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jeudi 19 janvier 2012

Les pandas de Beauval ne participent pas à la préservation de la biodiversité

Quelle agitation médiatique en ce début de semaine autour de l'arrivée des deux pandas prêtés par la Chine à la France pour une durée de 10ans !
Le zoo de Beauval, dans le Loir et Cher, a mis les petits enclos dans les grands et a cassé son cochon de porcelaine pour offrir le plus bel espace artificiel dont rêvent tous les pandas du monde. 400m2 en intérieur et 2000 m2 en extérieur, à grand renfort de plantation de bambous dont se nourrit l'animal.
Geste diplomatique, politique, commercial, anticrise, nombreuses sont les explications et justifications avancées par la presse. On nous répète à l'envie qu'il s'agit aussi d'assurer la perpétuation de l'espèce, si rare tant dans son milieu naturel qu'en captivité dans les zoos. L'affaire nous aura au moins permis d'apprendre que la reproduction du panda n'est pas une mince affaire. L'animal devant avoir au moins 6 ans et la femelle n'étant féconde que trois jours par an !

Au-delà de cette info de première importance (!) la presse s'est émue que la femelle de ce couple de star, dont la presse ne parle que par ses prénoms, ait montré son postérieur à son arrivés dans son pays d'accueil !

De tout cela je me moque.
Franchement, quel est l'intérêt du point de vue environnemental, écologique, d'une telle opération. Néant.
Faut-il absolument maintenir sous cloche les espèces végétales et animales menacées d'extinction ? Ma réponse est négative. Je préfère, et de beaucoup, que les efforts maximaux soient déployés pour la préservation et le renforcement de la biodiversité commune ou exceptionnelle. J'entends bien la préservation des milieux naturels et des écosystèmes hôtes des espèces menacées ou non. Et l'effort à accomplir n'est pas mince alors que l'année 2010 pour la préservation de la biodiversité a été un échec en ce sens que nous ne sommes pas parvenus à stopper son déclin.

Nul besoin d'aller à l'autre bout de la planète pour agir et éviter la disparition d'espèces en danger critique d'extinction selon l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).
En France l'ours brun (j'y reviendrai), le macareux moine et le pingouin torda le vautour moine, l'eider à duvet, la pie grièche à poitrine rose et bien d'autres en font partie Quant aux espèces en danger, elles sont nombreuses aussi en France : râle des genets, cigogne noire, flamant rose, aigle de Bonelli et tant d'autres pour les oiseaux, le grand hamster, le vison d'Europe, le lynx boréal pour les mammifères.
J'arrête là cette liste. Il y a énormément à faire pour sauvegarder le milieu naturel. C'est clair.


Ils sont beaux mais ne doivent pas occulter la nécessité de préserver la biodiversité

L'importance de la préservation de la biodiversité mondiale fait consensus.
Ce qui le fait moins c'est la manière d'y parvenir et force est de constater que les actions ne sont pas à la hauteur de l'enjeu puisque, comme je l'ai dit, le déclin n'a pas été encore enrayé. Je prétends que des opérations médiatiques et commerciales comme celle des deux pandas sont un gaspillage et que les efforts et crédits devraient être portés sur la préservation des milieux et des espèces dans leur milieu.
Je ne suis évidemment pas le seul à le penser et à le dire.Florian Kirchner, chargé du programme espèces au Comité français de l'UICN, souligne -à propos des pandas de Beauval- l'oubli d'autres espèces en danger. Interrogé dans L'Express, il indique : « Pour des raisons affectives et subjectives, certains animaux emblématiques bénéficient d'efforts financiers importants et d'autres font figure de parents pauvres. Or, on sait que, chaque année, des espèces disparaissent et que les moyens sont loin d'être à la hauteur des besoins ».

J'ajouterais un point quitte à m'attirer les foudres de certains écologistes.
Je suis non seulement opposé à la détensions d'animaux dans des parcs à fin ludique et/ou commerciale, mais aussi à la réintroduction d'espèces en liberté si toutes les conditions de leur survie, voire de leur développement ne sont pas réunies. Je considère que ces conditions ne sont pas présentes dans les Pyrénées pour la réintroduction de l'ours brun. Si je ne suis pas persuadé que le milieu naturel soit en état de recevoir et voir se développer ne serait-ce qu'une petite population d'ours, je suis convaincu au contraire que l'environnement humain y est suffisamment hostile pour ne pas perdurer dans la voie de la réintroduction.
Sans doute seule une minorité de personnes en arrive à agir physiquement contre les animaux, mais l'expérience a montré que les ours subissent des atteintes graves et inacceptables. Pourquoi continuer à les mettre dans un environnement où leur vie est menacée ?

Non, les pandas de Beauval ne participent pas à la préservation de la biodiversité.
Préservons la biodiversité et la richesse de nos milieux naturels, favorisons y le maintien et le développement des espèces qui y sont inféodées. Bannissons la captivité pure sauf à des fins de soin et soyons raisonnables dans les actions de réintroduction.

vendredi 6 janvier 2012

À l'industrie de l’huile de palme: les orangs-outans ne sont pas de la vermine !

Un communiqué de l'organisation Sauvons la forêt


Des employés ont trouvé un orang-outan dans la plantation », déclare un de leurs collègues dans l'interview accordée à la BBC.
« L'entreprise les a payé cent dollars pour capturer le primate. Je ne sais pas exactement ce qu'ils ont fait de lui, mais l'entreprise veut se débarrasser des orangs-outans, qu'elle considère comme des animaux nuisibles. »

Bien que les anthropoïdes soient strictement protégés par la loi indonésienne, ils sont malgré tout chassés sans pitié.
Leur milieu de vie est fortement menacé par l'expansion démesurée des plantations de palmiers à huile : en déboisant la forêt pluviale, l'industrie de l'huile de palme anéantit leurs moyens de subsistance.
Poussés par la faim, les orangs-outans errent dans les plantations à la recherche de nourriture, et n'ont d'autre choix que de manger les plants de palmiers.
En réponse, les multinationales de l'huile de palme ont décidé de les chasser de leurs plantations. Par tous les moyens.


