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jeudi 2 septembre 2010

Moscou veut détruire une banque de semences unique

Ils étaient douze. Douze botanistes et généticiens russes à s’être laissé mourir de faim pour sauver leur bien le plus précieux : la banque de semences de Pavlovsk. C’était en 1942, la région de Leningrad (redevenue Saint-Pétersbourg) était alors cernée par l’armée allemande. Mais aucun des gardiens de Pavlovsk ne voulut manger leur trésor. Ce trésor, ce sont les collections de graines et de semences de l’ancien Institut pansoviétique de culture des plantes.

Créé en 1926 par le généticien russe Nicolaï Vavilov, il abrite aujourd’hui les graines et semences de 322.000 espèces végétales, dont 43.000 légumes et 5.000 baies. Selon les bons connaisseurs, 90 % des collections de cette « banque » ne se trouvent dans aucun autre établissement comparable. Hélas, l’institut Vavilov de recherche agronomique a le grave inconvénient d’être installé à Pavlovsk. Situé à quelques kilomètres de Saint-Pétersbourg, ce village où Pierre Ier s’est fait construire un merveilleux palais, est devenu une banlieue chic, où il fait bon avoir sa maison ou sa datcha.


L'Institut Vavilov

Le 25 décembre dernier, le ministère russe du développement économique a ordonné la destruction de l’institut pour laisser la place à des lotissements. Magnanime, le gouvernement a laissé trois mois à l’institution pour trouver un asile pour ses collections. Trois mois, alors que trois ans ne suffiraient pas à organiser pareil déménagement. Alors que la justice de Saint-Pétersbourg doit définitivement statuer, cette semaine, sur le sort de l’institut Vavilov, quelques associations se mobilisent.

Le Global Crop Diversity Trust américain a lancé une pétition pour sensibiliser le Premier ministre russe au sort d’une institution unique au monde. Une institution dont les collections pourront se révéler bien utiles en cas de changement climatique ou de grave attaque de ravageurs.
L'association Cyber'acteurs nous propose de nous associer à cette pétition.

Pour participer

http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=153

Le texte de la pétition :


Au Président de Fédération de Russie aux bons soins de son ambassadeur à Paris

Votre Excellence

Je tiens à vous solliciter pour l’institut Vavilov de recherche agronomique . Le gouvernement a laissé trois mois à l’institution pour trouver un asile pour ses collections de semences alors que trois ans ne suffiraient pas à organiser pareil déménagement.

Je vous invite à tout faire pour sauver une institution dont les collections pourront se révéler bien utiles en cas de changement climatique ou de grave attaque de ravageurs.

Espérant une réponse rapide de votre part et pour l’ensemble des défenseurs de la biodiversité, nous vous prions d’agréer l’expression de nos sentiments distingués


Mon avis

Un combat important pour la biodiversité.


jeudi 22 juillet 2010

La biodiversité... ça se cultive aussi !

Agir pour l'Environnement lance sa nouvelle campagne :

Pourquoi cette campagne ?

Pendant des millénaires, ce sont les paysans qui ont développé et conservé toute la biodiversité cultivée. Au siècle dernier apparut la profession de semencier, qui a concentré et spécialisé la production et la sélection des variétés agricoles : il est plus rentable de commercialiser en grande quantité une variété « standard », que le paysan doit racheter chaque année, qu’en petites quantités un grand nombre de variétés locales, que le paysan peut réutiliser et adapter à son territoire et à son climat. Avec la disparition des semences paysannes, la biodiversité cultivée est en danger.

Sauvegarder et augmenter la diversité des semences et plants agricoles a non seulement un impact direct sur la biodiversité cultivée nécessaire à une alimentation saine et diversifiée, et à sa reproduction dans des climats de plus en plus changeants, mais également un impact indirect important sur la biodiversité sauvage, car l’agriculture occupe 54 % de notre territoire. Toute uniformisation des cultures conduit à un appauvrissement de la faune, de la flore et des micro-organismes associés.

Or, la biodiversité cultivée se réduit de plus en plus sous l’effet de :

  • l’uniformisation des pratiques agricoles intensives et chimiques, qui s’appuient sur l’utilisation de variétés standardisées peu nombreuses,
  • la réglementation sur les semences et plants, qui limite fortement la diversité à la disposition des paysans,
  • la pression des semenciers industriels, qui tentent d’interdire ou de taxer l’utilisation des semences de ferme, d’interdire les échanges de semences entre agriculteurs et la commercialisation des semences à usage amateur – alors que les textes internationaux les recommandent,
  • le manque de moyens des organismes de recherche publique, qui tendent à conserver les vieilles variétés « dans des frigos » sans les cultiver, ce qui ne leur permet pas de co-évoluer avec leur milieu, et le manque de volonté politique pour appuyer leur conservation et leur renouvellement en cultures vivantes dans les fermes.

