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jeudi 7 octobre 2010

Des progrès dans la conférence climatique de Tianjin ?

Selon le journal de l'environnement, la conférence climatique qui se tient actuellement à Tianjin en Chine depuis le 4 octobre verrait quelque progrès significatifs...

Il s'agit de la dernière consultation collective des 194 parties signataires avant la conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Cancun, prévue à la fin de l'année.
C'est aussi pour la première fois que la Chine organise les négociations sur le changement climatique dans le cadre des Nations Unies.

Il semble donc que cette conférence ne se passe pas trop mal.
Certains pays qui voulaient renégocier des points déjà acquis lors de la conférence de Copenhague de décembre dernier seraient rentrés dans le rang et ont accepté de travailler ensemble, et en priorité, sur la vision commune, l’adaptation aux conséquences du changement climatique, la réduction des émissions et les problèmes de financement et de transfert de technologies. »

L'objectif est de rédiger, d’ici samedi, un texte servant de base à un accord international qui pourrait être conclu à Cancun.

Mon avis

J'essaie d'être optimiste, espérant que ce qui en sortira permettra d'obtenir rapidement des résultats concrets sur les pratiques de l'ensemble des états, en tout cas de ceux qui polluent le plus. Cela inclue bien sûr la Chine qui semble ne jamais vouloir accepter de limite contraignante d’émission de Gaz à Effet de Serre, alors que le dérèglement climatique est imputable au développement des pays occidentaux.
Imputable au développement des pays occidentaux, oui, jusqu'à présent... Mais maintenant la Chine occupe une place prépondérante !
Optimiste, oui, mais il faut raison garder... Le salut mondial ne passera pas par des mesurettes. Une profonde transformation de nos valeurs et de notre société seront nécessaires. Peut-on espérer sortir du capitalisme ?

vendredi 6 août 2010

Sale temps pour la planète - Madagascar, l'envers du décors

Cette série documentaire étudie les conséquences des changements climatiques à travers la planète, notamment celles des réfugiés.

Connue pour ses îles et ses plages paradisiaques, Madagascar attire, chaque année, 300 000 touristes en moyenne. Des voyageurs qui ne fréquentent que les hauts lieux du tourisme local, Sainte Marie à l'est et Nosi Bé, à l'ouest. Ce film entraîne le téléspectateur dans l'enfer du décor, très loin des clichés de la grande île...

Chemins de traverse, notamment dans le sud du pays où des millions de Malgaches sont oubliés des autorités et des hommes. Cette population vit avec moins de 2 dollars par jour.

Une survie au quotidien et les prévisions des experts du GIEC ne risquent pas de les rassurer : les sécheresses vont se multiplier, les sols vont s'appauvrir, l'eau va se faire de plus en plus rare, les ressources halieutiques s'épuisent d'ores et déjà.

Mais difficile d'anticiper ou d'organiser la moindre stratégie à Madagascar... La faute à cette instabilité politique qui perdure et qui mène ce pays de 20 millions d'habitants dans l'impasse.

Rediffusions

Sur France 5, dimanche 8 Août 2010 à 15:43
Vidéo intégrale disponible jusqu’au mardi 10 août 2010 à 20:37

Mon avis

J'ai vu ce documentaire sur France 5 lors de sa première diffusion.
Le réchauffement climatique, ce n'est pas juste une occupation pour blogueur, une lubie d'écologiste...
Dans nos régions, la sécheresse augmente d'année en année, l'état des rivières, les restrictions d'eau qui nous sont imposées en sont les témoins.
Cela n'empêche guère nos concitoyens de laver leur voiture, de remplir leur piscine.
Nos agriculteurs pompent l'eau de plus en plus profond.
Nous nous voilons la face sans trop penser à demain. Demain qui sera pire.

A Madagascar, le pire c'est maintenant.
Depuis 50 ans les habitants voient leurs conditions de vie changer. Se dégrader.
Partant de la pauvreté, 14 millions de personnes sont dans une extrême pauvreté.
La mortalité infantile est terrible.
Progression des dunes dans les régions côtières, inondations, cyclones, déforestation pour subsister etc...
La liste des fléaux conséquences du réchauffement climatique est longue.

Crise politique, crise humaine et sociale, la situation est d'une grande urgence.
L'aide internationale est négligeable face au constat d'une situation terriblement dramatique.

Le réchauffement climatique, l'homme est responsable.
Mais que faut-il faire, voir, quelles catastrophes faudra-t-il encore attendre pour qu'enfin les changements de fond soient engagés ?
Ces changements se produiront-ils un jour ? Avant qu'il ne soit trop tard ?

mercredi 4 août 2010

Canicule en Russie, inondations au Pakistan, énormes crues en Chine... conséquences du dérèglement climatique ?

L'actualité est, pourrait-on dire sans vouloir faire de jeu de mots, brulante.


Photos d'archives

La Russie subit une canicule et une sécheresse historiques.
Les incendies y sont liés mais ce ne sont bien sûr pas les seules responsables. Cette semaine a vu la plus forte température enregistrée depuis le début des observations de la météo, il y a cent soixante ans.

Au Pakistan, la mousson particulièrement intense provoque les inondations les plus meurtrières connues de mémoire d’homme, les pires depuis quatre-vingts ans.

La Chine, elle connait les pires inondations de ces dix dernières années.
Le controversé barrage des Trois-Gorges, longtemps vanté par les autorités comme un équipement indispensable dans la lutte contre les inondations, peine à assumer la crue du fleuve Yangzi Jiang. Le niveau maximal de remplissage du barrage conseillé lors de la mousson, a été dépassé à deux reprises déjà.

Certains voient à tout cela des conséquences du dérèglement climatique mondial.
Selon Greenpeace Russie et WWF, le faible taux de précipitations qu'a connu la Russie en 2009, prélude à la sécheresse de cet été, confirme les prédictions d'experts entrevoyant, avec le réchauffement de la planète, une augmentation des périodes sèches dans les régions continentales comme celles du centre de la Russie (1).