La mère de ce jeune orang-outan a été tuée
dans les plantations de palmiers à huile

Les orangs-outans vivent exclusivement sur les îles de Sumatra et de Bornéo. L'Indonésie abrite 90% de leur population globale, le reste se trouvant en territoire malaisien. Les orangs-outans sont considérés comme des animaux menacés d'extinction, ce qui leur vaut de figurer parmi les espèces internationalement protégées. L'Indonésie elle-même a mis en place un statut légal de protection très strict pour ces animaux. Selon le plan établi par le gouvernement indonésien, la population d'orangs-outans doit être stabilisée d'ici 2017.

Pourtant, la réalité est tout autre. A cause de la demande fortement croissante en huile de palme, la menace planant sur les orangs-outans s'est considérablement alourdie. L'Indonésie et la Malaisie sont en effet les plus gros producteurs mondiaux d'huile de palme, et ont jusqu'à présent détruit neuf millions d'hectares de forêt tropicale pour l'expansion de leurs plantations. Chaque jour, d'immenses surfaces viennent accroitre ce chiffre alarmant. Comme les orangs-outans vivent principalement dans les arbres, la déforestation pour les plantations a un impact direct sur leur habitat naturel. Lors de la conférence de Bali en 2007, il a déjà été constaté que 3000 orangs-outans mourraient chaque année à cause de la déforestation. Le président d'Indonésie avait très justement déclaré pendant la conférence: « Si nous voulons protéger les orangs-outans, nous devons protéger les forêts. »

Lorsque la forêt est rasée, les primates n’ont comme alternative à leur nourriture habituelle que les plants de palmiers à huile. C’est pour cela que les multinationales de l’huile de palme offrent des récompenses pour chaque animal abattu. La plupart des cas récents ont eu lieu dans les plantations de palmiers en Kalimantan central et oriental (la partie indonésienne de Bornéo). Là-bas, l’industrie de l’huile de palme paye des chasseurs de primates afin de « réguler les parasites ». Trois personnes comparaissent actuellement en justice car ils auraient massacré des dizaines d’orangs-outans à la demande de leur employeur, une multinationale de l’huile de palme. Les vrais coupables, les puissantes entreprises qui ont commandité ces tueries, ne sont pourtant pas inculpés.

Même les territoires protégés ne garantissent pas une protection suffisante pour les grands singes. Les multinationales étendent arbitrairement leurs plantations et abattent les arbres dans les zones protégées où vivent les orangs-outans. L’organisation environnementale indonésienne Greenomics a montré dans une étude que le géant de l’huile de palme Wilmar possède des concessions dans des territoires protégés et représente ainsi une menace directe pour les primates. Wilmar possède ses propres raffineries en Europe, et fournit entre autre le groupe Unilever, qui possède les marques de margarine Fruit d’Or et Planta Fin.

Pour agir

Soutenez l'appel de Sean Whyte, célèbre défenseur des orangs-outans, qui se bat en coopération avec Sauvons la Forêt pour protéger ces primates rares et menacés.
Merci de signer la lettre de protestation adressée à l'industrie de l'huile de palme et exigez des mesures juridiques pour une protection efficace des grands singes. Les orangs-outans ne sont pas de la vermine !

La lettre peut être signée en ligne ici.

mercredi 28 décembre 2011

Une famille sauve une baleine

L'histoire se passe sur la mer de Cortez, près du Mexique.


Michel, sa famille et quelques amis se trouvaient sur un petit bateau le jour de la saint Valentin 2011.
Il voulaient observer les baleines lorsqu'ils en ont vu une qui semblait morte.
L'entendant respirer, ils ont constaté qu'elle était prise au piège de filets de pêcheurs.
Bien naturellement ils ont voulu l'aider et l'on libérée après une heure de travail difficile.
Elle leur a offert un superbe spectacle, une magnifique récompense !

Une aventure riche en émotions ! Magnifique !

dimanche 11 décembre 2011

10 bonnes raisons de ne pas se rendre dans un delphinarium


Action pour les dauphins nous sensibilise sur les delphinariums qui constituent à mon sens un véritable esclavage animalier.

Les delphinariums renvoient l’image d’un dauphin joueur, docile et prompt à nous divertir. Mais derrière cette façade se cache une réalité plus triste : celle d’animaux intelligents asservis par la nourriture et souffrant de la captivité.

Les delphinariums vendent du rêve... On pourrait même dire qu'ils pratiquent une forme d'illusionnisme particulièrement efficace !

Mais les delphinariums mentent. Ils vous mentent lorsqu'ils vous disent que "les dauphins sont heureux d'être là". Ou lorsqu'ils vous expliquent que "les dauphins sont content de faire des tours" et qu'ils les effectuent "pour le plaisir".

La face cachée des delphinariums est bien plus amère... Voici 10 bonnes raisons d'éviter ces endroits :

1. Les dauphins captifs sont contrôlés par la nourriture.

2. Un dauphin captif vit beaucoup moins longtemps qu’un dauphin libre.

3. Les dauphins des parcs aquatiques doivent, bien souvent, être capturés en milieu sauvage.

4. Les dauphins enfermés dans les parcs aquatiques, en l’occurrence s’ils ont été capturé en pleine mer, se retrouvent éloignés de tous ceux avec qui ils vivaient.

