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lundi 1 octobre 2018

Isabelle Saporta : "En 40 ans, la mortalité de nos abeilles a doublé"

Hé oui martelons, insistons, répétons-le encore et encore et c en'est pas nouveau : les abeilles meurent !
Et que fait-on ? Si peu. En tout cas pour notre gouvernement pas question de légiférer pour interdire le glyphosate qui, en plus de ses autres méfaits", porte une responsabilité sur le déclein des abeilles !

C'est Comme ça, par Isabelle Saporta sur RTL le 1er octobre 2018

Mi-rassemblement, mi-éloge funèbre. Il faut dire, qu'il y a de quoi pleurer quand on écoute Sven, un grand gaillard, les larmes aux yeux, pointant du doigt ses ruches, et nous interpellant : "Ce que vous voyez là, c'est un cimetière, ce sont des tombes".

En Bretagne, Marie, José, et tous ces apiculteurs ont perdu entre 65 et 80% de leurs abeilles. Et si l'hécatombe n'était qu’en Bretagne ! Toute l’Europe est touchée. Il manquerait 13 millions de colonies sur le vieux continent.

Autant dire que si on ne veut pas finir comme les Chinois du Sichuan, accrochés aux branches, pour essayer de polliniser nos arbres avec un filtre à cigarette ou une pointe d'effaceur, tout ça pour un résultat bien moins bon que nos vaillantes abeilles, va falloir passer le turbo, parce qu’en 40 ans, la mortalité des abeilles a doublé.

Le glyphosate y serait pour quelque chose...
Et il y a aussi cette récente étude de l'université du Texas. Le glyphosate, l'herbicide le plus utilisé dans le monde et en France, serait également impliqué dans la mortalité des abeilles. Ce produit pour l’interdiction duquel on n'a pas besoin d'un amendement, parce que juré, craché, dans trois ans, on arrête tout.

Ben oui, ça y est. Les scientifiques sont formels, le glyphosate s'attaque à la flore intestinale des abeilles, ce qui les rend vulnérables aux infections. Et si, par hasard, le glyphosate, c'était pas terrible pour nous non plus ? Un biologiste de l'université du Sussex en Angleterre est super inquiet. Eh oui, les pesticides s'attaquent aussi aux bonnes bactéries présentes dans nos intestins à nous.

Du coup, ce matin, je ne suis pas hyper détendue, et j'ai bien envie de lancer un appel au secours à notre champion de la terre, Mister Président ! Œuvrons ensemble pour nos petites fleurs et notre flore intestinale. Bataillons pour notre miel. Et sauvons les abeilles ! Fissa ! Merci. C'est comme ça.

Source : RTL

mercredi 31 octobre 2012

Kokopelli rectifie : l'association n'a pas été condamnée

J'ai relayé ici une pétition de soutien à l'association Kokopelli. L'association nous ayant communiqué les informations suivantes, j'ai retiré mon article.

Extrait de la newsletter du mois d'octobre de Kokopelli


ATTENTION : Les pétitions de soutien à Kokopelli, qui circulent sur internet, ne sont pas de notre initiative et leurs attendus sont erronés. Nous remercions toutes celles et ceux qui les ont signées. Pour le moment, le meilleur moyen de nous soutenir est de prendre ou de renouveler votre adhésion !

Nous lisons un peu partout que la Cour aurait condamné Kokopelli à payer 100.000 € de dommages-intérêts, ou qu’elle lui aurait fait interdiction de commercialiser ses semences. Ce sont des interprétations erronées de nos précédents communiqués ou des extrapolations hâtives du contenu de la décision : la Cour ne s’est pas prononcée sur le litige particulier entre Kokopelli et Baumaux. Elle n’a fait que refuser d’invalider certains aspects de la législation européenne sur le commerce des semences. Le dossier repart maintenant vers la Cour d’Appel de Nancy et il sera plaidé dans le courant du mois de mars 2013.

C’est devant cette juridiction, nationale, que Baumaux réclame 100.000 € de dommages intérêts et la cessation de nos activités, sur le fondement de la concurrence déloyale.

Nous allons devoir réorienter notre défense, mais le combat continue. Merci de votre soutien pour cette nouvelle étape.

Pour plus d’information

http://www.kokopelli-semences.fr/

mardi 10 janvier 2012

NON à une démoustication des espaces naturels en Camargue

L'association Nacicca milite contre la démoustication des espaces naturels camarguais et s'adresse aux élus locaux.


La Camargue est la dernière véritable portion sauvage de côte méditerranéenne française. Elle concentre une biodiversité exceptionnelle reconnue internationalement. Ce patrimoine naturel extraordinaire est aujourd’hui très sérieusement menacé par une campagne de démoustication « de confort » par épandage d’un agent biocide (le Bti, Bacillus thuringiensis israelensis) sur des espaces naturels du conservatoire du littoral dédiés à la protection de la biodiversité : They de Roustan, Domaine de la Palissade et de la Bélugue.

L’impact négatif de cette démoustication sur la biodiversité (libellules, araignées, hirondelles, passereaux des roselières) est scientifiquement démontré. En détruisant un maillon de base de la chaîne alimentaire, c’est tout l’écosystème qui est bouleversé. De plus, les interventions répétées de l’EID provoquent un dérangement incompatible avec la reproduction des oiseaux d’eau.

Alors qu’une majorité des camarguais interrogés se dit défavorable à la démoustication sur les espaces naturels, il est à craindre que cette mesure de confort transforme radicalement l’identité même de ce territoire qui a jusqu’alors su concilier de façon exemplaire activités humaines et respect de la nature.

Au vu des résultats scientifiques et de l’engagement de la France à enrayer l’érosion de la biodiversité, nous, signataires de cette pétition, demandons au maire d’Arles, président du Parc Naturel Régional de Camargue, au président du conseil général des Bouches du Rhône et au président du conseil régional de Provence Alpes Côte d’Azur :

1) de renoncer à la démoustication des espaces naturels de Camargue (They de Roustan, Domaine de la Palissade, Domaine de la Bélugue),

2) d’expérimenter des alternatives à l’épandage de Bti, en concentrant l’action préventive sur les zones urbaines (élimination des gîtes domestiques pouvant favoriser la ponte, pièges à carbone, à propane ou à néon, appui à l’installation de moustiquaires individuelles).

