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samedi 13 février 2010

Observer les phoques de la Baie de Somme - Dimanche 21 février

Observez à la longue-vue les phoques veaux-marins et phoques gris de la baie de Somme.
Les bénévoles répondront à vos questions sur leur rythme de vie, leur biologie et les mesures d’études et de protection mises en œuvre pour sauvegarder la colonie.

Animation réalisée par Picardie Nature

RDV : de 9h00 à 13h30 près du Blockhaus sur la plage du Hourdel


jeudi 4 février 2010

La France se prononce pour l'interdiction du commerce international du thon rouge

Le thon rouge, menacé de disparition

On pêche le thon rouge en Méditerranée depuis 5000 ans. Selon les scientifiques, depuis les années 1980, l'espèce est décimée : le nombre de thons rouges a diminué de 80%.
C'est donc une espèce menacée.
Il faut la protéger d'urgence.
Sur-pêche et commerce international sont les principales causes de la mort du thon.
Les thons pêchés sont engraissés dans des cages en Méditerranée, puis exportés, essentiellement vers le Japon (plus de 80% de la consommation mondiale).

Pourquoi se mobiliser maintenant ?
Du 13 au 25 Mars 2010 se tiendra la convention internationale sur le commerce d'espèces de faune et de flore menacés d'extinction (Citès), au Quatar. La Cites rassemble 175 pays et veille à ce que le commerce international d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie de leur espèce.

Greenpeace demande à ce que le thon rouge soit classé en annexe 1 de la Cites, sans délai et sans condition, afin d'interdire tout commerce international de cette espèce. C'est la seule solution pour sauver le thon rouge. En savoir plus.

Agissez maintenant
La France a une position déterminante dans les négociations de la Citès, c'est un des premiers pêcheurs européens. Or Bruno Lemaire, ministre de l'agriculture et de la pêche, demande un classement en annexe 2, ce qui permettrait seulement de réguler le commerce international, sans l'interdire.

Greenpeace vous propose de signer sa pétition :



Bonne nouvelle : le 3 février la France se déclare pour l'interdiction du commerce international

France Nature Environnement déclare : un pas important, mais rien n 'est résolu

Le gouvernement français vient de se prononcer pour une interdiction du commerce international du thon rouge d’ici 18 mois, sans pour autant interdire toute pêche, et soutiendra ainsi la demande de Monaco pour la prochaine conférence de la CITES. Pour FNE, il s’agit d’une position de bon sens face à une situation déplorable.

Le gouvernement français vient donc de décider de la seule position réaliste en vue de la prochaine conférence de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction) à Doha du 13 au 25 mars qui doit débattre de l’avenir de l’espèce et de sa pêche : soutenir la demande d’inscription à l’Annexe 1 de la Convention qui a été présentée par Monaco, et qui conduit en principe à l’interdiction du commerce international (en clair, vers le Japon, premier consommateur), mais pas celui au sein de l’Europe, et encore au moins au sein d’un pays pêcheur.

Cette position est de bon sens, car seul Monaco a le droit de soulever la question, sachant qu’aucun pays n’a déposé dans les délais une demande pour l’Annexe 2. Celle-ci, moins contraignante, permet théoriquement d’encadrer le commerce international sans l’interdire (contrôles douaniers). Or si l’Europe ne commence pas par soutenir Monaco 1, il ne sera même pas possible d’obtenir l’Annexe 2 dans la négociation.

Pour ne pas se heurter d’entrée de jeu à un refus frontal de nombre de pays qui conduirait à un échec certain, et pour donner un temps d’adaptation aux pêcheurs, la France propose un délai de 18 mois qui s’ajoute aux 3 mois de délai de rigueur avant l’entrée en vigueur de toute décision de la CITES.

La fédération France Nature Environnement déplore l’échec des Etats poussés par l’égoïsme national et les lobbies professionnels, qui a conduit à un quasi effondrement du thon rouge. Elle salue néanmoins le revirement français et européen. Pour Christian Garnier, vice-président de FNE « La voie de la CITES n’est pas celle que nous aurions souhaité, mais il faut s’y résoudre. Les experts savent que, Annexe 1 ou Annexe 2, des moyens existent de s’y soustraire légalement. Mais la CITES donne néanmoins des bases juridiques pour mieux combattre la pêche illicite, à l’origine des plus graves pressions. »

Quel que soit l’aboutissement de la négociation, Annexe 1 ou Annexe 2, il doit conduire à une réduction notable de l’effort de pêche. Pour Denez L’Hostis, pilote de la mission mer, « Pour la France, contrairement à ce qui est souvent affirmé, il ne s’agit pas d’arrêter toute forme de pêche, mais de réduire considérablement la pression durant quelques temps, et surtout de mettre un terme au trafic quasi-mafieux de thons immatures en direction des cages d’engraissement, situées notamment en Lybie ou à Malte. En aucun cas, le commerce du thon pêché et vendu au sein de l’Union européenne n’est menacé. »

Le vrai danger serait que l’Europe ne parvienne pas à faire pression à la CITES pour renforcer les mesures de protection, et, davantage encore, s’organiser pour exercer d’urgence un contrôle et une police efficaces de ce qui se passe dans les eaux européennes. Particulièrement si un sursis de 18 mois est accordé. Et là, il ne s’agit plus d’une question annexe.

Pour plus d’information

Voir mon billet ici.
Lire l'avis de l'association Robin des Bois, contre l'interdication et favorable au classement en annexe 2 de la Cites.

