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mardi 23 mars 2010

Feu la taxe carbone

Je n'ai pas la prétention de vous l'apprendre : la taxe carbone n'est plus.
Les média en ont largement parlé.

Après en avoir fait un cheval de bataille quand à son engagement vis à vis de l'environnement, après qu'elle ait été mise en cause par plusieurs personnalités membres ou proche de la majorité présidentielle, après avoir été retoquée par le Conseil Constitutionnel qui n'acceptait pas des trop nombreuses exemptions, notre Président reporte la taxe carbone aux calandres grecques, conditionnant sa mise en place à l'instauration d'une taxe d'ajustement aux frontières Européennes.

Après sa déclaration « l’environnement, ça commence à bien faire » le président passe aux actes ou plutôt à l'absence d'acte relatif à l'environnement.

Certains écologistes disent que c'est un renoncement au Grenelle de l'environnement, qu'ils soient politiques ou associatifs.
Peut être.
En tout cas ce devrait peut être être un motif pour (certains d'entre) eux de regretter leu participation à cette mascarade.

Quant à la taxe carbone elle-même, telle que était prévue, je ne vais pas la regretter...
Je vois ai dit à plusieurs fois ici ou combien je n'y étais pas favorable faute d'alternative offerte aux français pour se tourner vers des solutions durables, renouvelables.

Ceci étant dit, cet évènement qui arrive après les élections régionales ayant montré des turbulences à droite, mais aussi une poussée de l'écologie politique, tout cela n'est pas de bon augure quant à la nécessaire action politique en faveur de l'environnement.


mardi 2 mars 2010

Catastrophes naturelles ?

La dramatique catastrophe provoquée ces derniers jours par la tempête Xynthia a remis deux choses sur la scène de l'actualité.

Cette catastrophe est-elle liée au dérèglement climatique ?
On lit communément que non.
La prudence devrait être de mise à mon avis.
D'une part de nombreux scientifiques pensent que les phénomènes de ce genre seront de plus en plus nombreux et intenses.
D'autre part l'augmentation prévisible du niveau des mers et océans rendra les côtes beaucoup plus sensibles à des vents d'intensité non exceptionnelle.

De nombreuses constructions posent problème car elles sont situées en zone inondable
C'est très loin d'être nouveau et pas seulement en zone côtière.
Les écologistes dénonce cela depuis de nombreuses années, y compris en bordure des fleuves et rivières.
Seulement voila, les élus ont trop souvent laissé les constructions illégales s'installer et ils ont même autorisée nombre d'entre elles en instaurant des règlements trop laxistes.

Quelques pistes pour éviter d'autre victimes :
- Ne plus endiguer pour permettre de construire le littoral.
- Développer fortement les plans de prévention des risques.
- Durcir les règlements d'urbanisme pour proscrire toute construction dans les zones à risque.
- Maintenir et renforcer la la loi littoral contrairement à ce qu'avait proposé le candidat Sarkozy avril 2007: 'il faut assouplir la loi littoral pour que les communes puissent se développer normalement'".

France Nature environnement estime que la tempête Xynthia donne un avant goût des impacts du changement climatique et considère que a politique française de gestion du risque doit être complètement remodelée.
Voir le communiqué de FNE.

dimanche 24 janvier 2010

Rencontre Nationale pour l’urgence climatique et la justice sociale

Le 6 février 2010, à Paris (salle à confirmer)
9h30 – 18h

A Copenhague, « la Conférence des Nations Unies a été incapable d’apporter des solutions à la crise climatique, pas même de dessiner des avancées minimales vers ces solutions » (déclaration de la coalition Climate Justice Now). Les Etats-Unis et l’Union européenne qui ont refusé de reconnaître leur responsabilité historique, le jeu de la Chine, de l’Inde et de l’Afrique du Sud, le poids des grands lobbies industriels et des multinationales ont précipité l’échec.

A Copenhague, la convergence inédite entre mouvements sociaux, écologistes, et de solidarité internationale a fait naître un nouvel espoir. En réunissant plus de 100 000 personnes, la manifestation du 12 décembre avait exigé un accord contraignant, juste et à la hauteur des enjeux, qui rejette les fausses solutions, tel que l’indiquait la déclaration du KlimaForum « Changez le système, pas le climat », rendue publique à Copenhague.

Ce sont sur ces bases que nous pouvons construire un véritable mouvement citoyen, liant réponses à l’urgence climatique et pour la justice sociale, qui s’appuie sur des mobilisations locales et expérimentations concrètes tout en exigeant un accord international négocié au sein de l’ONU et de véritables politiques alternatives à l’échelle nationale ou européenne.

C’est pourquoi le collectif Urgence Climatique Justice Sociale (http://climatjustice.org/) organise une rencontre nationale le 6 février à Paris en l’ouvrant au plus grand nombre : toutes celles et ceux qui le souhaitent, membres de collectifs ou d’organisations locales ou nationales, individus, sont les bienvenu-e-s pour échanger et construire ensemble le mouvement pour le climat et la justice sociale dont nous avons besoin.

