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Agriculture biologique

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samedi 29 juillet 2017

Jeudi noir pour l'agriculture biologique en France

Selon un communiqué de la Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique (FNAB), une décision du ministre de l'Agriculture, Stéphane TRAVERT, le gouvernement ne prévoit aucun budget pour les aides à l'agriculture biologique dans les 3 prochaines années. Aucune nouvelle conversion biologique ne sera possible. Les producteurs et producrices bio de la FNAB dénoncent ce renoncement politique historique.

Voila le résultat du lobbying de la FNSEA, entre autres, auquel les oreilles du gouvernement ultralibéral sont sensibles !

Source : communiqué de la FNAB


jeudi 2 août 2012

Marche pour une nouvelle PAC

Des organisations paysannes et de la société civile organisent une marche pour une nouvelle PAC -Politique Agricole Commune), intitulée «Good Food, Good Farming March – let’s march to Brussels». Cette marche qui arrivera le 19 septembre 2012 à Bruxelles devant le Parlement européen.


La PAC sera réformée en 2014 et cela pour 6 ans.
Les négociations sont en cours.
C’est le moment de faire entendre haut et fort nos choix agricoles et alimentaires aux niveaux national et européen !

L'association Bio Consom'acteurs se mobilise.
Mise en place en 1962, la Pac avait pour but l’autosuffisance alimentaire de l’UE, d’assurer un niveau de vie équitable pour les agriculteurs et un prix raisonnable pour les consommateurs, de stabiliser les marchés agricoles et d’accroître considérablement la productivité agricole. Ce qui a fait chuter le nombre d'exploitations agricoles (voir l'article: Mieux comprendre le fonctionnement de la Pac).
En 30 ans, tous les objectifs ont été atteints. Mais des effets pervers sont apparus : croissance des excédents, explosion du budget agricole européen, dérapages productivistes avec atteintes à l'environnement, qualité discutable des produits, etc. Aujourd’hui, tandis que le premier pilier de la PAC, concernant les organisations communes de marchés des différentes filières (grandes cultures, sucre, lait, bovins, fruits et légumes, etc.), reçoit le plus de subventions, le second pilier, censé contribuer au développement rural, est le parent pauvre.

Société ciile et paysans doivent donc s’associer pour défendre une agriculture bio, locale et équitable et réclamer dès 2012 une réforme à la hauteur des enjeux économiques, sociaux et environnementaux (voir l'article: Réforme de la Pac : un puissant levier).

Bien manger est vital et nous sommes tous concernés par les bénéfices d’une bonne alimentation.
Cette année, l’avenir de notre alimentation et de notre agriculture va être fixé par le parlement Européen et les gouvernements nationaux. Ils vont en effet décider de l’avenir de la Politique Agricole Commune européenne (la PAC) pour les sept ans à venir. Chaque année la PAC représente environ 60 milliards d’euros du budget européen.

Les 50 dernières années nos impôts ont servi à financer l’industrialisation des fermes et de la production alimentaire.
Cette forme d’agriculture est une menace pour les paysans du Nord comme du Sud. En effet elle engendre mondialement l’insécurité alimentaire, l’obésité, en même temps que le gaspillage alimentaire. Elle détruit l’environnement parce qu’elle nécessite une utilisation outrancière d’engrais chimiques, de pesticides nocifs et de combustibles fossiles.
Les fermes industrielles sont également dépendantes des importations de soja pour l’alimentation du bétail, ce qui entraîne la destruction des forêts tropicales et la suppression des moyens de subsistance des populations du Sud.

Il est temps de faire pression pour que cela change. Nous devons prendre l’opportunité de la réforme de la PAC cette année pour exiger une politique agricole et alimentaire qui sert une bonne alimentation et une bonne agriculture.

Pour plus d’information

Voir le site de l'association Bioconsom'acteurs.
Consulter le site de l'action : http://www.goodfoodmarch.eu/
Voir le diaporama de l'action.

mardi 28 février 2012

Trente-trois personnalités appellent à réorienter d'urgence l'agriculture française

Trente-trois personnalités, représentant 30 organisations rurales, paysannes, environnementales, de solidarité internationale, de la santé et de citoyens, ont publié une tribune dans la version internet du journal Le Monde.


Les candidates et les candidats à l'élection présidentielle de 2012 ne peuvent ignorer le rôle central de l'agriculture dans les crises et les espoirs de notre époque. A l'approche du Salon de l'agriculture, cette question doit être abordée clairement.

Les crises sociales, environnementales, sanitaires et économiques que traverse notre société sont connues, mais leur dimension alimentaire et agricole n'est pas toujours mise en lumière : effets dramatiques et désormais irréfutables des pesticides dans la progression de nombreuses maladies (cancers, maladies neurodégénératives et auto-immunes, allergies, etc.), atteintes à l'environnement (destruction des paysages, pollution des eaux dont le coût de traitement risque d'exploser, érosion, appauvrissement des sols) et en particulier à la biodiversité dont les abeilles sont un témoin alarmant, contribution majeure de l'agriculture industrielle à l'effet de serre, déstructuration du tissu rural en France et en Europe, paupérisation des paysanneries au Nord comme au Sud, pénuries alimentaires apparentes (dues aux problèmes d'accès à la nourriture)…

Des décisions récentes risquent de renforcer les dégâts de cette agriculture déshumanisée : la loi sur les obtentions végétales votée en novembre 2011 interdit aux paysans de re-semer leur récolte et va renforcer la mainmise des multinationales sur les choix agricoles ; la modification des règles d'épandage de l'azote va augmenter les rejets des élevages hors-sols dans l'environnement des zones dites "sensibles" ; l'annulation de la "clause de sauvegarde" française sur les OGM et le délais pris avant l'adoption d'une nouvelle interdiction mettent directement en danger la production de miel en raison des contaminations prévisibles du pollen.

Pourtant, l'agriculture peut également être porteuse d'espoirs, à condition de changer en profondeur notre politique agricole, qui n'est actuellement ni durable, ni efficiente.

Les techniques alternatives de production agricole et de transformation alimentaire, et en particulier celles issues de l'agriculture biologique, prouvent chaque jour leur pertinence agronomique, économique, sociale et environnementale à l'échelle mondiale. Elles créent ou maintiennent des emplois ruraux, préservent les ressources en eau et la biodiversité, réduisent la dépendance énergétique des exploitations et réconcilient les cycles du carbone et de l'azote, évitent la dissémination de substances toxiques dans l'environnement et les aliments, remodèlent des paysages cohérents, ré-ancrent les entreprises agro-alimentaires dans les territoires, permettent aux populations de disposer de ressources alimentaires locales et accessibles (tant dans les pays du Nord que du Sud)…

Une agriculture biologique, paysanne et insérée dans un tissu économique local peut parfaitement nourrir l'humanité – et elle le fera sans détruire les moyens de production que sont la terre, l'eau, les semences et les humains. Il n'y aura pas de durabilité agricole sans durabilité environnementale. Par ailleurs, des initiatives citoyennes comme les AMAP (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) ou Terre de liens témoignent à la fois de l'inventivité maintenue de l'agriculture française, et de la volonté des citoyens de s'impliquer dans son évolution. Plus de 40 000 d'entre eux ont pu le démontrer récemment en participant aux campagnes de mobilisation "Osons la bio !" et "Développons l'agriculture biologique".

