centpourcentnaturel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 25 décembre 2011

Les irrigants veulent développer le stockage

Face au changement climatique, plutôt que de remettre en cause le modèle agricole dominant et ses méthodes désastreuses pour l'environnement, le lobby de l’irrigation préconise le stockage de l'eau.
Tel sera le thème du prochain salon de l'irrigation début 2012 dans la Vienne:


L'orientation préférable était au contraire la réduction des besoins par l'emploi de variétés peu gourmandes en eau, les techniques agricoles économes en eau, l’enrichissement des sols en humus...
En plus de vendre des tuyaux et des pompes, les irrigants vont mobiliser les engins de travaux public...


lundi 12 décembre 2011

Sommet de Durban, la COP17 succombe dans l'apartheid climatique

Communiqué de la coalition CLIMATE JUSTICE NOW (www.climate-justice-now.org/fr/) dans laquelle sont engagés Attac France, l'Aitec, les Amis de la Terre, la Via Campesina, etc../.

L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba

Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l'humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d'apartheid climatique.

« Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. « Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise par ce plan, est une condamnation à mort pour l'Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes vulnérables de l'ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l'apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu'il était acceptable d'en sacrifier les 99 % ».

Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l'Etat plurinational de Bolivie, « il est faux d'affirmer qu'une deuxième période d'engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d'émissions de la part des pays riches. Cela signifie que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible ».

Les pollueurs de la planète ont bloqué toute réelle action et ont une fois de plus choisi de renflouer les banques et les investisseurs en décidant d'étendre les marchés du carbone pourtant en train de s'effondrer, ce qui comme toutes les activités des marchés financiers de nos jours permettent surtout d'enrichir quelques privilégiés.

« Ce que certains considèrent comme de l'inaction est en fait une démonstration de l'échec, palpable, de notre système économique actuel pour répondre aux crises économiques, sociales et environnementales » selon Janet Redman, de l'Institute for Policy Studies, basé à Washington. « Les banques qui ont provoqué la crise financière sont en train de faire d'importants profits en spéculant sur le futur de notre planète. Le secteur financier, acculé, cherche un moyen de s'en sortir à nouveau en développant de nouveaux produits pour soutenir un système défaillant ».

Bien que l'on parle d'une « feuille de route » proposée par l'Union Européenne, l'échec de Durban montre que c'est un cul-de-sac, une route pour nulle part. Les porte-paroles de Climate Justice Now ! appellent la communauté internationale à se rappeler qu'un véritable plan pour le climat, basé sur les besoins planétaires identifiés par les scientifiques et issu du mandat de mouvements populaires, a vu le jour lors du Sommet des Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en Bolivie en 2010. L'accord des peuples de Cochabamba, porté devant les Nations-Unies, a été supprimé des textes de négociations, alors qu'il proposait un moyen juste et efficace pour avancer, ce qui est terriblement nécessaire.

Mon avis

Le résultat bde la conférence de Durban semble extrêmement loin de ce que nous disent les média...

lundi 28 novembre 2011

Durban, quelles chances de succès ?

Un nouveau sommet sur le climat débute aujourd'hui à Durban en Afrique de Sud.


C'est parti, mais pour aller où ?
Les représentants des pays, d'industries, d'ONG etc... sont réunis au chevet du climat mondial pour tenter d'en contenir la fièvre qui continue de le gagner.

La communauté internationale sera-t-elle capable de décider de mécanismes efficaces et concrets pour contenir à 2° l'augmentation de la température moyenne mondiale, puisque l'on nous dit que c'est là l'objectif raisonnable. Un accord valable a-t-il un chance de voir le jour avant que la première phase du protocole de Kyoto n'arrive à terme en 2012 ?
Soyons clairs sans être pessimistes mais c'est mal parti, entre les États Unis qui n'ont jamais ratifié Kyoto et qui ne semblent pas plus enclins à s'engager et les pays émergents (émergés ?) qui ne veulent pas faire les frais de l'inconséquence passée et présente de l'occident.

Je ne doute pas qu'à terme un accord sera conclu mais quelle en sera la portée ?
L'Europe qui veut se montrer en pointe dans la lutte climatique a-t-elle les moyens de convaincre et d'entrainer le reste du monde ? Je ne suis pas optimiste, surtout dans le contexte économique présent où prime la crise de la dette européenne et américaine, et où la réponse des sociétés capitalistes tient encore et toujours dans les mots rigueur et croissance.
Le spectre que le coût final de ne rien faire (ou pas assez) sera sans commune mesure avec celui d'un plan d'action que l'on déciderait et mettrait en œuvre maintenant, ce spectre poussera-t-il la communauté internationale à agir autrement que sur le court terme, laissant s'accroitre encore la destruction du vivant, les inégalités au détriment des plus pauvres et des réfugiés climatiques ?


vendredi 22 juillet 2011

L'ONU prone une révolution industrielle pour éviter une catastrophe planétaire majeure

Selon un nouveau rapport des Nations Unies publié le 6 juillet, l'humanité a besoin d'une révolution technologique plus importante et plus rapide que la première révolution industrielle pour éviter « une catastrophe planétaire majeure » due au changement climatique et à la dégradation de l'environnement.


« C'est l'expansion rapide de l'utilisation de l'énergie, principalement alimentée par les combustibles fossiles, qui explique pourquoi l'humanité est sur le point de dépasser les limites de la planète en raison du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité », souligne le rapport. « Une transition énergétique mondiale totale est nécessaire de toute urgence afin d'éviter une catastrophe planétaire majeure. »

L'enquête indique que 1.900 milliards de dollars par an seront nécessaires au cours des 40 prochaines années pour investir dans les technologies vertes. Au moins 1.100 milliards de cette somme devront être investis dans les pays en développement pour répondre aux besoins croissants en nourriture et en énergie.

Pour plus d’information

Lire le communiqué sur le site de l'ONU.