En cette année mondiale de la biodiversité, n’oublions pas le rôle essentiel des paysans et des jardiniers amateurs dans la conservation et le renouvellement de la biodiversité des espaces cultivés et naturels.
Enfin, le choix de variétés paysannes localement adaptées permet de mettre en œuvre des techniques agricoles économes en intrants et en eau, voire de se passer entièrement d’engrais chimiques et de pesticides de synthèse : il est donc le point de départ d’autres pratiques agricoles, respectueuses de la vie et des milieux naturels.

En renvoyant les cartes pétitions de la campagne, les citoyens pourront relayer et amplifier les demandes suivantes :

1) Auprès du gouvernement (ministère en charge de l’agriculture) et des parlementaires (présidents des groupes politiques à l’Assemblée nationale) :
• Mettre en œuvre dans le droit français le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA), en particulier ses articles 5, 6 et 9 concernant le droit de ressemer et d’échanger les semences produites à la ferme, le partage équitable des avantages, la protection des savoirs traditionnels et la participation des paysans aux décisions sur la biodiversité.

  • Intégrer dans les textes de loi le principe selon lequel les droits collectifs des agriculteurs d’user de leurs semences doivent primer sur les droits de propriété industrielle des « obtenteurs » (semenciers).
  • Refuser tout brevet sur les gènes et les organismes vivants.
  • Adapter les règles d’évaluation des pesticides de façon à prendre en compte leur toxicité tout en facilitant l’homologation des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP, comme par exemple le purin d’ortie ou les huiles essentielles).
  • Interdire les pesticides les plus rémanents et les traitements chimiques des semences avec des néonicotinoïdes (Cruiser, Proteus…), particulièrement nocifs aux abeilles et autres pollinisateurs.

2) Auprès des collectivités territoriales :

  • Adopter une délibération relayant auprès du gouvernement la demande de mise en œuvre du TIRPAA (http://j.mp/9dMJWf).
  • Assortir leur programme d’introduction des produits de l’agriculture biologique dans les cantines (prévu par la « loi Grenelle ») d’un programme parallèle de développement d’une agriculture biologique locale et de saison : un euro investi dans l’achat de produits bio doit donner lieu à un euro consacré à l’installation, la sensibilisation et l’accompagnement des agriculteurs vers les pratiques bio, adaptées au milieu et destinées d’abord au marché local.

Les partenaires de la campagne



Pour plus d’information

Consultez le site d'Agir pour l'Environnement.
Téléchargez le quatre pages de campagne.
Téléchargez les cartes postales.

lundi 12 juillet 2010

Les Blés Paysans au jardin des Plantes à Paris

Le muséum d'histoire naturelle, en collaboration avec le Réseau Semences Paysannes, présente dans les allées centrales du jardin des plantes, une exposition vivante sur l'histoire des blés et de leur sélection.

Dates : Jusqu'au 15 août 2010
Lieu : Jardin des Plantes - Carré des rosiers
Horaires : accès libre et gratuit de 7 h 30 à 19 h 45


Sait-on que depuis 10 000 ans, l'Homme a domestiqué et sélectionné des centaines de variétés de blés adaptés aux terroirs qu'il a cultivés ?
Le Jardin des Plantes présente une courte histoire de cette céréale indispensable et son extraordinaire diversité. Soixante-dix variétés anciennes et modernes de blés ont été semées. Du blé poulard et de l'épeautre, espèces voisines du blé utilisé pour faire le pain, à la variété améliorée Apache (1998), en passant par les « blés de pays » hérités du XIXe siècle ou le Bon Fermier (1905), leurs différences de taille, de couleur, de formes d'épis éclatent. Ils sont accompagnés de 40 espèces de plantes des moissons (coquelicot, bleuets, chrysanthèmes...).

Parcours présenté en partenariat avec le Réseau Semences Paysannes.
Il est passionnant, voir, sentir, écouter les différences entre blés modernes hyper-sélectionnés pour l'agriculture industrielle et blés de pays.
L'exposition est commentée sous forme de panneaux (réalisée par Elise Demeulenaere de la Fondation Sciences Citoyennes).
Une chouette de idée de promenade, et renouvelable régulièrement d'ici au 15 août pour voir l'évolution des blés dans le temps...

Pour plus d’information

Voir le communiqué du Réseau Semences Paysannes.
Consulter le site : http://www.jardindesplantes.net/parcours-biodiversite-bles

samedi 19 juin 2010

APIdays, Fête des partenaires "Abeille, sentinelle de l'environnement"

VENDREDI 18 et SAMEDI 19 JUIN 2010
APIdays, Journées Nationales de l’Abeille, sentinelle de l’environnement.

Dans plus d’une trentaine de villes, en France, où sont installés des ruchers « Abeille, Sentinelle de l'Environnement », partenaires et apiculteurs proposeront gratuitement une fête dédiée à la sauvegarde de l’abeille, des pollinisateurs sauvages et de la Biodiversité. Ce projet vient de recevoir le label « Année internationale de la biodiversité 2010 » du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.

Consultez le programme détaillé dans votre ville en cliquant sur la carte ci-dessous.
Pensez à zoomer afin de bien distinguer les différents programmes qui sont parfois proches les uns des autres.

vendredi 11 juin 2010

IKEA condamné à Fos sur Mer

La société suédoise Ikea a construit une plate-forme logistique à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)sur les terrains du Grand Port Maritime de Marseille en 2008.


