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samedi 20 décembre 2008

Coup d'arrêt au développement de l'hydroélectricité sur des sites vierges !

France Nature Environnement nous informe :

Par jugement du 16 décembre 2008, le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'autorisation du Préfet du Cantal permettant l'aménagement d'une centrale hydroélectrique sur une des dernières rivières sauvages du haut bassin de la Dordogne. A l’initiative de cette annulation, des citoyens membres de l’association Dordogne Vivante, rejoints par la Fédération de pêche du Cantal et France Nature Environnement (FNE).

Cette décision de justice constitue un symbole fort, à l’heure où certains voudraient voir la moindre rivière de France équipée et exploitée in fine. Il constitue un utile rappel à l’ordre pour l’Etat, toujours enclin à laisser se développer des activités productives en contradiction avec ses engagements communautaires environnementaux.

En l’occurrence, le préfet du Cantal avait autorisé fin 2007 l'équipement d'une des dernières rivières sauvages en bon état écologique du bassin de la Dordogne, la Santoire, située au coeur du Parc Naturel Régional des volcans d'Auvergne, et abritant de nombreuses espèces protégées telles que la Loutre.

Ce projet (non réalisé) justifiait l’aménagement d’un barrage de 3,80 mètres de haut, court-circuitant 2,8 km de cours d'eau dans un site pittoresque constitué de gorges profondes. Il ne pouvait manquer de conduire à « la dégradation objective de la masse d'eau », en contradiction avec la directive cadre sur l’eau, comme l’avait d’ailleurs indiqué l'Agence de l'Eau Adour-Garonne lors de l’instruction administrative.

Ce type de projet entraîne nécessairement une dégradation de la rivière : « La modification de l'hydromorphologie apparaît comme un facteur de dégradation au moins équivalent à celui de la pollution », explique Jacques Pulou de FNE. Il ajoute : « La petite hydroélectricité endommage les milieux aquatiques, et présente un intérêt énergétique très marginal, qui remet en cause la légitimité de tels investissements. La priorité est à la sobriété énergétique, et aux développements de l’énergie solaire et éolienne ».

Ce jugement alimente les critiques associatives à l’encontre du « plan national de développement des énergies renouvelables », présenté par le ministre d'Etat le 17 novembre dernier. Ce plan flatte les appétits de tous les lobbys de l’énergie, en intégrant notamment le développement d’« une hydroélectricité durable, plus performante en termes énergétiques et exemplaire en matière d'insertion environnementale ». Si la modernisation et l’optimisation du parc hydroélectrique actuel est un objectif écologiquement acceptable, dès lors qu’il s’accompagne d'une diminution rapide des impacts du parc actuel sur nos cours d'eau (qui exige le démantèlement de certains ouvrages/barrages très perturbateurs sur des axes migrateurs), l’équipement de nouvelles rivières jusqu’ici préservées n’est pas conforme à nos engagements écologiques européens.

Pour plus d’information

Lire le point de vue de FNE sur les barrages
Consultez le site de SOS Loire Vivante

mercredi 20 août 2008

La pollinisation

La pollinisation est le mode de reproduction de certaines plantes. Il s'agit du processus de transport d'un grain de pollen depuis l'étamine (organe mâle) afin que celui-ci rencontre les organes femelles de la même espèce, rendant possible la fécondation de la plante.

Sans pollinisation, nous n’aurions ni fruits, ni légumes fruits, ni même de semences. C’est dire son importance pour l’agriculture et l’alimentation.

Les différents modes de pollinisation

La pollinisation s’effectue, selon les cas, par des moyens différents :

L’autopollinisation Alors que pour bien des plantes cela serait possible, elles semblent s’arranger pour éviter l’autopollinisation par laquelle la plante se féconde elle-même. Cette pratique peut conduire à l’appauvrissement de l’espèce.

La pollinisation par les animaux Ce sont les insectes qui s’en chargent le plus. Ils effectuent l’opération alors qu’ils recherchent le nectar des plantes pour se nourrir. Ce faisant ils récoltent des grains de pollen qu’ils déposeront plus loin sur une autre plante. Les insectes pollinisateurs sont :
- les abeilles (domestiques et solitaires)
- les bourdons
- les spyres
- les papillons
- les diptères
- certains coléoptères

Certains oiseaux au bec pointu, comme les oiseaux-mouches, peuvent aussi assurer la pollinisation des plantes qu’ils visitent, eux aussi à la recherche du nectar.