Pour agir et signer la pétition

http://www.nacicca.org/spip.php?article11

Pour plus d’information

Consultez le site de l'association Nacicca


Démoustication par avion...

mardi 13 décembre 2011

Semences : la loi sur les certificats d'obtention végétale est publiée

Après avoir été adoptée le 28 novembre par l'Assemblée Nationale, la loi sur les certificats d'obtention végétale a été publiée le 10 décembre au Journal officiel. Cette loi a pour but d'interdire aux agriculteurs de ressemer librement leur propre récolte. Seules pourront être ressemées 21 espèces en échange du paiement d’une « Contribution Volontaire Obligatoire » (CVO) à l’obtenteur qui a sélectionné la variété.
Cette pratique est interdite pour toutes les autres espèces.


Une loi dénoncée par la Confédération paysanne, qui appelle à des actions de désobéissance civile. La Confédération considère que cette loi "remet en cause l'influence de l'industrie semencière qui utilise le patrimoine végétal sans n'avoir rien reversé aux paysans et qui exige aujourd'hui des royalties auprès des agriculteurs qui les utilisent. … Elle en outre à la précarisation de l'activité agricole dans une période de crise et de fragilité économique en sacrifiant les paysans et notamment les éleveurs dont les revenus sont les plus bas, au profit de l'agro-industrie".

Pour plus d’information

Lire le texte de la loi : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024940172

mardi 29 novembre 2011

La fin des semences paysannes

Les députés ont adopté le 28 novembre un projet de loi voté par le Sénat en juin qui sonne le glas les semences paysannes.
Cette proposition de loi a en effet pour but d'interdire aux agriculteurs de ressemer librement leur propre récolte.


Seules pourront être ressemées 21 espèces en échange du paiement d’une « Contribution Volontaire Obligatoire » (CVO) à l’obtenteur qui a sélectionné la variété. Cette pratique serait interdite pour toutes les autres espèces.

L'argument avancé pour justifier ce projet est que la CVO n’aurait d’autre but que de « relancer la recherche agricole en France » et « lui en donner les moyens » par le paiement de droits sur les semences protégées. C’est en tout cas l’argument avancé par le sénateur UMP Christian Demuynck au Sénat, le 29 juin dernier.

La sénatrice écologiste Marie-Christine Blandin estime, elle, que la recherche qui s’annonce, au vu des variétés de plantes déjà autorisées, ressemble davantage à du clonage qu’à une défense de la biodiversité.

Le radical de gauche Yvon Collin dénonce une recherche qui « se dirige vers le verrouillage des semences par la sélection de variétés hybrides (non reproductibles, ndlr) ou modifiées ». Et questionne : « Va-t-on assister au contrôle de la totalité des semences et de la nourriture par une poignée de multinationales ? ».

La Confédération paysanne appelle tous les paysans à refuser le paiement de cette taxe et tous les candidats aux prochaines élections à s'engager à abroger cette loi scandaleuse.

Pour plus d’information

http://www.bastamag.net/article1954.html
http://www.semencespaysannes.org/
http://www.confederationpaysanne.fr/gouvernem-fait-voter-nouvelle-taxe-contre-pay_840-actu_1925.php
http://www.semonslabiodiversite.com/

Mon avis

Une telle loi rend les paysans complètement captifs des multinationales semencières qui disposeraient là d'un autre outil d'accaparement des semences, en complément de la brevetabilité. Un pas de plus inacceptable vers la l'appropriation du vivant par l'industrie.

samedi 10 septembre 2011

Faut-il lutter contre les espèces invasives ?

Qu'elles soient animales ou végétales, certaines espèces peuvent être introduites, volontairement ou non, dans un écosystème dont elles sont initialement absentes. Dans certains cas, ces espèces y trouvent un environnement tellement favorable qu'elles s'y développent fortement.
Cela peut s'avérer tout à fait positif si elles rendent y service utile à l'écosystème hôte et si elles ne portent pas préjudice à la faune et la flore locales.
Ce n'est cependant pas toujours le cas. L'exemple bien connu est celui de l'écureuil gris d'Amérique du nord, qui a quasiment éliminé son cousin l'écureuil roux en Grande Bretagne.


Écureuil gris d'Amérique du nord

Pour les végétaux, un exemple caractéristique est celui de la renouée du Japon qui colonise nos zones humides.


Renouée du Japon

L'introduction dans un milieu d'espèces nouvelles peut s'effectuer de plusieurs manières.
Involontairement par le jeu des transports qui se multiplient, surtout à l'échelle internationale. Le frelon asiatique aurait débarqué chez nous dans une cargaison de bois (ou de poteries ?) venant de Chine.
Les cales d'avions et de bateau et même les semelles profilées des randonneurs peuvent renfermer des passagers clandestins !


Involontaire est aussi en partie la dissémination dans le milieu naturel d'espèces introduites dans les jardins pour les végétaux, ou comme animaux de compagnie pour le règne animal.
L'introduction peut aussi résulter d'un acte volontaire et n'est pas nécessairement dans ce cas malintentionné.

Face à cette migration des espèces sans précédent dans l'histoire de la terre, certains pays, organisations internationales, nationales ou collectivités ont mis en place des mesures préventives. En 1992, la conférence de l'ONU à Rio de Janeiro sur l'environnement et le développement donnait naissance à la convention sur la diversité biologique dont l'article 8(h) engage les états signataires à "empêcher d'introduire, contrôler ou éradiquer les espèces exotiques qui menacent des écosystèmes, des habitats ou des espèces".

Ainsi, dans certains cas ce sont des actions correctives qui sont mises en œuvre. Je participais à une telle opération d'arrachage de renouée du Japon dans le cadre d'un chantier nature à Breuillet.


Lutte contre la renouée du japon à Breuillet

Il peut sembler effectivement logique de lutter ainsi contre les envahisseurs. Tout le monde n'est pas de cet avis.

Robert Barbault est écologue et dirige le département Ecologie et Gestion de la biodiversité au Muséum national d'histoire naturelle de Paris. Dans des entretiens avec la journaliste Marie-Sophie Bazin (publiés par Terre Sauvage et Nature & Découvertes), il expose les arguments qui le poussent au laisser tranquille les invasives.
C'est pour lui une question complexe et délicate qui touche à l'éthique et à la philosophie.

Une première chose est de faire la distinction entre espèces autochtones et invasives. Par le passé de multiples espèces ont colonisé notre territoire et ont depuis été "nationalisées". C'est le cas par exemple de la carpe, venue de Chine, ou de la tourterelle turque. Deux exemples de bonnes intégrations. Aurait-il fallu les combattre ?