Globalement, les scientifiques refusent de trier une telle conclusion sur de si brefs phénomènes.
C'est par exemple la position de Hervé le Treut qui est l'un des climatologues français les plus en vue et est expert au Giec ( Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). (2)

(1) Le Monde

(2) http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/08/03/canicule-russe-le-spectre-du-rechauffement.html

Mon avis

Il ne serait pas bien venu ni utile de noircir le tableau et d'imputer d'une manière directe et définitive ces phénomènes au changement climatique mondial.
Je reste cependant persuadé que nous constatons depuis de nombreuses années une dégradation progressive de l'environnement, une augmentation des températures moyennes et des sécheresses qui entrent dans le cadre des changements climatiques globaux.
Même si l'on doit douter, vérifier et étudier encore les phénomènes constatés, la présomption est forte, lourde.
Reste que la très grande majorité des scientifiques sont convaincus que la responsabilité est engagée.
La nécessité d'un plan d'action mondial, politique, ne fait pour moi aucun doute.
Le seul qui subsiste, et il est fort celui là aussi, est relatif à notre capacité à vraiment résoudre l'un des plus grands problèmes auquel l'humanité est confrontée.

mardi 13 juillet 2010

Expédition Alaska

Ce soir à 20h35 sur France 5

Trois équipes de scientifiques se rendent en Alaska pour étudier la région et son évolution. Pour accéder à ces terres reculées, ils doivent utiliser des moyens inhabituels, voyageant tour à tour en hélicoptère, en canoë ou en deltaplane.

Les glaciologues vont observer le "Juneau ice field", qui représente le coeur de la plupart des glaciers de la région. Au radar, ils détectent un mouvement d'eau liquide sous la glace, un signe inquiétant qui met en question l'avenir de ces paysages si magnifiques.

Deux autres équipes observent différents lieux naturels, explorant les montagnes et les forêts pour étudier les ours, les rivières saumoneuses, et les baleines.

De cette manière, ils étudient l'évolution de la faune et de la flore et tentent de mesurer l'impact de l'homme et du changement climatique sur ces environnements.

Dans le sud-est de l'Etat, le premier groupe constate une accélération de la fonte du Juneau Ice Field, l'un des plus grands glaciers du continent.
Plus au centre, la deuxième équipe rejoint le Parc national de Saint Elias, où la hausse des températures menace d'extinction les petits animaux qui nourrissent les ours.
Enfin, dans la baie de Chatham Strait, la dernière équipe observe une augmentation notable du nombre de baleines évoluant dans des eaux de plus en plus profondes. Dans toutes ces régions, la survie de la faune semble désormais menacée.


mardi 22 juin 2010

La France se prépare au changement climatique

Les groupes de travail chargés de préparer le Plan national d’adaptation au changement climatique ont remis de ce rapport à la secrétaire d’Etat à l’écologie ce mardi 15 juin.

Le premier groupe de travail a planché sur des thèmes transversaux comme la biodiversité, les ressources en eau, les risques naturels, la santé.
Le groupe 2 a examiné les thèmes sectoriels (agriculture/forêt, énergie, tourisme, urbanisme, transport…). Le troisième groupe a travaillé sur la gouvernance, la connaissance de l’information et le financement.

Ces groupes étaient constitués des 5 collèges du Grenelle de l’environnement (élus/collectivités, Etat, employeurs, syndicats salariés, et associations).

Parmi les actions prioritaires, les rapporteurs rappellent qu’il est important d’améliorer les connaissances sur le changement climatique pour pouvoir prendre des mesures appropriées.
Il convient ensuite de renforcer l’observation à travers la collecte de données, puis mettre en place des dispositifs et des méthodes d’évaluation afin de tirer tous les enseignements des épisodes passés (canicule, inondations, tempêtes, etc).
Enfin, les citoyens doivent être associés à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions qui seront prises par l’Etat pour s’adapter au changement climatique.

D’après le gouvernement, la France est exposée à quatre types de risques :

  • une hausse des températures supérieure de 20 à 30 % à la moyenne mondiale, soit +3 à +4°C attendu,
  • une diminution de 20 à 30 % des précipitations, doublée d'une forte évaporation due à la chaleur,
  • la baisse de l'enneigement en montagne,
  • une possible hausse du niveau de la mer d'un mètre à la fin du siècle.

« Il faut déjà être capable, dès aujourd'hui, d'intégrer dans toute décision d'investissement les conséquences du changement climatique », a indiqué Chantal Jouanno.

En zone littorale, la hausse du niveau de la mer impliquera, pour le patrimoine présent sur les côtes, de choisir entre protection, déplacement ou gestion des perturbations temporaires.

La ressource en eau est au cœur d’enjeux agricoles, touristiques, énergétiques, ou liés à la biodiversité. La stratégie préconisée par les groupes de travail devra porter sur les économies d’eau et d’optimisation de son usage dans tous les secteurs et par tous les usagers, sur la prévention des conflits par une gouvernance adaptée et enfin sur la préservation des milieux aquatiques.

Le changement climatique aggravera les pressions qui pèsent déjà sur la biodiversité. Le rapport propose notamment d’expérimenter l’adaptation sur des territoires volontaires, en trois étapes. Il faudra d’abord réaliser un catalogue de mesures pour favoriser l’adaptation de la biodiversité des territoires, puis identifier des territoires prioritaires et des réseaux de partenaires (collectivités, particuliers, espaces protégés), enfin définir une démarche contractuelle.

Le plan national d’adaptation aux changements climatiques devra faire l’objet d’une consultation des parlementaires en septembre prochain. Le public sera ensuite consulté, par voie électronique, ainsi que les régions, de mi-septembre à mi-octobre 2010.

Sources :
Journal de l'Environnement, Developpementdurable.com.

Mon avis

Bien sûr je ne suis pas proche de ces travaux.
Sans doute suis-je suspicieux vis à vis de ce genre de groupe de travail, de ce type de démarche.
Je pense cependant que, premièrement, la priorité des réflexions et actions doit être donnée à limiter le réchauffement climatique, ensuite et comme il n'est maintenant plus possible de l'annuler, il faut en effet tenter d'en réduire les conséquences en s'y préparant.
Reste que quand je lis le résumé de ce qui ressort de ces travaux, je me dis que la vision est vraiment restreinte à un aspect économique et égoïstement humain.
En zone littorale vivent de nombreuses espèces animales et végétales qui seront durement touchées.
La ressource en eau, pour le coup c'est l'inverse, est d'une importance cruciale pour l'homme.
La biodiversité est présentée comme capitale en termes d’alimentation, de production de biomasse ou de santé (pharmacie). C'est réducteur une fois encore. Quid de son importance pour les végétaux et les animaux eux-mêmes.
Puis-je espérer me tromper ?

mercredi 26 mai 2010

Climat : Berlin et Paris baissent les bras et cèdent aux industriels

Lors d’une conférence commune, les ministres de l’industrie allemand et français, ont rappelé mardi 25 mai l’opposition de Berlin et de Paris à un engagement unilatéral de l’Union européenne de réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020.