Les chauves souris et certains mammifères peuvent aussi polliniser certaines espèces de plantes.

Les plantes à fleur se débrouillent bien pour attirer les insectes : belles couleurs et odeur attirantes.

PollinisationAbeille.JPG
Pollinisation d'un pissenlit par une abeille

La pollinisation par le vent Cette méthode est plus simple (le vent transporte le pollen qui se déplace ainsi d’une fleur à l’autre) mais est moins efficace. Elle est largement moins répandue que la pollinisation par les animaux. Les plantes qui s’en remettent à cette méthode n’ont pas besoin de couleurs chatoyantes, d’odeur attirante ni de nectar. Leurs fleurs sont petites, ternes mais possèdent une grande quantité de pollen pour augmenter leur chances.

VentPollen.jpg

Le vent porte du pollen dans le Valais en Suisse

La pollinisation au potager

Voici quelques exemples pour chaque mode de pollinisation :

Autopollinisation : petit pois, olive, vigne, laitue, tomate, haricot, fève.

Par les insectes : choux, carotte, poireau, oignon, soja, agrumes, melon, pomme, poire, prune, pêche, cerise, fraise, framboise, cassis.

Par le vent : Epinard, asperge.

L’importance des abeilles

La France compte environ 1000 espèces d’abeilles et le monde 20000. C’est cependant l’abeille domestique qui rempli l’essentiel du travail de pollinisation. Elle assure 85% de celle des plantes à fleurs. Son intérêt dans l’affaire est de récolter le pollen afin de nourrir ses larves dans la ruche. Elle a évolué dans son corps et son comportement de manière à améliorer son efficacité. Elle est fidèle à une espèce de plante tant que celle-ci produit du nectar. C’est ainsi que les apiculteurs produisent du miel d’espèces spécifiques.

On attribue à Einstein la fameuse citation : « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Même s’il n’est pas prouvé que Einstein ait effectivement dit cela, il est vrai que l’abeille a en charge la pollinisation d’environ 20000 espèces de plantes dans le monde.

De nombreuses alertes nous indiquent que l’abeille va mal.
Si elle disparaissait, de très nombreuses espèces végétales la suivraient faut de pouvoir se reproduire, entraînant dans leur sillage de nombreuses espèces animales dépendantes des plantes.
L’homme aurait bien du mal à survivre, même si les céréales, base de l’alimentation mondiale ne dépendent pas des insectes pour la pollinisation.

La contamination par les OGM

Nous avons vu dans cet article que la pollinisation est extrêmement importante pour les plantes, les animaux, l’homme.
Notez aussi que c’est par elle que les plantes OGM contaminent les plantes non OGM !
Comme quoi, il y a des inconvénients en toute chose et surtout quand l’homme s’en mêle !

Pour plus d’informations, je vous propose :
Le site de la cité des sciences.
Le numéro 470 de la revue les 4 saisons du jardin bio, éditée par Terre vivante.

samedi 26 juillet 2008

La fonte des glaces arctiques s’accélère : les ours vont pleurer, les pétroliers rigolent

En Avril 2008, le WWF publiait une étude montrant que le changement climatique frappe le Pôle Nord plus fort et plus vite que prévu.

Selon un rapport (Arctic Climate Impact Science) rassemblant diverses études sur les conséquences du réchauffement climatique en Arctique :
« Au regard des données scientifiques des changements récents en Arctique, nous devons malheureusement admettre que ce que nous pensions savoir des impacts du changement climatique n’est rien à côté des changements que nous voyons déjà aujourd’hui en Arctique».
« Nous sommes face à un problème très sérieux car certains des changements qui s’opèrent déjà actuellement, risquent d’accélérer le réchauffement de la Terre au delà des modèles établis jusqu’à présent.»

Au Groenland, la fonte saisonnière des glaces est beaucoup plus rapide depuis 2004, ce qui laisse penser qu’elle atteindra bientôt son point de non retour.
Jusqu’alors, la glace fondait en effet d’environ 80 km³ chaque été.
Depuis 2004, la fonte est trois fois plus rapide et se sont 240 km³ de glace qui disparaissent chaque année.

banquise1.jpg

Selon les conclusions du GIEC (le groupement intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), si toute la calotte glaciaire du Groenland disparaît, le niveau des mers augmentera de 7,3 mètres.