Robert Barbault est hostile à la destruction des espèces invasives, sur la base du simple fait d'être "étrangères", ce qu'il ne peut s'empêcher de rapprocher de certains discours politiques... Il considère aussi que le problème est pris à l'envers car, si les espèces dites "exogènes" prolifèrent au détriment des autochtones, c'est souvent qu'elles s'adaptent mieux à des écosystèmes dégradés et pollués, par les nitrates notamment. Au Canada par exemple, certaines espèces locales, remplacées par des invasives étaient de toutes façon condamnées à disparaître, n'arrivant pas à reprendre le dessus.
Dans certains cas on pourrait décider d'éradiquer une espèce invasive qui rempli un rôle utile dans l'écosystème, comme c'est le cas de la crépidule, petit mollusque originaire des États Unis, qui a colonisé les cotes françaises de la Manche et de l'Atlantique, apporté par la coque des navires lors du débarquement américain lors de la dernière guerre mondiale. Il a été constaté qu'il joue maintenant un rôle dans l'écosystème de recyclage des sédiments. Or son élimination avait été envisagée...

Robert Barbault estime que plutôt que de s'armer de fusils face aux "envahisseurs", il vaut mieux investir dans le maintien d'écosystèmes diversifiés et résilients, capables de se restaurer eux mêmes après perturbation.

Mon avis

Robert Barbault invite à une remise en cause complète de nos modes de fonctionnement, y compris de nos réponses écologiques inadaptées que nous invite la prise en compte de la biodiversité. Indispensable en notre époque de changements climatiques.

Pour plus d’information

Lire le recueil des entretiens entre Robert Barbault et Marie-Sophie Bazin : Biodiversité notre avenir est dans les choux ! (publié par Terre Sauvage et Nature & Découvertes).


dimanche 10 juillet 2011

Cameroun: Un projet de palmeraie menace la forêt tropicale et ses habitants.

Une forêt tropicale riche en espèces animales et végétales doit être abattue au sud-ouest du Cameroun pour laisser place aux plantations de palmiers à huile. La forêt et les terres cultivées qui s'y trouvent fournissent la base alimentaire de la population de la région, à savoir 45.000 personnes réparties sur 38 villages. Les agriculteurs perdraient à jamais leur terre ancestrale au profit des exploitants des plantations. En compensation, les spéculateurs annoncent la création d'emplois qui, en pratique, seraient dans le meilleur des cas rares, incertains et mal rémunérés.


Huile de palme: les spéculateurs dévastent la forêt tropicale

Participez à la campagne de protestation de "Sauvons la forêt" en signant la pétition adressée au Ministre de l'Environnement et au Ministre des Forêts du Cameroun. Les signatures seront remises prochainement à l'ambassade du Cameroun à Paris.

À: M.Pierre Hélé, Ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature de la République du Cameroun

M. Elvis Ngolle Ngolle, Ministre des Forêts et de la Faune de la République du Cameroun

c/o Ambassade du Cameroun en France 73, Rue d’Auteuil, 75116 Paris Tél : +33 -1- 47 43 98 33, Fax : +33 -1- 46 51 54 52 __

Monsieur le ministre,

Je me réjouis du lancement le 22 juin dernier du Plan d’action régional pour la conservation du chimpanzé du Nigeria-Cameroun (Pan troglodytes ellioti) ainsi que de votre volonté de créer des nouvelles zones protégées et parcs nationaux au Cameroun.

Dans le même temps, je suis extrêmement préoccupé de voir les sociétés Herakles Farms (HF) et Sithe Global Sustainable Oils (SGSOC) aspirer à cultiver le palmier à huile dans votre pays. Les 72.000 hectares prévus pour la monoculture de palmiers à huile nécessiteront la perte d'une forêt tropicale riche en espèces et des cultures des communautés locales.

Je peux difficilement concevoir que des études d'impacts avalisent un tel projet en ce qui concerne la protection de l'environnement. La forêt tropicale est l'habitat de nombreuses espèces animales et végétales, dont certaines menacées comme les primates et plus particulièrement le chimpanzé du Nigeria-Cameroun. Le corridor biologique entre le Parc national de Korup et la réserve forestière de Rumpi Hills serait détruit par les plantations.

Je ne crois pas non plus que les populations locales tireront avantage des monocultures industrielles de palmier à huile. Le défrichement de la forêt tropicale et des champs cultivés aboutiront à l'anéantissement des moyens de subsistances des habitants. Ces derniers perdront leurs terres ancestrales et les droits inhérents au profit des exploitants des plantations. Il n'existe aucune raison logique à ce que la population renonce à une terre lui procurant sa base alimentaire pour des spéculateurs américains.

Les chiffres avancés par les sociétés sur la création d'emploi semblent très optimistes, pour ne pas dire exagérés. En général, les plantations génèrent des emplois à durée limitée et mal rémunérés. Une telle situation conduirait inévitablement à une dépendance fatale des habitants envers les exploitants.

Enfin, les plantations industrielles de palmiers à huile menacent des projets de développement et de protection de la forêt tropicale en cours depuis plusieurs années, à l'image du Parc national de Korup.

Par conséquent je vous appelle à rejeter le projet de plantations de palmiers à huile porté par les sociétés Herakles Farms et Sithe Global Sustainable Oils.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.


Pour signer la pétition

Allez sur le site de "Sauvons la forêt"

samedi 16 avril 2011

IKEA définitivement condamnée à Fos sur mer

La société suédoise Ikea a construit une plate-forme logistique à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)sur les terrains du Grand Port Maritime de Marseille en 2008.


Dès octobre 2007, l’assocation Nacicca avait relevé les graves atteintes que le projet allait porter à l’environnement, malgré un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature.

Je vous en avais parlé, ici et ici.

Le 3 juin 2010, le tribunal correctionnel d’Aix en Provence avait condamné IKEA à 30 000 € d’amende pour destruction d’espèces animales et végétales protégées et 5700 € pour les parties civiles.. Voir ici.

Après avoir fait rapidement appel de cette décision et s’en être offusquée ouvertement dans la presse, IKEA souhaitait se battre jusqu’au bout pour prouver sa bonne foi dans ce dossier, ouvert depuis 2007. En se désistant au dernier moment de son appel dans l’affaire de la plate-forme logistique de Fos sur mer (audience prévue le 22 mars), IKEA vient de reconnaître implicitement et de façon définitive sa condamnation établie en première instance.

Les associations communiquent :

Même si NACICCA et l'URVN se félicitent de la clôture définitive de cette affaire qui confirme que la « cause » de la nature a été entendue par la justice, nous regrettons que le site naturel exceptionnel de la Feuillane ait été détruit de façon irrémédiable avec l’appui et le soutien financier de tous les services de l’Etat et des collectivités territoriales. Cet épisode a permis également de mettre en lumière les pratiques peu scrupuleuses du Grand Port Maritime de Marseille dans sa gestion du foncier en omettant de communiquer à IKEA les données sur la valeur environnementale des terrains. La condamnation d’une multinationale qui se targue à longueur d’année de son éthique environnementale est un revers cuisant qui nous l’espérons, servira d’exemple à tous les aménageurs qui pensent que la destruction de la nature est possible, pour reprendre l’expression du procureur d’Aix en Provence, moyennant un simple coup de tampon sur un document administratif.