5. La demande entretenue par les delphinariums mène entre autres aux massacres qui se déroulent au Japon.

6. Les parcs aquatiques participent d’une forme de mauvaise éducation.

7. Aller voir les dauphins captifs, c’est conforter l’idée qu’il existe une forte demande pour ce genre de spectacles.

8. Être enfermé, c’est ne plus pouvoir vivre une vie décente.

9. Acheter des places pour un spectacle de cétacés dans un parc aquatique, c’est peut-être contribuer à la rétention d’informations sur les réelles capacités des dauphins.

10. La meilleure raison pour ne pas se rendre dans un delphinarium c’est que si l’on aime les dauphins, on ne peut pas accepter de les voir souffrir ainsi.

Pour conclure
“Se rendre comme maître et possesseur de la nature” disait Descartes… L’humanité se comporte comme tel, aussi bien vis-à-vis du patrimoine écologique mondial que des dauphins. Mais ce droit devrait engager une responsabilité et des devoirs. Pour cette raison, prendre le parti de respecter les dauphins comme des êtres intelligents, sensibles, sociaux et complexes est le seul choix éthique. Participer à une exploitation immorale, ce n’est pas agir de la bonne manière pour les dauphins. Il y d’autres façon de découvrir les dauphins que les delphinariums. Et il existe beaucoup d’autres métiers que dresseur pour vivre sa passion et témoigner de son amour des dauphins.

Pour plus d’information

Consultez l'argumentaire détaillé de chacune de ces 10 raisons, sur le site d'Action pour les dauphins.


dimanche 4 septembre 2011

Ruches en ville


Toit végétalisé et ruches installées par une entreprise dans les Hauts de Seine.





Alors que partout dans le monde, une très forte mortalité des abeilles est enregistrée depuis 2006 et surtout l'hiver 2007 (perte de 60% des colonies en moyenne), l'implantation de ruches en ville est peut être un moyen de limiter les dégâts...

Pour Gilles Lanio, président du syndicat des apiculteurs du Morbihan, le constat est sans appel : « des reines installées en ville sont 3 à 4 fois plus productives que leurs sœurs, issues d’une même souche, présentes en zone rurale ».
La raison en est simple : les parcs urbains offrent une quantité et une diversité de fleurs importante, tandis que les abeilles n’ont parfois presque rien à butiner dans des zones agricoles très spécialisées et constituant de véritables « déserts verts ».
Surtout, les pesticides déciment les abeilles des campagnes.
De nombreux produits toxiques sont répandus dans les cultures et les mélanges, même à faible dose, font des dégâts ravageurs chez les insectes.

On peut s'interroger sur la motivation profonde des collectivités et les entreprises qui installent des ruches en ville. Verdir leur image ? Agir pour l'environnement ?
Quoi qu'il en soit, il semble bien que la démarche soit bénéfique, alors...

Pour plus d’information

Sur la disparition des abeilles : http://www.suite101.fr/content/abeilles--le-syndrome-deffondrement-est-devenu-mondial-a29716

Sur l'abeille en ville : http://www.apiterra.fr/les-abeilles-sinstallent-dans-le-centre-ville/

mercredi 10 août 2011

L'expansion du frelon asiatique se poursuit

La découverte des premiers frelons asiatiques (Vespa velutina) en France dans le Sud-Ouest remonte à 2004, dans le Lot-et-Garonne.
Les insectes seraient arrivés avec des poteries chinoises importées dans le département et dans lesquelles des reines auraient hiberné.
Depuis, l'espèce ne cesse de proliférer.

Le bilan des travaux publiés en juin par le Muséum d'Histoire Naturelle montre l'expansion de l'insecte : trois nids étaient dénombrés en 2004 dans un seul département.
On en comptait près de 2 000 en 2010 dans 39 départements.


Deux nids viennent d'être repérés pour la première fois en Espagne.


Selon le Muséum : "Chaque année, le front d'invasion s'élargit de 100 kilomètres, avec une forte présence en Aquitaine car les conditions climatiques de cette région sont aussi bonnes, voire meilleures, que dans sa zone d'origine en Chine".

Ce sont essentiellement les apiculteurs amateurs qui sont touchés. En effet, le frelon asiatique s'attaque aux abeilles dont ils donnent l'abdomen en nourriture à leurs larves. Il n'existe malheureusement pas à ce jour de technique de piégeage sélectif efficace.
Les apiculteurs, eux, utilisent une méthode artisanale pour tenter de détruire les frelons, un mélange à base d'alcool et de solution sucrée, qui attire les frelons asiatiques, mais aussi d'autres insectes.
L'institut national de la recherche agronomique (INRA) de Bordeaux travaille sur le frelon asiatique depuis 2007 et continue ses études pour mieux le connaître et améliorer les technique de lutte contre cet animal qui fait maintenant partie de notre faune...

Source : Le Monde.fr

Pour plus d’information

Lire mes précédents billets concernant le frelon asiatique : http://www.centpourcentnaturel.fr/?q=frelon+asiatique

vendredi 22 juillet 2011

Une tortue luth échouée sur l'Ile d'Oléron

Une tortue luth adulte a été retrouvée échouée sur une plage de l'ile d'Oléron.

L'animal décédé a été retrouvé coincé dans un filet de pêche et comportant des traces de plastiques au niveau de l'estomac.

Les agents de l'aquarium de La Rochelle indiquent que la présence de cet animal est habituelle à cet endroit de l'Atlantique mais plutôt en automne.