Mon avis

La France pousse dans le bon sens et c'est bien.Mais pourquoi donc proposer d'attendre 18 mois d'avoir certains avis scientifiques ?
La situation du thon rouge réclame une action urgente !

mardi 2 février 2010

Mille baleines - Le combat de Greenpeace

Mardi 2 février à 20h35 sur Arte

Ce documentaire a reçu les Prix du public, Munich 2009 ; Prix du jury, Naturvision 2009

En Antarctique, trois mois de course-poursuite entre un bateau de Greenpeace et une flotte japonaise qui, sous couvert de recherche, chasse la baleine dans des eaux protégées. Un superbe documentaire écolo-épique.
À bord de l’« Esperanza » de Greenpeace, qui sillonne les eaux tourmentées de l’océan Austral sur les traces des baleiniers japonais.

En dépit du moratoire international décrété en 1986 sur la chasse à la baleine, le Japon reste l'une des trois nations, avec la Norvège et l'Islande, à les tuer et à en consommer la viande, en invoquant les besoins de la recherche scientifique.
En 2007 et 2008, son quota de chasse était fixé à mille baleines dans les eaux protégées de l'Antarctique. Une exception combattue par Greenpeace qui, fidèle à sa politique de "sensibilisation créative", lance l'un de ses bateaux, l'Esperanza, à la rencontre d'une flotte de chasse japonaise - dont un navire-usine destiné à découper et à congeler la viande - afin de ralentir, sinon d'empêcher, la tuerie. À bord, la réalisatrice Angela Graas a filmé le voyage à la façon d'un journal de bord, plongeant dans l'intimité de cet équipage international d'activistes bien décidés à s'interposer "entre la baleine et le harpon".


© Leykauf Film / BR/ARTE

Au total, trois mois d'une spectaculaire course-poursuite, de la Nouvelle-Zélande au sud du 60e parallèle, jusqu'au hasard favorable qui leur fait croiser la route des Japonais. Réticents à chasser sous les caméras de l'adversaire, ceux-ci entraînent l'Esperanza à pleine vitesse hors de la zone de chasse, en cherchant à épuiser son carburant...

Le petit canot de Greenpeace s'interposant entre deux cargos géants sous le jet croisé des lances à eau, pour tenter d'empêcher le navire-usine de faire illégalement le plein en haute mer : la séquence, même si elle illustre l'inégalité des parties en présence, accrédite aussi la vision héroïque d'une poignée de militants en lutte contre l'ordre des choses, façon David contre Goliath. "Embarquée", la caméra l'est clairement du côté des écologistes, même si Angela Graas ne fait aucun commentaire, laissant parler ses magnifiques images. Frissons de l'aventure, émerveillement devant la nature (des icebergs bleutés aux bancs de baleines jouant dans les vagues), anxiété d'échouer, tensions de la vie à bord, elle nous immerge avec maestria dans le quotidien de cette campagne en haute mer.

Mon avis

Un combat emblématique (et médiatique) de l'écologie.
Un combat indispensable pour qu'enfin cesse la chasse soi disant scientifique !
Il est inadmissible et consternant que cette situation perdure à notre époque où ses animaux sont si rares dans les mers et océans.

Savez-vous que Greenpeace n'est pas la seule organisation à mener des actions spectaculaires pour s'opposer à la chasse baleinière ? Peut être l'actualité récente de leur bateau accidenté lors d'une action vous a-t-elle fait connaitre Sea Shepherd, une organisation plus "radicale"...

Impressions "à chaud" juste après avoir vu le reportage :
Je m'attendais à des images difficiles et a vrai dire je craignais un peu d'avoir du mal à supporter la vision de ces formidables animaux mis à mort.
J'ai bien aimé l'approche du documentaire qui nous fait partager le voyage de tout l'équipage Greenpeace.
Leur attente et leur incertitude (vont-ils trouver les bateaux ?) ainsi que la difficulté de naviguer dans cette partie du globe.


© Leykauf Film / BR/ARTE

La joie ressentie au premier contact avec les baleines... c'est une chose que j'aimerais tant voir, même avec des cétacés plus petits que les baleines à bosses !
La découverte de la flotte de chasse tant attendue.
La course pour ne pas perdre les navires japonnais.
La protestation contre le ravitaillement, interdit à cette endroit.
Les risques pris par les militants.
Enfin la déception de devoir quitter la zone par manque de carburant.

Surtout le doute qui s'empare d'eux : est-ce que cela valait le coup, le coût, et j'ajouterais la pollution engendrée par l'opération ?
Une réflexion, des questions qui habitent aussi les bien plus modestes militants écologistes du quotidien...
Un film à recommander, vraiment !

Si vous l'avez loupé : Rediffusion jeudi 4 février à 10H50 et lundi 8 février à 01H15.
Ou aussi en VOD gratuitement pendant 7 jours : http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=3042558,scheduleId=3016560.html

jeudi 28 janvier 2010

Pour ou contre la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées ?

C'est une question qui fait débat.
Faut-il réintroduire une population d'ours dans les Pyrénées ?
Certains sont pour (associations Férus, Pays de l’Ours-Adet, etc...).
Certains sont contre (certains élus locaux, chasseurs et surtout d’éleveurs).

Depuis la fin 2009, la France n'a plus de programme de réintroduction en cours et une vingtaine d'animaux vivent dans la région, dont certains ont été amenés de Slovénie dans le cadre du programme de réintroduction qui débuta en 2006. L’ours a été classé en 2009 "en danger critique d’extinction en France" par l’UICN (Union mondiale pour la Conservation de la Nature).

Les associations Férus et Pays de l’Ours-Adet ont organisé le 20 janvier à Paris une grande manifestation. Leurs membres ont accroché plusieurs ours en peluche au Pont de l’Alma et demandé à ce que 2010, "Année internationale de la biodiversité", soit également proclamée "Année de l’ours dans les Pyrénées".

Chantal Jouanno, a annoncé le 21 janvier qu’elle "ne laissera pas l’ours disparaître". Elle promet la mise en œuvre dans les prochaines semaines d’un nouveau programme de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. "On ne renonce pas au plan ours, il y aura d’autres réintroductions" a-t-elle affirmé.
Le nouveau plan devrait être d’une durée de quatre ans (2010-2013) et n’entrera pas en vigueur avant les élections régionales de mars.