Travaux en cours fin 2008. Photo Nacicca

Dès octobre 2007, l’assocation Nacicca avait relevé les graves atteintes que le projet allait porter à l’environnement, malgré un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature.

Je vous en avais parlé, ici et ici.

Le jeudi 3 juin 2010, le tribunal correctionnel d’Aix en Provence a rendu son délibéré.
La décision en première instance a tout d’abord confirmé les trois chefs d’inculpation retenus par le procureur lors de l’audience du 30 mars dernier:
1) destruction d’espèces animales protégées
2) destruction d’espèces végétales protégées
3) destruction d’habitat abritant des espèces protégées.

En confirmant presque en totalité les réquisitions du Parquet, le juge a condamné Ikéa à une amende de 30 000 €, dont 10 000 avec sursis.

Les associations FNE, URVN, et Environnement Méditerranée étaient parties civiles. L'association NACICCA était à l'origine de la contreexpertise écologique de la zone qui avait permis de mettre en évidence qu'Ikéa avait bâclé une partie de la procédure liée à l'étude d'impact environnementale.

Les associations se félicitent de cette condamnation, qui confirme les réquisitions du procureur de la république d’Aix en Provence. En bâclant l’étude d’impact environnementale qui a précédé son aménagement, IKEA et le Grand Port Maritime de Marseille portent une lourde responsabilité dans la destruction de ce site.

Toutefois on ne peut que profondément regretter la destruction d’un site naturel d’une importance remarquable. Une décision de justice, quelque soit sa cohérence, ne peut réparer la destruction irréversible d’une nature qui se réduit comme peau de chagrin dans l’espace Méditerranéen.

Cette situation doit donc affûter notre vigilance quant au devenir des dernières zones naturelles présentes sur l’emprise de la zone industrielle de Fos gérées par le Grand Port Maritime de Marseille. Au premier desquels la lagune du Caban, menacée par la construction d’une darse.

Les associations invitent citoyens et journalistes à une grande journée d'information et de sensibilisation aux milieux naturels de la zone à Port-Saint-Louis du Rhône le 12 juin, sur le quai ouest.

NACICCA, le WWF, le Collectif Citoyen Santé Environnement et Les Amis des Marais du Vigueirat proposent une journée pour découvrir le patrimoine naturel exceptionnel du Golfe de Fos (Bouches-du-Rhône) :
Stands associatifs, animations pour les enfants, projections de films, expositions d'artistes…
Un des moments forts de la journée sera l'arrivée du WWF columbus, bateau ambassadeur du WWF, skippé par Jean-Yves Terlain.

Pour plus d’information

www.golfe-de-fos2010biodiversite.fr

Mon avis

Je soutiens clairement la position et l'initiative de associations organisatrices.

La condamnation de IKEA est une excellente nouvelle.
Espérons qu'elle fera réfléchir les société et industries.
J'en doute un peu car, pour eux, la somme à laquelle IKEA a été condamnée est tout à fait modique pour une telle entreprise.
Reste le caractère "moral" de la condamnation...

Le Golfe de Fos est une véritable cathédrale de nature, dont la richesse est reconnue au niveau européen : coussouls de Crau, lagunes et prés littoraux, marais tourbeux doux, plages et dunes, herbiers marins. Ces milieux ont des caractéristiques uniques au monde : Le Criquet de Crau n'existe qu'ici, on vient de redécouvrir la Characée des marais salants, espèce végétale qu'on croyait éteinte en France depuis 30 ans. Quant aux milieux marins, ils abritent des herbiers de zostères uniques en Méditerranée française. En tout, c'est plus d'une centaine d'espèces protégées et diversement menacées qui peuplent ce territoire.

L'état français a donné à ce territoire une vocation industrielle et portuaire en 1965, bien avant les lois sur la protection de la nature.

Depuis, malgré les découvertes les plus récentes des biologistes, le développement du Grand Port de Marseille se poursuit sans prendre la juste mesure de la valeur du patrimoine naturel et sans tenir compte de l’avis des associations et des habitants.

Reste que le Golfe de Fos, c'est aussi cela :

Après avoir passé deux jours près du Havre pour l'AG de la LPO à Herfleur, nous avons là une situation plus ou moins semblable.
L'homme a dégradé de manière irréversibles les milieux naturels.
Et il continue de plus belle, tant à Fos, que dans la région du Havre (projet de port méthanier à Saint-Jouin-Bruneval).
Affligeant et déspérant !

mardi 11 mai 2010

Les objectifs 2010 pour la biodiversité n’ont pas été atteints

D’après une nouvelle étude du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), les dirigeants du monde n’ont pas atteint les objectifs 2010 qu’ils s’étaient fixés lors de la dernière Convention sur la Biodiversité en 2002. Les dirigeants du monde n’ont pas réussi à atteindre les objectifs qu’ils s’étaient fixés en 2002 pour réduire le rythme de disparition de la biodiversité d’ici 2010, et ont à la place constaté un déclin alarmant des espèces de la faune et de la flore.