Le couple franco-allemand ne bat pas de l’aile sous tous les cieux. Pour preuve, les ministres de l’industrie des deux pays ont entonné, mardi, un duo climatique à l’unisson. Une déclaration commune faite quelques heures avant que la Commissaire européen aux affaires climatiques ne publie une communication allant précisément en ce sens. Ce nouvel objectif n’a pourtant rien d’aberrant. Il était d’ailleurs prévu dans le Paquet Energie Climat de décembre 2008, à la condition que des engagements comparables soient pris par les autres grands émetteurs de GES.

Problème : Paris et Berlin ont une lecture sélective de l’histoire récente. « Notre offre conditionnelle de 30% demeure mais nous ne connaissons pas celles des autres pays », a résumé Christian Estrosi. Ce qui n’est pas tout à fait exact. Si l’on en croit le dernier recensement réalisé par l’ONU, 76 pays (l’Union européenne comptant pour un seul) ont déjà pris des engagements unilatéraux de réduction d’émission de GES. Disparates, ces promesses ont été chiffrées par des chercheurs du Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK). Dans un article publié par Nature, le 22 avril dernier, l’équipe dirigée par Joeri Rogelj et Malte Meinshausen a établi deux scenarii. S’appuyant sur les promesses de réduction d’émission de chaque pays, les scientifiques allemands ont estimé que les émissions mondiales oscilleront entre 47,9 milliards de tonnes équivalent CO2 (MteqCO2) et 53,6 MteqCO2 par an, à l’horizon 2020. Soit une hausse de 10% à 20% des rejets en dix ans.

Les engagements sont peut-être insuffisants, mais ils sont connus ! En fait, les gouvernements français et allemand semblent avoir été sensibles aux arguments des représentants de l’industrie européenne qui ne veulent pas entendre parler, en période de récession, de nouvelle contrainte carbone. « Plutôt que de focaliser la discussion sur de nouveaux objectifs de réduction d’émission, la Commission devrait encourager le développement et le déploiement de technologies bas-carbone », estime Philippe de Buck, le directeur général de Business Europe, le syndicat des organisations patronales européennes. La remarque ne manque pas de sel, alors même que la Commission vient d’autoriser les Pays-Bas à subventionner un projet de capture de CO2 mené par l’électricien Nuon.

Compréhensibles, les réticences des industriels apparaissent comme une occasion perdue pour l’industrie du Vieux monde. En effet, comme le souligne une note récente des services de la Commission, jamais il n’aura été possible de réduire à si bas coût l’empreinte carbone européenne. Du fait de la crise économique, les rejets des industriels ont chuté comme jamais. Entre 2008 et 2009, les émissions des sites soumises à la directive quotas ont baissé de 11,6%. L’effort pour réduire d’un tiers les émissions (toujours par rapport à celles comptabilisées en 1990) est donc moindre que prévu, il y a encore deux ans. Et moins cher aussi. Selon les calculs de l’exécutif communautaire, il ne serait plus nécessaire que d’investir 48 milliards d’euros par an et non plus 70 milliards pour garder, en 2020, le titre de l’économie la moins carbonée de la planète. Un investissement dont le retour serait rapide. Les seuls gains d’efficacité énergétiques permettraient de réduire de 40 milliards par an le montant communautaire de la facture pétrolière et gazière.

Source : Journal de l'environnement

Mon avis

Affligeant mais pas surprenant.
La crise économique a pour conséquence de réduire la pollution, au moins une bonne chose.
Cela me rappelle la position du professeur Joyeux qui nous disait lors d'une conférence que la fin du pétrole aura aussi cette même conséquence...

mardi 13 avril 2010

Climat, les négotiations se poursuivent difficilement

Après l'échec de Copenhague, les négociations climatiques ont repris le week-end dernier en Allemagne à Bonn.


A l'issue de plusieurs heures de débats tendus, qui ont encore failli tourner à l'échec, les délégués des 175 pays présents se sont mis d'accord dimanche soir sur un programme de travail. 5 réunions se tiendront donc dans le cadre de l’ONU d’ici au 29 novembre, date d’ouverture de la Conférence des parties à la convention de l’ONU sur les changements climatiques et au protocole de Kyoto, qui se déroulera à Cancun.

Que peut-on espérer de Cancun ?

Selon les commentateurs, certainement pas un accord-cadre qui succéderait au protocole de Kyoto.
Les négociateurs tablent sur un texte non contraignant qui «habillerait» les engagements pris par une quarantaine de pays ces dernières semaines.
La plupart des observateurs conviennent que ces promesses sont insuffisantes pour limiter à 2°C le réchauffement climatique. «On est plutôt sur une tendance de 3° à 4°C.

Sources : Libération , Le Monde.

Mon avis

Ce qui s'est passé à Bonn n'a vraiment pas de quoi nous rassurer pour la suite.
A se demander si le rendez vous n'a pas été complètement manqué à Copenhague.
Personnellement je pense que c'est malheureusement le cas.
Mais attention surtout : luttons contre le réchauffement climatique, mais sans nucléaire !

jeudi 1 avril 2010

400 scientifiques signent contre Claude Allègre

Valérie Pécresse, la ministre de la recherche, a reçu l'appel suivant signé de plus de 400 scientifiques français travaillant dans le domaine du climat :

Mme la Ministre de la Recherche
M. le Directeur de la Recherche
M. le Président de l’Académie des Sciences Mmes et MM. les Directeurs des acteurs de la recherche publique regroupés au sein de l’Alliance thématique AllEnvi (BRGM, CEA, CEMAGREF, CIRAD, CNRS, CPU, IFREMER, INRA, IRD, LCPC, Météo France, MNHN) M. le Président de l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur M. le Président du Comité d’Éthique du CNRS.

