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mercredi 18 janvier 2012

Le bois énergie est-il vraiment écologique ?

Dans le cadre de la réduction des émissions de CO2, la France s'est fixé dans le cadre du Grenelle de l'Environnement l'objectif de doubler sa production de bois énergie d'ici à 2020 :


Le bois est communément connu pour être une ressource renouvelable et vertueuse, voire une source d'énergie neutre au niveau carbone puisque la combustion du bois ne ferait que relâcher le carbone fixés par les arbres durant leur croissance.

C'est dans ce contexte que l'Office National des Forêts (ONF), poussé par ailleurs par son statut d'établissement public national à caractère industriel et commercial, transforme progressivement les forêts dont il a la gestion en «usine à bois à rentabilité immédiate» (2).

Une énergie au final pas si écologique…
Les objectifs de réduction des émissions de CO2, si louables qu'ils soient justifient-ils des pratiques conduisant à une dégradation de l'environnement ?
La question est d'autant légitime que concernant le bois énergie, on se rend progressivement compte que les atteintes environnementales liées à l'exploitation intensive des forêts sont importantes, voire potentiellement dramatiques. Et cela peut être même au final pour un bilan CO2 négatif, c'est-à-dire que les émissions totales de la filière bois excéderaient le stockage réalisé par les arbres !


Voyons brièvement pourquoi le bois énergie pourrait bien ne pas être si écologique qu'on le croit.

Une acidification des sols
Jean-François Ponge, Professeur émérite du Muséum National d’Histoire Naturelle, alerte (1) :

Les conséquences en sont inéluctables: raccourcissement des rotations sylvicoles, sélection d’essences à croissance rapide et exploitation totale des houppiers. Comme d’autres énergies renouvelables telles que les bio-carburants et l’énergie éolienne, les effets pervers à long terme (déforestation pour la première, dégradation paysagère pour la seconde) l’emportent sur les avantages immédiats à court terme. Il est nécessaire de rappeler que l’acidification des sols, un des principaux risques environnementaux à l’échelle de la planète, n’est pas seulement due à la pollution atmosphérique (d’origine industrielle ou agricole) mais en bonne partie aussi à la… croissance des arbres!! Le mécanisme est connu (il s’agit d’un déséquilibre ionique au niveau de l’alimentation racinaire) mais il est inéluctable et ne peut être compensé que par la cessation totale des récoltes, ce qui est bien entendu incompatible avec l’exploitation forestière… Lorsque la croissance des arbres est lente, décomposition et altération compensent dans une certaine mesure l’appauvrissement des sols qui résulte de la croissance des arbres et ralentissent donc le phénomène d’acidification si la forêt est exploitée de façon raisonnable, c’est-à-dire sans excès. Toute accélération de la croissance et de l’exportation du bois (les deux vont de pair) va donc créer un déséquilibre, sauf sur les très bons sols (a priori plus propices à l’agriculture qu’à la sylviculture) et générer de l’acidité qui ne pourra plus être compensée.

Une pollution atmosphérique importante
La combustion du bois tous secteurs confondus (domestique, industriel et collectif) représente jusqu'à 77 % des émissions nationales d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), 27 % des particules PM10 et même 40 % pour les plus fines (PM2,5) qui sont aussi les plus dangereuses. C'est aussi respectivement 22 et 21 % des émissions de composants organiques volatiles (COV) et de monoxyde de carbone. (3).
Ainsi, en 2009 la secrétaire d'état à l'écologie indiquait : "Une demi-journée au coin du feu, c'est autant de particules que 3 500 km en diesel (3).
Le Québec relève de son côté aussi cette problématique : Le chauffage au bois représente une source importante de contaminants dans l’atmosphère : monoxyde de carbone (CO), composés organiques volatils (COV), particules fines (PM2,5), oxydes d’azote (NOx) et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La fumée dégagée par la combustion du bois est présente à l’extérieur comme à l’intérieur des maisons. (4)


Un bilan CO2 qui est peut être globalement négatif
Il était communément admis que le chauffage au bois émet environ dix fois moins de gaz à effet de serre qu'au fioul et cinq fois moins qu'au gaz (3).
Ceci pourrait s'avérer faux à en croire une étude réalisée par 4 chercheurs américains qui ont réalisé une analyse du cycle de vie (ACV) de la valorisation énergétique de la biomasse forestière.
Selon eux, pour 16 des 19 «éco-régions» qu'ils ont étudiées, le bois énergie est émetteur net de CO2 et non un puits de carbone. (1).
Ceci nécessite des études plus larges mais pourrait bien changer la donne en matière se solutions énergétiques à la problématique du CO2.


