Téléchargez le rapport d'étude complet :

dimanche 31 mai 2009

Feu vert au projet Total de stockage souterrain de CO2

La société Total vient d'obtenir l'autorisation d'enfouir 120000 tonnes de C02 pendant deux ans, sur Ie site industriel de Lacq (Pyrénées-atlantiques).
Les associations déposent un recours.

L'avis de France Nature Environnement

La stratégie du Shadok ?
Pour Total, lutter contre les émissions de gaz à effet dderest très simple: il suffit de pomper ! Malheureusement les choses ne sont pas aussi simples et la technique de Capture et de Stockage de Carbone présente plusieurs risques inacceptables :

La CSC est énergivore : Ie rapport parlementaire de M Birraux du 3 mars 2009 note sur ce point: « Le CSC est d'ailleurs présenté comme une technologie de l'énergie, alors qu'en soi, il ne procure aucun apport nouveau d'énergie (. ..) il induit au contraire une consommation supplémentaire d'énergie ». La CSC utilise en effet de l'énergie pour les opérations de capture, de transport et d'injection souterraine.

La CSC est polluante : cette technologie a pour raison première Ie développement des centrales thermiques au charbon à I'heure ou il faut au contraire développer les sources d'énergies renouvelables, les économies d' énergie et l'efficacité énergétique. Le rapport Birraux note que la CSC « conforte aussi l'utilisation des énergies carbonées dans les pays qui les importent avec même le risque d'accroître leur dépendance énergétique, puisque l'implantation d'un dispositif de CSC impose un supplément de consommation d’énergie » ;

La CSC présente des risques pour l'environnement : L'enfouissement industriel de carbone sous terre présente des risques pour la santé et l'environnement qui ne sont pas maîtrisés. Aucune expertise indépendante et contradictoire n'a été financée à ce sujet. Total a préféré faire appel au BRGM qui ... est engagé en faveur de la CSC !

La CSC est coûteuse : Elle peut « doubler Ie coût de fonctionnement d'une centrale et, par conséquent, aboutir a une augmentation du coût de l'éIectricité de 21 à 91% » (cf. rapport Greenpeace « Faux espoir » de mai 2008).

La CSC est tardive : ainsi que Ie précise Ie PNUE : « Le CSC arrive beaucoup trop tard sur Ie champ de bataille pour aider Ie monde a éviter Ies changements climatiques ». Rappelons que les industriels eux-mêmes rappellent que la CSC ne sera pas opérationnelle avant 2030. Or, il nous faut réduire drastiquement nos émissions de GES dès 2015....

La CSC n'est pas viable : selon l'Agence internationale de l'énergie, il faudrait creer plus de 6000 installations de CSC, chacune d'une capacité d' enfouissement d' 1 million de tonnes de CO pour espérer stocker 20% des émissions mondiales de GES. Or, les cavités géologiques adéquates et non exposées à un risque sismique sont rares et l'acceptabilité sociale de ce procédé est très incertaine.

La CSC est fondée sur un mensonge : elle ne permet pas de réduire mais just d' enfouir nos émissions de gaz à effet de serre qui sont en quelque sorte mises sous Ie tapis ! La tonne de CO2 a bien été émise avant d'être stockée ! Ne doutons pas que les industriels en tireront cependant prétexte pour demander des quotas supplémentaires de CO2...

Le principe pollué / payeur ?
Total sera Ie seul bénéficiaire du projet et Ie contribuable sera mis à contribution avant et après les opérations d'enfouissement.

Le plan Borloo sur les énergies renouvelables, présenté Ie 17 novembre 2008, prévoit la création d'un « fond de soutien aux démonstrateurs industriels » doté de 400 millions d' euros sur 4 ans dont bénéficieront notamment les projets de CSC. Autant d'argent qui aurait pu être consacré a des solutions durables contre Ie dérèglement climatique ...

Le bénéficiaire c'est Total, Ie responsable c'est Ie contribuable : l'autorisation délivrée à Total prévoit que c'est l'Etat qui assurera la surveillance du site après injection et prendra donc en charge les éventuels problèmes.