Mon avis

Une dramatique spirale infernale qui ne peut qu'aggraver le problème et non le résoudre.
L'ONU veut-il soigner le mal par le mal ?
Ou peut être faire perdurer le système actuel qui s'autodétruit...

mardi 12 juillet 2011

Les liens se resserrent entre changement climatique et météo

Un rapport, à paraître en octobre prochain, devrait enfin lier la survenue d’événements météorologiques extrêmes au changement climatique. Des années durant, les climatologues ont refusé, officiellement du moins, de lier un événement météorologique extrême particulier au réchauffement global. Une situation qui devient de plus en plus intenable.

La plupart des modèles climatiques prévoient un accroissement du nombre de phénomènes météorologiques et climatiques sévères à mesure que la température moyenne globale s’élèvera.

Augmentation du nombre de journées et de nuits chaudes, multiplication des vagues de chaleur et de fortes précipitations, progression de la sécheresse, développement de l’activité cyclonique intense sont autant de phénomènes qui sont annoncés dans de nombreux articles scientifiques et dans le dernier rapport d’évaluation du GIEC.

Mais le futur est déjà à nos portes, car le nombre de ces phénomènes se multiplient. Et leur ampleur s’accroit. Le dernier rapport du réassureur Munich Re montre un doublement, entre 1980 et 2010, du nombre de grandes catastrophes ayant un possible lien avec les changements climatiques: tempêtes, inondations, vague de chaleur, sécheresse, etc.

Pour mettre les choses au clair, les climatologues du monde entier, parmi lesquels ceux du Met Office britannique, du centre américain pour les recherches sur l’atmosphère (NCAR, selon l’acronyme américain) ou de l’administration US pour l’océan et l’atmosphère (NOAA, selon l’acronyme américain) ont joint, en 2009, leur force dans une informelle Attribution of Climate Events (Ace).

L’équipe internationale de scientifiques devrait présenter ses conclusions lors du prochain colloque du PMRC, qui se déroulera fin octobre à Denver.

Pour parvenir à ces très sommaires conclusions (pour le moment, du moins), les limiers de l’Ace ont étudié tous les événements météo d’ampleur de ces dernières années: des inondations qui dévastèrent le Royaume –Uni en 2000 (les pires depuis 1766) à la canicule de 2003, en passant par les tornades qui ont récemment dévasté certaines régions des Etats-Unis et les toutes dernières crues du Mississipi et du Missouri JDLE.

Des phénomènes naturels certes, mais dont les effets ont été largement amplifiés par le changement climatique, estiment les climatologues de l’Ace.

Source : Journal de l'Environnement


vendredi 1 juillet 2011

Norwegian Climate Network: Our Common Suicide

Un spot choc réalisé pour l'ONG Norwegian Climate Network :

Peut-il aider à développer la nécessaire prise de conscience ?

Pour plus d’information

Le site de Norwegian Climate Network http://www.norskklimanettverk.no
Plus compréhensible avec la traduction en ligne Google

samedi 11 juin 2011

Emission humaines de CO2 : 2010 année catastrophique

L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a publié le 30 mai ses dernières estimations d’émission de CO2 imputables à l’utilisation de l’énergie.
En brûlant du charbon et des hydrocarbures, l’Humanité a émis l’an passé 30,6 milliards de tonnes de gaz carbonique, indique l’AIE.
Un chiffre catastrophique.


Selon le Journal de l'environnement, qui titre "Kyoto est mort !" :

En un an, nous avons, collectivement, accru de 5% nos rejets de dioxyde de carbone «énergétique». Ce faisant, nous avons accru de plus de 4 parties par millions (ppm) la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère. Nous sommes donc tout près du bord du gouffre climatique. Nombre de climatologues estiment, en effet, que le système climatique pourrait être gravement perturbé si la concentration de CO2 dans l’atmosphère venait à dépasser les 400 ppm.

Le journal indique que les climatologues ne se font plus guère d’illusion.
Les plus optimistes tablent sur un réchauffement de 3 à 3,5°C entre l’ère pré-industrielle et la fin du XXIe siècle: du jamais vu!
Les plus pessimistes craignent que le mercure du thermomètre mondial ne bondisse au-delà des 4°C.
Annonçant du même coup bien des bouleversements écologiques, sociaux et économiques.

Les négociateurs du climat se retrouveront, la semaine prochaine, à Bonn pour tenter de rédiger l’esquisse d’un accord à signer lors du prochain sommet climatique de Durban, à la fin du mois de novembre.
Il n’est pas sûr, hélas, que ces «pro de la négo» aient pris conscience de l’urgence de la situation.%% Le journal considère cette réunion de Bonn comme une bonne nouvelle...
Pas si sûr.
Sûr du contraire même !

Pour plus d’information

Lisez l'article sur le Journal de l'environnement

mardi 1 février 2011

2010 année climatique extrème

2010 a été l'une des années aux températures les plus élevées. De plus elle a été marquée par un grand nombre de phénomènes climatiques extrêmes.

  • Inondations dramatiques au Pakistan tuant plus de 1500 personnes et forçant plus de 20 millions d’habitants partir.
  • Canicule en Russie ayant entrainé l'augmentation des températures moyennes à Moscou de 7,4°C en juillet. Près de 11 000 décès ont été attribués pendant l’été à la canicule dans la seule capitale russe.
  • inondations et glissements de terrain qui ont tué plus de 1400 personnes en Chine.
  • Pluies importantes enAustralie et Indonésie.
  • Record de chaleur au Canada avec des températures supérieures de 3°C à la normale


Le Groupe Intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat estime que ce genre de phénomènes va s'amplifier au cas du 21ème siècle. Une des causes en serait l’accumulation de gaz à effet de serre liés à la combustion des carburants fossiles.