Il n'est plus concevable de nier qu'une autre agriculture est possible, et il est temps pour les élu(e)s et pour les candidat(e)s aux élections de prendre conscience de la volonté des citoyens de se réapproprier collectivement les politiques agricoles, alimentaires et rurales, dans un objectif de souveraineté alimentaire, de respect du vivant et de vitalité des territoires. Pour paraphraser Clémenceau, "l'agriculture est une chose trop sérieuse pour être confiée aux seuls agriculteurs et à l'agro-industrie".

Nous, organisations agricoles et rurales, associations de solidarité internationale, mouvements de l'éducation populaire, organisations de défense de l'environnement ou de la santé, réseaux de citoyens, demandons instamment aux candidats de s'engager à :

  • réformer en profondeur la gouvernance de l'agriculture, afin que la société civile soit enfin associée à toutes les instances de décision agricole (CDOA, SAFER, Chambres d'Agriculture, etc.) ;
  • mettre en œuvre les moyens nécessaires pour atteindre impérativement 20 % d'agriculture biologique en 2020 : formations agricoles, recherche agronomique, accompagnement technique, financier et humain des paysans en conversion vers la bio, soutien aux filières bio en construction, etc. ;
  • préparer la transition technique de l'ensemble des agriculteurs, notamment en réduisant de 50 % l'usage des produits phytosanitaires et en interdisant les plus polluants et rémanents ;
  • faire de l'installation une priorité absolue face à l'actuel agrandissement continu des exploitations agricoles françaises, qui empêche les transmissions et met en danger le renouvellement des générations ;
  • abroger la loi sur les semences du 28 novembre 2011 et la remplacer par une législation qui reconnaisse le rôle des paysans dans la sélection évolutive et conservatrice ;
  • prendre toutes les mesures pour interdire les OGM sur le territoire français, de façon à protéger les pollinisateurs, les semences paysannes et les consommateurs ;
  • défendre résolument une Politique Agricole Commune verte et solidaire, où toutes les aides inciteront au respect de l'environnement (avec des montants progressifs en fonction des pratiques) et à l'emploi agricole, et ne favoriseront pas des exportations portant préjudice aux paysans du Sud ;
  • consacrer une part importante de "l'aide publique au développement" au soutien à l'agriculture familiale et biologique des pays du Sud ;
  • créer, maintenir et renforcer des outils de gestion et de régulation des marchés agricoles, et lutter activement contre la spéculation sur les produits agricoles et alimentaires.

Les outils et dispositifs qui permettront d'atteindre 20 % des surfaces françaises en agriculture biologique sont les mêmes que ceux qui aideront l'ensemble des agriculteurs français à évoluer vers une meilleure intégration de l'environnement et de l'emploi rural… et qui aideront les paysanneries des pays en développement à construire leur nécessaire et urgente souveraineté alimentaire.

Mesdames les candidates, messieurs les candidats, à vous de choisir : maintenir une politique agricole archaïque et néfaste à l'environnement, à la santé et au tissu rural (en France comme dans les pays du Sud), ou faire le choix de l'agriculture du XXIe siècle.

Jacques Caplat (Agir pour l'environnement) ; Pierre Rabhi (paysan et écrivain) ; Jean-Jacques Boutrou (directeur général d'Agronomes et vétérinaires sans frontières) ; Marie-Paule Jammet et Jean Huet (co-présidents de la fédération Artisans du monde) ; Hugues Toussaint (président de Bio consom'acteurs) ; Bob Brac de la Perrière (coordinateur de BEDE) ; Xavier Bonvoisin (président de Chrétiens dans le monde rural) ; Cyril Dion (coordinateur du mouvement Colibris) ; Yves Berthelot (président du Comité français pour la solidarité internationale) ; Philippe Colin (porte-parole de la Confédération paysanne) ; Jo Hervé (président d'Eau et rivières de Bretagne) ; Jacques Maret (association Ecologie, démocratie, développement durable) ; Xavier Poux (administrateur de l'European Forum on Nature Conservation and Pastoralism) ; Dominique Marion (président de la Fédération nationale d'agriculture biologique) ; Didier Lorioux (président de la FNCIVAM) ; Yann Arthus-Bertrand (président de la Fondation GoodPlanet) ; François Veillerette (porte-parole de Générations futures) ; Allain Bougrain-Dubourg (président de la Ligue pour la protection des oiseaux) ; Jean-Michel Florin (coordinateur du Mouvement de l'agriculture biodynamique) ; Jérôme Dehondt (porte-parole du Mouvement interrégional des AMAP) ; Richard Marietta (président de Nature & Progrès) ; Jean-Paul Sornay (président de Peuples solidaires / Action Aid) ; Sandrine Mathy (présidente du Réseau action climat – France) ; Jacques Morineau (président du Réseau agriculture durable) ; Claude Gruffat (président du réseau Biocoop) ; Armina Knibbe (présidente du réseau Cohérence) ; Patrick de Kochko (coordinateur du Réseau semences paysannes) ; Jacques Berthelot (association Solidarité) ; Sjoerd Wartena (président de Terre de liens) ; Olivier Belval (président de l'Union nationale de l'apiculture française) ; Isabelle Autissier et Serge Orru (présidente et directeur général du WWF-France).


Source : le Monde.fr


jeudi 22 décembre 2011

Pour éviter les pesticides, mangez bio !

En 2010, l'association Générations Futures établissait qu’en 24h, un enfant était susceptible d’être exposé, uniquement par son alimentation, à pas moins de 128 résidus chimiques, la palme ayant été attribuée aux pesticides avec 36 molécules différentes ingérées en une seule journée dont 17 cancérigènes et perturbateurs endocriniens !

L'association vient de rendre public une étude comparative de la teneur en pesticides entre aliments conventionnels et aliments bios.
Les résultats :



Pour plus d’information

Lisez le rapport complet sur cette comparaison: http://www.menustoxiques.fr/pdf/doc_menubio_151211.pdf
Consultez le site Menus toxiques



mercredi 7 décembre 2011

Duc prépare le poulet bio industriel

La dégradation de la règlementation sur l'agriculture biologique introduite en 2009 avec le nouveau règlement européen permet à la marque Duc, d'élever des poulets de manière industrielle.

Deux bâtiments sont maintenant opérationnels dans l'Yonne et accueillent chacun 4800 poulets qui disposent de 20 000 m2 de parcours extérieur..
Les céréales bio, base de l'alimentation, ne sont pas cultivées sur place et les animaux seront abattus à 71 jours au lieu du minimum de 81 jours par le jeu d'une dérogation prévue au règlement européen, à condition que l'espèce soit dite "à croissance lente". Comme le règlement européen ne contient aucune contrainte sur ces fameuses souches "à croissance lente", ce sont aux états membre d'en faire leur propre définition..
En France, celle-ci ne doit pas prendre plus de 35 g par jour, mais doit être issue d’une «souche parentale femelle»..

Du bio au rabais que Duc souhaite développer. En effet, l'entreprise envisage de construire 45 autres bâtiments d’ici à 2015 et produirait 15000 poulets "bio" par semaine..

