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lundi 28 août 2017

Nos montagnes nous tombent sur la tête

Éboulement aux Grisons en Suisse, cela rappelle que le réchauffement climatique ce n’est pas que pour les ours blancs.
L'humanité va-t-elle engager les actions nécessaires avant qu'il ne soit trop tard ?
Le temps nous est compté...

Source : Nouvo RTS

jeudi 20 juillet 2017

Sécheresse, les restrictions s'intensifient

Alors qu'il était évident depuis le printemps que la sécheresse s'installe, les restrictions à l'usage de l'eau s'annoncent.
174 arrêtés seraient en préparation, touchant 62 départements.
26 départements sont en état de « crise », surtout dans le Sud-Ouest et la région Centre-Val-de-Loire.
74 % des nappes phréatiques affichent un niveau modérément bas à très bas selon le BRGM.
Nicolas Hulot annonce « Nous sommes déjà dans une situation de stress hydrique importante que les variations climatiques ne vont pas arranger ». Il prépare un plan de gestion des ressources en eau.
A défaut d'agir réellement sur les causes, ce sont les effets qui trinquent !

Source : Environnement Magazine.


lundi 4 janvier 2016

2015 : 3e année la plus chaude en France depuis 1900

L'année 2015 s'est achevée par le mois de décembre le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900, avec des températures moyennes dépassant la normale* de 3.9 °C. Des températures printanières, supérieures aux valeurs habituelles d'un mois de mars, ont été mesurées régulièrement au cœur du mois de décembre.


2015 dans son ensemble a été une année particulièrement chaude sur l'Hexagone. Avec une moyenne de 8.7 °C pour les températures minimales et de 18.4 °C pour les maximales, 2015 se place au 3e rang des années les plus chaudes (1 °C au-dessus de la normale), devancée par 2014 (1.2 °C au-dessus de la normale) et 2011 (1.1 °C au-dessus de la normale). Globalement sur l'Europe, 2015 est même la 2e année la plus chaude depuis le début des mesures.

La pluviométrie est déficitaire(1) de plus de 10 % sur la quasi-totalité du pays, plaçant 2015 parmi les 10 années les plus sèches depuis plus de 50 ans. En revanche, l'ensoleillement est excédentaire(2) sur l'ensemble du territoire.
(1) moyenne de référence 1981-2010
(2) moyenne de référence 1991-2010

2015, une année exceptionnelle à l'échelle de la planète
D'après l'Organisation météorologique mondiale, la température moyenne à la surface du globe en 2015 devrait être la plus élevée jamais constatée et franchira sans doute le seuil, aussi symbolique que significatif, que constitue un réchauffement de 1 °C par rapport à l'époque préindustrielle. Cette situation résulte des effets conjugués d'un puissant épisode El Niño et du réchauffement climatique causé par les activités humaines.

Mon avis

Il y a près d'un an, le site Notre planete info titrait : 2014 : année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre depuis 1880 !
On continue et ce n'est à l'évidence pas l'accord de la COP21 qui va suffisament corriger le tir...

Sources :
Météo France
notre-planete.info

mercredi 2 septembre 2015

Laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques


Je vous invite à signer l'appel de 350.org que voici :

Nous sommes à la croisée des chemins. Nous ne voulons pas nous retrouver contraint.e.s à survivre dans un monde devenu à peine vivable. Des îles du Pacifique Sud à la Louisiane, des Maldives au Sahel, du Groenland aux Alpes, la vie quotidienne de millions d’entre nous est déjà perturbée par les conséquences du changement climatique. Par l’acidification des océans, par la submersion des îles du Pacifique Sud, par le déracinement de réfugiés climatiques en Afrique et dans le sous-continent indien, par la recrudescence des tempêtes et ouragans, l’écocide en cours violente l’ensemble des êtres vivants, des écosystèmes et des sociétés, menaçant les droits des générations futures. Ces violences climatiques nous frappent inégalement : les communautés paysannes et indigènes, les pauvres du Sud comme du Nord sont les plus affectés par les conséquences du dérèglement climatique.

Nous ne nous faisons pas d’illusions. Depuis plus de vingt ans, les gouvernements négocient mais les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas baissé et le climat poursuit sa dérive. Alors que les constats de la communauté scientifique se font plus alarmants, les forces de blocage et de paralysie l’emportent.

Ce n’est pas une surprise. Des décennies de libéralisation commerciale et financière ont affaibli la capacité des Etats à faire face à la crise climatique. Partout, des forces puissantes — entreprises du secteur fossile, multinationales de l’agro-business, institutions financières, économistes dogmatiques, climatosceptiques et climatonégationnistes, décideurs politiques prisonniers de ces lobbies — font barrage et promeuvent de fausses solutions. 90 entreprises sont à l’origine des deux tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre. De véritables réponses au changement climatique nuiraient à leurs intérêts et à leur pouvoir, remettraient en cause l’idéologie du libre-échange, et menaceraient les structures et les subventions qui les soutiennent.