Plusieurs agences internationales en ont aussi fait le constat ou l'annonce:
- British Met Office et Université d’East Anglia
- Administration Nationale Océanique et Atmosphérique des Etats-Unis et Institut Goddard pour les Etudes Spatiales de la NASA
- Organisation Météorologique Mondiale des Nations Unies

En dehors des conséquences directes de ces catastrophes climatiques, un des impacts importants concerne le prix des matières premières et en particulier des denrées alimentaires. Les prix du blé au niveau mondial ont augmenté de 47% l’an dernier et l’Organisation des Nations Unies pour la Nourriture et l’Agriculture (Food and Agricultural Organization) a déclaré que les prix des céréales pourraient encore augmenter.



Source : Actualités news environnement

mardi 14 décembre 2010

Cancun, un accord...

Les 190 pays parties prenantes à Cancun sont parvenus à un accord !

C'est sans doute un succès en tant que tel que d'être arrivé à un accord.

Mais sera-t-il à même de garantir la limitation du réchauffement climatique à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels ?

Pas si sûr...


Promesse juridiquement contraignante consistant à réunir 100 milliards de dollars d’aide pour les pays pauvres d’ici 2020.

Concrétisation du Redd +, un mécanisme permettant aux pays forestiers, luttant efficacement contre la déforestation, de générer des crédits d’émission, cessibles sur un marché (la déforestation est réputée être à l’origine de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre).

Mise en place du comité de l’adaptation qui sera en charge de la coordination des politiques nationales d’adaptation aux conséquences des changements climatiques. Il devra notamment aider les pays les plus pauvres à accéder à de nouvelles ressources d’eau douce, à renforcer leur système de santé et leur sécurité alimentaire et à protéger les écosystèmes lacustres et marins.

Ces dispositions seront-elle concrètement efficaces ?

« C’est la première fois que les pays se sont mis d’accord sur un ensemble aussi large d’instruments et d’outils qui vont aider les pays en développement en particulier » a déclaré Christiana Figueres, directrice du Secrétariat des Nations Unies sur le changement climatique.

« Cancun pourrait avoir sauvé le processus de discussion mais n’a pas encore sauvé le climat » a déclaré Wendel Trio de Greenpeace.

Le groupe altermondialiste BIZI prend une position toute autre dans un communiqué de ce 14/12 :
« Malgré les belles présentations qui en ont été faites, l’Accord de Cancún ne fait qu'officialiser l'Accord désastreux de Copenhague. L'objectif de définir dés aujourd'hui la suite au protocole de Kyoto pour qu'elle puisse rentrer en vigueur fin 2012, date de péremption de l'actuel protocole) a été abandonné, ce qui est un renoncement majeur au regard des objectifs de la conférence de Bali en 2007. Encore plus enterré pour le moment la perspective d'un Accord plus ambitieux et contraignant que le protocole de Kyoto. Ne parlons même pas de l'objectif des 1,5° porté entre autres par les pays d'Afrique. La France de Nicolas Sarkozy qui s'est refusée à défendre à Cancun l'objectif pourtant minimaliste de 30% de réduction des émissions européennes d’ici à 2020, appuyé par plusieurs pays européens et par le parlement européen, démontre bien là le fossé criminel qui existe entre les belles paroles du Grenelle de l'Environnement et la pratique réelle de ce gouvernement. »

Pour le mouvement Urgence Climatique Justice Sociale :
« Compte-tenu de l’urgence climatique, il n’y a qu’une seule façon d’évaluer un accord : permet-il de réduire drastiquement les émissions de GES ? A la lecture des deux textes issus des négociations de Cancun, la COP-16 n’aura pas été à la hauteur des enjeux – alors que les espérances n'étaient déjà pas très grandes – puisqu'en l'état nous obtiendrions une augmentation de la température de plus de 4°C. Par ailleurs, le seul instrument légalement contraignant actuel, le protocole de Kyoto, est considérablement affaibli. Les sources de financements ne sont pas précisées et le rôle de la Banque Mondiale confirmé. Au final, les grands gagnants sont les Etats-Unis et la Chine, leurs exigences ayant toutes été respectées. Les réalités géopolitiques et économiques l'ont emporté sur le climat. Preuve en est qu’on ne sauvera pas le climat sans changer le système. »

Mon avis

Ce qui pourrait réduire le réchauffement climatique, ce serait une réelle prise de conscience et une transformation mondiale de la société de consommation. Je n'y crois pas, suis-je trop pessimiste ?
Ce qui pourrait intervenir de manière positive, c'est tout simplement la raréfaction des matières premières.
Faute de matière, la consommation diminuera d'elle même ainsi que la pollution concomitante.
Reste que la société capitaliste poussera le système au maximum... quitte à polluer un maximum pour extraire les dernières matières premières...
L'extraction du pétrole dans les sables bitumineux en est une illustration.


Action Greenpeace

mardi 30 novembre 2010

25% de climato-sceptiques en France

Les climato-sceptiques sont des personnes qui remettent en cause ou nuancent fortement l'idée selon laquelle un phénomène de réchauffement climatique serait aujourd'hui à l'œuvre, et dont la cause serait liée aux activités humaines, notamment par l'effet des émissions de CO2.

Le 19 décembre était publié un sondage IFOP "Les Français et le climato-scepticisme", réalisé en exclusivité pour Le Monde, en partenariat avec France Inter, à dix jours du Sommet de Cancun (Mexique) sur le climat.

Il en ressort qu'environ 25% des Français sont climato-sceptiques, et donc doutent de l'impact du comportement humain sur le réchauffement climatique.

74 % des Français qui disent que l'augmentation de la température observée depuis un siècle est "avant tout due aux effets de l'activité humaine".
A titre de comparaison, cette proportion n'est que de 50 % aux Etats-Unis.

91% des plus de 65 ans ont entendu parler des thèses climato-sceptiques, mais seulement 56% chez les plus jeunes.

62 % des gens de gauche considèrent que le réchauffement et ses conséquences sont une menace contre 48 % des interrogés proches de la droite.

