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lundi 5 mars 2018

Bure, la violence de l'Etat

Ce week-end, les groupes d'opposants à la poubelle nucléaire de Bure avaient maintenu la rencontre inter-comités malgré l'évacuation par la force des occupants du bois Lejuc le 22 février dernier. Manifestation et déplacements avaient été interdits par la préfecture, ce qui n'a pas entamé la détermination des opposants qui voulaient installer une vigie dans le champ d'un agriculteur ami à proximité du bois.

Les média ont largement diffusé les mensonges d'Etat qui affirmaient que les manifestants avaient engagé les hostilités en lançant des pierre sur les gendarmes.
En réalité ce sont ces derniers qui ont envoyé des grenades lacrymogènes sur les opposants qui voulaient manifester sans violence.


Une amie, Irène, résumait les faits :
1- Nous étions plus de 500, je n'ai pas le nombre exact, Claude K a fait le comptage.
2- Le groupe voulait simplement planter une vigie dans un champ appartenant à un agriculteur ami.
3- Ce ne sont pas les jeunes qui ont attaqué les premiers mais bien les gendarmes qui ont envoyé des lacrymogènes
4- S'il n'y avait pas eu de lacrymogènes lancées, il n'y aurait pas eu de ripostes cailloux, mais ce n'était que trois cailloux lancés en l'air en fin de manifestation.
5- C'était une manifestation - ballade très décontractée du samedi après midi

Claude a indiqué un nombre de participants compris entre 400 et 500.

La journaliste Isabelle Masson-Loodts confirme que la violence a été déclenchée par les gendarmes : https://ultimatom.jimdo.com/2018/03/04/%C3%A0-bure-la-guerre-de-l-image/

jeudi 1 mars 2018

M. Lecornu n’est pas un démineur, mais un incendiaire !

Le collectif des associations locales qui s'opposent à au projet de poubelle nucléaire à Bure (Cigéo) ont publié l'excellent communiqué que je reproduis ici.

M. Lecornu, n’est pas un démineur, mais un incendiaire !

Le secrétaire d’Etat fait le service après-vente de l’opération militaire d’envergure menée sur le site de Bure la semaine dernière. Mais pourquoi chercher à se justifier ainsi ? M. Lecornu parle-t-il au nom du ministère de la Transition écologique ou du ministère de l’Intérieur ?

Il agite aujourd’hui des épouvantails. Il affirme avoir "expulsé des délinquants", ou des représentants de "l’ultra-gauche" qui n’auraient rien à voir avec des "opposants légaux" ou des «écologistes». Son langage «guerrier» contraste avec sa mission et ne fait guère honneur à un ministère censé veiller à la sauvegarde de l’environnement., à la préservation de la terre, à l’attachement aux territoires ruraux, à la solidarité intergénérationnelle...

Arpenter le Bois Lejuc accompagné de 500 gardes mobiles suréquipés militairement, pour déloger la quinzaine de hiboux de Bure vivant à la cime des arbres, est d’une incroyable lâcheté.
Faire semblant de ramener l’ordre dans une forêt en passe d’être massacrée par l’Andra (forêt dont la propriété est toujours contestée par voie juridique), est grotesque.
Y jouer les gros bras, détruire avec une sauvagerie incroyable de nombreux lieux de vie, sans songer un seul instant à interroger les véritables raisons de l’occupation sylvestre est injustifiable.

En consacrant leur vie à l’occupation de ce bois été comme hiver dans le rude climat lorrain, les Hiboux de Bure envoient des signaux d’urgence avec un courage qu’il faut saluer, honorer et écouter.
La méthode brutale déployée la semaine dernière a démontré de façon détestable le peu de considération pour l’environnement, mais plus grave encore, pour la jeunesse de ce pays, et un inqualifiable mépris envers la population de ce territoire.

Et pourtant à qui appartient, fondamentalement, l’avenir ? Qui est légitime au final dans ce dossier ?
Les défenseurs obtus d’un "vieux monde" qui n'en finit pas d'agoniser quoi qu’en dise le gouvernement actuel, ou celles et ceux qui veulent en finir véritablement avec un Etat nucléaire mortifère et la société policière qui va avec ?

M. Lecornu annonce que rendez-vous est pris avec «les opposants légaux» et qu’ils seront reçus « dans les semaines qui viennent au Ministère». Il ment.