Plus d’informations pratiques très prochainement sur http://climatjustice.org

Pour s’organiser, merci de confirmer votre présence à : sixheures.ucjs@gmail.com

mardi 29 décembre 2009

2009, une des cinq années les plus chaudes

En dépit de la ritournelle donnant le réchauffement de la planète pour stoppé net en 1998, l'année 2009 aura bien été une des cinq plus chaudes mesurées depuis la Révolution industrielle. Au total, depuis environ un siècle et demi que les températures sont régulièrement relevées et compilées, aucune décennie ne s'est révélée plus chaude que 2000-2009.

Sur ces dix ans, la température moyenne de la basse atmosphère s'est révélée supérieure de 0,4ºC à la moyenne enregistrée entre 1961 et 1990, selon l'office de la météorologie britannique (British Met Office). L'écart, pour la décennie 1990-1999, avait été de 0,23ºC seulement. Quant à 2010, le British Met Office prévoit qu'elle a toutes les chances de se hisser en tête du tableau.

Les données des stations météorologiques, des bouées et des navires océanographiques, ou encore des satellites, sont analysées indépendamment par plusieurs laboratoires qui établissent, chacun de leur côté, une température moyenne de la basse atmosphère terrestre. Le National Climatic Data Center (NCDC) américain a rendu publique, fin décembre, une estimation basée sur les onze premiers mois de l'année, plaçant 2009 en 5e position.

Au Royaume-Uni, le Met Office parvient à la même conclusion. De son côté, Gavin Schmidt, chercheur au Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, place 2009 "dans les quatre années les plus chaudes" jamais mesurées.

Cette situation est, en partie, explicable par El Nino, de retour depuis juin 2009. Ce phénomène naturel de réchauffement des eaux de surface du Pacifique équatorial revient tous les trois à sept ans et contribue, en plus de l'accumulation des gaz à effet de serre, à faire grimper la température moyenne de la basse atmosphère.

Outre cet indicateur, un autre indice du réchauffement en cours est la mesure de l'étendue de la banquise arctique. Selon les modèles climatiques, c'est dans les hautes latitudes de l'hémisphère Nord que les effets du changement climatique sont les plus forts et les plus rapides. La banquise arctique voit sa superficie diminuer chaque été, pour parvenir à son minimum annuel au mois de septembre. Or, septembre 2009 a vu la troisième plus forte réduction de cette étendue de glace de mer depuis le début de la surveillance satellite de la zone, voilà une trentaine d'années. Le retrait le plus important a été relevé en 2007, suivi de 2008.

"Par contraste, note le NCDC dans son bilan de l'année, la surface de la glace de mer dans l'hémisphère Sud a été la deuxième plus grande en avril et août 2009, respectivement derrière 2008 et 2000." Cet apparent paradoxe est expliqué par certains climatologues comme le résultat d'un changement du régime des vents autour de l'Antarctique. Ce changement serait dû à la conjugaison de deux facteurs : raréfaction de l'ozone stratosphérique et augmentation des gaz à effet de serre.

Le bilan de l'année écoulée est d'autant plus notable que le Soleil est plongé, depuis 2008, dans un "minimum profond" d'activité. Il ne commence à lentement en sortir que depuis la mi-2009. Selon la NASA, il faut remonter à 1913 pour retrouver une période d'un calme solaire comparable.

L'énergie irradiée par notre étoile oscille selon un cycle de onze années environ. Le dernier minimum remonte à 1996 et la date du prochain maximum est encore débattue. Les experts de la National Oceanic and Atmospheric Administration se sont réunis au printemps pour trouver la prévision la plus consensuelle possible. Ils tablent sur un retour du maximum d'activité du Soleil en mai 2013. Cependant, la majorité des experts estime qu'entre son maximum et son minimum d'activité, le Soleil contribue environ dix fois moins que les gaz à effet de serre anthropogéniques aux variations climatiques.

Ainsi, le climat de la Terre ne devrait pas attendre le prochain retour de flamme du Soleil pour battre des records. Le Met Office fait le pari que l'année 2010 sera la plus chaude mesurée. Alors que "la température moyenne globale a été de 14ºC entre 1961 et 1990", explique l'institution britannique, celle de 2010 devrait se situer autour de 14,58ºC.

James Hansen, directeur du GISS, estime dans son analyse de l'année écoulée qu'"il y a une haute probabilité - supérieure à 50 % - que 2010 soit l'année la plus chaude" jamais mesurée. Cependant, ce record "n'est pas une certitude, surtout si le phénomène El Nino venait à décliner de façon inattendue au début de 2010", note le Met Office.

Source : Stéphane Foucart - Le Monde.fr - 28/12/2009

mardi 22 décembre 2009

Copenhague... mal de Terre !

Communiqué de Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement.

Que dire de plus que ce qui a déjà été écrit pour exprimer l'immense déception du peuple de l'écologie à la vue du piètre résultat du sommet de Copenhague. L'absence d'engagements contraignants, le peu d'ambition des uns, la gesticulation des autres, le tout allié au plus parfait cynisme ont eu raison d'un sommet que d'aucun annonçait comme historique.

Si Copenhague est un échec, c'est avant tout parce que nos décideurs n'ont jamais cru sérieusement à un accord contraignant. Ou plutôt, ont-ils toujours feint de croire que cet accord serait contraignant... pour les autres. L'effort à consentir n'est ainsi acceptable qu'à la seule et unique condition qu'il soit supporté par les pays du Sud ou les générations futures. Certains ont même cru un temps que Copenhague serait une opportunité de marché supplémentaire, un moyen d'assurer un relais de croissance pour un capitalisme moribond. De sobriété, il n'en a jamais été question !