Nous savons que les multinationales et les gouvernements n’abandonneront pas aisément les profits qu’ils tirent de l’extraction des réserves de charbon, de gaz et de pétrole ou de l’agriculture industrielle globalisée gourmande en énergie fossile. Pour continuer à agir, penser, aimer, prendre soin, créer, produire, contempler, lutter, nous devons donc les y contraindre. Pour nous épanouir en tant que sociétés, individus et citoyen.ne.s nous devons tout.e.s agir pour tout changer. Notre humanité commune et la Terre le demandent.

Nous gardons confiance en notre capacité à stopper les crimes climatiques. Par le passé, des femmes et des hommes déterminé.e.s ont mis fin aux crimes de l’esclavage, du totalitarisme, du colonialisme ou de l’apartheid. Elles et ils ont fait le choix de combattre pour la justice et l’égalité et savaient que personne ne se battrait à leur place. Le changement climatique est un enjeu comparable et nous préparons une insurrection similaire.

Nous travaillons à tout changer. Nous pouvons ouvrir les chemins vers un futur vivable. Notre pouvoir d’agir est souvent plus important que nous ne l’imaginons. A travers le monde, nous luttons contre les véritables moteurs de la crise climatique, défendons les territoires, réduisons les émissions, organisons la résilience, développons l’autonomie alimentaire par l’agro-écologie paysanne, etc.

A l’approche de la conférence de l’ONU sur le climat à Paris-Le Bourget, nous affirmons notre détermination à laisser les énergies fossiles dans le sol. C’est la seule issue.

Concrètement, les gouvernements doivent mettre un terme aux subventions qu’ils versent à l’industrie fossile, et geler leur extraction en renonçant à exploiter 80% de toutes les réserves de combustibles fossiles.

Nous savons que cela implique un changement historique majeur. Nous n’attendrons pas que les Etats agissent. L’esclavage et l’apartheid n’ont pas disparu parce que des Etats ont décidé de les abolir, mais par des mobilisations massives qui ne leur ont pas laissé le choix.

L’issue est incertaine. Nous avons toutefois une occasion unique de renouveler la démocratie, de démanteler le pouvoir hégémonique des multinationales et de transformer radicalement nos modes de production et de consommation. Tourner la page des fossiles est une étape décisive vers la société juste et soutenable dont nous avons besoin.

Nous ne gâcherons pas cette chance, à Paris comme ailleurs, aujourd’hui comme demain.
///html

<B><p style="color: blue; ">Pour signer</p></B> /// http://350.org/climate-crimes-fr/

vendredi 24 octobre 2014

Sale nuit pour le climat : l'UE tourne le dos aux recommandations du GIEC !

La nuit dernière, le Conseil européen a trouvé un accord sur les objectifs en matière d'énergie et de climat que les Etats-membres de l'UE se donnent pour la période 2020-2030.

Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec nous livre son analyse.

9 points rapides
1) Six années de perdues !
2) Repousser les efforts après 2030
3) Maximiser le stock de carbone dans l'atmosphère
4) Les énergies renouvelables abandonnées à leur triste sort
5) Un inefficace objectif d'efficacité énergétique
6) Des contreparties climaticides
7) Non réformé, le marché carbone européen est une entrave à la transition post-fossile
8) Primeur à la compétitivité-coût et à la concurrence
9) « Le mode de vie européen n'est pas négociable »

Sa conclusion
Alors que l'Union européenne devrait s'orienter vers une économie post-fossile et post-fissile, le Conseil européen des 23 et 24 octobre 2014 a bloqué toute transformation d'envergure du système énergétique européen. Ne pouvant plus prétendre à aucun leadership international en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, l'Union européenne rejoint la classe des délinquants du climat, regroupant les pays qui se refusent à entrer de plein pied dans la lutte contre les dérèglements climatiques, privilégiant les intérêts de leurs multinationales de l'énergie plutôt que l'avenir de la planète et des populations.

L'analyse détaillée de Maxime Combes
http://www.centpourcentnaturel.fr/public/EU2030_Analyse.pdf
Visible aussi sur le blog de Maxime Combes.


mercredi 21 novembre 2012

Nous devons laisser deux tiers des énergies fossiles dans le sol


Maximes Combes, économiste, membre de l'Aitec et d'Attac France, a publié une chronique qui exprime clairement qu'il ne faut pas exploiter plus du de 20% des réserves prouvées d'énergie fossile, si l'on veut atteindre l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 2°C.

Voici son argumentation.

Dans son rapport annuel publié le 12 novembre, intitulé World Energy Outlook 2012, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) préconise de laisser dans le sol plus des deux tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles. L'AIE écrit en effet que "notre consommation, d'ici à 2050, ne devra pas représenter plus d'un tiers des réserves prouvées de combustibles fossiles" afin de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement global maximal d'ici la fin du siècle. Rien d'extraordinaire pour autant. Ces résultats sont bien connus.