Un projet illégal.
Aucune loi n'autorise la Capture et Ie Stockage de Carbone. C'est si vrai que Ie Gouvernement a inséré dans Ie projet de Grenelle 2 des dispositions,jamais débattues lors du Grenelle - tendant a donner un cadre juridique aux opérations d'enfouissement de CO2.

Problème : Total ne souhaitait pas attendre. Sans attendre Ie vote des parlementaires et a la veille de la Table ronde sur Ie risque industriel, I'Etat a donc accepte d' autoriser Ie projet de Lacq de manière absolument illégale et à la suite d'un simulacre de concertation.

Restaurer une démocratie écologique.
Les associations demandent très clairement un moratoire sur tout projet de CSC, l'organisation d'un débat public par la Commission nationale du débat public, l'organisation d'un débat parlementaire sur Ie cadre juridique applicable et une expertise réellement indépendante des risques.

Mon avis

Le stockage de CO2 est à combattre énergiquement !

jeudi 28 mai 2009

Les appareils électriques de plus en plus gourmands

La consommation d’énergie des appareils électroniques devrait tripler d’ici 2030, prévient l’Agence internationale de l’énergie dans un rapport publié mercredi 13 mai. A moins que des efforts ne soient entrepris en matière d’efficacité énergétique, 280 gigawatts de capacité nouvelle devront être installés en 20 ans.

Dans son dernier rapport : Gadgets and Gigawatts, l' IEA ( Agence internationale de l'Energie ) rappelle que la multiplication de nos gadgets électroniques ( ordinateurs, téléviseurs, téléphones portables ) représente un coût toujours plus important en énergie, au point que la consommation d'électricité liée à leur utilisation devrait être multipliée par trois d'ici 2030.

Le constat n'est pas nouveau et est régulièrement remis en perspective au fil des ans mais il apparaît de plus en plus que l'accroissement du taux d'équipement des produits électroniques annule les gains d'efficacité énergétique apportés par l'amélioration des technologies.

Individuellement, les produits électroniques consomment beaucoup moins d'énergie que les générations précédentes mais ils sont maintenant tellement nombreux que la consommation globale d'énergie continue d'augmenter rapidement.

Tous les ingrédients sont réunis pour mettre en péril les efforts réalisés par les Etats en matière de sécurité énergétique et de réduction des émissions, prévient l’AIE. La hausse de la consommation énergétique de ces produits ne date pas d’hier. Entre 1990 et 2008, la consommation d’électricité des «gadgets» a crû de 7% par an, pour atteindre une consommation de 700 TWh en 2008. Montant de la facture annuelle: 80 milliards de dollars. Elle devrait passer à 200 milliards en 2030. A coût de l’électricité constant…

Solution mise en avant par l’AIE: réaliser de gros efforts en matière d’efficacité énergétique par la mise en place de normes de performance énergétique. Ces gains devront être importants, puisque ceux réalisés depuis plusieurs années en la matière pour les gros appareils électroménagers n’ont pas suffi pour gommer la hausse de la consommation des appareils électroniques.

Pour plus d’information

Voir le résumé du rapport en anglais.

Mon avis

En effet, améliorer l'efficacité énergétique est un axe à encourager mais la priorité doit être la diminution de notre consommation d'énergie.
Les gadgets sont-ils indispensables ?

dimanche 10 mai 2009

Confidentialité imposée au pied des pylônes THT

RTE (Réseau de Transport d'Electricité) réclame une clause de discrétion aux agriculteurs proches des lignes 400 000 volts et confrontés à des problèmes de courants parasites. Les opposants crient à la manipulation.

Certaines exploitations agricoles à proximité des lignes Très haute tension se plaignent de phénomènes électriques et électromagnétiques : Stress des vaches, baisse de production, taux de cellules dans le lait trop important, mortalité des veaux inexpliquée... Les griefs sont nombreux.

Depuis quelques semaines, RTE, en charge de la construction de la nouvelle ligne THT Cotentin et Maine, propose un protocole d’analyses des fermes concernées. La Chambre d’agriculture, le ministère de l’Agriculture et le GPSE (Groupe permanent de sécurité électrique) y sont associés.

« Ce qui surprend, c’est la méthode employée, témoigne un agriculteur souhaitant rester anonyme. Deux protocoles différents nous ont été présentés en quinze jours. Nous devions parapher le second qui était déjà signé par une partie des intervenants. » Les plus confiants ont apposé leur signature, d’autres y ont regardé de plus prêt.