La fonte des glaces rend la survie des 25 000 ours polaires qui vivent encore dans la région d’autant plus difficile.
Au cours des 30 dernières années, la banquise commence à fondre presque 30 jours plus tôt.
La saison de chasse pour les ours polaires devient dès lors beaucoup plus courte.
Aujourd’hui déjà, un tiers des ours polaires ont vu leur masse corporelle fortement réduite et moins de jeunes ont pu voir le jour.
Les ours trouvent aussi moins d’espaces pour élever leurs petits et doivent nager plus longtemps d’un iceberg à l’autre ce qui engendre plus de noyades.
D’ici la moitié du 21e siècle, on estime que deux tiers de la population d’ours actuelle, soit environ 16 500 individus, auront disparu.

Mais si les ours vont pleurer, ce ne sera pas forcément le cas pour tout le monde !

"Il est très possible qu'il n'y ait plus de glace au pôle Nord à la fin de cet été, ce qui s'explique par le fait que le pôle est désormais recouvert d'une fine couche de glace", a expliqué Mark Serreze, un scientifique du Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC : National Snow and Ice Data Center) à Boulder (Colorado, ouest).

Durant l'été 2007, la fonte des glaces arctiques avait permis d'ouvrir plus longuement le passage du Nord-Ouest, une route maritime qui relie l'Atlantique au Pacifique en passant entre les îles arctiques du grand nord canadien.

L'été dernier, la banquise a fondu de 23%, faisant voler en éclat le précédent record enregistré en 2005.

Pour cette année 2008, "nous anticipons au moins une perte équivalente à l'été 2007 voire davantage, ceci dépendra de la météo et nous ne savons pas encore", a noté le chercheur.

Mais la fonte des glaces arctiques a aussi de bons côtés parait-il !

Les navires pourront de façon régulière emprunter le passage du Nord-Ouest, évitant ainsi les long détours par le canal de Panama ou le Cap Horn.

De plus, les fonds de l'océan Arctique sont riches en pétrole et, sans glace, ces gisements seront plus aisément accessibles, soulignent des experts.

Plateforme.jpg

Bah voyons ! Davantage de pétrole pour plus de CO2, donc plus de réchauffement climatique avec ainsi plus de fonte des glaces permettant d’accéder à plus de pétrole…

L’homme excelle dans les cercles vicieux.

Mais sa survie et celle des autres formes de vie sur terre ne passe-t-elle pas par des cercles vertueux ?

Cercle_vicieux.jpg

Pour plus d’informations : Pour les anglophones, des infos très intéressantes dont certaines visualisables avec Google earth :
http://nsidc.org/data/virtual_globes/

Un article simple sur DDMAgazine :
http://www.ddmagazine.com/pole-nord-banquise-pas-de-glace-nsidc.html

dimanche 20 juillet 2008

La déforestation galopante

La déforestation est un des grands maux de la planète.

Les forêts sont indispensables à la vie sur terre. Ce sont des sources de nourriture, de refuge, de combustibles, de vêtements et médicaments pour de nombreuses populations. Elles renferment une biodiversité souvent importante. Elles jouent un rôle majeur dans la fixation du CO2 d’origine humaine et qui perturbe gravement le climat mondial. 40% du carbone terrestre est stocké dans la végétation et les sols des forêts.

80% de la couverture forestière mondiale originelle à été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années.
Chaque année, ce sont plus de 10 millions d'hectares qui disparaissent avec des conséquences quasi irréversibles à notre échelle.
La déforestation est donc une catastrophe aussi bien pour l'Homme que pour les autres espèces puisque on estime que 27 000 espèces animales et végétales disparaissent chaque année à cause d'elle. La déforestation touche toutes les forêts tropicales, en particulier en Amazonie, en Afrique équatoriale et en Asie du Sud-Est.

Quelles sont les principales causes de déboisement ?