Dans une étude de 2009, le Potsdam Institute for Climate Impact Research démontrait qu'il ne fallait pas émettre plus de 565 gigatonnes de CO2 ou équivalents CO2 d'ici à 2050 pour avoir quatre chances sur cinq de ne pas dépasser la barre fatidique des 2°C. Or, la combustion de toutes les réserves prouvées de pétrole, charbon et gaz de la planète engendrerait 2 795 gigatonnes de CO2, soit cinq fois plus. Dit autrement, selon ces données, 80 % des réserves d'énergies fossiles actuelles ne doivent pas être extraites et consommées si l'on veut respecter les objectifs de stabilisation du climat fixés par la communauté internationale. Soit la majorité des réserves conjointes de pétrole, de gaz et de charbon.

En reprenant peu ou prou ces données à son compte, l'AIE confirme donc que l'humanité fait face à un trop-plein d'énergies fossiles d'ici 2050 et non à une pénurie. A moins d'être climato-sceptique ou complètement insensé, il y aurait donc aujourd'hui trop de pétrole, de gaz et de charbon. Pour être tout à fait exact, l'AIE suspend cette conclusion à la possibilité "d'un déploiement à grande échelle de la technologie de captage et de stockage du carbone (CSC)". Comme ces techniques sont à ce jour non maîtrisées, peu fiables, et incapables de s'occuper de l'essentiel des émissions de CO2 liées aux transports, au bâti et aux petites unités de production industrielle, etc., il est raisonnable de les écarter, comme le font la majorité des experts du climat.

En poursuivant le raisonnement de l'AIE, il n'y aurait donc aucune raison de poursuivre les explorations et forages pour extraire du pétrole, du gaz ou du charbon toujours plus loin, toujours plus profond. Extrêmement coûteuses et dangereuses, les explorations d'hydrocarbures non conventionnels, comme les gaz et pétrole de schiste, ne sont donc pas compatibles avec les objectifs climatiques. La communauté internationale et les pays membres de l'ONU seraient donc bien avisés de déclarer un moratoire général sur toute nouvelle exploration d'hydrocarbures. Une telle décision libérerait les financements nécessaires à la transition écologique des modèles de production et de consommation. Des politiques de sobriété et d'efficacité énergétiques pourraient voir le jour, et les énergies renouvelables, plutôt que s'additionner aux énergies fossiles et fissiles, pourraient s'y substituer.

Laisser les énergies fossiles dans le sol, voilà qui serait une belle feuille de route pour le débat que veut ouvrir François Hollande sur la transition énergétique. Et l'objectif que devraient porter la France et l'Union européenne lors de la prochaine conférence sur le climat de Doha (Qatar).

Maxime Combes, économiste, membre de l'Aitec et d'Attac France

Chronique publiée sur le site Le Monde.

Mon avis

Une belle feuille de route en effet. Un récent rapport du PNUE estime faisable l'atteinte de l'objectif de la limitation à 2°C. Difficile d'être si optimiste...

samedi 11 février 2012

Deux nouvelles études climat bien pessimistes

Deux enquêtes sur l'évolution climatique des prochaines décennies viennent d'être rendues publiques.
Réalisées pour alimenter le prochain rapport du GIEC, elles se basent sur de puissantes modélisations logicielles et intègrent des données socio-économiques.

Au passage et une fois encore la responsabilité des activités humaines dans le changement climatique est confirmée.

Quatre scénarii sont présentés concernant la possible augmentation de température.
Le plus optimiste, RCP 2,6 indique une stabilité du réchauffement à +2°C en 2100, par rapport à l’ère pré-industrielle, ce qui correspondrait à une stabilisation sur le long terme, d’une température à peine d’un degré supérieure à celle que nous connaissons aujourd’hui.
Le plus pessimiste, RCP 8,5 prévoit un réchauffement de 3,5 à 5°C entre les années 1990-2090. Selon ce scénario, la température pourrait ainsi augmenter12°C entre la fin du XXe siècle et le début du XXIVe siècle.

Même dans le cas du scénario le plus optimiste (RCP 2,6), Stéphane Halegatte, chercheur au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired) alerte : «il faudrait une action mondiale immédiate, extrêmement violente, portant tout à la fois sur la baisse des émissions de combustibles fossiles et sur les occupations de sols». Mais cela ne suffirait pas, «pour limiter le réchauffement à 2°C, il faudrait rapidement diminuer les émissions anthropiques, et atteindre des émissions négatives».

Atteindre des émissions négatives…
Il s'agirait d'utiliser des techniques de géo-ingénierie permettant de prélever directement du CO2 de l’atmosphère !
Le journal de environnement illustre cette éventualité en estimant qu'à moins de rapidement mettre en batterie des millions d’arbres synthétiques ou de déclencher des blooms géants de phytoplancton, plus d’espoir «d’empêcher toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique».

L'homme a emballé la machine climatique (ainsi que les machines environnementales, sociales et économiques) sans en maitriser les commandes. Comment peut-on imaginer que de continuer sur la lancée de la société technocratique actuelle serait la solution ?!