Références :
(1) Bois-énergie et dynamisation de la sylviculture: un danger pour la forêt morvandelle ?

(2) Gardes forestiers, l’âme abattue par Par ELIANE PATRIARCA – Libération :

(3) Le feu de bois, un des principaux facteurs de pollution

(4) : Québec – Le chauffage au bois : http://www.mddep.gouv.qc.ca/air/chauf-bois/index.htm
http://www.mddep.gouv.qc.ca/air/chauf-bois/bois-fr.pdf

lundi 9 janvier 2012

Contre colloque anti gaz et huile de schiste le 17 janvier 2012

Le 17 janvier un grand colloque a Paris réunira Ministres de la république et présidents de HESS Oil, VERMILLON, TOREADOR, TOTAL ils débattront entre autre de l’avenir des hydrocarbures de schistes et “comment sortir de l’interdiction Française”. Ils en rêvent, et ils veulent en faire une réalité.

Contre ce DÉNI DE DÉMOCRATIE manifeste, contre cette opération de lobbying honteuse, les collectifs d’Île de France organisent la contre-offensive et vous invitent à

un « contre-colloque » Le même jour 17 janvier à partir de 16h à l’hôtel de région Ile de France


Une VÉRITABLE réunion d’information sur les enjeux et les dangers de l’exploitation des hydrocarbures de schiste, collaborative et citoyenne, avec la participation de scientifiques, de journalistes, d’élus locaux et de citoyens engagés.

Pour préparer la riposte !
Nous devons nous réveiller !

Pour plus d’information

collectif-citoyen-idf-non-aux-gpds@liste.riseup.net.
Coordination du « contre-colloque » : Philippe Le Corneur, phlc.gpds@laposte.net
Organisation d’hébergements solidaires pour ceux qui viennent de loin : micheline42@gmail.com

samedi 17 décembre 2011

Un colloque pro-nucléaire et gaz de schistes !

Le Club Énergie & Développement organise le 17 janvier un colloque consacré au bouquet énergétique.





Les tables rondes sur le nucléaire et les gaz de schiste, comme l'ensemble du colloque, sont clairement orientées pour promouvoir ces énergies risquées, couteuses et non renouvelables.

Concernant les gaz de schiste, notez le sous-titre :
"L'interdiction française, comment en sortir?"
Éloquent, non ?

Le lobby industriel s'organise.
Un colloque réservé aux politiques, industriels, "experts".
Le citoyen n'y sera probablement pas admis.

Notez les partenaires, une belle brochette !



La synthèse des travaux sera réalisée par François-Michel Gonnot, député de l'Oise et Président du Club Énergie et Développement.
Il fut aussi le rapporteur de la mission d'information parlementaire sur les gaz de schiste ayant rendue sa copie en juin dernier.
Quelle indépendance !!

La mobilisation citoyenne et associative ne doit pas baisser, mais au contraire se renforcer.
Il est indispensable qu'une manifestation soit organisée le jour et à côté de ce colloque.

Pour plus d’information et à consulter avec prudence...

http://clubendev.org/Club_EnDev2/

samedi 10 décembre 2011

STOP à l'extraction des sables bitumineux!!


L’AFP nous prévient que Total a réussi à obtenir un contrat juteux au Canada.
Un article du journal le Monde le retranscrit à cette adresse : http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/12/08/sables-bitumineux-feu-vert-du-canada-a-un-projet-mene-par-total_1615879_3244.html !!!

Un contrat juteux pour qui ?
Un ministre canadien qui affirme que ce projet est une très bonne nouvelle pour son pays car il va être source d’emplois et de croissance !!
De qui se moque t-on ??
En l’état actuel de nos connaissances, cela est une aberration et il nous faut arrêter tous ces projets sur les sables bitumineux !!!
Il faut arrêter d’extraire jusqu’à la dernière once de carburant encore disponible !
Extraction chère et peu rentable, extraction polluant notre environnement et détruisant la nature, extraction libérant toujours plus de CO2 !!!

Arrêtons de nous voiler la face : puiser jusqu’à nos dernières ressources est inutile et nous fait perdre un temps précieux pour s’orienter vers des solutions d’avenir comme les énergies renouvelables !!