L’ensemble des associations locales opposées à la méga-poubelle atomique tient à remettre les pendules à l’heure :

  • Aucune association d’opposition locale n’a été invitée à le rencontrer depuis le jeudi 22 février, alors stop à l’intox sur les plateaux des médias !
  • Nous ne sommes pas engagés par les rendez-vous potentiels pris avec des associations d’envergure nationale et nous ne considérerons pas les échanges tenus comme un dialogue avec le mouvement local d’opposition au projet. Nous appelons d’ailleurs les associations invitées à refuser ce rendez-vous par solidarité avec le mouvement local et ce tant que les conditions d’apaisement nécessaires à la concertation ne sont pas réunies.
  • L’expulsion sans dialogue préalable du Bois Lejuc a définitivement aggravé la fracture et ne témoigne pas d’une envie de faire avancer ce dossier dans la concertation. Aujourd’hui, chacun-e sait que le dialogue depuis 20 ans se résume à coups de débats publics bidons, de corruption institutionnelle envers des élus en mal de reconnaissance et qui ne représentent qu’eux-mêmes, et de plus en plus à coup de flashball et de grenades ou de procès de militant-es menés à charge mais dont les dossiers sont cruellement vides.

Par la brutalité de son action, le gouvernement a brisé le dialogue avec les différents opposants, et a cimenté les liens de notre opposition. Monsieur Lecornu n’est pas un démineur, mais un incendiaire ! Le gouvernement a soufflé sur les braises de la contestation partout en France. Il est à l’origine des 70 rassemblements spontanés qui se sont organisés en réaction à une expulsion injustifiable, voire illégale. Il a participé à la construction de nouveaux comités de lutte contre Cigéo. Il a permis à des personnes de se rencontrer, d’échanger leurs émotions, leur colère. Il a soudé un peu plus encore les liens indéfectibles qui nous unissent.

Le gouvernement a perdu le dialogue avec nous.
Il a renforcé celui de celles et ceux qui veulent lutter avec nous.

Les 3 et 4 mars était prévue une rencontre inter-comités de soutien et de lutte. Malgré la situation inédite, nous maintenons ces temps et ces espaces d’échange à venir.

Ce ne seront pas les arrêtés d’interdiction de circulation qui structureront notre lutte, qui aménageront notre territoire. Nous n’obéirons pas au calendrier fixé par le gouvernement, nous n’organiserons pas les temps à venir en fonction de ses velléités.

Chacun-e connait désormais un peu mieux les méthodes qu’il utilise pour étouffer le mouvement et les raisons qui poussent certain-es militant-es à se battre depuis plus de 20 ans avec une détermination infaillible et des convictions fédératrices. Le réseau anti-Cigéo continue de s’organiser avec une ampleur inédite. Ce week-end du 3 et 4 mars, nous continuerons à exprimer et à partager nos fragilités pour nous rendre plus forts, nous prendrons le temps de nous écouter, de réfléchir, de construire ensemble. Car si nous n’attendons rien du gouvernement, nous pouvons désormais compter sur un réseau de militant-es à travers le pays. En cherchant à museler la contestation locale, le gouvernement a bel et bien permis à de nouvelles voix de crier leur indignation et leur révolte à l’égard de ses très mauvais choix, et contre un projet dont elles ne veulent pas.

Le rendez-vous qui est pris prochainement avec certitude n’est pas avec le gouvernement, mais ces 3 et 4 mars avec celles et ceux qui veulent poursuivre ou rejoindre ce combat.

NON à l'enfouissement des déchets radioactifs à BURE ou ailleurs, OUI à l'étude des alternatives à l'enfouissement !

Communiqué commun,
Les associations d’opposant.es citoyen.nes et élu.es : Burestop55, Bure Zone Libre, Cedra52, Eodra, Habitants vigilants de Gondrecourt-le-Château, MNE, Mirabel LNE,
et des Hiboux de Bure


samedi 24 février 2018

Expulsion au bois Lejuc à Bure : consternation, colère et détermination

Cela a été fortement médiatisé, jeudi 23 février, 500 gendarmes expulsaient dans la violence les occupants du bois lejuc et pénétraient de force et illégalement dans la maison de la résistance.

Une telle violence de la part de nos "dirigeants" fait naître consternation, colère et surtout une détermination à poursuivre la lutte contre ce projet dangereux et irresponsable qu'est Cigéo à vouloir enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires qu'une folle politique énergétique à produit et continue de produire.

Dès le lendemain de l’expulsion, les hiboux regagnaient les arbres du bois Lejuc !
L'évidence est là, cette lutte est légitime, importante, vitale. L'opposition ne faiblira pas.



Photo : Reporterre

Suivez le fil d'infos sur : https://vmc.camp/
Et bien sûr les excellents articles de Reporterre

samedi 13 janvier 2018

Bure c'est non !

Bure_C_Non.jpg

dimanche 26 novembre 2017

Pas d'hydrocarbures dans nos aliments !


L'association Foodwatch a révélé il y a deux ans que des huiles minérales dérivées d’hydrocarbures migrent des emballages vers nos aliments.
Elle avait testé 120 produits alimentaires en Europe. Verdict inquiétant : 60% des aliments achetés en France testés étaient contaminés par les « MOAH », la catégorie la plus dangereuse de ces huiles minérales.
Les MOAH sont reconnues potentiellement cancérigènes, mutagènes, et perturbateurs endocriniens.