Source : communiqué des associations NACICCA et URVN


mercredi 20 octobre 2010

CDB, Convention de la Diversité Biologique à Nagoya

La dixième Conférences des Parties à la Convention de la diversité biologique (CDB) a débuté le 18 octobre à Nagoya (Japon). Les négociations sont censées conduire à un accord sur de nouveaux objectifs pour stopper la perte de biodiversité d'ici 2020 et dégager les moyens nécessaires pour y parvenir. Cette convention est organisée par l'ONU qui avait décrété 2010 année internationale de la biodiversité, pour enrayer la perte de biodiversité.


L’édition 2010 du Rapport Planète Vivante, que le WWF vient de publier, montre que les ressources naturelles de la planète ont chuté de 30% au plan global et de 60% dans les Tropiques depuis les années 1970. Dans le même temps la demande des humains en ressources naturelles monte en flèche et dépasse de 50 % ce que notre planète peut soutenir.

L'enjeu est clairement posé, sur le pan éthique mais aussi économique par le parlement européen qui indique que plusieurs études estiment que l’impact de la perte de biodiversité sur la prospérité, qui se chiffre actuellement à quelque 50 milliards d'euros par an, passera à 14 000 milliards d'euros, soit 7 % du PIB annuel estimé, en 2050.

Grand absent de la conférence, les États-Unis qui n’avaient pas signé la convention sur la diversité biologique en 1992...

Mon avis

L'ONU voulait enrayer la perte de biodiversité en 2010.
Avec la CDB l'objectif est maintenant fixé à 2020.
Les organes officiels semble aimer les chiffres ronds. En effet, la commission de l'environnement du parlement européen a lui aussi fixé à 2010 l'objectif d'arrêt de la perte de biodiversité. De dizaine d'année en dizaine d'année, pendant ce temps les espèces végétales et animales disparaissent à grande vitesse !

Pour plus d’information

Consulter le site de la CDB.
Lire le communiqué du parlement européen.
Voir la position du WWF.


Le Grenelle et l'année de la biodiversité, vous y croyiez , vous ?
Et 2020, peut-on raisonnablement y croire ?

jeudi 2 septembre 2010

Moscou veut détruire une banque de semences unique

Ils étaient douze. Douze botanistes et généticiens russes à s’être laissé mourir de faim pour sauver leur bien le plus précieux : la banque de semences de Pavlovsk. C’était en 1942, la région de Leningrad (redevenue Saint-Pétersbourg) était alors cernée par l’armée allemande. Mais aucun des gardiens de Pavlovsk ne voulut manger leur trésor. Ce trésor, ce sont les collections de graines et de semences de l’ancien Institut pansoviétique de culture des plantes.

Créé en 1926 par le généticien russe Nicolaï Vavilov, il abrite aujourd’hui les graines et semences de 322.000 espèces végétales, dont 43.000 légumes et 5.000 baies. Selon les bons connaisseurs, 90 % des collections de cette « banque » ne se trouvent dans aucun autre établissement comparable. Hélas, l’institut Vavilov de recherche agronomique a le grave inconvénient d’être installé à Pavlovsk. Situé à quelques kilomètres de Saint-Pétersbourg, ce village où Pierre Ier s’est fait construire un merveilleux palais, est devenu une banlieue chic, où il fait bon avoir sa maison ou sa datcha.


L'Institut Vavilov

Le 25 décembre dernier, le ministère russe du développement économique a ordonné la destruction de l’institut pour laisser la place à des lotissements. Magnanime, le gouvernement a laissé trois mois à l’institution pour trouver un asile pour ses collections. Trois mois, alors que trois ans ne suffiraient pas à organiser pareil déménagement. Alors que la justice de Saint-Pétersbourg doit définitivement statuer, cette semaine, sur le sort de l’institut Vavilov, quelques associations se mobilisent.

Le Global Crop Diversity Trust américain a lancé une pétition pour sensibiliser le Premier ministre russe au sort d’une institution unique au monde. Une institution dont les collections pourront se révéler bien utiles en cas de changement climatique ou de grave attaque de ravageurs.
L'association Cyber'acteurs nous propose de nous associer à cette pétition.

Pour participer

http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=153

Le texte de la pétition :


Au Président de Fédération de Russie aux bons soins de son ambassadeur à Paris

Votre Excellence

Je tiens à vous solliciter pour l’institut Vavilov de recherche agronomique . Le gouvernement a laissé trois mois à l’institution pour trouver un asile pour ses collections de semences alors que trois ans ne suffiraient pas à organiser pareil déménagement.

Je vous invite à tout faire pour sauver une institution dont les collections pourront se révéler bien utiles en cas de changement climatique ou de grave attaque de ravageurs.

Espérant une réponse rapide de votre part et pour l’ensemble des défenseurs de la biodiversité, nous vous prions d’agréer l’expression de nos sentiments distingués


Mon avis

Un combat important pour la biodiversité.


jeudi 22 juillet 2010

La biodiversité... ça se cultive aussi !

Agir pour l'Environnement lance sa nouvelle campagne :

Pourquoi cette campagne ?

Pendant des millénaires, ce sont les paysans qui ont développé et conservé toute la biodiversité cultivée. Au siècle dernier apparut la profession de semencier, qui a concentré et spécialisé la production et la sélection des variétés agricoles : il est plus rentable de commercialiser en grande quantité une variété « standard », que le paysan doit racheter chaque année, qu’en petites quantités un grand nombre de variétés locales, que le paysan peut réutiliser et adapter à son territoire et à son climat. Avec la disparition des semences paysannes, la biodiversité cultivée est en danger.

Sauvegarder et augmenter la diversité des semences et plants agricoles a non seulement un impact direct sur la biodiversité cultivée nécessaire à une alimentation saine et diversifiée, et à sa reproduction dans des climats de plus en plus changeants, mais également un impact indirect important sur la biodiversité sauvage, car l’agriculture occupe 54 % de notre territoire. Toute uniformisation des cultures conduit à un appauvrissement de la faune, de la flore et des micro-organismes associés.