Compilant plus de trente indicateurs –des mesures de différents aspects de la biodiversité, dont des changements des populations d’espèces et le risque d’extinction, l’étendue des habitats et la composition des communautés- l’étude n’a trouvé aucune preuve d’une réduction significative du taux de déclin de la biodiversité, et a montré au contraire que la pression qui pèse sur la biodiversité continue à augmenter.


La biodiversité disparaît plus rapidement que jamais

La synthèse fournit des preuves implacables de l’échec des objectifs 2010 fixés en 2002, d'après un communiqué du PNUE.

« Notre analyse montre que les gouvernements n’ont pas réussi à tenir les engagements qu’ils avaient pris en 2002 : la biodiversité disparaît plus rapidement que jamais, et nous avons peu avancé pour réduire la pression qui est exercée sur les espèces, les habitats et les écosystèmes » a déclaré le Dr. Stuart Butchart, du Programme des Nations Unies pour l’Environnement et de l’association BirdLife International, principal auteur de l’article.

« Nos données montrent que 2010 ne sera pas l’année du ralentissement du déclin de la biodiversité, mais il faut que ce soit l’année lors de laquelle nous avons commencé à prendre la question au sérieux et à augmenter de manière significative nos efforts pour prendre soin de ce qui reste de notre planète ».

Les indicateurs utilisés dans l’étude ont été développés par le Partenariat 2010 des Indicateurs de la Biodiversité, une collaboration de plus de 40 agences et organisations internationales développant des indicateurs mondiaux pour la biodiversité.

Les résultats de l’étude font partie de l’Aperçu Mondial sur la Biodiversité n°3, principale publication de la Convention sur la Biodiversité Biologique le 10 Mai à Nairobi, lorsque les représentants des gouvernements du monde entier se sont rencontrés pour discuter de l’objectif 2010 et de la façon dont on peut répondre à la crise de la biodiversité.

D’après Jean Christophe Vié, Directeur du Programme des Espèces de l’UICN, « Nous ne pouvons plus utiliser l’excuse selon laquelle nous n’en savons pas assez sur le déclin de la biodiversité sur notre planète ».

« Le rôle des gouvernements est essentiel mais l’ampleur et le rythme du déclin de la biodiversité signifie que tout le monde, des individus jusqu’aux entreprises, doit agir maintenant pour sauver toute la vie sur la planète avant d’atteindre le point de rupture ».

De son côté, Simon Stuart, président de la Commission pour la Survie des Espèces de l’UICN, explique : « Nous savons désormais que l’objectif 2010 visant à réduire le rythme du déclin de la biodiversité n’a pas été atteint. On ne peut plus avoir une attitude « business as usual » sans que cela ait des conséquences graves pour la vie sur Terre ».

« Nous avons besoin que les gouvernements et toute la société comprennent que la crise de la biodiversité est réelle et a lieu maintenant. Les dirigeants mondiaux ont affronté à la crise économique en relevant la tête. Nous avons besoin d’avoir le même niveau d’investissement et d’engagement pour l’environnement ».

Source : Actualités News Environnement

Mon avis

Quand je lis dans la synthèse de l'étude :

Nos données montrent que 2010 ne sera pas l’année du ralentissement du déclin de la biodiversité, mais il faut que ce soit l’année lors de laquelle nous avons commencé à prendre la question au sérieux et à augmenter de manière significative nos efforts pour prendre soin de ce qui reste de notre planète.

Je fulmine !
2010 serait donc l'année où nous avons commencer à prendre le problème du déclin de la biodiversité au sérieux !
Nous ne sommes pas prêts de voir ce déclin s'arrêter !

mercredi 7 avril 2010

Appel citoyen : la biodiversité c'est ma nature

La biodiversité, c’est la nature et les humains réunis. C’est tout simplement la condition première de la vie. Notre santé et notre bien-être dépendent de la biodiversité. Grâce à elle, nous respirons, mangeons, buvons, consommons, créons, innovons…

Nous avons cru pouvoir dominer la nature et exploiter ses ressources à l’infini. Nous pesons sur les autres formes de vie sur terre plus qu’aucune espèce ne l’a jamais fait, et nous atteignons la limite de ce que la planète peut supporter.

La disparition des espèces et des milieux naturels ne peut plus continuer au rythme actuel. Notre capacité à aborder le futur dans de bonnes conditions en dépend.

Si nous le décidons, nous avons le pouvoir d’agir pour changer les choses et construire l’avenir.

Reprenons conscience que nous faisons partie de la biodiversité et que nous en dépendons. Que ce soit en matière d’alimentation, de consommation, de production, de loisirs ou de déplacements, chacun d’entre nous, individuellement et collectivement, doit faire le lien entre ses actes quotidiens et leurs impacts sur la nature.

En signant et en relayant cet appel, je m’engage a agir a mon niveau et a devenir porteur du message : la biodiversité c’est ma nature.

Je demande à tous les politiques, du national au local, aux décideurs économiques et sociaux, de s’impliquer et d’agir pour la préservation et la restauration de la biodiversité.