Photo dr / aquarium de La Rochelle

Source : Sud Ouest

Mon avis

Un tel évènement est toujours tragique pour moi.
En l'occurence, il illustre la problématique des nombreux déchets issus de la pratique de la pêche.

lundi 18 juillet 2011

Visite de la ruche


Cliquez sur l'image pour voir le diaporama

lundi 11 juillet 2011

Les baleines menacées par les déchets du tsunami et les rejets radioactifs de Fukushima


L'association Robin des Bois alerte sur dégradation de l'état sanitaire des baleines dans le Pacifique Nord en raison des déchets issus du tsunami du 11 mars au Japon et des rejets radioactifs de l'accident de Fukushima :

Les déchets du tsunami
La quantité de déchets produits à terre par le tremblement de terre et le tsunami est estimée selon le gouvernement japonais ou les experts non gouvernementaux entre 25 et 200 millions de tonnes ; le volume de déchets entraîné dans l’océan Pacifique par le ressac du tsunami reste difficile à apprécier mais il est considérable.

La marée des déchets post-tsunami va libérer dans le milieu marin des résidus de médicaments et de pesticides, des adjuvants toxiques comme les phtalates et les bisphénols, et persistants comme les composés bromés et les PCB sans oublier les hydrocarbures et les métaux lourds. Les déchets flottants et immergés sont un vecteur important de diffusion dans l’environnement marin de flux toxiques et de la contamination globale des chaînes alimentaires marines.
Avant la catastrophe de mars 2011, la viande de baleine et de dauphin mise sur le marché japonais contenait déjà des taux inquiétants en mercure et en cadmium et la viande de petits rorquals sur le marché japonais était contaminée par des composés bromés au point qu’elle était susceptible d’exposer les consommateurs à des risques sanitaires.


Déchets suite au tsunami

Pollution radioactive

L’iode 131, le césium 137, le strontium 90, le plutonium comptent parmi les radioéléments identifiés projetés sur le sol japonais par les rejets atmosphériques. Le nord-ouest de l’océan Pacifique quant à lui est le réceptacle naturel des rejets liquides pendant la catastrophe en cours mais aussi des retombées atmosphériques. Les baleines sont au sommet des chaînes alimentaires marines et leurs voies de contamination sont multiples : contact permanent avec la radioactivité artificielle, ingestion de plancton, de proies et de déchets contaminés, transmission de la radioactivité aux baleineaux pendant la période d’allaitement. Les effets potentiels de cette contamination externe et interne sont mutagène (mutation du patrimoine génétique), tératogène (développement anormal de l’embryon) et cancérogène, autant d’impacts gravissimes pour des populations dont l’avenir avant la catastrophe de mars 2011 n’était pas assuré.

Les espèces susceptibles d'être touchées selon Robin des Bois sont les petits rorquals communs du Pacifique nord-ouest et de la mer régionale d'Okhotsk (25.000 individus), les baleines franches du Pacifique Nord (quelques centaines en mer d'Okhotsk), les baleines grises du Pacifique du nord-ouest (quelques dizaines) et les baleines à bosse (400 individus estimés dans le Pacifique du nord-ouest).


Les pêcheurs japonais ont dénoncé au début du mois d’avril 2011 « l’impardonnable » rejet volontaire d’eau contaminée dans l’océan Pacifique depuis les réacteurs accidentés de Fukushima. A cette époque, Robin des Bois a exprimé sa solidarité avec les pêcheurs japonais.

Robin des Bois souhaite que les États membres de la Commission Baleinière Internationale mandatent son Comité Scientifique pour suivre, sur le long terme, au moyen de méthodes non létales, toutes les conséquences du tsunami sur les populations de baleines du Pacifique Nord.

Pour plus d’information

Lisez le communiqué de l'association Robin des Bois

vendredi 20 mai 2011

Adoption d'une loi pro-chasseurs

L'Assemblée Nationale a adopté à la quasi-unanimité le 17 mai 2011 une proposition de loi de l'UMP sur la chasse, sensée reconnaître « le rôle de la chasse comme instrument efficace de gestion de la biodiversité », ainsi que « le rôle des fédérations départementales des chasseurs en matière d'information et d'éducation au développement durable en matière de préservation de la faune sauvage et de ses habitats »..

Le texte a été adopté par 534 voix contre quatre (les quatre députés d'Europe Ecologie-Les Verts). Le président du MoDem, François Bayrou, s'est abstenu. Les députés du Nouveau Centre et communistes ont aussi voté en faveur de la proposition de loi.

Le texte reconnaît notamment « le rôle de la chasse comme instrument efficace de gestion de la biodiversité ». Il reconnaît « le rôle des fédérations départementales des chasseurs en matière d'information et d'éducation au développement durable en matière de préservation de la faune sauvage et de ses habitats ».

Les associations de défense de l'environnement France Nature Environnement, la Ligue ROC, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la Fondation pour la Nature et l'Homme se sont élevées contre certains points de cette loi :

  • l'autorisation de la chasse de nuit en Vendée. Cette pratique, non traditionnelle dans ce département, est contestée par nombre de maires du Marais-Poitevin mais aussi de chasseurs responsables en raison de son impact attendu sur les oiseaux d'eau.
  • L'exonération, pour les installations de chasse (tonnes, huttes), de la taxe foncière sur les propriétés non bâties alors que le revenu marchand qui peut en être tiré est très conséquent (une hutte peut se louer 200 euros la nuit, et être vendue 150 000 euros !).
  • Autoriser la chasse d'oiseaux en temps de neige, période pendant laquelle ces dernières, plus visibles, se battent déjà pour leur survie.
  • Banalisation de la chasse dans les cœurs mêmes des parcs nationaux ou dans les aires protégées, en contradiction potentielle avec les objectifs environnementaux assignés à ces espaces.
  • Nouveaux outils à disposition des chasseurs pour éliminer les corvidés : tirs quasiment toute l'année, cages, pièges… L'arsenal pour se débarrasser des corvidés est pourtant déjà bien fourni !
  • usage des balles de plomb pour la chasse des « nuisibles » dans les zones humide. Cela est scandaleux de revendiquer alors même que le plomb est hautement toxique. Si cet amendement était adopté il le serait en contradiction totale avec l'accord international AEWA (Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie).