Éthique scientifique et sciences du climat : lettre ouverte
Nous, scientifiques du climat, attachés au devoir de rigueur scientifique, interpellons les structures référentes de la recherche scientifique française, face aux accusations mensongères lancées à l’encontre de notre communauté.

Un pacte moral relie les scientifiques et la société. Rémunérés principalement par les crédits publics, les scientifiques doivent déployer une rigueur maximale, pour la conception, la réalisation, la publication de leurs travaux. Leurs pairs sont les arbitres de cette rigueur, à travers les processus critiques de relecture,Graphique Grudd allegre de vérification, de publication des résultats. Les hautes instances scientifiques sont les garants de cette rigueur. C’est sur cette éthique scientifique que repose la confiance que la société peut accorder à ses chercheurs. (Ci-contre la démonstration par Grudd du trucage de son graphique par Claude Allègre)

Reconnaître ses erreurs fait également partie de l’éthique scientifique. Lorsqu’on identifie, après la publication d’un texte, des erreurs qui ont échappé aux processus de relecture, il est d’usage de les reconnaître, et de les corriger, en publiant un correctif. Ainsi, des glaciologues ont mis en évidence une erreur dans le tome 2 du 4ème rapport du Groupe d’expert intergouvernemental sur Page 1/17 l’évolution du climat («Impacts, Adaptation et Vulnérabilité, chapitre 10 : Asie») concernant le devenir des glaciers de l’Himalaya. En l’absence de procédure formelle d’«erratum», le GIEC a publié son «mea culpa» ( http://www.ipcc.ch/pdf/presentations/himalaya-statement-20january2010.pdf), reconnaissant l’erreur, et soulignant que les processus de relecture du rapport n’avaient pas fonctionné pour ce paragraphe. En cela, le GIEC a respecté la déontologie scientifique.

Depuis plusieurs mois, des scientifiques reconnus dans leurs domaines respectifs dénigrent les sciences du climat et l’organisation de l’expertise internationale, criant à l’imposture scientifique - comme le fait Claude Allègre dans L’Imposture climatique ou la fausse écologie (Plon, 2010), pointant les prétendues «erreurs du GIEC», comme le fait Vincent Courtillot dans Nouveau voyage au centre de la Terre (Odile Jacob, 2009) et dans des séminaires académiques. Ces accusations ou affirmations péremptoires ne passent pas par le filtre standard des publications scientifiques. Ces documents, publiés sous couvert d’expertise scientifique, ne sont pas relus par les pairs, et échappent de ce fait aux vertus du débat contradictoire.

Ces ouvrages n'auraient pu être publiés si on leur avait simplement demandé la même exigence de rigueur qu'à un manuscrit scientifique professionnel. De nombreuses erreurs de forme, de citations, de données, de graphiques ont été identifiées. Plus grave, à ces erreurs de forme s’ajoutent des erreurs de fond majeures sur la description du fonctionnement du système climatique. Leurs auteurs oublient les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société. Ces attaques mettent en cause la qualité et la solidité de nos travaux de recherche, de nos observations, études de processus, outils de modélisation, qui contribuent à une expertise nécessairement internationale.

Vous constituez les structures référentes de la recherche scientifique française. Les accusations publiques sur l’intégrité des scientifiques du climat sortent des cadres déontologiques et scientifiques au sein desquels nous souhaitons demeurer. Nous pensons que ces accusations demandent une réaction de votre part, et l’expression publique de votre confiance vis-à-vis de notre intégrité et du sérieux de nos travaux. Au vu des défis scientifiques posés par le changement climatique, nous sommes demandeurs d’un vrai débat scientifique serein et approfondi.

Liste des premiers signataires: Valérie Masson-Delmotte (LSCE)- Edouard Bard (Collège de France / CEREGE)- François-Marie Bréon (LSCE)- Christophe Cassou (CERFACS)- Jérôme Chappellaz (LGGE)- Georg Hoffmann (LSCE)- Catherine Jeandel (LEGOS)- Jean Jouzel (LSCE)- Bernard Legras (LMD)- Hervé Le Treut (IPSL)- Bernard Pouyaud (IRD)- Dominique Raynaud (LGGE)- Philippe Rogel (CERFACS)

Voici la liste des signataires au 31 mars au soir, soit plus de 400 :

Signataires contre Claude Allègre

Source : Libération.

Mon avis

Bravo aux signataires !

mardi 23 mars 2010

Feu la taxe carbone

Je n'ai pas la prétention de vous l'apprendre : la taxe carbone n'est plus.
Les média en ont largement parlé.

Après en avoir fait un cheval de bataille quand à son engagement vis à vis de l'environnement, après qu'elle ait été mise en cause par plusieurs personnalités membres ou proche de la majorité présidentielle, après avoir été retoquée par le Conseil Constitutionnel qui n'acceptait pas des trop nombreuses exemptions, notre Président reporte la taxe carbone aux calandres grecques, conditionnant sa mise en place à l'instauration d'une taxe d'ajustement aux frontières Européennes.

Après sa déclaration « l’environnement, ça commence à bien faire » le président passe aux actes ou plutôt à l'absence d'acte relatif à l'environnement.

Certains écologistes disent que c'est un renoncement au Grenelle de l'environnement, qu'ils soient politiques ou associatifs.
Peut être.
En tout cas ce devrait peut être être un motif pour (certains d'entre) eux de regretter leu participation à cette mascarade.

Quant à la taxe carbone elle-même, telle que était prévue, je ne vais pas la regretter...
Je vois ai dit à plusieurs fois ici ou combien je n'y étais pas favorable faute d'alternative offerte aux français pour se tourner vers des solutions durables, renouvelables.

Ceci étant dit, cet évènement qui arrive après les élections régionales ayant montré des turbulences à droite, mais aussi une poussée de l'écologie politique, tout cela n'est pas de bon augure quant à la nécessaire action politique en faveur de l'environnement.


mardi 2 mars 2010

Catastrophes naturelles ?

La dramatique catastrophe provoquée ces derniers jours par la tempête Xynthia a remis deux choses sur la scène de l'actualité.

Cette catastrophe est-elle liée au dérèglement climatique ?
On lit communément que non.
La prudence devrait être de mise à mon avis.
D'une part de nombreux scientifiques pensent que les phénomènes de ce genre seront de plus en plus nombreux et intenses.
D'autre part l'augmentation prévisible du niveau des mers et océans rendra les côtes beaucoup plus sensibles à des vents d'intensité non exceptionnelle.