Les associations attendent la réintroduction d'un à deux ours par an et préviennent "Nous allons veiller à ce que la France respecte ses engagements, sinon nous nous mobiliserons de nouveau".

Les opposants profitent de l'approche des élections régionales pour faire pression : "La ministre devait nous recevoir, elle ne l’a pas fait. Politiquement, il n’y avait rien de mieux à faire que de revenir sur la poursuite de la réintroduction de l’ours. Tant pis, il faudra qu’elle en assume les conséquences" assure un éleveur qui est aussi l'ancien président de l’Association de défense de l’identité pyrénéenne (ADIP).

Mon avis

La polémique et les tensions ainsi que les actions contre les animaux ne sont pas prêtes de s'éteindre si de nouveaux animaux sont relâchés.
Certains parlent de réintroduction en milieu fermé, clôturé.
Je ne suis même pas sûr que les opposants laissent une telle option se faire tant ils semblent viscéralement contre les ours.

Au final, ce sont les animaux qui font les frais de la bêtise humaine.
Laissons ces ours tranquilles en Slovénie, plutôt que de les exposer à la mort dans notre pays où certains hommes leur vouent une telle haine.
Sans doute mon avis ne plaira pas à tous...


vendredi 15 janvier 2010

La Suède supprime 10% de sa population de loups

Des battues très encadrées par l'état Suédois ont été organisées pour limiter la propagation du mammifère, jusqu'au 15 février prochain.

Le permis de tuer se limite à 27 bêtes, soit dix pour cent de la population estimée de loups dans les 5 régions où l'animal s'est reproduit au cours des trois dernières années. 23 ont déjà été abattus.

Cette limitation a été décidée en octobre par le parlement suédois qui souhaite maintenir la population de mammifères sous les 210 animaux dans le pays.

Une décision qui est loin de faire l'unanimité, notamment auprès des associations de défense des droits des animaux.

La population de loups n'est pas plus importante en Suède que dans d'autres pays, déclare le représentant suédois de l'association WWF. Et là on décide de supprimer 10 pour cent de la population, 27 loups. Sans compter en plus la chasse illégale ?

Mais la mesure a de quoi rassurer les éleveurs d'ovins qui cherchent à limiter les dégâts causés par l'animal.

Plusieurs organisations écologistes estiment que cette autorisation de chasse va directement à l'encontre des directives de l'Union européenne. D'autres la jugent indispensable, affirmant même que l'animal aurait été repéré aux portes des villes, et même de la capitale, Stockholm.

Source : http://www.loup.org

Mon avis

Espèce qui se croit "supérieure", l'homme écrase les autres toujours et encore !
Le loup en fait une fois de plus les frais.
Une espèce qui fait peur ?
Des éleveurs qui ont de l'influence...
Des chasseurs aussi !

jeudi 10 décembre 2009

Un loup abattu illégalement par un chasseur dans les Alpes

Un chasseur des Hautes-Alpes a tiré sur un loup lors d’une battue au sanglier qui s’est déroulée ce lundi 7 décembre 2009. Il a été surpris en flagrant délit par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS).
Le chasseur a reconnu les faits et aurait indiqué avoir tiré après avoir été surpris par l’arrivée du loup.

Il est convoqué devant le tribunal correctionnel de Gap le 18 février 2010 pour répondre de la prévention de destruction d’un animal non domestique, espèce protégée.
Le chasseur est passible d’une forte amende et d’une peine d’emprisonnement.

France Nature Environnement rappelle qu’en vertu de l’arrêté ministériel du 23 avril 2007 et des engagements européens et internationaux de la France, le loup est une espèce protégée dont la destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement sont interdits.

Ces dernières années, plusieurs dizaines de loups ont été détruits par le poison, par des pièges ou par des coups de fusil. France Nature Environnement entend que soit mis fin à ces actes illégaux qui se multiplient à l’encontre de cette espèce en France.

Devant la répétition de ces actes de destruction du loup dans les Alpes, France Nature Environnement, une fois encore, demande au Ministère de l’Écologie qu’il fasse preuve d’une attitude ferme et exemplaire dans cette affaire, en déposant une plainte pour destruction d’espèce protégée.

FNE étudie actuellement la réponse juridique la plus adéquate à donner à cette affaire.
L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) déclare porter plainte.


Pour plus d’information sur le loup

Consultez le site Loup.org.

samedi 14 novembre 2009

"La maraîchine" race sauvée de l'extinction

Comme c'était le cas pour moi, vous ne connaissez probablement pas la maraîchine.
A moins que vous ne soyez éleveur bovin.
Vous êtes sur la voie ?


Les maraîchines de la Massone quitteront ce samedi matin les marais pour Sablonceaux. (photo dr)

La maraîchine est une vache polyvalente. C'est une vache laitière, de boucherie et de traction. Une qualité qui a longtemps été un défaut à l'époque où la productivité - donc la spécialisation - a pris le pas sur l'agriculture extensive.

En 1988, quand on a commencé à s'intéresser à elle, il n'en restait plus que 33. Excellente laitière, elle était pourtant à l'origine du beurre AOC Charentes-Poitou. Mais elle avait été boudée et remplacée petit à petit par la noire - et - blanche qui n'avait plus aucun lien avec le terrain.

Par chance, ces 33 vaches étaient de très bons sujets, sans consanguinité structurelle élevée. Nous avons donc pu refaire partir la race dans de bonnes conditions. Et, l'an dernier, nous avons fêté la millième maraîchine », se réjouit l'agriculteur bio de Sablonceaux, Benoît Biteau, lauréat des Trophées 2009 de l'agriculture durable, éleveur et responsable de l'Association pour la valorisation de la race bovine maraîchine et des prairies humides, .