- L'expansion agricole est la principale cause de déboisement dans le monde (plantations de palmier à huile, de soja).
- Le développement des cultures pour l'élevage industriel.
- Le développement des cultures pour les agrocarburants.
- L'exploitation minière de métaux et de minéraux précieux.
- L'extraction du pétrole et du gaz (de vastes étendues de forêt sont régulièrement endommagées par les forages et la pose de pipelines, sans parler des fuites régulières de pétrole).
- L’exploitation forestière (pour le bois).
- Les incendies.

Une importante source de CO2

La déforestation représente 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dont 70 % des émissions du Brésil et 80 % de celles de l'Indonésie.

Le Brésil est particulièrement touché

En un mois seulement, une région forestière équivalente à la taille de New York a été rasée dans la forêt tropicale amazonienne - un développement « alarmant » et « pire que prévu » d’après une déclaration du gouvernement Brésilien.

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Les champs de soja remplacent la forêt dans le Mato Grosso au Brésil Février 2008 crédit : Paulo Whitaker / REUTERS

Au moins 1 123 km2 ont été déboisés au Brésil en avril 2008. C’est huit fois plus que les 145 km2 détruits le mois précédent, d’après les données publiées début juin par l’INPE, Institut National Brésilien de Recherche qui surveille l’Amazonie. Ces résultats laissent entendre que le taux de déforestation s’est accéléré d’après l’INPE. Entre août 2006 et août 2007, 4 974 km2 avaient été détruits. D’août 2007 à avril 2008, ce taux a grimpé à 5 850 km2. « Cette situation est très alarmante. Avec les chiffres que nous avons, nous pouvons être sûrs qu’il y a une nette augmentation de la déforestation de l’Amazonie, » a déclaré le directeur de l’INPE, Gilberto Camara. « Le processus de déforestation est plus intense que nous ne l’avions imaginé »

L’INPE a calculé que sur les vingt dernières années, une zone équivalente à la superficie d’un terrain de football a été déboisée en Amazone Brésilienne toutes les dix secondes. Un total de 700 000 km2 a déjà été abattu, dont plus de la moitié depuis 1988, quand le groupe a commencé la surveillance de la forêt. A l’origine, l’Amazone Brésilienne s’étirait sur 4 millions de km2.

On défriche pour du soja

Il y a trois raisons à l’augmentation actuelle, selon les experts. Le Brésil produit des denrées vendues au prix fort, il y a une longue période sèche et en plus, 2008 est une année électorale, durant laquelle certains gouvernements locaux ralentissent les mesures pour arrêter la déforestation.

En avril, 70 % des dégâts se sont produits dans l’Etat de Mato Grosso. Le gouverneur de l’Etat, Blairo Maggi, est l’un des plus gros producteurs de graines de soja. Maggi a déclaré aux médias locaux que la production de graines de soja pourrait remédier à la crise alimentaire mondiale. Mais le soja n’est qu’une partie du problème, d’après Marcelo Furtado, directeur de Greenpeace Brésil. « C’est un cycle intégré. D’abord, ils abattent le bois pour le vendre, ensuite ils font paître le bétail et enfin ils sèment des céréales, » selon Furtado.

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Déforestation illégale pour la culture du soja dans la région de Novo Progresso, Etat du Para - Amazonie brésilienne

Un autre regard sur les produits Dove, par Greenpeace.



L’Indonésie est le troisième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde.
Une position peu enviable qu’elle doit essentiellement à la déforestation. Les plantations de palmiers à huile sont une des menaces les plus importantes qui pèsent sur les forêts tropicales du pays. Greenpeace a publié un nouveau rapport qui met en lumière le rôle des fournisseurs d’huile de palme d’Unilever. Ils sont impliqués dans la destruction des forêts qui servent aussi d’habitats aux orangs-outans dans la région du Kalimantan, en Indonésie.

Unilever se présente comme une entreprise soucieuse des questions environnementales mais, dans le même temps, elle ne prend pas ses responsabilités dans ce dossier. L’entreprise doit cesser de s’approvisionner auprès de fournisseurs d’huile de palme impliqués dans la déforestation. Elle doit par ailleurs soutenir un moratoire sur la destruction ultérieure des forêts indonésiennes. La déforestation contribue également aux changements climatiques.