Il y a un an, suite à la campagne de foodwatch, six enseignes de la grande distribution – E.Leclerc, Lidl, Carrefour, Intermarché, Casino et Système U – s’étaient engagés à respecter des seuils clairs dans les aliments : pas de quantité détectable de MOAH et une teneur maximale de MOSH de 2mg/kg.

Pour aller plus loin, Foodwatch a lancé une pétition demandant au gouvernement français de fixer des limites strictes à la présence d’huiles minérales dans les aliments, et de rendre obligatoire l’utilisation de barrières qui protègent les aliments.
Plus de 124 000 personnes l'on signé, et vous ?

Passez à l'action et signez maintenant !
https://www.foodwatch.org/fr/s-informer/topics/emballages-toxiques/petition-europeenne/

Pour plus d’information

Allez sur le site de l'association Foodwatch : https://www.foodwatch.org/fr/accueil/

jeudi 23 novembre 2017

Bure, la campagne revit grâce à la lutte et les arbres accueillent les résistants

Bure, petite ville dans la Meuse choie par l'Andra pour y implanter une poubelle nucléaire à 500 mètres sous terre.
J'en ai parlé ici maintes fois sur ce blog. J'y suis allé plusieurs fois. 2 séjours à la maison de la résistance (BZL) et aussi pour manifester.
La dernière fois c'était au 15 Août de cette année 2017. Si j'avais annoncé la manifestation, il est vrai que je n'ai pas eu le cœur à écrire au retour.
La violence policière y avait dépassé tout ce que j'avais vu jusqu'alors. Ce fut pire que le 18 février de cette année ou la manifestation s'était terminée en dénombrant plusieurs blessés (voir ici). Un manifestant, Robin, a eu le pied déchiqueté par une des nombreuses grenades lancées contre nous manifestants, par les gendarmes ou autres forces policières.

Depuis, la lutte continue de s'amplifier et de s'organiser. Et pas dans la violence.
Reporterre vient de publier un magnifique reportage en deux articles :

Quel plaisir d'apprendre que peu à peu des opposants s'installent durablement, contribuant à faire revivre les villages qui se désertifient.
Les champs se cultivent, un four à pain est en construction, d'autres projets de vie, la vraie, sont dans les esprits et se concrétisent peu à peu.

Depuis ma visite le 18 février, le bois Lejuc reçoit de plus en plus d’occupants et de cabanes. Comme à Notre Dame des landes, c'est une ZAD qui s'étoffe ici.
La lecture du reportage de Reporterre (qui a deux correspondants sur place) est de nature à redonner le moral et confiance en l'homme.
Qu'il est bon de savoir que des projets à taille humaine se montent là bas et que, même si tout n'est pas rose, loin de là, l'entraide la solidarité et la convivialité montrent un des chemins vers un monde meilleur.

Voici deux des cabanes du bois Lejuc lors de ma venue le 18 février.


Actuellement une cabane de 30m2 se construit dans les arbres ! Lisez le reportage sur le site Reporterre !

mardi 18 juillet 2017

Grande manifestation le 15 août 2017 à Bure contre la poubelle nucléaire

Le 15 août manifestons à Bure contre la poubelle nucléaire et son monde !

Depuis quelques semaines, 70 GM ont élu domicile dans le laboratoire. « On est là pour longtemps, et on va se revoir » disent-ils !

Face à la menace policière, appel à rejoindre Bure dès maintenant et pour la manifestation du 15 août. Ils peuvent nous mettre la pression, on les mettra en dépression !
Si les gendarmes ré-occupent la forêt, on les expulse !



Rendez-vous à Bure à 14h pour le caranaval des zombies...

Pour plus d’information

https://blogs.mediapart.fr/sauvonslaforet/blog/040717/le-15-aout-manifestons-bure-contre-la-poubelle-nucleaire-et-son-monde

http://vmc.camp/


mercredi 1 mars 2017

Bure: la justice annule la vente du bois Lejuc à l'ANDRA

Excellente nouvelle, le tribunal administratif a donné raison aux habitants de Mandres-en-Barrois (55) qui lui avaient demandé d'annuler la délibération du conseil municipal qui vendait le bois Lejuc à l'ANDRA.

Cette vente étant illégale, l'ANDRA n'est ainsi pas propriétaire du bois où il souhaitait construire les puits de ventilation du futur (s'il se fait) centre de stockage, à 500 m sous terre, des déchets nucléaires. Des déchets radioactifs pour plus de 100 000 ans. Un projet insensé menaçant les nappes phréatiques, les terres et les habitants pour 3000 générations.