Actuellement, les maraîchines ont reconquis le Marais breton, le Marais poitevin et une partie du Marais de Rochefort. Benoît Biteau, écologiste convaincu, a trouvé en Jean-Michel et Roselyne Benier, propriétaires du domaine de la Massone et créateurs de la réserve naturelle régionale, deux alliés de choix. C'est sur leurs terres que ses vaches passent l'été. Elles y restent jusqu'à ce que les prairies s'appauvrissent.

« Avec les pluies qui sont tombées ces derniers jours, l'herbe n'est que de l'eau. Les vaches ont déjà fondu un peu. Il est temps de les retirer », poursuit Benoît Biteau en caressant la croupe d'une génisse.

À pied, sans bétaillère
« En fait, on est toujours un peu en retard sur la transhumance. Au printemps comme à l'automne », sourit Pierre Truau. Il parle en connaissance de cause. La transhumance à l'ancienne, sans bétaillère, il l'a connue dans son enfance. C'était une marche en famille le long des chemins creux et des départementales. Une tradition qui perdura longtemps entre le bocage des Deux-Sèvres et le Marais poitevin.

Source : Thomas Brosset - Sud Ouest.com

mardi 27 octobre 2009

Ces coccinelles qui nous envahissent

Depuis plusieurs jour je reçois des commentaires sur mes précédents billets relatifs aux coccinelles asiatiques :

L'invasion des coccinelles asiatiques

La coccinelle hiberne

Nous constatons actuellement une recrudescence de coccinelles qui entre dans les habitations.
Ceci s'explique par 2 choses :
1- L'aire de répartition des coccinelles asiatiques en France s'étend année après année. Même si le phénomène au global n'est pas nouveau, pour certains d'entre nous c'est la première fois car les coccinelles arrivent pour la première année.
2- Les coccinelles asiatiques rentrent dans les maisons entre novembre et mars les jours où la température est douce.

Il est clair qu'en grand nombre elle deviennent gênantes.
Certaines personnes se plaignent même qu'elles tombent dans leur assiette...
De très rares cas de morsures sont signalés.

Dans l'ensemble elle ne sont pas nocives dans les appartements. Elle ne mangent pas et ne se reproduisent pas.
Elle partent au début du printemps.
Si elle ne gênent pas on peut les laisser, sinon on peut les capturer et les relâcher à l'extérieur.
Certains emploient des méthodes plus expéditives : l'aspirateur ou le congélateur où elles meurent en quelques heures.
Personnellement je conseillerait évidemment de ne pas les tuer.

Evidemment, si votre cas est proche de celui de cette vidéo, c'est autre chose...

Contribuez à l'étude de l'évolution de la répartition de la Coccinelle asiatique en signalant votre problème à l'observatoire permanent pour le suivi de la Coccinelle asiatique en France

L'observatoire nous montre l'évolution de l'implantation de la coccinelle asiatique entre 2004 et 2009 :


Pour plus d’information

Reportez vous à mes précédents articles et aux liens qui y figurent :
L'invasion des coccinelles asiatiques
La coccinelle hiberne

Visitez le site de l'observatoire permanent de la coccinelle asiatique.

mercredi 23 septembre 2009

Thon rouge : la France renie ses engagement, mobilisez-vous pour sa protection !

L’Union Européenne a renoncé aujourd’hui 22 septembre à interdire toute commercialisation du thon rouge.
Cette interdiction est pourtant la seule solution pour mettre un terme à la surexploitation dramatique du thon rouge.
Le 16 juillet dernier, Nicolas Sarkozy s’était d’ailleurs prononcé en faveur d’une telle mesure.

Mais hier, à Bruxelles, la France a renié ses engagements et fait échouer le processus.

Le gouvernement oublie ses promesses. Avec d’autres pays du pourtour méditerranéen, la France a repoussé une proposition de la Commission Européenne qui consistait à inscrire le thon rouge à la Cites (la convention en charge du commerce international des espèces de faune et de flore menacées).

Pourtant, il est urgent d’interdire toute commercialisation du thon rouge. Greenpeace le réclame depuis de nombreuses années et tire la sonnette d’alarme : le thon rouge est en danger de mort.

C’est maintenant à vous d’agir. Greenpeace vous invite à écrire au président de la République.
Demandez-lui de confirmer ses engagements en faveur du « classement du thon rouge en annexe I de la CITES pour l’interdiction du commerce ».

Pour agir avec Greenpeace, c'est ici.

mardi 22 septembre 2009

Thon rouge : mobilisez-vous pour sa protection !

L’Union Européenne a renoncé le 21 septembre à interdire toute commercialisation du thon rouge.
Cette interdiction est pourtant la seule solution pour mettre un terme à la surexploitation dramatique du thon rouge.
Le 16 juillet dernier, Nicolas Sarkozy s’était d’ailleurs prononcé en faveur d’une telle mesure.
Mais hier, à Bruxelles, la France a renié ses engagements et fait échouer le processus.

Et pourtant :

Le gouvernement oublie ses promesses. Avec d’autres pays du pourtour méditerranéen, la France a repoussé une proposition de la Commission Européenne qui consistait à inscrire le thon rouge à la Cites (la convention en charge du commerce international des espèces de faune et de flore menacées).

Pourtant, il est urgent d’interdire toute commercialisation du thon rouge. Greenpeace le réclame depuis de nombreuses années et tire la sonnette d’alarme : le thon rouge est en danger de mort.

C’est maintenant à vous d’agir. Greenpeace vous invite à écrire au président de la République. Demandez-lui de confirmer ses engagements en faveur du « classement du thon rouge en annexe I de la CITES pour l’interdiction du commerce ».