Or, la biodiversité cultivée se réduit de plus en plus sous l’effet de :

  • l’uniformisation des pratiques agricoles intensives et chimiques, qui s’appuient sur l’utilisation de variétés standardisées peu nombreuses,
  • la réglementation sur les semences et plants, qui limite fortement la diversité à la disposition des paysans,
  • la pression des semenciers industriels, qui tentent d’interdire ou de taxer l’utilisation des semences de ferme, d’interdire les échanges de semences entre agriculteurs et la commercialisation des semences à usage amateur – alors que les textes internationaux les recommandent,
  • le manque de moyens des organismes de recherche publique, qui tendent à conserver les vieilles variétés « dans des frigos » sans les cultiver, ce qui ne leur permet pas de co-évoluer avec leur milieu, et le manque de volonté politique pour appuyer leur conservation et leur renouvellement en cultures vivantes dans les fermes.

En cette année mondiale de la biodiversité, n’oublions pas le rôle essentiel des paysans et des jardiniers amateurs dans la conservation et le renouvellement de la biodiversité des espaces cultivés et naturels.
Enfin, le choix de variétés paysannes localement adaptées permet de mettre en œuvre des techniques agricoles économes en intrants et en eau, voire de se passer entièrement d’engrais chimiques et de pesticides de synthèse : il est donc le point de départ d’autres pratiques agricoles, respectueuses de la vie et des milieux naturels.

En renvoyant les cartes pétitions de la campagne, les citoyens pourront relayer et amplifier les demandes suivantes :

1) Auprès du gouvernement (ministère en charge de l’agriculture) et des parlementaires (présidents des groupes politiques à l’Assemblée nationale) :
• Mettre en œuvre dans le droit français le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA), en particulier ses articles 5, 6 et 9 concernant le droit de ressemer et d’échanger les semences produites à la ferme, le partage équitable des avantages, la protection des savoirs traditionnels et la participation des paysans aux décisions sur la biodiversité.

  • Intégrer dans les textes de loi le principe selon lequel les droits collectifs des agriculteurs d’user de leurs semences doivent primer sur les droits de propriété industrielle des « obtenteurs » (semenciers).
  • Refuser tout brevet sur les gènes et les organismes vivants.
  • Adapter les règles d’évaluation des pesticides de façon à prendre en compte leur toxicité tout en facilitant l’homologation des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP, comme par exemple le purin d’ortie ou les huiles essentielles).
  • Interdire les pesticides les plus rémanents et les traitements chimiques des semences avec des néonicotinoïdes (Cruiser, Proteus…), particulièrement nocifs aux abeilles et autres pollinisateurs.

2) Auprès des collectivités territoriales :

  • Adopter une délibération relayant auprès du gouvernement la demande de mise en œuvre du TIRPAA (http://j.mp/9dMJWf).
  • Assortir leur programme d’introduction des produits de l’agriculture biologique dans les cantines (prévu par la « loi Grenelle ») d’un programme parallèle de développement d’une agriculture biologique locale et de saison : un euro investi dans l’achat de produits bio doit donner lieu à un euro consacré à l’installation, la sensibilisation et l’accompagnement des agriculteurs vers les pratiques bio, adaptées au milieu et destinées d’abord au marché local.

Les partenaires de la campagne



Pour plus d’information

Consultez le site d'Agir pour l'Environnement.
Téléchargez le quatre pages de campagne.
Téléchargez les cartes postales.

lundi 12 juillet 2010

Les Blés Paysans au jardin des Plantes à Paris

Le muséum d'histoire naturelle, en collaboration avec le Réseau Semences Paysannes, présente dans les allées centrales du jardin des plantes, une exposition vivante sur l'histoire des blés et de leur sélection.

Dates : Jusqu'au 15 août 2010
Lieu : Jardin des Plantes - Carré des rosiers
Horaires : accès libre et gratuit de 7 h 30 à 19 h 45


Sait-on que depuis 10 000 ans, l'Homme a domestiqué et sélectionné des centaines de variétés de blés adaptés aux terroirs qu'il a cultivés ?
Le Jardin des Plantes présente une courte histoire de cette céréale indispensable et son extraordinaire diversité. Soixante-dix variétés anciennes et modernes de blés ont été semées. Du blé poulard et de l'épeautre, espèces voisines du blé utilisé pour faire le pain, à la variété améliorée Apache (1998), en passant par les « blés de pays » hérités du XIXe siècle ou le Bon Fermier (1905), leurs différences de taille, de couleur, de formes d'épis éclatent. Ils sont accompagnés de 40 espèces de plantes des moissons (coquelicot, bleuets, chrysanthèmes...).

Parcours présenté en partenariat avec le Réseau Semences Paysannes.
Il est passionnant, voir, sentir, écouter les différences entre blés modernes hyper-sélectionnés pour l'agriculture industrielle et blés de pays.
L'exposition est commentée sous forme de panneaux (réalisée par Elise Demeulenaere de la Fondation Sciences Citoyennes).
Une chouette de idée de promenade, et renouvelable régulièrement d'ici au 15 août pour voir l'évolution des blés dans le temps...

Pour plus d’information

Voir le communiqué du Réseau Semences Paysannes.
Consulter le site : http://www.jardindesplantes.net/parcours-biodiversite-bles

samedi 19 juin 2010

APIdays, Fête des partenaires "Abeille, sentinelle de l'environnement"

VENDREDI 18 et SAMEDI 19 JUIN 2010
APIdays, Journées Nationales de l’Abeille, sentinelle de l’environnement.

Dans plus d’une trentaine de villes, en France, où sont installés des ruchers « Abeille, Sentinelle de l'Environnement », partenaires et apiculteurs proposeront gratuitement une fête dédiée à la sauvegarde de l’abeille, des pollinisateurs sauvages et de la Biodiversité. Ce projet vient de recevoir le label « Année internationale de la biodiversité 2010 » du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.

Consultez le programme détaillé dans votre ville en cliquant sur la carte ci-dessous.
Pensez à zoomer afin de bien distinguer les différents programmes qui sont parfois proches les uns des autres.

vendredi 11 juin 2010

IKEA condamné à Fos sur Mer

La société suédoise Ikea a construit une plate-forme logistique à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)sur les terrains du Grand Port Maritime de Marseille en 2008.


Travaux en cours fin 2008. Photo Nacicca

Dès octobre 2007, l’assocation Nacicca avait relevé les graves atteintes que le projet allait porter à l’environnement, malgré un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature.

Je vous en avais parlé, ici et ici.

Le jeudi 3 juin 2010, le tribunal correctionnel d’Aix en Provence a rendu son délibéré.
La décision en première instance a tout d’abord confirmé les trois chefs d’inculpation retenus par le procureur lors de l’audience du 30 mars dernier:
1) destruction d’espèces animales protégées
2) destruction d’espèces végétales protégées
3) destruction d’habitat abritant des espèces protégées.