À l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, rejoignez tous ceux qui souhaitent que la prise en compte de la biodiversité devienne une grande cause partagée.




Pour signer l'appel, c'est ici

http://www.labiodiversitecestmanature.org/signature.php

Pour plus d’information

http://www.labiodiversitecestmanature.org/

Mon avis

Comment ne pas signer...
Même avec les réticences qui sont de mise vis à vis de ces grandes associations institutionnelles, mais cela, je vous en parlerai prochainement...

dimanche 28 mars 2010

Ikéa comparait devant le tribunal pour destruction d'espèces protégées

La société suédoise Ikea a construit une plate-forme logistique à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)sur les terrains du Grand Port Maritime de Marseille en 2008.

Les travaux en cours fin 2008. Photo Nacicca

Dès octobre 2007, l’assocation Nacicca avait relevé les graves atteintes que le projet allait porter à l’environnement, malgré un avis positif du Conseil National de Protection de la Nature.

Je vous en avait longuement parlé : voir mon billet ici.

Le 30 Mars prochain se tiendra au tribunal correctionnel d'Aix en Provence le procès opposant IKEA et plusieurs associations de protection de la nature, dont l'URVN, FNE et Environnement Méditerranée.

La construction de l'immense hangar a provoqué la destruction de 27 hectares d'espaces naturels uniques en France et la disparition de nombreuses espèces animales et végétales pourtant protégées. Aucune autorisation préfectorale n'avait été délivrée pour autoriser ces destructions, un procès verbal a été dressé.

En 2007, l'association NACICCA avait découvert de nombreuses espèces protégées sur le site et mis en évidence que le volet environnemental de l'étude d'impact avait été bâclé. La conséquence avait été un retard du chantier. Les associations avaient espéré pouvoir obtenir le déplacement du projet (car il reste des milliers d'hectares à aménager sur le territoire du GPMM ) et ainsi concilier emploi local et protection du patrimoine naturel, en vain. Les associations dénoncent au travers de cet exemple le manque de réactivité des services de l'état, le manque de rigueur, voire l'amateurisme avec lequel sont menés les projets sur le territoire du Grand Port Maritime de Marseille, et le chantage à l'emploi comme méthode, appliquée systématiquement pour faire accepter des projets toujours plus polluants, consommateurs d'espaces, et qui provoquent une rapide dégradation du patrimoine naturel de la qualité de vie des habitant du golfe de Fos.

Quelle sera la pollution engendrée par les milliers de camions supplémentaires, puisque rien n'est prévu pour faire du report ferroviaire dans ce projet? Deux ans seulement après le Grenelle de l'environnement, la promesse du Président de la République que «Toutes les décisions publiques seront arbitrées en intégrant leur coût pour la biodiversité. Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé.» semble très loin.

Source : communiqué des associations Naccica, URVN, Marais du Vigueirat

samedi 27 mars 2010

Biodiversité : semences captives

Le réseau Biocoop milite pour une autre politique des semences :

Source de l’agriculture biologique, la semence est un composant incontournable de la biodiversité. En effet, s’il est > question de protéger cette fameuse biodiversité, il est alors impératif de maintenir une multiplicité d’espèces végétales à la portée de tous les paysans, tant dans la pratique que dans le commerce des semences. Aujourd’hui, la réalité des semences bio est toute autre : les pratiques du marché auxquelles elles sont rattachées ne sont pas favorables à la préservation de l’agro biodiversité.

Une réglementation restrictive
Les coûts d’inscription d’une espèce au Catalogue Officiel des espèces et des variétés cultivées s’élèvent à 15 000 euros pour les grandes cultures par exemple. ** Au travers de ce catalogue, la législation qui encadre le marché des semences paysannes avantage les semenciers industriels. Pour avoir le droit de vendre et d’échanger ses propres semences, un agriculteur est obligé de les inscrire sur un catalogue officiel, régi par des règles astreignantes et un coût d’inscription onéreux. Certains agriculteurs sont alors parfois contraints à l’illégalité.
« Il y a un vide juridique autour des semences paysannes qui amène certains agriculteurs à se protéger autrement et à trouver des solutions alternatives» explique Valérie Chable, chercheuse à l’INRA Rennes.
C’est le cas de l’association de producteurs Kaol Kozh (Bretagne) dont les semences sont la copropriété de tous ses adhérents. «En nous appuyant sur nos statuts, nous pouvons, entre adhérents, échanger, partager nos semences qui sont elles mêmes, produites et sélectionnées par une autre partie de nos adhérents ! » commente René Léa, président de l’association Kaol Kozh (vieux chou en breton et bien commun en russe).

Un monopole industriel
2006 : 10 sociétés contrôlaient 57% des ventes mondiales de semences contre 37% en 1996.
Le marché des semences paysannes est majoritairement dominé par de grands semenciers industriels. Ces derniers choisissent de mettre sur le marché les semences qu’ils jugent les plus rentables… En résultent une érosion massive de la diversité agricole - plus particulièrement en agriculture biologique - et un non respect de la saisonnalité des produits. De nombreuses variétés anciennes ont aujourd’hui disparu (les choux de Lorient ou encore les haricots coco de Pont l’Abbé) et, à l’inverse, différentes espèces de tomates ou de fraises sont proposées en toutes saisons !