Ayant bien analysé la dégradation de la règlementation bio apportée par l'Europe qui a supplanté les règlementations nationales, de nouveaux labels privés ont bu le jour..
En France, la FNAB et ses partenaires ont créé le label Bio Cohérence, délivré sous des contraintes plus sévères que celles du règlement européen..
Nous allons ainsi vers un bio à deux vitesses : les produits au labels européen, de moindre qualité et les produits aux labels privés..

Mauvais temps sur l'Europe du bio.


Le futur poulet Duc ( en 2012) sera âgé de seulement 71 jours.


Alors que le poulet bio classique a 81 jours


Et certains même 91 jours !

Source : Bio Consom'acteurs

Pour plus d’information

Consulter le site de l'Agence Bio sur la règlementation bio européene : http://www.agencebio.org/pageEdito.asp?IDPAGE=33.

Lire les dispositions françaises complémentaires au règlement européen pour l'élevage : http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/ccf__janvier_2010-homologue.pdf.

Visitez le site Bio Cohérence : http://www.biocoherence.fr/.

samedi 19 novembre 2011

Osons la bio !


UN CONSTAT AMER

  • Malgré une dynamique de conversion sans précédent, la bio représente en France 3 % de la surface cultivée, ce qui la situe au 22ème rang européen
  • En dépit d’objectifs publics ambitieux, moins de 2 % des ingrédients dans la restauration scolaire publique sont bio
  • Et, pendant ce temps là, la France est toujours le 1er consommateur européen de pesticides (+2 % depuis 2008) condamnée par l’Europe régulièrement pour non respect des directives environnementales (qualité de l’eau, algues vertes, etc.)

OBJECTIF : 20 % DE TERRES BIO EN 2020

Pour une bio présente partout : soutien accru à l’installation et la conversion en bio des agriculteurs (accès au foncier, formations, investissements dans la recherche publique en bio et dans la structuration de filières 100 % bio).

Avec quels moyens ?
Relèvement de la TVA sur les pesticides (actuellement 5,5 %) et suppression des fonds publics pour les technologies OGM en agriculture !
Pour une bio locale accessible à tous : création d’un plan national pour l’alimentation locale, bio et solidaire avec notamment :

  • Minimum 20 % d’ingrédients bio à tous les menus dans la restauration scolaire publique
  • Soutien aux circuits courts dont les "paniers solidaires"
  • Information et sensibilisation des citoyens à la bio

Avec quels moyens ?
Fin des aides publiques favorables aux agro-carburants  !

L’agriculture doit nourrir les Hommes.



dimanche 16 janvier 2011

Moins de pesticides, plus de rendement et de revenus ...en Afrique !

Selon la FAO : en Afrique de l'Ouest, grâce à un projet international qui promeut les pratiques agricoles durables, des agriculteurs sont parvenus à réduire l'utilisation des pesticides toxiques tout en augmentant leurs rendements et leurs revenus et en diversifiant les systèmes culturels.


Des agriculteurs à pied d’œuvre dans un champ de formation au Sénégal

Quelque 100 000 agriculteurs au Bénin, au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal participent à ce projet au niveau communautaire exécuté par la FAO et baptisé Programme de gestion intégrée de la production et des déprédateurs en Afrique de l'Ouest.

Pour faire pousser des cultures saines, ce programme promeut l'amélioration des sols et des alternatives aux pesticides chimiques, notamment l'utilisation d'insectes prédateurs des nuisibles, le choix de variétés adaptées, l'épandage de pesticides naturels et l'adoption de certaines pratiques culturales. Les problèmes de commercialisation et de sécurité alimentaire font également partie du Programme.


Le Programme promeut l’utilisation d’alternatives biologiques aux pesticides chimiques

Pendant ce temps là, en France, la loi de finances 2011 qui vient d’être adoptée par Parlement divise par deux le montant du crédit d’impôt destiné aux agriculteurs qui se convertissent à l’agriculture biologique. Cherchez l'erreur !

Pour plus d’information

http://www.fao.org/news/story/fr/item/48960/icode/

dimanche 19 décembre 2010

Le projet de loi de finance 2011 défavorise la conversion à l'agriculture biologique et encourage les sacs plastiques

Le projet de loi de finances 2011, qui vient d’être adopté par le Sénat, réduit de 4 000 à
2 000 € le montant du crédit d’impôt sur le revenu dont bénéficient les agriculteurs convertis à l’agriculture biologique.

Ce crédit d’impôt avait comme principal mérite de remettre un peu de justice dans l’attribution des aides, notamment parce qu’il ciblait surtout les petites structures qui n’en percevaient pas ou très peu. L’annonce du doublement de celui-ci avait été faite en fanfare à la suite du Grenelle de l’environnement. Elle n’aura pas été effective bien longtemps…

Nature & Progrès, la Confédération Paysanne et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) demandent vivement à ce que le Ministère de l’économie revoit sa copie, en accord avec les annonces du Grenelle.

Les exemples ne manquent pas pour affirmer que les économies de bouts de chandelle d’aujourd’hui se paieront au prix fort demain.

Source : Confédération paysanne - Nature et Progrès - FNAB

Mon avis

Quand les bonnes paroles du Grenelle de l'environnement s'envolent et laissent la place à des mesures négatives pour l'environnement et ceux qui vont dans le bon sens...




Les sénateurs pris la main dans le sac… plastique !
Les sénateurs viennent de supprimer, dans le cadre du projet de budget pour 2011, la taxe sur les sacs plastiques. Pour Agir pour l’Environnement et le CNIID, ce vote est une véritable provocation à l’encontre de toutes celles et ceux qui tentent d’œuvrer en faveur d’une réduction du nombre de déchets qui ont un impact significatif sur l’environnement.

Sous de faux prétextes, les sénateurs ont ainsi envoyé une fois encore un signal totalement contradictoire aux consommateurs, en laissant supposer que seuls ces derniers auraient à faire des efforts, dédouanant les industriels et autres grandes surfaces de leur responsabilité.

Un sac plastique met plus de 400 ans à se dégrader, la rémanence de cette matière en fait un produit indestructible à l’échelle humaine, qui n’est pas recyclé et que l’on retrouve comme « matière première » du sixième continent situé au milieu de l’océan pacifique et qui est ingéré par l’avifaune et nombre d’espèces marines.

Source : Agir pour l'Environnement - Cniid

dimanche 5 décembre 2010

Fruits secs bios

Pourquoi vaut il mieux consommer des fruits secs bio ?

Les fruits secs issus de production conventionnelle
Ils sont souvent soufrés pour assurer une meilleure conservation et leur garder un bel aspect (la couleur orange vif de l’abricot par exemple). Malheureusement, les conservateurs utilisés (E220, E221, E222, E223, E224, E226, E227 et E228) diminuent la teneur en vitamines B1, peuvent provoquer des allergies ou des troubles digestifs et modifient le goût.
Les fruits secs sont parfois séchés sous des évaporateurs à 60° ( perte d’une partie des vitamines) et sont traités avec différents produits chimiques (gazage éventuel, bromure de méthyle, peroxyde d’hydrogène…)

Les fruits secs issus de production biologique
Les matières premières sont cultivées selon la réglementation biologique et demandent un suivi plus important. En effet, les produits chimiques de synthèse sont exclus. Les fruits sont transformés dès leur récolte et sont séchés au soleil ou au feu de bois à basse température (déshydratation naturelle). Cette méthode de séchage permet d’augmenter la teneur en vitamines B1, B2, B6, en niacine et même en vitamine E.