De nombreuses constructions posent problème car elles sont situées en zone inondable
C'est très loin d'être nouveau et pas seulement en zone côtière.
Les écologistes dénonce cela depuis de nombreuses années, y compris en bordure des fleuves et rivières.
Seulement voila, les élus ont trop souvent laissé les constructions illégales s'installer et ils ont même autorisée nombre d'entre elles en instaurant des règlements trop laxistes.

Quelques pistes pour éviter d'autre victimes :
- Ne plus endiguer pour permettre de construire le littoral.
- Développer fortement les plans de prévention des risques.
- Durcir les règlements d'urbanisme pour proscrire toute construction dans les zones à risque.
- Maintenir et renforcer la la loi littoral contrairement à ce qu'avait proposé le candidat Sarkozy avril 2007: 'il faut assouplir la loi littoral pour que les communes puissent se développer normalement'".

France Nature environnement estime que la tempête Xynthia donne un avant goût des impacts du changement climatique et considère que a politique française de gestion du risque doit être complètement remodelée.
Voir le communiqué de FNE.

dimanche 24 janvier 2010

Rencontre Nationale pour l’urgence climatique et la justice sociale

Le 6 février 2010, à Paris (salle à confirmer)
9h30 – 18h

A Copenhague, « la Conférence des Nations Unies a été incapable d’apporter des solutions à la crise climatique, pas même de dessiner des avancées minimales vers ces solutions » (déclaration de la coalition Climate Justice Now). Les Etats-Unis et l’Union européenne qui ont refusé de reconnaître leur responsabilité historique, le jeu de la Chine, de l’Inde et de l’Afrique du Sud, le poids des grands lobbies industriels et des multinationales ont précipité l’échec.

A Copenhague, la convergence inédite entre mouvements sociaux, écologistes, et de solidarité internationale a fait naître un nouvel espoir. En réunissant plus de 100 000 personnes, la manifestation du 12 décembre avait exigé un accord contraignant, juste et à la hauteur des enjeux, qui rejette les fausses solutions, tel que l’indiquait la déclaration du KlimaForum « Changez le système, pas le climat », rendue publique à Copenhague.

Ce sont sur ces bases que nous pouvons construire un véritable mouvement citoyen, liant réponses à l’urgence climatique et pour la justice sociale, qui s’appuie sur des mobilisations locales et expérimentations concrètes tout en exigeant un accord international négocié au sein de l’ONU et de véritables politiques alternatives à l’échelle nationale ou européenne.

C’est pourquoi le collectif Urgence Climatique Justice Sociale (http://climatjustice.org/) organise une rencontre nationale le 6 février à Paris en l’ouvrant au plus grand nombre : toutes celles et ceux qui le souhaitent, membres de collectifs ou d’organisations locales ou nationales, individus, sont les bienvenu-e-s pour échanger et construire ensemble le mouvement pour le climat et la justice sociale dont nous avons besoin.

Plus d’informations pratiques très prochainement sur http://climatjustice.org

Pour s’organiser, merci de confirmer votre présence à : sixheures.ucjs@gmail.com

mardi 29 décembre 2009

2009, une des cinq années les plus chaudes

En dépit de la ritournelle donnant le réchauffement de la planète pour stoppé net en 1998, l'année 2009 aura bien été une des cinq plus chaudes mesurées depuis la Révolution industrielle. Au total, depuis environ un siècle et demi que les températures sont régulièrement relevées et compilées, aucune décennie ne s'est révélée plus chaude que 2000-2009.

Sur ces dix ans, la température moyenne de la basse atmosphère s'est révélée supérieure de 0,4ºC à la moyenne enregistrée entre 1961 et 1990, selon l'office de la météorologie britannique (British Met Office). L'écart, pour la décennie 1990-1999, avait été de 0,23ºC seulement. Quant à 2010, le British Met Office prévoit qu'elle a toutes les chances de se hisser en tête du tableau.

Les données des stations météorologiques, des bouées et des navires océanographiques, ou encore des satellites, sont analysées indépendamment par plusieurs laboratoires qui établissent, chacun de leur côté, une température moyenne de la basse atmosphère terrestre. Le National Climatic Data Center (NCDC) américain a rendu publique, fin décembre, une estimation basée sur les onze premiers mois de l'année, plaçant 2009 en 5e position.

Au Royaume-Uni, le Met Office parvient à la même conclusion. De son côté, Gavin Schmidt, chercheur au Goddard Institute for Space Studies (GISS) de la NASA, place 2009 "dans les quatre années les plus chaudes" jamais mesurées.

Cette situation est, en partie, explicable par El Nino, de retour depuis juin 2009. Ce phénomène naturel de réchauffement des eaux de surface du Pacifique équatorial revient tous les trois à sept ans et contribue, en plus de l'accumulation des gaz à effet de serre, à faire grimper la température moyenne de la basse atmosphère.

Outre cet indicateur, un autre indice du réchauffement en cours est la mesure de l'étendue de la banquise arctique. Selon les modèles climatiques, c'est dans les hautes latitudes de l'hémisphère Nord que les effets du changement climatique sont les plus forts et les plus rapides. La banquise arctique voit sa superficie diminuer chaque été, pour parvenir à son minimum annuel au mois de septembre. Or, septembre 2009 a vu la troisième plus forte réduction de cette étendue de glace de mer depuis le début de la surveillance satellite de la zone, voilà une trentaine d'années. Le retrait le plus important a été relevé en 2007, suivi de 2008.

"Par contraste, note le NCDC dans son bilan de l'année, la surface de la glace de mer dans l'hémisphère Sud a été la deuxième plus grande en avril et août 2009, respectivement derrière 2008 et 2000." Cet apparent paradoxe est expliqué par certains climatologues comme le résultat d'un changement du régime des vents autour de l'Antarctique. Ce changement serait dû à la conjugaison de deux facteurs : raréfaction de l'ozone stratosphérique et augmentation des gaz à effet de serre.

Le bilan de l'année écoulée est d'autant plus notable que le Soleil est plongé, depuis 2008, dans un "minimum profond" d'activité. Il ne commence à lentement en sortir que depuis la mi-2009. Selon la NASA, il faut remonter à 1913 pour retrouver une période d'un calme solaire comparable.