Mais cette incapacité à prendre en compte la crise climatique pour ce qu'elle est réellement, une crise systémique qui frappe à cœur nos sociétés repus, rend l'issue des négociations non plus incertaine mais kafkaïenne.

Si Copenhague est un échec, c'est aussi et surtout parce que les chantres de l'écologie hors sol, de Chirac à Sarkozy, ne peuvent atteindre la cohérence requise pour être crédible. Tenir de beaux discours, se parer des habits verts pales des sauveurs climatiques de l'Humanité ne font sens qu'à la seule et unique condition d'être irréprochable ici et maintenant.

Or, depuis trop longtemps, nous appelons les dirigeants français à accepter de mettre en adéquation discours et actes, dire et faire. Et pour se faire, remiser au placard les vieilles recettes que le grand emprunt et autre plan de relance financent allègrement !

A défaut d'avoir mis un terme au double discours institutionnalisé, nos responsables reviennent bredouilles de Copenhague. Au moins auront-ils le temps de méditer l'inélégance qu'il y a à donner des leçons au monde entier tout en poursuivant un développement énergivore et climaticide.

Nous voici venu au temps des apothicaires. Chaque État tient à jour ses comptes en espérant gagner plus qu'il ne perd. Au final, tout le monde a perdu ! Ce « je » à somme nulle nous entraînera toutes et tous dans un mal de Terre dont l'irréversibilité est certaine.

Honte à eux !

Mon avis

Une nouvelle fois j'apprécie particulièrement un communiqué d'Agir pour l'Environnement.
Promis, je ne m'appesantis pas davantage sur ce naufrage attendu de Copenhague.


samedi 19 décembre 2009

Copenhague : les écologistes dénoncent "un échec lamentable"

Un lamentable fiasco". Tel est, pour les Verts français, le bilan du sommet de Copenhague.
"Le résultat est aussi désespérant que les enjeux étaient d'importance, déplore leur porte-parole Djamila Sonzogni. La Chine et Obama sont les coupables numéro un, mais l'Europe a péché par sa désunion et son absence de leadership. Nous avons eu la preuve éclatante que nombre de nos responsables sont en fait des irresponsables."

Selon les Verts, "l'absence de contrainte et le non-transfert, tant de nouvelles technologies que de moyens financiers, du Nord vers le Sud, font qu'en l'état, les experts prédisent une hausse de 3,5°C. Le but initial de la conférence était de ne pas dépasser 1,5°C".

Même déception pour Yannick Jadot, député européen Europe-Ecologie et ancien responsable de Greenpeace. "Les dirigeants des grands pays ont échoué lamentablement", dénonce-t-il. "Plutôt que d'assumer leur échec devant les pays les plus vulnérables qui n'ont pas pris part aux discussions finales, ils sont partis par la petite porte. Pire : ils nous font croire à un succès en mentant à l'opinion publique."

Pour Oxfam France Agir-Ici, le "sommet historique" a débouché sur une "fuite en avant historique". Selon cette ONG, la déclaration politique négociée par un petit comité de dirigeants mondiaux "ne résout en rien les désaccords qui ont bloqué les négociations depuis deux ans" et constitue "un déni de démocratie pour tous les pays qui n'ont pas été consultés dans son élaboration". Ce texte "ne donne aucune garantie que le péril climatique sera évité ou même que les pays les plus pauvres auront les moyens nécessaires pour s'adapter à la hausse des températures", souligne Romain Benicchio, d'Oxfam-France. Il signe "une fuite en avant qui n'offre rien d'autre qu'une vague aspiration à rester sous la barre des 2°C et qui renvoie les décisions les plus difficiles sur les réductions d'émission et le financement".

"ARROGANCE"
De son côté, le Réseau Action-Climat France fustige la façon dont "Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont tenté de faire passer en force un accord qui n'en était pas un". "Alors que Copenhague devait rassembler par un contrat de confiance l'ensemble des pays autour de la clause climatique, l'arrogance de quelques chefs d'Etat ébranle le processus même des négociations, souligne Morgane Créach, directrice du pôle international du réseau. Le multilatéralisme a peut-être malheureusement été remis en cause de manière irréversible."

Quant aux Amis de la Terre International, ils se disent, par la voix de leur président, Nnimmo Bassey, "écœurés de l'incapacité des pays riches à s'engager sur les réductions d'émissions de gaz à effet de serre qu'ils savent être nécessaires, en particulier les Etats-Unis qui en sont historiquement le premier émetteur mondial"

Source : Le Monde .fr

mercredi 16 décembre 2009

Opération "Jeudi 17 décembre de 19h à 20h, le climat a besoin de toi !"

A partir de lundi 14 décembre et jusqu’au vendredi 18 au moins, entre 17h30 et 20h00, la France connaîtra une série de pics de consommation électrique particulièrement néfastes pour le climat dépassant à certaines heures 85000 MW de puissance appelée.