Les différences entre fruits secs bio et non bio sont nombreuses. Côté culture, la principale distinction porte sur l’optimisation du milieu et des variétés, sur l’entretien des sols et aussi sur des pratiques qui excluent formellement l’usage des produits chimiques de synthèse. Les fruits secs bio sont récoltés à maturité et déshydratés en douceur, naturellement et non desséchés brutalement sous évaporateurs. Ce sont le soin et la patience qui évitent l’usage du soufre dans les fruits secs.

BIOCOOP et les fruits secs
En favorisant les partenariats avec des entreprises mettant en place des programmes de développement, Biocoop soutient concrètement les échanges équitables. Près de la moitié des références de fruits secs proposés par Biocoop est issue du commerce équitable ou entre dans des projets de développement assurant la formation et l’accompagnement des producteurs locaux dans leur démarche de production biologique. Les fruits secs ne contiennent pas d’agent de texture, évitant habituellement que les fruits ne collent entre eux. Enfin, aucun produit chimique pour conserver la couleur des fruits n’est utilisé dans les fruits secs référencés par Biocoop.
Abricots, bananes, dattes, figues, pruneaux, ananas, mais aussi amandes, noisettes, noix de cajou sont à découvrir dans les magasins Biocoop.

mercredi 3 novembre 2010

Nagoya, quel résultat ?

La dixième Conférences des Parties à la Convention de la diversité biologique (CDB) s'est terminée le 29 octobre à Nagoya (Japon).
Je vous avais présenté cette conférence peu après son début..

Du 18 au 29 octobre, 193 pays se sont réunies afin de limiter la disparition des espèces à l'horizon 2020.

Un accord a été conclu à l'issue de cette conférence. Il comprend trois décisions selon ce que nous en rapporte Arnaud Gossement:

  • un nouveau Plan stratégique de dix ans pour guider les efforts internationaux et nationaux pour sauver la biodiversité par l’action accrue afin de rencontrer les objectifs de la Convention sur la diversité biologique.
  • une stratégie de mobilisation des ressources fournissant une voie pour l’avenir afin d’augmenter de façon substantielle les niveaux actuels d’aide publique au développement en soutien à la biodiversité.
  • un nouveau protocole international sur l’accès et le partage des avantages issus de l’utilisation des ressources génétiques de la planète.

Ecolo info détaille un peu le contenu de l'accord :

  • Une mesure concernant le pourcentage des surfaces terrestres protégées: il devra passer au cours de la décennie de 13,5% des terres émergées à 17
    %
  • Une mesure concernant les aires marines protégées: leur surface sera multipliée par 10 soit, à l’horizon 2020, 10% de la surface des océans contre 1% aujourd’hui
  • Une gestion durable des stocks de poissons et de la pêche
  • Une réduction du « rythme d’appauvrissement de tous les habitats naturels »
  • Une suppression des subventions soutenant des activités nocives pour l’environnement
  • Une restauration de 15% des écosystèmes dégradés

Pour Arnaud Gossement, le problème est que ces décisions sont essentiellement constituées d'objectifs et sont juridiquement non contraignantes.
De plus, la Convention sur la diversité biologique, dans le cadre de laquelle la conférence se tenait , n'est pas ratifiée par les Etats-Unis.
Globalement, Arnaud Gossement a beaucoup de mal à penser que la signature d'"un nouveau protocole international sur l’accès et le partage des avantages issus de l’utilisation des ressources génétiques de la planète" aura un quelconque impact à défaut d'une réforme profonde des droits nationaux et international des brevets.

De son côté, le WWF salue l'adoption du nouveau plan de sauvetage de la biodiversité pour les 10 prochaines années. Pour l'ONG, Nagoya donne un coup de pouce à la nature.
« Près d'un an après l'échec de Copenhague, c'est rassurant de voir qu'un accord sur la biodiversité a été signé par près de 190 Etats. Sans être un succès total, Nagoya marque une étape importante dans la protection de la biodiversité mondiale qui devra être suivie d'un travail intense dans les mois et années à venir. Nous espérons que cette belle victoire sera suivie d'une autre victoire concernant la sauvegarde du thon rouge avec la tenue à Paris de l'ICCAT » note serge Orru, directeur général du WWF France.

France Nature Environnement (FNE)se réjouit de cette nouvelle feuille de route pour la biodiversité.
"Avec cette feuille de route, non contraignante, les parties à la CDB s’efforceront de construire d’ici 2050, une société vivant en harmonie avec la nature. Les discussions ont été âpres et incertaines jusqu’au dernier moment, mais le compromis auquel elle ont abouti est une excellente chose. Compromis dit certes ambition moindre, mais ambition tout de même. Pour FNE, il appartient désormais à tous les acteurs de porter cette ambition et de la mettre pleinement en œuvre, car notre futur est dans la diversité."

Pour plus d’information

Lisez le billet sur le blog de Arnaud Gossement. Lisez le communiqué du WWF.
Consultez l'avis de FNE.
Allez sur le site d'Ecolo info.

Mon avis

Un accord en catimini vis à vis du grand public.
Serait-ce comme cela que les choses avancent vraiment ?
Lorsqu'un accord non contraignant est pris, lorsqu'il n'engage pas un les USA, je reste septique sur sa concrétisation sur le terrain.
Ici encore, je crains que la société de consommation, le capitalisme restent les grands orienteurs et destructeurs de notre patrimoine naturel.


Manifestation de militants devant le centre de négociations de Nagoya

samedi 9 octobre 2010

La Bio en Restauration collective

Un nouvel outil proposé par l'Association Bio Consom’acteurs

Depuis quelques années, la bio connaît un réel succès dans le secteur de la restauration collective et en particulier dans les cantines scolaires. Cette année 40% des restaurants collectifs proposent, plus ou moins régulièrement, des produits ou des plats bio (source Agence Bio).

Pour introduire la bio dans un restaurant collectif, il ne suffit pas d’être motivé, encore faut-il respecter certaines règles et étapes, au risque d’échouer.v

C’est la raison pour laquelle Bio Consom’acteurs, en partenariat avec la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, a réalisé un livret intitulé « La Bio en restauration collective ».

Cet outil pratique présente les 7 points clés ou étapes qu’il est essentiel de mettre en œuvre si l’on veut mener à bien son projet. Ces différentes étapes sont illustrées par les témoignages d’acteurs ayant participé, d’une façon ou d’une autre, à l’introduction de la bio dans une cantine, un restaurant d’entreprise ou municipal. A travers ces expériences, tous ceux qui souhaitent que leur cantine devienne bio découvriront les méthodes qui marchent et les difficultés qu’il faut surmonter pour réussir.

L’introduction de la bio en restauration collective permet de sensibiliser un part croissante du public et en particulier les enfants et les jeunes aux multiples atouts que présente la bio pour la préservation de l’environnement et de la santé. Elle permet également de les sensibiliser aux bénéfices d’un changement d’habitudes alimentaires.