Pour les 4 associations : « Reconnaître les chasseurs comme des acteurs majeurs de la gestion de la biodiversité dans ces conditions ?! Ça confine au cynisme, au vu de ces revendications affichées.

France Nature Environnement, la Ligue ROC, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et la Fondation pour la Nature et l'Homme, avaient indiqué ne constater aucune mesure favorable à la biodiversité dans la proposition de loi, qu'elles seraient très vigilantes lors des débats autour du vote de la loi. Elles ont prévenu qu'elles n'hésiteront pas, le cas échéant, à contester des dispositions insoutenables par tous les moyens légaux à leur disposition.


Un protecteur de la biodiversité à l'œuvre, bucolique, non ?

Mon avis

Le lobby de la chasse auprès des élus est efficace, non ?
Ecoeurant !

jeudi 13 janvier 2011

L'effet des ondes électromagnétiques sur les abeilles

Un groupe d'étudiants grenoblois a réalisé une intéressante étude sur l'effet des ondes électromagnétiques sur les abeilles.

Depuis quelques années, les abeilles disparaissent, en grande quantité, et ce, dans à peu près toutes les régions du monde et de manière spontanée. Plusieurs causes ont été étudiées, ils se sont intéressés, dans cet article, aux effets des ondes électromagnétiques (téléphones portables, wifi, lignes hautes tension, …) sur les abeilles.

Ils ont essayé de chercher tous les points de vue et ont eu beaucoup de mal à trouver des informations fiables sur ce sujet. En effet, les études sur ces effets sont encore très récentes, il y en a donc peu.

Je vous propose de lire leur article :

Effet des ondes électromagnétiques sur les abeilles et conséquences

Un point intéressant de l'étude nous apprend que les abeilles peuvent être influencées par 3 types d’ondes. L’un de ces 3 types correspond aux ondes de fréquence de 1900-2000 MHz, et il s’agit en fait d’ondes qui entrent en résonance avec une partie du cerveau de l’abeille appelé le corps champignon, représenté par les deux points rouges dans l'image ci-dessous :


La conclusion de l'étude indique : ...les ondes peuvent rentrer en résonance avec le corps de l’abeille, ou le corps champignon dans son cerveau, ou encore avec les ondes émises lors de la danse ondulante qui leur permet de communiquer. Tous ces phénomènes pourraient perturber le comportement des abeilles, les désorienter ou leur provoquer des troubles de la mémoire, conduisant à leur égarement. Ainsi, elles ne rentrent pas à la ruche et meurent donc, laissant la ruche abandonnée, avec la reine toujours en bonne santé, comme ce qui est constaté actuellement chez les apiculteurs victimes du CCD (syndrome d’effondrement des colonies). D’autres études seraient nécessaire pour confirmer ou non ceci, car on ne peut actuellement que faire des hypothèses, et on est à l’heure actuelle pas certains de l’effet nocif des ondes électromagnétiques sur les abeilles, bien qu’on puisse très largement le supposer.

Mon avis

Je remercie les 4 étudiants qui m'ont communiqué leur article. bravo pour ce travail de synthèse et d'analyse sur un phénomène qui pourrait en effet expliquer en partie le dramatique problème mondial de disparition des abeilles.
Bravo aussi à l'Université Joseph Fourier de Grenoble pour la mise ne place de la Revue Etudiante d'éValuation Environnementale et pour la publication prochaine du travail de ses étudiants qui sera accessible ici.

lundi 3 janvier 2011

Vaches en folie


Est-ce ce que le clonage nous réserve ?
Rigolo, triste, dramatique ?

vendredi 17 décembre 2010

Non à la capture et la destruction de blaireaux !

Un arrêté préfectoral autorisant la capture et la destruction de blaireaux dans les massifs forestiers de Brotonne-Mauny a été mis en place visant à organiser la destruction de 50 blaireaux adultes en forêt de Brotonne.

Les blaireaux propageraient la tuberculose, ce qui n’est absolument pas avéré. Ce premier arrêté mentionne « le prélèvement » de 50 blaireaux adultes mais pourrait conduire au même massacre qu’en Côte d’Or.


Aussi, considérant que :

  • plusieurs études scientifiques ont montré que les Blaireaux n'étaient pas responsables de la transmission du virus aux animaux domestiques (bovins) mais au contraire, ce sont les animaux domestiques qui transmettent la maladie aux animaux sauvages.
  • l'Angleterre et l'Irlande ont éliminé un total de 12901 Blaireaux entre 1974 et 1992 , et malgré cela la maladie n'a pas reculé dans les élevages bovins...Il a été conclu que: .. la destruction des Blaireaux au ...
  • en France, l'AFFSA précisait fin 2009, que : .. la faune sauvage, dans le dépar...
  • lors des analyses de Blaireaux morts on constate que le taux d'animaux infectés est très faible.
  • persécuter une espèce comme le Blaireau, est une façon détournée de masquer les carences dans la surveillance sanitaire des cheptels.
  • dans le cas du Renard, à propos de la rage, la seule action qui s’est avérée efficace est la vaccination : il a fallu attendre plusieurs dizaines d'années.