Être diplômé ou non n'influe pas.

Mon avis

Des chiffre éloquents.
Les français sont donc globalement convaincus de la responsabilité humaines dans le réchauffement climatique.
En caricaturant un peu, personnes âgées et les gens de droite n'y croient pas !

lundi 29 novembre 2010

Alter Echos : qu’attendre de Cancun ?


Le sommet de Cancun sur le réchauffement climatique s'ouvre aujourd'hui.
Sera-t-il un échec comme le fut Copenhague ?

Il m'a semblé intéressant de vous présenter ici l'association Alter Echos, son projet "Echo des Alternatives" et les éléments qu'ils ont collecté sur le sommet de Cancun.

L’association Alter-Echos

Créée en novembre 2009, elle vise à « agir pour des sociétés plus justes, solidaires et écologiquement soutenables, par la préservation des écosystèmes, l’atténuation des effets du changement climatique, le développement durable et la solidarité internationale ».

A cet effet, Alter-Echos réalise notamment « des études et analyses visant à relayer des expériences et alternatives concrètes ». Ses membres sont tous impliqués en tant que salariés ou bénévoles dans des réseaux associatifs touchant aux domaines de la solidarité internationale, de la justice sociale et/ou de l’écologie.

Le projet Echo des Alternatives

Sur la route de Cancun (Mexique), prochain sommet International sur les dérèglements climatiques (28 nov – 10 déc), Sophie Chapelle et Maxime Combes, engagés dans le projet Echo des Alternatives, iront à la rencontre d’expériences menées par des associations, collectivités, communautés visant à transformer leur vie, leur mode de consommation, leur habitat, leurs relations sociales de proximité. Mêlant le plus souvent les exigences écologiques aux impératifs démocratiques et sociaux, ces initiatives démontrent que les véritables solutions aux dérèglements climatiques sont déjà là, expérimentées et mises en pratique.

Le sommet de Copenhague, malgré l’ultimatum médiatique, n’a pas été à la hauteur des espérances de la société civile et de l’opinion publique. Il y a peu de chances que soit résolu en décembre 2010 à Cancun ce qui n’a pu l’être en 2009. Pourtant, de l’agriculture urbaine aux relocalisations d’activités, du développement d’énergies renouvelables locales aux expériences d’agro-écologie paysanne, des coopératives de production à la préservation des semences, les initiatives intéressantes, mais souvent peu connues, ne manquent pas.

Le projet se déroule en deux temps :

  • De Juin à Décembre 2010, des interviews et reportages multimédias (mêlant textes, sons, vidéos, photos) seront réalisés et valorisés sur différents supports de publications (presse papier, émissions de radios, sites web…).
  • De Janvier à Juin 2011, plusieurs initiatives de restitution seront organisées : débats, projections, livre et supports de diffusion, etc…

Qu’attendre de Cancun ?

Dans le cadre du projet Echo des Alternatives, durant 6 mois, Sophie Chapelle et Maxime Combes ont réalisé des dizaines d’interviews de spécialistes du climat, de militants d’organisations sociales et environnementales, d’intellectuels, d’individus engagés pour des modes de vie plus soutenables. Sans détour, ils nous ont confié leurs attentes vis-à-vis de Cancun, des négociations officielles et des initiatives de la société civile. La vidéo de 8 minutes et l’article qui suivent sont un condensé de quelques-unes de ces réponses.

Pour plus d’information

Lisez l'article sur le site de l’association Alter-Echos.

Mon avis

Des interviews de membres d'organisations sociales et environnementales qui tiennent un discours très juste !
L’association Alter-Echos, ses animateurs et leurs activités, leur démarche me paraissent particulièrement intéressants et motivés !
Une démarche à suivre et encourager.

vendredi 29 octobre 2010

L'Académie des Sciences contredit Claude Allègre

L'Académie des Sciences vient de publier un rapport qui contredit les thèses de Claude Allègre sur le changement climatique.

Le rapport réaffirme que l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère, liée aux activités humaines, est la cause principale du réchauffement climatique.

Le rapport a été remis ce jeudi 28 octobre à la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, qui avait demandé en avril à l'Académie de dresser un état des lieux des connaissances sur cette question, en pleine polémique sur le livre de Claude Allègre intitulé «L'imposture climatique ou la fausse écologie».

Des centaines de climatologues s'étaient indignés des attaques répétées portées contre certains d'entre eux par Claude Allègre, ex-ministre de l'Education, géochimiste et membre de l'Académie des Sciences.

Les conclusions du rapport sont les suivantes

Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003.

Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère.

L’augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l’activité humaine.

Elle constitue une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans en raison du processus d’acidification qu’elle provoque.

• Cette augmentation entraîne des rétroactions du système climatique global, dont la complexité implique le recours aux modèles et aux tests permettant de les valider.

• Les mécanismes pouvant jouer un rôle dans la transmission et l’amplification du forçage solaire et, en particulier, de l’activité solaire ne sont pas encore bien compris. L’activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période.

• Des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages, l’évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan-atmosphère, l’évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone.

• Les projections de l’évolution climatique sur 30 à 50 ans sont peu affectées par les incertitudes sur la modélisation des processus à évolution lente. Ces projections sont particulièrement utiles pour répondre aux préoccupations sociétales actuelles, aggravées par l’accroissement prévisible des populations.

• L’évolution du climat ne peut être analysée que par de longues séries de données, à grande échelle, homogènes et continues. Les grands programmes d’observations internationaux, terrestres et spatiaux, doivent être maintenus et développés, et leurs résultats mis à la libre disposition de la communauté scientifique internationale.

• Le caractère interdisciplinaire des problèmes rencontrés impose d’impliquer davantage encore les diverses communautés scientifiques pour poursuivre les avancées déjà réalisées dans le domaine de la climatologie et pour ouvrir de nouvelles pistes aux recherches futures.

Sources :
Libération
Le Monde.
Le rapport de l'Académie des Sciences.