Le développement de la bio dans la restauration collective représente un nouveau débouché pour les agriculteurs bio. Il constitue une forte incitation pour les agriculteurs à s’installer ou à se convertir au bio. Il peut permettre le développement de la production locale, un processus dans lequel les élus jouent eux aussi un rôle essentiel.

Le livret « La Bio en restauration collective » est diffusé gratuitement. Il est également téléchargeable ici et est disponible sur demande en appelant le 01 44 11 13 98.

Pour plus d’information

Visitez le site de l'Association Bio Consom’acteurs

mercredi 11 août 2010

Agriculture biologique : exploitations en augmentation

Fin 2008, 13 298 exploitations agricoles étaient engagées dans la production biologique avec 583 799 ha, soit 2,12% de la surface agricole utilisée nationale.

En 2009 la progression a été bonne avec 3769 nouvelles exploitations et une hausse des surfaces en conversion de 86%.

2010 voit le même succès se confirmer.

L’engagement du Grenelle de tripler les surfaces en bio d’ici 2012 pourrait ainsi être atteint mais France Nature Environnement (FNE) craint que le budget de l'état ne soit pas à la hauteur pour faire face à la demande.

L’Etat a en effet prévu d’aider ces conversions, mais malgré les nombreuses alertes de France Nature Environnement, les budgets sont insuffisants pour faire face à la demande.

FNE, précise : « D’après nos informations, selon les régions, 15 à 25% des demandes de conversions risqueraient de ne pas être honorées, faute de budget disponible. »

Pour Jean-Claude Bévillard, responsable des questions agricoles à FNE : « Il serait totalement inacceptable que les conversions soient freinées par un manque de crédits. La France s’est engagée à tripler ses surfaces en bio, elle doit maintenant trouver les moyens nécessaires pour mettre en œuvre cet engagement. »

FNE demande instamment au Ministre de l’agriculture de trouver une solution pour répondre à l’ensemble des demandes de conversions à l’agriculture biologique.

Sources :
France Nature Environnement
Agence bio

jeudi 27 mai 2010

Flins, exit la F1, les terrains seront consacrés à la bio

Après le retrait du projet de circuit de Formule 1 à Flins-Les Mureaux, le conseil régional vient d’acquérir les terres de la ferme de la Haye par l’intermédiaire de l’agence des espaces verts d’Ile-de-France (AEV). La région a ainsi acheté les 174 ha pour un montant de 1,76 M€. Près de 140 ha de terres agricoles seront ainsi divisés entre trois exploitants bio.

En effet, le comité technique de la Safer Ile-de-France s’était engagé à un retour des terres à l’agriculture, en les revendant à la région, si le projet de F 1 n’était pas réalisé.

« C’est vraiment emblématique de ce que l’on peut arriver à faire en se mobilisant tous ensemble », affirme avec joie Hélène Danel, présidente de l’association Flins sans circuit F 1.


Photo LP/I.F

Le président PS de la région, Jean-Paul Huchon, a également profité de l’occasion pour revenir sur « l’idée saugrenue de Bédier (NDLR Le Parisien : l’ex-président UMP du conseil général des Yvelines) », et rappeler « l’ambition de la région de développer l’agriculture biologique, car nous devons apprendre à produire autrement en respectant l’environnement ». Il espère arriver à produire « 20% de bio dans la région d’ici une dizaine d’années ».

Ainsi, deux couples de maraîchers, les Frémin et les Picard, se partageront 20 ha pour y cultiver des légumes et quelques fruits bio. Enfin, Xavier Dupuis, s’est vu octroyer 115 ha sur lesquels il souhaite développer des céréales et des légumes bio pour les cantines scolaires. Une partie des terres restantes sera attribuée à la ville des Mureaux, et la région souhaite également développer d’autres projets écologiques sur les berges de Seine.

Source : Le Parisien

Mon avis

Une excellente nouvelle !
L'Île de France est extrêmement dépourvue d'agriculteurs et "importe" une proportion énorme de son alimentation, de France et d'ailleurs.
Sur 1,8 % de la surface agricole française qu'elle représente, l'Ile de France assure 1,7 % de la production agricole nationale, 12 % de la production des cultures industrielles (colza, betteraves, …), 4 à 5 % des céréales. La relocalisation de la production agricole francilienne est donc une priorité.
Le développement de l'agriculture biologique aussi, bien évidemment !
Chapeau au Conseil Régional !

Mais n'oublions pas : ni à Flins, ni à Sarcelles !

samedi 17 avril 2010

Un nouveau label bio : Bio Cohérence

Parce que l’agriculture biologique n’est pas seulement un moyen de production de biens de consommation mais bien l’engagement d’un secteur à produire dans le respect de l’homme et de l’environnement, producteurs, transformateurs, distributeurs, consommateurs et organismes gestionnaires de marques se sont réunis au sein d’Alternative Bio 2009 (qui s'appelle désormais Bio Cohérence) pour créer ensemble une marque bio qui complète le règlement européen.
Le lancement de cette marque privée a eu officiellement lieu le 12 avril.

Les valeurs défendues par Bio Cohérence sont :
- Le respect du vivant sous toutes ses formes
- La transparence et l’équité entre les opérateurs, en favorisant une démarche de coopération plutôt que de compétition
- La solidarité entre les acteurs de la filière, réunis autour d’un projet collectif
- La transmission de leurs valeurs et de leurs savoirs via un cahier des charges mais également toute la démarche de progrès et d’accompagnement des nouveaux entrants.

Les fondateurs de la marque ont défini un cahier des charges de la marque comprenant une soixantaine de règles, dont :
- Le refus catégorique des OGM (alors que les labels européen et AB tolèrent jusqu'à 0,9% d'OGM par ingrédient).
- L’obligation pour la ferme d'être 100% bio.
- Une alimentation animale 100% bio produite majoritairement dans la ferme.
- 100% d'ingrédients bio dans les produits transformés (contre 95% pour les labels bio européen et AB).
- La limitation des antibiotiques, des antiparasitaires...

Une pastille permettra aux consommateurs de reconnaître facilement les produits ayant respecté les exigences de la marque :

Les membres de Bio Cohérence, ne militent pas pour une bio plus contraignante, mais pour une agriculture biologique plus cohérente, dans un souci de pérennité des structures et de cohérence agronomique. Il ne s’agit pas d’aller contre le règlement européen mais bien de le compléter avec des règles de production en adéquation avec les spécificités françaises voire régionales.

La marque Bio Cohérence sera contrôlée par les organismes certificateurs accrédités pour la bio (Ecocert, Certipaq, Agrocert, Qualité France et SGS) et attribuée par un comité interne à Bio Cohérence qui garantira que le producteur respecte, outre le cahier des charges européen, les nombreuses règles supplémentaires.

Les premières certifications devraient avoir lieu dans les prochains mois, et les premiers produits apparaître en 2011 dans les rayons.

Source : Bioconsomacteurs.