La LPO Haute-Normandie souhaite faire annuler cet arrêté et propose aux associations et aux naturalistes un envoi massif d'un message de protestation à la préfecture.

La faune sauvage est une richesse. Ensemble, agissons pour protéger notre patrimoine naturel.

Pour plus d’information

Lisez l'arrêté préfectoral.

Pour agir

Participez à la cyber@ction.

mercredi 25 août 2010

La Croisiere des Baleines

Depuis 10 ans, la Croisière des Baleines a permis à plus de 2000 personnes de découvrir l’observation des cétacés.

Andréas Guyot a mis en place cette activité en 2000 dans le cadre de la MJC de Pau (La Pépinière) en organisant des voyages sur le ferry Pride of Bilbao qui relie 3 fois par semaine Bilbao en Espagne à Portsmouth en Angleterre.


Le ferry Pride of Bilbao

Son objectif est de faire partager sa passion des cétacés au plus grand nombre de personnes et cela à un tarif aussi faible que possible. Il réalise cependant un petit bénéfice qu’il reverse pour moitié au Téléthon et il emploie l’autre moitié pour le voyage de jeunes de la Pépinière.


Andréas Guyot

La LPO organise aussi ce même type de stage. Je vous en ai parlé ici et j'y ai participé du 13 au 16 Aout 2010.

Le trajet emprunté par le bateau s'est révélé être un des meilleurs endroits dans le monde vu la grande variété d’espèces de cétacés qu’il y est possible d’observer. En effet, 20 espèces différentes ont été vues depuis le ferry avec un maximum de 14 espèces vues le même jour le 10 août 1999. Personnellement, lors de mon voyage je n’ai vu que des dauphins (communs ou bleu et blancs). Des cachalots ont été observés mais je n’étais malheureusement pas sur le pont à ce moment là…


La route du Pride of Bilbao entre Bilbao et Portsmouth

L’organisation « Company of Whales » effectue de son côté des comptages de cétacés depuis le Pride of Bilbao et a réalisés des clichés remarquables depuis le ferry :

Dauphins communs


Dauphins bleus et blancs

Je peux vous assurer que le spectacle des dauphins observés depuis le pont n°11(le plus haut) du bateau est vraiment magnifique.

Pourquoi tant d’espèces ici ?
Le bateau fait route sur des milieux divers, du plateau continental, qui part de la plage et descend jusqu'à 200 mètres puis tombe brutalement jusqu'à 3000 mètres dans des fosses pour enfin atteindre le plateau abyssal à 4000 mètres.


Toute cette variété de milieux fonctionne comme une mosaïque où la faune et la flore diverse et multiples offrent une nourriture pour chaque espèce. Les courants sous-marins butent contre les parois des changements de profondeur, ils sont forcés de monter et des concentrations importantes de planctons, d'aliments, de nourritures, attirent mollusques, poissons et prédateurs et donc les cétacés qui s’en nourrissent.

La Croisière des Baleines
Outre l’organisation logistique prise en charge pour la réservation des cabines de 2 ou 4 personnes, la croisière comprend une animation réalisée par Andréas qui fait partager aux participants sa passion et sa connaissance des cétacés.



Un avenir compromis
La compagnie P&O qui affrète le Pride of Bilbao a malheureusement décidé de mettre un terme au trajet du ferry sur ce trajet dans le golfe de Gascogne, cela pour raison de mauvaise rentabilité.
L’été 2010 sera ainsi le dernier où la compagnie nous proposera le trajet Bilbao-Portsmouth sur le Pride of Bilbao.
La croisière des baleines et les autres organisations qui mettent à profit les traversés du ferry pour mener leurs activités, devront se reconfigurer si possible.
Andreas Guyot s’y emploie pour la croisière des baleines.
Le bateau, lui, devrait être rénové pour poursuivre sa carrière ailleurs dans le monde.

Pour plus d’information sur la Croisière des Baleines

Consultez le site : http://www.lacroisieredesbaleines.com/
Lisez la description du stage La croisière des baleines.
Andréas Guyot sur Facebook : http://www.facebook.com/andreas.guyot?ref=name
Son groupe de discussion : http://fr.groups.yahoo.com/group/dolphinus2/
Son blog : http://ouessantmapassion.blogspot.com/

Mon avis

Un voyage très dépaysant qui donne lieu à de merveilleuses observations.
Ne vous méprenez pas, ce n’est pas comme on peut le voir dans les films qui montrent des vues sous marines. On voit les animaux 30 mètres au dessus de la surface de l’eau.
Il faut aussi être patient pour des observations fugaces.
L’ensemble est magnifique, tant la vie à bord, que la vision des animaux.
J’ai été surpris par la quantité importante des amateurs de cétacés qui se retrouvent sur le pont 11 pour les observations. Il y a du monde !


Le pont 11 du Pride of Bilbao. Photo Gilles Héluin

Le troisième et dernier stage 2010 de la Croisière des Baleines aura lieu du 09 au 12 Septembre 2010. Il est complet et a même dû gonfler ses effectifs pour cette dernière traversée.
Pour les prochains étés, étant donné l'arrêt des traversées de P&O, contactez Andréas, via son site http://www.lacroisieredesbaleines.com/
Son évidente motivation me donne confiance pour une issue favorable dans sa recherche de solutions pour poursuivre les activités de la Croisière des Baleines.

lundi 23 août 2010

Petit hérisson

Je ne résiste pas à faire un billet rien que pour cette image, tant elle est sympa, même petite !