Le système électrique français repose très majoritairement sur le nucléaire, peu flexible et inapte à répondre à ces pointes de consommation. Du coup, l’électricité est produite avec du fioul et du charbon. Chaque kilowattheure consommé aura, durant cette période, un bilan carbone dépassant les 400 à 500 grammes de CO2.

Il est de notre responsabilité d’AGIR. Pour réduire notre bilan carbone et surtout pour faire pression sur les responsables politiques qui font assaut, à Copenhague, de belles paroles, sans pour autant agir ici et maintenant.

Jeudi 17 décembre, de 19h à 20h, l’association Agir pour l’Environnement appelle l’ensemble des françaises et français à éteindre lampes et appareils électroménagers inutiles.

Loin de la communication faussement écologique du lobby nucléaire vantant les mérites d’un nucléaire prétendument garanti sans CO2, nous ne pouvons que constater que la France produit et consomme une électricité radioactive et climaticide. Seule une politique de sobriété et d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables sera à même de répondre aux crises énergétiques et climatiques auxquelles nous sommes et serons de plus en plus confrontées.

Pour le climat, c’est à nous d’AGIR.

Pour plus d’information

http://www.agirpourlenvironnement.org/

Mon avis

Éteindre les lumières ne suffit pas, mieux vaut baisser le chauffage, arrêter les appareils plutôt que de les mettre en veille ! La lumière est ici un symbole.
Quand on pense... qu'il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça se vende pas !
Ça vous rappelle quelque chose ?
La menace de coupures électriques en Bretagne et Sud Est, en cette période de froid, démontre, si tant est que cela restait à faire, l'inadéquation de la politique énergétique française. Le choix du nucléaire est une aberration.

((http://img513.imageshack.us/img513/1102/visuelclimat15944696.gif))

mardi 15 décembre 2009

Ambiance de manifestation à Copenhague

Quelques images de manifestation à Copenhague, à une semaine de la fin du sommet.
Belle mobilisation, mais les dernières nouvelles laissent présager un échec des négociations.
De toute manière, je m'attends à ce que le marché des droits à polluer perdure, voire s'amplifie, permettant ainsi aux pollueurs de poursuivre leur activité destructrice, en finançant d'hypothétiques projets réducteurs de CO2.
A suivre donc...

samedi 12 décembre 2009

Tornado Airlines - Paris - Copenhague en 15 minutes !

Une nouvelle offre de transports initiée par Les Amis de la Terre :

Mon avis

Excellent film !
Si ce n'est pas fait, signez la pétition Ultimatum Climatique.

Pour plus d’information

Visitez le site des Amis de la Terre : http://www.tornadoairlines.com/

jeudi 10 décembre 2009

Vous ne pouvez pas venir à Copenhague ? Alors Copenhague viens à vous grâce à FNE.

France Nature Environnement a ouvert un site dédié au sommet de Copenhague :
http://www.fne.asso.fr/fr/climat/sommet-de-copenhague.html

Ce site « Bienvenue à Copenhague » présente la position et les idées du plus grand mouvement associatif français sur le défi de ce siècle : la réponse à la crise climatique. Il propose :
- de nombreux dossiers sur des sujets clés : la voiture électrique, les agrocarburants, le stockage de carbone, la fiscalité environnementale)
- un commentaire de l’actualité par les bénévoles et salariés de FNE : négociations en cours, plan justice climat, déclaration conjointe de FNE et de la CFDT, etc
- des témoignages écrits et vidéos, de militants ou d’experts, sur l’actualité des négociations climatiques.

FNE y a mis en ligne une carte de France des « projets climaticides » répertoriés par ses associations.

Sébastien Genest président de FNE déclare : « l’idée est simple : donner la parole aux milliers d’hommes et de femmes qui s’engagent chaque jour sur le terrain pour la protection de la nature et de l’environnement mais qui sont pourtant écartés des négociations climatiques en cours. L’idée est donc, un peu comme pour la France, de faire en sorte que le Copenhague « d’en bas » parle au Copenhague « d’en haut » ».

Ce site permettra aux associations membres du réseau FNE d’exprimer leur point de vue d’actrices de terrain confrontées à des projets « climaticides ». Elles pourront également présenter les projets qu’elles portent pour lutter contre le dérèglement climatique. Ce site permet également à tous les citoyens d’apporter un témoignage ou d’exprimer un point de vue sur ce qui constitue le rendez-vous majeur pour la lutte contre le dérèglement climatique.

Présent à Copenhague pendant toute la durée du sommet, France Nature Environnement fera, par le biais de ce site, un retour quotidien sur les avancées ou les reculs des négociations. Arnaud Gosssement, porte-parole de FNE, précise : « Vous ne pouvez pas venir à Copenhague ? Alors Copenhague viens à vous grâce à FNE.»

Toute l’équipe de FNE présente au Sommet mondial du climat vous en fera vivre les temps forts. Notre but : décentraliser le sommet de Copenhague et créer le débat partout.

mercredi 9 décembre 2009

Sommet de Copenhague : en grève de la viande !

La crise environnementale que nous traversons est sans précédent.

Même si des initiatives se dessinent aujourd’hui pour freiner la catastrophe, on passe généralement sous silence un élément majeur de notre responsabilité :
la surconsommation de viande.