Pour plus d’information

Consulter le site Bio Cohérence qui sera en ligne courant Mai :
http://www.biocoherence.fr/

Mon avis

Les exigences semblent faire de ce cahier des charges un dispositif très exigeant capable de compenser la baisse de niveau du label Européen qui contraint les labels public nationaux à ne pas être plus sévères que lui.
Dans ce sens, c'est très bien.
J'espère simplement que cela sera clairement compréhensible du grand public consommateur et que ce ne seront pas seulement les convaincus qui y comprendront quelquechose...

mardi 9 mars 2010

Recul de la politique environnementale agricole

L’environnement, « ça commence à bien faire ».
Ces propos de Nicolas Sarkozy prononcés samedi dernier au Salon de l’agriculture provoquent la colère des écologistes associatifs et politiques.

Ces propos, tenus sur le Salon en présence des personnalités du monde agricole, sont vécus comme une trahison des engagements du Grenelle et de la «révolution verte» promise en 2007.

Lylian Le Goff, porte parole de France Nature Environnement (FNE) - et d'autres - relèvent que ces propos surgissent à huit jours des élections régionales, après une entrevue avec les responsables de la FNSEA, le principal syndicat agricole. «Sarkozy envoie des signaux aux agriculteurs avant les régionales. Mais opposer environnement et agriculture est tout à fait contraire à l'esprit du Grenelle, qui avait justement voulu les réconcilier», juge Arnaud Gossement, du Réseau Environnement et droit.

FNE rappelle que la protection de l’eau, des sols, de la biodiversité est une condition de base de la production agricole. Demain, elle constituera la principale justification des subventions, qui représentent 90% du revenu des exploitations agricoles (source Inra). Loin d’aider les agriculteurs, opposer agriculture et environnement revient tout simplement à condamner notre agriculture.

Dans la foulée du Grenelle, le ministère de l'Agriculture avait mis en place en 2008 le plan Ecophyto qui vise à réduire de moitié, «si possible», l'usage des pesticides en dix ans.

«Sarkozy a reconnu que les agriculteurs sont les premières victimes des pesticides et met en même temps un grand coup de frein à l'application du Grenelle (...) au nom de supposées "distorsions de concurrence" avec d'autres pays européens», s'insurge François Veillerette, président du Mouvement pour la défense et le respect des générations futures (MDRGF), très impliqué dans la lutte contre les pesticides.

Cécie Duflot, secrétaire nationale des Verts, a estimé samedi que Nicolas Sarkozy avait montré au Salon de l'agriculture «son incompréhension des enjeux de l'agriculture paysanne et durable». «Entre discours martial et promesses creuses, assortis d'une dénonciation très sarkozyenne de ses prédécesseurs», les propos du président de la République «soulignent sa négligence pour l'avenir de la filière», écrit dans un communiqué la chef de file d'Europe-Ecologie en Ile-de-France.

Pour Philippe Hervieu, tête de liste régionale Europe écologie Bourgogne, "Nicolas Sarkozy a parasité le rendez-vous le plus médiatique pour le monde agricole, pour lui imposer un discours caricatural, ringard".

Tous font valoir que la France est «bien loin derrière d'autres pays européens en matière de progrès environnementaux, en particulier pour l'agriculture biologique», comme le note José Bové, le leader de la confédération paysanne et eurodéputé d'Europe Ecologie.

Mon avis

Qui est surpris ?
Notre président, en quête de suffrages, n'hésite pas à changer de cap.
Avec le vent de ces derniers jours, la girouette s'est-elle affolée ?
Nos représentants d'Associations impliquées (complices ?) dans le Grenelle de l'Environnement doivent s'en mordre les doigts...
Non que je prétende que le Grenelle n'aie rien apporté du tout.
Non que je sache que l'action associative, et plus encore politique, ne nécessite de pratiquer l'art du compromis.
Tout est question de dosage et de seuil d'acceptation...
Quand je me remémore l'image du président dire "L’environnement, ça commence à bien faire", l'énervement me gagne à nouveau.%%

Pour agir

Signez la pétition "Alimentons les régions" : http://www.alimentons-les-regions.fr/

samedi 27 février 2010

Achète ferme bio

Jean Christophe Meneveau vend sa ferme bio en Lorraine.


Isabelle et David Ledig, agriculteurs durant sept ans en Haute Saône, avaient un troupeau de bovins lait bio et faisaient de la vente de bœuf bio en direct à la ferme. Forts de leur expérience, ils ont souhaité revenir dans leur terroir d’origine, la Meurthe-et-Moselle.
L’exploitation de Jean Christophe, par son parcellaire regroupé autour de la ferme, les a aussitôt séduits.

La rencontre avec Terre de liens a constitué une réponse aux difficultés d’accès au foncier de ces repreneurs, dues à la surface très conséquente de l’exploitation, et permettra d’éviter une revente spéculative éventuelle et protéger ainsi l’exploitation d’un retour à une agriculture traditionnelle. La Safer Lorraine ainsi que la commune de Francheville soutiennent ce projet d’installation qui permettrait une protection durable en bio au-delà de l’exploitation envisagée par Isabelle et David Ledig.

Isabelle et David vont produire du lait bio et des veaux sous la mère, avec des vaches de races montbéliarde et salers. Un atelier de vente à la ferme est en projet, ainsi que l’embauche de personnel, permettant ainsi de compléter l’activité de l’exploitation. Cette installation s’inscrit dans une dynamique locale de vente collective de produits biologiques à la ferme déjà très fortement implantée dans le Toulois, notamment.

162 hectares, bâtiments, cheptel et matériel, un investissement important pour Isabelle et David, qui veulent se lancer dans la production de lait et veaux Bio. Financement : 1 100 000 euros.
Une somme énorme, que les acquéreurs ne peuvent mettre sur la table.

D'où le recours à un investisseur, qui mettra des parts dans le projet.
Occasion pour l'association "Terre de Liens" d'intervenir. Une structure qui a pour vocation d'acquérir des terrains agricoles au bénéfices des exploitants qui s'installent.

Un financement associatif à hauteur de 380 000 euros, qui sera complétée par un appel à l'épargne solidaire.
L'épargne solidaire, un mouvement très en vogue actuellement, sorte d'épargne citoyenne, qui permet à tout un chacun d'acheter des actions, et d'aider au financement d'un projet particulier. Avec des mesures fiscales à hauteur de 25 %.
En ce qui concerne Isabelle et David, le prix de l'action est de 100 euros.
Une épargne, en milieu agricole, qui s'inscrit sur le long terme, mais qui n'a pas rebuté une centaine d'actionnaires qui ont déjà apporté leur pierre au projet. A ce rythme, Isabelle et David pourraient commencer l'exploitation d'ici 3 mois.

Pour plus d’information

Visitez le site de l'association Terre de Liens.
Regardez le reportage de France 3.
Allez sur le Blog de la ferme.


Isabelle et David, les acquéreurs

Mon avis

Cela fait vraiment plaisir de voir des agriculteurs bio qui en veulent ainsi !
Bon courage a Isabelle et David !

vendredi 12 février 2010

Le nouveau label bio européen


Voici le nouveau label européen qui nous permettra de repérer les produits issus de l'agriculture biologique.