Je dis NON, à toutes ces aberrations !! Il est temps qu’on refuse de consommer tous combustibles provenant de sables bitumineux !!

mardi 22 novembre 2011

Une planète environ n°4 : Nucléaire et transition énergétique

Je viens d'écouter la quatrième émission "une planète environ", consacrée au nucléaire et à la transition énergétique.
L'invité est Michel Risser, ingénieur énergéticien et membre de Greenpeace.
L'équipe aborde une bonne partie du sujet de manière simple et claire.
Évidemment le temps limité à une heure ne permet pas de tout dire sur deux sujets aussi vastes que le nucléaire d'une part et la transition énergétique d'autre part.
Ce dernier point est abordé au regard du scénario négawatt qui nous est bien résumé.

Au fil des numéros l'émission est en constante progression et arrive avec ce numéro 4 à un très bon niveau.
Bravo à toute l'équipe !

Pour écouter l'émission

Sur "radio Arc-en-ciel" demain mercredi à 8h, à Strasbourg sur 90.7 Mhz et en même temps sur le site de la radio : http://www.radioarcenciel.com/
Le poscast eu format MP3 peut être écouté et téléchargé sur le site de l'émission : http://www.une-planete-environ.fr/

Pour plus d'info

Sur la sortie du nucléaire : http://www.sortirdunucleaire.org/
Sur le scénario négawatt : http://www.negawatt.org/


lundi 10 octobre 2011

Energies : il est temps de changer !

samedi 13 août 2011

Convergence citoyenne pour une Transition Énergétique à Lézan (Cévennes) du 26 au 28 aout 2011

Réchauffement climatique, course aux énergies fossiles, gaz de schiste, Fukushima...

C’est l’heure des États Généraux pour une TRANSITION !

Les Collectifs opposés à la prospection et l’exploitation des gaz et huile de schiste, en partenariat avec les réseaux nationaux qui œuvrent pour un autre avenir énergétique, vous proposent de POURSUIVRE LE MOUVEMENT en vous conviant aux Rencontres “Convergence citoyenne pour une Transition Énergétique”.


Pour plus d’information

http://www.convergenceenergetique.org/

lundi 8 août 2011

Photovoltaïque, bilan énergétique et impact environnemental

Dans le contexte de la fin programmée des énergies fossiles, je me pose depuis longtemps la question de la rentabilité énergétique des renouvelables et sur leur impact environnemental.

Concernant le photo-voltaïque, Jean-Louis Gaby, ingénieur et consultant en énergie, ancien installateur de systèmes photovoltaïques, nous donne des informations intéressantes :

Pour discréditer le photovoltaïque, les pronucléaires font circuler la rumeur selon laquelle les modules photovoltaïques nécessitent pour leur fabrication des métaux lourds et des terres rares toxiques, qu'ils nécessitent énormément d'électricité (centrales au charbon en Chine...), qu'ils ont une courte durée de vie (moins de dix ans), qu'on ne sait pas les recycler et que leurs déchets seront évidemment polluants.

Lors des débats ces arguments sont sou­vent avancés avec véhémence mais sans autre précision (comme une rumeur), et cela m'est arrivé récemment avec une personne d'EDF qui craignait pour son emploi.

Comme il y a peu d'information objective disponible sur ce sujet, cette rumeur qui discrédite le photovoltaïque arrive même à gagner les rangs des antinucléaires. Voici donc une petite mise au point qui pourra à l'occasion vous être utile.

Seules deux technologies des cellules photovoltaïques en couches minces utili­sent des terres rares et des composés polluants. Elles occupent moins de 3 % du marché, leur rendement n'est pas franchement bon, de même que leur durée de vie, et si elles n'étaient pas bon marché elles ne seraient pas vendues. À la limite, elles pourraient être interdites de fabrication.

Il s'agit des cellules au tellurure de cadmium (métal lourd toxique), et des CIS/CICS à cause de la présence d'indium, de sélénium et de gallium, matières premières en ressources limitées, mais qui ne font pas partie des terres rares.

Plus de 96 % des modules photovol­taïques vendus sur le marché sont réalisés avec des cellules en monocristallin, poly-cristallin, silicium amorphe, microcristallin et micromorphes, donc sans polluant avéré.

La durée de vie des modules est de plus de 35 ans et le temps de retour énergé­tique varie entre deux et quatre ans selon la technologie et l'ensoleillement local : leur bilan énergétique est donc très favo­rable. Pour le recyclage, il n'y a effective­ment pas encore d'usines (au moins en France) qui récupèrent les modules hors service mais, vu la durée de vie des modules, le marché est actuellement encore trop étroit.

En définitive les modules ne sont composés que de verre, de silicium, d'argent (pour les jonctions), de cuivre, d'aluminium et de matières plastiques : rien de franchement toxique ou de radioactif à recycler.