Agissez avec http://oceans.greenpeace.fr/protection-du-thon-rouge

samedi 19 septembre 2009

Apimondia 2009 : L‘Abeille, sentinelle de l’environnement

L‘Abeille, sentinelle de l’environnement est le thèle du 41ème salon Apimondia qui se tient à Montpelier du 15 au 20 septembre.

Apimondia, se sont :
- 500 scientifiques.
- 200 exposants.
- 10 000 congressistes.
- Plus de 100 pays représentés.
- 260 conférences.

La disparition des abeilles, un sujet qui s’impose à l’heure où l’abeille est confrontée à un taux de mortalité record, en moyenne 300 000 colonies disparaissent tous les ans depuis 1995 en France.
La sauvegarde de l’abeille est un enjeu stratégique qui va bien au-delà du monde des apiculteurs… car l’abeille œuvre pour nous chaque jour.
L’abeille est au carrefour de plusieurs problématiques sociétales et posent plus largement la question des orientations de la politique agricole, du développement durable, de la protection de l’environnement, de la biodiversité, de l’évolution climatique et bien sûr du lien Homme et Nature.

Après plusieurs années marquées par la recherche infructueuse d'un "tueur" patenté de l'abeille - virus, parasite ou pesticides -, la théorie de facteurs multiples, qui agiraient séparément mais aussi combineraient leurs forces, est de plus en plus partagée. C'est désormais l'axe de recherche privilégié. "Nous n'avons toujours pas d'explication claire du phénomène, mais nous sommes sûrs qu'il n'a pas une cause unique", affirme le biologiste Peter Neumann, responsable d'un programme international de prévention des pertes de colonies baptisé Coloss.

Pour plus d’information

http://www.apimondia2009.com
http://www.abeillesentinelle.net
http://www.lemonde.fr

mardi 15 septembre 2009

Mort de l'ourse Cannelle : la responsabilité du chasseur enfin reconnue !

La Cour d’appel de Pau a condamné le chasseur ayant tué l’Ourse Cannelle à réparer les préjudices subis par plusieurs associations dont la SEPANSO, Nature Midi-Pyrénées et la Société Nationale de protection de la Nature, associations fédérées à France Nature Environnement. Après des années d’instruction et de procédure, l’affaire a enfin été tranchée sur ce point !

Pour plus d’information

Lire le communiqué de France Nature Environnement

mardi 25 août 2009

Attaques de frelons asiatiques

Plusieurs attaques de frelons asiatiques ont eu lieu en ce début de semaine.

A Carbon-Blanc, en Gironde, un employé municipal a été piqué 15 fois par des frelons asiatiques dont le nid de 40 cm de diamètre était situé à quelques centimètres du sol et cela à 15m de l'entrée du collège. Les pompiers ont transféré la victime aux urgences. Pris en main par l'équipe médicale, l'employé municipal a été énergiquement soigné et a pu ensuite rentrer chez lui.

A Saint-Vite (Lot-et-Garonne), six adultes ont été attaqués et piqués. Arrivés rapidement sur les lieux, treize sapeurs pompiers évacuent les victimes vers trois hôpitaux et cliniques alentours. Ils détruisent ensuite un nid situé sur les hauteurs d'une grange sans savoir réellement si c'était le point de départ de l'essaim.

Pour plus d’information

http://www.ladepeche.fr/article/2009/08/18/656298-Menace-le-frelon-asiatique-passe-a-l-attaque.html

http://www.lepost.fr/article/2009/08/17/1659933_pique-quinze-fois-par-des-frelons-asiatiques.html

Relire le billet sur le Blog.

Consulter la fiche éditée par la préfecture du Lot et Garonne

Mon avis

N'essayez pas d'intervenir vous même sur un nid. Faites appel à des organismes spécialisés et prévenez votre mairie.
Ne vous approchez pas d'un nid à moins de 15m. Heureusement, le plus souvent les nids se situent en hauteur.
Le Conseil Général de Gironde conseille de fabriquer des pièges, ATTENTION, lisez le commentaire ci après qui nous dit que ce n'est pas une bonne chose, bien au contraire.


mardi 11 août 2009

UICN : La crise que traverse la vie sauvage est pire que la crise économique

La vie sur la planète est gravement menacée, malgré l’engagement d’inverser la tendance pris par les dirigeants mondiaux, selon une analyse détaillée de la Liste rouge UICN des espèces menacées™.


Publiée tous les quatre ans, l’étude de l’UICN paraissait cette année 2009 juste avant la date fixée par les gouvernements pour évaluer le degré de réalisation de l’objectif 2010 de réduction de la perte de biodiversité. Le rapport de l’UICN, Wildlife in a Changing World (La vie sauvage dans un monde en mutation) montre que l’objectif 2010 ne sera pas atteint.

« Lorsque les Etats prennent des mesures pour réduire la perte de biodiversité, il y a quelques avancées, mais nous sommes encore loin d’avoir inversé la tendance », dit Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint du Programme de l’UICN pour les espèces et rédacteur principal de la publication. « Il est temps de reconnaître que la nature est la plus grande entreprise du monde et qu’elle oeuvre – gratuitement – au profit de 100% de l’humanité. Les Gouvernements devraient faire des efforts aussi importants, sinon plus, pour sauver la nature que pour sauver les secteurs économiques et financiers. »

L’étude analyse la situation de 44 838 espèces de la Liste rouge de l’UICN et présente les résultats par groupes d’espèces, régions géographiques et habitats (marins, eau douce, terrestres).

869 espèces sont éteintes ou éteintes à l’état sauvage; ce chiffre atteint 1159 si on y ajoute les 290 espèces en danger critique d’extinction classées comme étant « probablement éteintes ». Dans l’ensemble, au moins 16 928 espèces sont menacées d’extinction. Etant donné que l’analyse ne porte que sur 2,7% des 1,8 millions d’espèces décrites, ce chiffre est considérablement sous-estimé, mais il représente un instantané utile de ce qui arrive à l’ensemble des formes de vie sur la terre.