En confirmant presque en totalité les réquisitions du Parquet, le juge a condamné Ikéa à une amende de 30 000 €, dont 10 000 avec sursis.

Les associations FNE, URVN, et Environnement Méditerranée étaient parties civiles. L'association NACICCA était à l'origine de la contreexpertise écologique de la zone qui avait permis de mettre en évidence qu'Ikéa avait bâclé une partie de la procédure liée à l'étude d'impact environnementale.

Les associations se félicitent de cette condamnation, qui confirme les réquisitions du procureur de la république d’Aix en Provence. En bâclant l’étude d’impact environnementale qui a précédé son aménagement, IKEA et le Grand Port Maritime de Marseille portent une lourde responsabilité dans la destruction de ce site.

Toutefois on ne peut que profondément regretter la destruction d’un site naturel d’une importance remarquable. Une décision de justice, quelque soit sa cohérence, ne peut réparer la destruction irréversible d’une nature qui se réduit comme peau de chagrin dans l’espace Méditerranéen.

Cette situation doit donc affûter notre vigilance quant au devenir des dernières zones naturelles présentes sur l’emprise de la zone industrielle de Fos gérées par le Grand Port Maritime de Marseille. Au premier desquels la lagune du Caban, menacée par la construction d’une darse.

Les associations invitent citoyens et journalistes à une grande journée d'information et de sensibilisation aux milieux naturels de la zone à Port-Saint-Louis du Rhône le 12 juin, sur le quai ouest.

NACICCA, le WWF, le Collectif Citoyen Santé Environnement et Les Amis des Marais du Vigueirat proposent une journée pour découvrir le patrimoine naturel exceptionnel du Golfe de Fos (Bouches-du-Rhône) :
Stands associatifs, animations pour les enfants, projections de films, expositions d'artistes…
Un des moments forts de la journée sera l'arrivée du WWF columbus, bateau ambassadeur du WWF, skippé par Jean-Yves Terlain.

Pour plus d’information

www.golfe-de-fos2010biodiversite.fr

Mon avis

Je soutiens clairement la position et l'initiative de associations organisatrices.

La condamnation de IKEA est une excellente nouvelle.
Espérons qu'elle fera réfléchir les société et industries.
J'en doute un peu car, pour eux, la somme à laquelle IKEA a été condamnée est tout à fait modique pour une telle entreprise.
Reste le caractère "moral" de la condamnation...

Le Golfe de Fos est une véritable cathédrale de nature, dont la richesse est reconnue au niveau européen : coussouls de Crau, lagunes et prés littoraux, marais tourbeux doux, plages et dunes, herbiers marins. Ces milieux ont des caractéristiques uniques au monde : Le Criquet de Crau n'existe qu'ici, on vient de redécouvrir la Characée des marais salants, espèce végétale qu'on croyait éteinte en France depuis 30 ans. Quant aux milieux marins, ils abritent des herbiers de zostères uniques en Méditerranée française. En tout, c'est plus d'une centaine d'espèces protégées et diversement menacées qui peuplent ce territoire.

L'état français a donné à ce territoire une vocation industrielle et portuaire en 1965, bien avant les lois sur la protection de la nature.

Depuis, malgré les découvertes les plus récentes des biologistes, le développement du Grand Port de Marseille se poursuit sans prendre la juste mesure de la valeur du patrimoine naturel et sans tenir compte de l’avis des associations et des habitants.

Reste que le Golfe de Fos, c'est aussi cela :

Après avoir passé deux jours près du Havre pour l'AG de la LPO à Herfleur, nous avons là une situation plus ou moins semblable.
L'homme a dégradé de manière irréversibles les milieux naturels.
Et il continue de plus belle, tant à Fos, que dans la région du Havre (projet de port méthanier à Saint-Jouin-Bruneval).
Affligeant et déspérant !

mardi 11 mai 2010

Les objectifs 2010 pour la biodiversité n’ont pas été atteints

D’après une nouvelle étude du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), les dirigeants du monde n’ont pas atteint les objectifs 2010 qu’ils s’étaient fixés lors de la dernière Convention sur la Biodiversité en 2002. Les dirigeants du monde n’ont pas réussi à atteindre les objectifs qu’ils s’étaient fixés en 2002 pour réduire le rythme de disparition de la biodiversité d’ici 2010, et ont à la place constaté un déclin alarmant des espèces de la faune et de la flore.

Compilant plus de trente indicateurs –des mesures de différents aspects de la biodiversité, dont des changements des populations d’espèces et le risque d’extinction, l’étendue des habitats et la composition des communautés- l’étude n’a trouvé aucune preuve d’une réduction significative du taux de déclin de la biodiversité, et a montré au contraire que la pression qui pèse sur la biodiversité continue à augmenter.


La biodiversité disparaît plus rapidement que jamais

La synthèse fournit des preuves implacables de l’échec des objectifs 2010 fixés en 2002, d'après un communiqué du PNUE.

« Notre analyse montre que les gouvernements n’ont pas réussi à tenir les engagements qu’ils avaient pris en 2002 : la biodiversité disparaît plus rapidement que jamais, et nous avons peu avancé pour réduire la pression qui est exercée sur les espèces, les habitats et les écosystèmes » a déclaré le Dr. Stuart Butchart, du Programme des Nations Unies pour l’Environnement et de l’association BirdLife International, principal auteur de l’article.

« Nos données montrent que 2010 ne sera pas l’année du ralentissement du déclin de la biodiversité, mais il faut que ce soit l’année lors de laquelle nous avons commencé à prendre la question au sérieux et à augmenter de manière significative nos efforts pour prendre soin de ce qui reste de notre planète ».

Les indicateurs utilisés dans l’étude ont été développés par le Partenariat 2010 des Indicateurs de la Biodiversité, une collaboration de plus de 40 agences et organisations internationales développant des indicateurs mondiaux pour la biodiversité.

Les résultats de l’étude font partie de l’Aperçu Mondial sur la Biodiversité n°3, principale publication de la Convention sur la Biodiversité Biologique le 10 Mai à Nairobi, lorsque les représentants des gouvernements du monde entier se sont rencontrés pour discuter de l’objectif 2010 et de la façon dont on peut répondre à la crise de la biodiversité.

D’après Jean Christophe Vié, Directeur du Programme des Espèces de l’UICN, « Nous ne pouvons plus utiliser l’excuse selon laquelle nous n’en savons pas assez sur le déclin de la biodiversité sur notre planète ».

« Le rôle des gouvernements est essentiel mais l’ampleur et le rythme du déclin de la biodiversité signifie que tout le monde, des individus jusqu’aux entreprises, doit agir maintenant pour sauver toute la vie sur la planète avant d’atteindre le point de rupture ».