L'énergie irradiée par notre étoile oscille selon un cycle de onze années environ. Le dernier minimum remonte à 1996 et la date du prochain maximum est encore débattue. Les experts de la National Oceanic and Atmospheric Administration se sont réunis au printemps pour trouver la prévision la plus consensuelle possible. Ils tablent sur un retour du maximum d'activité du Soleil en mai 2013. Cependant, la majorité des experts estime qu'entre son maximum et son minimum d'activité, le Soleil contribue environ dix fois moins que les gaz à effet de serre anthropogéniques aux variations climatiques.

Ainsi, le climat de la Terre ne devrait pas attendre le prochain retour de flamme du Soleil pour battre des records. Le Met Office fait le pari que l'année 2010 sera la plus chaude mesurée. Alors que "la température moyenne globale a été de 14ºC entre 1961 et 1990", explique l'institution britannique, celle de 2010 devrait se situer autour de 14,58ºC.

James Hansen, directeur du GISS, estime dans son analyse de l'année écoulée qu'"il y a une haute probabilité - supérieure à 50 % - que 2010 soit l'année la plus chaude" jamais mesurée. Cependant, ce record "n'est pas une certitude, surtout si le phénomène El Nino venait à décliner de façon inattendue au début de 2010", note le Met Office.

Source : Stéphane Foucart - Le Monde.fr - 28/12/2009

mardi 22 décembre 2009

Copenhague... mal de Terre !

Communiqué de Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement.

Que dire de plus que ce qui a déjà été écrit pour exprimer l'immense déception du peuple de l'écologie à la vue du piètre résultat du sommet de Copenhague. L'absence d'engagements contraignants, le peu d'ambition des uns, la gesticulation des autres, le tout allié au plus parfait cynisme ont eu raison d'un sommet que d'aucun annonçait comme historique.

Si Copenhague est un échec, c'est avant tout parce que nos décideurs n'ont jamais cru sérieusement à un accord contraignant. Ou plutôt, ont-ils toujours feint de croire que cet accord serait contraignant... pour les autres. L'effort à consentir n'est ainsi acceptable qu'à la seule et unique condition qu'il soit supporté par les pays du Sud ou les générations futures. Certains ont même cru un temps que Copenhague serait une opportunité de marché supplémentaire, un moyen d'assurer un relais de croissance pour un capitalisme moribond. De sobriété, il n'en a jamais été question !

Mais cette incapacité à prendre en compte la crise climatique pour ce qu'elle est réellement, une crise systémique qui frappe à cœur nos sociétés repus, rend l'issue des négociations non plus incertaine mais kafkaïenne.

Si Copenhague est un échec, c'est aussi et surtout parce que les chantres de l'écologie hors sol, de Chirac à Sarkozy, ne peuvent atteindre la cohérence requise pour être crédible. Tenir de beaux discours, se parer des habits verts pales des sauveurs climatiques de l'Humanité ne font sens qu'à la seule et unique condition d'être irréprochable ici et maintenant.

Or, depuis trop longtemps, nous appelons les dirigeants français à accepter de mettre en adéquation discours et actes, dire et faire. Et pour se faire, remiser au placard les vieilles recettes que le grand emprunt et autre plan de relance financent allègrement !

A défaut d'avoir mis un terme au double discours institutionnalisé, nos responsables reviennent bredouilles de Copenhague. Au moins auront-ils le temps de méditer l'inélégance qu'il y a à donner des leçons au monde entier tout en poursuivant un développement énergivore et climaticide.

Nous voici venu au temps des apothicaires. Chaque État tient à jour ses comptes en espérant gagner plus qu'il ne perd. Au final, tout le monde a perdu ! Ce « je » à somme nulle nous entraînera toutes et tous dans un mal de Terre dont l'irréversibilité est certaine.

Honte à eux !

Mon avis

Une nouvelle fois j'apprécie particulièrement un communiqué d'Agir pour l'Environnement.
Promis, je ne m'appesantis pas davantage sur ce naufrage attendu de Copenhague.


samedi 19 décembre 2009

Copenhague : les écologistes dénoncent "un échec lamentable"

Un lamentable fiasco". Tel est, pour les Verts français, le bilan du sommet de Copenhague.
"Le résultat est aussi désespérant que les enjeux étaient d'importance, déplore leur porte-parole Djamila Sonzogni. La Chine et Obama sont les coupables numéro un, mais l'Europe a péché par sa désunion et son absence de leadership. Nous avons eu la preuve éclatante que nombre de nos responsables sont en fait des irresponsables."

Selon les Verts, "l'absence de contrainte et le non-transfert, tant de nouvelles technologies que de moyens financiers, du Nord vers le Sud, font qu'en l'état, les experts prédisent une hausse de 3,5°C. Le but initial de la conférence était de ne pas dépasser 1,5°C".

Même déception pour Yannick Jadot, député européen Europe-Ecologie et ancien responsable de Greenpeace. "Les dirigeants des grands pays ont échoué lamentablement", dénonce-t-il. "Plutôt que d'assumer leur échec devant les pays les plus vulnérables qui n'ont pas pris part aux discussions finales, ils sont partis par la petite porte. Pire : ils nous font croire à un succès en mentant à l'opinion publique."

Pour Oxfam France Agir-Ici, le "sommet historique" a débouché sur une "fuite en avant historique". Selon cette ONG, la déclaration politique négociée par un petit comité de dirigeants mondiaux "ne résout en rien les désaccords qui ont bloqué les négociations depuis deux ans" et constitue "un déni de démocratie pour tous les pays qui n'ont pas été consultés dans son élaboration". Ce texte "ne donne aucune garantie que le péril climatique sera évité ou même que les pays les plus pauvres auront les moyens nécessaires pour s'adapter à la hausse des températures", souligne Romain Benicchio, d'Oxfam-France. Il signe "une fuite en avant qui n'offre rien d'autre qu'une vague aspiration à rester sous la barre des 2°C et qui renvoie les décisions les plus difficiles sur les réductions d'émission et le financement".