Un nombre plus élevé d’espèces d’eau douce a été évalué, ce qui donne une meilleure idée de leur situation critique. Ainsi, en Europe, 38% des poissons sont menacés ; en Afrique de l’Est, 28%. La forte connectivité des systèmes d’eau douce, qui permet aux espèces envahissantes et à la pollution de se propager rapidement, et une exploitation des ressources en eau tenant peu compte des espèces qui y vivent sont à l’origine de ces chiffres.

Dans les océans, le panorama est également sombre. Le rapport montre qu’une grande variété d’espèces marines subit des pertes potentiellement irréversibles en raison de la surpêche, le changement climatique, les espèces envahissantes, l’urbanisation du littoral et la pollution. Au moins 17% des 1045 espèces de requins et de raies, 12,4 % des mérous et six sur les sept espèces de tortues marines sont menacés d’extinction. Particulièrement préoccupant, le fait que 27% des 845 espèces de coraux formant des récifs sont menacées, 20% sont quasi menacées et 17% ne sont pas suffisamment connues pour être évaluées. Les oiseaux marins sont beaucoup plus menacés (27,5% en danger d’extinction) que les oiseaux terrestres (11,8%).

« Imaginez la pêche sans poissons, l’exploitation forestière sans arbres, le tourisme sans récifs coralliens ni autres espèces sauvages, les cultures sans pollinisateurs », explique J.C. Vié. « Imaginez les dommages pour nos économies et nos sociétés si tout cela était perdu. Tous les animaux et les plantes qui constituent la trame extraordinaire de la vie sur la planète ont un rôle spécifique et assurent des biens essentiels : nourriture, médicaments, oxygène, eau salubre, pollinisation des cultures, stockage du carbone et fertilisation des sols. L’économie dépend complètement de la diversité des espèces. Nous avons besoin de toutes les espèces, et de populations nombreuses. C’est simple : nous ne pouvons littéralement pas nous permettre de les perdre. »

Le rapport montre que près d’un tiers des amphibiens, plus d’un oiseau sur huit et près d’un quart des mammifères sont menacés d’extinction. Pour certaines catégories de plantes, comme les conifères et les cycadacées, la situation est encore plus préoccupante, avec 28% et 52% d’espèces menacées respectivement. Dans tous ces cas, la principale menace est la destruction des habitats, en raison de l’agriculture, des aménagements ou encore de l’exploitation forestière.

Chez les amphibiens, la chytridiomycose, une maladie infectieuse provoquée par un champignon, touche un nombre croissant d’espèces et complique les actions de conservation. Chez les oiseaux, le plus grand nombre d’espèces menacées se trouve au Brésil et en Indonésie, mais la plus forte proportion d’oiseaux menacés ou éteints correspond aux îles océaniques. Les espèces envahissantes et la chasse sont les menaces principales. Pour les mammifères, la chasse non durable est le danger le plus important, après la destruction des habitats. L’impact est fort en Asie, où la déforestation avance aussi rapidement.

« La lecture du rapport peut paraître déprimante », dit Craig Hilton Taylor, responsable de l’Unité de l’UICN en charge de la Liste rouge et co-rédacteur de l’ouvrage. « Il nous indique que la crise de l’extinction est aussi mauvaise que nous le craignions ou même pire. Mais il montre aussi les tendances suivies par les espèces, ce qui est essentiel pour prendre les bonnes décisions. D’ici 2010, la communauté internationale devrait utiliser ce rapport à bon escient pour répondre à la situation ».

Le changement climatique n’est pas la principale menace pour les espèces sauvages à l’heure actuelle, mais il pourrait bientôt le devenir, d’après l’étude. Ayant examiné les caractéristiques biologiques de 17 000 espèces d’oiseaux, d’amphibiens et de coraux formant des récifs, le rapport conclut qu’une part importante des espèces actuellement non menacées d’extinction sont sensibles au changement climatique. C’est le cas pour 30% des oiseaux non menacés, 51% des coraux non menacés et 41% des amphibiens non menacés, qui ont tous des caractéristiques les rendant vulnérables au changement climatique.

Les indices de la Liste rouge permettent de suivre les tendances du risque d’extinction chez différents groupes d’espèces. De nouveaux indices ont été définis, avec des résultats intéressants. La détérioration se poursuit pour les oiseaux, les mammifères, les amphibiens et les coraux, avec un déclin particulièrement rapide pour ces derniers. Des indices ont aussi été calculés pour des espèces d’amphibiens, de mammifères et d’oiseaux utilisées pour la nourriture et la médecine. Les résultats montrent que les espèces d’oiseaux et de mammifères utilisées à ces fins sont beaucoup plus menacées. La diminution de ces ressources a des effets sur la santé et le bien-être des populations qui en dépendent directement.

« La Liste rouge de l’UICN ouvre une fenêtre sur un grand nombre de grands enjeux de notre temps, y compris le changement climatique, la destruction des systèmes d’eau douce et la surpêche », explique Simon Stuart, Président de la Commission de la sauvegarde des espèces de l’UICN et co-rédacteur. « Si nous ne traitons pas les causes essentielles de la non durabilité de la planète, les idéaux élevés des Etats en matière de réduction des taux d’extinction ne compteront pour rien. »

Pour plus d’information

Lire le communiqué UICN 2009
http://www.uicn.fr/IMG/pdf/Communique_presse_Liste_rouge_rapport_2009_International.pdf

Consulter la liste rouge UICN des espèces menacées 2008

http://data.iucn.org/dbtw-wpd/edocs/RL-2009-001.pdf


jeudi 25 juin 2009

cyber @ction : moratoire sur la chasse aux baleines

En dépit du moratoire en vigueur, près de 40.000 baleines ont été tuées dans le monde depuis 1985 par les pays qui refusent de s'y soumettre ou sous couvert des chasses scientifique et traditionnelle.