De son côté, Simon Stuart, président de la Commission pour la Survie des Espèces de l’UICN, explique : « Nous savons désormais que l’objectif 2010 visant à réduire le rythme du déclin de la biodiversité n’a pas été atteint. On ne peut plus avoir une attitude « business as usual » sans que cela ait des conséquences graves pour la vie sur Terre ».

« Nous avons besoin que les gouvernements et toute la société comprennent que la crise de la biodiversité est réelle et a lieu maintenant. Les dirigeants mondiaux ont affronté à la crise économique en relevant la tête. Nous avons besoin d’avoir le même niveau d’investissement et d’engagement pour l’environnement ».

Source : Actualités News Environnement

Mon avis

Quand je lis dans la synthèse de l'étude :

Nos données montrent que 2010 ne sera pas l’année du ralentissement du déclin de la biodiversité, mais il faut que ce soit l’année lors de laquelle nous avons commencé à prendre la question au sérieux et à augmenter de manière significative nos efforts pour prendre soin de ce qui reste de notre planète.

Je fulmine !
2010 serait donc l'année où nous avons commencer à prendre le problème du déclin de la biodiversité au sérieux !
Nous ne sommes pas prêts de voir ce déclin s'arrêter !

mercredi 7 avril 2010

Appel citoyen : la biodiversité c'est ma nature

La biodiversité, c’est la nature et les humains réunis. C’est tout simplement la condition première de la vie. Notre santé et notre bien-être dépendent de la biodiversité. Grâce à elle, nous respirons, mangeons, buvons, consommons, créons, innovons…

Nous avons cru pouvoir dominer la nature et exploiter ses ressources à l’infini. Nous pesons sur les autres formes de vie sur terre plus qu’aucune espèce ne l’a jamais fait, et nous atteignons la limite de ce que la planète peut supporter.

La disparition des espèces et des milieux naturels ne peut plus continuer au rythme actuel. Notre capacité à aborder le futur dans de bonnes conditions en dépend.

Si nous le décidons, nous avons le pouvoir d’agir pour changer les choses et construire l’avenir.

Reprenons conscience que nous faisons partie de la biodiversité et que nous en dépendons. Que ce soit en matière d’alimentation, de consommation, de production, de loisirs ou de déplacements, chacun d’entre nous, individuellement et collectivement, doit faire le lien entre ses actes quotidiens et leurs impacts sur la nature.

En signant et en relayant cet appel, je m’engage a agir a mon niveau et a devenir porteur du message : la biodiversité c’est ma nature.

Je demande à tous les politiques, du national au local, aux décideurs économiques et sociaux, de s’impliquer et d’agir pour la préservation et la restauration de la biodiversité.

À l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, rejoignez tous ceux qui souhaitent que la prise en compte de la biodiversité devienne une grande cause partagée.




Pour signer l'appel, c'est ici

http://www.labiodiversitecestmanature.org/signature.php

Pour plus d’information

http://www.labiodiversitecestmanature.org/

Mon avis

Comment ne pas signer...
Même avec les réticences qui sont de mise vis à vis de ces grandes associations institutionnelles, mais cela, je vous en parlerai prochainement...

dimanche 28 mars 2010

Ikéa comparait devant le tribunal pour destruction d'espèces protégées

La société suédoise Ikea a construit une plate-forme logistique à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)sur les terrains du Grand Port Maritime de Marseille en 2008.

Les travaux en cours fin 2008. Photo Nacicca

Dès octobre 2007, l’assocation Nacicca avait relevé les graves atteintes que le projet allait porter à l’environnement, malgré un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature.

Je vous en avait longuement parlé : voir mon billet ici.

Le 30 Mars prochain se tiendra au tribunal correctionnel d'Aix en Provence le procès opposant IKEA et plusieurs associations de protection de la nature, dont l'URVN, FNE et Environnement Méditerranée.

La construction de l'immense hangar a provoqué la destruction de 27 hectares d'espaces naturels uniques en France et la disparition de nombreuses espèces animales et végétales pourtant protégées. Aucune autorisation préfectorale n'avait été délivrée pour autoriser ces destructions, un procès verbal a été dressé.

En 2007, l'association NACICCA avait découvert de nombreuses espèces protégées sur le site et mis en évidence que le volet environnemental de l'étude d'impact avait été bâclé. La conséquence avait été un retard du chantier. Les associations avaient espéré pouvoir obtenir le déplacement du projet (car il reste des milliers d'hectares à aménager sur le territoire du GPMM ) et ainsi concilier emploi local et protection du patrimoine naturel, en vain. Les associations dénoncent au travers de cet exemple le manque de réactivité des services de l'état, le manque de rigueur, voire l'amateurisme avec lequel sont menés les projets sur le territoire du Grand Port Maritime de Marseille, et le chantage à l'emploi comme méthode, appliquée systématiquement pour faire accepter des projets toujours plus polluants, consommateurs d'espaces, et qui provoquent une rapide dégradation du patrimoine naturel de la qualité de vie des habitant du golfe de Fos.

Quelle sera la pollution engendrée par les milliers de camions supplémentaires, puisque rien n'est prévu pour faire du report ferroviaire dans ce projet? Deux ans seulement après le Grenelle de l'environnement, la promesse du Président de la République que «Toutes les décisions publiques seront arbitrées en intégrant leur coût pour la biodiversité. Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé.» semble très loin.

Source : communiqué des associations Naccica, URVN, Marais du Vigueirat

samedi 27 mars 2010

Biodiversité : semences captives

Le réseau Biocoop milite pour une autre politique des semences :

Source de l’agriculture biologique, la semence est un composant incontournable de la biodiversité. En effet, s’il est > question de protéger cette fameuse biodiversité, il est alors impératif de maintenir une multiplicité d’espèces végétales à la portée de tous les paysans, tant dans la pratique que dans le commerce des semences. Aujourd’hui, la réalité des semences bio est toute autre : les pratiques du marché auxquelles elles sont rattachées ne sont pas favorables à la préservation de l’agro biodiversité.