Mon avis

Il était temps qu'une telle position claire soit affirmée.
Claude Allègre, membre de l'Académie des sciences a voté ce rapport !
Il est vraiment inqualifiable !

jeudi 7 octobre 2010

Des progrès dans la conférence climatique de Tianjin ?

Selon le journal de l'environnement, la conférence climatique qui se tient actuellement à Tianjin en Chine depuis le 4 octobre verrait quelque progrès significatifs...

Il s'agit de la dernière consultation collective des 194 parties signataires avant la conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Cancun, prévue à la fin de l'année.
C'est aussi pour la première fois que la Chine organise les négociations sur le changement climatique dans le cadre des Nations Unies.

Il semble donc que cette conférence ne se passe pas trop mal.
Certains pays qui voulaient renégocier des points déjà acquis lors de la conférence de Copenhague de décembre dernier seraient rentrés dans le rang et ont accepté de travailler ensemble, et en priorité, sur la vision commune, l’adaptation aux conséquences du changement climatique, la réduction des émissions et les problèmes de financement et de transfert de technologies. »

L'objectif est de rédiger, d’ici samedi, un texte servant de base à un accord international qui pourrait être conclu à Cancun.

Mon avis

J'essaie d'être optimiste, espérant que ce qui en sortira permettra d'obtenir rapidement des résultats concrets sur les pratiques de l'ensemble des états, en tout cas de ceux qui polluent le plus. Cela inclue bien sûr la Chine qui semble ne jamais vouloir accepter de limite contraignante d’émission de Gaz à Effet de Serre, alors que le dérèglement climatique est imputable au développement des pays occidentaux.
Imputable au développement des pays occidentaux, oui, jusqu'à présent... Mais maintenant la Chine occupe une place prépondérante !
Optimiste, oui, mais il faut raison garder... Le salut mondial ne passera pas par des mesurettes. Une profonde transformation de nos valeurs et de notre société seront nécessaires. Peut-on espérer sortir du capitalisme ?

vendredi 6 août 2010

Sale temps pour la planète - Madagascar, l'envers du décors

Cette série documentaire étudie les conséquences des changements climatiques à travers la planète, notamment celles des réfugiés.

Connue pour ses îles et ses plages paradisiaques, Madagascar attire, chaque année, 300 000 touristes en moyenne. Des voyageurs qui ne fréquentent que les hauts lieux du tourisme local, Sainte Marie à l'est et Nosi Bé, à l'ouest. Ce film entraîne le téléspectateur dans l'enfer du décor, très loin des clichés de la grande île...

Chemins de traverse, notamment dans le sud du pays où des millions de Malgaches sont oubliés des autorités et des hommes. Cette population vit avec moins de 2 dollars par jour.

Une survie au quotidien et les prévisions des experts du GIEC ne risquent pas de les rassurer : les sécheresses vont se multiplier, les sols vont s'appauvrir, l'eau va se faire de plus en plus rare, les ressources halieutiques s'épuisent d'ores et déjà.

Mais difficile d'anticiper ou d'organiser la moindre stratégie à Madagascar... La faute à cette instabilité politique qui perdure et qui mène ce pays de 20 millions d'habitants dans l'impasse.

Rediffusions

Sur France 5, dimanche 8 Août 2010 à 15:43
Vidéo intégrale disponible jusqu’au mardi 10 août 2010 à 20:37

Mon avis

J'ai vu ce documentaire sur France 5 lors de sa première diffusion.
Le réchauffement climatique, ce n'est pas juste une occupation pour blogueur, une lubie d'écologiste...
Dans nos régions, la sécheresse augmente d'année en année, l'état des rivières, les restrictions d'eau qui nous sont imposées en sont les témoins.
Cela n'empêche guère nos concitoyens de laver leur voiture, de remplir leur piscine.
Nos agriculteurs pompent l'eau de plus en plus profond.
Nous nous voilons la face sans trop penser à demain. Demain qui sera pire.

A Madagascar, le pire c'est maintenant.
Depuis 50 ans les habitants voient leurs conditions de vie changer. Se dégrader.
Partant de la pauvreté, 14 millions de personnes sont dans une extrême pauvreté.
La mortalité infantile est terrible.
Progression des dunes dans les régions côtières, inondations, cyclones, déforestation pour subsister etc...
La liste des fléaux conséquences du réchauffement climatique est longue.

Crise politique, crise humaine et sociale, la situation est d'une grande urgence.
L'aide internationale est négligeable face au constat d'une situation terriblement dramatique.

Le réchauffement climatique, l'homme est responsable.
Mais que faut-il faire, voir, quelles catastrophes faudra-t-il encore attendre pour qu'enfin les changements de fond soient engagés ?
Ces changements se produiront-ils un jour ? Avant qu'il ne soit trop tard ?

mercredi 4 août 2010

Canicule en Russie, inondations au Pakistan, énormes crues en Chine... conséquences du dérèglement climatique ?

L'actualité est, pourrait-on dire sans vouloir faire de jeu de mots, brulante.


Photos d'archives

La Russie subit une canicule et une sécheresse historiques.
Les incendies y sont liés mais ce ne sont bien sûr pas les seules responsables. Cette semaine a vu la plus forte température enregistrée depuis le début des observations de la météo, il y a cent soixante ans.

Au Pakistan, la mousson particulièrement intense provoque les inondations les plus meurtrières connues de mémoire d’homme, les pires depuis quatre-vingts ans.

La Chine, elle connait les pires inondations de ces dix dernières années.
Le controversé barrage des Trois-Gorges, longtemps vanté par les autorités comme un équipement indispensable dans la lutte contre les inondations, peine à assumer la crue du fleuve Yangzi Jiang. Le niveau maximal de remplissage du barrage conseillé lors de la mousson, a été dépassé à deux reprises déjà.