La réunion annuelle de la Commission baleinière internationale, qui se tient cette semaine au Portugal, ne devrait pas permettre de faire progresser la protection des grands mammifères marins.

La 61ème session de la Commission baleinière internationale s’est ouverte ce lundi 22 juin sur l’île de Madère, au Portugal. Une fois de plus, cette semaine de réunion devrait voir s’opposer les partisans d’une pérennisation du moratoire de 1986, interdisant toute prise de baleine, et les partisans d’une reprise de la chasse commerciale. Trois pays animent ce dernier camp : le Japon, la Norvège et l’Islande, les seuls Etats à pratiquer la chasse à la baleine.

En marge des débats, les organisations de défense de l'environnement présentes à Madère ont par ailleurs réaffirmé lundi leur crainte d'une reprise de la chasse à la baleine à bosse au Groenland, territoire semi-autonome du Danemark, une des quatre régions du monde où la CBI autorise une chasse "aborigène" de subsistance.

Nouvelle importante : La Norvège interrompt la chasse à la baleine pour cause de demande saturée. Alire sur : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hW4CnWB_77CJri7ddX1lAbj4-Otg

Comme le signale Greenpeace cela démontre que le consommateur boude la viande de baleine alors que la délicate question de la chasse agite une nouvelle fois la Commission baleinière internationale (CBI) réunie cette semaine sur l'île portugaise de Madère.

Comment agir ?

L’association Cyber @cteurs vous propose d'interpeller les ambassadeurs de ces 4 pays Participez à la cyber @ction signable en ligne ici.

dimanche 3 mai 2009

Les loups adorent les baies rouges !

Lorsqu’ils ne sont pas occupés à chasser des proies en carnivores qu’ils sont, les loups s’adonnent à un passe-temps bien plus pacifiste : manger des fruits ! En effet, les plus jeunes loups de la meute, lorsqu’ils trouvent des buissons plein de baies, vont mordiller doucement la collation rouge.

Wolves eating berries ! par RT_Wolves

Pour plus d’information sur les loups

Le site Loup.org.
Un site très complet animé par des passionnés !

samedi 14 mars 2009

L'araignée tisse sa toile

L'association "Espace des sciences" de Rennes nous offre une superbe animation sur l'araignée

Araignee1.jpg

Pour jouer l'animation, cliquez sur l'image ci-dessous :

LaraigneeTisseSaToile.jpg

vendredi 9 janvier 2009

La coccinelle hiberne

C’est l’hiver. Si vous trouvez une coccinelle chez vous, immobiles, peut être vous vous demandez vous si elle est morte…
Sans doute non…

Elle hiberne

Aux mois de septembre et d'octobre, les coccinelles adultes recherchent leurs sites d'hibernation. L'Adalia à 2 points choisit les façades de maisons, les chambranles de fenêtres ou les crevasses de l'écorce des arbres.

Lorsque les coccinelles hibernent dans des lieux humides comme les feuillages, elles peuvent être attaquées par un champignon : le Beauveria qui peut détruire jusqu’à 70% des insectes souvent mis en groupes, serrés les une contre les autres.

Les coccinelles sont donc au repos jusqu’au mois de mars approximativement.
Le réveil s’effectue plus tôt pour les coccinelles asiatiques (espèce invasive) : dès qu’il fait entre 8,6 ° et 12,5 °C.

CoccinelleHiberne3.gif

Au printemps, après de longs mois d'hibernation, la coccinelle doit rapidement se reproduire. Quelques jours plus tard, une fois l'accouplement effectué, la femelle pond une cinquantaine d'œufs jaunâtres sous une feuille. Au bout de 3 à 5 jours les œufs éclos, les larves de coccinelle sont nées.

Après le sommeil, la reproduction, puis les naissances :

Vous ne serez plus surpris donc si vous trouvez ces bêtes à bon dieu en état léthargique.
Surtout laissez les tranquilles jusqu’au printemps.
A moins que vous ne soyez envahit par des coccinelles asiatiques

CoccinelleComparaison.jpg

mardi 23 décembre 2008

Hérissons au jardin

Peut être vous souvenez-vous, en juin c’était l’horreur, quatre bébés hérissons découverts mort au pied du nid.

Évidemment tout fut géré, nettoyé.

Surprise, il y a plusieurs semaines, le nid s’était reformé. Un hérisson observé ponctuellement un soir. Bien content de ce retour chez nous, l’hiver s’annonçant nous engagions la réflexion sur ce qu’il faudrait faire pour l’aider.

Quelques jours après, ce fut un, puis deux, puis finalement trois animaux que nous avons identifiés comme hôtes du fond du jardin. Le nid a grossi…

Quelques appels au Sanctuaires des hérissons et nous voici maintenant avec un nid couvert et un nourrissage journalier.

Le régime :
- viande de poulet cuite, légumes cuits, fruits (banane, pomme) coupés en tout petits morceaux.
- croquettes pour chat (Proplan).
- de l’eau dans une assiette.

Contrairement à ce que l’on peut croire, les hérissons n’hivernent pas vraiment. Ils ne dorment pas plus que quelques jours d’affilée. Pour l’instant, en un mois environ ils ont mangé chaque nuit ce que nous leur déposons jusqu'à la semaine dernière... ils doivent faire un somme...

Sur la photo précédente, seul le toit est en place pour éviter que le nid ne se mouille de trop. Le froid arrivant j’ai ajouté deux côtés pour couper le vent :

Nous sommes contents, pour le moment tout va bien. Nous ne les voyons plus, probablement car le temps est au froid. Ils mangent bien…

Evidemment nous avons fait des recherches sur le Net pour des conseils afin de les aider.
Certains sites sont plutôt consacrés aux hérissons « de compagnie » en tant qu’animaux domestiques.
Personnellement je n’irais pas dans cette direction.
Les aider à passer un bon hiver avec une nourriture adaptée, oui.
Les soigner s’ils venaient à en avoir besoin, oui.
Les prendre à la maison de manière permanente dans un milieu artificiel, non.