Des agriculteurs dépossédés
« Les paysans sont totalement dépendants financièrement des gros semenciers industriels. Ils ne maîtrisent plus leurs propres semences alors que par nature, ces dernières sont le résultat de leur travail. »

Philippe Catinaud, de Réseau Semences Paysannes

Le principe même du commerce des semences industrielles prive les agriculteurs d’un savoir-faire ancestral pour maintenir la capacité de production et sans enjeu financier véritable. Les agriculteurs souffrent donc d’une véritable perte d’autonomie dans leur métier alors que le travail et la sélection des semences paysannes sont des pratiques séculaires de l’agriculture traditionnelle.

Tel qu’il est pratiqué aujourd’hui en France, le commerce des semences paysannes engendre de lourdes conséquences sur la diversité cultivée.

Pour plus d’information

Consultez le communiqué de presse de Biocoop.
Visitez le site du réseau Semences paysannes.


lundi 15 mars 2010

Chantier Nature à Breuillet (91)

La LPO d’Ile-de-France, LPO Etampes, le club CPN Val de Juine, Breuillet Nature et la Mairie de Breuillet ont organisé un chantier nature le samedi 13 mars.

Nous étions une cinquantaine de personnes avec entre autres des membres du conseil municipal des jeunes de Breuillet, qui nous sommes retrouvés samedi dernier à la gare de Breuillet Villages avec bottes ou bonnes chaussures, gants de bricolage et vêtements chauds afin de nous mettre à la tâche.

Une fois le terrain "exploré" et l'outillage distribué, plusieurs groupes se sont formés en fonctions des différentes activités prévues.

Montage et pose des nichoirs

L'équipe de la LPO Ile de France a apporté 7 nichoirs en kit qu'un bénévole fabrique lui même et fait monter par les enfants sur les stands de l'Association à l'occasion de manifestations relatives à l'environnement comme ici à Antony.

On commence par monter les nichoirs.


Cliquez sur les images pour les agrandir
Aurélie, à droite, de l'antenne LPO Ile de France, à gauche Laurie, une toute nouvelle et sympathique adhérente.


On s'applique...


Et voila le travail !



La pose, c'est du sérieux...


...mais on ne se prend pas au sérieux et l'on rigole bien aussi !
Après la pose, la pause...

Préparation des bandes pour les plantes à papillons

Il s'assait de préparer deux bandes sur lesquelles des graines seront semées pour garnir l'endroit de plantes fleuries particulièrement appréciées des papillons.
Pas mal d'énergie est nécessaire, la terre est lourde ou pleine de de racines d'orties etc...


Gare au mal de dos demain...




Deux découvertes parmi d'autres dans le petit ru.

Les gites à insectes

Plusieurs membres du Conseil Municipal des jeunes de Breuillet ont participé au groupe qui s'est attaché à construire et poser des gites à insectes.
Ceux-ci sont des petits fagots de tiges creuses ou des morceaux de buches percés de trous.




Élimination de renouées du Japon

La renouée du Japon est une espèce de plante herbacée vivace originaire d’Asie orientale, naturalisée en Europe dans une grande diversité de milieux humides. Cultivée en Asie où elle est réputée pour ses propriétés médicinales, elle est devenue en Europe une des principales espèces invasives.
Elle est d'ailleurs inscrite à la liste de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature des 100 espèces les plus préoccupantes.
Elle se multiplie rien qu'avec un morceau de branche laissé au sol. Il faut donc veiller à en évacuer le moindre morceau afin de bien tout bruler.




L'envahissante renouée vue de plus près.

Mon avis

Un moment bien utile, sympathique et convivial.
Bravo et merci à Aurélie et Audrey, salariées de l'antenne LPO Ile de France, à Laurie notre sympa et toute récente adhérente, aux supers adhérents LPO de Breuillet, à l'ensemble des participants et organisateurs.
Je vous incite à participer à de tels chantiers nature.

Pour plus d’information

Visitez le site LPO Ile de France.
Le site CPN Val de Juine.


vendredi 5 février 2010

Les abords des voies ferrées, encore un pole de biodiversité ?

Le lundi 15 juin 2009, Bernard CHAINEAUX, Directeur régional Île-de-France de RFF et Michel VAMPOUILLE, vice Président de la Région Ile-de-France chargé de l'Environnement, ont signé une charte destinée à préserver l'écosystème, maintenir des milieux naturels et accroître la biodiversité.

RFF Ile-de-France rejoignait ainsi les collectivités territoriales, associations et institutions qui se sont inscrites dans cette démarche régionale, et s'engageait à encourager la connaissance de la faune et de la flore sur ses emprises ferroviaires.

Force est-il de constater que les pratiques constatées sur le terrain ne sont pas toujours en accord avec cet objectif annoncé...