Pour plus d’information

Consultez le site de Jean-Louis Gaby.

lundi 6 juin 2011

Energies : il est temps de changer !

Climat en crise, marée noire dans le golfe du Mexique, accident nucléaire au Japon…
Il apparaît aujourd’hui de plus en plus évident que l’avenir énergétique du monde doit se construire en rupture avec les modes de production et de consommation énergétiques du passé.

Dès aujourd'hui, une nouvelle donne énergétique doit être choisie, et mise en œuvre.
Pour lancer une nouvelle dynamique, bénéfique pour le climat, mais aussi sur le plan social et économique : réduction de la facture énergétique, création d'emplois, moteur d'innovation.
Pour que les risques, locaux et globaux, qu'ils soient liés au nucléaire, aux hydrocarbures ne soient plus un sujet d'actualité.

Pour y arriver, nous devons agir dans trois directions :

  • moins consommer : c'est la « sobriété énergétique »
  • mieux consommer : c'est l'« efficacité énergétique »
  • développer les énergies renouvelables et abandonner les énergies fossiles & fissiles.

Greenpeace a développé quelques idées dans ce film. Des solutions existent, il faut les mettre en œuvre ! http://energie-climat.greenpeace.fr/

(c) Greenpeace France
Conception et design : Datagif - http://datagif.fr
Sound design : Pierre-Jean Beaudoin - http://www.pierrejeanbeaudoin.com

lundi 23 mai 2011

Les parlementaires européens inquiets des dépassements budgétaires d'iter

Une délégation de parlementaires européens s'est rendue à Cadarache (Bouches-du-Rhône) sur le site d’Iter du 16 au 18 mai . En mission jusqu’au 18 mai. 14 députés européens sont allés y chercher des informations complémentaires sur la rallonge budgétaire demandée par le projet Iter.

Le budget pourra-t-il être contenu? Michèle Rivasi, députée européenne (Europe Ecologie-Les verts) a quelques doutes à ce propos. «Lorsqu’Iter a demandé à l’Europe une rallonge budgétaire de 1,3 milliard d’euros pour l’année 2012-2013, ça a tiqué.»

Il faut dire qu’en 2001, le coût du projet de recherche -qui a pour but de faire de la fusion thermonucléaire une source d'énergie illimitée- avait été estimé à 5,7 milliards €. En 2011, il est passé à 16 milliards. L’Union européenne qui finance directement 45% du projet souhaite savoir à quoi est imputé ce surcoût.

Source : Journal de l'environnement

Mon avis

Un gouffre à fric qu'il faudrait plutôt consacrer au social ou aux énergies renouvelables !
Stop iter !


A la recherche de l'énergie comme en produit le soleil !
Existe-t-il une chance de trouver dans des conditions raisonnables ?


vendredi 13 mai 2011

éCO2mix : consommation, production et contenu CO2 de l’électricité française

Le réseau national de transport RTE a publié un outil pédagogique permettant de visualiser la production et la consommation d'électricité en France, par filière, en temps réel.

éCO2mix permet de visualiser tout au long de la journée par intervalles de 15 minutes :

  • la consommation d’électricité française,
  • la production d'électricité détaillée par filières,
  • l’évolution du volume des émissions de CO2 en fonction du parc de production d’électricité démarré en France.

Pour consulter l'outil éCO2mix

Cliquez sur les boutons ci-dessous :





Ou rendez-vous sur le site RTE

dimanche 24 avril 2011

Tarif de l'électricité, le mensonge

Vous en avez sans doute entendu parler par les grands média, le gouvernement vient de fixer le tarif d'achat à EDF de l'électricité par ses concurrents à 42 euros le MWh.
Outre la fureur de ces dits concurrents qui espèrent bien faire de l'argent dans le cadre de la libération du marché de l'électricité mise en place par la loi NOME, la conséquence annoncée par les média sera une forte augmentation du tarif pour les consommateurs.

Le pdg de Poweo interviewé indique que ce tarif de 42 euros est trop éloigné du tarif souhaité à 35 €, et que cela "réduit considérablement le terrain de jeu" de la concurrence.
Un jeu à nos dépends !