Herisson3.jpg

Quelques caractéristiques physiologiques :

- Poids : 800-1200g.
- Longévité : 3-4 ans (jusqu’à 10 ans en captivité)
- Saison de reproduction : mi avril-début sept. (max. juin-juillet)
- Durée gestation : 32j. env.
- Moyenne de nouveaux-nés/portée : 5
- Nb. de portée /an : 1 (parfois 2)
- Ouverture des yeux : 12-18j.
- Sevrage : 35j.
- Poids au sevrage : 150-350g. - Température corporelle : 34-37°C
- Température corporelle pendant hibernation : env. 6°C

Herisson5.jpg

Quelques conseils

Pendant l'hibernation :
- Ne pas faire hiberner le hérisson à l’intérieur s’il pèse 300 à 450g en automne. Ses chances de survie sont meilleures si on évite de le faire selon une étude suisse des années 1990.
- Fournir des abris dans le jardin, à l’aide de feuilles, ou de ponts de terre ou éventuellement une caisse en bois avec une ouverture de 12cm de diamètre.
- A la saison de réveil, fournir un peu de nourriture dans un coin du jardin. Mais attention, pas de lait et idéalement de la boîte pour chats ou chiens. Pour éviter d’attirer des rats, mettre chaque fois juste une petite ration ! Ne pas alimenter pendant la saison chaude ! Cette aide alimentaire ne doit être que temporaire, le temps pour le hérisson de se refaire des réserves en calories !

Protection du biotop :
- Plantation de buissons,
- Laisser des tas de feuilles et créer un compost,
- Laisser une ouverture dans la clôture du jardin,
- Œuvrer pour le maintien des ses endroit préférés au sein de la commune,
- Pas d’utilisation de toxiques et de fertilisants,
- Faire opposition aux projets de constructions de routes qui parcellent leur espace vital,
- Faire attention au coup de fourche et ne pas brûler sans vérification préalable un tas de feuilles,
- Mettre une planchette dans la piscine et les étangs, de façon à aider le hérisson qui y serait tombé d’en sortir,
- Prêter attention au crépuscule particulièrement en roulant

Pour plus d’information

Le site du Sanctuaire des hérissons donne pas mal de conseils pour les soigner et les aider. Voir aussi : http://www.aufuret.ch/animaux/page8.htm

Herisson4.jpg

mardi 9 septembre 2008

Ariège: un chasseur tire sur un ours

Dimanche matin 7 septembre, vers 10h15 lors d’une battue au sanglier sur la commune de Prades, un chasseur de l’association communale de chasse agrée (ACCA de Prades) a tiré sur un ours.

Celui-ci, ayant aperçu un animal dans un endroit de passage des sangliers, a fait un «tir d'instinct» et s'est rendu compte coup qu'il s'agissait d’un plantigrade et non d’un sanglier.

La gendarmerie d’Ax les Thermes, à 15km de Prades a été alertée par le chasseur et a bouclé le périmètre. L’équipe technique du suivi ours s’est rendue sur place et a pu relever des traces de sang.

Tout porterait à penser qu’il s’agirait de l’ours Balou réintroduit avec cinq autres ours slovènes en 2006 dans les Pyrénées.

La préfecture de l'Ariège a également précisé que le chasseur était entendu à la gendarmerie d’Ax dimanche soir et qu'une enquête sur les circonstances de l'accident a été diligentée par le procureur de la République de Foix.

L'ours, blessé au talon, aurait été localisé grâce à une puce abdominale dans le secteur des gorges de la Frau.

L'association Pays de l'Ours-Adet, qui a renouvelé sa demande de "relance d'un vrai plan de restauration d'une population d'ours dans les Pyrénées", a dénoncé dimanche soir dans un communiqué "un acte d'une extrême gravité" et annoncé qu'elle porterait plainte contre le chasseur. "Nous déposerons plainte contre le chasseur car cette affaire ne peut en rester là. Le tir avant identification est un manquement grave aux règles éthiques et de sécurité les plus élémentaires pour un chasseur. Nous verrons demain quelle peut être la formulation de cette plainte, destruction d'espèce protégée ou tentative de destruction", a déclaré à l'Associated Press Alain Reynes, porte-parole de l'association.

Le 15 août dernier un ours percutait un mini-bus, heureusement sans occasionner de blessé, sur la deux fois deux voies à Mérens les Vals… D’après les premiers éléments il s’agissait de l’ours Boutxi que l’on aurait aperçu claudiquant près de l’étang de Naguilhes la semaine dernière.

Cela porterait à deux le nombre d’ours blessés dans le département de l’Ariège.

Mon avis

"Un tir d'instinct"...
Je suis rassuré, on aurait pu penser que le chasseur avait confondu l'ours avec un faisant, un lapin... je suis mauvaise langue : un sanglier
Bien sûr les accidents ça existe...
Les chasseurs doivent faire attention, c'est évident !
L'instinct de celui-ci peut être mortel, ses camarades chasseurs devraient faire attention...
Est-il permis d'espérer que les conséquences ne seront pas trop dramatiques pour Balou ?

Encore un évènement de nature à justifier ma perplexité sur les réintroductions...

Pantheon0010.JPG
Manifestation au Panthéon à Paris en 2004 suite à la mort de Cannelle.

Source :
http://www.ariegenews.com/news/news_5958_ariege-un-chasseur-tire-sur-un-ours.html

Pour plus d'infos :
http://ours-loup-lynx.info/spip.php?article1413
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/environnement/20080908.OBS0395/blesse_par_un_chasseur_lours_balou_est_sous_surveillanc.html

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