"ARROGANCE"
De son côté, le Réseau Action-Climat France fustige la façon dont "Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont tenté de faire passer en force un accord qui n'en était pas un". "Alors que Copenhague devait rassembler par un contrat de confiance l'ensemble des pays autour de la clause climatique, l'arrogance de quelques chefs d'Etat ébranle le processus même des négociations, souligne Morgane Créach, directrice du pôle international du réseau. Le multilatéralisme a peut-être malheureusement été remis en cause de manière irréversible."

Quant aux Amis de la Terre International, ils se disent, par la voix de leur président, Nnimmo Bassey, "écœurés de l'incapacité des pays riches à s'engager sur les réductions d'émissions de gaz à effet de serre qu'ils savent être nécessaires, en particulier les Etats-Unis qui en sont historiquement le premier émetteur mondial"

Source : Le Monde .fr

mercredi 16 décembre 2009

Opération "Jeudi 17 décembre de 19h à 20h, le climat a besoin de toi !"

A partir de lundi 14 décembre et jusqu’au vendredi 18 au moins, entre 17h30 et 20h00, la France connaîtra une série de pics de consommation électrique particulièrement néfastes pour le climat dépassant à certaines heures 85000 MW de puissance appelée.

Le système électrique français repose très majoritairement sur le nucléaire, peu flexible et inapte à répondre à ces pointes de consommation. Du coup, l’électricité est produite avec du fioul et du charbon. Chaque kilowattheure consommé aura, durant cette période, un bilan carbone dépassant les 400 à 500 grammes de CO2.

Il est de notre responsabilité d’AGIR. Pour réduire notre bilan carbone et surtout pour faire pression sur les responsables politiques qui font assaut, à Copenhague, de belles paroles, sans pour autant agir ici et maintenant.

Jeudi 17 décembre, de 19h à 20h, l’association Agir pour l’Environnement appelle l’ensemble des françaises et français à éteindre lampes et appareils électroménagers inutiles.

Loin de la communication faussement écologique du lobby nucléaire vantant les mérites d’un nucléaire prétendument garanti sans CO2, nous ne pouvons que constater que la France produit et consomme une électricité radioactive et climaticide. Seule une politique de sobriété et d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables sera à même de répondre aux crises énergétiques et climatiques auxquelles nous sommes et serons de plus en plus confrontées.

Pour le climat, c’est à nous d’AGIR.

Pour plus d’information

http://www.agirpourlenvironnement.org/

Mon avis

Éteindre les lumières ne suffit pas, mieux vaut baisser le chauffage, arrêter les appareils plutôt que de les mettre en veille ! La lumière est ici un symbole.
Quand on pense... qu'il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça se vende pas !
Ça vous rappelle quelque chose ?
La menace de coupures électriques en Bretagne et Sud Est, en cette période de froid, démontre, si tant est que cela restait à faire, l'inadéquation de la politique énergétique française. Le choix du nucléaire est une aberration.

((http://img513.imageshack.us/img513/1102/visuelclimat15944696.gif))

mardi 15 décembre 2009

Ambiance de manifestation à Copenhague

Quelques images de manifestation à Copenhague, à une semaine de la fin du sommet.
Belle mobilisation, mais les dernières nouvelles laissent présager un échec des négociations.
De toute manière, je m'attends à ce que le marché des droits à polluer perdure, voire s'amplifie, permettant ainsi aux pollueurs de poursuivre leur activité destructrice, en finançant d'hypothétiques projets réducteurs de CO2.
A suivre donc...

samedi 12 décembre 2009

Tornado Airlines - Paris - Copenhague en 15 minutes !

Une nouvelle offre de transports initiée par Les Amis de la Terre :

Mon avis

Excellent film !
Si ce n'est pas fait, signez la pétition Ultimatum Climatique.

Pour plus d’information

Visitez le site des Amis de la Terre : http://www.tornadoairlines.com/

jeudi 10 décembre 2009

Vous ne pouvez pas venir à Copenhague ? Alors Copenhague viens à vous grâce à FNE.

France Nature Environnement a ouvert un site dédié au sommet de Copenhague :
http://www.fne.asso.fr/fr/climat/sommet-de-copenhague.html

Ce site « Bienvenue à Copenhague » présente la position et les idées du plus grand mouvement associatif français sur le défi de ce siècle : la réponse à la crise climatique. Il propose :
- de nombreux dossiers sur des sujets clés : la voiture électrique, les agrocarburants, le stockage de carbone, la fiscalité environnementale)
- un commentaire de l’actualité par les bénévoles et salariés de FNE : négociations en cours, plan justice climat, déclaration conjointe de FNE et de la CFDT, etc
- des témoignages écrits et vidéos, de militants ou d’experts, sur l’actualité des négociations climatiques.

FNE y a mis en ligne une carte de France des « projets climaticides » répertoriés par ses associations.

Sébastien Genest président de FNE déclare : « l’idée est simple : donner la parole aux milliers d’hommes et de femmes qui s’engagent chaque jour sur le terrain pour la protection de la nature et de l’environnement mais qui sont pourtant écartés des négociations climatiques en cours. L’idée est donc, un peu comme pour la France, de faire en sorte que le Copenhague « d’en bas » parle au Copenhague « d’en haut » ».

Ce site permettra aux associations membres du réseau FNE d’exprimer leur point de vue d’actrices de terrain confrontées à des projets « climaticides ». Elles pourront également présenter les projets qu’elles portent pour lutter contre le dérèglement climatique. Ce site permet également à tous les citoyens d’apporter un témoignage ou d’exprimer un point de vue sur ce qui constitue le rendez-vous majeur pour la lutte contre le dérèglement climatique.

Présent à Copenhague pendant toute la durée du sommet, France Nature Environnement fera, par le biais de ce site, un retour quotidien sur les avancées ou les reculs des négociations. Arnaud Gosssement, porte-parole de FNE, précise : « Vous ne pouvez pas venir à Copenhague ? Alors Copenhague viens à vous grâce à FNE.»

Toute l’équipe de FNE présente au Sommet mondial du climat vous en fera vivre les temps forts. Notre but : décentraliser le sommet de Copenhague et créer le débat partout.

mercredi 9 décembre 2009

Sommet de Copenhague : en grève de la viande !

La crise environnementale que nous traversons est sans précédent.

Même si des initiatives se dessinent aujourd’hui pour freiner la catastrophe, on passe généralement sous silence un élément majeur de notre responsabilité :
la surconsommation de viande.