Il va remplacer le label actuel :


Mon avis

De la communication, encore... Mais la politique agricole va-t-elle permettre l'indispensable progression de l'agriculture bio ?
Pas sûr...

mardi 8 septembre 2009

Polémiques sur les bienfaits nutritionnels des produits bio

Une équipe de chercheurs de l’Ecole d'hygiène et de médecine tropicale de Londres, placée sous la direction de Alan Dangour, a publié, en juillet 2009 une étude commandée par la Food Standards Agency (l'agence de sécurité alimentaire britannique). Ces chercheurs ont passé en revue tous les articles, environ 50 000, publiés au cours des 50 dernières années ayant trait à la teneur en éléments nutritifs et aux bienfaits pour la santé entre les aliments biologiques et « conventionnels ». Cette démarche statistique consiste à analyser les résultats d'une série d'études indépendantes ayant déjà été menées sur un thème donné et ayant abouti à des résultats contradictoires. Sur cette masse considérable de documents, 162 seulement ont été jugés pertinents par les chercheurs. Mais seuls 55 ont fait l’objet d’une étude approfondie et ont permis aux auteurs de l'étude de conclure qu’il n'y a aucun bénéfice pour la santé à consommer des produits alimentaires bio !! Les 107 derniers exclus l’ont été selon deux critères dont l’un, l’absence du nom de l’organisme certificateur, est très contestable.

La polémique sur les bienfaits nutritionnels des produits issus de l’agriculture bio ne date pas de la publication de cette étude. L’intérêt croissant des consommateurs et des producteurs pour la bio explique les réactions virulentes des industries agroalimentaires chimiques et leur commande d’études « maison ».

Au-delà de la méthode bien peu scientifique qui consiste à éliminer les études dont les résultats contredisent le résultat souhaité, une première réponse est de rappeler que l’agriculture biologique a d’abord pour objectifs de préserver l’air, l’eau et les sols, de garantir le bien être animal, de favoriser la biodiversité, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et d’assurer un meilleur revenu aux paysans.

Mettre l’accent sur les seules qualités nutritionnelles des aliments c’est également omettre les graves conséquences des pesticides utilisés en agriculture conventionnelle sur la santé des agriculteurs et des consommateurs. Or l'avantage de l'agriculture biologique est justement de bannir l'utilisation de ces produits toxiques et de produire des aliments bio qui n’en contiennent pas contrairement aux aliments conventionnels : la moitié des fruits et légumes conventionnels contiennent des résidus de pesticides, dont 7,6% au-dessus des limites autorisées (LMR) par la Répressions des fraudes (DGCCRF).

Et c’est également oublier un peu vite les multiples études de chercheurs et d’organismes dont la probité ne peut être mise en cause et dont les conclusions sont pour le moins différentes de celles de cette étude. Citons, parmi les plus récentes :

- les études synthétisées dans le rapport AFSSA de 2003, qui montrent que les produits bio tendent à présenter un meilleur profil nutritionnel pour certains micronutriments. Cela s’observe par des teneurs légèrement plus élevées en fer et en magnésium dans les végétaux ou encore une teneur supérieure en vitamine C dans la pomme de terre bio (Afssa, 2003) ( la vitamine C est un antioxydant produit par la plante lorsqu’elle est soumise à un stress oxydatif). D’après Denis Lairon, Directeur de Recherche à l’INSERM, si la teneur en antioxydants est nettement plus élevée, cela s’explique, « par le rôle actif de ces molécules dans le système de défense de la plante, particulièrement stimulée en agriculture biologique car la plante est plus soumise à un stress environnemental (restriction des traitements) ». Pour les légumes, la matière sèche est aussi plus élevée car les pratiques de culture sont moins intensives et utilisent moins d’eau. A noter également une teneur en polyphénols plus élevée dans les fruits et légumes bio (Les polyphénols sont des antioxydants naturels. Ils sont synthétisés par les plantes en cas d’attaques externes par des maladies ou des ravageurs).

- Une étude comparée (2005) entre qualité nutritionnelle de la viande d’agneaux de bergerie produits en élevage biologique et conventionnel publiée par les chercheurs de l’INRA (Institut national de recherche agronomique) de Clermont-Ferrand et de Poitou-Charentes dont les conclusions sont les suivantes : « Le mode de production biologique comparé au mode conventionnel a induit des modifications des acides gras déposés dans la viande favorables à la valeur santé (baisse de la teneur en acide palmitique pro-athérogène (6.1%) et augmentation de 32.2% des teneurs en CLA (acide linoléique conjugué), à propriétés hypocholestérolémiantes et anticancéreuses) pour l’homme, sans changement des qualités bouchères et sensorielles ». Ces acides gras sont dits essentiels car ils ne sont pas produits par notre organisme. Le CLA permet de réduire les graisses corporelles tout en augmentant la masse maigre.

- Des chercheurs de l’INRA d’Avignon ont étudié la relation entre les pratiques et les performances en production biologique et conventionnelle de pêches. Cette étude, menée en région Rhône-Alpes en 2004 et 2005, a montré que la qualité des fruits est liée au mode d’intensification : l’agriculture biologique, utilisant peu d’intrants, a un rendement moins élevé que l’agriculture conventionnelle mais produit des pêches plus sucrées et plus riches en polyphénols que les pêches conventionnelles ((147 mg/100g en AB contre 67 en conventionnel).

- The Organic Center (TOC), un organisme de recherche américain sans but lucratif, a affirmé en 2008 que la nourriture biologique offre des qualités nutritionnelles en moyenne plus élevées de 25% par rapport aux aliments conventionnels. « Les chercheurs de l'Université de Californie expliquent qu'ils ont trouvé des niveaux élevés de nutriments organiques dans les tomates, le kiwi, le maïs et les fraises, en comparaison avec les aliments conventionnels » (cité par le magazine Health News.com).

- Enfin, rappelons que la Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire en mai 2007 à Rome, qui avait réuni quelque 350 participants issus de plus de 80 pays, de trois institutions des Nations Unies, de cinq institutions intergouvernementales, de 24 instituts de recherche, de 31 universités…., avait conclu que « l’agriculture biologique renforce la suffisance nutritionnelle, grâce à une diversification accrue des aliments biologiques, qui sont plus riches en micronutriments ». Elle avait également affirmé que « l’agriculture biologique peut atténuer les effets des nouveaux problèmes, comme les changements climatiques, grâce à des mesures comme la fixation améliorée du carbone du sol. Elle propose également des solutions pratiques en matière d’adaptation aux effets des changements climatiques ».

Effectivement cette perspective n’est pas pour plaire aux agro industriels qui savent bien que l’agriculture intensive contribue à 19% des émissions de gaz à effet de serre en France, auxquels il faut rajouter le transport des marchandises et la fabrication des engrais et pesticides. Alors, gageons que d’autres « études » très sérieuses viendront encore régulièrement tenter de décrédibiliser la bio.

Hugues TOUSSAINT - Association Bio Consom'Acteurs

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mardi 23 juin 2009

Huile de palme bio

L'association Bio consom'acteurs nous donne sa position sur l'huile de palme bio, en réponse à la question d'une adhérente.

Question de Sophie L
Connaissant les effets dévastateurs de la culture de palmiers à huile dans les pays d'Asie, et voyant qu'un certain nombre de produits bio contiennent de l'huile de palme (bio), je voudrais savoir si la culture de palmiers à huile en bio, dans son cahier des charges, prend en compte d'autres critères environnementaux (gestion durable des palmiers, absence de déforestation pour planter les palmeraies...) et sociaux (commerce équitable) ?