Source : le journal de l'environnement

dimanche 25 décembre 2011

Les irrigants veulent développer le stockage

Face au changement climatique, plutôt que de remettre en cause le modèle agricole dominant et ses méthodes désastreuses pour l'environnement, le lobby de l’irrigation préconise le stockage de l'eau.
Tel sera le thème du prochain salon de l'irrigation début 2012 dans la Vienne:


L'orientation préférable était au contraire la réduction des besoins par l'emploi de variétés peu gourmandes en eau, les techniques agricoles économes en eau, l’enrichissement des sols en humus...
En plus de vendre des tuyaux et des pompes, les irrigants vont mobiliser les engins de travaux public...


lundi 12 décembre 2011

Sommet de Durban, la COP17 succombe dans l'apartheid climatique

Communiqué de la coalition CLIMATE JUSTICE NOW (www.climate-justice-now.org/fr/) dans laquelle sont engagés Attac France, l'Aitec, les Amis de la Terre, la Via Campesina, etc../.

L'antidote est l'Accord des Peuples de Cochabamba

Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l'humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d'apartheid climatique.

« Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. « Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise par ce plan, est une condamnation à mort pour l'Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes vulnérables de l'ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l'apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu'il était acceptable d'en sacrifier les 99 % ».

Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l'Etat plurinational de Bolivie, « il est faux d'affirmer qu'une deuxième période d'engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d'émissions de la part des pays riches. Cela signifie que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu'à ce qu'il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible ».

Les pollueurs de la planète ont bloqué toute réelle action et ont une fois de plus choisi de renflouer les banques et les investisseurs en décidant d'étendre les marchés du carbone pourtant en train de s'effondrer, ce qui comme toutes les activités des marchés financiers de nos jours permettent surtout d'enrichir quelques privilégiés.

« Ce que certains considèrent comme de l'inaction est en fait une démonstration de l'échec, palpable, de notre système économique actuel pour répondre aux crises économiques, sociales et environnementales » selon Janet Redman, de l'Institute for Policy Studies, basé à Washington. « Les banques qui ont provoqué la crise financière sont en train de faire d'importants profits en spéculant sur le futur de notre planète. Le secteur financier, acculé, cherche un moyen de s'en sortir à nouveau en développant de nouveaux produits pour soutenir un système défaillant ».

Bien que l'on parle d'une « feuille de route » proposée par l'Union Européenne, l'échec de Durban montre que c'est un cul-de-sac, une route pour nulle part. Les porte-paroles de Climate Justice Now ! appellent la communauté internationale à se rappeler qu'un véritable plan pour le climat, basé sur les besoins planétaires identifiés par les scientifiques et issu du mandat de mouvements populaires, a vu le jour lors du Sommet des Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en Bolivie en 2010. L'accord des peuples de Cochabamba, porté devant les Nations-Unies, a été supprimé des textes de négociations, alors qu'il proposait un moyen juste et efficace pour avancer, ce qui est terriblement nécessaire.

Mon avis

Le résultat bde la conférence de Durban semble extrêmement loin de ce que nous disent les média...

lundi 28 novembre 2011

Durban, quelles chances de succès ?

Un nouveau sommet sur le climat débute aujourd'hui à Durban en Afrique de Sud.


C'est parti, mais pour aller où ?
Les représentants des pays, d'industries, d'ONG etc... sont réunis au chevet du climat mondial pour tenter d'en contenir la fièvre qui continue de le gagner.

La communauté internationale sera-t-elle capable de décider de mécanismes efficaces et concrets pour contenir à 2° l'augmentation de la température moyenne mondiale, puisque l'on nous dit que c'est là l'objectif raisonnable. Un accord valable a-t-il un chance de voir le jour avant que la première phase du protocole de Kyoto n'arrive à terme en 2012 ?
Soyons clairs sans être pessimistes mais c'est mal parti, entre les États Unis qui n'ont jamais ratifié Kyoto et qui ne semblent pas plus enclins à s'engager et les pays émergents (émergés ?) qui ne veulent pas faire les frais de l'inconséquence passée et présente de l'occident.

Je ne doute pas qu'à terme un accord sera conclu mais quelle en sera la portée ?
L'Europe qui veut se montrer en pointe dans la lutte climatique a-t-elle les moyens de convaincre et d'entrainer le reste du monde ? Je ne suis pas optimiste, surtout dans le contexte économique présent où prime la crise de la dette européenne et américaine, et où la réponse des sociétés capitalistes tient encore et toujours dans les mots rigueur et croissance.
Le spectre que le coût final de ne rien faire (ou pas assez) sera sans commune mesure avec celui d'un plan d'action que l'on déciderait et mettrait en œuvre maintenant, ce spectre poussera-t-il la communauté internationale à agir autrement que sur le court terme, laissant s'accroitre encore la destruction du vivant, les inégalités au détriment des plus pauvres et des réfugiés climatiques ?


vendredi 22 juillet 2011

L'ONU prone une révolution industrielle pour éviter une catastrophe planétaire majeure

Selon un nouveau rapport des Nations Unies publié le 6 juillet, l'humanité a besoin d'une révolution technologique plus importante et plus rapide que la première révolution industrielle pour éviter « une catastrophe planétaire majeure » due au changement climatique et à la dégradation de l'environnement.