Quant à la forte augmentation du tarif pour les consommateurs, nous l'aurions eue de toutes façons. En effet, l'électricité nucléaire a toujours été sous-facturée, ne prenant pas en compte les milliards investis pour la construction des centrales, le coût du démantèlement des installations, celui de l'impossible gestion des déchets, sans compter le financement maintenant nécessaire pour prolonger la durée' de vie des centrales. Tout ceci a et aura un cout considérable que nous devrons à l'avenir payer sur nos factures et non plus sur nos impôts (lesquels ne baisseront pas pour autant !).
C'est le résultat de la politique électronucléaire anti-démocratique, destructrice de l'environnement et de l'avenir, extrêmement risquée et peu créatrice d'emploi, menée depuis des décennies au détriment des énergies renouvelables qui s'annoncent maintenant incontournables.



jeudi 17 février 2011

Réunion d'information sur les gaz de schistes à Château Thierry

Le ministre de l’écologie a signé des « permis de recherche de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux ». Certains concernent l’arrondissement de Château-Thierry pour une surface de 779 km2, et le secteur de Fère en Tardenois pour 988 km2. Des secteurs entiers à l’est et à l’ouest de ces zones, dans la Marne et en Seine-et-Marne sont également visés au sein d’une vaste zone qui s’étend du sud de Laon, jusqu’au nord d’Auxerre dans sa partie sud et de Bobigny à l’Ouest jusqu’à Chalons en Champagne.

Une réunion publique s'est tenue le 8 février à Château Thierry, avec Eric Delhaye, François Veillerette et Dominique Jourdain pour informer le public sur les gaz de schistes.

Le Blog l’Ane Vert a suivi et filmé la réunion.



Pour plus d’information

Visitez le Blog de l’Ane Vert que nous remercions pour ses videos.
Allez sur le site du Collectif Anti-Gaz De Schiste.
Allez sur le forum Gaz de Schistes France



samedi 12 février 2011

Gaz de schiste et fracturation hydraulique, mode d'emploi

Une animation interactive très instructive.


Cliquez sur l'image


vendredi 11 février 2011

Eolien offshore, écologique ? greenwashing ? ou folie ?

Nicolas Sarkozy a annoncé la création de parc éoliens en mer pour une puissance de 3 000 mégawatts d'éoliennes en 2015. Le double serait disponible en 2020.
Pour respecter les engagements du Grenelle de l'environnement, le gouvernement prévoit d'installer 1 200 éoliennes au large du littoral français d'ici 2020.


L'emplacement prévu pour la moitié des parcs en connu selon cette carte fournie par le ministère :


A la suite de la concertation menée depuis début 2009 sur chaque façade maritime par les préfets des régions Bretagne, Pays de la Loire, Haute-Normandie, Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Gouvernement a sélectionné 5 zones, d’une surface totale de 533 km2 et représentant une puissance maximale de 3000MW :

  • Le Tréport (Seine-Maritime, Somme)* - 110 km2, pour une puissance maximale de 750MW ;
  • Fécamp (Seine-Maritime) - 88 km2, pour une puissance maximale de 500MW ;
  • Courseulles-sur-Mer (Calvados) - 77 km2, pour une puissance maximale de 500MW ;
  • Saint-Brieuc (Côtes d’Armor) - 180 km2, pour une puissance maximale de 500MW ;
  • Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) - 78 km2, pour une puissance maximale de 750MW.

Il existe un fort front anti-éolien en France, et en particulier en ce qui concerne l'éolien en mer.
L'impact visuel est souvent mis en avant.

La Commission particulière du débat public (CNDP) au sujet du projet de parc éolien des deux côtes est allée voir un parc situé au Danemark, à 14 km des côtes (parc de Horns Rev) :

Vue du parc danois depuis la côte.

Le parc de Horns Rev vu sur place.

Mon avis

L'impact visuel n'est pas le seul, loin de là ! Voir mon article.

lundi 7 février 2011

Fabrice Nicolino : le moratoire sur les gaz de schiste c'est du vent

Je vous ai annoncé il y a quelques jour la suspension des autorisation d'exploration des gaz de schiste, non sans avoir émis un sérieux doute...

Fabrice Nicolino, sur son blog, nous dit bien plus ferment que ce n'est qu'une supercherie de madame Kosciusko-Morizet et que ce soi-disant moratoire n'est que du vent.

Pire, Fabrice dénonce l'annonce de la création d’une mission d’expertise. Selon lui ce travail technique hautement spécialisé est un monopole, tout simplement. Un monopole qui appartient à deux corps d’ingénieurs d’État : le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET), créé avant la Révolution française, et qu’on a longtemps appelé le Corps des Mines ; et puis le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), l’ancien corps des Ponts et Chaussées.