Envoyez une lettre à Unilever afin de leur demander que leur marque phare, Dove, mette un terme à sa participation dans la destruction des forêts anciennes d’Indonésie.
http://www.greenpeace.org/france/campaigns/forets/foret-paradis/a-vous-d-agir/petition

Pour plus d’informations :
http://www.deforestation-amazonie.org/
http://www.dailymotion.com/video/x55ort_dove-et-la-deforestation_news
http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2005/1000127/index.html
http://www.amisdelaterre.org/Deforestation-durable.html
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=224

jeudi 3 juillet 2008

L’invasion du frelon Asiatique

Un bon exemple de l’impact des transports et du commerce mondial sur l’environnement : en 2005 un frelon venu d’Asie débarquait dans le sud-ouest dans une cargaison de poteries chinoises semble-t-il.

Moins de trois ans plus tard, son éradication semble d’ores et déjà impossible. "Le frelon asiatique est déjà dans les Landes, la plus grande forêt d’Europe", où il construit ses nids sphériques à très grande hauteur dans les pins, hors de portée des regards.
On dénombre aujourd'hui plus de 1 500 nids en Gironde, en Dordogne et en Lot-et-Garonne.

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Le frelon asiatique est assez facile à reconnaitre : sa couleur dominante est le noir, alors que le frelon européen est jaune.
Seul son anneau sur l'abdomen est jaune.

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La Dordogne lance un plan d'action « pilote » en France.
Le préfet de Dordogne a lancé un plan de piégeage des frelons dans son département, un des plus touchés d'Aquitaine à ce jour.
Les pièges sont équipés d'une nasse, où seront glissées des matières sucrées. Elles serviront d'appât pour les fondatrices, très demandeuses de nourriture énergétique, à leur réveil.
Un piège sera installé par nid repéré et par plan d'eau.
Il s'agit là d'un piégeage « intelligent », avec un système d'entrée et de sortie sélectif.
Seuls les frelons asiatiques seront capturés.

Cette action sera-t-elle efficace ?
L’excellente revue « insectes », dans son numéro 7 en 2006 indiquait « En tout état de cause, l’ampleur de l’invasion est telle à ce jour que l’éradication n’est plus envisageable, ce qui n’était pas le cas début juillet lorsque trois nids seulement étaient connus.
Il reste aussi à suivre l’expansion de cette nouvelle espèce en Europe, dont l’installation était prévue en Espagne et le long du littoral méditerranéen dès 2007. »

Cet animal a une particularité dangereuse pour les apiculteurs : il s’attaque aux abeilles dans les ruches.
Regardez cette vidéo impressionnante :

lundi 16 juin 2008

Jean Marie Pelt au festival mondial de la terre à Paris

Jean Marie Pelt, parrain du festival mondial de la terre 2008, a donné une conférence le 15 juin à Paris Bercy sur le thème : « Quel avenir pour la Terre et nos enfants ».

affichefestivalparis1.jpg

Agrégé de pharmacie, Jean-Marie Pelt est spécialiste de botanique et d'écologie. Il est aussi fondateur de l'Institut européen d'écologie à Metz et ambassadeur européen de l'Environnement. Lors de nombreuses missions à l'étranger, il s'est intéressé particulièrement aux phamacopées traditionnelles. Il est l'auteur de vingt-cinq ouvrages dont 'La Plus Belle Histoire des plantes' et 'Les Vertus des plantes'.

Il est connu par le grand public grâce à ses émissions à la télévision et à la radio, ainsi que grâce à ses nombreux ouvrages traitant du monde des plantes ou de l’écologie. C'est un grand de l'écologie et ses conférences sont très appréciées. Lors du festival de la terre à Paris, la modeste tente était pleine.

La longueur de la conférence (1h15) m'a conduit à la découper en 4 parties :

Partie 1


Partie 2


Partie 3

Partie 4


lundi 17 mars 2008

Dépolluer l'air intérieur avec des plantes

Les plantes vertes ne sont pas seulement décoratives.

Depuis au moins vingt ans on sait que certaines d'entre elles peuvent réduire la pollution intérieure de nos habitations et nos bureaux. Ce n'est pas rien quand on sait quel temps nous passons à l'intérieur, dans un environnement chargé de produits chimiques ou microbiologiques.