En effet la surconsommation de produits d’origine animale est largement responsable :
- du réchauffement climatique, de la déforestation et de la dégradation des sols,
- de la faim dont souffre plus d’un milliard d’êtres humains,
- de milliards d’animaux terrestres et aquatiques élevés et abattus dans des conditions innommables,
- du gaspillage et de la pollution des eaux.

La production mondiale de viande a quintuplé entre 1950 et 2000. Celle de l’aquaculture est passée de 1 million de tonnes en 1950 à 52 millions de tonnes en 2006. Où sont les actions pour endiguer cette boulimie collective ?

L’élevage industriel intensif gagne l’ensemble du monde. Considérés comme de simples protéines sur pattes, les animaux souffrent en intensité et en nombre comme jamais.

Rien n’est venu enrayer l’extension de ce modèle et la toute puissance des filières agroalimentaires qui le portent. Aujourd’hui, la famine et la crise environnementale s’aggravent et les responsables politiques français ne s’aventurent toujours pas sur ces questions : l’éthique passe après la viande ; la souffrance et l’environnement après les intérêts économiques.

C’est ainsi que ce système perdure contre toute logique et contre l’opinion publique en bénéficiant largement de l’argent des contribuables et de la complicité des pouvoirs publics.

C’est pourquoi, nous, citoyens de cette planète, exigeons dès aujourd’hui en France des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de viande et un moratoire sur l’élevage intensif.

Symboliquement, pendant la durée du sommet, nous sommes en grève ! Une grève de la viande.

L'appel des 12

Nous exigeons dès aujourd'hui une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation humaine et la souffrance animale.
Nous réclamons un moratoire sur l’élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de produits d'origine animale.

Nous appelons l'ensemble des citoyens à nous rejoindre dans ces revendications.

- Fabrice Nicolino, journaliste, auteur de Bidoche, l'industrie de la viande menace le monde et de La faim, la bagnole, le blé et nous.
- Pierre Rabhi, initiateur de Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, expert international pour la lutte contre la désertification.
- Allain Bougrain Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux, journaliste, producteur et réalisateur de télévision.
- Jean-Claude Pierre, auteur de Pourvu que ça dure, le développement durable en question, co-fondateur d'Eau et Rivières de Bretagne et du Réseau Cohérence.
- Jean-Marie Pelt, président de l'Institut européen d’écologie.
- Jean-Paul Jaud, réalisateur de Nos enfants nous accuseront.
- Franck Laval, président de Ecologie sans frontière;
- Corinne Lepage, députée européenne, représentante du Parlement européen à Copenhague, Modem.
- Jean-Paul Besset, député européen, Europe Ecologie.
- Sandrine Bélier, députée européenne, Europe Ecologie.
- Yves Cochet, député Verts de Paris, ancien Ministre.
- Yolaine de la Bigne, journaliste, créatrice du magazine Néoplanète.

Vous aussi signez la pétition

Sur : http://www.viande.info/petition

Pour plus d’information


dimanche 6 décembre 2009

Telles les oies du capitole, un cortège d'espèces d'oiseaux nous alerte sur le péril climatique

Les oiseaux sont des témoins privilégiés des changements climatiques et constituent à ce titre de bons indicateurs.

La LPO, à la demande du ministère de l'écologie, analyse chaque année le comportement d'espèces indicatrices, qui sont susceptibles de réagir au réchauffement climatique en cours..

Parmi les résultats actuels, on constate que l'oie cendrée, qui hivernait principalement en Espagne, passe désormais l'hiver en France en grand nombre, ne traversant plus les Pyrénées..

Plus d'un millier de cigognes blanches hivernent actuellement dans le sud et l'ouest de la France, plutôt que de le faire en Afrique tropicale. Des hirondelles essaient, ici et là, de résister aux rigueurs du froid en hivernant dans des zones particulièrement douces, et notamment en Bretagne..

Certains rapaces migrateurs comme la bondrée apivore ou le busard des roseaux montrent une certaine tendance à partir plus tôt d'Europe que par le passé. D'une part parce que ils ont fini plus tôt leur reproduction, mais aussi et sans doute, pour anticiper des périodes de sécheresse plus précoces au sud du Sahara..

En revanche, des oiseaux qui avaient l'habitude de passer la mauvaise saison sous nos latitudes ont aujourd'hui tendance à rester plus au nord, autour des mer Baltique et du nord. C'est le cas de la macreuse noire - un canard marin nichant dans la toundra. Mais aussi de petits passereaux comme l'alouette haussecol, la linotte à bec jaune ou le bruant lapon..


Linotte à bec jaune

Lundi prochain s'ouvre à Copenhague le sommet de l'ONU sur le climat. La LPO y sera représentée par les experts de Birdlife International, de France Nature Environnement et du Réseau Action Climat : trois regroupements d'ONG dont elle est membre active..

Avec ses partenaire, la LPO défend notamment l'impérative nécessité de protéger la biodiversité et les écosystèmes tant leur rôle est crucial dans la régulation du climat. L'arrêt complet de la déforestation et de l'assèchement des zones humides dès 2020 est par conséquent prioritaire..

Or, à la lumière d'études récentes, le réchauffement climatique est montré du doigt dans la disparition d'espèces, notamment les plus spécialisées ; celles qui ont le plus de difficulté à s'adapter à cette hausse rapide de la température. En Europe, des oiseaux comme le pouillot siffleur, le gobemouche noir ou encore les mésanges nonnette et boréale souffrent visiblement de ces changements..