A Brunoy, en Essonne, tout un espace végétalisé a été rasé, tant bien même il n'était pas à proximité immédiate des voies.
Je vous dis cela car je connais l'argument de la sécurisation du traffic possiblement mis à mal par les feuilles qui commettent la faute inexcusable de pousser sur les arbres !

Voilà ce que cela donne :


On voit ici que la zone rasée n'est pas proche de la voie.




Des tronc de gros diamètres ont été coupés...


Abattage généralisé.

Quelle est donc la motivation de ce nettoyage par le vide ?

jeudi 14 janvier 2010

Grosse déception sur la loi de modernisation de l'agriculture

Bruno Le Maire a présenté en Conseil des Ministres du 13 janvier, le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA), annoncé il y a près d’un an par Nicolas Sarkozy.
En ce début d’année de la biodiversité, France Nature Environnement (FNE) soulève de graves lacunes, en particulier sur l’agriculture de Haute Valeur Environnementale et la forêt.

Urbanisation : des mesures dans le bon sens
76 000 ha de terres agricoles disparaissent chaque année au profit de l’urbanisation, ce qui compromet à terme la capacité de notre agriculture à nourrir la population. C’est pourquoi FNE accueille très favorablement l’objectif du projet de loi, de réduire de moitié d’ici à 2020 le rythme d’artificialisation des sols.

Agriculture HVE : un oubli scandaleux
La certification des exploitations agricoles de Haute Valeur Environnementale, qui consacrent plus de 10% de leur surface à la nature (haies, bandes enherbées, etc.) et injectent moins de 30% d’intrants (engrais, pesticides, énergie, etc.) dans leur chiffre d’affaires, est l’une des mesures phares du Grenelle de l’environnement.
« Des dizaines de réunions de groupes de travail ont conclu à la nécessité d’encourager financièrement l’agriculture HVE » rappelle Jean-Claude Bévillard, responsable agriculture de FNE. « La loi de modernisation était une formidable opportunité pour mettre en place un crédit d’impôt pour ces agriculteurs. Son absence du projet de loi est une grave lacune. » ajoute-t-il.

La forêt : carton rouge !
Le Grenelle de l’environnement avait donné lieu à un accord entre FNE et la profession forestière « Produire plus de bois tout en préservant mieux la biodiversité : une démarche territoriale concertée dans le respect de la gestion multifonctionnelle des forêts ». Ce texte met l’accent sur la nécessaire préservation de la biodiversité tout en répondant aux enjeux d’utilisation accrue de bois en tant que matériau et source d’énergie renouvelable.

Or, en imposant aux territoires de mobiliser leurs bois, le projet de loi n'a retenu que le « produire plus de bois » !

Pour François Lefèvre, responsable forêt de FNE : « L’Etat pousse à récolter du bois dans les espaces les moins accessibles, donc les plus préservés, sans se soucier des enjeux de biodiversité. Cela mérite un carton rouge, voire écarlate au moment même où l’on célèbre l’année d’une biodiversité dont le déclin se poursuit ! »

Le projet de loi devrait être examiné par le Parlement après les élections régionales de mars prochain.

Source : communiqué de France Nature Environnement

Mon avis

Selon le gouvernement, ce projet de loi vise à stabiliser les revenus des agriculteurs, via notamment une contractualisation des relations avec leurs grands clients.
"Chaque agriculteur doit pouvoir vivre du prix de son travail et de sa production", avait déclaré Nicolas Sarkozy fin octobre en annonçant un plan d'aide d'urgence à l'agriculture de 1,65 milliard d'euros. On voit que la préoccupation première du gouvernement est bien éloignée de la biodiversité, même si les discours, les bonnes paroles, le Grenelle de l'environnement laissent croire le contraire à certains.

jeudi 31 décembre 2009

Season’s Greetings from the Countdown 2010 team

Biodiversity is life.
Biodiversity is our life.
2010 is the International Year of Biodiversity.

Pour plus d’information

http://www.countdown2010.net/

Days to the end of 2010

vendredi 11 décembre 2009

Un guide biodiversité pour les agriculteurs par la LPO

Un guide technique au service des agriculteurs désireux de protéger la biodiversité

Dans le cadre du séminaire-bilan « 5 ans après le début du programme, comment les agriculteurs peuvent-ils améliorer la biodiversité sur leur exploitation ? » qui s'est déroulé à Paris le 4 décembre, un « Guide technique et recueil d’expériences », destiné au monde agricole, aux environnementalistes et aux associations de protection de la nature, a été présenté.

Ce guide fournit, à travers 14 fiches techniques mobiles, des réponses concrètes aux questions relatives aux pratiques agricoles et à la sauvegarde de la biodiversité sur les exploitations. Il illustre également la démarche mise en place dans le cadre du programme pour améliorer la biodiversité sur les exploitations grâce aux témoignages de six agriculteurs impliqués.
Ce guide a reçu le soutien financier du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche (MAAP), du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (MEEDM), de la Région Poitou-Charentes, du Crédit Agricole et de la Fondation Nature & Découvertes. Il s’adresse aussi bien au monde agricole (agriculteurs, techniciens, conseillers, organismes et enseignement agricoles) qu’aux environnementalistes et aux associations de protection de la nature.