Certaines plantes d'intérieur éliminent des produits chimiques présents dans l'air et notamment le formaldéhyde, le benzène et le trichloroéthylène. Ces produits chimiques sont générés par la détérioration des isolants anciens par exemple mais aussi par l'utilisation de solvant ou de produits d'entretien contenant de l'amoniaque, de la fumée de cigarette...

Les conclusions des recherches menées sur le sujet insistent sur le fait qu'une seule plante n'élimine pas tous les types de polluants. Différentes plantes doivent donc être utilisés pour obtenir des actions dépolluantes complémentaires.

Comment les plantes agissent-elles ?

Les polluants sont absorbés par les feuilles qui pratiquent un échange gazeux. Les plantes émettent de la vapeur d'eau, améliorant ainsi l'hygrométrie de la pièce ainsi que sa teneur en oxygène. Plus la surface des feuilles est importante, plus l'action est efficace.

Quelles plantes pour quelle action ?

Toutes n'ont pas les mêmes propriétés :

azalee
L'azalée élimine l'ammoniaque.

lierre
Le lierre élimine le benzène présent dans les peintures, plastiques, encres et détergents.

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Le chrysanthème s'attaque au trichloréthylène qui émane des peintures et des solvants.

chlorophytum
Le chlorophytum supprime le monoxyde de carbone ainsi que le formaldéhyde issu des mousses d'isolation et des colles.

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La sansevieria élimine une partie du benzène ainsi que la fumée de cigarette.

aglaonema.jpg
L'aglaonema neutralise 48 % du benzène et 92 % du toluène.

ficus
Le ficus neutralise le formaldéhyde appelé couramment formol, qui se trouve dans les mousses d'isolation, la colle à moquette mais aussi dans les papiers d'emballages, les essuie-tout, les vêtements nettoyés à sec...

philodendron
Le philodendron absorbe le pentachlorophénol, dit PCP, que l'on trouve dans les produits de traitement du bois.

gerbera.jpg
La gerbera sera par exemple adaptée à la cuisine pour lutter contre la pollution engendrée par les produits d’entretien.

Comment faire ?

Les spécialistes estiment que l'efficacité maximum est obtenue par un minimum de une plante par 9 m2. Placez plusieurs plantes. Plus elles sont grosses, plus elle agissent contre la pollution. Les plantes peuvent être installées dans toutes les pièces y compris les chambres. En effet, malgré une idée reçue, le rejet en gaz carbonique la nuit par les plantes est négligeable en comparaison à la quantité d'oxygène rejetée dans la journée.

Mais aussi, aérez !

La première manière pour éliminer les polluants intérieurs est d'aérer votre logement. Cela a aussi pour intéret aussi d'éliminer le radon (gaz radioactif). Par contre les polluants extérieurs pénètrent chez vous !

Les plantes sont un bon moyen complémentaire pour lutter contre la pollution intérieure et avouez que c'est un moyen bien agréable et esthétique !

Pour plus d'information :
http://www.plantairpur.fr/web/index.php
Un livre : Les plantes dépolluantes par Ariane Boixière et Geneviève Chaudet, rustica éditions.
Livre_plantes_depolluantes.jpg

dimanche 16 mars 2008

Le réchauffement climatique au jardin

La mouvance écologiste en parle depuis longtemps. Maintenant le réchauffement climatique est de notoriété publique. On s'en serait bien passé !

Sun hot

La fonte des glaces c'est bien loi de nous. L'augmentation du niveau des mers, si l'on n'habite pas en Camargue ou en bord de mer, c'est abstrait. Mais si l'on y regarde bien, au jardin, quand on a la chance d'en avoir, les conséquences concrètes peuvent s'observer. Les 4 saisons du jardin bio (excellente revue) nous en donnent une idée dans leur n°169.

La phénologie est la science qui étudie les cycles des plantes et des animaux en fonction des saisons et du climat. Comme Monsieur Jourdain que faisait de la prose sans le savoir, chacun d'entre nous peut faire de la phénologie sans s'en apercevoir. Il suffit d'observer et surtout de noter pour se rendre compte des modifications qui s'opèrent au fil du temps.

Mais quelles sont les constatation des jardiniers et des agriculteurs ?