En effet, un revendeur de produits bio contenant de l'huile de palme en quantité importante m'a affirmé que les palmiers, en bio, étaient forcément gérés durablement. J'aimerais savoir ce qu'il en est réellement...

Réponse de Bio consom'acteurs
L’huile de palme possède le rendement à l’hectare le plus élevé au monde (env. 4000 litres/ha./an), ce qui en fait l’huile végétale la plus économique de la planète. De plus elle se prête à de nombreux usages, ce qui pousse à développer encore plus sa production, au détriment des forêts primaires d’Asie du Sud-Est et de leurs habitants… L’équilibre entre forêt tropicale et plantations de palmiers à huile est donc fortement menacé en raison de la déforestation intensive malheureusement pratiquée.

L’agriculture biologique, dans sa définition même a recours à des pratiques culturales « qui préservent ou accroissent la matière organique du sol ». Cependant, rien n’est inscrit sur la provenance de l’huile de palme bio dans la réglementation européenne. Si l’origine de l’huile de palme contenue dans un produit n’est pas indiquée sur l’emballage, nous vous invitons à poser la question à votre distributeur ou au fabricant.

Cependant, pour vous rassurer, sachez qu’en bio l’huile de palme la plus vendue est produite et fabriquée en Colombie, et issue d’un projet mené par Diego Garcia qui a créé la société Brochenin. Depuis 1993, elle travaille avec la même plantation dans la zone caraïbe du nord de la Colombie, en respectant les fondamentaux de respect de la vie et la biodiversité et des conditions de vie des travailleurs agricoles.

Les spécificités de cette plantation bio sont: l’inventaire des espèces présentes (plusieurs années de travail); la création de pépinières bio sur place; la constitution d’un insectorium, vivier d’insectes bénéfiques pour équilibrer les insectes nocifs. Ayant débuté en 1970 sur des plaines tropicales, cette plantation bio, a préservé les arbres sur place, s’engageant contre toute déforestation, partielle ou totale.

Suite à une initiative du supermarché Migros en Suisse (www.miosphere.ch) une première charte « huile de palme responsable » à été créée (voir détails au - http://www.oikos-foundation.unisg.ch/homepage/winner2_2006.pdf). La certification des plantations est assurée notamment par des ONG (WWF, FSC…) et l’organisme anglais Pro Forest qui vérifient chaque impact sur la vie sauvage, le respect de la forêt, le respect des conditions de travail et l’impact social. Ecocert apporte la garantie bio et également une certification commerce équitable, avec un nouveau référentiel.

Il existe également des plantations similaires au Ghana.

En conclusion, nous vous recommandons de privilégier les distributeurs et fabricants ayant une démarche d’approvisionnement en huile de palme bio, équitable et n’engendrant pas de déforestation. N’hésitez pas à les interroger et à vous faire confirmer l’origine de l’huile avant votre achat.

Mon avis

En pratique, la provenance de l'huile n'est pas inscrite sur les emballages. En tout cas je n'ai jamais vu un produit le mentionnant. Ce doit donc être rare. Peu nombreux seront ceux d'entre nous qui pourrons prendre le temps de contacter les fournisseurs.
Quand bien même nous le ferions, en tant que simple acheteur d'un produit, aurons nous une réponse ?
De mon point de vue, les distributeurs sont mieux placés que les consommateurs pour engager une telle démarche.
Le réseau Biocoop, par exemple, s'assure-t-il que les produits vendus dans ses magasins et qui contiennent de l'huile de palme, utilisent de l'huile issue de plantations respectueuses de l'environnement et des hommes ?
Une labellisation sérieuse, controlée, indépendante et largement répandue serait une meilleure solution encore.

Un autre aspect de l'huile de palme ne doit pas être oublié : son impact nocif sur la santé... Mais c'est un autre sujet...

L'huile de palme, le mieux c'est de l'éviter !

Pour plus d’information

Consultez l'excellent site de l'association Bio consom'acteurs
Voir L’impact des plantations de palmiers à huile sur les forêts indonésiennes et de soja sur les forêts amazoniennes.
Et aussi L’huile de palme et la santé

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mardi 14 octobre 2008

Enjeu pour l’agriculture biologique

Michel Barnier vient d’annoncer, lors de l’inauguration des Assises nationales de l’agriculture biologique, une enveloppe supplémentaire annuelle de 12 millions d'euros pour atteindre l'objectif fixé lors du Grenelle de l'environnement de tripler la surface en agriculture biologique d'ici à 2012.

Le dimanche 21 septembre dernier, les bénévoles de l’association Bio Consom’acteurs avaient participé au cortège dans les rues d’Annecy qui a rassemblé plus de 5 000 paysans et citoyens de toute l’Europe. Par cette manifestation, ils ont montré au ministre Michel Barnier et aux 27 ministres de l’agriculture de l’Union Européenne, une image de l’Europe qu’ils ne pourront plus ignorer: celle qui croit qu’une autre politique agricole est non seulement possible mais indispensable.

Reçus à la préfecture par le Ministre Michel Barnier, les représentants des associations et des organisations agricoles avaient remis le manifeste d’Annecy, pour :

- Permettre à l’agriculture paysanne de vivre pour assurer demain la sécurité alimentaire de l’Europe sans détruire l’agriculture vivrière des pays du Sud.
- Redonner à l'agriculture sa vocation première d'alimentation.
- Promouvoir les agricultures paysannes, familiales et créatrices d'emploi.
- Relocaliser les productions et les adapter aux territoires.
- Préserver les ressources naturelles et les équilibres écologiques.
- Garantir le droit à la souveraineté alimentaire des pays du sud et du nord.

La politique agricole que nous voulons est la seule capable de relever les défis alimentaires, sociaux et environnementaux auxquels l’humanité est confrontée. En nous rapprochant des producteurs et par nos choix de consommation, nous pouvons la soutenir.

A l’heure ou la France importe plus de 50% des produits biologiques que nous consommons, nous devons exiger une politique agricole qui permettre de répondre à la demande des consommateurs tout en accordant une souveraineté alimentaire dans les pays en voie de développement

Réclamons dès maintenant une autre PAC, légitime, solidaire et vraiment durable, qui sera un levier considérable pour réguler les marchés et arrêter la précarisation et la disparition des paysans !

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Mon avis

SI ce que j’ai lu est juste, ce montant de 12 millions sera distribué sur une période de trois ans. Il s’additionnera à une enveloppe qui s’élève à 22 millions d’euros chaque année.

Lors du dernier Grenelle de l’environnement, la France s’était fixé l’objectif d’augmenter la superficie des terres consacrées à l’agriculture biologique de 2 à 6 %.

Cette mesure sera-t-elle suffisante pour que la France remonte au classement européen où elle occupe la 5ème place des terres agricoles européennes consacrées à l'agriculture biologique ?

Personnellement je le souhaite. Reste que quand j’entends que mon restaurant d’entreprise ne propose du bio que pour une animation exceptionnelle à cause du prix des produits bio, ou selon le son de cloche, parce que la approvionnement en bio n’est pas assez fiable, je me dis qu’il y a encore beaucoup de travail…

Pour plus d’information sur le rassemblement d’Annecy :
http://www.bioconsomacteurs.org/page.php?page=blog&id=1846&type=actus

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