« C'est l'expansion rapide de l'utilisation de l'énergie, principalement alimentée par les combustibles fossiles, qui explique pourquoi l'humanité est sur le point de dépasser les limites de la planète en raison du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité », souligne le rapport. « Une transition énergétique mondiale totale est nécessaire de toute urgence afin d'éviter une catastrophe planétaire majeure. »

L'enquête indique que 1.900 milliards de dollars par an seront nécessaires au cours des 40 prochaines années pour investir dans les technologies vertes. Au moins 1.100 milliards de cette somme devront être investis dans les pays en développement pour répondre aux besoins croissants en nourriture et en énergie.

Pour plus d’information

Lire le communiqué sur le site de l'ONU.

Mon avis

Une dramatique spirale infernale qui ne peut qu'aggraver le problème et non le résoudre.
L'ONU veut-il soigner le mal par le mal ?
Ou peut être faire perdurer le système actuel qui s'autodétruit...

mardi 12 juillet 2011

Les liens se resserrent entre changement climatique et météo

Un rapport, à paraître en octobre prochain, devrait enfin lier la survenue d’événements météorologiques extrêmes au changement climatique. Des années durant, les climatologues ont refusé, officiellement du moins, de lier un événement météorologique extrême particulier au réchauffement global. Une situation qui devient de plus en plus intenable.

La plupart des modèles climatiques prévoient un accroissement du nombre de phénomènes météorologiques et climatiques sévères à mesure que la température moyenne globale s’élèvera.

Augmentation du nombre de journées et de nuits chaudes, multiplication des vagues de chaleur et de fortes précipitations, progression de la sécheresse, développement de l’activité cyclonique intense sont autant de phénomènes qui sont annoncés dans de nombreux articles scientifiques et dans le dernier rapport d’évaluation du GIEC.

Mais le futur est déjà à nos portes, car le nombre de ces phénomènes se multiplient. Et leur ampleur s’accroit. Le dernier rapport du réassureur Munich Re montre un doublement, entre 1980 et 2010, du nombre de grandes catastrophes ayant un possible lien avec les changements climatiques: tempêtes, inondations, vague de chaleur, sécheresse, etc.

Pour mettre les choses au clair, les climatologues du monde entier, parmi lesquels ceux du Met Office britannique, du centre américain pour les recherches sur l’atmosphère (NCAR, selon l’acronyme américain) ou de l’administration US pour l’océan et l’atmosphère (NOAA, selon l’acronyme américain) ont joint, en 2009, leur force dans une informelle Attribution of Climate Events (Ace).

L’équipe internationale de scientifiques devrait présenter ses conclusions lors du prochain colloque du PMRC, qui se déroulera fin octobre à Denver.

Pour parvenir à ces très sommaires conclusions (pour le moment, du moins), les limiers de l’Ace ont étudié tous les événements météo d’ampleur de ces dernières années: des inondations qui dévastèrent le Royaume –Uni en 2000 (les pires depuis 1766) à la canicule de 2003, en passant par les tornades qui ont récemment dévasté certaines régions des Etats-Unis et les toutes dernières crues du Mississipi et du Missouri JDLE.

Des phénomènes naturels certes, mais dont les effets ont été largement amplifiés par le changement climatique, estiment les climatologues de l’Ace.

Source : Journal de l'Environnement


vendredi 1 juillet 2011

Norwegian Climate Network: Our Common Suicide

Un spot choc réalisé pour l'ONG Norwegian Climate Network :

Peut-il aider à développer la nécessaire prise de conscience ?

Pour plus d’information

Le site de Norwegian Climate Network http://www.norskklimanettverk.no
Plus compréhensible avec la traduction en ligne Google

samedi 11 juin 2011

Emission humaines de CO2 : 2010 année catastrophique

L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a publié le 30 mai ses dernières estimations d’émission de CO2 imputables à l’utilisation de l’énergie.
En brûlant du charbon et des hydrocarbures, l’Humanité a émis l’an passé 30,6 milliards de tonnes de gaz carbonique, indique l’AIE.
Un chiffre catastrophique.


Selon le Journal de l'environnement, qui titre "Kyoto est mort !" :

En un an, nous avons, collectivement, accru de 5% nos rejets de dioxyde de carbone «énergétique». Ce faisant, nous avons accru de plus de 4 parties par millions (ppm) la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère. Nous sommes donc tout près du bord du gouffre climatique. Nombre de climatologues estiment, en effet, que le système climatique pourrait être gravement perturbé si la concentration de CO2 dans l’atmosphère venait à dépasser les 400 ppm.

Le journal indique que les climatologues ne se font plus guère d’illusion.
Les plus optimistes tablent sur un réchauffement de 3 à 3,5°C entre l’ère pré-industrielle et la fin du XXIe siècle: du jamais vu!
Les plus pessimistes craignent que le mercure du thermomètre mondial ne bondisse au-delà des 4°C.
Annonçant du même coup bien des bouleversements écologiques, sociaux et économiques.

Les négociateurs du climat se retrouveront, la semaine prochaine, à Bonn pour tenter de rédiger l’esquisse d’un accord à signer lors du prochain sommet climatique de Durban, à la fin du mois de novembre.
Il n’est pas sûr, hélas, que ces «pro de la négo» aient pris conscience de l’urgence de la situation.%% Le journal considère cette réunion de Bonn comme une bonne nouvelle...
Pas si sûr.
Sûr du contraire même !