Mésange nonnette

En effet, plus la diversité spécifique d'un milieu s'amenuise plus l'ensemble de la biodiversité est fragilisée face aux bouleversements climatiques. Sa résilience à l'égard de ces agressions est fortement compromise, pouvant conduire, à terme à un véritable collapsus et à des extinctions massives..

La LPO ne peut assister à ce phénomène sans réagir.
Elle appelle les dirigeants du monde entier à prendre, enfin, des mesures d'urgence pour enrayer ce qui serait une catastrophe écologique de premier plan, touchant non seulement les oiseaux, mais tout le Vivant.
L'Homme compris..

Pour plus d’information

Visitez le site de la LPO, auteur de ce communiqué, et soutenez l'association.

jeudi 3 décembre 2009

Fonte des glaces de l'Arctique et Antarctique : toujours plus inquiétant

L’Antarctique perd plus de 180 gigatonnes de glace chaque année
La calotte glaciaire de l’Est Antarctique, qui est le plus grand réservoir d’eau douce gelée sur terre et était jusqu’alors considérée comme stable, semble perdre de la glace à un taux estimé à 57 gigatonnes par an, selon les scientifiques à l’Université du Texas à Austin.

En utilisant les données de mesure de gravité recueillies par la mission GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment), les chercheurs ont constaté que la perte de glace dans l’Est Antarctique pourrait avoir débuté dès 2006. Ils ont également confirmé les estimations antérieures de perte de glace dans l’Antarctique de l’Ouest. Leurs travaux ont été publiés dans l’édition en ligne de Nature Geosciences du 22 novembre. L’auteur principal, Jianli Chen, directeur de recherche à la CRS, et ses collègues ont utilisé des données de GRACE pour estimer la masse de glace en Antarctique entre 2002 et 2009. Outre les nouvelles conclusions sur la calotte glaciaire de l’Antarctique de l’Est, leurs travaux confirment les résultats précédents montrant que l’Ouest de l’Antarctique perd 132 gigatonnes de glaces par an.

Arctique : la glace pluriannuelle continue à régresser
Ces deux dernières années, les observations satellites avaient suggéré l’existence d’une reconstitution des glaces vielles de plusieurs années dans la banquise Arctique. Le professeur David Barber, qui étudie la région depuis 25 ans, a effectué en septembre dernier une mission sur un brise glace pour vérifier in situ l’état de la banquise. Lors de cette exploration, le chercheur a constaté que les zones identifiées comme recouverte par une glace épaisse par les satellites étaient en fait occupées par un amas de débris sur lequel s’était déposé une mince couche de glace récente. Dans cette banquise fracturée, le brise glace pouvait naviguer à 24 km/heure, sans presque rencontrer de résistance, alors qu’en eaux libres sa vitesse de croisière est de 25 km/heure. « La navigation à travers le pôle est imminente, car le type de glace qui s’y trouve ne représente plus un obstacle pour les navires à la fin d’été et en automne, » estime M. Barber.

Pour plus d’information

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2918
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2921

Happening à l'Assemblée... Un crime de « lèse République » ?

Par Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement

Lettre ouverte aux parlementaires français

Il est des symboles qui frappent les consciences. L’action de Greenpeace hier, durant un débat sur le climat, dans le saint des saints de la République, l’Assemblée nationale, a entraîné le courroux de certains parlementaires. A quelques jours du Sommet de Copenhague, les députés se pliaient, une fois encore… une fois de trop !, à l’exercice de style qui consiste à parler fort et agir peu.

Combien de belles formules enflammées sur le registre chiraquien ont émaillé les discours depuis tant d’années ? Combien faudra-t-il d’années avant que la Représentation Nationale s’astreigne à mettre en conformité le discours et les actes ? Combien d’élu-es nationaux s’engagent oralement en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique tout en poursuivant le développement de projets climaticides localement ?

Le scandale est-il de profaner symboliquement un sanctuaire républicain ou consiste-t-il à ne plus laisser ronronner une représentation nationale qui tend à s’endormir sur ses lauriers dorés ? Ne faut-il pas, au contraire, s’offusquer du double discours parlementaire systématique qui délégitime profondément la crédibilité des représentants du Peuple ?

A quelques jours du Sommet de Copenhague, les enjeux climatiques nous conduisent à tirer un premier bilan des interventions et décisions de nos brillants orateurs : Par dizaines, localement, des projets climaticides sont en train d’être décidés ! Aéroports, mine de charbon, autoroutes, contournements, doublements de routes… une vague de bitume sans précédent est en train de se répandre sur la France ! Pire, nos parlementaires, si sourcilleux quant à leurs prérogatives et la défense de LEUR maison du Peuple, oublient soigneusement de rappeler que deux ans… oui deux ans après le Grenelle de l’environnement, ils n’ont pas su trouver quinze jours pour approuver définitivement la loi qui est censée traduire dans le corpus législatif et réglementaire les « avancées » du Grenelle !!!