Pour Fabrice Nicolino :

Madame Kosciusko-Morizet n’a pas dérogé à cette règle et sa mission sur les gaz de schistes est entre les mains du CGIET et du CGEDD. Or, le premier, bien plus encore que le second, est à la fois juge et partie. Car je vous en fais la confidence ici, et vous demande de la répéter partout où vous le pourrez : le moteur de cette folie globale appelée « gaz de schistes », en France du moins, c’est le corps des Mines, c’est le CGIET. On demande à ceux qui ont promu cette nouvelle aventure de nous expliquer les problèmes qu’elle poserait éventuellement. Au secours !

Fabrice Nicolino nous annonce par contre une bonne nouvelle : François Veillerette, vice-président du Conseil régional de Picardie, a obtenu un vote remarquable :
Lors de la session du 4 février, le Conseil régional de Picardie a voté à l’unanimité une délibération engageant la région à s’opposer par tous les moyens à l’exploitation des gaz et des pétroles de schiste sur le territoire. Porté par François Veillerette, vice président chargé de la santé et Christophe Porquier, vice président énergie-climat, ce vote confirme la position ferme et nette du Conseil régional à ce sujet.

Pour plus d’information

Lisez le très bon article de Fabrice Nicolino : La supercherie de madame Kosciusko-Morizet (sur les gaz de schistes)

samedi 5 février 2011

Gaz de schiste : les autorisations sont suspendues...


Le gouvernement a annoncé la suspension jusqu’à juin des travaux d'exploration pour les gaz de schiste autorisés il y a quelques mois par le précédent ministre de l’écologie.
La fédération France Nature Environnement se réjouit d’une telle décision qu’elle réclame depuis plusieurs semaines. « Dans un contexte énergétique tendu, l’engagement de la ministre de l’écologie en faveur de ce moratoire est à saluer », souligne Bruno Genty, président de France Nature Environnement. La fédération s’inquiète toutefois que les huiles non-conventionnelles ne soient apparemment pas concernées et demande qu’un débat public soit organisé au plus vite.

Gaz et huiles non-conventionnels, même combat, mêmes dégâts

Pour FNE, le problème ne concerne pas seulement les gaz de schiste mais également les huiles de schiste. En effet, les huiles de schistes, ou pétrole non-conventionnel, sont extraites du sous-sol par la même technique dévastatrice utilisée pour les gaz de schiste : le forage horizontal combiné à la fracturation hydraulique de la roche. Le bassin parisien recèle ce pétrole qui était jusqu’à présent inaccessible avec les techniques habituelles. Deux sociétés pétrolières, Toréador et Vermilion, se partagent déjà aujourd’hui les permis du sous-sol francilien et le premier forage est prévu d’ici début mars à Château-Thierry.

Un paradoxe climatique

En recourant encore et toujours aux hydrocarbures, qu’ils soient conventionnels ou non, la France s’enfonce dans une impasse et compromet dans ces conditions le respect de ses engagements inscrits dans la loi du 13 juillet 2005 de diviser par 4 ses émissions de GES d’ici 2050. Outre les risques environnementaux immédiats, l’exploitation de ces hydrocarbures non-conventionnels est un paradoxe climatique, le meilleur moyen de tuer les énergies renouvelables et d’empêcher une reconversion énergétique indispensable à terme, au vu de l’épuisement des ressources fossiles et du réchauffement climatique.

FNE demande la concertation à cinq et le débat public sur les hydrocarbures non-conventionnels
Au regard des enjeux environnementaux et climatiques, FNE réitère sa demande faite aux deux ministres en charge de l'environnement et de l'énergie de saisir la commission nationale du débat public (CNDP) avant toute décision de forage d’exploration ou d’exploitation d’hydrocarbures non-conventionnels. Pour Maryse Arditi, pilote du réseau risques et impacts industriels : « le débat public doit permettre d'explorer toutes les techniques capables de récupérer les hydrocarbures non conventionnels afin de détailler, au-delà des impacts climatiques, les risques de dégradation de la qualité de l'eau et de l'environnement, sans compter les impacts sanitaires »

Par ailleurs, FNE examinera avec attention les conclusions du rapport de la mission interministérielle demandé par la ministre de l’Ecologie et demande à ce que toutes les parties prenantes soient auditionnées. Les industriels ne pourront pas être les seuls à se prononcer sur le bien fondé du recours à ces hydrocarbures et aux technologies dévastatrices liées à leur exploitation. Devront également y prendre part : les agriculteurs, les élus des communes concernées, les acteurs de la production et distribution de l’eau, l’ONF, et les mouvements de protection de l’environnement.

FNE souhaite par ailleurs que l'Europe se prononce rapidement sur la compatibilité de l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels et de la technique de forage employée avec les directives cadre sur l’eau et avec le Paquet climat-énergie.