Pour plus d’information

Lisez l'article sur le Journal de l'environnement

mardi 1 février 2011

2010 année climatique extrème

2010 a été l'une des années aux températures les plus élevées. De plus elle a été marquée par un grand nombre de phénomènes climatiques extrêmes.

  • Inondations dramatiques au Pakistan tuant plus de 1500 personnes et forçant plus de 20 millions d’habitants partir.
  • Canicule en Russie ayant entrainé l'augmentation des températures moyennes à Moscou de 7,4°C en juillet. Près de 11 000 décès ont été attribués pendant l’été à la canicule dans la seule capitale russe.
  • inondations et glissements de terrain qui ont tué plus de 1400 personnes en Chine.
  • Pluies importantes enAustralie et Indonésie.
  • Record de chaleur au Canada avec des températures supérieures de 3°C à la normale


Le Groupe Intergouvernemental d’experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat estime que ce genre de phénomènes va s'amplifier au cas du 21ème siècle. Une des causes en serait l’accumulation de gaz à effet de serre liés à la combustion des carburants fossiles.

Plusieurs agences internationales en ont aussi fait le constat ou l'annonce:
- British Met Office et Université d’East Anglia
- Administration Nationale Océanique et Atmosphérique des Etats-Unis et Institut Goddard pour les Etudes Spatiales de la NASA
- Organisation Météorologique Mondiale des Nations Unies

En dehors des conséquences directes de ces catastrophes climatiques, un des impacts importants concerne le prix des matières premières et en particulier des denrées alimentaires. Les prix du blé au niveau mondial ont augmenté de 47% l’an dernier et l’Organisation des Nations Unies pour la Nourriture et l’Agriculture (Food and Agricultural Organization) a déclaré que les prix des céréales pourraient encore augmenter.



Source : Actualités news environnement

mardi 14 décembre 2010

Cancun, un accord...

Les 190 pays parties prenantes à Cancun sont parvenus à un accord !

C'est sans doute un succès en tant que tel que d'être arrivé à un accord.

Mais sera-t-il à même de garantir la limitation du réchauffement climatique à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels ?

Pas si sûr...


Promesse juridiquement contraignante consistant à réunir 100 milliards de dollars d’aide pour les pays pauvres d’ici 2020.

Concrétisation du Redd +, un mécanisme permettant aux pays forestiers, luttant efficacement contre la déforestation, de générer des crédits d’émission, cessibles sur un marché (la déforestation est réputée être à l’origine de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre).

Mise en place du comité de l’adaptation qui sera en charge de la coordination des politiques nationales d’adaptation aux conséquences des changements climatiques. Il devra notamment aider les pays les plus pauvres à accéder à de nouvelles ressources d’eau douce, à renforcer leur système de santé et leur sécurité alimentaire et à protéger les écosystèmes lacustres et marins.

Ces dispositions seront-elle concrètement efficaces ?

« C’est la première fois que les pays se sont mis d’accord sur un ensemble aussi large d’instruments et d’outils qui vont aider les pays en développement en particulier » a déclaré Christiana Figueres, directrice du Secrétariat des Nations Unies sur le changement climatique.

« Cancun pourrait avoir sauvé le processus de discussion mais n’a pas encore sauvé le climat » a déclaré Wendel Trio de Greenpeace.

Le groupe altermondialiste BIZI prend une position toute autre dans un communiqué de ce 14/12 :
« Malgré les belles présentations qui en ont été faites, l’Accord de Cancún ne fait qu'officialiser l'Accord désastreux de Copenhague. L'objectif de définir dés aujourd'hui la suite au protocole de Kyoto pour qu'elle puisse rentrer en vigueur fin 2012, date de péremption de l'actuel protocole) a été abandonné, ce qui est un renoncement majeur au regard des objectifs de la conférence de Bali en 2007. Encore plus enterré pour le moment la perspective d'un Accord plus ambitieux et contraignant que le protocole de Kyoto. Ne parlons même pas de l'objectif des 1,5° porté entre autres par les pays d'Afrique. La France de Nicolas Sarkozy qui s'est refusée à défendre à Cancun l'objectif pourtant minimaliste de 30% de réduction des émissions européennes d’ici à 2020, appuyé par plusieurs pays européens et par le parlement européen, démontre bien là le fossé criminel qui existe entre les belles paroles du Grenelle de l'Environnement et la pratique réelle de ce gouvernement. »

Pour le mouvement Urgence Climatique Justice Sociale :
« Compte-tenu de l’urgence climatique, il n’y a qu’une seule façon d’évaluer un accord : permet-il de réduire drastiquement les émissions de GES ? A la lecture des deux textes issus des négociations de Cancun, la COP-16 n’aura pas été à la hauteur des enjeux – alors que les espérances n'étaient déjà pas très grandes – puisqu'en l'état nous obtiendrions une augmentation de la température de plus de 4°C. Par ailleurs, le seul instrument légalement contraignant actuel, le protocole de Kyoto, est considérablement affaibli. Les sources de financements ne sont pas précisées et le rôle de la Banque Mondiale confirmé. Au final, les grands gagnants sont les Etats-Unis et la Chine, leurs exigences ayant toutes été respectées. Les réalités géopolitiques et économiques l'ont emporté sur le climat. Preuve en est qu’on ne sauvera pas le climat sans changer le système. »