En effet la surconsommation de produits d’origine animale est largement responsable :
- du réchauffement climatique, de la déforestation et de la dégradation des sols,
- de la faim dont souffre plus d’un milliard d’êtres humains,
- de milliards d’animaux terrestres et aquatiques élevés et abattus dans des conditions innommables,
- du gaspillage et de la pollution des eaux.

La production mondiale de viande a quintuplé entre 1950 et 2000. Celle de l’aquaculture est passée de 1 million de tonnes en 1950 à 52 millions de tonnes en 2006. Où sont les actions pour endiguer cette boulimie collective ?

L’élevage industriel intensif gagne l’ensemble du monde. Considérés comme de simples protéines sur pattes, les animaux souffrent en intensité et en nombre comme jamais.

Rien n’est venu enrayer l’extension de ce modèle et la toute puissance des filières agroalimentaires qui le portent. Aujourd’hui, la famine et la crise environnementale s’aggravent et les responsables politiques français ne s’aventurent toujours pas sur ces questions : l’éthique passe après la viande ; la souffrance et l’environnement après les intérêts économiques.

C’est ainsi que ce système perdure contre toute logique et contre l’opinion publique en bénéficiant largement de l’argent des contribuables et de la complicité des pouvoirs publics.

C’est pourquoi, nous, citoyens de cette planète, exigeons dès aujourd’hui en France des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de viande et un moratoire sur l’élevage intensif.

Symboliquement, pendant la durée du sommet, nous sommes en grève ! Une grève de la viande.

L'appel des 12

Nous exigeons dès aujourd'hui une reconnaissance de l'impact de la viande sur l'environnement, la sous-alimentation humaine et la souffrance animale.
Nous réclamons un moratoire sur l’élevage intensif et des mesures énergiques pour faire baisser la consommation de produits d'origine animale.

Nous appelons l'ensemble des citoyens à nous rejoindre dans ces revendications.

- Fabrice Nicolino, journaliste, auteur de Bidoche, l'industrie de la viande menace le monde et de La faim, la bagnole, le blé et nous.
- Pierre Rabhi, initiateur de Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, expert international pour la lutte contre la désertification.
- Allain Bougrain Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux, journaliste, producteur et réalisateur de télévision.
- Jean-Claude Pierre, auteur de Pourvu que ça dure, le développement durable en question, co-fondateur d'Eau et Rivières de Bretagne et du Réseau Cohérence.
- Jean-Marie Pelt, président de l'Institut européen d’écologie.
- Jean-Paul Jaud, réalisateur de Nos enfants nous accuseront.
- Franck Laval, président de Ecologie sans frontière;
- Corinne Lepage, députée européenne, représentante du Parlement européen à Copenhague, Modem.
- Jean-Paul Besset, député européen, Europe Ecologie.
- Sandrine Bélier, députée européenne, Europe Ecologie.
- Yves Cochet, député Verts de Paris, ancien Ministre.
- Yolaine de la Bigne, journaliste, créatrice du magazine Néoplanète.

Vous aussi signez la pétition

Sur : http://www.viande.info/petition

Pour plus d’information


dimanche 6 décembre 2009

Telles les oies du capitole, un cortège d'espèces d'oiseaux nous alerte sur le péril climatique

Les oiseaux sont des témoins privilégiés des changements climatiques et constituent à ce titre de bons indicateurs.

La LPO, à la demande du ministère de l'écologie, analyse chaque année le comportement d'espèces indicatrices, qui sont susceptibles de réagir au réchauffement climatique en cours..

Parmi les résultats actuels, on constate que l'oie cendrée, qui hivernait principalement en Espagne, passe désormais l'hiver en France en grand nombre, ne traversant plus les Pyrénées..

Plus d'un millier de cigognes blanches hivernent actuellement dans le sud et l'ouest de la France, plutôt que de le faire en Afrique tropicale. Des hirondelles essaient, ici et là, de résister aux rigueurs du froid en hivernant dans des zones particulièrement douces, et notamment en Bretagne..

Certains rapaces migrateurs comme la bondrée apivore ou le busard des roseaux montrent une certaine tendance à partir plus tôt d'Europe que par le passé. D'une part parce que ils ont fini plus tôt leur reproduction, mais aussi et sans doute, pour anticiper des périodes de sécheresse plus précoces au sud du Sahara..

En revanche, des oiseaux qui avaient l'habitude de passer la mauvaise saison sous nos latitudes ont aujourd'hui tendance à rester plus au nord, autour des mer Baltique et du nord. C'est le cas de la macreuse noire - un canard marin nichant dans la toundra. Mais aussi de petits passereaux comme l'alouette haussecol, la linotte à bec jaune ou le bruant lapon..


Linotte à bec jaune

Lundi prochain s'ouvre à Copenhague le sommet de l'ONU sur le climat. La LPO y sera représentée par les experts de Birdlife International, de France Nature Environnement et du Réseau Action Climat : trois regroupements d'ONG dont elle est membre active..

Avec ses partenaire, la LPO défend notamment l'impérative nécessité de protéger la biodiversité et les écosystèmes tant leur rôle est crucial dans la régulation du climat. L'arrêt complet de la déforestation et de l'assèchement des zones humides dès 2020 est par conséquent prioritaire..

Or, à la lumière d'études récentes, le réchauffement climatique est montré du doigt dans la disparition d'espèces, notamment les plus spécialisées ; celles qui ont le plus de difficulté à s'adapter à cette hausse rapide de la température. En Europe, des oiseaux comme le pouillot siffleur, le gobemouche noir ou encore les mésanges nonnette et boréale souffrent visiblement de ces changements..


Mésange nonnette

En effet, plus la diversité spécifique d'un milieu s'amenuise plus l'ensemble de la biodiversité est fragilisée face aux bouleversements climatiques. Sa résilience à l'égard de ces agressions est fortement compromise, pouvant conduire, à terme à un véritable collapsus et à des extinctions massives..

La LPO ne peut assister à ce phénomène sans réagir.
Elle appelle les dirigeants du monde entier à prendre, enfin, des mesures d'urgence pour enrayer ce qui serait une catastrophe écologique de premier plan, touchant non seulement les oiseaux, mais tout le Vivant.
L'Homme compris..

Pour plus d’information

Visitez le site de la LPO, auteur de ce communiqué, et soutenez l'association.

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