Partout, le constat du réchauffement climatique est le même. En France, en un siècle, la température moyenne a augmenté de 0,7°C. Et cela s'est brutalement accéléré ces 30 dernières années. Et cela n'est pas fini si rien n'est fait. Le GIEC (Groupement Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) prévoit une hausse des températures mondiales entre 1,4 et 5,8 °C d'ici à 2010.

Les arbres sont en avance de 10 jours

Bourgeon

La saison de croissance des arbres a augmenté d'une manière générale a augmenté de 10 jours. Du coup, la croissance du hêtre a augmenté de 50% entre 1962 et 1995. Avec une augmentation de température de 4°C en 2010, le hêtre disparaitrait de Bretagne.

Les pommiers ont vu leur floraison dans le sud-est avancer de 10 jours en trente ans. Ils sont alors plus fragiles. En florissant trop tôt ils sont plus fragiles aux gelées tardives. Les abricotiers, comme tous les arbres, ont besoin de cumul de périodes froides pour que leurs floraison se fasse correctement. Déjà en Espagne on observe des problèmes avec les abricotiers.

Les vendanges en avance d'un mois !

Raisin

Dans le sud est, les vendanges se sont avancées de près d'un mois en 50 ans. On prévoit que les raisons seront murs courant juillet dans 50 ans contre mi-aout actuellement. Les zones de culture se déplaceront. Avec un réchauffement de 2°C, la vigne pourra être cultivée chez les anglais. D'une manière plus générale, les zones de culture se déplaceront vers le nord.

Les oiseaux impactés par le réchauffement

Mesange

Le muséum d'histoire naturelle coordonne le projet STOC (Suivi Temporel des Oiseaux Communs) depuis 1989. Le dernier bilan de 2006 montre une régression depuis 2001 de 5 espèces communes : le troglodyte, le bouvreuil, le pouillot, la linotte et le chardonneret. D'une manière générale, les espèce du sud déclinent moins que celle du nord. Les espèces qui dépendent d'un milieu bien particulier déclinent. Celles qui sont "généralistes" (mésanges, rouge-gorge, grive) sont en augmentation. Les oiseaux sont impactés par plusieurs facteurs : l'industrialisation de l'agriculture en tout premier lieu, en ce qui concerne le réchauffement climatique c'est le décalage de cycle de vie entre les arbres et les insectes qui pose problème. Les insectes s'adaptent plus vite que les arbres. Quand les chenilles meurent faute d'être en avance sur la sortie des feuilles de chênes, les mésanges et autres oiseaux insectivores en pâtissent.

Ne nous leurrons pas, nous aussi serons impactés par le réchauffement climatique. Non seulement au niveau de notre habitat côtier qui devra reculer ou se réhausser, mais aussi sur notre santé. Il a été observé que les plantes allergisantes ont une période d'émission de polens augmentée de 10 jours par rapport à il y a 20 ans. Les nombre de jours à risque d'allergies a, lui, augmenté de 20 jours.

Êtes-vous prêt à observer ?

Si vous êtes prêts à observer les impacts du changement climatique, rejoignez l'observatoire des saisons. Il est accessible par internet : www.obs-saisons.fr

Vous pourrez observer une vingtaine de plantes, arbustes, fleurs, insectes. Guidés par tous les conseils utiles avec photos, vous pourrez rapporter vos observations et vous tenir au courant de l'état des observations en France.

Pour en savoir plus :
Les 4 saisons du jardin bio n°169 mars/avril 2008
www.obs-saisons.fr

mardi 26 février 2008

LA SEMAINE SANS PESTICIDES

Qu'est ce que la semaine sans pesticides?

Pendant 10 jours, du 20 au 30 mars 2008, des associations, ainsi que des collectivités, des jardineries, des agriculteurs, organisent des actions variées pour sensibiliser tous les publics sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l'utilisation des pesticides et pour prouver que des alternatives viables aux traitements chimiques existent.

Conférences, projections de films, débats, expositions ou spectacles, sorties sur le terrain, visites et portes ouvertes en jardins ou exploitations agricoles etc.; des grandes métropoles aux villes moyennes en passant par la campagne... En France mais aussi pour la première fois en Europe (Belgique, Italie, Angleterre) ou au Québec... Découvrez pourquoi et comment se passer des pesticides!

semaine sans pesticides

http://www.semaine-sans-pesticides.com/

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