La lutte s'amplifie et se durcit. Parfait.


Le 18 février dernier, plusieurs centaines de manifestants se sont rendus au bois Lejuc pour signifier leur opposition au projet et leur soutien aux occupants du bois.


Là bas, le mur à terre...


Dans le bois, l'occupation s'organise !


Après le bois, direction le site de l'ANDRA, et là les choses dégénèrent, la colère monte, la clôture tombe et les forces du désordre se mettent en action.


Fumigènes mais aussi grenades de désencerclement et assourdissantes !


La barricade se constitue.

dimanche 12 février 2017

Manifestons à Bure ce 18 février !


Allons faire un tour dans le bois Lejuc près de Bure ce samedi 18 février !
Rendez-vous à 10h à Bure.

Programme et infos pratiques

http://vmc.camp/journee-18-fevrier/programme/

jeudi 4 août 2016

Du 8 au 19 août : Deuxième manche de l’été d’urgence à Bure !


Dimanche 14, à 11h : grande manifestation contre le projet CIGEO et l’accaparement du bois Lejuc.

Retrouvons-nous massivement à Bure pour ensevelir la poubelle nucléaire sous une irréversible marée humaine !

Pour plus d’information

http://vmc.camp/2016/07/31/du-8-au-19-aout-deuxieme-manche-de-lete-durgence-a-bure/

jeudi 7 juillet 2016

Cigéo, les occupants de la forêt de Mandres-en-Barrois expulsés

A 6 heures ce matin, les occupants de la forêt de Mandres-en-Barrois ontb été expulsés par la force armée.

Installés depuis puls de deux semaines, il refusaient que l'Andra ne saccage la forêt en prémices à la réalisation du centre de stockage des déchets nucléaires (projet cigéo) à Bure.
La lutte continue bien sûr, les appels ont d'ores t déjà été lancées pour des actions et manifestation ces prochains jours.

Ecoeuré par cet interminable État minable.

Pour plus d’information

http://vmc.camp/


mercredi 22 juin 2016

Les associations environnementales punies par la droite

A en croire les réseaux sociaux (ceux que je fréquente occasionnellement) et le Canard Enchainé de ce matin, la droite forte de ses mégarégions est en train de punir les associations de défense de l'environnement qui s'opposent à leurs projets destructeurs.


Les vrais écolos seraient les chasseurs et nocifs sont :

  • les écolos qui annulent des permis de construire,
  • la LPO qui se bat contre les dates de chasse élastiques,
  • la FRAPNA qui refuse le projet Center Parcs à Roybon;
  • l'association Montain Winderness qui s'oppose à un projet de téléphérique et à l'extension du domaine skiable en Tarentaise,
  • Alsace Nature qui refuse un projet de golf,
  • Mirabel-Loraine ENvironnement mobilisée contre cijéo à Bure.

Allez, la droite leur sabre subvenstion, leur supprime des postes de personnel...

Bienvenue au royaume des "vrais" écologistes qui brossent le système productiviste destructeur et ses responsables politiques dans le sens du poil. Celui qui ne dérange pas les intérets économiques !
Bienvenue en politique de droite.. comme de gauche, non ?%%

vendredi 4 mars 2016

NDDL le 27 février 2016, une manifestation fabuleuse !

Ignorons ceux qui ne savent délibérément pas plus compter les manifestants que les salamandres et les campagnols, nous étions entre 50 000 et 60 000 samedi 27 février à prouver que notre détermination est plus forte que jamais à garder le ciel de Notre Dames des Landes aux oiseaux.








Jamais peut être je n’avais participé une manifestation « environnementale » de cette ampleur en près de 30 ans de militantisme.
Comme toujours à NDDL, quelle ambiance ! Quelle fraternité ! Et quelle chance de retrouver dans cette foule immense, nombre d’amis, de compagnons de lutte, qu’ils soient de paris, de la région de Bure ou de Chinon !

vendredi 29 janvier 2016

Gaz de schistes, retour en scène à Montélimar

Le tribunal administratif a annulé la décision qui abrogeait son permis de recherche de gaz de schistes dans la région de Montélimar. La loi du 13 juillet 2011 interdiant la technique de fracturation hydraulique, Total a indiqué vouloir utiliser les « techniques de stimulation » « qui seront disponibles ». La société affirme qu'elle n'utilisera pas la fracturation hydraulique. Que sont ces techniques de stimulation ? En existe-t-il ? D'aucuns disent que non et que Total veut gagner du temps pour conserver coûte que coûte son permis.

Le tribunal administratif a annulé pour excès de pouvoir l’arrêté du ministre de l’écologie concernant Total. En 2011 le ministère avait annulé le permis de recherche considérant que Total n'était pas suffisamment précise sur les techniques alternatives qu'elle comptait utiliser. Il se trouve que la loi du 13 juillet 2011 n'impose pas que de telles précisions soient fournies dans la demande de permis, le tribunal a donc conclu à une erreur de droit commise par le ministère.