Source : Communiqué de France Nature Environnement

Mon avis

Que va-t-il se passer d'ici à juin ?
Pendant ce temps la prospection des huiles de schiste continue, notamment en Ile de France
Mercredi 2 février, Nathalie Kosciusko-Morizet a promis à l’Assemblée nationale une « mission » confiée aux conseillers généraux à l’industrie et à l’environnement chargés d’évaluer l’enjeu des gaz de schiste, « et d’abord les enjeux environnementaux ». Tant qu’il ne sera pas établi si leur exploitation est possible de manière « propre », aucun nouveau permis ne sera délivré ou même étudié...
Cela semble fort à une opération permettant de gagner du temps pour préparer un argumentaire faisant passer cette exploitation pour propre...


Pour plus d’information

Lisez l'article de Sylvain Lapoix sur OWNI.

vendredi 4 février 2011

Touche pas à mon panneau solaire

TOUCHE PAS A MON PANNEAU SOLAIRE est une mobilisation citoyenne créée sur Facebook et tous autres réseaux sociaux initiée par l'association association de défense de l'Environnement ECOLOGIE SANS FRONTIERE.


Ecologie sans Frontière a vocation à défendre la réalisation des objectifs de 23 % d'énergies renouvelables dans le mix énergétique français, objectif de 23 % imposé tant au plan national par les lois Grenelle de l'Environnement qu'au plan européen par les directives du Paquet Climat-Energie. En empêchant la filière solaire de décoller, en lui imposant une suspension d'activité, en voulant lui imposer des quotas plafond de production, l'Etat français se met dans l'incapacité de remplir cet objectif. Il commet un manquement à ses obligations européennes et les sanctions et pénalités infligées à l'Etat par la Commission européenne seront alors beaucoup coûteuses que l'effort financier actuellement à faire pour aider la filière solaire française.


En complément de la création du réseau Touche pas à mon panneau solaire, des actions juridiques figurent dans le plan d'action de l'association : un référé administratif auprès du Conseil d'État contre le décret de suspensions de l'obligation d'achat et une plainte auprès de la Commission Européenne contre l'Etat français pour manquement à ses obligations de soutien aux énergies renouvelables.

Une audience de référé s'est tenue au Conseil d'État le 21 janvier.

Ce qui est attaqué : le décret du 9 décembre 2010 qui a 2 effets
1/ supprimer tous lesdossiers en attente de raccordement
2/ décréter un moratoire de 3 mois qui bloque tous nouveaux projets. Ce décret anéantit une année de travail pour la filière photovoltaïque

Ce qui est demandé : une centaine d'entreprises, des agriculteurs et des particuliers, fédérés par TOUCHE PAS A MON PANNEAU SOLAIRE créé par l'association Ecologie sans Frontière demande la suspension immédiate de ce décret, ce qui aura pour effet d'obliger l'Etat à traiter tous les dossiers de demande de raccordement qui attendent depuis des mois.

Le Conseil d'État a rejeté la demande de suspension du décret du 9 décembre 2010 par défaut d’urgence, sans se prononcer sur la légalité de ce décret.

Selon la porte-parole du collectif « TOUCHE PAS A MON PANNEAU SOLAIRE », Ariane VENNIN « si ce décret passe c'est la mort de la filière photovoltaïque française car la concertation CHARPIN n'est qu'un marché de dupes avec des objectifs de nains de jardins (500 MW/an max de solaire en France alors que 5375 MW sont en attente de raccordement !) ».

Le 1er février, le collectif annonçait la publication en ligne “officielle” du Livre Blanc V2 de Touche Pas à mon Panneau Solaire. Débattu dans une ambiance électrique par les 3700 membres du collectif TPAMPS, coécrit en ligne et en public, publié en continu, s’appuyant sur l’expertise terrain de plusieurs centaines de PME du terroir, ce document marque peut-être l’avènement d’un élément nouveau dans le débat politique: la coproduction citoyenne en ligne.

Pour plus d’information

Visitez le site du collectif Touche pas à mon panneau solaire.
Lisez le livre blanc.

vendredi 28 janvier 2011

Des énergies renouvelables aux décarbonnées ?

L'italie organisera un référendum en juin prochain pour demander aux électeurs s'ils souhaitent la relance du nucléaire qui avait été stoppé dans leur pays à la suite de l'accident de Tchernobyl.

Paolo Romani, ministre du développement économique a également indiqué que, en association avec Paris, Rome allait prendre une initiative européenne concernant l’énergie nucléaire.
Il a déclaré que lors du conseil européen du 4 février, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi vont demander à leurs homologues « l'intégration » du nucléaire dans « les objectifs » de l'Union, « en passant du concept d'énergie renouvelable à celui d'énergie décarbonée ».