Parmi les actions recommandées dans ce guide figurent la restauration des haies et des boisements, la plantation des bandes enherbées pour faciliter la présence d'insectes prédateurs naturels des parasites, ou encore la fauche tardive des jachères pour laisser le temps aux oiseaux nichant au sol de se reproduire, le maintien des zones humides et la limitation du recours aux pesticides.

Durant ce séminaireanimé par Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO*, un bilan final du programme Agriculture et Biodiversité a été dressé. Il s’agissait d’établir un état des lieux, de faire un retour sur expérience à travers des témoignages d’agriculteurs, et de présenter des initiatives similaires engagées par l’Etat et le monde associatif pour les années à venir.

Ce programme expérimental de cinq ans, initié en 2004 par la LPO afin de reconquérir la biodiversité en milieu rural agricole, s’est inscrit dans la stratégie nationale qui vise à stopper la perte de cette dernière en France d’ici 2010.

Cette initiative a permis d’établir des liens entre différents réseaux d’agriculteurs, ces derniers étant les mieux à même de véhiculer une promotion réaliste et concrète de la biodiversité dans leurs exploitations. Le but recherché était autant l’excellence des pratiques que leur diffusion à une très large échelle.

Ce sont en tout 132 exploitants, issus de réseaux d’agriculteurs volontaires de l’agriculture raisonnée (FARRE)**, de l’agriculture biologique (FNAB)*** et de l’agriculture durable (FNCIVAM/RAD)****, qui se sont impliqués dans cette démarche, dans 18 départements.

Mon avis

Le guide représente un très gros travail. Il est bien fait et complet.
Le séminaire du 4 décembre a permis de constater en contact direct avec des agriculteurs que le chemin restant à faire est long encore, avant que leur grande majorité soit convaincue de son devoir de développer la biodiversité...
Rendement, hectares cultivés sont encore largement et très loin en tête de leurs préoccupations.
Bien sûr certains sont très engagés et motivés et ont des pratiques exemplaires. Ils représentent une faible minorité très certainement...
Un travail remarquable et indispensable malgré tout ! Bravo !

Pour plus d’information

Téléchargez le guide technique et recueil d'expériences : Agriculture & Biodiversité – Comment améliorer la biodiversité sur votre exploitation ?
C'est ici : http://www.lpo.fr/etudes/agr-biodiv/index.shtml


dimanche 29 novembre 2009

Un guide technique au service des agriculteurs désireux de protéger la biodiversité

Dans le cadre du séminaire-bilan « 5 ans après le début du programme, comment les agriculteurs peuvent-ils améliorer la biodiversité sur leur exploitation ? » qui se déroulera à Paris le 4 décembre prochain, un « Guide technique et recueil d’expériences », destiné au monde agricole, aux environnementalistes et aux associations de protection de la nature, sera présenté.

Ce guide fournit, à travers 14 fiches techniques mobiles, des réponses concrètes aux questions relatives aux pratiques agricoles et à la sauvegarde de la biodiversité sur les exploitations. Il illustre également la démarche mise en place dans le cadre du programme pour améliorer la biodiversité sur les exploitations grâce aux témoignages de six agriculteurs impliqués. Ce guide a reçu le soutien financier du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche (MAAP), du ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer (MEEDM), de la Région Poitou-Charentes, du Crédit Agricole et de la Fondation Nature & Découvertes. Il s’adresse aussi bien au monde agricole (agriculteurs, techniciens, conseillers, organismes et enseignement agricoles) qu’aux environnementalistes et aux associations de protection de la nature.

Durant cet événement animé par Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO*, un bilan final du programme Agriculture et Biodiversité sera dressé. Il s’agira d’établir un état des lieux, de faire un retour sur expérience à travers des témoignages d’agriculteurs, et de présenter des initiatives similaires engagées par l’Etat et le monde associatif pour les années à venir.

Ce programme expérimental de cinq ans, initié en 2004 par la LPO afin de reconquérir la biodiversité en milieu rural agricole, s’est inscrit dans la stratégie nationale qui vise à stopper la perte de cette dernière en France d’ici 2010.

Cette initiative a permis d’établir des liens entre différents réseaux d’agriculteurs, ces derniers étant les mieux à même de véhiculer une promotion réaliste et concrète de la biodiversité dans leurs exploitations. Le but recherché était autant l’excellence des pratiques que leur diffusion à une très large échelle.

Ce sont en tout 132 exploitants, issus de réseaux d’agriculteurs volontaires de l’agriculture raisonnée (FARRE)**, de l’agriculture biologique (FNAB)*** et de l’agriculture durable (FNCIVAM/RAD)****, qui se sont impliqués dans cette démarche, dans 18 départements.

Mon avis

Une très bonne initiative de la LPO, Bernadette a assisté au séminaire du 4 décembre, et il lui semble que la route reste très longue jusqu'à ce que la majorité des agriculteur soit convaincue de le la nécessité de la démarche de protection et développement de la biodiversité...