Le flou de la loi, dénoncé à l'époque par les opposants aux hydrocarbures de schistes, se révèle aujourd'hui lourd de risques.
Que va-t-il se passer sur les 4327 km2 qui s'étendent du Sud de Valence à la région de Montpellier ?


Sources : entre autres, le blog de Maximes Combes


mercredi 21 octobre 2015

CIGEO : un député au secours de l'enfouissement des déchets nucléaires à Bure


Communiqué Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)

TENTATIVE D'UNE NOUVELLE LOI SUR CIGEO...

Le député Jean-Yves Le Déaut a déposé, comme annoncé en août 2015, une proposition de loi sur "projet Cigeo et réversibilité".

Une loi à tout prix... pour sauver Cigéo ?
Alors que l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), maître d'ouvrage du projet, n'a toujours pas déposé sa demande d'autorisation, alors que la mobilisation locale et nationale contre ce projet et son monde ne cesse de grandir et de se renforcer, selon un entretien accordé à Contexte (1), le député Jean Yves Le Déaut, favorable au projet, voudrait brûler les étapes en proposant dès maintenant une nouvelle loi spécifique à Cigeo... modifiant ainsi le calendrier prévu par la loi de gestion des déchets nucléaires de 2006.

Une nouvelle loi qui tente de masquer les vrais tares du dossier 

L'Andra pourrait donc bénéficier de trois ans de sursis pour déposer sa demande d'autorisation de création de Cigeo, reportée à 2018 au lieu de 2015, comme prévu par la loi de 2006. Pour quelles raisons, si ce n'est le "vide" qui caractérise son dossier ? Vide en matière de conception du stockage profond, de définition des installations de surface, de solutions aux risques connus et désignés de l'enfouissement, d'inventaire des déchets, de définition des coûts… Si cette proposition de loi est acceptée, les parlementaires statueront sur un brouillon approximatif de Cigeo !

Une loi qui pourrait être très anti-démocratique
En définissant d'office le principe de réversibilité et en écrasant le calendrier défini par la loi de 2006, Jean-Yves le Déaut propose un forcing inquiétant, quoi qu'il en dise. Le ton est donné, qui fait plus confiance aux technocrates qu'au débat démocratique. Finalement, cette proposition de loi demanderait juste aux parlementaires de mettre un tampon "accord" sur un chantier clé en main, sur lequel il ne faudrait plus revenir, malgré les très nombreuses oppositions qu'il suscite.
La "phase pilote", soufflée par les industriels a été maquillée abusivement en "souhait du public", lors du débat public avorté de 2013.
C'est cette phase que tentent de mettre en route, de façon quasi désespérée, les promoteurs de Cigeo. Une fois son feu vert accordé, le chantier échappera -dangereusement- à toute réflexion collective. 


Une loi pour contrer les oppositions locales ?
Cette loi proposerait le report de l'exigence de maîtrise foncière après l'autorisation de création de Cigéo et la mise en œuvre de la phase pilote. Régionalement, l'Andra posséderait déjà 2800 hectares de terres et forêts pour les opérations d'échanges et de remembrements ! Le dossier du débat public en 2013 parlait de 310 ha d'installations de surface. A peine deux ans plus tard, l'Andra parle déjà officiellement de près de 600 ha. Quelle est réellement l'ampleur des installations nucléaires envisagées en surface à Bure ?

Une loi au service du mythe du nucléaire "gérable"
Jean-Yves le Déaut, lors de son entretien, voudrait bien faire croire encore que déchets et filière industrielle n'ont rien à voir. Et il n'a aucune considération pour les habitants à qui l'on impose le sacrifice de leur territoire ! Pour la Coordination BURESTOP, origine des déchets et gestion de ceux-ci sont indissociables et il faut impérativement poser le problème dans le bons sens : on coupe le robinet à déchets et ensuite on cause de leur gestion. C'est pourquoi elle dénonce cette proposition de loi "à la sauvette", qui, encore une fois, veut faire croire que l'on sait gérer les poisons nucléaires, sans poser la question de leur production. Une proposition de loi qui donnerait en quelque sorte un feu vert à l’enfouissement, privant ainsi la communauté humaine de tout autre choix et de tout débat sur la gestion des déchets après l’arrêt du nucléaire.
 Elle interpelle les parlementaires en leur envoyant une lettre ouverte à ce sujet : http://mirabel-lne.asso.fr/f/lettre_ouverte_aux_deputes_octobre_2015.pdf

(1) https://www.contexte.com/article/electricite-nucleaire/info-contexte-cigeo-le-vrai-lobby-cest-de-laisser-pourrir-cest-le-statu-quo-jean-yves-le-deaut_30476.html?share_key=420c9b4d40074653f5ae02126293c2f5&share_date=1444844679.37&share_email=info@contexte.com



vendredi 2 octobre 2015

Le gouvernement délivre de nouveaux permis pétroliers à la veille de la COP21 !