Une réglementation restrictive
Les coûts d’inscription d’une espèce au Catalogue Officiel des espèces et des variétés cultivées s’élèvent à 15 000 euros pour les grandes cultures par exemple. ** Au travers de ce catalogue, la législation qui encadre le marché des semences paysannes avantage les semenciers industriels. Pour avoir le droit de vendre et d’échanger ses propres semences, un agriculteur est obligé de les inscrire sur un catalogue officiel, régi par des règles astreignantes et un coût d’inscription onéreux. Certains agriculteurs sont alors parfois contraints à l’illégalité.
« Il y a un vide juridique autour des semences paysannes qui amène certains agriculteurs à se protéger autrement et à trouver des solutions alternatives» explique Valérie Chable, chercheuse à l’INRA Rennes.
C’est le cas de l’association de producteurs Kaol Kozh (Bretagne) dont les semences sont la copropriété de tous ses adhérents. «En nous appuyant sur nos statuts, nous pouvons, entre adhérents, échanger, partager nos semences qui sont elles mêmes, produites et sélectionnées par une autre partie de nos adhérents ! » commente René Léa, président de l’association Kaol Kozh (vieux chou en breton et bien commun en russe).

Un monopole industriel
2006 : 10 sociétés contrôlaient 57% des ventes mondiales de semences contre 37% en 1996.
Le marché des semences paysannes est majoritairement dominé par de grands semenciers industriels. Ces derniers choisissent de mettre sur le marché les semences qu’ils jugent les plus rentables… En résultent une érosion massive de la diversité agricole - plus particulièrement en agriculture biologique - et un non respect de la saisonnalité des produits. De nombreuses variétés anciennes ont aujourd’hui disparu (les choux de Lorient ou encore les haricots coco de Pont l’Abbé) et, à l’inverse, différentes espèces de tomates ou de fraises sont proposées en toutes saisons !

Des agriculteurs dépossédés
« Les paysans sont totalement dépendants financièrement des gros semenciers industriels. Ils ne maîtrisent plus leurs propres semences alors que par nature, ces dernières sont le résultat de leur travail. »

Philippe Catinaud, de Réseau Semences Paysannes

Le principe même du commerce des semences industrielles prive les agriculteurs d’un savoir-faire ancestral pour maintenir la capacité de production et sans enjeu financier véritable. Les agriculteurs souffrent donc d’une véritable perte d’autonomie dans leur métier alors que le travail et la sélection des semences paysannes sont des pratiques séculaires de l’agriculture traditionnelle.

Tel qu’il est pratiqué aujourd’hui en France, le commerce des semences paysannes engendre de lourdes conséquences sur la diversité cultivée.

Pour plus d’information

Consultez le communiqué de presse de Biocoop.
Visitez le site du réseau Semences paysannes.


lundi 15 mars 2010

Chantier Nature à Breuillet (91)

La LPO d’Ile-de-France, LPO Etampes, le club CPN Val de Juine, Breuillet Nature et la Mairie de Breuillet ont organisé un chantier nature le samedi 13 mars.

Nous étions une cinquantaine de personnes avec entre autres des membres du conseil municipal des jeunes de Breuillet, qui nous sommes retrouvés samedi dernier à la gare de Breuillet Villages avec bottes ou bonnes chaussures, gants de bricolage et vêtements chauds afin de nous mettre à la tâche.

Une fois le terrain "exploré" et l'outillage distribué, plusieurs groupes se sont formés en fonctions des différentes activités prévues.

Montage et pose des nichoirs

L'équipe de la LPO Ile de France a apporté 7 nichoirs en kit qu'un bénévole fabrique lui même et fait monter par les enfants sur les stands de l'Association à l'occasion de manifestations relatives à l'environnement comme ici à Antony.

On commence par monter les nichoirs.


Cliquez sur les images pour les agrandir
Aurélie, à droite, de l'antenne LPO Ile de France, à gauche Laurie, une toute nouvelle et sympathique adhérente.


On s'applique...


Et voila le travail !



La pose, c'est du sérieux...


...mais on ne se prend pas au sérieux et l'on rigole bien aussi !
Après la pose, la pause...

Préparation des bandes pour les plantes à papillons

Il s'assait de préparer deux bandes sur lesquelles des graines seront semées pour garnir l'endroit de plantes fleuries particulièrement appréciées des papillons.
Pas mal d'énergie est nécessaire, la terre est lourde ou pleine de de racines d'orties etc...


Gare au mal de dos demain...




Deux découvertes parmi d'autres dans le petit ru.

Les gites à insectes

Plusieurs membres du Conseil Municipal des jeunes de Breuillet ont participé au groupe qui s'est attaché à construire et poser des gites à insectes.
Ceux-ci sont des petits fagots de tiges creuses ou des morceaux de buches percés de trous.




Élimination de renouées du Japon

La renouée du Japon est une espèce de plante herbacée vivace originaire d’Asie orientale, naturalisée en Europe dans une grande diversité de milieux humides. Cultivée en Asie où elle est réputée pour ses propriétés médicinales, elle est devenue en Europe une des principales espèces invasives.
Elle est d'ailleurs inscrite à la liste de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature des 100 espèces les plus préoccupantes.
Elle se multiplie rien qu'avec un morceau de branche laissé au sol. Il faut donc veiller à en évacuer le moindre morceau afin de bien tout bruler.




L'envahissante renouée vue de plus près.

Mon avis

Un moment bien utile, sympathique et convivial.
Bravo et merci à Aurélie et Audrey, salariées de l'antenne LPO Ile de France, à Laurie notre sympa et toute récente adhérente, aux supers adhérents LPO de Breuillet, à l'ensemble des participants et organisateurs.
Je vous incite à participer à de tels chantiers nature.

Pour plus d’information

Visitez le site LPO Ile de France.
Le site CPN Val de Juine.


vendredi 5 février 2010

Les abords des voies ferrées, encore un pole de biodiversité ?

Le lundi 15 juin 2009, Bernard CHAINEAUX, Directeur régional Île-de-France de RFF et Michel VAMPOUILLE, vice Président de la Région Ile-de-France chargé de l'Environnement, ont signé une charte destinée à préserver l'écosystème, maintenir des milieux naturels et accroître la biodiversité.

RFF Ile-de-France rejoignait ainsi les collectivités territoriales, associations et institutions qui se sont inscrites dans cette démarche régionale, et s'engageait à encourager la connaissance de la faune et de la flore sur ses emprises ferroviaires.

Force est-il de constater que les pratiques constatées sur le terrain ne sont pas toujours en accord avec cet objectif annoncé...

A Brunoy, en Essonne, tout un espace végétalisé a été rasé, tant bien même il n'était pas à proximité immédiate des voies.
Je vous dis cela car je connais l'argument de la sécurisation du traffic possiblement mis à mal par les feuilles qui commettent la faute inexcusable de pousser sur les arbres !

Voilà ce que cela donne :


On voit ici que la zone rasée n'est pas proche de la voie.




Des tronc de gros diamètres ont été coupés...


Abattage généralisé.

Quelle est donc la motivation de ce nettoyage par le vide ?

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