Qu'en pensez-vous ?

vendredi 13 août 2010

Un programme sans précédent pour élucider la surmortalité des abeilles

L'Angleterre et l'Ecosse viennent de lancer un programme d'une envergure sans précédent pour déterminer la ou les causes de la surmortalité des abeilles sauvages et domestiques qui, partout dans le monde menace la biodiversité et la sécurité alimentaire.


Les population d'abeilles déclinent anormalement et de manière dramatique
Une perte de 10 % du cheptel par saison est considérée comme normal chez les abeilles domestiques. Aux Etats-Unis et au Canada, cette proportion atteint en moyenne 30 % et peut être beaucoup plus importante localement. En Europe, le pourcentage de perte varie de 10 % à 30 %.

Au Moyen-Orient, les mortalités représentent environ 20 % du cheptel en Jordanie et au Liban, et vont de 22 % à 80 % selon les régions étudiées en Syrie et en Irak. Des surmortalités se produisent aussi au Japon, en Argentine et au Brésil, mais elles ne sont pas quantifiées.

Rassemblés sous l'intitulé "Initiative pour les insectes pollinisateurs", neuf projets de recherche, qui bénéficieront d'un financement de 12 millions d'euros sur trois ans, tenteront d'apporter des réponses. "L'enjeu est à la fois de protéger la biodiversité - de nombreuses espèces sauvages dépendant de la pollinisation -, et les cultures alimentaires, en particulier les fruits et légumes, explique Andrew Watkinson, directeur du partenariat Living with Environmental Change, qui chapeaute les recherches menées par les gouvernements du Royaume-Uni. On voit déjà les conséquences du manque de pollinisateurs en Angleterre : les producteurs de pommes doivent ainsi importer des abeilles."

Un tiers de l'alimentation mondiale dépend de la pollinisation par les insectes. Le programme a été suscité par les parlementaires britanniques, alertés par des apiculteurs. Il est financé par des fonds publics et le Welcome Trust, une fondation privée.

Le programme d'étude
Pour expliquer cette surmortalité, la communauté scientifique parle aujourd'hui de causes "multifactorielles", et d'interactions possibles entre les divers facteurs : maladies, parasites, exposition aux pesticides, raréfaction de la nourriture des insectes due à l'uniformisation des cultures, appauvrissement génétique des reines... Les programmes lancés en Grande-Bretagne exploreront ces diverses pistes : rôle du parasite Varroa destructor - surnommé le "vampire de l'abeille" - dans la propagation des virus, impact des modifications du paysage et des changements dans l'environnement, fonctionnement des abeilles en ville...

L'un d'eux, dirigé par le neurologue Christopher Connolly, de l'université de Dundee (Ecosse), sera consacré aux incidences des pesticides. "Ils affectent les connexions neuronales des insectes, explique M. Connolly. A haute dose, ils entraînent la mort, mais l'exposition chronique à de faibles doses peut aussi provoquer des changements plus ténus, comme la perte du sens de l'orientation, la diminution de la capacité d'apprendre et de communiquer." Jusqu'à présent, de tels impacts ont été mis en évidence en laboratoire, mais jamais en conditions réelles, en plein champ. L'équipe du professeur Connolly travaillera sur les deux plans.

Elle tentera de mettre en évidence les effets d'un ou de plusieurs pesticides sur l'activité cérébrale des abeilles au niveau cellulaire. "Nous nous focaliserons sur l'impact combiné de plusieurs pesticides, poursuit M. Connolly. Ils peuvent ne pas avoir d'effets isolément, mais être délétères quand ils agissent en synergie." Les pesticides de traitement des cultures, mais aussi ceux qui sont utilisés par les apiculteurs pour éradiquer les parasites dans les ruches, seront testés. L'évolution des capacités d'apprentissage d'abeilles exposées à des produits chimiques sera également évaluée en laboratoire.

Enfin, volet le plus spectaculaire de la recherche, les abeilles de trois ruches en plein champ seront équipées de puce de radio-identification (RFID), qui permettront de suivre la trace de chaque insecte. Il s'agit de résoudre l'une des difficultés majeures dans l'identification des causes de surmortalité : dans de nombreux cas, les abeilles ne meurent pas près de la ruche, mais disparaissent. Les insectes seront également régulièrement pesés, afin de déterminer s'ils ramènent la même quantité de nourriture que dans des ruches témoins. Quelque 16 000 abeilles au total seront équipées de puce RFID.

Source : Le Monde.

Mon avis

Une excellent initiative qui, espérons, devrait donner les éléments pour des décisions radicales en faveur de la protection des abeilles.
Je pense en particulier à l'usage des pesticides qui est très fortement suspecté de contribuer de manière importante.

Pour plus d’information

Voir le programme français : L'abeille, sentinelle de l'environnement en cliquant sur l'image ci-dessous.

Consultez le site : http://www.abeillesentinelle.net/


jeudi 29 juillet 2010

La Catalogne interdit la corrida

Le parlement régional de Catalogne (nord-est de l'Espagne) a approuvé ce mercredi l'interdiction des corridas à partir du 1er janvier 2012, par 68 voix pour et 55 contre. Un coup dur porté à la tradition taurine espagnole, symbole du pouvoir madrilène, selon les indépendantistes et les nationalistes qui ont voté cette interdiction.

C'est donc la seconde fois, après les Canaries, qu'une région ibère interdit les corridas.
Bravo !
A qui le tour ?


mercredi 28 juillet 2010

Arret des lâchers d'ours dans les Pyrénées

Ils sont à ce qu'on dit entre 19 et 22 dans les Pyrénées.
Qui ? Quoi ?
Les ours.