Communiqué 1er octobre 2015

Le 21 septembre dernier, Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, et Emmanuel Macron, Ministre de l’économie, ont accordé trois nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux (les permis de Champfolie en Seine-et-Marne, de Herbsheim dans le Bas-Rhin et d’Estheria dans la Marne) et ils ont décidé d’en prolonger deux autres jusqu’à fin 2018 (les permis de Bleue Lorraine en Moselle et de Juan de Nova dans « les terres australes et antarctiques françaises »). Ces permis de recherche visent officiellement des pétrole et gaz conventionnels, mais également des pétrole et du gaz non conventionnels, malgré la loi d’interdiction de la fracturation hydraulique.

À la veille de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique à Paris, le gouvernement encourage donc la poursuite des investissements dans la recherche de nouveaux gisements d’hydrocarbures sur le territoire français. Une décision qui entre en contradiction avec les recommandations des scientifiques qui ont clairement établi qu’il fallait geler 80 % des réserves actuelles prouvées d’hydrocarbures, pour avoir une chance raisonnable de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement climatique d’ici la fin du siècle.

En délivrant ces nouveaux permis, le gouvernement fait donc le contraire de ce qui est nécessaire : à l’heure où pour chaque euro investi dans les énergies renouvelables, près de quatre le sont dans les énergies fossiles, il est urgent de mettre fin à l’expansion du front de l’extraction des énergies fossiles. Que valent donc les promesses de François Hollande et des négociateurs français d’obtenir un « accord historique » à Paris et de « tout faire » pour rester en deçà des 2 °C, si c’est pour entretenir cette fuite en avant extractiviste et les crimes climatiques qui en découlent ?

Nous exigeons que le gouvernement annule les permis qu’il vient de délivrer et mette fin à la prospection pétrolière, gazière et charbonnière sur le territoire. Pour que les discours sur l’urgence climatique ne restent plus sans lendemain.

Signataires
Organisations : 350.org, Agir pour l’environnement, Aitec, Amis de la Terre, Attac France, Confédération paysanne, Coordination Eau Île-de-France, France Libertés, FSU, Réseau Action Climat, Union Syndicale Solidaires
Collectifs citoyens contre les hydrocarbures de schiste : Collectif du pays fertois (77), Stop GDHC d’Alsace et de Lorraine, collectif Carmen (Château-Thierry 02), Collectif stop gaz de schiste 69, Collectif Haut Bugey non aux forages, Collectif non au gaz de schiste pays de Savoie et de l’Ain, Collectif 07 Stop Gaz et Huiles de Schiste, collectif houille-ouille ouille 59/62, collectif d’Anduze, collectif 91, Collectif GDS Roquedur-Le Vigan, Collectif viganais, STOP GHRM 38


mardi 1 septembre 2015

Castors sur les voies

Ce matin, 6h22 sur le quai du RER D à Brunoy (91), un train, trois wagons seulement, des wagons à l’allure un peu particulière, lourds chacun d’un castor.
Je n'avais pas de quoi photographier mais voila de quoi il s'agit :


Un castor, c’est un conteneur de stockage et de transport du combustible nucléaire ou de déchet radioactif, d'un poids qui peut aller de 110 à 125 tonnes.

Ce matin, donc, un convoi nucléaire passait à quelques mètres des voyageurs attendant leur RER. Qui s’en rendit compte ? Personne sans doute à part moi. Heureusement, aucun accident ne fut à déplorer contrairement au déraillement qui survint à Drancy. Heureusement car alors, qui aurait su comment agir ?

En tant que voyageur je refuse d’être exposé à de tel risque. En tant que citoyen, je refuse que chaque jours nos centrales produisent des déchets radioactifs pour des siècles, dont on ne sait que faire et qui parcourent la France, le monde, par rail, par route, sur les mers, de stockage en retraitement en stockage encore, en attendant on ne sait quoi… Un enfouissement à Bure pour l’éternité ? Ou pour la fin de l’espèce humaine ?


Ailleurs en 2012

Pour plus d’information

http://www.sortirdunucleaire.org/Transports-nucleaires

jeudi 6 août 2015

BURE Cigéo atomisé par le Conseil constitutionnel

La loi Macron était imposée le 9 juillet dernier à l'Assemblée National par le recours à l'article 49.3, donc sans permettre aux seuls quelques 30 députés présents de voter.
Vous savez probablement qu'un amendement visant à entériner le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) avait été réintroduit au dernier moment dans la loi (après plusieurs précédentes tentatives). Ainsi, l’article 201 de la Loi Macron imposait, sans discussion, sa propre définition de la réversibilité (du stockage des déchets nucléaires) : il s’agirait d’une possibilité de revenir à tous moments sur les décisions antérieures.