Alors, oui, nous considérons qu’un happening, fût-il quelque peu déstabilisant pour des élus trop habitués aux joutes verbales surjouées, vaut bien tous les renoncements écologiques. L’heure n’est plus aux faux débats mais aux vraies décisions. L’heure n’est plus à la polémique sur la forme mais aux décisions de fond.

Nous attendons la Représentation Nationale ! Nous l’attendons de pied ferme afin que cette dernière, face à l’urgence écologique, n’engage plus une course de lenteur où les bons mots se suffiraient à eux-mêmes. Agir est un devoir impérieux. Le rappeler aux représentants du Peuple ne peut être considéré comme un crime de « lèse République !

Stéphen Kerckhove,
Délégué général d’Agir pour l’Environnement

L'action de Greenpeace à l'Assemblée Nationale

mardi 24 novembre 2009

Greenpeace : objectif zéro déforestation en Indonésie

La déforestation, c'est 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Combattre la déforestation, c'est donc préserver le climat et éviter les dérèglements en cours. En Indonésie, comme en Amazonie ou dans le bassin du Congo, il faut cesser le massacre et exiger « Zéro déforestation ».

Greenpeace appelle à « zéro déforestation d'ici 2020 » !
La déforestation tropicale est responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, davantage que le secteur des transports au niveau mondial.

Pour sauver le climat, il faut sauver les forêts !

Chaque année, 13 millions d'hectares de forêts disparaissent, soit environ un quart de la superficie de la France. Les forêts abritent la moitié de la biodiversité mondiale et constituent le cadre de vie de centaines de millions de personnes.

Cette année sera cruciale pour le climat et les forêts. Le sommet des Nations unies sur les changements climatiques, qui aura lieu à Copenhague en décembre 2009, devra donner une suite au protocole de Kyoto. La question de la déforestation y occupera une place importante et des décisions doivent être prises pour STOPPER la déforestation, protéger les forêts et ainsi lutter contre les changements climatiques.

En parallèle, une loi sur le bois est en discussion au sein de l'Union européenne. L'Union européenne contribue à la déforestation au niveau mondial, en tant que principal importateur de bois tropical, dont une grande partie est issue de l'exploitation illégale des forêts...

La France a un rôle important à jouer pour influencer la position de l'Union européenne dans le cadre des négociations sur le climat. La France, en tant que pays forestier et premier importateur de bois dans l'Union européenne, joue aussi un rôle prépondérant dans les négociations autour de la future réglementation européenne sur le bois.

Le temps est compté, pour les forêts et pour le climat. Chaque signature peut faire la différence... plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus ! Je soutiens l'appel envoyé aux décideurs politiques pour « Zéro déforestation d'ici 2020 ».

J'appelle à ce que les dirigeants français soutiennent au niveau européen :

- L'adoption d'un fonds multilatéral pour la protection des forêts tropicales, de leur biodiversité et de leurs habitants, doté d'au moins 30 milliards d'euros par an, lors du sommet de Copenhague. Ce fonds, alimenté par les pays industrialisés, devra permettre aux pays en développement de sauver les dernières forêts tropicales anciennes de la planète.

- L'adoption d'une réglementation européenne du commerce de produits bois et produits dérivés du bois ambitieuse, qui impose la mise en place d'une chaîne de traçabilité des forêts de production au consommateur final pour tous les produits bois vendus en Europe. C'est une première étape indispensable pour mettre un terme au scandale du commerce de bois illégal, initier une politique d'achat de bois responsable à faible impact environnemental et garantir que les consommateurs européens ne sont pas, malgré eux, complices de crimes forestiers.

- La définition de nouvelles politiques publiques visant à réduire l'empreinte écologique de l'Europe sur les forêts tropicales. La consommation massive de denrées importées de régions forestières sensibles alimente les moteurs de la déforestation que sont l'huile de palme indonésienne, le soja ou les produits de l'élevage bovin au Brésil, le bois issu des forêts intactes du bassin du Congo ou de Papouasie, ou encore les agrocarburants.

Pour signer la pétition, cliquez sur l'image

jeudi 19 novembre 2009

Signez l'Ultimatum Climatique sur www.copenhague-2009.com

Confrontés collectivement au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront donner, au mois de décembre à Copenhague où se tiendra le Sommet de l’ONU sur le climat, une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Signez l'Ultimatum Climatique.

mardi 17 novembre 2009

Défi climatique : gare à une politique hors sol !

Principal réservoir de carbone et ressource indispensable à la vie terrestre, les sols sont les grands absents des politiques environnementales française et européenne.

Le 21 octobre dernier, Chantal Jouanno a annoncé que la France ne s’opposerait plus à l’adoption de la directive-cadre sur les sols. FNE et le BEE veulent relancer les débats dès maintenant.

Dès 2006, une communication de la Commission européenne avait alerté sur la dégradation de la moitié des sols couvrant la surface de l’Europe. Presque 50 % des sols sont gravement touchés par la contamination, l’érosion, le tassement, l’urbanisation massive ou encore la désertification. Cette crise n’épargne pas la France : 4 millions d’hectares (sur 56 millions) sont aujourd’hui érodés et 60 000 hectares sont urbanisés chaque année, soit un département tous les 10 ans.