Chantal Jouanno a annoncé lundi 26 juillet que la population d'ours ne sera pas renforcée, mais que de nouveaux lâchers interviendront si un ours vient à disparaître.

«L'objectif est de conserver une population viable, c'est à dire qui se reproduit, sans besoin d'introduction», a déclaré Chantal Jouanno qui a ajuté «Chaque ours sera remplacé» en cas de décès. Ainsi, une ourse sera introduite dans le Béarn, pour remplacer l'ourse Franska, tuée lors d'un accident de la circulation en 2007, mais pas avant le printemps 2011.

Le WWF prend acte de cette décision des pouvoirs publics car elle envoi un signal fort aux opposants, amis indique que cette décision ne répond pas à l’ambition de faire des ours une espèce non menacée de disparition sur le territoire métropolitain.

Les associations qui défendent la présence de l'ours dans les Pyrénées demandaient de porter la population à 50 ours afin d'assurer définitivement la pérennité de l'espèce dans le massif. «Avec des mesurettes de maintien de la population existante et non de restauration d'une population viable, la France cède donc à une minorité d'anti-nature», a réagi l'assocation Ferus.

Le WWF met en garde celles et ceux qui seraient trop prompts à vouloir faire des Pyrénées un massif sans ours et rappelant que la France est actuellement sous le coup d’une plainte au niveau européen pour ne pas respecter ses engagements relatifs à la protection de l’ours brun comme l’y contraint la directive Habitats Faune Flore. Selon Serge Orru, Directeur général du WWF-France « La question n’est pas d’être pour ou contre l’ours mais de permettre de vivre avec l’ours en créant les conditions d’une coexistence pacifique et harmonieuse entre les activités pastorales et ce symbole historique de l’identité des Pyrénées. Comment se fait-il que l’on reste sur des crispations inutiles et dépassées pour les derniers ours des Pyrénées alors que cela se passe plutôt bien en Slovénie, en Roumanie ou en Finlande où, les populations d’ours dépassent plusieurs centaines de bêtes et sont souvent une ressource économique majeure pour ces pays ? En cette année internationale de la biodiversité, la France doit avoir le courage d’entamer sa révolution culturelle sur la biodiversité et comprendre que sa richesse est une chance économique. »

Mon avis

Au risque de faire réagir les associations environnementales, je trouve que la situation dans les Pyrénées n'est pas propice à la réintroduction, à la vie d'une population d'ours.
Ceci est peut être davantage lié au contexte humain, celui de la population locale, probablement même s'il s'agit d'une minorité, que lié au contexte naturel et environnemental lui même.
C'est bien dommage, mais dans de telles circonstances, l'homme a-t-il le droit de faire souffrir, voire même de courir le risque de faire mourir des animaux ?
Je pense que non.

samedi 10 juillet 2010

Stage de découverte des cétacés

L'observation des baleines (whale-watching en anglais), est une forme d'écotourisme qui à pour but d'observer les cétacés dans leur milieu naturel. Cette activité est en plein développement depuis les années 1990.

Les principaux sites d'observation :
- Golfe de Gascogne
- Méditerranée, notamment dans le sanctuaire des mammifères marins entre la France et l'Italie
- Australie, Antilles, Hawaï
- Afrique du Sud
- Canada (Golfe du Saint-Laurent, Tadoussac)
- États-Unis
- Patagonie

Selon l'endroit choisi ce sont plus des cétacés (marsouin, dauphin, rorqual, globicéphale, cachalot) que des baleines que l'on peut voir.

Pour nous français désireux de limiter notre impact environnemental, le Golfe de Gascogne et la Méditerranée sont à privilégier.

Le Golfe de Gascogne est sans aucun doute l'un des meilleurs endroits avec plus de 20 espèces de mammifères marins observées dans cette zone.

La LPO aquitaine nous propose de nous accompagner à la rencontre des baleines et des dauphins du golf de Gascogne lors d'une croisière sur le ferry Pride of Bilbao.

Cette croisière dure au total 3 jours faisant l’aller retour Bilbao/Portsmouth – Portsmouth/Bilbao tout en traversant le golfe de Gascogne, ce qui permet d’observer de nombreuses espèces différentes de mammifères marins. Pour l'année 2010, 3 croisières seront organisées.

Pour plus d’information

Pour les infos pratiques et s'inscrire aux voyages LPO : http://lpoaquitaine.org/spip.php?article562
Pour des compte endus d'observations des croisières précédentes :http://www.cetace.info/croisiere-des-baleines-dans-le-golfe-de-gascogne.html


Photo : le baleineau

Mon avis

Alors, on s'y retrouve en Aout prochain ?

dimanche 21 mars 2010

Chiens appâts pour la pêche aux requins sur l'île de la Réunion

Une odieuse pratique consiste à utiliser des chiens errant comme appâts vivants pour la pêche aux requins, en leur enfonçant un énorme crochet dans les babines avant de les jeter à la mer.

L'Ile de la Réunion compte près de 150 000 chiens errants livrés à eux-mêmes, victimes d’actes de maltraitance réguliers et particulièrement cruels.

En outre, une odieuse tradition locale consiste à les utiliser comme appâts vivants pour la pêche aux requin, en leur enfonçant un énorme crochet dans les babines avant de les jeter à la mer !

Signez la pétition de la fondation 30 Millions d'amis

A l’attention de M. François Baroin
Ministre à l’Outre Mer.
Monsieur le Ministre,
J’associe mon nom à celui de la Fondation 30 Millions d’Amis pour vous demander l’arrêt définitif des actes de cruauté dont sont victimes de nombreux chiens errants sur l’Ile de la Réunion, utilisés comme appâts vivants pour la pêche aux requins.

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