Bonne nouvelle, le Conseil constitutionnel vient d’invalider ce mercredi 5 août cet article 201 de la loi ainsi que plusieurs autres (traitant des sujets différents). Exit donc Cigéo de la loi Macron !
Un rebondissement de plus dans la lutte qui continue (et aurait continué même avec cet amendement scandaleux) et ne finira qu'avec l'abandon de ce projet pharaonique et dangereux.

lundi 6 juillet 2015

Paysans contre fossoyeurs de l’agriculture

Nous étions nombreux (plus de deux mille) le 17 juin devant le tribunal, plus d’un millier de personnes, pour soutenir les 9 inculpés de la Confédération Paysanne. Leur action militante, « démontage » d’une salle de traite de la ferme des milles vaches leur avait valu d’être condamnés lors du procès en première instance. Procès qui avait rassemblé sensiblement autant de monde le 28 octobre 2014 au même endroit. Bien sûr, j’en étais.

Ce second rassemblement fut tout aussi convivial et bien organisé. Un grand bravo la Confédération Paysanne et à ses amis ! Au-delà d’une superbe journée militante, l’ajout d’une « petite scène » (qui n’y était pas en octobre) lieu d’intéressantes tables rondes nous permis d’être davantage au contact des paysans engagés dans un combat vital, celui de l’agriculture paysanne. Le témoignage des paysans était autant poignant que le tableau qui nous a été dépeint de l’industrialisation de l’agriculture est effrayant et consternant.
Nous sommes revenus heureux de notre action militante et des rencontres effectuées. Notre moral est souvent en berne tant les problèmes et les luttes sont nombreux que se retrouver entre personnes de convictions similaires est important et revigorant ! Mais ce bonheur est très relatif au regard de notre vision maintenant plus acérée du déclin si rapide de la paysannerie, conséquence de l’industrialisation de l’agriculture dont le développement des fermes usines, en particulier celle des milles vaches qui nous rassemblait ici est un exemple marquant et médiatisé.

Pour qui voudrait mieux comprendre comment, pourquoi l’agriculture est ainsi malmenée et quels sont les fossoyeurs des paysans, je recommande deux revues que j’ai découvertes à Amiens.

Tout d’abord le numéro 1 de la version « papier » de Reporterre. Après que Hervé Kempf ait fondé le site Internet du même nom, excellent médium d’information indépendante sur l’écologie, c’est donc une publication non virtuelle qu’il nous a offert en Avril de cette année. Titré « Le maître caché de l’agriculture française », cet excellent magazine fait la lumière en cinq enquêtes sur la pieuvre Avril-Sofiprotéol, ensemble d’entreprises dont le but est de forcer la mutation de l’agriculture vers une agro-industrie employant peu de travailleurs par le développement de grandes entreprises assoiffées de profit.
La lecture de Reporterre nous décrit comment Xavier Beulin, situé au cœur d’Avril-Sofiprotéol et à la tête de la FNSEA, principal syndicat d’agriculteurs est parvenu à bâtir un « empire sur le dos des contribuables et des agriculteurs avec la complicité des responsables politiques. En bref, Sofiprotéol est un monstre industriel, destructeur de l’environnement et responsable de la disparition de dizaines de milliers d’exploitations agricoles. Il s’est construit par la rente des agro-carburants (le diester), l’alimentation animale produite avec le tourteau de colza, résidu de la fabrication du diester. Faisant jouer ses nombreuses relations politiques, Xavier Beulin est parvenu à faire en sorte que la France défiscalise les agro-carburants alors en vogue en Europe, ce qui a assuré une belle manne financière à Sofiprotéol. Il serait trop long de détailler ici les tours de passe-passe et le lobbying qui ont conduit Sofiprotéol et Xavier Beulin des agro-carburants au développement des fermes usines. C’est machiavélique. Je vous laisse lire le dossier de Reporterre.