France Nature Environnement (FNE) réagit fortement : Dans le nucléaire, seule la pollution est durable
Pour Benoit Hartmann, son porte-parole : « le greenwashing est sans limite. Voici que l’on invente le concept du nucléaire écolo ! Arguant que le nucléaire serait une énergie « décarbonée », la France s’apprêterait à justifier l’expansion de son programme nucléaire sur cette base. Mais le nucléaire est-il vraiment décarboné ? »

Extraction et transport de l’uranium, construction, fonctionnement, démantèlement de la centrale, transport et gestion des déchets radioactifs, on ne peut pas vraiment parler d’énergie décarbonée. Sans compter que le CO2 ne peut être l'unique critère pour une industrie qui ne sait pas encore comment se débarrasser de ses déchets les plus dangereux et qui ne sait pas non plus comment démanteler correctement les installations à l'arrêt et remettre en état les sites. Bel héritage pour les générations futures !

Le nucléaire tue aussi les énergies renouvelables

Pour Maryse Arditi, pilote de la mission Energie de FNE : « le soutien sans faille de l’Etat français à l’égard du nucléaire est grandement responsable du retard de la France en matière d’énergie renouvelable. Ce n’est pas par hasard si les allemands qui ont mis un coup de frein sur leur programme nucléaire sont si en avance pour le développement des filières éoliennes et photovoltaïque. »

La politique énergétique est à un carrefour. Soit nous continuons comme par le passé avec une industrie nucléaire de plus en plus omniprésente, des lignes THT sur tout le territoire et des gaz de schistes pour finir de détruire l'environnement et alimenter en carburant des 4X4 et des camions de 44 tonnes. Soit nous nous lançons dans une vraie perspective d'avenir avec un développement enfin moins consommateur d'énergie (la consommation d'électricité a encore augmenté en 2010), des énergies renouvelables gratuites et abondantes, une plus grande autonomie énergétique des territoires, une recherche active pour mieux utiliser les flux d'énergie (améliorer la performance énergétique) et un soutien renforcé aux innovations les plus performantes et les plus respectueuses de l'environnement.

Pour plus d’information

Lisez l'article du journal de l'Environnement. Consultez le communiqué de FNE.

Mon avis

Une lamentable et grave manœuvre clairement destinée à favoriser le nucléaire !
L'objectif : verdir cette énergie qui est la plus dangereuse qui soit et qui lègue un dramatique fardeau de déchets aux générations futures.
Oserais-je espérer qu'une telle ignominie sera rejetée par l'Union Européenne ?


Les déchets sont-ils décarbonnés ? Renouvelables ?


Aïe !

dimanche 23 janvier 2011

Les gaz de schiste menacent le climat en plus de l'environnement local

Non seulement l'exploitation des gaz de schiste fait peser de lourds risques et conséquences sur l'environnement local (fracturation des roches, pollution des nappes phréatiques par des substances toxiques, cancérigènes, mutagènes), mais elle porte aussi atteinte au climat. C'est ce qui ressort d'un rapport d'une équipe du Tyndall Centre for Climate Change Research.

En 87 pages, les climatologues britanniques rappellent l’importance des réserves de gaz non conventionnels (GNC) : 10.400 milliards de mètres cubes de réserves récupérables aux Etats-Unis. L’évolution des techniques permet désormais d’exploiter ces gisements qui étaient jadis hors de portée (économique) des foreurs. Selon les projections de l’Energy Information Administration américaine (l'organisme de statistiques du ministère de l'énergie), rappelle le rapport du Tyndall Centre, les GNC fourniront en 2035 le quart du gaz consommé outre-Atlantique, contre 6 % en 2008.

Comme celui du gaz naturel classique, le puits de GNC émet de petites quantités de méthane, un gaz à effet de serre 25 fois plus puissant que le CO 2. Mais du fait de la particularité géologique de ces gisements, l’exploitation des GNC émet plus de gaz carbonique que la traditionnelle extraction du gaz naturel : de 0,14 à 1,63 tCO 2éq/TJ supplémentaires.

Conclusion : la consommation annoncée des GNC accroîtra, selon les scénarios, de 3 à 11 ppmv la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Réduisant de ce seul fait tout espoir de maintenir à un niveau inoffensif pour le système climatique la concentration de gaz à effet de serre.

Source : Le Journal de l'environnement

Mon avis

Rien de réjouissant, loin s'en faut !


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