Certains voient à tout cela des conséquences du dérèglement climatique mondial.
Selon Greenpeace Russie et WWF, le faible taux de précipitations qu'a connu la Russie en 2009, prélude à la sécheresse de cet été, confirme les prédictions d'experts entrevoyant, avec le réchauffement de la planète, une augmentation des périodes sèches dans les régions continentales comme celles du centre de la Russie (1).

Globalement, les scientifiques refusent de trier une telle conclusion sur de si brefs phénomènes.
C'est par exemple la position de Hervé le Treut qui est l'un des climatologues français les plus en vue et est expert au Giec ( Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). (2)

(1) Le Monde

(2) http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/08/03/canicule-russe-le-spectre-du-rechauffement.html

Mon avis

Il ne serait pas bien venu ni utile de noircir le tableau et d'imputer d'une manière directe et définitive ces phénomènes au changement climatique mondial.
Je reste cependant persuadé que nous constatons depuis de nombreuses années une dégradation progressive de l'environnement, une augmentation des températures moyennes et des sécheresses qui entrent dans le cadre des changements climatiques globaux.
Même si l'on doit douter, vérifier et étudier encore les phénomènes constatés, la présomption est forte, lourde.
Reste que la très grande majorité des scientifiques sont convaincus que la responsabilité est engagée.
La nécessité d'un plan d'action mondial, politique, ne fait pour moi aucun doute.
Le seul qui subsiste, et il est fort celui là aussi, est relatif à notre capacité à vraiment résoudre l'un des plus grands problèmes auquel l'humanité est confrontée.

mardi 13 juillet 2010

Expédition Alaska

Ce soir à 20h35 sur France 5

Trois équipes de scientifiques se rendent en Alaska pour étudier la région et son évolution. Pour accéder à ces terres reculées, ils doivent utiliser des moyens inhabituels, voyageant tour à tour en hélicoptère, en canoë ou en deltaplane.

Les glaciologues vont observer le "Juneau ice field", qui représente le coeur de la plupart des glaciers de la région. Au radar, ils détectent un mouvement d'eau liquide sous la glace, un signe inquiétant qui met en question l'avenir de ces paysages si magnifiques.

Deux autres équipes observent différents lieux naturels, explorant les montagnes et les forêts pour étudier les ours, les rivières saumoneuses, et les baleines.

De cette manière, ils étudient l'évolution de la faune et de la flore et tentent de mesurer l'impact de l'homme et du changement climatique sur ces environnements.

Dans le sud-est de l'Etat, le premier groupe constate une accélération de la fonte du Juneau Ice Field, l'un des plus grands glaciers du continent.
Plus au centre, la deuxième équipe rejoint le Parc national de Saint Elias, où la hausse des températures menace d'extinction les petits animaux qui nourrissent les ours.
Enfin, dans la baie de Chatham Strait, la dernière équipe observe une augmentation notable du nombre de baleines évoluant dans des eaux de plus en plus profondes. Dans toutes ces régions, la survie de la faune semble désormais menacée.


mardi 22 juin 2010

La France se prépare au changement climatique

Les groupes de travail chargés de préparer le Plan national d’adaptation au changement climatique ont remis de ce rapport à la secrétaire d’Etat à l’écologie ce mardi 15 juin.

Le premier groupe de travail a planché sur des thèmes transversaux comme la biodiversité, les ressources en eau, les risques naturels, la santé.
Le groupe 2 a examiné les thèmes sectoriels (agriculture/forêt, énergie, tourisme, urbanisme, transport…). Le troisième groupe a travaillé sur la gouvernance, la connaissance de l’information et le financement.

Ces groupes étaient constitués des 5 collèges du Grenelle de l’environnement (élus/collectivités, Etat, employeurs, syndicats salariés, et associations).

Parmi les actions prioritaires, les rapporteurs rappellent qu’il est important d’améliorer les connaissances sur le changement climatique pour pouvoir prendre des mesures appropriées.
Il convient ensuite de renforcer l’observation à travers la collecte de données, puis mettre en place des dispositifs et des méthodes d’évaluation afin de tirer tous les enseignements des épisodes passés (canicule, inondations, tempêtes, etc).
Enfin, les citoyens doivent être associés à l’élaboration et à la mise en œuvre des décisions qui seront prises par l’Etat pour s’adapter au changement climatique.

D’après le gouvernement, la France est exposée à quatre types de risques :

  • une hausse des températures supérieure de 20 à 30 % à la moyenne mondiale, soit +3 à +4°C attendu,
  • une diminution de 20 à 30 % des précipitations, doublée d'une forte évaporation due à la chaleur,
  • la baisse de l'enneigement en montagne,
  • une possible hausse du niveau de la mer d'un mètre à la fin du siècle.

« Il faut déjà être capable, dès aujourd'hui, d'intégrer dans toute décision d'investissement les conséquences du changement climatique », a indiqué Chantal Jouanno.

En zone littorale, la hausse du niveau de la mer impliquera, pour le patrimoine présent sur les côtes, de choisir entre protection, déplacement ou gestion des perturbations temporaires.

La ressource en eau est au cœur d’enjeux agricoles, touristiques, énergétiques, ou liés à la biodiversité. La stratégie préconisée par les groupes de travail devra porter sur les économies d’eau et d’optimisation de son usage dans tous les secteurs et par tous les usagers, sur la prévention des conflits par une gouvernance adaptée et enfin sur la préservation des milieux aquatiques.

Le changement climatique aggravera les pressions qui pèsent déjà sur la biodiversité. Le rapport propose notamment d’expérimenter l’adaptation sur des territoires volontaires, en trois étapes. Il faudra d’abord réaliser un catalogue de mesures pour favoriser l’adaptation de la biodiversité des territoires, puis identifier des territoires prioritaires et des réseaux de partenaires (collectivités, particuliers, espaces protégés), enfin définir une démarche contractuelle.