Accord préalable.
« Des clauses de confidentialité avaient été ajoutées », explique l’agriculteur. RTE y réclame que les services vétérinaires et le GPSE ne diffusent pas les données « sans accord préalable ». Ensuite, les parties doivent s’engager à ne pas communiquer le protocole à des tiers « ainsi que tout document ou toute information ».

« C’est scandaleux », s’emporte Jean-Claude Bossard, maire du Chefresne, dans la Manche, et porte-parole des élus opposés à la construction de la ligne THT du réacteur EPR de Flamanville. « D’autres agriculteurs m’ont fait part de ces méthodes et s’interrogent. Si RTE n’a rien à cacher, pourquoi imposer la confidentialité ? Pourquoi présenter deux documents différents ? »

Responsable RTE du projet de THT Cotentin-Maine, Jean-Marc Perrin dénie toute intention malicieuse. « Ces clauses de confidentialité visent à protéger les exploitants agricoles. Tous ne souhaitent pas que les mesures effectuées dans leurs exploitations soient rendues publiques. »

L’argument fait sourire les opposants. « On se moque de nous, commente Jean-Claude Bossard. La seule réponse satisfaisante serait de réaliser une étude indépendante, comme celle réclamée par le conseil général de la Manche. »

En attendant, les anti-THT continuent à se mobiliser en prévision de l’enquête publique qui doit démarrer prochainement. « Une trente-neuvième commune, Le Loret dans la Manche, vient de prendre un arrêté contre le passage de la ligne 400 000 volts. »

Source : Ouest France


La polémique ne faiblit pas entre RTE et les opposants sur les effets nocifs des lignes à Très haute tension. : Archives « Ouest-France »/Jean-Paul Jaslet

dimanche 19 avril 2009

Il reste 20 ans de pétrole, estime le responsable de Total Allemagne

La production pétrolière ne dépassera pas les 105 millions de barils jours, et il ne reste que 20 ans de réserves, estime Michel Mallet, directeur de Total Allemagne. A une condition : maîtriser la demande et économiser, économiser encore.

Michel Mallet s’entretient avec Anselm Waldermann pour Spiegel, 14 avril 2009.

Lire l'extrait de l'entretien sur ContreInfo.

Mon avis

Le pic pétrolier c'est maintenant ou bientôt. Cela se joue à peu de choses près.
La part de lobbying de l'industrie pétrolière n'est pas nulle mais pas prépondérante non plus. De quelle durée sera la pente descendante de production ?
En tout cas je ne pense pas que la société soit préparée à gérer cela dans de bonnes circonstances !
Pareil pour le pic de nombre d'autres matières premières et alimentaires...

vendredi 17 avril 2009

Grande-Bretagne - Un parking solaire pour voiture électrique

L'entreprise britannique Romag Holdings plc spécialisée dans la fabrication de verre et plastiques composites a annoncé le 4 mars 2009 le développement d'un nouveau produit qui permettra de recharger les véhicules électriques grâce à l'énergie solaire.

Répondant au nom de PowerPark, cette technologie bas-carbone composée d'un auvent couvert de panneaux photovoltaïques sera la cible des parkings d'aéroports, gares, supermarchés, centres commerciaux, bureaux et bâtiments publics. L'électricité générée par le Power Park pourra également être revendue au National Grid plc ou pourra éventuellement alimenter certains bâtiments. Chaque espace de stationnement doté d'un PowerPark pourra générer jusqu'à 1,7 kW de puissance, ce qui représente environ 50% des besoins énergétiques d'un ménage moyen.

Par ailleurs, Romag Holdings plc a déjà obtenu un contrat avec l'agence régionale de développement One NorthEast pour la construction de deux prototypes : l'un sur le site de la société dans le comté de Durham et l'autre à Blaydon-on-Tyne sur le site de l'entreprise Tegrel Engineering, constructeur de la structure en acier du PowerPark. Les premiers PowerParks seront disponibles sur le marché britannique dès juin 2009.

Source : New Energy Focus - 04/03/09
http://www.newenergyfocus.com/do/ecco.py/view_item?listid=1&listcatid=32&listitemid=2331&section=Solar

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