Ce triste constat a donné lieu à un projet de directive-cadre sur la protection des sols. Voté par le Parlement européen en novembre 2007, son adoption a cependant échoué en Conseil des Ministres : le projet de directive-cadre a été bloqué par 5 Etats dont la France. Il a ainsi enterré jusqu’à la récente déclaration de la France. « 2010 a été faite Année de la biodiversité par les Nations Unies : c’est à l’Europe de ne pas rater le coche ! » explique Arnaud Gossement, porte-parole : « Les bonnes résolutions françaises ne suffisent pas. On attend le passage à l’acte, à l’acte juridique ! ».

C’est pourquoi ce lundi 16 novembre, le Bureau Européen de l’Environnement organise à Bruxelles un séminaire visant à relancer les échanges entre membres du Parlement et de la Commission et représentants de la France, du Royaume Uni et de l’Espagne. Gaëlle Cognet, Chargée de mission Climat à l’International, en explique les enjeux pour la France : « Sur les sols, l’Europe est divisée en deux camps. Si le Royaume-Uni incarne les opposants à la directive de 2007, l’Espagne constitue un de ses plus ardents défenseurs. Entre eux, la France. Elle avait finalement rejoint le premier camp en 2007 : la déclaration de Chantal Jouanno constitue t-elle un véritable revirement ? Elle a fait naître un espoir, de l’Italie au Danemark, elle doit maintenant faire naître un nouveau droit ».

Et pour montrer la voie, il serait grand temps que la France adopte, à l’occasion du projet de Loi Grenelle 2, un amendement déjà proposé par FNE : il s’agit de reconnaître enfin que le sol, grand oublié du code de l’environnement, est un milieu naturel qui mérite, comme l’eau et l’air, des mesures de préservation et de protection de sa qualité.

Pour découvrir le dossier de presse FNE sur les sols

http://www.fne.asso.fr/com/nl_climat/fne_dp_sols.pdf

samedi 14 novembre 2009

Climat urgence !

Le sommet de l'ONU sur le climat à Copenhague approche.
Dans moins d'un mois, du 7 au 18 décembre, les dirigeants du monde entier doivent se mettre d'accord sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à la hauteur de l'urgence climatique.

Ce rendez-vous est une étape cruciale dans la lutte contre le changement climatique et la mise en place de mécanismes justes et efficaces.

Malheureusement les États ne sont pas à la hauteur de leur responsabilité historique.
La mobilisation citoyenne est donc indispensable pour faire pression sur le résultat des négociations. Pour signaler votre soutien à des objectifs ambitieux à Copenhague, il existe un nouveau symbole : "le drapeau CLIMAT" .


Ce drapeau, à l'instar du drapeau PAIX (PACE) utilisé lors des manifestations contre la guerre en Irak, est un symbole fédérateur qui rappelle que la lutte contre le changement climatique est d'abord un enjeu de civilisation. Pour faire pression sur nos gouvernements, faisons en sorte qu’un maximum de personnes, de groupes et d’associations s’approprient ce symbole, le diffusent, et l’utilisent dans leurs événements, jusqu’au Sommet de Copenhague et au-delà.

Le drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel est un symbole international et universellement reconnu. Il est libre de droits et accessible à tous. Pour l’utiliser, téléchargez le logo sur http://www.climateflag.com, et fabriquez votre drapeau, votre badge, votre T-shirt, votre bannière internet ou tout autre outil pour le diffuser au maximum. Faites passer le message ! Le climat n’attend pas.

Source : http://ecologie.blogs.liberation.fr/euro-ecolos/2009/11/aux-couleurs-du-climat.html

jeudi 12 novembre 2009

Le temps est venu - Times is now

À l'occasion du sommet de Copenhague , YouTube et Le Monde .fr lancent un concours de reportages vidéo sur le thème de l'environnement et de sa préservation. Les candidats ont jusqu'au 14 dé cembre minuit pour dé poser leur séquence sur l' espace Planet Reporter.

Pour plus d’information

http://www.youtube.com/planetereporter

Voici la contribution de Baron4Eraser

A l'occasion de la conférence des Nations Unies sur les Changements Climatiques de DEC 7 - DEC 18 2009 à Copenhague, j'ai eu envie de faire une vidéo pour cet évènement. Sans prétention, juste pour le plaisir d'espérer toucher quelques personnes de par cet essai.
Les crédits photos ainsi que les crédits musicaux sont à la fin de la vidéo, comme demandé par la licence créative commons. Par ailleurs cette vidéo est aussi sous cette même licence, dont les détails se trouve a la fin de la dite vidéo.
Bonne visualisation à tous.

Mon avis

Très beau travail. Touchant.

vendredi 6 novembre 2009

Arctique : le rythme de reconstitution des glaces est inférieur à celui de la fonte record de 2007

La fonte de la banquise arctique en 2009 n’a pas égalé le niveau record de 2007.
Pour autant, la reconstitution des glaces à l’orée de la saison froide est aujourd’hui moins rapide que lors de cette année remarquable.

Etat des lieux en deux graphiques, qui semblent confirmer que nous sortons définitivement de l’Holocène, ces 12 000 ans où l’humanité qui est - encore - la nôtre s’est accomplie.


Superficie de la banquise arctique - océan recouvert d’au moins 15% de glace


Superficie moyenne de la banquise arctique - 1979-2009

Source : Contre info avec NSIDC

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