Le plan national d’adaptation aux changements climatiques devra faire l’objet d’une consultation des parlementaires en septembre prochain. Le public sera ensuite consulté, par voie électronique, ainsi que les régions, de mi-septembre à mi-octobre 2010.

Sources :
Journal de l'Environnement, Developpementdurable.com.

Mon avis

Bien sûr je ne suis pas proche de ces travaux.
Sans doute suis-je suspicieux vis à vis de ce genre de groupe de travail, de ce type de démarche.
Je pense cependant que, premièrement, la priorité des réflexions et actions doit être donnée à limiter le réchauffement climatique, ensuite et comme il n'est maintenant plus possible de l'annuler, il faut en effet tenter d'en réduire les conséquences en s'y préparant.
Reste que quand je lis le résumé de ce qui ressort de ces travaux, je me dis que la vision est vraiment restreinte à un aspect économique et égoïstement humain.
En zone littorale vivent de nombreuses espèces animales et végétales qui seront durement touchées.
La ressource en eau, pour le coup c'est l'inverse, est d'une importance cruciale pour l'homme.
La biodiversité est présentée comme capitale en termes d’alimentation, de production de biomasse ou de santé (pharmacie). C'est réducteur une fois encore. Quid de son importance pour les végétaux et les animaux eux-mêmes.
Puis-je espérer me tromper ?

mercredi 26 mai 2010

Climat : Berlin et Paris baissent les bras et cèdent aux industriels

Lors d’une conférence commune, les ministres de l’industrie allemand et français, ont rappelé mardi 25 mai l’opposition de Berlin et de Paris à un engagement unilatéral de l’Union européenne de réduire de 30% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020.

Le couple franco-allemand ne bat pas de l’aile sous tous les cieux. Pour preuve, les ministres de l’industrie des deux pays ont entonné, mardi, un duo climatique à l’unisson. Une déclaration commune faite quelques heures avant que la Commissaire européen aux affaires climatiques ne publie une communication allant précisément en ce sens. Ce nouvel objectif n’a pourtant rien d’aberrant. Il était d’ailleurs prévu dans le Paquet Energie Climat de décembre 2008, à la condition que des engagements comparables soient pris par les autres grands émetteurs de GES.

Problème : Paris et Berlin ont une lecture sélective de l’histoire récente. « Notre offre conditionnelle de 30% demeure mais nous ne connaissons pas celles des autres pays », a résumé Christian Estrosi. Ce qui n’est pas tout à fait exact. Si l’on en croit le dernier recensement réalisé par l’ONU, 76 pays (l’Union européenne comptant pour un seul) ont déjà pris des engagements unilatéraux de réduction d’émission de GES. Disparates, ces promesses ont été chiffrées par des chercheurs du Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK). Dans un article publié par Nature, le 22 avril dernier, l’équipe dirigée par Joeri Rogelj et Malte Meinshausen a établi deux scenarii. S’appuyant sur les promesses de réduction d’émission de chaque pays, les scientifiques allemands ont estimé que les émissions mondiales oscilleront entre 47,9 milliards de tonnes équivalent CO2 (MteqCO2) et 53,6 MteqCO2 par an, à l’horizon 2020. Soit une hausse de 10% à 20% des rejets en dix ans.

Les engagements sont peut-être insuffisants, mais ils sont connus ! En fait, les gouvernements français et allemand semblent avoir été sensibles aux arguments des représentants de l’industrie européenne qui ne veulent pas entendre parler, en période de récession, de nouvelle contrainte carbone. « Plutôt que de focaliser la discussion sur de nouveaux objectifs de réduction d’émission, la Commission devrait encourager le développement et le déploiement de technologies bas-carbone », estime Philippe de Buck, le directeur général de Business Europe, le syndicat des organisations patronales européennes. La remarque ne manque pas de sel, alors même que la Commission vient d’autoriser les Pays-Bas à subventionner un projet de capture de CO2 mené par l’électricien Nuon.

Compréhensibles, les réticences des industriels apparaissent comme une occasion perdue pour l’industrie du Vieux monde. En effet, comme le souligne une note récente des services de la Commission, jamais il n’aura été possible de réduire à si bas coût l’empreinte carbone européenne. Du fait de la crise économique, les rejets des industriels ont chuté comme jamais. Entre 2008 et 2009, les émissions des sites soumises à la directive quotas ont baissé de 11,6%. L’effort pour réduire d’un tiers les émissions (toujours par rapport à celles comptabilisées en 1990) est donc moindre que prévu, il y a encore deux ans. Et moins cher aussi. Selon les calculs de l’exécutif communautaire, il ne serait plus nécessaire que d’investir 48 milliards d’euros par an et non plus 70 milliards pour garder, en 2020, le titre de l’économie la moins carbonée de la planète. Un investissement dont le retour serait rapide. Les seuls gains d’efficacité énergétiques permettraient de réduire de 40 milliards par an le montant communautaire de la facture pétrolière et gazière.

Source : Journal de l'environnement

Mon avis

Affligeant mais pas surprenant.
La crise économique a pour conséquence de réduire la pollution, au moins une bonne chose.
Cela me rappelle la position du professeur Joyeux qui nous disait lors d'une conférence que la fin du pétrole aura aussi cette même conséquence...

mardi 13 avril 2010

Climat, les négotiations se poursuivent difficilement

Après l'échec de Copenhague, les négociations climatiques ont repris le week-end dernier en Allemagne à Bonn.


A l'issue de plusieurs heures de débats tendus, qui ont encore failli tourner à l'échec, les délégués des 175 pays présents se sont mis d'accord dimanche soir sur un programme de travail. 5 réunions se tiendront donc dans le cadre de l’ONU d’ici au 29 novembre, date d’ouverture de la Conférence des parties à la convention de l’ONU sur les changements climatiques et au protocole de Kyoto, qui se déroulera à Cancun.

Que peut-on espérer de Cancun ?