Mon avis

Ce qui pourrait réduire le réchauffement climatique, ce serait une réelle prise de conscience et une transformation mondiale de la société de consommation. Je n'y crois pas, suis-je trop pessimiste ?
Ce qui pourrait intervenir de manière positive, c'est tout simplement la raréfaction des matières premières.
Faute de matière, la consommation diminuera d'elle même ainsi que la pollution concomitante.
Reste que la société capitaliste poussera le système au maximum... quitte à polluer un maximum pour extraire les dernières matières premières...
L'extraction du pétrole dans les sables bitumineux en est une illustration.


Action Greenpeace

mardi 30 novembre 2010

25% de climato-sceptiques en France

Les climato-sceptiques sont des personnes qui remettent en cause ou nuancent fortement l'idée selon laquelle un phénomène de réchauffement climatique serait aujourd'hui à l'œuvre, et dont la cause serait liée aux activités humaines, notamment par l'effet des émissions de CO2.

Le 19 décembre était publié un sondage IFOP "Les Français et le climato-scepticisme", réalisé en exclusivité pour Le Monde, en partenariat avec France Inter, à dix jours du Sommet de Cancun (Mexique) sur le climat.

Il en ressort qu'environ 25% des Français sont climato-sceptiques, et donc doutent de l'impact du comportement humain sur le réchauffement climatique.

74 % des Français qui disent que l'augmentation de la température observée depuis un siècle est "avant tout due aux effets de l'activité humaine".
A titre de comparaison, cette proportion n'est que de 50 % aux Etats-Unis.

91% des plus de 65 ans ont entendu parler des thèses climato-sceptiques, mais seulement 56% chez les plus jeunes.

62 % des gens de gauche considèrent que le réchauffement et ses conséquences sont une menace contre 48 % des interrogés proches de la droite.

Être diplômé ou non n'influe pas.

Mon avis

Des chiffre éloquents.
Les français sont donc globalement convaincus de la responsabilité humaines dans le réchauffement climatique.
En caricaturant un peu, personnes âgées et les gens de droite n'y croient pas !

lundi 29 novembre 2010

Alter Echos : qu’attendre de Cancun ?


Le sommet de Cancun sur le réchauffement climatique s'ouvre aujourd'hui.
Sera-t-il un échec comme le fut Copenhague ?

Il m'a semblé intéressant de vous présenter ici l'association Alter Echos, son projet "Echo des Alternatives" et les éléments qu'ils ont collecté sur le sommet de Cancun.

L’association Alter-Echos

Créée en novembre 2009, elle vise à « agir pour des sociétés plus justes, solidaires et écologiquement soutenables, par la préservation des écosystèmes, l’atténuation des effets du changement climatique, le développement durable et la solidarité internationale ».

A cet effet, Alter-Echos réalise notamment « des études et analyses visant à relayer des expériences et alternatives concrètes ». Ses membres sont tous impliqués en tant que salariés ou bénévoles dans des réseaux associatifs touchant aux domaines de la solidarité internationale, de la justice sociale et/ou de l’écologie.

Le projet Echo des Alternatives

Sur la route de Cancun (Mexique), prochain sommet International sur les dérèglements climatiques (28 nov – 10 déc), Sophie Chapelle et Maxime Combes, engagés dans le projet Echo des Alternatives, iront à la rencontre d’expériences menées par des associations, collectivités, communautés visant à transformer leur vie, leur mode de consommation, leur habitat, leurs relations sociales de proximité. Mêlant le plus souvent les exigences écologiques aux impératifs démocratiques et sociaux, ces initiatives démontrent que les véritables solutions aux dérèglements climatiques sont déjà là, expérimentées et mises en pratique.

Le sommet de Copenhague, malgré l’ultimatum médiatique, n’a pas été à la hauteur des espérances de la société civile et de l’opinion publique. Il y a peu de chances que soit résolu en décembre 2010 à Cancun ce qui n’a pu l’être en 2009. Pourtant, de l’agriculture urbaine aux relocalisations d’activités, du développement d’énergies renouvelables locales aux expériences d’agro-écologie paysanne, des coopératives de production à la préservation des semences, les initiatives intéressantes, mais souvent peu connues, ne manquent pas.

Le projet se déroule en deux temps :

  • De Juin à Décembre 2010, des interviews et reportages multimédias (mêlant textes, sons, vidéos, photos) seront réalisés et valorisés sur différents supports de publications (presse papier, émissions de radios, sites web…).
  • De Janvier à Juin 2011, plusieurs initiatives de restitution seront organisées : débats, projections, livre et supports de diffusion, etc…

Qu’attendre de Cancun ?