Avec son numéro de juin 2015, « Campagnes solidaires », le magazine de la Confédération paysanne aborde lui aussi le dossier Sofiprotéol-Avril. Complémentaire à Reporterre, le dossier de « la Conf » est bel et justement illustré par une tentacule de pieuvre déroulée par deux élus. Un profiteur de Sofiprotéol marche sur la tentacule qui, ainsi déployée, lui offre un chemin bien tracé pour remplir sa valise de billets (on ne les voit pas mais, si, si, ils y sont !). Constitué de courts articles, le dossier met l’accent sur les réseaux d’influence exploités pour imposer une politique agricole néolibérale destructrice de l’environnement et de l’emploi. De l’emploi paysan mais pas seulement car le nombre d’emplois créés est largement inférieur à celui des emplois détruits.
Les 2 pages centrales du mensuel montrent un impressionnant diagramme du groupe industriel Avril-Sofiprotéol. En son centre : Xavier Beulin est ses onze titres de président et vice-président de syndicats, organismes publics et entreprises privées. En périphérie tout autour, les multiples domaines ou sévissent les entreprises du groupe. Génétique ; alimentation hygiène et santé animale ; huiles végétales ; alimentation humaine ; énergie ; lobbying (plus conséquent que celui de Coca-Cola !) ; activités financières. C’est monstrueux !
Outre ce dossier consternant, la revue informe sur bien des points de l’actualité de la lutte pour la sauvegarde de l’agriculture paysanne par des articles forts et engagés d’où émane une évidente rageuse détermination à survivre face au rouleau compresseur de l’agriculture industrielle. Campagnes solidaires et Reporterre sont des lectures tout à fait en résonnance avec cette journée du 17 juin, mélange d’espérance et d’inquiétude sur l’avenir de l’agriculture et celui du monde dans son ensemble.

Notre présence massive à Amiens illustre parfaitement comme le nombre rends plus forts. C’est pourquoi je rejoins les adhérents des « amis de la Confédération paysanne », n’étant bien sûr moi-même pas agriculteur ».
Ces paysans là sont des résistants, alors, avec eux, résistons !




Manif dans les rues d'Amiens




Susan George






La sortie des 9 de la Conf



José bové et Olivier De Schutter



Olivier De Schutter, témoin de poids


La petite scène, lieu de rencontres rapprochées


Une dynamique membre de la Via Campesina


Les bure haleurs

jeudi 4 juin 2015

100 000 Pas à BURE le 7 juin 2015


A BURE : il n'y a TOUJOURS pas de déchets nucléaires, 
alors ne laissons pas faire Cigeo !

Rendez-vous pour les 100 000 Pas à BURE le 7 juin 2015


Depuis 20 ans à BURE, l'Andra a étudié la géologie et l'argile dans son "labo", 
acheté des centaines d'hectares de forêts et de bonnes terres agricoles, 
a déversé des millions d'euros pour acheter le silence de certains, 
a semé des illusions, fait du chantage au développement local,
 a nucléarisé la région tandis que 200 éoliennes étaient plantées au-dessus pour faire propre et beau au-dessus, 
 a caché le potentiel énorme d'eau chaude sous Bure, 
a joué sur les mots et abusé de fausse réversibilité, 
MAIS elle ne sait toujours pas comment enfouir les déchets nucléaires.

Tout reste à faire : comment emballer les pires poisons nucléaires, 
comment les faire cohabiter sans que cela n’explose, 
comment faire des galeries qui résistent pendant des millions d’années 
ou encore où trouver les sous de l'énorme facture à venir(1) 
La tâche est immense et, selon nous et pour de nombreux experts, impossible.

Nous ne sommes pas des cobayes et nous ne sommes pas dupes des enjeux : pour survivre le nucléaire a besoin de trouver un sous-sol coûte que coûte pour enfouir ses déchets, en prenant un pari insensé.
 Non seulement l'enfouissement ne résout rien, car il ne fait que retenir temporairement la radioactivité enfouie dans des colis, mais rien ne peut prédire que Cigeo se construira sans risque et tiendra ses promesses de sûreté sans failles. Et les lourdes campagnes de communication de l'ANDRA n'y changeront rien. Nous le disons depuis des années, et nous ne sommes pas les seuls car aujourd'hui des organismes officiels tels l'IRSN(2) et l'ASN(3) demandent à l'Andra de leur expliquer comment résoudre des impasses technologiques majeures. La "phase pilote"(4), sortie du chapeau du débat public raté de 2013, est une escroquerie de plus, une nouvelle opération de charme qui masque le but de l'Andra : pouvoir obtenir en 2017, coûte que coûte, le feu vert pour construire Cigeo sur une montagne de doutes et préparer l'enfouissement définitif. Et alors circulez, y aura plus rien à voir.

Parce que le projet Cigeo est un pari trop risqué, 
trop absurde et totalement anti-démocratique 
il faut lancer un signal fort pour rappeler que cela fait près de 30 ans 
que des milliers de citoyens, d'élus et d'experts s'y opposent : ni ici, ni ailleurs !

AU PROGRAMME et au choix
4 parcours de randonnées convergentes vers le "labo" de Bure 
à partir de 8h30 
+ un rassemblement devant le "labo" à partir de 12h pour un pique-nique tiré du sac, des animations et des stands d'info 

+ une chaîne humaine autour du site à 15h.

Toutes infos sur http://100000pasabure.over-blog.com/

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