Selon les commentateurs, certainement pas un accord-cadre qui succéderait au protocole de Kyoto.
Les négociateurs tablent sur un texte non contraignant qui «habillerait» les engagements pris par une quarantaine de pays ces dernières semaines.
La plupart des observateurs conviennent que ces promesses sont insuffisantes pour limiter à 2°C le réchauffement climatique. «On est plutôt sur une tendance de 3° à 4°C.

Sources : Libération , Le Monde.

Mon avis

Ce qui s'est passé à Bonn n'a vraiment pas de quoi nous rassurer pour la suite.
A se demander si le rendez vous n'a pas été complètement manqué à Copenhague.
Personnellement je pense que c'est malheureusement le cas.
Mais attention surtout : luttons contre le réchauffement climatique, mais sans nucléaire !

jeudi 1 avril 2010

400 scientifiques signent contre Claude Allègre

Valérie Pécresse, la ministre de la recherche, a reçu l'appel suivant signé de plus de 400 scientifiques français travaillant dans le domaine du climat :

Mme la Ministre de la Recherche
M. le Directeur de la Recherche
M. le Président de l’Académie des Sciences Mmes et MM. les Directeurs des acteurs de la recherche publique regroupés au sein de l’Alliance thématique AllEnvi (BRGM, CEA, CEMAGREF, CIRAD, CNRS, CPU, IFREMER, INRA, IRD, LCPC, Météo France, MNHN) M. le Président de l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur M. le Président du Comité d’Éthique du CNRS.

Éthique scientifique et sciences du climat : lettre ouverte
Nous, scientifiques du climat, attachés au devoir de rigueur scientifique, interpellons les structures référentes de la recherche scientifique française, face aux accusations mensongères lancées à l’encontre de notre communauté.

Un pacte moral relie les scientifiques et la société. Rémunérés principalement par les crédits publics, les scientifiques doivent déployer une rigueur maximale, pour la conception, la réalisation, la publication de leurs travaux. Leurs pairs sont les arbitres de cette rigueur, à travers les processus critiques de relecture,Graphique Grudd allegre de vérification, de publication des résultats. Les hautes instances scientifiques sont les garants de cette rigueur. C’est sur cette éthique scientifique que repose la confiance que la société peut accorder à ses chercheurs. (Ci-contre la démonstration par Grudd du trucage de son graphique par Claude Allègre)

Reconnaître ses erreurs fait également partie de l’éthique scientifique. Lorsqu’on identifie, après la publication d’un texte, des erreurs qui ont échappé aux processus de relecture, il est d’usage de les reconnaître, et de les corriger, en publiant un correctif. Ainsi, des glaciologues ont mis en évidence une erreur dans le tome 2 du 4ème rapport du Groupe d’expert intergouvernemental sur Page 1/17 l’évolution du climat («Impacts, Adaptation et Vulnérabilité, chapitre 10 : Asie») concernant le devenir des glaciers de l’Himalaya. En l’absence de procédure formelle d’«erratum», le GIEC a publié son «mea culpa» ( http://www.ipcc.ch/pdf/presentations/himalaya-statement-20january2010.pdf), reconnaissant l’erreur, et soulignant que les processus de relecture du rapport n’avaient pas fonctionné pour ce paragraphe. En cela, le GIEC a respecté la déontologie scientifique.

Depuis plusieurs mois, des scientifiques reconnus dans leurs domaines respectifs dénigrent les sciences du climat et l’organisation de l’expertise internationale, criant à l’imposture scientifique - comme le fait Claude Allègre dans L’Imposture climatique ou la fausse écologie (Plon, 2010), pointant les prétendues «erreurs du GIEC», comme le fait Vincent Courtillot dans Nouveau voyage au centre de la Terre (Odile Jacob, 2009) et dans des séminaires académiques. Ces accusations ou affirmations péremptoires ne passent pas par le filtre standard des publications scientifiques. Ces documents, publiés sous couvert d’expertise scientifique, ne sont pas relus par les pairs, et échappent de ce fait aux vertus du débat contradictoire.

Ces ouvrages n'auraient pu être publiés si on leur avait simplement demandé la même exigence de rigueur qu'à un manuscrit scientifique professionnel. De nombreuses erreurs de forme, de citations, de données, de graphiques ont été identifiées. Plus grave, à ces erreurs de forme s’ajoutent des erreurs de fond majeures sur la description du fonctionnement du système climatique. Leurs auteurs oublient les principes de base de l’éthique scientifique, rompant le pacte moral qui lie chaque scientifique avec la société. Ces attaques mettent en cause la qualité et la solidité de nos travaux de recherche, de nos observations, études de processus, outils de modélisation, qui contribuent à une expertise nécessairement internationale.

Vous constituez les structures référentes de la recherche scientifique française. Les accusations publiques sur l’intégrité des scientifiques du climat sortent des cadres déontologiques et scientifiques au sein desquels nous souhaitons demeurer. Nous pensons que ces accusations demandent une réaction de votre part, et l’expression publique de votre confiance vis-à-vis de notre intégrité et du sérieux de nos travaux. Au vu des défis scientifiques posés par le changement climatique, nous sommes demandeurs d’un vrai débat scientifique serein et approfondi.

Liste des premiers signataires: Valérie Masson-Delmotte (LSCE)- Edouard Bard (Collège de France / CEREGE)- François-Marie Bréon (LSCE)- Christophe Cassou (CERFACS)- Jérôme Chappellaz (LGGE)- Georg Hoffmann (LSCE)- Catherine Jeandel (LEGOS)- Jean Jouzel (LSCE)- Bernard Legras (LMD)- Hervé Le Treut (IPSL)- Bernard Pouyaud (IRD)- Dominique Raynaud (LGGE)- Philippe Rogel (CERFACS)

Voici la liste des signataires au 31 mars au soir, soit plus de 400 :

Signataires contre Claude Allègre

Source : Libération.

Mon avis

Bravo aux signataires !

- page 1 de 4