Dans le cadre du projet Echo des Alternatives, durant 6 mois, Sophie Chapelle et Maxime Combes ont réalisé des dizaines d’interviews de spécialistes du climat, de militants d’organisations sociales et environnementales, d’intellectuels, d’individus engagés pour des modes de vie plus soutenables. Sans détour, ils nous ont confié leurs attentes vis-à-vis de Cancun, des négociations officielles et des initiatives de la société civile. La vidéo de 8 minutes et l’article qui suivent sont un condensé de quelques-unes de ces réponses.

Pour plus d’information

Lisez l'article sur le site de l’association Alter-Echos.

Mon avis

Des interviews de membres d'organisations sociales et environnementales qui tiennent un discours très juste !
L’association Alter-Echos, ses animateurs et leurs activités, leur démarche me paraissent particulièrement intéressants et motivés !
Une démarche à suivre et encourager.

vendredi 29 octobre 2010

L'Académie des Sciences contredit Claude Allègre

L'Académie des Sciences vient de publier un rapport qui contredit les thèses de Claude Allègre sur le changement climatique.

Le rapport réaffirme que l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère, liée aux activités humaines, est la cause principale du réchauffement climatique.

Le rapport a été remis ce jeudi 28 octobre à la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, qui avait demandé en avril à l'Académie de dresser un état des lieux des connaissances sur cette question, en pleine polémique sur le livre de Claude Allègre intitulé «L'imposture climatique ou la fausse écologie».

Des centaines de climatologues s'étaient indignés des attaques répétées portées contre certains d'entre eux par Claude Allègre, ex-ministre de l'Education, géochimiste et membre de l'Académie des Sciences.

Les conclusions du rapport sont les suivantes

Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003.

Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère.

L’augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l’activité humaine.

Elle constitue une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans en raison du processus d’acidification qu’elle provoque.

• Cette augmentation entraîne des rétroactions du système climatique global, dont la complexité implique le recours aux modèles et aux tests permettant de les valider.

• Les mécanismes pouvant jouer un rôle dans la transmission et l’amplification du forçage solaire et, en particulier, de l’activité solaire ne sont pas encore bien compris. L’activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période.

• Des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages, l’évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan-atmosphère, l’évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone.

• Les projections de l’évolution climatique sur 30 à 50 ans sont peu affectées par les incertitudes sur la modélisation des processus à évolution lente. Ces projections sont particulièrement utiles pour répondre aux préoccupations sociétales actuelles, aggravées par l’accroissement prévisible des populations.

• L’évolution du climat ne peut être analysée que par de longues séries de données, à grande échelle, homogènes et continues. Les grands programmes d’observations internationaux, terrestres et spatiaux, doivent être maintenus et développés, et leurs résultats mis à la libre disposition de la communauté scientifique internationale.

• Le caractère interdisciplinaire des problèmes rencontrés impose d’impliquer davantage encore les diverses communautés scientifiques pour poursuivre les avancées déjà réalisées dans le domaine de la climatologie et pour ouvrir de nouvelles pistes aux recherches futures.

Sources :
Libération
Le Monde.
Le rapport de l'Académie des Sciences.

Mon avis

Il était temps qu'une telle position claire soit affirmée.
Claude Allègre, membre de l'Académie des sciences a voté ce rapport !
Il est vraiment inqualifiable !

jeudi 7 octobre 2010

Des progrès dans la conférence climatique de Tianjin ?

Selon le journal de l'environnement, la conférence climatique qui se tient actuellement à Tianjin en Chine depuis le 4 octobre verrait quelque progrès significatifs...

Il s'agit de la dernière consultation collective des 194 parties signataires avant la conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Cancun, prévue à la fin de l'année.
C'est aussi pour la première fois que la Chine organise les négociations sur le changement climatique dans le cadre des Nations Unies.

Il semble donc que cette conférence ne se passe pas trop mal.
Certains pays qui voulaient renégocier des points déjà acquis lors de la conférence de Copenhague de décembre dernier seraient rentrés dans le rang et ont accepté de travailler ensemble, et en priorité, sur la vision commune, l’adaptation aux conséquences du changement climatique, la réduction des émissions et les problèmes de financement et de transfert de technologies. »

L'objectif est de rédiger, d’ici samedi, un texte servant de base à un accord international qui pourrait être conclu à Cancun.

Mon avis

J'essaie d'être optimiste, espérant que ce qui en sortira permettra d'obtenir rapidement des résultats concrets sur les pratiques de l'ensemble des états, en tout cas de ceux qui polluent le plus. Cela inclue bien sûr la Chine qui semble ne jamais vouloir accepter de limite contraignante d’émission de Gaz à Effet de Serre, alors que le dérèglement climatique est imputable au développement des pays occidentaux.
Imputable au développement des pays occidentaux, oui, jusqu'à présent... Mais maintenant la Chine occupe une place prépondérante !
Optimiste, oui, mais il faut raison garder... Le salut mondial ne passera pas par des mesurettes. Une profonde transformation de nos valeurs et de notre société seront nécessaires. Peut-on espérer sortir du capitalisme ?

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